Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 A little break with my love [Pv Charles & Emma]

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MessageSujet: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Mer 17 Juil 2013 - 0:37
Le temps passe et file entre ses doigts.
Cela faisait un moment qu'Eliott avait arrêté de compter les jours, les semaines, les mois. Un nouveau petit quotidien s'était installé dans sa vie, la rythmant d'une toute nouvelle manière. Charles avait décidé qu'il ne quitterait pas ce monde et Eliott avait fait de cette décision la sienne, ne voulant pas quitter son ami. Mais comment survivre dans ce monde ? Ils s'étaient trouvé un travail.
Charles servait de guide pour l'Ambassade du Lecteur bien qu'Eliott ait du mal à cerner ce que cela signifiait réellement. Il n'avait pas vraiment conscience du danger qui se cachait derrière ce costume ridicule, sinon jamais il n'aurait laissé Charles partir ainsi.
De son côté, parce qu'il ne pouvait pas passer ses journées à rien faire et parce qu'un salaire de plus n'était pas de refus, il avait fini par trouver un travail en tant que cuisinier, lui aussi à l'Ambassade du Lecteur. Il remerciait pour cela sa mère qui lui avait donné goût à cet art et qui lui avait appris tant d'astuces et de coups de main. Cuisiner toute la journée pouvait être très fatiguant certains jours mais Eliott faisait avec, se contentant du fait qu'au moins il faisait quelque chose qu'il appréciait.
Leur travail leur avait ensuite permis d'obtenir  une chambre où dormir au sein même de l'Ambassade, ce qui leur permettait de réduire grandement les coûts. Avec plaisir, mais également le plus souvent avec supplice, Eliott partageait la chambre et le lit de son cher ami. Il fallait bien dire que ce dernier avait ses petits caprices et ses humeurs. Et malheureusement pour Eliott et sa libido, cela ne correspondait que trop rarement à ses propres désirs -pour ne pas dire besoins-.
Enfin, ils n'avaient évidemment pas révélé aux personnes travaillant avec eux la relation plus qu'amicale qui les reliait, gardant ce qui était intime dans l'intimité. Charles s'entendait particulièrement bien avec Aurélie, la grande patronne, ce qui déplaisait à Eliott car même si leur relation était purement amicalement professionnelle, le gris n'appréciait pas l'idée que Charles, s'entendant avec une femme aussi charmante, se dise que finalement, la compagnie de son ami n'était pas ce qu'il pouvait trouver de mieux. Bien qu'il se fasse certainement des idées, en se souvenant qu'il était la seule expérience sentimentale et sexuelle de Charles, Eliott ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire. Après, il essayait cependant de se raisonner et d'y penser le moins possible, ce qui était plutôt efficace la plupart du temps.
Néanmoins, ce qui angoissait le plus Eliott était les voyages de Charles. Parce qu'à chaque fois qu'il partait, Eliott ne pouvait pas le suivre et le perdait donc de vue, ne pouvant plus assurer son rôle auto-attribué de protecteur. Et ça, il avait du mal à le supporter. Heureusement qu'il revenait entier à chaque fois ! Le gris n'arrivait pas à savoir comment il réagirait s'il venait à apprendre que Charles était gravement blessé voire pire... Rien que d'y penser, cela lui donnait des frissons !

Eliott soupira et finit de préparer le poisson qu'il avait fait cuire. Il termina de le décortiquer, grignotant quelque peu au passage et l'installa correctement dans l'assiette avant de rajouter l'accompagnement. L'assiette rejoignit ensuite un plateau déjà bien fourni.
Charles n'était pas de voyage et se trouvait donc dans l'un des accueils de l'Ambassade. Et comme tout membre du personnel, il avait besoin d'être nourri. Eliott lui avait donc concocté un petit repas.
Le gris jeta un coup d’œil à l'heure. 13h19. Ils n'étaient pas débordés en cuisine, cela devrait aller. Il se redressa et haussa la voix pour être entendu de tous :

"Bon, je prends ma pause et je reviens !"

Ses collègues lui répondirent favorablement et Eliott attrapa le plateau avant de sortir des cuisines. Il passa d'abord aux vestiaires où, après avoir posé le plateau, il enleva son tablier et tous ses accessoires de cuisines, puis il reprit son chemin. Il traversa l'Ambassade et se dirigea vers l'accueil qui, lui semblait-il, était occupé par Charles. Heureusement pour ce dernier, quand il travaillait derrière le comptoir, il était dispensé de sa tenue excentrique.
Eliott passa le pas de la porte et regarda tout autour de lui, personne à l'horizon. Il s'approcha du comptoir avec un doux sourire sur le visage et déposa dessus le plateau.

"Une petite pause repas, Charles ?"

Ah... Il mourrait d'envie d'utiliser un des multiples surnoms affectifs possibles mais il se faisait violence pour utiliser son prénom afin de sauvegarder leur intimité. Après tout, n'importe qui pouvait entrer dans la salle à n'importe quel moment. De plus, il savait pertinemment que ce genre de surnoms gênait Charles -ce qui l'amusait plus qu'autre chose mais peu importe-.
Ah... Il mourrait d'envie de l'embrasser...


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Jeu 18 Juil 2013 - 17:03
Comment avait-il eu vent qu'un tel lieu existait dans ce monde ? A vrai dire, il ne saurait vous répondre quoi. Justement. Sûrement au coin d'une ruelle, dans une auberge, par un Lecteur... Pour tout vous dire, depuis sa pseudo confrontation avec la Reine sur la place des Exécutions et la chute interminable tout en haut de la falaise l'avaient complètement déboussolé ce qui l'avait poussé à trouver un lieu sûr pour remettre ses idées au clair et soigner ses plaies. L'Ambassade du Lecteur. Au début, il pensait juste y rester quelques jours pour se remettre de ses récentes blessures mais finalement, l'idée de travailler au sein même de cet établissement le convainquit. Au moins, il était nourrit et logé mais pour quel prix ? Parce qu'il avait beaucoup voyagé dans ce monde qu'Aurélie ainsi qu'Emma l'autorisèrent à travailler en tant que Guide. Guide ? Rien de tel ! En gros, le jeune homme devait se promener dans les différents royaumes et éventuellement relevé ce qui n'était pas normal oui ! Car depuis son admission, Charles semblait risquer sa vie tous les jours depuis qu'il s'en éloignait ! Mais pour le moment, il revenait sain et sauf. Mais jusqu'à quand ? Et quand il ne voyageait pas, le brun travaillait dans les bureaux de l'Ambassade pour remettre des dossiers en place ou bien actualiser certains dossiers sur les royaumes. Des fois, il était assigné à l'accueil dans l'espoir que des Lecteurs viennent car sinon c'était l'ennui total.

Le lit était confortable et ne grinçait pas. La chambre de location était correcte puisque les deux amants avaient une pièce pour la chambre commune, une salle de bain et une petite cuisine. Le nécessaire pour eux mais Charles passait très peu de temps dans le dernier lieu mentionné. En gros, il ne savait pas cuisiner et le soir, il était bien trop fatigué par les cris et les remarques incessants de la belle mais pas moins gracieuse d'Emma lui reprochant son manque de rapidité pour boucler les dossiers en cours. Mais au moins, c'était bien fait ! Concernant son compagnon ? Celui-ci travaillait dans les cuisines de l'Ambassade, préparant les différents repas de la journées ; un vrai cordon-bleu. Mais lui, il ne risquait pas sa vie en sortant... Car Charles était toujours recherché par le conte Friedrich bien que la dernière fois celui-ci se soit montré clément. La prochaine rencontre serait sûrement la dernière. Mais devait-il parler de cette histoire aux autres ? Non pour le moment, cela devait rester secret, jusqu'à ce que cela s'ébruite un peu. Et ce matin, il se réveilla seul dans le lit. D'ailleurs personne n'était au courant de leur étrange relation ; pour les autres, ils étaient colocataires car cela leur permettait de faire quelques économies. Eliott passait ses journées dans les cuisines et des fois, il sentait vraiment le gras et les épices ce qui le contraignait à prendre de bons bains ! Charles avait souvent mal au cœur et les fortes odeurs le rendait nerveux et très souvent irritable. Il ne digérait toujours pas le cas ombre.

Le garçon se leva alors du lit et la première chose qu'il faisait, était de regarder autour de lui. Seul. Il était seul et heureusement, il aurait très peur que cette folle lui saute dessus. Et comme chaque matin, il allait se débarbouiller le visage, faire sa toilette et manger un truc pour tenir jusqu'au repas du midi. Mais aujourd'hui, il ne sortait pas et donc par conséquence, il ne porterait pas cet accoutrement ridicule. Ce sera tenue normale pour un jour plutôt calme. Avant de quitter les lieux, il veilla à ce que tout soit parfaitement fermé et s'empressa alors de rejoindre son lieu de travail. Fort heureusement que les chambres étaient dans l'enceinte même de l'Ambassade ! Personne à l'accueil, comme d'habitude alors il s'installa confortablement derrière le comptoir et ouvrit un dossier où étaient glissées des feuilles vierges et d'autres avec quelques notes ; il devait faire les comptes personnels. Un truc ennuyant mais au moins ça l'occupait. Une plume à la main et se servant de sa tête, il se mit au travail. Ceci ne dura pas longtemps car un brin grognon -et ce sûrement à cause de la précédente nuit de travail- Emma déposa brusquement sur le comptoir de nouveaux dossiers dont Charles devait faire le tri dedans. Une autre distraction ?

Une distraction qui lui prit toute la matinée et bien plus. Le jeune homme ne se rendit même pas compte que l'heure limite pour se rendre dans la salle à manger était dépassée depuis une vingtaine de minutes. Bien qu'il n'ait pratiquement rien mangé au petit déjeuner, son ventre ne cria pas famine pour autant. Charles avait perdu l'appétit. Pourtant Eliott cuisinait vraiment bien ! Cependant, il était terrorisé à l'idée d'abriter la coupable d'un abominable crime -dont il n'était clairement pas le responsable- qui le mettait à ce point mal à l'aise sous ses pieds... Réfléchissant à comment s'en débarrasser, il ne remarqua pas sa présence et ne fut tiré de ses pensées que quand celui-ci déposa le plateau sur le comptoir. Sa voix résonna dans la salle puisqu'ils étaient tous les deux, seuls. Charles posa son regard sur lui, la bouche légèrement entre-ouverte. Une petite pause repas, mais il était quelle heure ?! Le brun émergea doucement tout d'abord en se frottant les yeux car il venait de passer une bonne matinée scotché sur des feuilles à en lire chaque ligne.

« Pourquoi, il est déjà si tard que ça ? Merci ! Je n'ai pas vu le temps pass... »

Charles s'arrêta net dans sa phrase quand il vit le plateau que son adorable cuistot lui avait préparé : du poisson... L'odeur était forte certes, il devait être appétissant mais là il n'avait absolument pas envie de manger un repas comme ça ! S'il avait prévu le coup, il lui aurait demander de préparer un truc rapide genre du pain et du beurre avec une tranche de jambon. Un truc classique, pas un plat aussi confectionné ! Surtout qu'en ce moment, manger lui semblait être un supplice... Mais comment lui faire passer le mot sans que cela ne le blesse ? Il s'était sûrement donné tant de mal pour le préparer et en plus la chair semblait être succulente mais là, c'était pas possible.

« Tu sais tu n'étais pas obligé de venir m'apporter ce plateau. Tu dois être débordé dans les cuisines et... Mais et toi, as-tu mangé ? »

Charles ne savait pas mentir et changer de sujet ne l'aidait pas vraiment. C'est avec une gêne incontrôlée qu'il regarda son amant. Il n'avait pas encore retrouvé l'appétit qu'il avait eu avant et ce n'était sûrement pas avec du poisson qu'il commencera. Le jeune homme en était désolé pour Eliott, vraiment mais ce midi il voudrait se passer de repas. Et d'habitude pour qu'Eliott se plie à son envie, Charles avait tendance à l'embrasser pour se faire pardonner mais là, impossible sur le lieu du travail. Impossible. Il devait alors trouver autre chose pour se faire pardonner. Une excuse ?

« Que suis-je bête, évidemment, tu es sur le lieu même. » lâcha-t-il en rigolant.

Quand Charles mentait, il avait se petit rire qui ne lui ressemblait pas. Mais impossible pour lui de le camoufler : Eliott savait bien trop de choses maintenant sur lui que lui n'en savait sur son amant ! Voyant que cela ne marchait pas mais qu'au contraire, cela semblait attrister le gris, le brun cessa alors de sourire bêtement et regarda le plat, la mine désolée :

« Excuse-moi, ce n'était pas très sympa... Mais tu sais, en ce moment je n'ai pas d'appétit alors je vais devoir refuser ton plateau. »

Le brun n'osa même pas le regarder, honteux. Les bras croisés sur le comptoir, il attendit que son compagnon se manifeste pour : un, soit le punir de son idiotie, deux, soit le forcer à manger le plateau ou bien trois, aller lui chercher autre chose. Mais étrangement, Charles optait plus pour les deux premières options. Eliott devait en avoir marre de son sale caractère qu'il avait en ce moment, c'était compréhensible après tout. Une vrai fillette des fois !



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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Jeu 18 Juil 2013 - 22:32
Vu sa surprise, Eliott devina aisément que Charles ne l'avait pas attendu arriver. Le brun le regarda, la bouche légèrement entrouverte. Ahla, que c'était indécent ! Il ne devrait pas attiser la flamme qui sommeillait en lui. Ah... Eliott avait vraiment envie d'embrasser les deux petites lèvres rosées qui lui faisaient face... Charles se frotta alors les yeux. Il fallait qu'il arrête de se tuer à la tâche. Quitter les pages des yeux un peu de temps en temps ne lui ferait pas de mal, au contraire ! Eliott soupira légèrement.

"Pourquoi, il est déjà si tard que ça ? Merci ! Je n'ai pas vu le temps pass..."

Un sourire avait commencé à naître sur le visage d'Eliott mais il se dissipa quand Charles s'arrêta net. Quelque chose n'allait pas ? Eliott baissa les yeux vers le plateau et se retint de soupirer, Charles n'appréciait pas spécialement le poisson mais il pouvait bien faire un effort ! Celui-là était bien frais et il était excellent, ça ne pouvait que lui faire du bien ! Le gris lâcha un soupir malgré lui, il savait que son brun avait perdu l'appétit depuis quelque temps et même s'il ne voulait rien lui dire, il se doutait que ce devait être quelque chose d'important pour provoquer ainsi un tel effet...!

"Tu sais tu n'étais pas obligé de venir m'apporter ce plateau. Tu dois être débordé dans les cuisines et... Mais et toi, as-tu mangé ?"

Eliott leva les yeux et les posa sur Charles. Evidemment qu'il avait déjà mangé, il passait son temps à grignoter en cuisine ! -ce qui n'était pas vraiment une bonne chose en fait...- Charles croyait vraiment qu'il ne voyait pas clair dans son jeu ? C'était quoi cette excuse merdique comme quoi il n'était pas obligé ou qu'il devait être débordé. S'il était venu, c'était bien que ça allait, non ? S'il voulait refuser son repas, qu'il le dise de suite et clairement !
Eliott continua de regarder Charles, l'air un petit peu désespéré. Oui, Charles était désespérant... Déjà il ne savait pas mentir et ensuite il suffisait de voir la gêne se répandre sur son visage pour deviner sans aucun problème que quelque chose n'allait pas.
Mais le gris n'allait pas laisser les choses se passer ainsi ! C'était hors de question qu'il se prive encore de repas, il allait finir par fondre sous ses yeux, s'écrouler de faim ou il ne savait quoi d'autre. Alors non ! Aujourd'hui il allait manger. Et il ne se laisserait pas amadouer de quelque façon que ce soit.

"Que suis-je bête, évidemment, tu es sur le lieu même."

Eliott n'oserait pas lui dire mais oui, il y avait des fois où il était vraiment bête. Et c'était quoi ce rire ? Le gris n'aimait pas ce rire, d'abord parce qu'il ne ressemblait pas à Charles et ensuite parce qu'il savait pertinemment, après tout ce temps passait ensemble, que ce rire là était celui qui accompagnait ses mensonges. Mais qu'est-ce qui arrivait à Charles pour qu'il puisse penser qu'une telle mascarade passerait ?
Eliott soupira à nouveau, l'air désolé. Il n'avait même pas envie de s'énerver tellement tout cela était triste. Charles dut le remarquer puisqu'il cessa de sourire avant de regarder le plateau, lui-même ayant un air désolé.

"Excuse-moi, ce n'était pas très sympa... Mais tu sais, en ce moment je n'ai pas d'appétit alors je vais devoir refuser ton plateau."

Ah ben voilà, au moins là il était clair. Pourquoi avoir fait tout ce cinéma ? C'était ridicule et surtout complètement inutile, une vraie perte de temps et d'énergie. Eliott continua de regarder Charles qui, lui, n'osait surement pas le regarder. Il devait certainement avoir honte, et il le pouvait. Cependant le gris ne se sentait vraiment pas de lui reprocher tout cela. Il n'était pas d'humeur et Charles non plus. Enfin bon, peu importait le refus de Charles, pour son bien, il devait manger.
Eliott soupira encore une fois et poussa légèrement le plateau sur le côté, le déplaçant un peu plus à gauche sur le comptoir. Il s'accouda ensuite à ce dernier et se pencha vers Charles. Son visage se rapprocha de ses cheveux. D'ailleurs, Charles avait les cheveux doux et ils sentaient toujours bons... Ah ! Ce n'était pas le moment d'avoir envie d'enfouir son visage dans ses cheveux ! Reprends toi Eliott !
Donc... Comment arriver à le convaincre de manger ? Peut-être devrait-il commencer par se venger gentiment de l'affront qu'il lui avait fait en lui mentant puis en refusant son plat ?

"Sweet heart..."

Ce n'était qu'un murmure, un doux murmure audible seulement de Charles dont les oreilles étaient à moins d'une dizaine de centimètres. Eliott sourit, il savait que cela allait gêner Charles, il n'aimait pas ce genre de surnom, encore moins quand ils n'étaient pas au lit et cela l'amusait plus que tout : le voir rougir puis s'agiter devant de telles marques d'affection. Le gris se rapprocha un peu plus de son visage et de son oreille gauche -qui est à droite pour Eliott-. Ah... Quelle adorable petite oreille rougissante ! L'envie de la mordiller traversa l'esprit du gris mais il rejeta l'idée, ce n'était vraiment pas le moment ! Un jour, toutes ces envies indécentes finiraient par causer sa perte...
Bon, sinon, Eliott ne devait pas oublier son but : faire manger Charles ! Il souffla légèrement dans l'oreille de Charles puis se redressa un peu, pour parler normalement.

"Il faut que tu manges. Tu as beau dire que tu n'as pas d'appétit, si tu ne te forces pas à manger, tu vas finir par t'écrouler."

Eliott ne rigolait plus, il était un ne peu plus sérieux. Après tout, même si Eliott ignorait le problème, il se doutait que ce n'était pas en se privant de repas que Charles le résoudrait ! Le gris se redressa complètement et croisa les bras. Bon, ça n'allait pas être suffisant, il fallait qu'il en remette une couche avant que Charles n'ait le temps de lui répondre.

"Et puis le poisson c'est bon pour le moral ! Ça met de bonne humeur et ça combat le stress."

Eliott, encore une fois, était très sérieux. C'était prouvé scientifiquement. Certes, il n'avait pas fait du poisson dans cet optique -mais seulement parce que c'était ce qui était prévu au plat du jour- mais ça n'en changeait pas pour autant les propriétés !
Bon... Après l'argument scientifique, que pouvait-il bien ajouter pour remettre une dernière couche ? Un argument affectif ? Pourquoi pas.

"Je sais que tu n'aimes pas trop le poisson mais tu peux bien faire un effort, non ? C'est pour ton bien que j'ai préparé ce repas... Je m'inquiète pour ta santé, tu sais ?"

Un petit mensonge de rien du tout ne pouvait pas faire de mal. Surtout qu'Eliott était bien meilleur menteur que Charles, il fallait dire qu'il avait presque passé toute sa vie à mentir. Presque. Et puis, il s'inquiétait vraiment pour la santé de son amant, bien plus qu'il ne s'était jamais inquiétait pour quoi que ce soit. Alors il pouvait bien lui faire ce petit plaisir et manger, non ?
Eliott attrapa le plateau et le tira devant Charles afin de le replacer en face de lui, lui lançant un petit sourire inquiet mais attentionné.
Toutes ses pensées indécentes attendraient.


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Ven 2 Aoû 2013 - 16:41
Ça n'avait clairement pas marché, mais absolument pas du tout. Et Eliott le connaissait bien maintenant : Charles ne savait pas mentir, surtout face aux personnes qu'il aimait. C'était trop dur de garder un mensonge pour soi, cela ne faisait que l'angoissait encore plus de son affreux geste. Depuis quelques temps, le brun se refermait sur lui-même, il ne parlait plus beaucoup de ses soucis à son compagnon de chambre et cela devait sûrement affecter le gris, d'où son envie qu'il mange ! Mais comment aborder le sujet sans se faire rire dessus ou se rendre complètement idiot d'un truc presque incompréhensible ? Pour le moment, Charles devait encore garder le secret, Eliott en prendra conscience plus tard. Le guide entendit alors le cuisiner soupirer et cela le stressa à nouveau, son corps tremblait légèrement, son cœur battait à toute allure. Eliott allait-il lui faire la morale, lui gronder dessus ? Ce serait la honte si d'autres apprenaient que le « petit bras droit » de l'Ambassadrice se faisait sermonner par un cuisinier... En fait, ce que Charles avait plus peur c'est qu'Eliott finisse par se lasser de ses sauts d'humeurs incessants et plus qu'agaçants. Mais contre toute attente, il ne le gronda pas comme une mère gronderait son enfant. Bien au contraire, il trouva une toute autre subtilité pour venir à bout de son but.

Le gris approcha son visage des cheveux du brun et d'un murmure sensuel, l'appela par un surnom que seuls eux connaissaient. Sweet heart. Comment osait-il l'appeler ainsi, dans un tel lieu ?! Ils n'étaient pas en pleine couche là, alors que cherchait-il ?! A se venger parce que le jeune homme avait refusé son plat en prétextant des excuses bidons ? Charles se mit soudainement à avoir froid et les bras croisés sur le comptoir où ses mains resserrèrent un peu plus leur étreinte sur ses avants bras, son angoisse devenant de plus en plus pesante, son ventre se resserra. Il n'aimait pas cette sensation car il la vivait depuis bien trop longtemps maintenant... Puis le visage du garçon devint rouge ainsi que ses oreilles, il avait chaud maintenant. Alors là, il lui fera payer cet affront ! Il souffla une dernière fois dans son oreille avant de se redresser, permettant au brun de le regarder en face, les joues rougies et la bouche entre-ouverte pour répliquer mais il se tut. Eliott prit la parole avant lui. « Il faut que tu manges. ». Ça il le savait mais pas pour le moment ce n'était pas une priorité pour le guide. Charles regarda alors en face de lui, l'air boudeur en écoutant le sermon d'Eliott : son visage était plus sérieux et il avait croisé ses bras pour accentuer ses propos. Et maintenant, ça enchaînait sur le moral ?! Bah voyons ! Et un argument affectif ? Si Eliott savait très bien que Charles n'aimait pas le poisson, pourquoi en avoir fait ? Surtout que pour un « vrai » repas qu'il n'avait plus prit depuis longtemps, il aurait plu lui faire un truc plus sain et moins gros... genre une part de quiche ou bien un sandwich... Eliott termina alors son speech en remettant le plat en face de son compagnon grognon, l'invitant alors à manger tout en souriant. Il était temps de reprendre des forces.

« Bon d'accord, je vais en manger de ton poisson mais ne comptes pas sur moi pour le finir ! »

Charles se retrouva perdant et dû se résoudre à en manger. Ce qu'il n'aimait pas chez le poisson, c'était de tomber sur une arrête et par conséquence de devoir le décortiquer pour toutes les trouver. C'était du vécu ; tout petit et ayant un appétit d’ogre à l'époque, il mangeait de grosses bouchées de tout mais il fut traumatisé par les poissons et ses maudites arrêtes. Depuis, il mangeait doucement et prenait le temps de vérifier. L'air peur convaincu par tous les arguments que son compagnon lui avait balancé, Charles prit les couverts ; la fourchette dans sa main gauche et le couteau dans la droite et commença à couper un petit morceau. C'est vrai qu'il avait l'air appétissant mais du poisson quand même ! Pourquoi tant de souffrance ? Charles veilla à ce qu'aucune arrête ne s'y trouve et porta le petit morceau dans sa bouche sous le regard amusé d'Eliott. Il devait être satisfait de lui le bougre... Charles veillera à ce qu'il soit puni mais pour ça il faudrait que son gage soit terrible à tel point de le rendre aussi docile et conciliant pendant un moment.

Le garçon continua de manger sous le regard de son amant, sûrement en train de savourer sa piteuse victoire. Ce n'éait pas pour autant que Charles mangera de bons plats aussi enrichissants dans les jours à venir. Quel supplice que de devoir manger du poisson, beurk ça n'avait même pas de goût sans sauce ! C'était trop lourd car la sauce était grasse... Voulait-il l'engrosser ? Oh le vilain, Charles n'était pas assez gros ? Avait-il peur de le casser lors de leurs puissants ébats ?! Charles posa alors ses couverts et le regarda droit dans les yeux, l'air sérieux :

« Voilà, je n'en mange pas plus. »

Charles n'en avait même pas mangé le tiers, une bouchée de plus et il pourrait rendre. Rien que l'odeur pourrait l'aider à se vider d'ailleurs... Et comme à son habitude, il n'y avait pas de saletés autour, le garçon savait manger proprement quand même. Il soupira à son tour avant de prendre à nouveau la parole, évitant alors à Eliott toute occasion de répliquer à son tour :

« Mais saches que ce petit affront de ta part ne sera pas sans conséquences... » commença-t-il en se levant de sa chaise et murmurant presque, non loin de son oreille « Privé de câlins pendant... euh... »

Quelqu'un le coupa net dans son élan le forçant à se redresser, honteux.


Un peu plus tôt, quelques secondes avant ce tragique accident ;
De l'autre côté du couloir, des bruits de talons résonnèrent. Une jeune femme avança tranquillement tout en tenant des dossiers sous son bras gauche et avec sa main droite, elle rehaussa ses lunettes qui avaient tendance à tomber sans arrêt. Il serait temps qu'elle demande à ce qu'on les lui redresse mais avait-elle le temps pour ça ? Sérieusement ? Il y avait de plus en plus de monde au sein de l'Ambassade et il fallait bien s'occuper de tout ce petit monde. Emma était la secrétaire et une amie très proche de la douce Aurélie, l'Ambassadrice. Mais depuis quelques temps maintenant, son amie avait engagé un jeune homme fort intéressant et mignon faut avouer mais étrangement, Emma avait du mal à le cerner. Lui et son compagnon de chambre entre autre. Pourquoi demander une colocation alors qu'ils auraient pu parfaitement vivre séparément ? Non décidément, Emma ne savait pas pourquoi et espérait qu'un jour, ils lui disent enfin l'étrange relation qu'ils entretenaient pour des Lecteurs modernes. Mais pour le moment, inutile de le harceler de questions en tout genre, Charles devait s'occuper de nouveaux dossiers pour cette après-midi et à cette heure-ci, il était forcément au comptoir, seul. Normalement seul...

Surprise, elle en lâcha ses dossiers qui s'étalèrent sur le sol : les feuilles se dispersèrent et se mélangèrent. Du travail supplémentaire. Elle rehaussa à nouveau ses lunettes, croyant à une plaisanterie ; depuis quand deux hommes étaient-ils aussi proches ?! Mais quand le Guide la vit, il se redressa vivement un semblant gêné. Novice dans la matière.


« Mais... que faites-vous ici ?! Vous n'avez pas de travail à faire dans les cuisines ?! »

Emma s'adressait clairement au gris car elle savait que le brun était censé être là et il y était lui. Sinon, si elle l'avait trouvé ailleurs, le pauvre Charles aurait passé un sale quart d'heure ! C'est alors que son petit Guide s'empressa de la rejoindre, commençant à ramasser quelques feuilles éparpillées sur le sol. Elle le laissa faire et même s'adresser à elle.

« C'est de ma faute. Eliott ne m'a pas vu ce midi et donc il m'a apporté de quoi me restaurer. En effet, je n'ai pas vu l'heure tourner. »

Emma eut envie de croire à ce mensonge mais c'était la vérité ; elle vit sur le comptoir un plateau repas qui d'ailleurs commençait à empester dans la salle. C'était une hécatombe, elle n'en croyait pas ses yeux. Ces deux garçons allaient la rendre folle ! Elle serra les poings :

« Je veux rien savoir ! A cause de vous, j'ai fait tomber toutes les feuilles si bien rangées ! Et bien pour punition, vous allez passer l'après midi à les ranger correctement ! Tout de suite !! » ordonna-t-elle.

Puis voyant que le message était bien passé, elle tourna les talons et quitta la salle, hors d'elle. Pourvu que personne ne lui demande ses services, elle était déjà bien énervée ! Elle pourrait les envoyer boulet rapidement. Pauvre Emma, ces deux garçons lui donnaient vraiment du travail. Même si un de deux était efficace...

Quand elle quitta la salle, Charles foudroya son amant du regard ; non seulement il lui avait fait perdre un temps précieux dans son travail avec cette histoire de poisson mais en plus, il allait encore plus en perdre à ranger des feuilles dans des dossiers ! Cela pouvait prendre énormément de temps... Le brun continua de les ramasser tout en marmonnant :

« Plus d'un mois... »

Punition dite. Maintenant, ne restait plus qu'à l'exécuter.



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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Mar 13 Aoû 2013 - 16:56
Charles regardait Eliott, un air boudeur affiché sur son visage, semblant attendre la fin du petit discours du Cuisinier. Eliott n'était pas dupe, il se doutait que Charles était capable de décortiquer son discours et d'y séparer les différentes phases, d'ailleurs il semblait que la première ne lui avait vraiment pas plu. Mais à vrai dire, plus qu'une petite vengeance, c'était en plus un moyen de calmer un peu ses ardeurs puisque la seule envie qui l'habitait réellement était de renverser Charles sur le comptoir et tout ce qui s'en suivait. Mais en tant qu'homme civilisé, il ne pouvait évidemment pas se permettre de le faire. Quant aux autres arguments... il espérait au moins que Charles comprendrait l'essentiel du message : il était nécessaire qu'il mange.

"Bon d'accord, je vais en manger de ton poisson mais ne comptes pas sur moi pour le finir !"

Eliott le regarda, un peu surpris. En effet, il ne s'attendait pas à ce qu'il capitule aussi facilement. Quand le brun attrapa ses couverts, le gris lâcha un soupir de soulagement accompagné d'un petit sourire. Il remarqua alors que Charles semblait vérifier s'il n'y avait pas d'arêtes, ce qui surpris Eliott puisqu'il avait, comme à son habitude, désarêter le poisson. Alors certes, il pouvait éventuellement rester une ou deux arêtes mais elles devaient être suffisamment petites pour être avalées. Il faillit faire la remarque, mais en voyant l'air peu convaincu de Charles, il décida finalement de ne rien dire, le regardant manger. Voir Charles vérifier à plusieurs fois avant chaque bouchée arracha un sourire à Eliott, il était trop mignon...
Mais contrairement à ce que pouvait penser Charles, Eliott ne savourait pas une quelconque victoire. Il était juste soulagé de pouvoir se dire que ce n'était pas aujourd'hui que Charles s'écroulerait de faim. Mais l'angoisse subsistait, rien n'était encore jouer, il faudrait encore le faire manger demain et tous les jours qui s'ensuivront. En tout cas, au moins jusqu'à la résolution du fameux problème dont il ignorait tout.
Charles posa ses couverts et regarda Eliott dans les yeux. Ce dernier jeta un coup d'oeil à son assiette, il n'avait même pas manger un tiers. Cependant, c'est avec tout le sérieux du monde que son brun lui annonça :

"Voilà, je n'en mange pas plus."

Eliott soupira mais il n'insisterait pas, c'était déjà ça. Le gris leva la main et la dirigea au-dessus du plateau. Il s'apprêtait à attraper la fourchette de Charles afin de l'utiliser et de finir ce qu'il restait, hors de question de laisser des restes ! Néanmoins, il fut interrompu par le brun soupirant qui devait craindre qu'il ne réplique. Celui-ci, pour appuyer ses paroles, se leva de sa chaise et murmura près de son oreille :

"Mais saches que ce petit affront de ta part ne sera pas sans conséquences... Privé de câlins pendant... euh..."

La main du cuisinier se bloqua net. Comment ? Il releva les yeux vers Charles et le fixa. Son affront ? Quel affront ? Il ne voulait que son bien et sa santé ! Et c'était ainsi qu'il était récompensé ? Ah ben bravo la reconnaissance, ça faisait toujours plaisir de rendre service aux gens et d'être attentif à eux et à leurs besoins ! Et le pire... Le pire était sans doute le sujet sur lequel portait la vengeance de Charles. Il ne pouvait pas lui faire ça ! Surtout pour avoir voulu lui sauver la mise... C'était vraiment injuste ! Eliott allait répliquer mais Charles se releva brusquement, la honte remplissant son visage, regardant sur le côté.
Eliott tourna donc la tête pour voir ce qu'il en était. Devant la porte, avec à ses pieds de nombreuses feuilles éparpillées se tenait la secrétaire personnelle d'Aurélie. Comment c'était déjà...? Ah oui. Emma Sasuni. Elle semblait particulièrement surprise de les voir ensemble, surtout aussi proche. Eliott pouvait le comprendre mais ce qu'il n'appréciait pas était la réaction flagrante de Charles : il avait honte. Cela faisait toujours plaisir de savoir que celui qu'on aime a honte d'être vu aussi proche de soi... Eliott retint un soupir et regarda Emma le plus simplement du monde. Il n'avait rien à se reprocher et il pourrait être surpris à embrasser son brun, il ne serait gêné que vis-à-vis de ce dernier puisqu'il le lui reprocherait certainement. D'ailleurs, il allait surement le faire...

"Mais... que faites-vous ici ?! Vous n'avez pas de travail à faire dans les cuisines ?!"

Ah, la petite brunette s'adressait à lui. Il ouvrit la bouche pour répliquer, après tout, il avait toutes les bonnes raisons du monde d'être là, mais il fut stoppé par Charles qui s'empressa de la rejoindre et de commencer à rammasser les papiers qu'elle avait du faire tomber. Ahla... Il ne manquait plus que Charles fasse le lèche-bottes... Le gris retint de justesse son soupir.

"C'est de ma faute. Eliott ne m'a pas vu ce midi et donc il m'a apporté de quoi me restaurer. En effet, je n'ai pas vu l'heure tourner."

Oh ? Il ne l'accusait même pas ? C'était généreux de se part mais après tout, il n'avait pas totalement tort. Il n'était là que parce que Charles refusait de manger. On pouvait donc en déduire que c'était sa faute... Mais Eiott ne voyait pas les choses comme ça et se fichait d'être accusé, il ne se sentait pas en tort. Emma serra les poings et ordonna, énervée :

"Je veux rien savoir ! A cause de vous, j'ai fait tomber toutes les feuilles si bien rangées ! Et bien pour punition, vous allez passer l'après midi à les ranger correctement ! Tout de suite !!"

Aucun des deux garçons ne bougea et elle tourna les talons avant de quitter la salle d'un pas rapide et de disparaître. C'était une blague ? Elle était la seule fautive, pourquoi avait-elle lâché ses feuilles ? Ils ne faisaient rien de bien choquant ! Et Eliott ne pouvait pas exécuter son ordre, il allait falloir qu'il retourne en cuisine. Il jeta d'ailleurs un coup d'oeil à l'horloge de l'accueil. Il ne lui restait que cinq-dix minutes de pause. Eliott sentit alors un regard posé sur lui et tourna la tête ce qui lui permit de voir Charles le foudroyer du regard. Ah parce qu'en plus c'était sa faute ? Il le savait ! Ca allait forcément finir comme ça... Eliott soupira.

"Plus d'un mois..."

Eliott fixa un petit moment Charles ramasser les feuilles avant de réaliser ce qu'il voulait dire. Et puis quoi encore ? C'était sa fête aujourd'hui ? Les poings du gris se crispèrent. Et malheureusement, il ne pouvait même pas se dire "je retiendrais" pour la prochaine fois parce qu'il savait que si c'était à refaire, il referait la même chose. Il regrettait rarement ses actes et ce n'était pas le cas aujourd'hui.
Il s'avança rapidement vers Charles et les feuilles, énervé. Il s'accroupit, d'un grand geste il rassembla les feuilles restantes en un tas, le souleva et le posa dans les mains de Charles, le regardant dans les yeux.

"Eh bien pardon de prendre soin de toi."

Sa voix était sèche, aucun sourire n'éclairait son visage et son regard était plutôt froid. Il se leva rapidement et se dirigea vers le comptoir, ajoutant :

"Je suis désolé mais il faut que je retourne travailler. Je passerais ce soir pour voir si tu as encore besoin d'aide."

Sa voix ne transcrivait pas de sentiment en particulier, il énonçait juste des faits. Il attrapa le plateau et fixa la pomme qui s'y trouvait. Même énervé contre lui, il ne pouvait s'empêcher d'avoir des petites attentions, il était désespérant. Il reposa le plateau, attrapa la pomme, la posa sur le comptoir et reprit le plateau en main. Il tourna à son tour les talons et s'avança vers la sortie, lançant :

"Mange au moins cette pomme, Honey."

Mais contrairement au dernier surnom affectif qu'il avait murmuré avec douceur, amour et sensualité, celui-ci était appuyé, empreint d'ironie, peu agréable. Disparaissant dans le couloir, Eliott regretta un peu le ton qu'il avait utilisé, juste un peu. Il espéra également que cela le ferait réfléchir sur ses actes bien qu'il soit loin d'en être convaincu. Mais il avait aussi le droit de laisser aller ses humeurs quand il était énervé, non ?
Il retourna en cuisine, finit le plat de Charles et se remit au travail.

~~~~~~
Eliott espérait que Charles s'était calmé. Après tout, le priver de câlins pendant un mois était impensable ! Déjà qu'il était loin du quota qui lui conviendrait... Eliott détestait penser ceci mais si Charles continuait de se refuser ainsi à lui, la nature allait être plus forte que ses sentiments et il finirait pas aller voir ailleurs, pas dans le sens où il quitterait Charles. Jamais il ne pourrait faire une chose pareille ! Mais dans le sens où il ne manquerait pas de choix pour des aventures d'un soir, d'autant plus que Charles était souvent absent, au final, il ne s'en rendrait surement même pas compte.
Eliott secoua la tête et accéléra le pas vers l'accueil où se trouvait Charles. S'il avait encore besoin d'aide, il pourrait peut-être se rattraper un peu. Il passa la porte et remarqua que Charles était plongé dans ses papiers. Il s'avança doucement et demanda d'une petite voix douce et attentionnée.

"Excuse-moi, tu as besoin d'aide ?

Pourquoi sa voix était aussi gentille ? Il essayait de se faire pardonner ? Mais de quoi ? Il n'était pas fautif ! Mais si même lui commençait inconsciemment à le penser, ça n'allait pas du tout... Et il ne manquerait plus que ça renforce l'idée de Charles qu'il était fautif !
Il lui adressa malgré tout un petit sourire et attendit sa réponse.


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Mar 20 Aoû 2013 - 15:54
C'était peut-être un peu exagéré d'avoir prononcé cette pseudo-sentence surtout que le gris aimait trop les câlins et le brun peu à son goût. Mais Charles avait l'impression qu'Eliott le couvait trop depuis qu'ils s'étaient retrouvés. Ce n'était plus un enfant maintenant mais un adulte, n'est-ce pas ? Eliott voyait-il en son amant un petit frère qu'il aurait aimé avoir ? Il avait connaissance des conséquences que cela pourrait entraîner sur son propre organisme, il n'était pas idiot quand même. Cependant, depuis qu'ils étaient ensembles, depuis qu'ils étaient maintenant en colocation et donc presque tout le temps l'un sur l'autre, Charles devenait de plus en plus chiant. Oui. C'était l'adjectif qui le qualifiait le mieux en ce triste moment. Il avait confiance en son compagnon et amant là il n'y avait aucun soucis, il savait qu'Eliott faisait ça pour son bien et veillait à ce qu'il se nourrisse bien pour préparer sa prochaine mission mais le guide n'avait pas le moral : il faisait toujours le même cauchemar depuis son dernier retour sur le terrain. Noire était trop oppressante et savoir qu'il hébergeait la personne -ou la chose- responsable de son propre malheur ne l'aidait pas plus, bien au contraire. Au final, il ne savait même pas ce qu'elle était venue faire dans ce monde-ci ; avait-elle un but bien plus précis que celui de protéger son « maître », ou bien attendait-elle le bon moment pour déguerpir et s'en prendre involontairement à Charles ? Pourquoi alors le faire souffrir au point qu'un Conte veuille le tuer ? Si Charles mourrait, elle disparaîtrait à son tour. Alors quoi bon sang ?! Et pourquoi ne pas en avoir parlé à autrui ? Il aurait très bien pu en discuter avec d'autres personnes comme Aurélie l'Ambassadrice ou bien sa secrétaire Emma mais Charles était trop renfermé sur lui-même quand quelque chose le tourmentait. Sauf là fois où ils s'étaient retrouvés dans la maisonnette, le jeune homme était complètement désespéré et anéanti et donc sensible à la moindre petite faiblesse le tiraillant. Là, c'était différent car Charles avait un travail -de quoi subvenir à leurs besoins et payer toutes les charges de leur loyer- mais il ne voulait pas le perdre avec cette histoire d'Ombre sous peine de le prendre pour un abruti fini, un fou dont la fin était proche et n'attendait plus qu'on le mène vers son centre. Cette histoire était sûrement sortie de l'imagination débordante et dérangeant d'une personne peu étrangère à ce monde...

Emma était retournée à ses propres occupations, laissant les deux jeunes hommes en peine dans la grande salle silencieuse. Si Charles était une jeune femme, il serait dans la période dite « chiante ». Malheureusement pour lui et sûrement heureusement pour Eliott, ce n'était pas le cas, donc pas d'excuse de ce genre là  pour se défendre. Mais ce n'était pas le moment de trouver des excuses, Charles devait ramasser les feuilles que sa supérieure avait fait tomber ; encore du boulot ! Était-ce de la peine de le voir se tuer le dos à ramasser cette paperasse ou bien parce qu'il était lent qu'il venait l'aider ? Le jeune lecteur le regarda faire un peu surpris mais regretta rapidement son geste ; Eliott était en colère parce qu'il n'appréciait sûrement pas que Charles le punisse d'où son regard froid et appuyé ainsi que sa voix sèche. C'était bien la première fois qu'il le voyait dans cet état. Le guide continua de le regarder sans prononcer mot se diriger vers le comptoir après lui avoir donner le tas de feuilles. Comment ça il fallait qu'il aille travailler ?! Le brun voulut se manifester, prouver qu'il pouvait lui aussi avoir le dessus sur son compagnon afin qu'il reste ici pour l'aider mais le ton qu'Eliott avait pris pour répliquer l'angoissait. Quelque chose n'allait pas et Charles en était la cause... Le gris laissa sur le comptoir non loin des premiers dossiers sur lesquels travaillait son amant, une pomme bien rouge tout en l'invitant à la manger. Mais le dernier nom affectif qu'il prononça avant de quitter la salle le laissa sur place. Puis le silence s'installa rapidement et il fallut quelques secondes de réflexion au brun pour répliquer -dans le vent- ;

« Mais laisse-moi tranquille à la fin ! Abruti !! »

Mais le silence regagna à nouveau la salle et Charles se retrouva seul. Il ne lui restait plus qu'à travailler, encore. Et il ne savait pas trop s'il préférait être sur le terrain ou bien être assis sur une chaise à longueur de journée... Risquer sa vie ou bien s'engueuler avec son amant ? Reprenant son calme, le brun alla s'installer sur sa chaise derrière le comptoir et se remit au travail : étant donné qu'Emma avait besoin de ses dossiers, il travailla d'abord sur eux et ensuite, quand il aura fini il pourra s'occuper de son propre travail. Inutile de ramener du boulot chez eux, il en avait déjà marre. Le temps défila doucement au début puis une fois remis dedans, Charles ne vit pas les heures passées. Après sûrement deux ou trois heures, peut-être même quatre ou cinq heures après cette petite engueulade, il leva son nez de ses papiers pour se masser les yeux commençant à fatiguer. Son regard se porta sur la pomme rouge qu'Eliott lui avait recommandé de manger. Une pomme... du sucre... de l'énergie en quelque sorte mais ça ne marchait pas comme ça finalement. Charles soupira un grand coup avant de la prendre dans sa main droite pour la poser près de lui. Il s'amusait à tourner la tige de la pomme sans grande force mais comme font pratiquement tous les enfants en récitant l'alphabet dans leur tête ou bien comptant dans l'espoir de connaître l'âge du pommier jusqu'à ce que la tige cède. Etait-il fautif ? Pourquoi se comportait-il ainsi avec lui depuis qu'il était rentré de sa précédente mission ? Tout semblait aller mieux avant que cette histoire ne vienne le torturer. Peut-être qu'il n'était pas fait pour être avec quelqu'un, que ce monde n'était pas fait pour lui après tout. Ce n'était qu'un étranger.

Elle était sucrée et peu juteuse. Un peu ferme mais ça allait. Charles s'octroya alors une petite pause de quelques minutes pour déguster son repas. Il rangea le trognon dans un mouchoir qu'il rangea dans sa poche, il le jettera plus tard. Il était temps de se remettre au boulot. Personne ne passa dans le hall car l'Ambassade n'était pas ouverte aujourd'hui pour un petit inventaire. Et puis les demandes d'admission se faisaient rares en ce moment alors Charles était sollicité pour ce genre de tâches. Il se remis au travail jusqu'à ce qu'une petite voix éclaira la salle devenue sombre ; la bougie n'allait pas tarder à s'éteindre, terminant ses derniers centimètres de corps gras. Elle n'avait plus la même intensité qu'au début. « Excuse-moi, tu as besoin d'aide ? ». Charles ne releva même pas son nez de ses papiers car il savait que c'était Eliott. Emma était passée il y a peu pour récupérer ses dossiers et prendre congé de la journée. Dans l'Ambassade, il ne devait rester plus qu'eux à cette heure si tardive. Le brun n'était pas fatigué, juste un peu mal au cou d'être toujours baissé comme ça. Heureusement, demain il ne travaillera pas autant. Il boucla rapidement un dossier en signant puis le referma devant son amant qui s'était rapproché du comptoir. Il posa délicatement la plume en ayant pris soin d'essuyer l'encre qui restait dessus.

« J'ai terminé à l'instant même. » il se leva, prenant sous son bras les dossiers « Et je n'ai pas faim. Rentrons. »

Charles passa devant Eliott sans le regarder et se dirigea alors vers la sortie du hall en direction des chambres. Il en avait marre d'avoir passé toute sa journée le cul sur une chaise, tout ce qu'il voulait c'était se retrouver dans son lit, dormir en toute tranquillité, l'esprit reposé. Mais ce sera pas le cas. Pas tant que cette histoire saugrenue ne soit réellement terminée. Charles marcha dans le long couloir menant aux chambres des locataires en silence pour ne pas gêner les autres. Leur chambre était située un peu plus à l'écart vu qu'ils étaient deux et surtout pour éviter que d'autres n'entendent leurs cris de jouissance. Il valait mieux rester discret encore un moment, surtout que souvent les relations homosexuelles étaient très mal vues dans certains pays. C'était le cas ici ? Ils n'en savaient rien alors évitons de s'attirer des ennuis. Le brun ouvrit la porte et rentra en premier. Il posa les dossiers sur la table commune, jeta au passage le trognon dans son mouchoir et s'empressa de se rendre dans sa chambre pour se changer et se mettre à l'aise. Il avait tellement envie de dormir. Le guide se déshabilla et mit ses affaires de nuit, il n'avait même pas le courage de prendre un bain. Eliott n'était pas loin, peut-être même qu'il était à l'entrée de la chambre le regardant se changer comme à son habitude. Espérait-il que son brun change d'avis concernant la punition ?

« Inutile de rester là à me regarder, je ne changerai pas d'avis. Si je peux me passer de sexe pendant un mois, tu le peux toi aussi. »

C'était direct, sans aucune émotion forte ou appuyée pour soutenir sa réplique. Le brun termina de boutonner sa chemise et était donc prêt à aller se coucher. Il ne comprenait pas son envie irrésistible de faire l'amour pratiquement tous les jours. C'était un truc à chopper des saletés et puis en plus c'était Charles qui souffrait ! Eliott prenait son pied alors que le brun ne l'avait encore jamais « prit ». Une chose qu'il ne connaîtra pas. Sûrement jamais. Et ce n'était pas l'excuse principale, bien sûr qu'il aimait le faire mais de temps en temps, voire rarement car le plaisir revenait et c'était plus intense. Mais là c'était net, aucune envie, aucun désir n’émanait de son corps. Et Charles ne se laissera pas faire ; il était déjà incapable de se défendre face à un type le menaçant de mort alors il n'allait pas se rabaisser à ne pas pouvoir se rebeller un peu contre son amant pour une futilité pareille.



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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Dim 27 Oct 2013 - 21:55
Charles ne réagit pas à la question d'Eliott ce qui arracha un soupir à ce dernier. Il avait pourtant fait des efforts pour ne pas être énervé. Et là... La réaction du brun avait pour seul effet de l'irriter. La concorde semblait tout à coup bien lointaine. Eliott se contenta donc d'observer son brun signer un papier avant de refermer le dossier qui le contenait. Et, après avoir posé sa plume, Charles finit par se lever en répondant enfin à sa question :

"J'ai terminé à l'instant même. Et je n'ai pas faim. Rentrons."

Eliott retint un soupir, la remarque de Charles était désespérante, surtout que le gris n'allait rien dire à ce propos. Rien dire ne signifiant pas rien penser, il n'allait rien dire. C'est qu'il n'avait pas vraiment envie de repartir dans une dispute, bien qu'il préférerait que Charles mange de nouveau, évidemment. D'ailleurs Eliott remarqua que la pomme qu'il avait laissée ne se trouvait plus sur le comptoir. Avec un peu de chance, Charles l'avait mangée. Eliott espéra surtout qu'il ne l'avait pas jetée.
Les dossiers sous le bras, Charles passa devant Eliott sans un seul regard, ce qui exaspéra Eliott à nouveau. Contrairement à lui qui voulait tout faire pour qu'il se réconcilient, le brun semblait être dans la pensée opposée. A croire qu'il voulait envenimer la chose. Ah ben s'il voulait le quitter, c'était sûr qu'il avait trouvé la bonne technique, dans le cas contraire, il allait vraiment devoir faire attention à son attitude...
Eliott, mortifié, suivit Charles jusqu'à leur chambre sans une parole. Il considéra, outre le fait qu'il voulait calmer le jeu entre eux, qu'il n'était pas nécessaire d'informer toute l'Ambassade. Il savait que s'il commençait à parler, il allait s'énerver et le ton pouvait très vite monter avec lui. Eliott n'avait pas vraiment l'habitude de s'énerver ou de hausser la voix mais quand il le faisait, ce n'était jamais à moitié.
Le chemin sembla affreusement long. Il faut dire que leur chambre n'était pas vraiment la porte à côté, on pouvait carrément dire qu'elle était complètement isolée dans une aile désertée de l'Ambassade. Ce qui n'était pas plus mal. Déjà que Charles retenait la grande majorité de ses cris -par ego certainement, sinon allez savoir-, s'il devait en plus craindre que d'autres l'entendent, c'est Eliott qui ne l'entendrait jamais... Le gris soupira, il aimait tellement entendre Charles gémir son nom... Mais il s'égarait un peu. Beaucoup. Beaucoup trop. Allez, maintenant il mourrait d'envie de le prendre... C'était mauvais, très mauvais. Parce que Charles n'était vraiment pas d'humeur -et puis il y avait cette fameuse "punition"-. Quel gâchis. En effet, le jour où Eliott ne serait pas d'humeur pour ce genre de choses, il en serait le premier surpris !
Charles ouvrit la porte et rentra dans la chambre. Eliott le suivit en silence et ferma la porte derrière eux. Bon, maintenant ils étaient seuls. Charles posa ses dossiers sur la table et lança dans la poubelle un mouchoir qui se trouvait dans sa poche. Cela retint un instant l'attention d'Eliott, mais quitta vite son esprit quand le brun se dirigea avec un empressement visible vers la chambre. Eliott le suivit, toujours sans un mot.
Charles se déshabilla et son amant le dévora des yeux. Malgré l'expression froide présente sur le visage du brun, Eliott ne pouvait pas résister à l'envie d'enlacer ce corps si sensuel qui semblait l'appeler, lui murmurer de le toucher, lui crier de le prendre. Le gris ferma les yeux. Il fallait qu'il se reprenne. Ils savaient tous les deux à quel point sa libido était démesurément élevée mais ce n'était vraiment pas le moment de lui montrer qu'il ne pouvait pas du tout la contrôler. Il devait garder la face, au moins un minimum, histoire de.

"Inutile de rester là à me regarder, je ne changerai pas d'avis. Si je peux me passer de sexe pendant un mois, tu le peux toi aussi."

Eliott rouvrit brusquement les yeux et fixa Charles qui finissait de boutonner sa chemise. Comment pouvait-il dire une chose pareille d'une voix aussi froide ? Comme si ça ne le concernait pas ? Il savait pourtant à quel point c'était difficile pour lui de tenir plus d'une semaine, ce qu'il avait fait à plusieurs reprises au début de leur relation ! D'ailleurs, quand ils s'étaient séparés pendant un mois, ça avait été très pénible mais encore, durant cette période, il n'avait pas vu l'objet de son désir tous les jours ! C'était ça le plus difficile à supporter : le voir chaque jour, le désirer à chaque instant et ne pouvoir que l'effleurer. Et puis, comment ne pas mourir d'envie de l'enlacer et de le mettre dans de tels états qu'il ne puisse même plus penser à quoi que ce soit, quand il était réveillé en pleine nuit par ses mouvements agités et son visage tiraillé par il ne savait quel cauchemar sans nom ? Et pourquoi ? Pourquoi Charles refusait-il à ce point de lui parler de ce cauchemar qui l'obsédait et qui lui coupait l'appétit ? Ça en devenait particulièrement inquiétant !
Eliott serra les poings, s'avança vers Charles, lui attrapa le poignet et le tira avec force vers le lit. Le brun tomba donc brusquement sur le lit et, avant qu'il ne puisse réagir ou protester, Eliott monta également dessus, à quatre pattes, surplombant Charles. Il le fixa dans les yeux. Ces yeux si séduisants, si ensorcelants... Pourquoi le regardaient-ils avec tant de froideur ? Avant que le brun ne puisse dire un seul mot, le gris l'embrassa avec fougue, se saisissant de ses poignets, l'immobilisant. Puis, reprenant son souffle, Eliott le regarda avec un air triste, presque mélancolique.

"Pourquoi refuses-tu de me parler ? De me parler de ce qui te ronge, de ce qui te torture ? ... De ce qui te rend si distant ? Et d'où tu me sors une absurdité pareille...? Tu sais pourtant ce que ça représente pour moi ! Ne peux-tu pas simplement accepter cette obsession qui fait partie de ma nature ? De mon être...? Et puis quel rapport avec tout le reste ?! N'est-ce donc que la seule emprise que tu penses avoir sur moi ?!! Et comment peux-tu me reprocher d'être attentionné ? N'est-ce pas le monde à l'envers ?!"

Il haussait de plus en plus la voix et son ton semblait particulièrement accablé et de plus en plus désespéré. Sa voix tremblait légèrement, soulignant sa tristesse naissante. Ses yeux se mettaient à briller. Sa poigne se resserrait sur les fins poignets de son amant. Il avait l'air au bord du gouffre, il n'en pouvait plus. Il voulait une réponse et il savait qu'il ne l'aurait pas.
Son front tomba dans le cou du brun. Sa peau était chaude. Son odeur était envoûtante.

"Oh Charles..."

Ce n'était plus qu'un murmure mais sa voix était sensiblement vacillante. Il répéta son murmure une seconde fois. Puis, alors qu'une goutte unique glissait dans le cou de Charles, Eliott ajouta, toujours aussi faiblement mais avec une incompréhension marquée, quelques mots :

"Pourquoi ton corps est-il le seul à être honnête avec moi...?"


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Mar 29 Oct 2013 - 18:06
Le Lecteur était perdu. Complètement perturbé et anéanti. Que devait-il faire alors pour surmonter toute cette angoisse l'oppressant à chaque minute ? Devait-il demander une nouvelle mission afin de s'éloigner de son amant pendant quelque temps, évitant alors ces questions incessantes qu'il répétait à longueur de journée ? Attendre que cela se passe dans un coin éloigné le temps qu'elle ne vienne pourrir son être de l'intérieur  ? Là-bas, au moins, personne ne saura ce qu'il sera devenu... Une éventualité que Charles pensait à chaque instant car il ne pouvait se permettre de mettre des gens ignorants dans la confiance et ainsi les mettre en danger. Par dessus tout, il était hors de question qu'il lui en parle. Eliott ou bien une personne lambda ne comprendrait. Même Charles avait du mal et pourtant, elle était bien réelle. Cette sordide histoire le terrorisait de l'intérieur. Il hébergeait en lui une telle entité. S'il avait eu la force, il aurait pu la maîtriser pour s'en servir, pour qu'elle le protège de tous ces Contes dangereux mais le brun avait trop peur que ce soit elle qui le contrôle finalement.

Pendant leur traversée de l'interminable couloir si sombre à cette heure si tardive, Eliott n'avait dit mot. Car il aurait bien pu forcer la main et contraindre Charles à lui raconter ses malheurs sous une poigne que lui seul connaissait. Mais rien de cela ne se produisit. Pourtant, le guide sentait à quel point son amant avait envie de se jeter sur lui, qu'importe le lieu. Ils savaient tous les deux jusqu'où il pouvait aller. Le soucis, c'est que Charles avait peur qu'en se laissant aller, son Ombre ne se manifeste et l'agresse en pensant que celui-ci lui veuille du mal. Il devait garder son calme et ne pas succomber à la pression, apprendre à maîtriser ses émotions. Pendant un moment sûrement. Suite à ses mots douloureux, le jeune homme plia ses affaires dans l'armoire mais la crainte pouvait se lire dans ses yeux. Il n'était pas nécessaire de dire cela mais c'était sorti tout seul et s'excuser n'y changerait rien. S'il voulait se faire entendre, le brun devait passer par là, tant pis si cela laissait des cicatrices... Des cicatrices hein... Les médecins de l'Ambassade s'étaient bien occupés de lui, de très bons chirurgiens avaient fait en sorte que la plaie soit peu visible mais elle était toujours aussi bien dessinée sur sa peau et présent dans sa mémoire. Le mal était fait.

Une fois habillé, le garçon se redressa et lorsqu'il s'apprêta à fermer les portes de l'armoire, son amant se jeta sur lui pour lui attraper le poignet droit. Une poigne solide et puissante. Le dominant n'était pas le brun. Bien au contraire. D'une violence peu connue alors jusque là, le gris le tira de force vers le lit et le brun tomba alors brusquement dessus. Il ne put manifester sa colère ou son désarroi qu'Eliott passa au-dessus de lui, à quatre pattes, lui empêchant alors toute réplique en saisissant ses poignets. Une scène bien déconcertante et humiliante. Une situation banale que Charles connaissait trop bien. La soumission. Alors que Charles s'apprêtait à dire mot, Eliott se saisit rapidement de ses lèvres pour l'embrasser et ainsi empêcher toute manifestation de sa part. Une fois les quelques secondes écoulées où leur langue s'était entremêlée, le gris se redressa et son visage dessina un air mélancolique. Il avait de la peine, était empli de tristesse mais sûrement de colère aussi.

Charles écouta son monologue, toujours en position d'infériorité, de soumission qu'il connaissait maintenant trop bien. C'était facile pour lui de déballer tout ça, il était dans une position lui permettant cela, forcément, il avait un bon appui. Intérieurement, Charles répondait à ses questions ; parce qu'il n'avait pas forcément l'envie de lui parler. Surtout de lui parler de cette chose qui le rongeait chaque jour, à chaque heure... Est-ce que son Ombre n'influencerait-elle pas le Charles actuel ? Avait-elle le contrôle ne serait-ce que d'une toute petite partie du Charles réel ? Concernant la punition, il n'avait vu que ça pour le tenir quelques moments à distant du brun. Le sexe... il n'y avait que ça qui pouvait le freiner et lui permettre de respirer. Et puis la suite le répugna, le visage de Charles s'assombrit au fil des questions que son amant larguait. Ça le dégouttait de le voir ainsi et de savoir qu'il levait la voix pour se faire comprendre. Ce n'était pas la peine, Charles n'était pas sourd !

C'était consternant, répugnant et humiliant. Eliott avait le pouvoir alors pourquoi réagir ainsi ? Charles ne pouvait pas bouger et ne bougera pas puisque c'était sa place. Le soumis attendit alors qu'il termine son petit monologue et que celui-ci s'effondre contre son corps. Il lança des murmures, espérant vainement que ceux-ci n’atteignent son amant. Une larme vint accompagner ses appels mais Charles ne bougea pas, bien au contraire, il fixa le plafond en se maudissant : il venait de creuser un fossé entre eux. Mais c'était pour leur bien. Charles ne pourrait se pardonner s'il perdait contre cette chose et que celle-ci ne fasse du mal à son bien aimé. Jusqu'à ce qu'il arrive à s'en débarrasser, il doit créer une certaine distance entre eux.

« De mon point de vue, je ne pense pas que ce soit la meilleure position pour discuter de choses aussi délicates, tu ne trouves pas ? » il marqua une pause. « Finalement, qu'est-ce que cela change entre nous, nous avons toujours fait ainsi : toi le mâle dominant et moi, le mâle soumis. » Ça le dégouttait. « Je n'ai pas envie de répondre à toutes tes questions qui pour moi ne sont pas sujettes à des réponses. J'ai des soucis personnels et cela ne te regarde pas. »

Charles ferma ses yeux tout en fronçant alors ses sourcils. Quel idiot, pourquoi ce m'était-il dans des émotions pareilles ? Le guide devait se contenir et ne pas succomber à la tentation de tout lui expliquer. C'était égoïste certes mais il ne savait pas comment cela pourrait se terminer et s'en voudrait éternellement s'il lui arrivait quelque chose. Le brun s'était mis dans une belle merde pas possible et c'était à lui de gérer tout ça. Tant pis si sa relation avec Eliott devait en prendre un coup, s'il ne pouvait n'y avoir qu'un blessé : Charles Lester.

« Mon corps est honnête avec toi parce que tu l'as bien éduqué... malheureusement... »

Le lecteur serra ses poings, se mordant alors la lèvre inférieure comme punition. Comme il s'en voulait de dire de telles choses qu'il ne pensait même pas ! Mais il devait le faire ; il tenait trop à lui pour qu'il soit affecté par cette pourriture logeant en lui. Pardonne-moi Eliott... Pardonne-moi pour toutes ces atrocités que j'ai dites... Mais, il le faut... Le brun se retint alors de pleurer mais il en avait profondément envie. Terriblement envie aussi de le serrer dans ses bras. Mais il devait contenir cette tristesse en lui et faire face à la réalité. Dure réalité à laquelle il était confronté. Le monstre, c'était lui à présent.



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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Mar 29 Oct 2013 - 22:03
Charles l'écouta silencieusement, sans bouger, sans aucune résistance. Ça en était presque surprenant, mais Eliott ne pensa pas un instant que la raison était un quelconque abandon de la part du brun, bien au contraire. Cette absence de réaction était effrayante, affolante. Elle terrifiait Eliott qui était déjà particulièrement anxieux. Ses nerfs se trouvaient à fleur de peau et il n'était pas sûr de pouvoir supporter cela bien longtemps. Il avait besoin d'une réponse. Il avait besoin de pouvoir croire que son amant avait confiance en lui. La fièvre semblait lui monter à la tête. Pourtant, il ne pouvait pas se permettre de perdre le contrôle. Mais il commençait vraiment à avoir chaud et à se sentir mal. De plus, il sentait que de nouvelles larmes voulaient rejoindre le cou chaleureux de son amant. Elles avaient bien le droit de l'embrasser, elles, son cou...

"De mon point de vue, je ne pense pas que ce soit la meilleure position pour discuter de choses aussi délicates, tu ne trouves pas ?"

Eliott redressa la tête pour le regarder. Charles n'avait pas tord. Il ne savait pas ce qui lui était passé par la tête. C'était juste que... Peut-être qu'il avait pensé qu'il n'y avait pas d'autres moyens pour obtenir une réponse. Embarrassé, le gris lâcha les poignets de Charles et posa ses mains à plats sur le lit, pour maintenir tout de même sa position. Il était navré d'en être arrivé là, mais que pouvait-il faire de plus ? Il sentit une nouvelle larme s'échapper et glisser sur sa joue pour rejoindre ses lèvres.

"Finalement, qu'est-ce que cela change entre nous, nous avons toujours fait ainsi : toi le mâle dominant et moi, le mâle soumis."

Ses yeux s'asséchèrent presque instantanément alors que ses yeux s'écarquillaient de surprise. C'était ainsi que Charles voyait leur couple ? Vraiment ? Cette révélation choqua Eliott, mais plus encore, elle lui fissura le cœur. Il n'avait jamais pensé une chose telle que "je domine" ou "je le soumets à ma volonté" ou quoi que ce soit d'autres de ce genre. Il trouvait même que, dans la vie de tous les jours, comme avec sa mère auparavant, il était plutôt du genre soumis, c'est-à-dire plutôt docile et facile à vivre. Il ne contredisait jamais Charles au quotidien et il faisait tout ce qu'il lui demandait sans rechigner. Mais alors quoi ? Il parlait de leur position au lit ? Qu'est-ce qu'Eliott y pouvait ? C'était tout simplement comme ça, non ? Et puis... il restait attentionné, surtout dans ces moments-là, non ?

"Je n'ai pas envie de répondre à toutes tes questions qui pour moi ne sont pas sujettes à des réponses. J'ai des soucis personnels et cela ne te regarde pas."

Alors que Charles fermaient les yeux, Eliott le dévisagea avec tristesse. Pourquoi le brun fronçait-il ainsi ses sourcils ? Le gris secoua légèrement la tête, il ne voulait pas l'entendre. Penser que Charles puisse avoir des "soucis personnels" qui n'aient aucun rapport avec lui, c'était une chose qu'il voulait bien accepter. Mais que cela ne le regarde pas, au sens où il n'y avait aucune raison de l'informer, c'était blessant, trop blessant. Il pensait, peut-être à tord -il n'avait jamais connu ça avant Charles-, qu'un couple n'avait pas ce genre de secrets, qu'il partageait tout. Il pensait sincèrement être concerné par tout ce qui concernait Charles, il l'aimait tellement... Il voulait tout connaître de son être et de sa vie, il voulait être dans la capacité de l'aider à surmonter les difficultés et à résoudre les problèmes. Mais comment faire si Charles ne lui disait rien ? Etre juste là et prendre soin de lui ? Oui, c'était la solution pour laquelle Eliott avait opté jusqu'à présent, mais apparemment, cela ne convenait pas à Charles. Le gris avait même l'impression qu'il cherchait à mettre de la distance entre eux. Pourquoi ? Cela blessait affreusement le gris... Il ne savait plus quoi faire, quoi répondre...

"Mon corps est honnête avec toi parce que tu l'as bien éduqué... malheureusement..."

Les paupières d'Eliott s'écarquillèrent à nouveau et, son corps s'étant redressé, sa main fendit l'air et finit sa course sur la joue de Charles. Le bruit de la gifle retentit fortement dans l'air, témoignant de sa violence. Cependant, Eliott fut le premier surpris de ce geste. C'était parti tout seul, comme on dit. Il se redressa et, se levant complètement, reposa les pieds à terre, titubant légèrement.
Sous le choc, il ne remarqua pas les poings serrés de son amant. Ni la morsure de sa lèvre, ni même les légers tremblements qui agitaient son corps, témoins de son envie profonde de pleurer. Quel dommage...
Eliott, chancelant, recula de quelques pas. Que faire ? Son cœur venait de se briser en mille morceaux. Charles ne venait-il pas de lui dire de manière détournée qu'il ne l'aimait pas ? Qu'il ne supportait pas qu'il le touche ? Et que s'il semblait aimer, c'était parce qu'il l'avait forcé encore et encore ?

"Charles..."

Sa voix tremblait, gémissait. Et cela raisonnait comme une plainte lointaine, étouffée.
Il voulait dire d'autres choses, exprimer la peine immense qu'il ressentait, lui montrer l'état de son cœur, complètement broyé et lacéré. Mais rien ne voulait sortir. Juste son nom. Mais c'était déjà tellement douloureux. N'aurait-il plus le droit de le prononcer ? En serait-il privé, en même temps que tout le reste ? Tout le reste...

"Oh... mon amour..."

Des sanglots avalés étouffèrent la suite.
Eliott perdait entièrement le contrôle. Il n'avait jamais connu cela. Il ne s'était jamais senti aussi abandonné de toute sa vie. Il avait toujours été si indifférent des autres, comment aurait-il pu se sentir blessé ? Pourtant en ce jour, à cet instant précis, il était complètement brisé. Il avait l'impression que le ciel lui tombait sur la tête, que la fin du monde arrivait à grand pas. Pourtant, si on lui avait dit cela avant qu'il ne tombe dans ce monde, avant qu'il ne rencontre Charles, oh mon dieu, qu'est-ce qu'il aurait bien ri. Déjà le fait de tomber amoureux lui avait toujours semblé être une idée saugrenue. Alors ne parlons même pas des chagrins qui en résultaient. Pour lui, ça n'avait toujours été que des futilités, des idioties en lesquelles les idiots croyaient dur comme du fer et qui les aidaient à continuer à vivre. Mais ce n'était rien de cela. Il s'en rendait bien compte maintenant. Ça faisait juste terriblement mal. Comme s'il lui avait arraché le cœur.
Ne pouvant plus supporter la vue de son amant, Eliott essuya ses larmes, maintenant abondantes, d'un revers de la main et, ayant miraculeusement retrouvé de la force dans ses jambes, il s'enfuit rapidement vers la porte tant bien que mal, vacillant par moment. Il sortit de la chambre et se dirigea vers la sortie de leur petit appartement. Il n'avait aucune idée de l'endroit où il allait aller mais il ne pouvait pas rester là. S'il restait plus longtemps ici, il avait l'impression qu'il allait exploser de l'intérieur. La fièvre était bien montée et il respirait difficilement. Il avait besoin d'air. De beaucoup d'air.
Avait-il donc toujours tout fait de travers avec Charles ? Il savait qu'il n'avait rien fait dans le bon ordre mais tout de même... Il aurait pu lui dire avant. Eliott aurait pu changer tant de choses, il en était sûr. Pour rester à ses côtés, il changerait n'importe quoi ! Il changerait tout. Presque tout. Oh... Si seulement il avait pu s'enlever de la tête cette terrible obsession... Si seulement... Mais il ne savait pas comment y résister quand il voyait Charles... quand il effleurait Charles... quand il embrassait Charles... Oh... Devait-il simplement se résoudre à son absence ? Penser à l'éloignement ? C'était pourtant ce que voulait Charles, n'est-ce pas, de la distance ? Pourvu qu'elle ne soit pas définitive... Par pitié...


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Ven 1 Nov 2013 - 14:33
Le silence. Il aurait été préférable qu'il s'installe plus vite car cela aurait pu éviter ce genre de conséquences. Graves. Tous ces choix à sens uniques qui ne peuvent être réparés. Charles s'était levé du lit et actuellement, il regarda par la fenêtre la cour de l'Ambassade, vide à cette heure si tardive. On pouvait voir sa joue toute rouge à cause de la violente claque qu'Eliott lui avait donné quelques minutes plus tôt. Cette blessure, cette humiliation, il l'avait clairement méritée et c'était dans un long soupire qu'il ferma ses yeux et voulut tout oublier. Mais rien ne lui permit cette trêve mentale, il n'arrêtait pas d'y repenser... Le gris s'était redressé convenablement quand le brun s'était autorisé à répondre, sous son regard terrorisé et vexé, les yeux mouillés par les larmes coulées. Charles avait osé le regarder dans les yeux, sans aucune humeur, le regarde vide d'espoir que tout ceci s'arrête. Il s'était fixé un objectif, il devait y tenir, même si cela faisait affreusement mal. Et brisant les paroles blessantes de son amant, le cuisinier le baffa. Une récompense qu'il assura pleinement : Charles n'avait pas bougé et continuait de le regarder droit dans les yeux. Cette offense contraint Eliott de se retirer du lit en murmurant, espérant que sa douce voix les calme. Mais rien, après des sanglots qu'il ne pouvait retenir, il quittait la chambre pour errer dans l'Ambassade dans l'espoir qu'il se réveille de cet affreux cauchemar. Un cauchemar bien réel...

« Et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire ? »

Noire s'était confortablement installée sur le lit bien détendue et souriante. Là, elle ne comprenait pas où voulait en venir son original mais cela l'intriguait fortement. Charles, les bras croisés, avait doucement tourné sa tête pour l'observer au-dessus de son épaule. Aucun sourire sur ses lèvres, le regard neutre mais le cœur remplit de haine. D'amertume, d'angoisse, de colère. Eliott était maintenant loin de lui, de cette chose répugnante qui avait pris l'apparence du Lecteur. De cette nuisance. Mais cela rendait Charles encore plus seul... Il reporta alors son regard sur la vitre observant la pleine lune en cette douce nuit. Seul... comme bien des fois mais là étrangement, il n’appréciait pas cette situation, quelque chose le rongeait de l'intérieur. Quel aurait été le futur s'il en avait parlé avec son tendre compagnon ? Non, ce n'était pas le moment de penser à d'éventuelles possibilités, le mal était fait. Noire se leva du lit et s'approcha de Charles ; les deux êtres faisaient la même taille, juste les yeux différaient.

« J'ignore ce qui t'a poussé à t'éloigner de cet humain, que dis-je, de ce sublime amant ! » elle ria quelques secondes et reprit son sérieux, fixant l'original. « Mais tu sombres de plus en plus sans que je n'ai à le faire. Stupide humain. » elle lui donna une claque derrière la tête.

Charles protesta contre elle, comme s'il n'en avait pas déjà assez eu avant puis se calma et posa son regard sur elle tout en fronçant légèrement les sourcils. Avait-il mal interprété quelque chose lors de leur rencontre ? N'avait-elle pas dit une chose très importante lorsqu'elle l'avait protégé contre ce Conte ? Le Lecteur avait-il eu peur pour rien ? La tête baissée en avant, le brun tenta de repenser à cette horrible rencontre dans le Mémorial. Il s'y revoyait en mauvaise posture face au Conte sanguinaire et l'aide des deux Ombres. Mais après, c'était un peu le fouillis car il se voyait courir dans la forêt pour échapper à cette tragédie et ignorait alors complètement ce qu'il s'était passé entre les trois autres. Charles posa son index sous son menton et essaya de réfléchir sous le regard amusé de sa future compagne.

« Tu t'es mis dans la merde tout seul. Tu es seul... enfin pas totalement vu que je suis là moi ! »

La chose s'assit sur le lit toute contente de pouvoir enfin partager un peu de bon temps avec sa prochaine victime ; Charles était seul à présent et donc beaucoup plus vulnérable pour la suite qu'elle avait prévu avec lui. Humain si fragile. Il n'en sera que plus facile de l'attirer dans le grand gouffre et de prendre sa place... De plus, cet idiot venait de rejeter son compagnon donc s'il venait à disparaître -non, il disparaîtra- personne ne pleura sa perte ! Intérieurement, Noire se mit à rire et voulait tellement exprimer ce sentiment mais elle tenta de se retenir. C'était trop tentant cela dit. Suite à ses dernières paroles, Charles se retourna pour la regarder, les yeux écarquillés par la surprise. Être seul avec elle ? Mais ce n'était pas le but ! Charles n'avait jamais désiré cela ! Mais oui ! Un sourire se dessina doucement sur les lèvres de l'original ; il s'en souvenait maintenant, de ses paroles prononcées à la sortie de la forêt : « Voyons Charles, je ne te ferais jamais de mal car vois-tu si tu meurs, je meurs aussi. Je serais perdante. ». C'était donc ça ; les Ombres ne vivaient ici bas que parce que leur original était vivant. Si le vrai venait à mourir, l'Ombre disparaîtrait aussi. Voilà pour quoi elle était apparue au Mémorial, parce que Charles allait mourir et qu'elle avait peur de disparaître ! Donc elle n'oserait lui faire du mal, pour le moment... Mais qu'en était-il pour le cas « Eliott » ? Rien ne lui prouvait qu'elle n'irait pas le blesser par amusement. Le Lecteur devait trouver un moyen de la faire chanter, de prendre le dessus pendant quelques temps, le temps qu'il trouve comment s'en débarrasser ou la manipuler à son tour.

« Oui... tu es là... » murmura-t-il.

Le Lecteur quitta la chambre, toujours le sourire aux lèvres et se dirigea vers la petite cuisine. Il s'arrêta devant un meuble où les deux amants rangeaient les couverts, il en tira le tiroir et vu à quel point Eliott était organisé, méticuleux et adorable. Son Ombre, curieuse et intriguée de sa précédente réaction, rentra à son tour dans la pièce et ne vit que son dos. Elle voulut protester mais le brun se retourna vivement, tenant dans sa main droite un couteau. En voyant cela, elle explosa de rire, se tordant le dos par la même occasion. Après son petit rire en solitaire, elle se redressa, essuyant une larme au coin de son œil :

« Ne fais pas comme cet idiot de Conte au Mémorial car ça ne marchera pas. Je suis immortelle comme la plupart des Ombres.

- Mais je n'en avais pas l'intention. »

A ces mots, le Lecteur passa le couteau sous sa gorge. C'était une sensation désagréable et stressante, un faut pas et c'était fini mais supportable quand il vit la réaction de son Ombre. Son visage se décomposa, l'angoisse pouvait se lire dessus. Alors c'était vrai, sans lui elle n'était rien. Noire voulut se jeter sur lui pour l'en empêcher mais le regard menaçant et provoquant de Charles l'en dissuada. Un faux pas et il était prêt. D'ailleurs, pour argumenter son geste il s'enfonça un peu plus le couteau -ce qui laissera une marque plus tard. Qu'importe, elle était devenue docile.

« Ne m'approche pas !

- Ne joue pas à ça Humain... tu vas te blesser...

- C'est le but et au final, je mourrai. Ça te ferait mal, n'est-ce pas ? »

L'Ombre était dégoûtée, elle n'avait pas songé à ce que son original soit aussi bête que ça. Ça la répugnait et malheureusement elle ne pouvait rien faire et devait se résigner à continuer. Ce gamin... quel arrogant humain ! Elle ne supportait pas d'être dominée de la sorte mais tant pis, pour cette fois-ci elle le laissera faire. Noire laissa échapper un petit soupire avant de disparaître complètement de l'appartement. Ce serait un véritable échec si elle venait à contraindre son original à se suicider. Tant pis, songea-t-elle. A nouveau seul, Charles resta quelques secondes dans cette position et finalement lâcha le couteau, brisant quelques secondes le silence. Les jambes tremblantes, le garçon tomba sur les genoux, la tête plongée entre ses bras tendus, les mains à même le sol. Ce n'était que passager mais ce soir, il était tranquille. Le brun redressa sa tête et observa le couteau ; devait-il le garder sur lui ? Ce n'était pas dans ses habitudes mais si cela pouvait contraindre son Ombre à ne plus se manifester et l’inciter à prendre des choix qu'il regretterait... Mais le plus important, c'était Eliott. Comment avait-il pu oser lui dire de telles choses ?! Les poings serrés, il se mit soudainement à pleurer, ses larmes s'écrasant sur le sol froid. Comment avait-il pu agir ainsi ?! Comme il s'en voulait. Terriblement.


Le souffle court, les yeux encore troublés par ces précédents pleurs, le Lecteur courut dans les couloirs de l'Ambassade en espérant retrouver son amant. Il avait trop peur qu'il lui arrive quelque chose par sa faute. Tant pis si Eliott voulait couper les ponts -après tout, c'était normal après toutes les méchancetés que Charles lui avait dit- mais au moins qu'il s'assure qu'il aille bien. Charles dévala les différents escaliers du lieu, tentant à plusieurs reprises de tomber en avant. D'ailleurs, ses réflexes s'étaient rudement améliorés, il parvenait même à se rattraper avec la rampe. Il l'avait cherché partout ; dans les cuisines -son lieu de travail-, mais également dans les différents bureaux que ce soit ceux d'Aurélie ou bien ceux d'Emma, des autres secrétaires. Partout sauf au hall. D'ailleurs, c'était là son dernier objectif, en espérant fortement qu'il y soit. Malheureusement, le hall était vide, complètement. Ce n'était pas possible... Charles voulut pleurer et crier mais quelque chose l'interpella ; la porte était entre-ouverte. Un petit espoir ? Il faisait froid dehors, annonçant l'hiver prochain et lorsque Charles mit les pieds dehors, de la vapeur sortit de sa bouche. Il sortit alors délicatement car il faisait nuit noire malgré quelques bougies éclairant l'entrée et donc ne voyait pas grand chose. Il ne dépassa pas les marches et regarda autour de lui. Soudain, il aperçu une silhouette dans la pénombre. Un sourire se dessina sur ses lèvres, espérant vivement que ce soit Eliott. C'était lui, ce geste habituel qu'il avait quand il fumait, Charles pouvait le reconnaître entre mille.

« Eliott... » murmura-t-il alors.

La silhouette s'était doucement tournée vers la source. Un sourire se dessina sur les lèvres du brun soulagé de voir qu'il allait bien. C'était vite dit vu les yeux rouges qu'il avait à cause des ses pleurs mais il ne s'était pas blessé sous la colère. Maintenant, Charles devait réparer ses erreurs mais c'était là le plus dur, comment s'excuser de ce qu'il s'était passé sans lui parler de l'Ombre ? Dilemme. Charles perdit rapidement sons sourire soulagé et eut une mine triste. So, cœur battait fort dans sa poitrine et il tentait de trouver les mots sans le blesser. Mais ce qu'Eliott avait entendu, de sa bouche en plus... C'était inamissible, intolérable. Charles n'était qu'une pourriture. Posant sa main sur sa poitrine, il tenta de s'expliquer, de s'excuser :

« Ce que je t'ai dit, c'était vraiment dégueulasse venant de moi, je l'avoue ! Et je m'en excuse... Pardonne-moi pour tout ce que je t'ai dit ! En aucun cas je n'ai pensé ce que j'ai dit, crois-moi ! Cependant, je sais que ses excuses n'aideront à rien car je ne pourrais te dire la cause de mes soucis personnels... » ses derniers mots furent comme un murmure. « Mais... Eliott... Merde ! Je suis désolé ! Terriblement !! »

Charles venait d'exploser, à nouveau des larmes coulèrent sur ses joues brouillant ainsi sa vision qui n'était déjà pas très bien en cette nuit glaciale. Il renifla à plusieurs reprises, essayant de se reprendre entre deux gros sanglots mais rien n'y faisait. Il pleurait. Il venait de se rendre compte à quel point cela faisait mal de perdre une personne à laquelle on tient, énormément. C'était de sa faute ce qu'il venait de se passer, il était le seul fautif. Cette violente douleur qui lui transperçait le cœur, il l'avait déjà ressenti lors de l'enterrement de sa mère, cette sensation de perdre un être cher était insoutenable. Terriblement meurtri, Charles ne tint pas debout et tomba sur les genoux -se faisant mal au passage mais cela n'était rien comparé à la profonde tristesse qu'il éprouvait- et enfouit son visage dans ses mains gelées. Oui, en cette nuit, il faisait très froid au Crooked Village et quelques flocons commencèrent à tomber.

« Pardonne-moi... Pardonne-moi... » répéta-t-il inlassablement.





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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Mer 27 Nov 2013 - 23:06
Eliott courrait presque, suffoquant, pleurant, s'étouffant à moitié. Il faillit trébucher à de nombreuses reprises, la vue brouillée par ses larmes. Il marchait vite, il avait sans doute peur que Charles ne le rattrape, il avait sans doute honte de l'état dans lequel il était... Ses pas le portèrent dans le hall qu'il traversa maladroitement. Il posa sa main sur la poignée et frissonna : elle était glacée. Il tira la porte et se faufila dehors, ne prenant pas la peine de refermer derrière lui, il fallait dire qu'il n'avait pas vraiment la tête à ça.
La température extérieure fit se dresser tous les poils de son corps. Il faisait froid. Très froid. Eliott prit une grande inspiration qui lui glaça la gorge avant de souffler, vidant ses poumons. Un grand nuage de vapeur se forma devant sa bouche. Il prit plusieurs grandes bouffées avant de commencer à se calmer. Les larmes cessèrent de couler et son corps cessa de trembler de chagrin, ne frissonnant plus que de froid.
Une fois calmée, Eliott s'éloigna un peu de la porte pour aller s'adosser à un mur, un peu plus loin. Il ne savait pas quoi penser, il n'avait même pas envie d'y penser... Il enfonça ses mains dans ses poches et en sortit un paquet de cigarette. Il en tira une qu'il coinça entre ses lèvres, le temps de ranger le paquet et d'attraper son briquet. Il alluma la cigarette et en prit un bouffée. Il ne savait pas si cela allait arranger quelque chose, mais le fait de faire un geste habituel le rassurait un peu, calmait légèrement ses esprits. Une fois la cigarette finie, il la laissa tomber au sol, l'écrasa et en ralluma une autre.
Eliott ne savait plus du tout quoi penser. Bien qu'il sache qu'il n'avait pas vraiment fait les choses dans l'ordre, il avait toujours pensé que ses sentiments étaient réciproques. Il n'avait jamais vraiment eu la sensation de forcer Charles, jamais ! Et pourtant il osait lui dire qu'il avait "éduqué" son corps, vraiment ?! Oui, il l'avait vraiment dit. Comme le fait que de toute façon, il n'était que soumis. Eliott frissonna, mais ce ne fut pas à cause du froid. Alors comme ça, Charles ne voulait plus le voir ? Mais qu'est-ce qu'il allait devenir ? La seule chose dont il avait envie, c'était de rester avec Charles. Il ne demandait que ça... Mais peut-être était-ce déjà trop demander ? Il ne savait plus quoi en penser. De nouvelles larmes coulèrent sur ses joues rougies par le froids.

Quand Charles passa le seuil de la porte, les larmes d'Eliott s'étaient à nouveau arrêtées et ses lèvres entouraient sa quatrième cigarette. Ce fut un vague murmure qui fit tourner la tête à Eliott. Un nuage de vapeur se dissipa et lui laissa apercevoir Charles. Eliott ignorait depuis combien de temps il était parti de la chambre, sans doute un moment déjà, mais peu lui importait, il se sentit juste rempli de joie à la vue de Charles qui était, apparemment, venu le chercher. Un sourire s'étira sur les joues du brun, ce qui arracha une vague esquisse de sourire au fumeur. Mais le sourire de Charles se vaporisa rapidement, ce qui paniqua un peu, à nouveau, Eliott. La mine triste de son brun serra son cœur.
Posant une main sur son torse, Charles sembla essayer de s'excuser, peut-être même de s'expliquer :

"Ce que je t'ai dit, c'était vraiment dégueulasse venant de moi, je l'avoue ! Et je m'en excuse... Pardonne-moi pour tout ce que je t'ai dit !"

Eliott secoua légèrement la tête. Il ne lui en voulait pas, un seul mot de sa part et le voilà déjà tout entièrement pardonné. Le gris était prêt à lui pardonner absolument tout, d'autant plus s'il s'excusait. Cela voulait dire qu'il regrettait ! Et la simple idée qu'il regrette suffisait à rassurer Eliott, cela voulait dire que tout n'était pas fini entre eux, non ?

"En aucun cas je n'ai pensé ce que j'ai dit, crois-moi !"

Eliott acquiesça, une ébauche de sourire aux lèvres. Oh oui, il voulait le croire. Evidemment qu'il le croyait ! Il suffisait de le dire. Même si le gris restait attristé par le fait que son brun ait pu lui dire des choses aussi blessantes, apprendre qu'il ne les pensait pas soulagea immédiatement son cœur. Même s'il restait à comprendre pourquoi il les avait dites, les morceaux de son cœur commençait à se recoller les uns avec les autres. Il avait donc le droit de continuer à l'aimer ?

"Cependant, je sais que ses excuses n'aideront à rien car je ne pourrais te dire la cause de mes soucis personnels..."

Eliott eut envie de pleurer. De joie parce que Charles voulait encore de lui, mais aussi de tristesse parce qu'au final, il ne saurait pas la raison de ses soucis. Mais pour l'instant, ce n'était plus ce qui importait. Il voulait juste qu'ils se réconcilient, que Charles le laisse être attentionné...

"Mais... Eliott... Merde ! Je suis désolé ! Terriblement !!"

Lâchant ces derniers mots dans un murmure, Charles pleura soudainement. Eliott lâcha sa cigarette qui, depuis un petit moment déjà, se consumait pour rien entre ses doigts. Il ne prit même pas la peine de l'écraser, s'approchant doucement de Charles qui reniflait comme il pouvait entre deux sanglots. Eliott n'aimait pas ça, il détestait ça : voir pleurer celui qu'il aimait. Il n'avait plus envie que d'une chose : le serrer dans ses bras, essuyant ses larmes.
Mais avant qu'il n'ait le temps de l'enlacer, Charles tomba à genoux, effrayant Eliott, il ne manquait plus qu'il se fasse mal !

"Pardonne-moi... Pardonne-moi..."

Ce n'était plus que des murmures répétés inlassablement. Eliott s'approcha de lui et s'accroupit doucement avant de s'agenouiller à son tour. Il attrapa doucement les poignets froids de Charles avec ses mains gelées elles aussi et les retira de son visage avant de passer une main à l'arrière de son crâne et d'attirer doucement la tête du brun contre son torse. L'autre bras du gris se glissa dans le dos de Charles et il le serra doucement contre lui. Il prit une longue inspiration et déposa un baiser sur la tempe du brun. Puis, tendrement, presque comme à un petit enfant -mais qui a dit qu'on ne parlait pas à son grand amour comme à un enfant ?-, Eliott chuchota d'une voix rassurante, bien qu'encore légèrement tremblante :

"Chuuuut... Tout va bien... Bien sûr que je te pardonne. Comment ne pas te pardonner ?"

Eliott caressa doucement les cheveux de son amour, restant un moment immobile, l'enlaçant contre lui. Il voulait juste oublier tout ce qui venait de se passer. Mais ce n'était pas possible... Le gris frissonna. Il faisait vraiment froid, ils ne devraient pas rester dehors plus longtemps. Il ne manquait plus qu'ils attrapent froid ! Quoi qu'Eliott n'avait rien contre le fait de rester au lit avec Charles... Breeef !
Eliott prit le visage de Charles entre ses deux mains et le regarda avec tendresse. Il lui adressa un petit sourire timide mais se voulant réconfortant et déposa un baiser chaste sur ses lèvres rougies par le froid.

"Je t'aime tellement Charles... Je te demande juste de ne pas douter de mes sentiments... S'il te plaît..."

Il posa son front contre le sien, fermant ses yeux quelques secondes puis, se relevant, il redressa également Charles, ajoutant toujours dans un petit murmure :

"Viens, rentrons au chaud... On sera mieux pour discuter."

Parce que oui, malgré tout, une conversation allait devoir être nécessaire. Peut-être. C'est ce que pensait Eliott. Soutenant Charles, il se dirigea en silence vers la porte de l'Ambassade. Il jeta juste un dernier coup d’œil à l'extérieur, remarquant l'arrivée imminente de la neige, annoncée par quelques flocons...

[Booooon, par contre j'ai la flemme de me relire (trop crevéééée) donc si tu vois une big faute ou un truc bizarre/incohérent, n'hésite pas à me le dire ! o/ Sinon, j'espère tout de même que ça t'a plu ! ^^]


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Dim 1 Déc 2013 - 15:39
La température était vite descendue dans le village aux maisons biscornues mais aux couleurs chaleureuses et vivantes et à cette heure si tardive, les bougies des lampadaires s'étaient doucement consumées, plus rien n'éclairait le lieu, pas même la lune qui était voilée par les nuages. De la vapeur s'échappait de la bouche des deux jeunes gens, l'air froid remplissant leurs poumons, glaçant alors leur corps de l'intérieur. Les genoux à même le sol glacé, Charles ne s'en aperçu même pas tellement la tristesse l'envahissait. Des larmes coulèrent sur ses joues rougies par le froid, ses mains étaient glacées mais il pleura. Il était tourmenté, en colère contre lui-même mais tellement apaisé d'avoir pu lui dire ces quelques mots. Au moins, il s'était excusé et n'avait plus ça sur la conscience. L'angoisse s'était peu à peu envolée... Eliott s'accroupit alors en face de son amant avant de prendre ses mains glacée, dévoilant un visage défiguré par la tristesse et les nombreux pleurs. Le gris pris tendrement son amant dans ses bras, collant alors la tête du brun contre son torse et déposa un baiser sur sa tempe. Eliott lui pardonnait. Mais pourquoi aussi facilement ? Charles avait été insupportable il y a quelques minutes, tellement insupportable qu'il avait fait pleurer Eliott. Et c'était un Eliott que le brun n'avait jamais vu. Ni connu. Une autre facette de son compagnon qu'il ne connaissait jusque là absolument pas et qu'il redoutait de revoir. D'un murmure attendrissant mais légèrement tremblant, le gris s'adressa à son amant en l'invitant à se calmer mais aussi qu'il lui pardonnait. C'était la seconde fois qu'Eliott s'adressait ainsi à Charles, une seconde fois que le jeune homme allait prendre soin de son compagnon. La première étant là fois où ils s'étaient retrouvés dans la maisonnette de Blanche après la séparation d'un mois. Douloureux souvenir.

Charles sentit la douce caresse dans ses cheveux que son amant faisait, un geste qu'il avait l'habitude de faire quand ils étaient tous les deux, à n'importe quel moment. Cela le rassurait et doucement, le brun cessa de pleurer mais tenta de retenir ses larmes pour une rechute. Il ferma ses yeux douloureux et essaya de reprendre une respiration correcte mais c'était peine perdue. Il avait tellement pleurer que son corps faisait des sursauts. Eliott se retira doucement et prit le visage de son amour entre ses mains, le regardant avec tendresse. Charles avait tellement honte qu'il détourna son regard. Il était fatigué d'avoir lutté contre lui-même mais la honte était bien là. Toujours. Eliott déposa un baiser sur ses lèvres, un baiser glacé par le froid. « Je t'aime tellement Charles... Je te demande juste de ne pas douter de mes sentiments... S'il te plaît... ». Charles écarquilla ses yeux. Non pas qu'il était choqué par les mots d'Eliott, mais outré qu'il l'ait mis dans une telle situation de doute. Le gris posa alors son front contre le sien et ferma quelques secondes ses yeux. Ils étaient bien là tous les deux malgré le froid et le fait qu'ils soient sortis sans prendre de veste. Eliott se redressa entraînant Charles avec lui. Il était temps pour eux de rentrer et de se mettre au chaud. Pour discuter.

Les deux garçons rentrèrent alors pendant à bien refermer derrière eux la grande portant de l'Ambassade. Il faisait un brin meilleur dans le hall mais le froid s'était vite répandu. Plusieurs frissons traversèrent leur corps et ils prirent le chemin inverse, espérant vivement qu'ils regagnent leur appartement dans les plus brefs délais. Ils étaient tous les deux frigorifiés. Charles marcha aux côté de son amant, la tête baissée et les yeux complètement défoncés par les pleurs incessants. C'était sûrement le cas pour Eliott mais il ne le montrait pas. Ou du moins, il savait bien le cacher. Charles avait honte, terriblement honte et l'angoisse l'avait de nouveau pétrifié : ils allaient devoir en parler, Eliott voulait une explication plus plausible que celle donnée par Charles il y a maintenant quelques minutes concernant son précédent « état » ? Le retour se passa alors sous silence. La porte de leur chambre grinça quand ils l'ouvrir en grand pour pouvoir y passer ensemble et elle se referma. Les revoilà dans leur cocon. Charles se détacha d'Eliott et se dirigea vivement dans leur chambre pour aller chercher une couverte de plus dans l'armoire. Deux même puisqu'il en proposa une à son tendre. Était-ce une feinte pour éviter le sujet ? Ou bien de se faire encore plus pardonner ? Charles se la passa autour de lui et s'enroula dedans, il s'essuya ensuite le visage avec puisqu'il était trempé des nombreuses larmes versées s'installa enfin sur le lit, encore fait. Il s'était assit en tailleur, posant son regard désolé sur son amant. Que ferait Eliott dans ce genre de moment ? Devait-il se jeter dans ses bras ? Cela ne résoudra rien... Le brun baissa ses yeux, regardant le dessus de lit ;

« Eliott... je... » murmura-t-il alors mais qu'il ne savait pas par où commencer. Évidemment. « Je m'excuse à nouveau de t'avoir mis dans de tels états, je n'avais pas le droit de te faire souffrir ainsi... »

Charles marqua une pause, serrant alors fermement la couverture dans ses mains tout en aillant le regard perdu. Souffrir. Ce verbe le terrifier à nouveau. Et si Noire se repointait là, ou bien un autre jour, à un autre moment ? Sans que Charles s'en rende compte ou soit complètement vulnérable ? Charles devait avoir une arme sur lui, de quoi la dominer quelques instants. Le couteau... Il redressa vivement sa tête en y repensant. Le couteau était encore dans la cuisine, à même le sol. Mais Charles n'avait plus la force de se redresser, d'aller ailleurs autre que leur lit. Son corps était lasse, fatigué et ne demandait qu'une seule chose, le repos. Et puis un éternuement résonna dans la chambre : Charles avait attrapé tout bonnement froid et s'était enrhumé. Il chercha dans ses poches un mouchoir et se moucha dedans. L'idiot, si demain il ne peut se lever, ce sera la cata. C'était peut-être le cas pour Eliott... Ah Eliott... Étrangement, Charles avait envie de le serrer dans ses bras. Ce n'était pas dans son habitude de vouloir cela mais là, il s'était rendu compte à quel point il comptait pour lui.

« Je me rends compte à quel point j'ai besoin que tu sois près de moi... j'ai tellement besoin de toi... c'est égoïste, non ? » il le regarda, dévoilant un léger sourire ; « Je n'ai jamais eu l'intention de te quitter, j'ai agi comme un con en voulant créer une certaine distance entre nous pour une broutille alors qu'au final... ce n'était pas ça, j'étais complètement dans le faux. »

Le jeune homme tendit alors ses bras vers son amant, il avait tellement besoin de lui. Tellement. Jamais il ne pourrait se pardonner de son geste stupide, cela le hantera toujours... Jusqu'à ce que cette Ombre disparaisse totalement. Charles avait besoin d'une aide et cette aide si précieuse, elle était juste devant lui. Eliott était son compagnon de voyage, son collègue de travail au sein de l'Ambassade mais avant tout, son amant et son premier amour, et le restera ainsi.

« Eliott... Ta punition est levée...Pardonne-moi et... J'ai envie de toi... ». Les derniers mots furent un murmure.

Était-ce un peu trop facile ? Eliott n'était pas du genre à passer à côté de ça. Après le brun ne demandait pas forcément un gros câlin hein... juste une petite tendresse qu'Eliott savait si bien faire ; le prendre dans ses bras. A moins qu'il n'est clairement plus envie, que Charles l'ait totalement dégoutté en voulant se justifier. Et pourtant, il avait peine à espérer que ce ne soit le cas. S'il te plaît pouvait se lire sur son visage. S'il te plaît...

[ Hrp : on est le premier du mois o/ réponse ♥ ]




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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Sam 28 Déc 2013 - 17:46
Soutenant Charles, Eliott rentra dans le hall et referma attentivement la grande porte. Glacés, ils prirent le chemin de leur chambre. Eliott ne lâcha pas Charles qui marchait à côté de lui, la tête baissée, voulant surement éviter de montrer son visage au gris. Pourtant, Eliott n'avait pas une mine excellente, ses joues et ses lèvres étaient rougies par le froid et ses yeux rougis par les larmes, il ne devait vraiment pas avoir l'air très sexy comme ça...
Sans échanger la moindre paroles, il marchèrent silencieusement. Charles avait l'air pétrifié. Était-ce l'idée de parler de ce qui venait de se passer ? Pourtant il le fallait bien, au moins un peu, non ?
Eliott ouvrit la porte de la chambre et la poussa pour qu'ils puissent rentrer ensemble avant de la refermer. Charles se libéra du soutien d'Eliott et se dirigea sans tarder vers leur chambre. Le gris le suivit sans un bruit et le regarda sortir deux couvertures de l'armoire. Eliott attrapa celle qu'il lui proposait et s'enroula dedans, à l'image de son amant. Charles monta sur le lit et s'y assit en tailleur, regardant Eliott d'un air désolé. Puis baissant les yeux, il s'excusa à nouveau.
Eliott s'avança doucement vers le lit pendant que Charles s'excuser de l'avoir mis dans de tels états. Ajoutant qu'il n'avait pas le droit de le faire souffrir ainsi. Alors que le brun serrait sa couverture, le regard perdu, Eliott s'assit sur le lit. Il eut envie de lui répondre que ça n'avait pas d'importance, qu'il avait tous les droits sur lui, même celui-là. Mais quelque chose l'en empêcha, sa bouche resta close.
Un éternuement résonna alors dans la pièce, arrachant un doux sourire à Eliott. Charles avait attrapé froid. Eliott le regarda prendre un mouchoir et s'y moucher. Ils allaient vraiment finir malades s'ils restaient comme ça.

"Je me rends compte à quel point j'ai besoin que tu sois près de moi... j'ai tellement besoin de toi... c'est égoïste, non ? Je n'ai jamais eu l'intention de te quitter, j'ai agi comme un con en voulant créer une certaine distance entre nous pour une broutille alors qu'au final... ce n'était pas ça, j'étais complètement dans le faux."

Alors que Charles le regarda avec un léger sourire, Eliott fut surpris par ses propos. Il ne comprenait pas tout mais il était complètement déconcerté par ce qu'il venait de dire. Eliott ne trouvait pas cela égoïste, c'était également ce qu'il ressentait mais il n'aurait jamais pensé entendre Charles le lui dire.
Le brun tendit les bras vers lui et Eliott n'eut qu'une envie : le serrer de toutes ses forces dans ses bras. Mais était-ce vraiment la chose à faire ? Il hésita.

"Eliott... Ta punition est levée...Pardonne-moi et... J'ai envie de toi..."

C'était sans doute trop facile. Charles s'excusait et Eliott le pardonnait sans demander quoi que ce soit de plus ? Charles lui disait qu'il avait envie de lui et Eliott l'enlaçait et lui faisait l'amour jusqu'au matin ? Et après ? Et ce que cela réglerait vraiment leur problème ? Eliott l'ignorait. Il l'ignorait m ais il mourait d'envie de sentir le corps de Charles contre le sien. Le pire était de lire des supplications sur son visage. Comme s'il en avait besoin.
Eliott abandonna la couverture et s'avança vers Charles. Se mettant à genoux devant lui, il tendit à son tour les bras et l'enlaça. Il le serra tendrement contre lui, sans un mot. Il ne sut pas combien de temps il resta ainsi, à s'imprégner de l'odeur de son amant, une minute, peut-être deux, voire cinq ou dix. Mais certainement pas plus de dix minutes. Il était bien comme ça, il aurait pu rester ainsi pour l'éternité. Mais ça aurait fini par faire long.
Il finit par se redresser pour regarder Charles. Ses yeux allaient mieux, le rouge commençait à disparaître. Eliott embrassa les jolies lèvres de son brun dans un baiser d'une douceur infinie, comme s'il avait peur de le blesser. Puis, après avoir posé ses mains sur ses joues avec tendresse, tout aussi doucement il les embrassa, ensuite ce fut le tour  de son nez et de son front. Enfin, embrassant affectueusement son oreille gauche, il murmura lentement :

"Je t'aime, Charles."

Il posa ensuite à nouveau son front contre le sien, lui sourit paisiblement et ajouta, plongeant ses yeux gris dans le regard de son amant, semblable à une améthyste :

"Je refuse de te laisser partir je ne sais où. J'ai besoin de toi bien plus que tu ne peux l'imaginer..."

Eliott se redressa, décollant son front du sien et un sourire s'élargit sur ses lèvres, un sourire plein d'amour et de chaleur. Une de ses mains quitta la joue de Charles pour aller se balader dans ses cheveux. Il continua un moment, à nouveau silencieux, rêveur, semblant ailleurs. Puis tout à coup il se reprit, sourit à nouveau, retira ses mains et embrassa une dernière fois son brun.

"Qu'est-ce que tu dirais d'un bon bain ? Bien chaud. Histoire de te réchauffer pour de bon, hum ?"

Eliott lui adressa un nouveau petit sourire et se leva. Sans attendre de réponse, il se dirigea vers la salle de bain, passa à côté de la cuisine. Il remarqua un couteau qui traînait par terre. Il haussa un sourcil, s'avança et le ramassa. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire là ? N'ayant pas vraiment la tête à réfléchir et voulant juste éviter que quelqu'un se blesse, Eliott rangea le couteau et reprit son chemin vers la salle de bain. Il ouvrit les robinets, vérifia la température et laissa l'eau couler.
Eliott fixa l'eau qui coulait. Il semblait ailleurs. Il faut dire qu'après ce qui venait de se passer, il avait beaucoup de choses à penser, bien qu'il n'ait pas envie d'y penser. Eliott s'était retenu quelques instants auparavant. Il avait tellement eu envie de lui sauter dessus... Mais il voulait se montrer plus fort que ses envies. Prouver à Charles qu'il ne pensait pas qu'à ça et qu'il était capable de plein d'autres choses... Enfin... Il avait envie d'un bain. Et il pourrait toujours lui sauter dessus après...
Quand l'eau fut au bon niveau et à la bonne température, il arrêta les robinets et retourna vers la chambre. Passant la tête par la porte il dit simplement :

"C'est prêt. Tu peux venir."

Puis il retourna dans la salle de bain, s'y déshabilla et rentra dans le bain en soupirant de bonheur. C'était presque parfait. En fait, il ne manquait plus que Charles et ce serait parfaitement parfait. Il ferma les yeux, l'attendant.


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Dim 26 Jan 2014 - 17:23
Était-ce trop facile de demander un câlin après ce qu'il venait de se passer ? Après ce qu'il avait pu lui dire de méchant ? Sur le lit presque conjugal ?! Pourtant Charles avait peine à espérer que son amant ne le fasse ; Eliott était-il du genre à se contrarier aussi rapidement ? Lui qui était toujours partant pour une petite séquence « lit ». Pourtant, ce n'était pas l'impression qu'il dégageait, du moins depuis qu'ils se connaissaient. Le gris se délaissa de la couverture et alla enlacer son compagnon, sans dire un mot. Le silence, c'était tout aussi bien. Doucement, Charles ferma ses yeux et se laissa bercer dans les bras de celui qu'il aimait profondément. Doucement il ressentit à nouveau sa chaleur qui se dégageait de son corps et tout lui sembla revenir à la normal. Étrangement, il se sentit apaisé, c'était comme si rien de tout ça ne s'était produit et pourtant, le mal fut fait. Mais le temps qu'ils restaient enlacés dissipa tous les doutes. Eliott redressa sa tête et regarda son brun qui avait encore les joues rouges de honte, n'osant pas le regarder droit dans les yeux. Pourtant, il en avait terriblement envie mais la peur le regagna aussitôt. Puis un baiser se déposa sur ses lèvres mais aussi sur plusieurs parties de son visage pour finir vers son oreille gauche, laissant échapper un frisson au brun qui remit la couverture un peu plus sur ses épaules. « Je t'aime, Charles. ». Pourquoi c'était toujours lui qui devait faire le premier pas ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez l'aristocrate ?! Eliott posa son front contre le sien et plongea ainsi son regard dans celui de Charles qui ne put s'y contraindre. Ils étaient si proches et même encore, le Lecteur en rougissait de cette intimité.

Charles fut bercé par les mots de son amant. Mais n'y avait-il pas un petit soucis ? Il était obligé de quitter l'Ambassade pour exécuter les ordres d'Aurélie et ainsi mener ses missions à bien. Mais ce n'était pas le moment de le contredire, ils étaient tous les deux fatigués par ses puissantes émotions. Et puis le gris ne lui laissa guère le temps de répondre qu'il se redressa tout en affichant un sourire chaleureux. Le Lecteur ouvrit un peu plus ses yeux tellement il fut surpris et pourtant, il n'avait pas à l'être. Une main se balada dans ses cheveux sombres encore mouillés par les flocons tombés il y a peu. Comme c'était agréable... Puis ferma à nouveau ses yeux quelques secondes avant qu'Eliott n'intervienne une nouvelle fois, lui proposant de prendre un bain bien chaud. A cette heure si tardive ? Mais cela pourrait réveiller les autres locataires ? Ah non, c'est vrai, ils étaient dans une chambre bien plus loin que la plupart des résidents. C'était possible alors. Charles voulut lui répondre mais Eliott quitta la chambre pour se rendre sûrement dans la salle de bain et ainsi préparer le bain...

Le Lecteur baissa la tête et regarda ses pieds tout en serrant la couverture contre lui. Il ne le méritait pas. Eliott était vraiment un garçon attentionné et serviable, adorable et tellement aimant. Charles était plutôt distant, rancunier et lunatique en ce moment. Parce qu'il hébergeait en lui une immonde créature : son Ombre. D'ailleurs, elle n'était pas réapparue. Tant mieux, car cela voulait-il dire que la menace avait suffi ? Ou bien préparait-elle un autre coup pour mieux s'approprier ce corps si précieux ? Charles secoua sa tête pour évacuer ses mauvaises pensées et quitta vivement le lit à la recherche de son amour. Il n'y avait qu'en sa présence qu'il se sentait bien. Et dire que bientôt, il devra retourner en mission sur le terrain pour x jours. « C'est prêt. Tu peux venir. ». Charles s'arrêta net dans sa course, à deux pas de renverser Eliott qui était réapparu. Ah bon ? Déjà ? Put-il lire sur son visage. Et ce fut avec gêne qu'il l'accompagna jusqu'à la salle de bain où le gris commença à se déshabiller. Pourquoi cette gêne si soudaine ? Ce n'était pas la première fois qu'il le voyait nu, non ? Et ce fut au tour de Charles de le rejoindre mais avant, il devait retirer la couverture mais également ses vêtements. Son pyjama en fait. Et cette horrible cicatrice. Il eut bien du mal à le rejoindre mais...

Que cela faisait du bien ! Pensa-t-il mais ne put les laisser sortir de sa bouche. C'était des mots évidents que tout le monde connaissait. Comme à leur habitude, le brun s'était installé en face de lui mais comme la baignoire n'était pas très grande, ils devaient plier leurs jambes. Qu'importe, c'était plus qu'agréable un bain de nuit, voilà quelque chose d'inhabituel ! Bien, maintenant, il devait casser ce silence puisqu'Eliott avait trop parlé depuis, c'était à son tour. Mais que lui dire sans le blesser ? Devait-il s'excuser à nouveau ?

« Me réchauffer ? Tu en profites aussi tu sais. » lâcha-t-il en rigolant légèrement.

C'était léger. Très mais bon, au moins il s'était lancé. Mais il savait que cela ne suffirait sûrement pas alors qui décida de bouger un peu et écarta les jambes de son compagnon pour s'installer entre elles, lui montrant ainsi son dos. Il s'adossa contre son torse et prit une position qui ne le gêna pas. Charles prit les mains d'Eliott dans les siennes et joua un peu avec elle, entremêlant leurs doigts. Et maintenant, qu'allaient-ils faire ? Rester dans cette position jusqu'à ce que l'eau soit froide en silence ou bien discuter ? Mais discuter de quoi ? Charles voulait à tout prix éviter de parler de ces choses qui fâchent, de toutes ces choses horribles auxquelles il pensait sans relâche depuis son retour. Après sa sombre visite au Mémorial. Charles entraînant une main d'Eliott hors de l'eau et l'approcha de ses lèvres :

« Tu t'en souviens, de notre première rencontre ? Quand je pense qu'à l'époque je voulais absolument rentrer chez moi... Être à nouveau enfermé dans ce manoir comme un oiseau en cage... J'ai l'impression que cela fait des années que je suis à Queer Tales... »

Oui, en ce temps là, Charles ne songeait qu'à une seule chose à savoir pouvoir rentrer chez lui pour être à nouveau soumis aux contraintes de son père. Alors qu'ici, il était certes prisonnier d'un monde étrange avec des êtres sanguinaires mais au moins, il était libre. Et depuis quelques temps, il était sous la protection de l'Ambassadrice, il ne reçut aucune autre menace et tant mieux. Ainsi, il pouvait bouger mais évidemment, il devait faire attention aux personnes rencontrées. Mais bon, jusqu'à maintenant, il était toujours en vie. Charles libéra les mains d'Eliott et se mit à quatre pattes avant de s'asseoir comme il put en face de lui. Il se pencha légèrement en avant et posa à son tour son front contre le sien, fermant ses yeux. Les joues rougies par l'eau chaude.

« Merci de m'avoir soutenu jusque là. » termina-t-il en souriant

Et déposa un baiser chaste sur les lèvres du gris. L'eau commença à se refroidir et il n'était pas nécessaire de rester plus longtemps à avoir froid, déjà qu'ils furent à deux doigts de chopper la crève toute à l'heure. Inutile d’aggraver leur cas. Charles sortit le premier et s'essuya avant de renfiler son pyjama, montrant son dos à son amant. Pas parce qu'il était pudique, ce n'était pas la première fois qu'ils prenaient un bain ensemble mais juste qu'il n'aimait pas l'idée qu'Eliott voie cette vilaine cicatrice. Elle y restera mais c'était devenu une habitude pour le jeune homme. Une fois habillé, il fit signe à son compagnon de vite le rejoindre dans leur lit car il était temps de se coucher.



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Un petit mot ?: Je ne pardonnerai pas ceux qui feront du mal à Charles...

MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Sam 1 Fév 2014 - 13:32
Quand Eliott vint annoncer à Charles que le bain était prêt, ils faillirent se rentrer dedans. Le brun semblait surpris et Eliott lui sourit tendrement avant de faire demi-tour et de retourner dans la salle de bain, suivit de près.
Sans aucune pudeur, le gris se déshabilla et rentra dans le bain, jetant un rapide regard à son amant. Celui-ci semblait étrangement gêné, pourtant il n'avait aucune raison de l'être. Eliott connaissait chaque recoin de son corps par coeur et cela devait être quasiment réciproque, non ?
Charles se déshabilla à son tour, laissant voir la cicatrice qui ornait son ventre. Eliott serra légèrement le poing. Un jour, il trouverait cette foutue reine qui l'avait fait souffrir et il trouverait le moyen de faire passer sa colère ! Même s'il savait que c'était une envie ridicule qui n'arrangerait rien. Charles ne serait pas guéri pour autant, ni physiquement ni mentalement...
Eliott soupira et regarda simplement son amant s'installer en face de lui, avant de fermer les yeux et de profiter de la chaleur. Les jambes pliées, Eliott effleurait tout de même les pieds ou les mollets de Charles avec les siens. La baignoire n'était pas bien grande et ce genre de petits contacts étaient agréables pour Eliott. Ainsi, même les yeux fermés, même dans un silence total, il savait que Charles était là, avec lui. Et cela lui suffisait pour se sentir bien.
La voix de Charles sortit Eliott de ses pensés. Elle était légère, il rigolait doucement :

"Me réchauffer ? Tu en profites aussi tu sais.
- Evidemment !"

Eliott avait ouvert les yeux pour regarder Charles et lui avait répondit avec un grand sourire, un peu provocateur. Evidemment qu'il en profitait aussi ! Il était celui qui était resté le plus longtemps dehors, après tout !
Avec surprise, Eliott laissa Charles écarter ses jambes. Qu'est-ce qu'il comptait faire ce petit coquin ? Amusé, il accueillit le dos de son amant contre son torse. Malheureusement pour lui, Charles n'avait pas les idées aussi mal placées que les siennes. Le sourire aux lèvres, Eliott voulu enlacer son brun mais celui-ci prit ses mains dans les siennes et joua un peu avec elles, entremêlant leurs doigts. Le gris se laissa faire, attendri par la douceur et la maladresse de ses contacts, et embrassa doucement sa chevelure. Puis Charles sortit de l'eau une des mains du gris et la porta à ses lèvres  pour l'embrasser.

"Tu t'en souviens, de notre première rencontre ? Quand je pense qu'à l'époque je voulais absolument rentrer chez moi... Être à nouveau enfermé dans ce manoir comme un oiseau en cage... J'ai l'impression que cela fait des années que je suis à Queer Tales..."

Eliott enlaça doucement Charles, caressant sa joue avec la main qu'il avait porté à ses lèvres et embrassa encore ses cheveux. Evidemment qu'il s'en souvenait. Comment pourrait-il oublier ? Jamais il n'oublierait la première fois où leurs regards s'étaient croisés, la première fois où il l'avait enlacé, la première fois où il l'avait embrassé, la première fois où ils avaient ainsi pris leur bain ensemble, après leur première nuit... Jamais.
Charles lâcha ses mains et, se libérant de ses bras, il se pencha en avant, passant à quatre pattes. Eliott l'observa avec surprise lui montrer de manière aussi ostentatoire ses deux jolies fesses rougies par la chaleur de l'eau. Il n'eut qu'une envie : poser ses mains dessus et les embrasser avec amour et passion. Mais il se retint, passant simplement sa langue sur les lèvres avec envie. Charles fut demi-tour, lui faisant face. Il se pencha vers lui et posa son front contre le sien avant de fermer les yeux. Eliott le laissa faire, sans un mot. Il était adorable avec ses joues toutes rouges.

"Merci de m'avoir soutenu jusque là."

Eliott répondit à son sourire par un sourire tout aussi doux et semblable, se contentant du baiser chaste que Charles voulut bien lui accorder. N'insistant pas, se retenant d'embrasser son visage de part en part, bien que ce ne soit pas l'envie qui manque, il resta immobile, répondant simplement :

"C'est normal, Charles."

Mais Charles décida de ne pas rester plus longtemps dans l'eau qui commencer à refroidir. Il sortit donc le premier et s'essuya, ne montrant que son dos à Eliott. Ce dernier l'observa sans un mot, attristé. Il savait bien que son brun n'aimait pas montrer la cicatrice qui lui traversait le ventre, il en avait honte et cela attristait Eliott qui n'aimait pas le voir ainsi. Charles remit son pyjama et fit signe à Eliott de le rejoindre dans la chambre.
Eliott sortit du bain dans un soupir, Charles devait simplement avoir envie de dormir, contrairement au gris qui avait de plus en plus envie de lui sauter dessus. Il s'essuya et enfila son boxer, abandonnant le reste de ses vêtements dans la salle de bain. Il marcha jusqu'à la chambre et regarda Charles qui s'était déjà blotti sous la couette.
Sans aucune expression sur le visage, il s'avança jusqu'au lit et monta à quatre pattes dessus. Il s'avança jusqu'à Charles et s'arrêta, le visage penché vers le sien, prêt à l'embrasser. La mine et la voix légèrement mélancoliques, il murmura :

"Charles... J'ai envie de toi... Tellement..."

Il tendit la main et caressa doucement la joue de Charles. Il avait peur de le brusquer, peur qu'il ne le rejette. N'avait-il pas dit plutôt qu'il avait été "forcé" de subir tout ce qu'Eliott lui faisait ? Même s'il avait dit après que rien de ce qu'il avait dit n'était vrai, Eliott ne savait plus quoi penser.
Eliott murmura encore avec amour :

"Je t'aime tellement... Charles..."

Puis il se pencha et l'embrassa longuement avec tout l'amour qui l'habitait, une main brûlante posée sur sa joue.
Laisse moi te le montrer... Laisse moi t'enlacer toute la nuit... Laisse moi te faire l'amour...


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MessageSujet: Re: A little break with my love [Pv Charles & Emma]   Mar 18 Fév 2014 - 10:03
Cette petite pause détente dans le bain s'était parfaitement bien passée, Charles avait su éviter le sujet de leur précédente dispute en quittant les lieux assez rapidement, prétextant qu'il avait froid à rester dans l'eau sans bouger. Mais est-ce que cela allait durer jusqu'au petit matin ? Est-ce qu'Eliott reparlera de ce délicat sujet plus tard ? De toute évidence, il devra y repasser un jour ou l'autre. Et comment lui parler de ça ? De cette chose qu'il héberge inconsciemment ? Cette seconde personnalité si sombre et si machiavélique, égocentrique et égoïste ? Etaient-ce des sentiments négatifs, des personnalités différentes mais opposés au Charles actuel ? Ou bien tout simplement un désir refoulé de dominer, de n'être plus le faible qu'il était ? Comment le savoir ? Lui poser directement la question ? Et puis quoi encore ?! Charles avait réussi à la faire disparaître pour x temps, il n'allait pas lui redemander de venir pour faire causette. En tout cas, le garçon était mentalement torturé par cette situation et c'était dans cet esprit là qu'il attendit qu'Eliott vienne le rejoindre. D'ailleurs, il ne tarda pas à le rejoindre et étonna même le brun : que faisait-il à quatre pattes au-dessus de lui ? Le gris plongea son regard dans celui du brin, sans aucune expression sur son visage et s'adressa alors à lui dans un ton mélancolique. « Charles... J'ai envie de toi... Tellement. ». Le jeune homme écarquilla ses yeux sous la surprise puisque ses mots le firent frissonner. Ces mots étaient tellement envoûtants... Oh Eliott, comment fais-tu pour que Charles succombe à tous tes désirs ? Le gris posa sa main sur la joue chaude du brun qui se laissa faire, comme paralysé par sa voix. C'était comme la première fois. Leur première fois. Eliott savait s'y prendre, ne pas froisser les gens et y aller doucement... Pourtant, ce n'était pas leur première fois mais c'était comme si.

Charles se laissa faire, comme la première fois, comme la seconde... Comme toutes les fois où ils s'étaient unis. Il n'était encore qu'un amateur dans ce domaine mais cela ne le déplaisait pas plus que ça finalement. Soumis, se laissant faire sous les caresses de son amant, demandant par moment des baisers entre quelques gémissements. Il lui offrit des caresses pour l'aider dans sa tâche, des sourires rassurants. Et progressivement, la chambre si silencieuse fut remplie de gémissements et soupirs sous les rayons lunaires. Quelques heures plus tard, le soleil se leva bien qu'il fut caché par les épais nuages, éclairant les différentes pièces de l'Ambassade. Dehors, il avait neigé et une petite couche de neige était présente, invitant aux habitants à faire attention en marchant afin d'éviter les glissades et blessures graves. La chambre était redevenue silencieuse, les deux amants s'étaient endormis l'un contre l'autre, ignorant l'heure. Évidemment puisqu'aujourd'hui, ils ne travaillaient pas. C'était leur jour de repos à tous les deux. Ils avaient sué pour obtenir le même jour mais étrangement Aurélie succomba aux arguments de Charles et accepta. Seule Emma était contre mais pouvait-elle contredire sa maîtresse ? Charles se leva en premier, n'ayant toujours pas retrouvé un bon sommeil. Il ne regarda pas l'heure puisqu'il savait qu'il était tôt. Très tôt même et se dirigea vers la cuisine pour prendre un verre d'eau qu'il but d'une traite. Il posa le verre sur la table et eut soudain une violente douleur au niveau du bassin qui le força à se plier en avant. Il mit genoux à terre et serra son ventre. Que c'était douloureux ! Cette sensation, il ne l'avait plus sentie depuis un moment mais là, c'était violent. Eliott n'y était vraiment pas allé de mains mortes !

Le jeune homme attendit quelques minutes que cela lui passe avant de se redresser et rejoindre la chambre. Mais comment pouvait-il lui en vouloir ? Ce garçon était vraiment étrange et Charles avait bien du mal à savoir ce qui le poussait à faire tout ça. Pourquoi l'avait-il suivi ? Il était réellement tombé amoureux de lui ? Comme ça, d'un simple regard ? D'une simple rencontre ? Le brun se coucha à nouveau et tenta de se rendormir. Mais en fermant ses yeux, il voyait toujours ce lieu épouvantable. Le Mémorial. Hansel Friedrich... Il s'était quelque peu renseigné sur lui auprès d'Aurélie ; c'était le roi de Necis et il dut s'associer avec la Reine pour que son visage soit affiché sur toutes les places de villes et villages. Mais ici, le Lecteur était en sécurité, à moins que ce Conte ne vienne attaquer l'Ambassade. Tout ça pour un vulgaire baiser, un baiser dont il n'était pas du tout le commanditaire ! Et puis cette histoire avec le gamin bleu de la falaise... C'était comme embrouillé dans son esprit. Et puis pourquoi s'être énervé en apprenant ce mensonge ? Hans et Hansel se connaissaient-ils ? Mais alors quel genre de relation entretenaient-ils ? Amis, sujets, amants ? La dernière supposition fit sourire le brun. Ce n'était pas impossible vu que Charles couchait avec un homme. Un jeune homme étrange mais charmant, gentil et adorable. Mais un brin accès sur le sexe. Mais ce n'était pas grave parce qu'il s'y était habitué finalement. Et doucement, Charles se pencha en avant pour déposer un baiser sur les lèvres de son amant endormi. Puis se recoucha à ses côtés, enlaçant sa main dans la sienne, souhaitant que rien ne leur arrive.

Ce genre de situation ne se produisit qu'une seule fois. Charles restait cependant un brin distant de son amant lorsqu'ils travaillaient. Emma n'était pas censée savoir leur véritable relation, encore moins les employés ou même l'Ambassadrice. Il faisait toujours en sorte de dévier le sujet quand le gris voulait plus d'explications sur cette fameuse nuit remplie de colère. Mentir n'était pas vraiment son point fort mais il faisait toujours une mine dérangée, ce qui lui octroyait des moments de répits. Charles n'était pas retourné sur le terrain depuis sa rencontre avec le Conte de Necis, sûrement parce qu'Aurélie avait vu sa détresse en rentrant. Cette histoire ne pourra se terminer que lorsque la fameuse Nuit tombera sur Queer Tales et que tout redeviendra normal. Enfin, presque normal...

[ Hrp : Merci pour le rp ♥ ]



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A little break with my love [Pv Charles & Emma]

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