Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}

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MessageSujet: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Lun 27 Mai 2013 - 18:48
    Rage, rancœur, viscère au poing. Tu allais vomir. Cracher ces immondices qui te servaient de boyaux.
    Un flot écœurant de bile translucide mais à la fois trouble. Tu sentais l'acidité te remonter dans la bouche, te brûlant la trachée.

    Tu détestais ce Monde et ses composants, chaque cellules qui y vivaient te semblaient n'être qu'un crime odieux à tes yeux. Il fallait les juger. Les purifier. Adieu, adieu, adieu à tout ça. Ton cœur battait au son de la rancœur. Tu les détestais, eux et leur règlements. Eux, et leurs jugements. Eux, et leur condamnations. De quel droit. De quel droit te jugeaient-ils, ces affreux bourreaux ? La peine te saisit le cœur. Trop tard. Tu répandis le contenu de ton estomac vide sur le sol. De la bile. Une odeur écœurante et agressive. Tu revomis une seconde fois, à cause de l'odeur cette fois-ci. Des larmes te coulaient des yeux. Pleurer était un geste pour les faibles. Et à cet instant, tu n'étais qu'un enfant, perdu et désœuvré. En un mot... Faible. Faible comme un nourrisson à peine sorti du ventre de sa mère, et livré à ce monde hostile pleins de rapaces et de démons. Comment avaient-ils osé... Tu leur rendrai cent fois... Non, mille fois l'humiliation subie. Tu traînerai leur corps meurtris derrière toi, à l'instar d'Achille, célébrant sa glorieuse victoire, et dont la joie s'exaltait crescendo, en voyant les dommages faits à ce corps qu'il traînait derrière son char... Tu revis leurs visages plein de mépris. Yota. Mon bon vieil ennemi. Et celui que tu pensais si tendre envers toi. Il était celui qui t'avait enfin accordé ton vœu. Celui qui t'avait sorti de ce château sordide qui te servait de cage. Je l'avais refusé, et ce refus m'a coûté bien cher. Ta folie parvient toujours à ses fins.

    Yota était une fée que j'avais sévèrement humilié, il y a bien des années. Il y a bien des centenaires, même. C'était le moment où j'ai acquis ce titre de Fée des dents. Yota était une fée maléfique, qui sous ses apparences de bon-samaritain se délectait de la souffrance des victimes de ses vœux. C'était un être sournois et vicieux, aux arrières-pensées sombres et incertaines. Le genre de type auquel on ne peut pas se fier. Et toi, comme un idiot, tu l'as crû. Tu as cru en sa bonté ? Quel pathétisme ? Tu n'es qu'une énième marionnette dans ses mains. Un énième jeu. Une expérience de plus, dont le chimiste suivait l'avancement avec une excitation croissante. Comment as-tu osé croire en sa bonté ? Tu n'es vraiment qu'un idiot. Un idiot fini. Le sentiment d'humiliation que tu ressentais cru en toi. L'humiliation. Un mélange cruel de larmes, de rage et de douleur.

    D'un geste rageur, tu essuyas les bords de tes lèvres. Quelle honte. L'empreinte de sa présence était encore là. Tu te sentais poisseux, et sale. Infiniment sale. Chaque pore de ta peau respirait encore l'odeur de son corps, malgré que tu étais seul depuis presque deux jours. Presque deux jours depuis ça... Tu n'avais qu'à fermer les yeux, pour que des images te reviennent en tête. Quel cruel châtiment... Leurs regards sur toi. Ils te jugeaient. Ils se moquaient de toi, et de ton humiliation. Mais bientôt, ils payeraient à leur tour. La menace de Yota t'avait mis face au mur. " Fais-le, où je défais ton vœu." Tu retournerais dans ton pathétique destin en temps que Scar Letto Johns. Et moi, je redeviendrais moi. Moi, Uvi Tooth Fairy. Actuellement, nous ne sommes qu'un mélange hybride de deux êtres. De deux âmes, combattant dans un même corps. J'ignore ce qui a été le pire. Voir mon corps se faire ravir par mon pire ennemi, ou celui de voir partir mon plus bel espoir : Me débarrasser enfin de toi, Nuisible.

    Tu te tournas vers le vide. La falaise surplombait tout le reste. C'était ici la place pour un Prince, tu songeas. Un prince comme toi. Au dessus de tout. Du néant de l’océan. Et de l'infini qu'il représentait à la fois. Tu plaça quelques friandises sur ta langue. Ça devrait faire passer le goût de la bile. Tu te rapprochas du bord de la falaise. Jusqu'à te trouver à son extrémité. En contrebas, le vide. Et tu te livras à un jeu de funambule, parcourant le rebord de la falaise, comme un roi trop téméraire, qui jouait avec son peuple. Et toi, tu étais au dessus de ça. D'ici, tu méditais ta vengeance. Un jeu du danger. Qu'importe si tu tombais après tout. Si l'oubli du vide pouvait te laver de tes souillures...



{ C'est très décousu, désolé... L'inspiration n'était guère au rendez-vous. }
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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Lun 27 Mai 2013 - 21:48
Sick and Trick



Joachim non plus n’était pas dans une forme olympique. A gravir cette falaise tout seul, ses muscles atrophiés (non pas qu’il était malade, c’était juste un gros fainéant non sportif) souffraient de l’effort incongru. Que faisait-il ici, d’ailleurs ? Ce n’était pas son genre de s’éloigner de chez lui de la sorte. Il avait carrément quitté le royaume de Crudelis. Avec, à vrai dire, un certain soulagement. Joachim était terrifié par ce noir surnaturel qui rongeait tout le royaume : les rues, les murs, les arbres… Tout était parti du château de la reine. Il se passait assurément quelque chose d’effroyable. Et il était avéré que la faucheuse était la pire des poules mouillées. Pourtant, ce n’était pas pour fuir le royaume qu’il se retrouvait là. Mais pour gagner de l’argent. Joachim, total incompétent malgré des rêves de grandeur et des désirs de train de vie luxueux, n’avait guère trouvé d’autres moyens que de se prostituer pour répondre à ces attentes déraisonnables. Pour ça, au moins, il pouvait se targuer d’une certaine expérience. Depuis près de 400 ans, il collectionnait les frasques avec à peu près tout ce qui lui passait sous le nez. Il n’était pas bien difficile, c’était vrai. Quand cette proposition de rendez-vous lui était parvenue, Joachim fut d’abord très sceptique. Le rendez-vous était loin, isolé, et l’homme, inconnu. La lettre l’avait pourtant intrigué. Enfin, le nombre à 5 chiffres l’avait intrigué, pour être plus précis.

Depuis la disparition de son colocataire Herbert Rose, le brun se sentait si seul et démuni qu’il tombait dans une tendance dangereuse, celle de l’auto-destruction. Persuadé que le seul homme dont il fut jamais tombé amoureux avait été tué par Hans Grisélidis ou Gretel Friedrich, ses désirs de vengeance s’étaient multipliés. Il n’avait plus peur de risquer sa vie, désormais. Elle était déjà naturellement en danger, et il s’était rendu compte que rester là à attendre n’était pas productif. Alors, oui, il allait se rendre à cet étrange rendez-vous. Il espérait au fond de lui que ce fut une manœuvre d’un de ses ennemis, prêt à en découdre. Joachim aussi était prêt. Un feu ardent dans son ventre lui soufflait les braises d’une folie vengeresse. Cela ne l’empêcha pas de s’effondrer sur un gros rocher, près du ravin, les joues rosies par l’effort et le front ruisselant de sueur. La falaise était abrupte et Joachim craignait de s’être perdu. Il sentait à sa ceinture son poignard, qu’il maitrisait à peine. La tête lui tournait un peu. Dommage que la voiture qui l’avait amené ici n'avait pu poursuivre sa route sur le chemin étroit du sentier. Quand il reprit son souffle, il remarqua à une quinzaines de mètres de là un autre grimpeur debout près du vide. Joachim décida de se lever pour aller à sa rencontre afin de lui demander son chemin. Il restait très prudent et s’assurait qu’il serait prêt à dégainer à tout moment. En apercevant de dos la silhouette, il fut quelque peu rassuré : elle était frêle, enfantine. Puis il se rappela que ses bourreaux avaient tous été, d’apparence, de frêles personnes et ses craintes redoublèrent. Il s’arrêta de marcher. L’autre ne l’avait pas encore vu. Devait-il partir sans demander son reste ? Indécis, il fit un pas en arrière. Le cliché et les besoins de l’histoire firent qu’une branche se brisa sous son talon, ce qui surprit plus Joachim que l’inconnu. Ou l’inconnue, car, lorsqu’il ou elle se retourna, Joachim n’aurait pu définir son sexe avec précision. Déjà, sa couleur de cheveux lui avait paru très surprenante au premier abord, ce dont il ne se formalisa pas puisqu’on était à Queer Tales. Mais en voyant ses yeux verrons et effrayants, ce teint livide et ces vêtements étranges, Joachim sut qu’il était tombé sur un original. Peut-être un dangereux original. Il ne souffla mot, se contentant d’observer son futur interlocuteur de ses yeux perçants et méfiants. Son corps avait oublié la fatigue, prêt à courir à toute jambe loin du danger. Mais il n’en fit rien pour le moment. Après ces quelques secondes qui leur avaient permis de se jauger mutuellement, Joachim hasarda, pour se débarrasser de lui au plus vite :

- Je cherche la maison de monsieur Léonard. On m’a dit qu’elle se trouvait en haut du col, ce qui semble être ici.

Il remarqua que son interlocuteur semblait malade –physiquement malade cette fois. Il avait remarqué la flaque de vomi près de lui, ce qui lui fit retrousser le nez. Au moins, se dit-il, il serait plus facile de se défendre si besoin. Aucune trace de compassion. Égoïste, Joachim ne connaissait ce terme que lorsqu’il s’appliquait à sa propre personne. Il ne pensa pas même à l’aider ou à s’informer de son état. Même, dans sa voix, subsistait une méfiance perceptible. Il n’attendait pas précisément de réponse à sa question implicite. Il cherchait simplement à savoir quel genre d’individu était cet inconnu.


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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Dim 30 Juin 2013 - 23:13
Cauchemar, rempart.

Parfois, tu avais la mélancolie. Avec un grand "M", s'il-vous-plait. La Mélancolie donc. Ce douce langueur perçante et blessante, cette espèce de tristesse de vivre. Parce que oui. Voilà. Parfois tu étais triste de vivre. Malgré cette armure de dédain et de sucre, tu avais tes propres fragilités, quasiment insoupçonnables. Des failles béantes dans ton coeur, rebouchés à la va-vite. La Mélancolie était comme un refuge secret, une douleur acide au fond de ton coeur, qui brûlait lentement, presque sensuellement. Tu l'imaginais sous la forme de cette femme, avec ses grands yeux de biche, et sa moue triste. Solitaire et perdue, les larmes brillantes au coin du regard. Cette fourbe, serpent vil et sensuel. Elle dégainait ses dents aiguisées dans la chair, vivant comme un parasite. La Mélancolie nous colle à la peau.
Tu regrettais parfois, tout ça. Tout ce cirque. Je le sais. Tu ne l'admettras sûrement jamais. Mais tes souvenirs d'enfants remontaient parfois... Et alors, tu te demandais, s'il y aurait pu avoir une chance, je ne sais pas, peut-être que tu finisses malgré tout par être heureux ? Cette vie solitaire enfermée dans ton cocon était-elle une mauvaise chose ? Tu ne vivais que pour mépriser les autres à présent. En te délectant de leurs larmes, de leurs faiblesses. Était-ce une vie ? C'est une vie de chien. Ce mépris qu'ont toujours les autres envers toi. Tu es sale. A leur yeux. A tes yeux. Aux miens également. Sale catin.
Appelons ça plutôt le retour de karma. Et toi vu combien de mauvaises choses tu as commis dans ta vie... Disons que ce n'est que justice. Mais parfois, je ne peux m'empêcher de me demander si tout ça était vraiment de ta faute.
On peut même plutôt dire qu'en réalité, c'est le destin qui s'est joué de toi. Et ça, de façon particulièrement mesquine. Tu n'étais qu'une chose petite et fragile, que le Destin s'est acharné à briser. En effaçant en toi, toute trace de justice, d'affection, et les autres conneries du genre.
Tu ne peux que redonner ce qu'on t'a appris, après tout. Un chat n'aboiera jamais.

Je me souviens de la satisfaction dans tes yeux, ce jour-là. Ce jour où tu étais sensé de libérer de tes démons. Juste après le Voeu. Tu regardais calmement les flammes lécher soigneusement les chaines de ton martyr : Ce putain de château. Et au passage tess parents et la cours royale avec. Les rougeoiements se reflétaient dans tes yeux. Pourtant, ce ne fut qu'une satisfaction teintée d'une profonde amertume. Tu aurais voulu plus. Beaucoup plus. Le château était resté silencieux, durant tout le brasier... Ils avaient donc dû mourir durant leur sommeil. Ca, ça ne satisfaisait pas. Mais alors, pas du tout. Tu aurais voulu des cris, des suppliques... Comme celles que tu avais poussé, durant toute ton enfance. Des larmes aussi... Les flammes étaient trop voraces. Elles avaient englouti la proie sans jouer un peu avec avant. Un des plus grands regrets de ta vie.

A l'idée que jamais tu ne serais satisfait, tu éprouvais parfois un énorme vide dans ton estomac. Un trou noir béant qui te rongeais à partir du milieu. Ca te bouffait les entrailles. Et à présent, ce vide s'accumulait avec l'humiliation. Combo idéal.
Et te voilà à présent. Perché sur la limite de la mort, entre ciel et limbes, rattaché à la vie par la pointe des orteils. Tu t'imaginais déjà tomber, disparaître en un coup de vent. Est-ce que ça soulagerait enfin ce spleen qui dormait dans ta poitrine ? Cette honte d'avoir vu ton corps se faire ravir ? Tu jouais à ce jeu d'équilibriste, tout en souriant allégrement, perdu quelque part entre l'adrénaline et le malaise de vivre. Si rien ne t'en empêchait, tu le ferais. Destin, destin ? Tu attendais ton augure, tandis que l'ivresse de l'adrénaline montait en toi. Rien. Toujours rien. L'instant s'étirait. Et l'adrénaline était lentement remplacé par le vertige. Des sursauts, comme des flashs scintillaient devant tes yeux. Tu voyais ton cadavre disloqué en bas de la falaise. Comme un pantin, abandonné par les mains du Destin. La colère montait en toi... Étais-tu si insignifiant que ça ? Cette pensée te secoua tout entier. Vite, vite... Un signe !

Un craquement de branche. Cela suffit. Certes, on aura vu mieux. Beaucoup mieux comme augure. Mais à tes yeux, ce fut un miracle. Pauvre gosse. Scar, tu veux te frotter au feu, tout en le craignant plus que tout. Pathétisme, bonjour.
Tu te retournas vers la source du bruit et haussa un sourcil en voyant un inconnu te dévisageant. Sympa. Tu ne te gênas donc pas pour le dévisager longuement, d'un regard très appuyé. Déjà, il était plus grand que toi. Raison de le détester. C'est un genre de manifestation du complexe du nain de jardin. Après bon. Il était... appétissant. C'est une manière polie et courtoise de traduire tes pensées. Gentil Destin. Lui envoyer un miracle pareil... Mais diantre, qu'il te semblait méfiant ! Non sans raison, certes. Mais tu les préférais innocents et naïfs. Même sa voix respirait le scepticisme.


- Je cherche la maison de monsieur Léonard. On m’a dit qu’elle se trouvait en haut du col, ce qui semble être ici.

Sa question te fit grincer des dents... Avais-tu l'air d'un panneau ? Ou d'avoir une carte routière imprimé sur la tête ? Mais, tu décidas de répondre mielleusement, en prenant le visage de Mélancolie. Des yeux de biche attristé, et une moue éplorée sur les lèvres. Un visage d'enfant, en quelque sortes. Être un nabot peut servir. Tu resserras ta veste bleu roi autour de toi, tout en fixant avec insistance l'inconnu, une lueur de crainte dans les yeux. Bluff. Tu voulais jouer. Voir ce que tu pourrais tirer de lui, quel profit tu pouvais trouver dans cette situation.

" Oooh... on m'avait dit ça également... Je le cherche aussi, vous savez... Enfin, je crois bien avoir vu un autre col, un peu plus loin... Vous voulez bien venir avec moi ?... J'ai peur du vide... "

Tu dis ça d'un ton suppliant... Comme en priant qu'il prenne pitié de toi, et qu'il te prenne sous ton aile. Certes, il ne semblait avoir aucune once de compassion en lui. Mais au pire, quelques scalpels plantés dans le corps plus tard, il accepterait sûrement de jouer avec toi... Enfin, qu'importe. Tu te délectais d'avance de ses réactions... Tu n'avais pas encore de plan précis en tête. Cela ne saurait tarder. Une proie si délicieuse... On peut en faire de multiple usage.

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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Lun 1 Juil 2013 - 22:33
Mauvais jeu  

Qu’il soit un guide touristique ou qu’il lui indique le chemin avec la voix sensuelle d’un GPS, Joachim s’en fichait bien : Il ne tomberait pas dans le panneau. Des gosses qui fondaient en larme avant de vous planter une lame en fondant sur vous, il en avait assez vu. Surement aurait-il été plus rassuré si le gamin avait été plus froid et distant. Mais avec ses jérémiades, il avait décidément mal jugé son interlocuteur. Joachim ne détestait rien de plus que les enfants, après les femmes, le travail, l’insolence, les radis et son père.

- Ah oui ? Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir de si jeune prostituée. Ce monsieur doit avoir des goûts bien étranges.

Le désintéressement débordait entre chaque mot. Le brun n’avait pas peur de révéler la raison de sa visite, encore moins de choquer cette jeune personne. Il avait d’ailleurs décidé que la frêle chose était de sexe féminin. Avant, devant une pareille carrure, le jeune homme se serait amusé à la taquiner pour le simple plaisir de l’emmerder. Heureusement, il avait appris de ses erreurs. Sans aucune pitié pour ses larmes ou sa soit-disante peur du vide, Joachim préférait la traiter froidement et rompre immédiatement le maigre contact qu’ils avaient entrepris de créer par hasard. A vrai dire, même si la faucheuse pouvait être une vraie bécasse, ce que cette enfant racontait lui semblait très peu crédible. Pourquoi cherchait-elle toute seule la maison d’un homme perdue dans cette montagne ? D’un homme qui, le même jour, avait l’intention de se payer une charmante compagnie. Cette gamine sans nom mentait comme l’arracheur de dent qu’elle était. Joachim était ravi de constater qu’il commençait à développer son sixième sens, même s’il ne pouvait vraiment vérifier la justesse de celui-ci. Dans tous les cas, mieux valait éviter les prises de risques inutiles.

- Si tu es déjà arrivée jusqu’ici, tu peux te débrouiller sans moi. Je continue seul. On se retrouvera peut-être en haut.

Sans autres façons, il lui tourna le dos après un geste de salut sans entrain. Bon débarra.



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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Sam 6 Juil 2013 - 23:27

    Non mais vraiment. Certaines personnes sont vraiment sans coeur. Tu toisais l'autre d'un oeil torve, toute larme à présent disparues de tes yeux. Proie stupide. Et dire que tu songeais, à peut-être, te comporter gentiment avec l'inconnu, là, c'était foutu. Tu étais... vexé. Très vexé. Et pour quelqu'un d'aussi égocentrique et imbu de lui-même que toi, la pilule passait particulièrement mal. Qui osait te refuser un service ? Tout sourire mielleux s'était évanoui. Il y avait même au contraire, une grimace crispée. Tu grinçais des dents. Son désintérêt visible était un crime odieux à tes yeux. Il rigolerait sûrement moins, un scalpel planté dans chaque paume de main.

    - Ah oui ? Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir de si jeune prostituée. Ce monsieur doit avoir des goûts bien étranges.

    Tu tiquas. Sa voix suintait presque le mépris. Mais pour qui se prenait-il... Cependant, un point te fit réagir. Prostituée... Alors, ce Monsieur... hmm, Monsieur Léonard faisait parti de cette race de personne pathétique au point de payer l'amour ? Tu ricanais. L'amour ne s'achète pas. Il se prend de force. Pareil pour le plaisir. Les souvenirs des évènements précédent remontèrent dans ton esprit, ainsi que le goût de la bile. Pour couvrir l'acidité écœurante qui remontait le long de ton œsophage, tu glissas ta main dans ta poche, et sorti trois dragibus, que tu alignas soigneusement en ligne sur ta langue avant de les engloutir. Une fois la confiserie avalée, tu levas les yeux au ciel. Très franchement ? Avais-tu l'air d'une pute ? Enfin... Cet expression lubrique qu'affichait souvent ton visage aurait-pu le faire penser. Ainsi que les suçons plus ou moins effacés qui dessinaient un camaïeu violacé sur ta gorge, et ta poitrine, que ton tee-shirt étoilée, large et déchiré, dévoilait impudiquement. L'aspect légèrement débraillé de tes vêtements, froissés, et remis plus ou moins en place pouvait aussi le suggérer. Quelle humiliation... Les images de Yota te dominant de tout son être te revinrent en mémoire. J'ajouterai, pour ma part, que oui. Tu t'es comporté comme la dernière des trainées, en le laissant te ravir. Ta Mâchoire se serra. Tu m'ordonnas de me taire. Touché. Il avait même commis l'affront de laisser sa marque sur tes clavicules... Des traces de morsures, rougeâtres se dessinaient ci-et-là. Tu aimerais t'arracher la peau pour faire partir ces foutues marques... Mais, Scarlet... Tu sais bien que les cicatrices, tu sais, celles de ton cœur, elles, elles ne partiront jamais. Tu auras beau lacérer ton corps, elles resteront là, indélébile.

    Mon existence à moi, se résumait dans un parfait paradoxe. Je jouissais de te voir si affecté. Je voulais savoir que tu souffres, que tu te sentes humilié... Et pour ça, je dois subir ces souillures moi aussi. J'ai comme l'impression qu'on essaye mutuellement de se trainer dans la boue, jusqu'à ce que l'autre lâche l'affaire...

    Où en étions-nous ? Ah oui. Péripatéticienne. Tu ricanais de son interrogation vis-à-vis de l'âge à atteindre afin de vendre son corps. Tu songeais à ces enfants qui se marchandaient sans pitié dans le Monde des Lecteurs. Si seulement il savait...


    - Si tu es déjà arrivée jusqu’ici, tu peux te débrouiller sans moi. Je continue seul. On se retrouvera peut-être en haut.

    Un autre sourire menaçant se découpa sur tes lèvres. Adieu toute trace, toute tentative d'innocence. Tu exprimais pleinement ce regard malsain qu'était le tien. Monsieur voulait se montrer froid ? C'était... Mignon. Avait-il déjà eu de mauvaises expériences ? Avait-il appris à ce méfier ? C'est une réaction normale, après tout, après s'être fait abuser... Enfin, bon. Toi, tu n'apprendrais jamais quoi que ce soit. Si la faute n'était pas la tienne, tu n'étais pas fautif. Tu n'apprends donc jamais de tes erreurs. Stupide gosse.

    Tu te sentis franchement vexé quand il te tourna le dos, et se mit à marcher d'un pas franc. Comment osait-il... Tu voulais encore jouer, toi... Tu n'hésitas donc pas à lui emboîter le pas. Tu trottinais quelque peu, pour arriver à son niveau, blâmons tes micro-jambes de nains. Et aussi la cadence rapide qu'avait adopté l'homme, détermination, ou fuite, qu'importe. Tu le dépassas même, te retournant alors, pour lui faire face, quitte à marcher de dos, sur la route pentue et rocailleuse. Je la sentais venir d'ici la chute. Ta voix s'était faite provocatrice, loin des intonations suppliantes et mielleuses d'il y a quelques instants.

    - Je ne suis pas "si" jeune que ça, tu sais... Il faut se méfier des apparences voyons ! Et puis, tu sais... Il existe un joli dicton lecteur affirmant qu'un orifice reste un orifice... Enfin, bon, toi, tu dois bien savoir ça, non, Monsieur la catin ? T'es vraiment pas gentil avec moi, tu sais...

    Tu tournas ta tête un instant vers l'arrière, afin de vérifier que la voie était dégagée. Tomber n'était pas dans tes objectifs actuellement. Ta voix pris un ton faussement dramatique.

    - Je suis vraiment un enfant malheureux, qui demande désespérément de l'aide, et il a fallu que je tombe sur un être sans cœur comme toi... Pauvre de moi ! Puis... le coup du " je te laisse derrière moi. " ne marche pas vraiment... Vu qu'il n'y a qu'un seul chemin pour atteindre le sommet... Et puis pour quelle diable raison ne nous serions pas retrouvé au sommet ? A moins qu'un de nous fasse une malencontreuse chute de la falaise... Cela serait très fâcheux, je trouve.

    Tu éclatas ensuite directement d'un rire cristallin.

    - Et moi qui pensais que les putes avaient un minimum de compassion à défaut d'honeur... Me voilà bien désillusionné, Monsieur la catin...

    Tu te retournas à nouveau, et évita de justesse une grosse pierre qui menaçaient de te faire trébucher. Ton regard fut attiré par de la fumée, qui s'évadait visiblement d'une cheminée située un peu plus loin, en hauteur. La bâtisse était cependant encore cachée par de gros rochers. Tu continuas à trottiner à l'envers, inspectant l'autre sous toutes les coutures. En pointant du doigt la direction de la fumée, tu t'écrias :

    - Regarde donc ! Nous voilà arrivé à destination.

    Impatiemment, tu attendais de voir comment il réagirait à tes provocations. Tu adorais voir ces gens, blasés, au sang glacial, sortir de leurs gonds... C'était tellement drôle ! Gaiement, tu continuas à trottiner, tout en observant les expressions de son visage.

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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Dim 21 Juil 2013 - 15:04
Oh, quelle glue! Joachim se stoppa net lorsque le gamin le dépassa. Son comportement avait changé du tout au tout, ce qui lui permit de confirmer ses doutes. Il avait esquivé sa première ruse, mais voilà que le petit monstre revenait à l'attaque. Sur ses gardes, il écouta attentivement les délires stupides de la morveuse :

- Je ne suis pas "si" jeune que ça, tu sais... Il faut se méfier des apparences voyons ! Et puis, tu sais... Il existe un joli dicton lecteur affirmant qu'un orifice reste un orifice... Enfin, bon, toi, tu dois bien savoir ça, non, Monsieur la catin ? T'es vraiment pas gentil avec moi, tu sais...

Charmant. Plein de poésie. Joachim préféra éviter de prendre la mouche pour ce qui devait être une des insultes la plus ridicule à ses yeux. Oui, il était une catin, devait-il se vexer qu'on le définisse de la sorte? Ce petit animal était surement ignorant de ces choses de la vie d'adulte, ce qui expliquait son insistance. Quoi que, le doute était permis.

- C'est justement parce que je me méfie que je ne veux pas t'avoir dans mes pattes, lança-t-il froidement.
- Je suis vraiment un enfant malheureux, qui demande désespérément de l'aide, et il a fallu que je tombe sur un être sans cœur comme toi... Pauvre de moi ! Puis... le coup du " je te laisse derrière moi. " ne marche pas vraiment... Vu qu'il n'y a qu'un seul chemin pour atteindre le sommet... Et puis pour quelle diable raison ne nous serions pas retrouvé au sommet ? A moins qu'un de nous fasse une malencontreuse chute de la falaise... Cela serait très fâcheux, je trouve.

Une menace maintenant? Quelle arrogance ! Joachim serra les dents pour retenir sa langue de vipère. Ce qu'il aurait aimé avoir sa faux pour lui trancher la tête et la balancer par dessus la falaise...

- Et moi qui pensais que les putes avaient un minimum de compassion à défaut d'honneur... Me voilà bien désillusionné, Monsieur la catin...

Que de clichés en une seule phrase! De la compassion, il n'en avait jamais eu. Il était un être surnaturel et ne s'était jamais embarrassé d'une émotion de ce genre. Quant à l'honneur, il ne s'en était jamais soucié jusqu'à maintenant. Après l'humiliation qu'Hans Grisélidis lui avait infligé, cette chose inconnue avait émergé et l'avait rendu malade. C'était pour laver cette dernière qu'il avait entrepris de se venger. Ce gamin avait donc faux sur toute la ligne. Devait-il l'informer de ces grossières erreurs? Franchement... C'était une pure perte de temps. Il n'allait pas le guérir de sa bêtise avec un claquement de doigt. Lui couper la tête serait bien plus efficace ! La faucheuse sourit à cette alléchante idée. Malheureusement, il manquait de courage pour mettre son projet à exécution dans les conditions actuelles.

- Regarde donc ! Nous voilà arrivés à destination.

Super. Il accéléra le pas et dépassa la gamine.

- Il n'y a pas de "nous" qui tienne ! Je ne sais pas ce que tu cherches ici mais ce n'est surement pas ma compagnie alors soit tu restes derrière et tu te tais, soit tu cours devant avec tes petites pattes. Si je dois te supporter plus longtemps, cela te coûtera deux fois mon tarif habituel, je te  préviens.

Ce n'était sûrement pas cela qui allait le décourager de le soûler de parole, les chances étaient minimes, mais elles existaient peut-être. Joachim se fichait que cette sous-merde l'insulta, son opinion ne valait rien à ses yeux. Il s'était lentement habitué à laisser glisser les paroles blessantes lorsqu'elles n'avaient aucunes conséquences particulières. Quelques mois plutôt il se serait jeté sur elle pour lui faire ravaler son langage vulgaire, mais qu'est-ce que cela aurait changé ? Se mesurer à un gosse? Sortir de ses gonds pour le bavardage futile d'un enfant ? Dieu merci, Joachim avait évolué.


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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Dim 29 Sep 2013 - 22:45
    Tu grimaçais. Cela avait durement tendance à t'agacer, quand les gens ne voulaient pas rentrer dans ton jeu puéril d'enfant effronté. Pour ne pas dire que cela te mettait dans un pur état de rage. Enfin bon.

    - Il n'y a pas de "nous" qui tienne ! Je ne sais pas ce que tu cherches ici mais ce n'est surement pas ma compagnie alors soit tu restes derrière et tu te tais, soit tu cours devant avec tes petites pattes. Si je dois te supporter plus longtemps, cela te coûtera deux fois mon tarif habituel, je te préviens.

    Mais bien sûr que si, que tu désirais sa compagnie ! Dans ta dépravation, toute compagnie était bonne. Toute âme qui vive était bonne à prendre, et à tourmenter. Si cela pouvait te sortir de ta solitude. Si cela pouvait finir par effacer tes incertitudes. En jouant avec les gens, tu te cherchais quelque part. Etais-tu un pauvre enfant innocent ? Ou alors un pur sadique ? Une personne trop pleine de fierté ? Tu l'ignorais parfaitement à vrai dire. Tu jouais des rôles, l'un après l'autre, dans l'espoir de trouver celui qui serait le tien. Mais plus tu cherchais, moins tu trouvais. C'était une impasse. L'impasse de la recherche de soi. Le déboussolement causé par l'abandon de toi, de ton corps. Qu'était devenu ton corps ? C'était-il tristement décomposé, dans ce lit de petit prince ? Ou alors, peut être avait-il pris feu, cette nuit-là. Tu ne trouvais pas ta place ici. Ni dans ce corps, ni dans ce monde. Il n'avait de "nous" avec personne, pour toi. Tu les prends pour un jeu, ils te prennent pour une farce.
    Tu continuas cependant à le suivre, en silence à présent. Tu n'avais plus envie de jouer. Ce n'était plus drôle. La grimace, l'air grinçant, le sourire ironique, les yeux moqueurs. Tout ça se noya en un instant, devenant une expression triste et vide. Dans tes yeux duo-chromatiques, un monde d'éther et d'éphémère. Parfaitement vide et inexpressif. Un instant d'égarement.
    Tu soufflas par reflexe, apathique :

    " Tarif ? Je ne payerai pas. Je n'ai pas besoin de tes services, tu sais... "

    La bâtisse était en vu. Droit devant vous. C'était un chalet majestueux, construit d'un bois sombre. L'intérieur en était éclairé, et à travers les fenêtres aux verres colorés se découpaient diverses silhouettes qui s'agitaient gaiement. Tu continuais à le suivre, toujours cette expression vide calquée sur le visage... Tu n'es vraiment qu'un enfant. A te lasser des jeux trop vites. Ces jeux sont pour là pour divertir le vide ton âme. Alors joues, le plus possible, afin d'oublier. Enfin... Il était trop tard désormais.

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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Mar 1 Oct 2013 - 22:33
Quelle autorité, Joachim! On dirait que pour une fois, quelqu'un a su t'écouter ! Ce silence est si reposant à ton oreille...

"Tarif ? Je ne payerai pas. Je n'ai pas besoin de tes services, tu sais..."

Enfin, à ceci près. Joachim jette un oeil en arrière, qui se veut foudroyant. Mais il est assez déconcerté ; il vient de surprendre le "moment d’égarement" de la sauvage qui le suit presque docilement. Il décide de ne pas s'en mêler : Chacun sa merde, après tout.

"Oui oui, je sais beaucoup de chose, je suis très vieux moi aussi..." Souffla-t-il sur le même ton agacé que tout à l'heure.

Enfin, la ligne d'arrivée, la raison de cette longue marche fut à portée de main ; Joachim, soulagé d'être devant cette imposante bâtisse, frappa fermement à la porte grâce à un lourd loquet en fonte. Il se tourna vers la fille dont il ne connait pas le nom, un sourire mi-amusé mi-sournois :

"Alors, dis-moi, petite fille... Cette histoire de chercher ce monsieur Leonnard, c'était vrai? Ou était-ce une simple excuse pour me suivre et guetter le bon moment pour m'égorger?"

Assurément la deuxième option, si on demandait l'avis de Joachim. Mais comme personne ne le faisait jamais, de toute façon...

"Booonjour messieurs et dames... et enfant. Le manoir Leonnard peut-il vous aider?"

Scarlet n'avait pas eu le temps de répondre à son inquisiteur : La porte s'était ouverte sur un majordome à croquer. Il les regardait avec plein de bienveillance mais nuls doutes qu'il pourrait les tuer au moindre écart de conduire de leur part afin de protéger son maître. Joachim fut le premier à répondre :

"Bonjour, je suis Joachim. J'ai rendez-vous avec monsieur Leonnard."
"Oui, en effet, j'en ai été informé. Vous pouvez entrer... Et vous?" demanda-t-il en baissant les yeux sur l'enfant.

Joachim avait déjà un pied dans la demeure mais prit la peine de se retourner pour entendre la raison de sa présence. Il espérait avoir raison... pour le simple plaisir d'avoir vu clair dans son petit jeu.


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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Ven 1 Nov 2013 - 12:40

    Tu grinças des dents, lorsqu'il t'appela petite fille. Peut être était-ce intentionnel, toute cette méchanceté qu'il te balançait à la gueule. Oeil pour oeil, dent pour dent. Tu avais envie de le pousser dans le vide, et regarder son corps se disloquer en contrebas. Et de ressentir cette jouissance fabuleuse qui s'emparait de ton corps à chaque fois que tu te vengeais.

    "Alors, dis-moi, petite fille... Cette histoire de chercher ce monsieur Leonnard, c'était vrai? Ou était-ce une simple excuse pour me suivre et guetter le bon moment pour m'égorger?"

    Tout en gardant ton regard vide d'expression, tu esquissas un sourire sans joie. L'égorger semblait aussi être une proposition alléchante. Mais tu contrôlas cette pulsion, l'enchaînant au fond de toi. Il fallait que tu gardes le contrôle.  

    "Booonjour messieurs et dames... et enfant. Le manoir Leonnard peut-il vous aider?"

    La porte s'ouvrit sur un majordome au visage d'ange. Hmm. Ce Leonnard choisissait bien sa compagnie. C'était sûrement un de ces vieux croûtons, s'entourant de jeunes éphèbes tous à son petit soin. Pur pathétisme. Chercher à se sentir aimé, malgré une beauté fanée.


    "Bonjour, je suis Joachim. J'ai rendez-vous avec monsieur Leonnard."
    "Oui, en effet, j'en ai été informé. Vous pouvez entrer... Et vous?."

    Il s'adressait à toi, à présent. Toi qui fixais le sol jusqu'à présent, la releva timidement, et adressa un sourire angélique au majordome face à toi, fixant ton regard émeraude - dont les pupilles étaient redevenu symétriques, ne sait-on comment - dans le sien. Dans ce regard, tu y fis miroiter de l'innocence et de la pureté, ainsi qu'une pointe de naïveté et de supplication. D'une voix enjouée, tu lui expliquas ta situation :

    "Je suis Scarlet T. Firi, monsieur. J'ai entendu dire que Monsieur Leonnard cherchait des serviteurs pour son manoir ! Je sais bien que j'ai l'air un peu jeune comme ça... mais je souhaiterai bien tenter ma chance, je suis travailleur, dynamique, souriant et motivé, et surtout, j'apprends vite, je ferai de mon mieux pour ne pas vous décevoir !"

    Le " j'ai entendu dire " était bien évidemment faux. Mais tu avais décidé de tenter quand même. Qu'avais-tu à y perdre de toute manière ? Et tu te refusais à ce que l'autre rentre, mais pas toi. Ca te mettrait fou de rage à vrai dire.
    Tu lui fis un deuxième sourire, plus timide cette fois, laissant le rose te monter aux joues, comme signe de la légère gêne que pouvaient ressentir les personnes modestes après avoir vanté leurs qualités, et lui envoyas un regard plein de supplication.
    A ton grand soulagement, le majordome fit un pas en arrière, et tendit son bras vers l'intérieure de la demeure, dans un geste d'invitation.

    " Allons donc discuter de ça à l'intérieur, Monsieur Leonnard n'engage ses serviteurs que suivant des critères très particuliers. "

    Tu gardas le contrôle, et maîtrisa aisément le sourire narquois que tu désirais tant adresser à l'autre prétentieux. Tu entras à ton tour dans la demeure, toujours affichant cette expression respirant la pureté et la naïveté et jetas un regard circulaire autour de toi, émerveillé. Le hall d'entrée avait ses murs recouverts de peintures et de tapisseries. Les tableaux étaient ceint de cadres aux dorures chargées, et semblaient être des fenêtres ouvertes vers des paysages chimériques, ou permettant d'espionner des sublimes créatures peintes dans leur moment d'intimité. De nombreux tableaux représentaient en effet des personnages aux poses lascives et nus. Ce Leonnard n'avait décidément qu'une seule obsession. Juste en face de la porte, un imposant escalier qui montait vers l'étage supérieur. Tu jetas un regard interrogateur vers le majordome, en attendant les prochaines instructions, puis tourna la tête et adressas un sourire timide à Joachim.
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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Jeu 7 Nov 2013 - 18:43
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On les fit patienter dans un petit salon. Joachim était en avance d’une demi-heure. Il jeta un coup d’œil circulaire sur la pièce, qui était très coquette et confortable. Scarlet et lui (maintenant il connaissait son nom) étaient installés sur un fauteuil deux places rouge vif et de velours. Cela lui rappelait un peu son mobilier kitch, dans son château. Étonnamment, il avait hâte de le retrouver, quand bien même c’était de mauvais goût.

Il se pencha sur la demoiselle, jambes croisées et  un air mesquin :

« Tu crois qu’ils vont être assez crédules pour te croire ? Ils seraient bien bêtes. »

Ses yeux étaient méchants. Il avait envie de l’emmerder. Cette gamine n’était pas très agréable de toute façon, elle l’agaçait.

« J’ai entendu dire que le maitre de maison a un goût prononcé pour les pré pubères. Tu devrais faire attention… »

Il ricana puis décroisa ses jambes, glissant sur ses reins. Sur un tout autre ton, pensif et rêveur, il ajouta :

« Hum… C’est un joli nom, Scarlet. J’ai eu un chat qui s’appelait comme ça. »

Il regardait vaguement par la fenêtre. Ce chat, qu’est-il devenu, encore ? Ah oui… Il s’était jeté par-dessus la fenêtre et était tombé dans le vide immense qui séparait le château de Joachim de la Terre.  Ça avait dû faire une sacrée bouillie à l’arrivée. Joachim s’était vexé de ce comportement puéril : était-il donc si mal lotis pour préférer la mort ? Bah… Cette histoire était vielle de deux siècles, quelle importance ! Et dire qu’il s’en souvenait encore. Il ne  retenait décidément que des informations inutiles.


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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Dim 24 Nov 2013 - 12:06
La pièce dans laquelle on t'avait flanqué, en compagnie de Joachim étincelait de chaque coin. Les dorures, le parquet vernis, le lustre en cristal. Tout ceci respirait l'opulence. Et ce canapé sur lequel ils siègeaient... Il devait à vu de nez valoir le salaire annuel de certains. Décidément, Léonard en vivait une bien belle de vie. Se payer des putes, des valets, un manoir... Certains étaient décidément gâtés par la vie.
Mais, le plus détestable dans cette histoire... C'est que hormis ce canapé vermillon, il n'y avait nul part où s'asseoir. Et donc, te voilà efflanqué de Joachim, à attendre de te faire appeler. Joachim était assis de façon maniérée et guindée, croisant ses jambes, et veillant à garder une posture digne. ... Et quant à toi... Tu était plutôt du genre... affalé. Avec option " baleine échouée." Les jambes grandes écartées, tu croisais les bras sur ton torse. Tu détestais attendre. Et encore plus attendre à ce type à tes côtés.

« Tu crois qu’ils vont être assez crédules pour te croire ? Ils seraient bien bêtes. »

Joachim continuait à darder son regard méprisant sur toi. Tu pouvais presque entre-apercevoir un rictus moqueur sur ses lèvres... Tu ressentais un immense désir : Celui de lui faire ravaler son orgueil. De plus, il ne semblait absolument pas avoir l'intention de se taire. Il continuait à déblatérer, sans vraiment se soucier de si tu répondais ou pas. Il voulait juste que tu entendes ses mots, son venin.

« J’ai entendu dire que le maitre de maison a un goût prononcé pour les pré pubères. Tu devrais faire attention… »

Tu haussai un sourcil, avec toujours une expression ennuyée flanquée sur le visage. Au moins ça voulait dire que ce maître avait bon goût. Tu étais bien d'accord. Les pré-pubères étaient décidément les meilleurs. Les plus... jouissif. Leur innocence te troublait tout particulièrement. La menace sous-jacente sous son conseil te fit grincer des dents. Tu saurais te défendre. Oui. Tu saurais te défendre. C'est du moins ce dont tu essayais de te persuader. Car précédemment... Tu avais été incroyablement impuissante. Un papillon dans les griffes d'un tigre. C'était risible. Tu m'intimidas violemment de me taire. Touché, Scarlet. touché.

« Hum… C’est un joli nom, Scarlet. J’ai eu un chat qui s’appelait comme ça. »

Et voilà qu'il se mettait à radoter. Le regard dans le vague, il était sûrement en train de se remémorer les souvenirs de ce chat...

«' S'appelait' ? Ce chat n'est donc plus ? Oh... Quel malheur... Mais, il a néanmoins eu une vie heureuse. Aux côtés d'un maître aussi adoraaaable, il ne peut en être autrement. Paix sur son âme. Scarlet est un beau prénom pour un chat, de mon avis. En fait, il s'agit d'un beau prénom tout court. Le seul point problématique que ça soulève, c'est que des gens... quelque peu... empoté... ont tendance à directement l'associer avec celui d'une femme... Ce que je ne suis pas. Je peux vous en faire la démonstration, d'ailleurs, si vous y tenez. Enfin bon... Ce n'est pas un si grand problème que ça. Ca a toujours certains avantages, d'être une femme. Mais néanmoins, Scarlet est quand même un drôle de prénom... L'écarlate, ou Scarlet est une couleur associé aux pêchés et à l'immoralité. Mais aussi à la prostitution. Une bien heureuse coïncidence, n'est-ce-pas ? »

Tu t'interrompis lorsque la porte de la pièce s'entrouvrit, laissant entrant une servante en soubrette, apportant le thé. Tu recomposas immédiatement ta tenue, et envoyai un sourire timide à la jeune fille te servant une tasse. Tu y ajoutas 5 sucres, avant de humer le parfum émanant de la tasse. Tes yeux restèrent dans le vague, un instant durant. L’absinthe qui coulait dans tes pupilles se fit terne, et triste.

« Comment en es-tu venu à te prostituer ainsi ? »

C'était une vraie interrogation, qui glissa de tes lèvres, tandis que les yeux toujours ailleurs, tu soufflais sur ta tasse, pour la faire refroidir.
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MessageSujet: Re: Vide ; Vengeance & jeu dangereux. {Libre}   Jeu 12 Déc 2013 - 17:21
Joachim ricana de sa longue tirade, drôle du début jusqu'à la fin. Son ironie à propos de son adorable caractère, sa proposition à caractère sexuel et son petit exposé sur l'origine de son nom, tout cela était poilant et Joachim ne se priva pas pour le faire remarquer. Pour un gamin, il parlait plutôt bien, quand il le voulait. Il devait en effet être plus vieux que ce qu'il paraissait. La faucheuse n'en était pas étonnée mais elle était curieuse de mettre un nombre sur ce visage juvénile. En tout cas, aussi petit soit-il, il se prenait pour une personne de grande importance. Alors qu'il n'était qu'un vulgaire rongeur aux yeux de Joachim et aux yeux du Monde... C'était peut-être la part de candeur qui restait au fond de cette vielle âme.

Un plateau avec un thé et des petits gâteaux arriva, poussé par une domestique sans charme mais gracieuse. Il prit la tasse qu'on venait de lui servir et la tint entre ses mains un instant pour se réchauffer. Il s'agissait d'un thé vert avec un excellent parfum.

Joachim crût qu'il allait pouvoir déguster son thé en paix, mais Scarlet le ramena à la réalité. Il avait pensé que parler autant l'avait fatigué et qu'il n'avait plus rien à dire, mais il n'en était rien. Au contraire, il le lançait sur un sujet compliqué et embarrassant. Enfin, pas vraiment, en fait... Rien n'était compliqué avec Joachim, seulement difficile. Et c'était une nuance de taille.

- Ca ne te regarde pas, répondit-il doucement sans animosité mais avec fermeté.

Il était d'habitude très bavard mais ce genre de sujet ne se prêtait pas à un bavardage futile. Joachim n'avait pas envie de lui dire qu'il le faisait presque par amour, parce qu'il avait voulu, en plus de subsister, offrir quelque chose qui en valait la peine à celui qu'il aimait. « Presque », car il s'agissait aussi d'une nécessité vitale et qu'il n'avait aucun autre moyen de gagner de l'argent puisqu'il ne savait rien faire de ses dix doigts. « Presque », car cela faisait parti de son contrat passé avec Rose : Il lui devait une vie, et apparemment cette vie passait aussi par l'obtention d'un toit et de nourriture. Se prostituer ne lui causait pas de problème de conscience. Sur certain sujet, il était extrêmement pragmatique et tolérant, s'abstenant de juger à tout va des pratiques qu'il n'employait pas personnellement. Mais la petite souris, au vu de ce qu'elle lui avait dit à propos de l'honneur des prostitués, n'avait pas cette distance.

- Et toi, qu'est-ce que fait un petit garçon, qui n'en n'est pas un, tout seul sur les routes ?

Fugue, orphelin, pauvreté, quête d'aventure ? On achacun ses raisons de prendre la route et de quitter son chez soi... Surtout quand on en cherche un nouveau.


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