Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.

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avatarthe Silent Musicianthe Silent Musician


Date d'inscription : 28/08/2012
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Localisation : Essayez de le trouver, ce n'est pas facile...
Emploi/loisirs : Jouer de la lyre sans bruit et sauvetage de Dragibus en détresse
Humeur : Impassible

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Conte, Orphée
Arme(s): Un couteau
Un petit mot ?: Un silence peut valoir tous les mots

MessageSujet: Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.   Mar 28 Aoû 2012 - 21:31


Carte d'identité





    Nom : d'Orphée
    Prénom : Jonathan
    Surnom : Jonathan d'Orphée étant un faux nom, peut-il compter comme un surnom...?
    Sexe : C'est un homme
    Âge : A vue d'oeil, disons qu'il approche de ses 30 ans
    Origine : Queer Tales
    Orientation Sexuelle : Pas intéressé. Hélas.





Tout sur votre personnage






Physique :

C’était il y a si longtemps… pourtant je me souviens. Ma mémoire est la seule chose qu’il me reste. Je ne veux pas oublier. Surtout ce jour. Je ne veux rien oublier.
Je me promenais dans la forêt qui jouxtait mon village natal. Soudain, une musique lointaine vint jusqu’à moi, portée par le vent. Intriguée, je laissais la douce mélodie guider mes pas. Alors que la mélopée des cordes que l’on caresse devenait de plus en plus forte et distincte, m’emplissant d’un indicible émerveillement, je découvris enfin dans ma quête l’origine de cette musique. Devant moi, un homme était adossé contre un arbre. Ses mains volaient sur les cordes d’une lyre sur laquelle était gravée une étoile, tirant des neuf cordes une mélodie incomparable. Ses cheveux sont bruns. Ses traits sont aussi harmonieux que sa musique, beaux dans toute sa maturité d’homme adulte. Cependant, son visage est impassible, ne laissant filtrer aucun sentiment, aucune émotion. Soudain, il mit un terme à sa mélodie et se tourna vers moi, me fixant sans un mot. Moi-même, je ne pu produire le moindre son. Ses yeux sont marrons, d’une couleur telle que je n’en avais jamais vue et telle que je n’ai jamais retrouvée ailleurs, superbe et fascinante. Son regard se pose sur vous, vous observe, vous enveloppe et vous transperce, semblant tout deviner sur vos moindre secrets sans rien rendre en retour. Ses yeux contiennent tous les sentiments absents de son visage sans pour autant les dévoiler. Il donne l’impression de porter un masque permanent qui lui permet de dissimuler ses émotions. Mais derrière le loup, toujours nos yeux nous trahissent. Parfois –Oh, trop rarement– une fissure apparait sur son masque, le temps d’un furtif demi-sourire, qui sans être heureux, n’est pas tout à fait triste, mais qui fait tout de même du bien à celui qui le reçoit.
Il est plutôt grand; je me souviens, lorsque je me tenais à côté de lui, je lui arrivais à l’épaule du haut de mon 1m67. Il ne semble pas particulièrement musclé, mais il est plus fort qu’il veut bien le laisser paraitre. Vêtu de couleurs sombres, il garde le plus souvent un long manteau noir. Quand il ne l’utilise pas, sa lyre reste accrochée à sa ceinture, contre sa hanche. Sa lyre, si facilement identifiable désormais; pour la simple et bonne raison qu’elle ne possède plus de cordes…
Telle fut la première impression que je reçue, la première fois que je le vis. J’eu par la suite le temps d’essayer de le connaitre. Si tant il est possible de le connaitre.


Caractère :


Il est d’eau et de roche.
Tel un rocher, il est un symbole de stabilité immuable et inébranlable. Un soutient solide sur lequel s’appuyer en toute confiance, qui jamais ne s’effrite ni ne montre le moindre signe de faiblesse. Rien ne peut l’atteindre, rien ne peut traverser son armure. Tant dans un sens que dans l’autre. Il ne répond pas aux questions que l’on lui pose sur son passé, ses idées, son avis. Son visage reste impassible en toutes circonstances. Impossible d’avoir la moindre idée sur ce qu’il pense, ce qu’il ressent, ce qu’il apprécie ou déteste, ce qui le touche ou le laisse indifférent, ce qui peut l’inquiéter ou l’amuser, s’il est capable d’avoir peur ou de rire, si, au fond de lui, il est heureux ou triste. Beaucoup éludent la question en affirmant qu’il n’a tout simplement pas de sentiments. C’est faux. Il ne les montre pas, c’est tout. Il ne laisse aucune faille, quelques soient les circonstances. Il reste constamment lisse et impénétrable. Une paroi rocheuse n’offrant aucune prise. Il est capable de rester des heures dans la plus parfaite immobilité, comme statufié; seuls ses doigts courants sur sa lyre peuvent partiellement briser son statisme. Cependant, s’il est capable de rester aussi immobile qu’une statue de marbre, il peut passer en une fraction de seconde à des mouvements fluides et étonnamment rapide.
Il est eau. Il se glisse sans un bruit, sans que l’on puisse l’entendre arriver ou s’en aller. Aucune porte, aucune fenêtre, aucune serrure, aucun mur ne peut lui barrer le chemin. Je suis prête à parier qu’il peut s’échapper d’une pièce sans ouverture enterrée dix mètres sous terre. Comme l’eau qu’on tente de recueillir au creux de nos mains, il s’échappe, nous glisse entre les doigts. Insaisissable. Il est un lac calme n’exposant que sa surface, sans jamais laisser paraitre ses insondables profondeurs. Souple et fluide, il sait s’adapter, ruisseau épousant le paysage, contournant les obstacles pour continuer sa route. C’est ce genre de personne frustrante, qui réussit tout ce qu’elle fait. Il arrive à se servir de tout objet qui lui tombe entre les mains, maitrise chacun de ses gestes. De part cette capacité, il pratique ce que j’ai fini par nommer « l’emprunt à court terme », soit se servir dans les poches, les sacs, les maisons pour emprunter quelque chose dont il aurait besoin, mais qu’il finira toujours par remettre à l’endroit exact où il l’a trouvé. S’il le voulait, il pourrait être un cambrioleur de génie…
C’est amusant de voir les réactions de ceux qu’il croise. Il y a ceux qui le voient rassurant, comme si être en sa présence était comme être enveloppé d’eau tiède. Il y à ceux qui se méfient de l’eau qui dort. Et ceux qui le craignent, se doutant que viendra un jour le raz-de-marée inattendu et dévastateur. Pourtant, s’il est capable d’être dangereux, jamais il ne déborde de la digue rocheuse. Pour risquer de se noyer, il faut être fort inconscient…
Tant par la roche que par l’eau, on ne peut le blesser. Les coups traversent l’eau mais ne la transpercent pas. Ils ricochent sur la roche sans même l’égratigner. Il semble impossible de le faire souffrir directement. Même la douleur physique n’altère pas son visage. En vérité, il n’est pas qu’un pacifique musicien; l’objet qu’il manie le mieux –après sa lyre, bien entendu– reste le couteau qu’il cache en permanence sur lui, qu’il fait apparaitre et disparaitre entre ses mains avec l’habilité d’un magicien. Dangereux dans toute sa force tranquille. Quand on y pense, mis à part l’indéniable beauté de ses mélodies, il ne possède aucune caractéristique pouvant le rapprocher de l’image qu’on se fait d’un musicien. Pas d’artiste doux-rêveur, tête en l’air, un peu excentrique, qui pourrait expliquer son naturel distant. Il a même beaucoup trop les pieds sur terre. Je me demande comment il arrive à créer d’aussi belles mélodies sans y mettre une étincelle de son âme, un prisme de sa pensée, un reflet de sa manière de voir le monde. Jouer ne semble éveiller en lui aucune flamme, aucune passion, contrairement à tout artiste exalté par son art. Mais il est musicien; il joue.
Oui, il est musicien. Pourtant, il est silence. Il ne parle que très rarement, fermé en un mutisme presque obstiné. Un ruisseau qui ne murmure pas. Dommage. Sa voix est tel un filet d’eau tiède glissant sur un rocher chaud. Agréable, posée, calme. Comme son visage, doux mais neutre. Il n’élève jamais le ton. Il n’en a pas besoin.
Cependant, il reste un élément qui le rend profondément humain: son regard. Si son visage reste impassible en toute circonstance, ses yeux semblent presque trop vivants, trop expressif pour son apparence de statue de marbre. Il s’exprime par regards. On peut lire dans ses iris une interrogation, une réponse à une question, une lueur amusée qui équivaut à un sourire franc, de la douleur, un peu de tristesse parfois. Mais s’il le souhaite, son regard peut devenir aussi clos que son visage. C’est comme si un alphabet que nous avions lentement apprit à décrypter se troublait pour devenir des hiéroglyphes magnifiques mais hors de notre portée. Cependant, ce mode de communication offre ce qui peut être à la fois un avantage et un handicap: il ne peut mentir en nous regardant en face. Car si son visage ne le trahit pas, si le ton de sa voix reste égal lorsqu’il ment, son regard en revanche exprime la vérité. Il observe les moindres détails, sonde sans relâche ses interlocuteurs et le paysage, que ce soit fixement ou du coin de l’œil. S’il ne donne aucune information, il sait en recevoir: rien ne semble lui échapper. Difficile d’essayer de lui mentir ou de lui cacher quelque chose. Certains ont essayé, moi compris. Cela ne fonctionne pas.
Voyez-vous ce silence qui survient lorsqu’une musique agréable prend fin? Ce silence qui provoque une sorte de manque, que l’on voudrait briser à tout prix… il est ce silence.
Le musicien silencieux.

Histoire :

Depuis ce jour où je l’ai rencontré, j’ai sentis le besoin impérieux de le revoir. Aussi retournais-je assez souvent dans la forêt, cherchant ce musicien inconnu. Il apparaissait près de moi sans que je le sente arriver, au moment où je ne m’y attendais pas. Je ne pense pas qu’il avait l’habitude de flâner dans ce bois, ni qu’il avait l’envie particulière de me voir, mais je lui posais une sorte d’ultimatum en menaçant de passer mes journées à le chercher. Alors, environ une fois sur trois, il venait. Le plus souvent, je l’écoutais jouer, émerveillées. Les capacités de sa lyre dépassaient l’entendement. Les arbres et les galets eux-mêmes semblaient se pencher pour l’écouter, les animaux qui passaient s’arrêtaient nets, oreilles dressées. Lorsqu’il ne jouait pas, j’entamais des conversations à sens uniques, essayant de lui poser des questions, d’en savoir d’avantage à son sujet. Je me heurtais sans cesse à des silences. Pourtant il m’écoutait, sans montrer de trace d’ennuie ou d’agacement, me fixant avec une douloureuse intensité. Je ne sais quand j’ai commencé à l’aimer. Le premier jour. Ou quand je l’ai enfin admit. Cela m’effrayait. Parce qu’il ne me rendait pas mes sentiments. Et surtout, comment tomber amoureuse d’un inconnu? J’aimais le peu qu’il dévoilait. J’aimais ce qu’il cachait. Cela n’avait pas d’importance. Et puis, dans tout ce que son mutisme et son caractère renfermé lui permettait, il était gentil avec moi. Je me souviens, il me laissait me blottir contre lui quand j’avais froid. Ou quand je prétendais avoir froid. Il séchait mes larmes quand j’étais malheureuse. Il laissait apparaitre un éclat amusé dans son regard quand je disais une plaisanterie. Il me retrouvait toujours, pour ne pas me faire de mal, alors qu’il ne m’aimait pas d’amour. Pour cela, je ne le remercierais jamais assez. Je ne l’ai jamais assez remercié.

Quelques jours plus tard, à ma grande surprise, il fit son apparition dans le village. Il arriva sur la place comme un nuage poussé par le vent et commença à jouer. Son interprétation fut un franc succès. A la fin de son récital, je vins vers lui pour savoir ce qu’il faisait ici. Je n’obtins aucune réponse de sa part, mais des questions des villageois. « Tu le connais, Eurydice? Qui est-ce? ». Ces interrogations m’étaient adressées, mais tous espéraient que l’homme y répondrait. Ces espoirs furent déçus. Aussi répondis-je, en désespoir de cause : « C’est un musicien. Il s’appelle… Jonathan. Jonathan d’Orphée. »

Finalement, ce nom tout droit sortit de mon imagination lui resta. Il revenait de temps en temps jouer de la lyre sur la place du village. Ses visites étaient irrégulières et toujours très attendues. Ce succès ne semblait pas le toucher. Il refusait toujours l’argent qu’on lui proposait. C’était toujours intéressant d’observer les réactions des villageois à son égard. Il y avait ceux qui étaient intimidés. Il y avait ceux qui l’admiraient. Ceux qui ne le considéraient pas comme tout à fait humain. Ceux qui cherchaient à percer son mystère. Ceux qui l’appelaient Jonathan et ceux, plus réservés, qui le nommaient Orphée. Il y avait moi, qui l’aimais. Et il y avait le Serpent. Qui le haïssait.
Le Serpent était un jeune homme de mon village. Il avait acquit ce surnom à cause de sa fâcheuse tendance à siffler entre ses dents lorsqu’il était en colère, et à cause de son mode de pensée sinueuse frôlant souvent la fourberie. Mais contrairement à l’animal, le Serpent n’était pas à sang-froid. Il avait rapidement tendance à se laisser emporter par ses émotions, et la haine était la plus dévastatrice de toutes. Lorsque sont dévolu tombait sur une victime, plus rien ne pouvait l’en détourner. Dès lors, il était près à tout pour lui faire mal. De toutes les manières possibles et imaginables. Jonathan était sa cible actuelle. Pourtant, le musicien se comportait avec le Serpent comme avec n’importe qui, même s’il savait les sombres sentiments que le jeune homme nourrissait à son égard. Je crois que la carapace d’impassibilité qu’il avait créée autour de lui agaçait profondément le Serpent. Il voulait faire voler cette armure en éclat. Pour pouvoir le toucher à mort. Et puisqu’il ne pouvait l’attaquer directement, il s’en prenait à son entourage. Cet à dire moi. Je me souviens, il avait commencé par me conter quelques rumeurs des plus atroces au sujet de Jonathan, qu’il inventait avec des efforts d’imagination et de persuasion forçant l’admiration. Mais je refusais d’y croire. Quand bien même elles auraient été véridiques, je ne les aurais pas acceptées. Aussi passa-t-il à la souffrance concrète. Ce jour-là…
Ce jour-là, le Serpent est venu frapper à ma porte. « Il faut que je te parle. Que je te montre quelque chose. A propos d’Orphée. » Je refusais au premier abord. Mais son insistance était assez inquiétante. Aussi finis-je par le suivre. Il m’avait prise par le poignet et m’entrainait vers la forêt. « C’est par ici. » Lorsque je lui demandais le but de cette excursion, il éludait la question. Aussi me résolus-je à prendre mon mal en patience, l’inquiétude et un mauvais pressentiment me rongeant. Il s’arrêta soudain dans une clairière profondément enfouie dans la forêt. Il n’avait pas lâché mon poignet.
« Que voulais-tu me montrer? »
« Ceci. »
Je ne pus esquisser le moindre geste de défense. J’eu à peine le temps de voir le couteau voler vers mon ventre. Le choc. La lame. Le sang, la douleur qui tarde à venir, puis qui explose, déchirant mon corps, mes tympans comme un hurlement strident. Non, c’était mon propre cri. Je tombais sur le sol, n’osant toucher ma blessure pour arrêter le sang, de peur d’augmenter la souffrance. Le Serpent s’agenouilla près de moi, prêt à me donner le coup de grâce. Je ne sais pas si j’attendais que la mort vienne mettre un terme à mes souffrances ou si je craignais qu’elle arrive. Voulais-je qu’il abatte son couteau ou cette perspective me terrifiait? Surtout que dans ce village, la vie après la mort n’était pas un mystère. Un étrange couple régnait sur nos défunts. Il y a fort longtemps, Hadès et Perséphone avaient élu domicile dans des mines qui jouxtaient notre village, se créant un royaume souterrain où les âmes des morts étaient irrémédiablement attirées. C’était notre malédiction. Une éternité enfermés dans les Enfers créés par Hadès et Perséphone, sans aucune chance d’en échapper. Triste fatalité. «Pourquoi… ? » réussis-je à murmurer, l’image du Serpent rendue floue par la souffrance et les larmes.
« Ce n’est pas contre toi, Eurydice, sache-le… mais tu es la seule personne qu’Orphée est susceptible d’apprécier. Si tu meurs, cela devrait lui faire suffisamment de mal… »
Lorsqu’il prononçait le nom du musicien, ses lèvres se tordaient comme si un commentaire acide lui rongeait la langue. Il siffla pour s’en débarrasser.
« Il devrait découvrir ton corps dans quelques jours. Cela ne va pas être facile de te retrouver dans cette forêt. Et pour pouvoir m’en prendre à toi, il a fallu que je l’occupe. Quelques gosses du village sont dans des situations pour le moins périlleuses, je me demande combien il pourra en sauver… Avec un peu de chance, pas beaucoup. Cela ne lui plaira pas. Et tu seras l’ultime plaie, celle qui l’achèvera.»
Il leva son couteau. La mort et sa fatidique question –Le voulais-je? Le craignais-je? – étaient plus proche encore.
« J’espère sincèrement qu’il t’aime, Eurydice. Sinon, ta mort n’aura aucun sens… dans tous les cas, il ne te mérite pas. »
Je vois la lame s’abattre. Le sang coule. Mais ce n’est pas le mien. Un couteau était planté dans l’épaule du Serpent, lancé à distance. Une arme et une précision que je connaissais… Jonathan se tenait à mes côtés, sa main se posa sur ma blessure pour enrayer l’hémorragie. Je fus surprise de constater qu’il était trempé, couvert d’égratignure et que son avant-bras gauche portait ce qui ressemblait à une morsure. Les épreuves du Serpent n’avaient pas été de tout repos… il les avait pourtant relevées. Il s’adressa au jeune homme qui se redressait pour s’enfuir, sifflant entre ses dents.
« Va chercher un médecin. Dépêche-toi. »
Son ton était resté égal. Mais l’ordre était sans appel. Sans appel surtout était le regard que Jonathan posa sur le jeune homme. Impossible de désobéir. Le Serpent hésita avant de partir en courant en direction du village.
Sa main pressait ma blessure, tentant de ralentir le flot de sang. Mais la tache pourpre, terrifiante, qui grandissait à une vitesse monstrueuse, n’était qu’un signe extérieur de ce qui allait me tuer. C’était à l’intérieur, dans mon propre corps, que le pire était en train d’arriver. J’avais l’impression qu’une créature me déchirait le ventre à coup de griffes. J’avais mal. J’avais peur. Je paniquais malgré l’écrasante faiblesse qui me gagnait. Je ne voulais pas…! Mais lorsque l’homme appuya sa paume sur la plaie béante, j’eu la futile impression, en voyant l’hémorragie ralentir, qu’il était capable de mettre fin au travail de sape de la bête dans mes entrailles. Son autre main caressait mes cheveux pour m’apaiser. Même si cela pouvait paraitre dérisoire, cela fonctionnait. J’essayais de me concentrer sur la main posée sur mon front, pas celle sur mon ventre. Je fixais l’homme avec avidité, attendant qu’il me sauve comme par magie. Son visage et son regard étaient indéchiffrables, mais je voyais que sa mâchoire était crispée. C’est à cet instant que je su que j’étais perdue. Parce que, alors que je gardais les yeux rivés dans les siens pour qu’il m’adresse un message rassurant, il avait délibérément fermé cette ouverture. Parce que mon état était désespéré. Il ne pouvait pas me mentir. Il ne pouvait pas me rassurer. Il ne pouvait qu’attendre près de moi l’arrivée du médecin, n’offrant qu’un obstacle à la créature qui me dévorait trop vite, toujours plus vite. La terreur se déploya dans mon esprit, comme un papillon étendant ses ailes aux motifs cauchemardesques.
«S’il te plait, gémis-je, s’il te plait, ne me laisse pas, je t’en supplie… Tu viendras me chercher? Ne me laisse pas toute seule là-bas, par pitié, tu viendras me chercher…?»
Il resta silencieux un court instant, alors que je répétais ma supplique en sanglotant, avant d’énoncer la seule phrase en mesure de me rassurer qu’il pouvait dire sans mentir.
«Je viendrais te chercher. »
J’appris lus tard que le Serpent avait réussi à rejoindre le village malgré sa blessure. Il avait empressé le médecin d’aller me sauver, lui indiquant notre emplacement. Le médecin était justement en train de s’occuper des sept enfants qui avaient servis de « diversion ». Ils étaient tous sains et saufs.
Lorsque le médecin nous retrouva, il était trop tard. Je suis morte.

Mon passage au Royaume des Mort est le seul instant confus dans ma mémoire. Pourtant, ce lieu s’est gravé au fer rouge dans mon esprit, mais je n’en perçois que le rougeoiement éblouissant et douloureux, sans que jamais cet éclat ne s’apaise pour me permettre de voir la cicatrice qu’il m’a laissé. Je sais simplement que j’avais peur. La terreur ressentie à l’instant de ma mort me paraissait désormais dérisoire face à celle qui m’emplissait en cet endroit. Je me souviens surtout m’être couvert les yeux et les oreilles, voulant échapper à ce qui m’entourait, répétant une litanie en un flot ininterrompu et incohérent.
« Il va venir me chercher. Il viendra. Je pourrais partir. Je ne vais pas rester ici. J’ai confiance en lui. Je ne vais pas rester ici. Il viendra me chercher. Je vais le revoir. Il va me sauver. Il… »
Puis je hurlais ce nom que je lui avais trouvé, l’appelant de toute la force de mon âme et de ma voix sans souffle.
« Jonathan! Orphée! Orphée!!! »
Mon discours délirant sembla légèrement agacer l’épouse du Maitre des lieux. Perséphone se pencha vers moi et me susurra :
« Allons, ma douce, soit raisonnable. Aucun être vivant ne peut venir jusqu’ici. Et quand bien même celui que tu appelles arrivait à te rejoindre… »
Cruelle, elle m’énonça avec un sourire de fauve une loi de cet endroit qui me glaça. La voix d’Hadès s’éleva soudain, me faisant tressaillir.
« Voilà qui est peu commun. Un vivant parmi nous! »
Jonathan était là. Comme il me l’avait promit, il était venu jusqu’au fond des Enfers pour venir me chercher. Avisant le regard effaré et émerveillé que je portais sur lui, Perséphone glissa vers lui en murmurant :
« Ainsi, te voilà. Cela fait longtemps qu’elle t’appelle, tu sais. Alors, qu’es-tu prêt à sacrifier pour la récupérer? Qu’es-tu près à nous offrir? »
Sans laisser passer le signe d’un moindre trouble, à la grande déception des Gardien des Enfers, l’homme présenta sa lyre.
« Un divertissement.»
« Penses-tu vraiment qu’un air de lyre mérite le retour d’une âme sur Terre? »
L’homme la fixa un bref instant, un éclat presque féroce passa dans son regard. Le pari était lancé. Il commença à jouer.
Jamais je n’avais entendu cette mélodie. Jamais il n’avait joué de cette manière. C’était la première fois que sa musique avait un réel objectif. Mon cœur désormais immobile s’est serré douloureusement, comme si une main chaude s’était refermée dessus; j’avais en cet instant la preuve indéniable que, au-delà de la promesse qu’il m’avait faite, je comptais pour lui, ne serrait-ce qu’un peu. Sa mélodie s’envolait dans les Enfers désormais silencieux. C’était une impérieuse supplique, un requiem à ma renaissance. C’était beau, plus beau que tout ce que j’avais pu entendre de sa part. Car il avait mit une once de sentiment dans sa musique. Hadès et Perséphone observaient avec fascination ses doigts courir sur les cordes, jusqu’à ce que la dernière note s’envole et plane un instant entre les parois de l’Enfer, avant de plonger le lieu dans un silence aussi palpable que dans les plus profonds abysses marins. Au bout d’un temps qui parut interminable, les gémissements des défunts reprirent leurs droits. Enfin, Perséphone prit la parole, mettant un terme à l’angoisse qui me torturait.
« Mon cher époux, il semble que ce garçon à remplit sa part du marché… n’a-t-il pas mérité ce qu’il désir? »
Hadès affronta un instant le regard de l’homme avant de répondre.
« Fort bien. Tu pourras sortir d’ici vivant, puisque vivant tu es entré. Tu pourras emmener ta… bien-aimée… avec toi. Il y a cependant une condition. Que dirais-tu de nous offrir un autre divertissement? Sur le chemin du retour, tu ne devras pas te retourner. Ni communiquer avec elle. Sous aucun prétexte. Sinon, ta bien-aimée reviendra en Enfer, où telle est sa place. Il n’y aura pas de deuxième chance.»
Ce n’était pas la règle dont Perséphone m’avait parlé… Ce nouvel obstacle m’inquiéta au plus haut point. Jonathan me jeta un dernier regard, et fit ce que je craignais qu’il fasse; il m’adressa un demi-sourire rassurant. La chaleur que dessinaient ses lèvres n’atteignait pas ses yeux, mais pourtant je me sentis mieux. Son sourire avait été fait sur mesure, tout exprès pour moi. Cela fonctionnait. Je détestais cela, tout autant que je l’adorais. Il se retourna et tendit la main derrière lui. Son dos tourné, sa main tendue. Il avait toujours été comme cela. Jamais il ne s’ouvrait, jamais il ne montrait son vrai visage, mais toujours il tendait vers vous une main secourable. Alors, sans hésiter d’avantage, j’enfouis ma paume dans la sienne. Avant que nous partions, Perséphone adressa une dernière requête.
« Au fait… lorsque tu seras revenu sur Terre, ne cesse jamais de jouer. »
Il acquiesça d’un infime mouvement de menton. Promesse qu’il tiendra. Nous partîmes.
Sur le chemin, mille pensées venaient m’assaillir, des plus futiles aux plus existentielles. Malgré une angoisse sourde qui refusait de me quitter, je me sentais bien. J’allais sortir des Enfers. Comme il me l’avait promit, il était venu me chercher. J’aimais avoir ma main dans la sienne, sa chaleur était bienvenue. Hadès m’avait désignée comme sa bien-aimée. Le Dieu des Enfers pouvait-il percer la carapace qu’un fragile humain formait autour de lui? J’eu le cruel espoir que ce soit le cas. Après tout, il était venu me chercher. Et la mélodie qu’il venait de jouer contenait tant de choses… J’aimerais voir son visage. Il m’avait manqué pendant tout ce temps. Maintenant que je l’avais retrouvé, je ne pouvais pas le contempler à volonté, alors qu’il était tout près de moi, sa main refermée sur la mienne, rassurante, chaude. Supplice de Tantale. J’aurais voulu lui parler. Le remercier. Alors qu’il avait traversé les Enfers pour moi, je ne pouvais même pas lui adresser un simple « Merci ». Je devais aussi l’avertir pour la règle de Perséphone. Mais le jeu cruel d’Hadès m’en empêchait. Il y aura sans doute un troisième divertissement, aux dépends de Jonathan… Je ne voulais pas qu’il souffre. Surtout par ma faute. Alors qu’une lumière apparaissait au bout du tunnel, je m’arrêtais net. Je devais le prévenir! La main qui tenait la mienne se posa sur ma bouche, m’empêchant de briser les conditions d’Hadès. Nous restâmes immobiles, sa main posée sur mes lèvres. L’espace d’un instant, j’eu l’impression qu’il savait ce qui allait se passer. Alors, je pris tout simplement le temps de faire mon propre deuil. Puis je repris sa main dans la mienne en un message muet : « Allons-y ». Jamais un geste ne m’avait demandé tant d’effort.
Nous franchîmes les derniers mètres. Lorsque nous atteignîmes la sortie des Enfers et que la lumière du jour nous enveloppa, la main qui serrait la mienne se referma sur du vide. Il se tourna vers moi, je pu enfin voir son visage. Je réussis, enfin, à murmurer : « Merci ». J’aurais voulu ajouter : « Je t’aime», mais je n’en eu pas le temps. Il le savait déjà, de toute manière. Cela faisait si longtemps que j’exprimais ce sentiment. Ce fut la dernière fois que son regard se posa sur moi, un laps de temps à la fois infini et horriblement court, juste avant que mon visage ne s’efface dans les rayons du soleil. Ses yeux me traversèrent. Il ne me voyait plus.
Telle était la règle de Perséphone. J’avais pu revenir sur Terre. Mais pas en tant qu’être vivant. J’étais morte, je n’en avais aucun droit. Je ne suis plus qu’un fantôme, une pensée flottante. Pas même un spectre dont la silhouette terrifie les amateurs de sciences occultes, pas même un courant d’air, une ombre, un souffle de voix. Rien ne peut indiquer ma présence. Je ne peux plus communiquer, pas même vous frôler. Je glisse comme une goutte d’eau sur la toile ciré du Monde sans jamais y pénétrer. Je ne suis plus rien.
Jonathan était resté un long moment immobile. J’attendis en vain que son masque se fissure. Mais seuls ses yeux reflétaient la douleur. De la peine. Et peut-être une once de colère. Sans un mot, sans qu’une expression vienne affleurer son visage, il prit son couteau et coupa, une à une, les cordes de sa lyre. Les fils claquèrent en un son désagréable. Les dernières notes émises par l’instrument formèrent une symphonie discordante, et cela me désola. Chaque cri strident émit par les neuf cordes coupées nettes fendaient l’air comme si les muses elles-mêmes avaient été assassinées. Les doigts de Jonathan coururent sur sa lyre désormais vide, comme s’il caressait toujours les cordes. Il jouait une musique silencieuse. Une semi-promesse contre une semi-promesse. Puisqu’on ne lui avait rendu de ma personne que du vent, il n’offrirait que du vent pour musique.
Il est revenu au village, une fois. Le Serpent était assit sur un banc devant chez le médecin, encore d’une inquiétante pâleur, l’épaule et le torse enroulés dans des bandages. L’hémorragie avait faillit l’emporter. Il s’en était fallu d’un rien. Je suppose que Jonathan avait prévu qu’il succombe à sa blessure après avoir prévenu le médecin pour que je sois sauvée. Mais le Serpent est résistant. En cet instant, il jouait distraitement avec le couteau qui avait faillit le tuer lorsque le musicien apparu devant lui. Le Serpent le fixa avec avidité, un rictus accroché aux lèvres, attendant de voir la souffrance sous l’armure détruite. Il fut profondément déçu. La carapace n’avait pas volée en éclats. Jonathan reprit son couteau des mains du jeune homme. Le Serpent défia son regard, la peur passant sur son visage cependant. Il se doutait que le musicien allait le tuer. Moi aussi. Pourtant, l’homme fit simplement disparaitre l’arme, comme un prestidigitateur, et adressa au Serpent un regard indéchiffrable, ne lui rendant ni colère, ni haine, ni tristesse. Pas de pardon non plus. Il s’éloigna sans avoir dit un mot. Le Serpent le regarda partir, l’incompréhension gravée sur son visage, l’air perdu. Une villageoise sortit soudain de chez le médecin, des onguents entres les mains. Lorsqu’elle remarqua le musicien, la crainte et la colère déformèrent ses traits. « Vous osez revenir ici? Après avoir tué Eurydice, vous venez en finir avec ce jeune homme? » cracha-t-elle. Tel était l’ultime fourberie du Serpent. J’aurais voulu hurler son innocence, et mon silence forcé ne m’a jamais tant fait souffrir que ce jour. Jonathan ne chercha pas à se défendre. Maintenant que le poison du mensonge était distillé, ses paroles ne pouvaient qu’en accélérer l’effet dévastateur. Les accusations qu’on lui lançait au visage telles des pierres ricochèrent sur son armure. Il disparu comme une bougie que l’on souffle.

Il est le musicien silencieux parcourant les routes de Queer Tales, un fantôme le suivant comme son ombre. Le musicien jouant de la lyre sans corde, ayant perdu tous les avantages qu’elle lui conférait. Depuis qu’il n’a pu me protéger, il a prit l’habitude de venir en aide aux voyageurs imprudents. Accompagner ceux qui veulent traverser la Dead Forest, les imprudents qui se promèneraient sur Nobody Island, ou empêcher les naïfs de frapper à la mauvaise porte.
Il est de roche et d’eau. Je suis un courant d’air transportant une flamme de passion.
Il sait que je suis là. Que toujours je le suivrais, comme lorsqu’il m’a guidée hors des Enfers. Je n’ai plus peur. Car je pourrais rester avec lui pour l’éternité. Et car désormais, je sais qu’il m’aimait bien.


Votre but dans tout ça ? : Pour Orphée, parcourir Queer Tales avec sa lyre et, si possible, empêcher les lecteurs et autres imprudents de vivre ce qu'à subit Eurydice. Pour elle, le suivre, tout simplement.
Autre chose à dire sur votre personnage ? : La clé de Jonathan est bien évidemment sa lyre. S'il venait à en être séparé, il perdrait tout son habituel self-control et tous les sentiments qu'il dissimule ressurgiront de manière dévastatrice sans qu'il puisse les contrôler.
D'autre part, Eurydice ne peut intervenir d'aucune manière dans le Rp, on ne peut ni la voir ni l'entendre; les personnes un peu sensibles peuvent à la limite sentir sa présence, mais c'est infime.






Détails pour nous





Groupe de Votre Personnage : Il m'a l'air de faire partie des distants Caramels...

Une Demeure ? : Aucune

Un Rang Personnalisé ? : the Silent Musician





Le forum & vous





Votre Prénom : Charlène, cela n'a pas changé
Votre Âge : 18 ans, maintenant (ça, ça à changé)
Comment avez-vous connu le Forum ? : Je me le demande, vraiment... ^^
Qu'en pensez vous ? : Toujours aussi génial!
Que pensez vous du thème ? : Superbe
Des Suggestions ? : Néant
Code : [*retrousse ses manches* ça, c'est du travail èwé !]
Quelques mots ? : J'essaye de me soigner, mais je suis toujours aussi noob >.<


Dernière édition par Jonathan d'Orphée le Lun 3 Sep 2012 - 21:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.   Sam 1 Sep 2012 - 16:44
Salut Amé ! =D bon fini l'attente !

Alors le fait qu'il y ait un enfer et que autant de personnalité comme Hades ou Persephone soit pris est un peu dérangeant Sad mais encore ce n'est pas le problème ^^

humhum le problème c'est que l'"enfer" il n'y en a pas en QT, je te propose sinon de faire en sorte que un groupement de village soit sous une malediction qui envoie les personnes qui meurent dans cette "sorte d'enfer" et ce serait quelque chose seulement connue des personnes habitant le village... un truc plus dans le genre, pour essayer d'adapter au mieux l'histoire à QT ^^ qu'est-ce que tu en pense ?
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MessageSujet: Re: Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.   Lun 3 Sep 2012 - 21:57
Toutes mes excuses pour ce gros détail auquel je n'ai pas pensé ^^"

J'ai suivis ton idée qui était des plus intéressantes, il y a donc un paragraphe qui explique un peu ce Royaume des Mort, j'espère que cela suffira...
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MessageSujet: Re: Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.   Mar 4 Sep 2012 - 0:46
Oui moi cela me suffit ^^ heureuse de savoir que la première idée était la bonne x) comme ça je peux te valider dès à présent =p bon jeu parmi nous avec ce DC !
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MessageSujet: Re: Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.   Mar 4 Sep 2012 - 20:28
Merci beaucoup Hans! \o/
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MessageSujet: Re: Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.   
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Chhht... Vous entendez le son de la lyre? Non? C'est normal.

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