Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 [ Intrigue 1 ] Charles Lester / Le Lecteur sauvé

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MessageSujet: [ Intrigue 1 ] Charles Lester / Le Lecteur sauvé   Lun 2 Sep 2013 - 22:23

James Lester était un brillant homme d'une cinquantaine d'années, et depuis tout petit sa vie était méticuleusement calculée, jamais il ne lui semblait avoir fait une quelconque erreur dans sa jeunesse. Son père était derrière lui, toujours prêt à lui donner les bons choix pour sa future carrière. Sa capacité mentale ainsi que son acuité et ses convictions s'étaient accentuées au fil des années et maintenant c'était un politicien très stricte dans ses actions mais justes. Ses idées donnaient du fil à retord pour ses concurrents et elles étaient principalement acceptées. Ses manières étaient certes radicales mais il voulait le bien du peuple et qu'importe le chemin pour y parvenir, tant que c'était fait. James avait horreur qu'on le contredise ou qu'on lui dise ce qu'il devait faire. Il savait... Depuis petit, il n'avait cessé de travailler pour mériter son statut et son charisme, sa force et sa place ; il passa du primaire au collège et put même rentrer dans une brillante université pour parfaire son apprentissage sur la politique. Cet homme était le fils unique d'une grande famille et dans la logique des choses, il devait prendre le relais de son propre père et ainsi de suite avec la future génération. Ce fut le cas. Afin d'initier son fils aîné à l'art de la politique, il le « séquestra » dans leur principale résidence, située un peu plus à l'écart de la grande ville. C'était dans ce contexte renfermé que le petit Charles apprit les mathématiques, l'histoire de son pays, sa langue natale... et la politique agaçante et l'économie ennuyante.


« Tu es bien trop méticuleux... un brin ennuyant. Humain. »

Depuis les récents événements, le garçon avait de plus en plus de mal à gérer son quotidien : on lui en demandait beaucoup trop au sein de l'Ambassade et il lui semblait être le seul à bosser. Mais par dessus tout, c'était cette histoire des Ombres qui le chagrinait tant. Charles devenait insoutenable, chiant et vite agaçant pour son entourage, surtout pour son compagnon qui devait tous les jours supporter ce gamin colérique. Quand cela allait-il se terminer à la fin ? Bien sûr, il n'en avait parlé à personne sinon qui croirait à ça ? De plus, Noire était bien trop impulsive et pourrait s'en prendre facilement à plus faibles, rejetant la faute sur le pauvre Lecteur qui une fois de plus devra fuir. Hors de question que cela se reproduise ! Si bien qu'il commençait à en avoir marre que celle-ci lui parle pour ne rien dire. Elle savait très bien qui il était alors pourquoi faire de tels commentaires ?! Heureusement que l'Ombre retournait à sa place toute la journée pendant qu'il travaillait. D'ailleurs, depuis quelques temps, Noire était bien distante et ne se montrait presque plus... Mais elle était bien là, à ses côtés... il pouvait encore ressentir cette aura meurtrière en lui...

« Dis-moi ? Qu'est-ce qu'il te fait le plus peur ? »

Charles ne répondit pas, terminant de se déshabiller. Il rangea à sa bonne place l'habit de fonction et posa les accessoires non loin car demain, une nouvelle journée l'attendait. Pourquoi devrait-il répondre à sa question d'ailleurs ? Ce serait du suicide que de lui révéler sa plus grande peur, celle-ci pourrait très bien se retourner contre lui... Non ce n'était pas possible, si Noire s'en prenait à lui, elle mourra et donc elle serait perdante... Mais qu'attendait-elle exactement ? Charles devait vraiment se changer les idées, trop de pressions lui tombaient dessus d'un coup. C'était comme si le monde lui en voulait personnellement. Et le pire c'était qu'en ce moment, le garçon n'était pas de sortie ! Il devait s'occuper des nouveaux arrivants et donc rester à l'Ambassade à longueur de journée. Un travail moins fatigant certes mais qui ne demande pas de mettre sa vie en péril. Voyant qu'il ne répondit pas, l'Ombre ronchonna et disparut. La nuit pouvait enfin commencer et le Lecteur n'avait qu'une envie, dormir pour avoir l'esprit paisible et attaquer sa prochaine journée.


Cette nuit là, Charles rêva. Il rêva normalement, rien de plus normal qu'un rêve inconscient et n'avait aucun contrôle dessus. Mais cela ne le chagrina pas car c'était tout à fait normal. Cependant son rêve disparut : il n'y avait plus aucune image, c'était le noir total qui s’abattit ! L'humain gesticula dans son sommeil mais ne se réveilla pas pour autant. Impossible d'ouvrir les yeux ! C'était comme s'il était piégé dans son propre rêve. A son chevet, une silhouette apparut et un sourire se dessina sur ses lèvres. Puis plus rien. Et pendant ce temps, le garçon tenta de se réveiller...

Lorsqu'il rouvrit les yeux, la pièce dans laquelle il se trouvait était baignée d'une chaude luminosité, l'atmosphère y était agréable et il faisait agréablement bon. Et puis cette odeur lui était familière étrangement. Mais le plafond n'était pas de la même couleur que celui de l'Ambassade et la chambre était trois fois plus grande. Il s'assit sur son lit surpris et constata les faits : Charles n'était plus à l'Ambassade du Lecteur mais dans la chambre de ses parents ! Oui, il reconnaissait parfaitement ce lieu. Mais que faisait-il ici ?! Un rêve ? Pourtant il ressentait la peur, la crainte et l'angoisse qui l'envahissaient peu à peu et il vivait cet instant présent. Il sauta du lit mais se sentit étrangement lourd comme s'il avait pris de l'âge et du poids par ailleurs. Et pour cause ! Lorsqu'il se regarda dans un miroir avec horreur, il s'écria ; Charles ressemblait à son père ! Non... Charles était devenu James tout simplement. Comment était-ce possible ?! C'était un cauchemar, une calamité, le désespoir absolu !! Il devait se réveiller au plus vite ! Mais comment, les pincements sur la peau ne donnaient aucun effet et tout avait changé en lui : son physique mais même sa voix qui était devenue plus grave. C'est alors qu'entra sa belle-mère, Victoria. C'était une femme remarquable, sévère et stricte sur les principes familiaux mais attachante pour autant. Mère de quatre enfants tout de même.

« Voyons James, que t'arrive-t-il ? Aurais-tu fait un cauchemar ? » termina-t-elle en rigolant légèrement.

C'était bien la première fois que Charles la voyait rire comme ça, elle qui se montrait rarement joyeuse et préférant garder un visage neutre en toute circonstance. Mais ça, c'était parce qu'il était lui. Voyant son époux en sueur, elle s'approcha et lui tendit un petit mouchoir. Complètement ahuri, le garçon se laissa faire en épongeant son front. Quelle horreur de transpirer autant pour si peu songea-t-il. C'était un cauchemar ça il en était sûr mais depuis quand Charles rêvait-il de son père, et surtout de prendre sa place ?! C'était impensable voyons ! Depuis tout petit, il n'avait cessé de le mépriser, de lui en vouloir et de lui faire croire qu'il avait réussi à faire de lui un James junior. Et là, sortant de sa cachette ; le fils prodige. Lui. Enfin plutôt elle...

« Que se passe-t-il ? Père, votre cri m'a terriblement surpris. »

Charles, ou plutôt le Charles dans le corps de son paternel dévisagea la méprisable, la répugnante créature qui avait pris l'apparence de son corps. Comment osait-elle lui faire un coup pareil ? Alors c'était ça qu'elle voulait savoir ?!  Mais quelque chose clochait : Charles avait les yeux violets et non rouges, il les avait hérités de son père, ce n'était pas un bâtard ! Et puis c'était quoi cette réplique pourrie ? Jamais le jeune homme ne se serait exprimé de la sorte. Fini les clichés et préjugés sur la noblesse ! Mais visiblement cela ne gênait personne, juste lui. S'en suivit une petite discussion amusante entre la belle-mère et le fils tandis que le vrai Charles était hors de lui. Comment pouvait-elle lui faire un coup pareil ? Ce que Charles avait le plus peur, c'était de ressembler à son père, de devoir tout faire comme lui et ses stupides ancêtres. Ne pas avoir de personnalité et être le pantin de tous ses larbins de politique...

« Je vais très bien ! » cria-t-il. « Merci de vous en inquiéter... Toi, tu viens avec moi ! »

La grosse masse corpulente attrapa sauvagement le bras du garçon et tous deux sortirent de la chambre. Elle commençait à puer la niaiserie, comme d'habitude. Le vrai Charles entraîna alors sa doublure vers sa propre chambre. La vile créature avait lu dans ses pensées pour parvenir à reproduire aussi bien le manoir des Lester. Le chemin n'en sera que facile.  Mais malheureusement, quatre bambins galopant dans les couloirs s'approchèrent d'eux :

« Papa ! Papa est rentré !! » crièrent-ils en cœur

Évidemment, pris par ses pouvoirs et devoirs politiques le véritable James était rarement au manoir. Que pour de rares occasions alors quand les enfants pouvaient le voir, normalement c'était pour jouer et profiter ainsi de leur père. Mais pas cette fois-ci. Comment osait-elle fouiller à ce point sa mémoire et la profaner de la sorte ?! Charles en était fou de rage, prêt à bondir sur elle et la ruer de coups. Mais le visage enjoué des enfants l'en dissuada. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne les avait pas revus : Matthew et Gabriel les jumeaux inséparables mais aux tempéraments si différents, la douce Elizabeth et Alice, la petite dernière. Charles serait presque attendri par leur bouille mais quelque chose le statufia. Radicalement. Les quatre enfants positionnés autour de leur père se mirent soudainement à sourire. Un sourire bien étranger et néfaste, défigurant leur tendre visage. Un frisson lui traversa alors tout le corps. Des hallucinations ? Non, juste l'Ombre se jouant de lui. Il bafouilla une excuse bidon et entraîna à nouveau son « corps » vers sa chambre.

La pièce n'avait pas changé et était méticuleusement rangée. Comme s'il n'était jamais allé dans l'autre monde. Une pièce vide d'émotions et de sentiments, comme le voulait son propre père. Comme Charles se voyait. Un élève modèle ne s'attardant pas à des futilités infantiles mais travaillant avec certitudes. Il ferma la porte à clé juste derrière eux. Le Charles de ce monde cauchemardesque observa les alentours comme un inconnu de ce lieu mais pas le vrai qui resta devant la porte.

« Je peux savoir à quoi cela t'avance de faire ça ?! Tu espérais quoi en me faisant prendre la place de ce type ?!

- Avoue que cela t'a fait plaisir de les revoir, n'est-ce pas ? Tu devrais être un peu plus redevable envers moi cher « Charles Lester ». » répondit-elle calmement.

Charles entreprit de se jeter alors sur elle, sur ce corps d'empreint mais quelque chose le stoppa net dans son élan : le décor fut avalé par le néant à nouveau. Les ténèbres s'installèrent alors autour d'eux et contre toute attente, le véritable garçon retrouva son corps d'origine mais était toujours en face de cette abomination.

« Que tu es difficile stupide humain. Je t'offrais la possibilité de retrouver les tiens mais tu sembles guère apprécier ce geste. Qu'est-ce qui te dégoûtait dans ce que tu viens de vivre ? Tu étais lui et par conséquence, tu pouvais tout changer, tu en avais le pouvoir ! »

Le Lecteur ne répondit pas. Elle le savait très bien : ce n'était pas à lui de changer mais à son père de regarder la vérité en face. Charles avait bien changé depuis. Mais tout ce qu'elle voulait, c'était qu'il craque et sombre dans le désespoir, ruminant son funeste et désastreux passé. Mais il n'avait nullement envie de ressentir cet effroyable sentiment. Il ne regrettait rien.

« Je te propose deux options : soit tu restes à Queer Tales et évidemment tu continueras à croupir et à fuir constamment pour sauver ta misérable existence... » commença-t-elle

A ses mots, le néant se transforma alors en une sorte d'écran géant : tout atour d'eux que ce soit à droite ou à gauche, ou bien en bas au dessous de leurs pieds ou en haut au-dessus de leur tête, des images mouvantes apparurent. C'était comme si Charles revoyait ses précédentes rencontres en arrière, comme si quelqu'un les avait filmées à son insu D'abord il y eu son entrée dans ce monde et sa rencontre avec la Mort, ce gamin arrogant et si sûr de lui. Joachim Death. Puis celle avec la Reine de cœur qui lui avait laissé une ravissante cicatrice sur le ventre, d'ailleurs la douleur revint le tirailler en y revoyant cette tragédie. Charles serra alors sa chemise mais la retira aussi vite quand il vit sa main recouverte de sang. Son sang ! Non, ce n'était qu'une illusion, rien de tout ça n'était réel, cette Ombre ne faisait que jouer avec lui ! Jouer avec ses souvenirs. Puis une falaise apparut et le nain bleu par la même occasion. Hans Grisélidis. Sa chute mortelle termina l'entrevue. Le dernier acte s'était passé au Mémorial avec Hansel Friedrich et l'apparition des Ombres. Noire en profita alors d'un claquement de doigts pour stopper le film sur l'image où ce Conte étranglait le Lecteur, victime et impuissant. Charles serra les dents, quelle saleté... Ne souffrait-il pas déjà assez ?

« Soit j'ai la possibilité de te ramener chez toi en charmante compagnie de ta famille. » termina-t-elle avec un large sourire.

Charles baissa alors la tête, complètement vaincu et désespéré. Il avait tant bien que mal essayé de refouler ces douloureux souvenirs mais l'Ombre avait fait en sorte de les repasser pour le déstabiliser à nouveau. Chose faite, chose réussite. C'était comme si on l'avait poignardé de toute part mais en prenant soin de commencer par le cœur et ensuite s'attaquant au reste de son corps petit à petit. Une douleur insoutenable et blessante mentalement. Voyant que cela l'affectait profondément, le corps d'empreint se transforma en une sorte de fumée opaque noire s'approchant du Lecteur. Les deux « bras » vinrent alors enlacer le garçon.

« Ce ne sera pas douloureux... « Charles »... » murmura-t-elle dans le creux de son oreille.

Doucement, la masse nuageuse enveloppa le Lecteur complètement perdu. Aucune réaction n'émanait de lui, comme si tout était fini, son corps était devenu inerte. Et si finalement il était temps de rentrer chez lui ? Charles était sur  Queer Tales depuis bien trop longtemps, était-il devenu une nuisance tout simplement ? Un parasite qu'on doit exterminé radicalement ? Et si l'Ombre était la clé permettant au Lecteur de retourner auprès des siens, dans son monde d'origine ? Dire adieu à toutes ses souffrances, à ses tyrans habitant ce monde si angoissant mais également aux gens agréables et amicaux qu'il avait rencontré malgré tout ? Alors qu'il venait de trouver quelqu'un sur qui compter... Quelqu'un qui l'appréciait comme il était ? Qui l'aimait au point de supporter ses sauts d'humeur incessant ? Si le Lecteur disparaissait, son absence serait-elle justifiée ? Manquera-t-il au reste du monde ou bien fera-t-on comme s'il n'avait « existé » ? Charles est-il si transparent pour qu'on oublie qu'il a existé ? Sa disparition affectera-t-elle au moins quelqu'un ou bien personne ?

« NON !! JE REFUSE DE CHOISIR !! »

L'Ombre se dispersa soudainement dévoilant un Charles déterminé. Son regard était perçant et légèrement menaçant mais sûr de lui. Quant à la demoiselle manipulatrice, celle-ci reprit une forme plus ou moins correcte pour lui faire face, une sorte de brouillon du garçon. Le film défilant les pires moments du jeune homme se stoppa net et puis plus rien. Les images commencèrent à se brouiller ; comme une peinture à l'eau, les couleurs se mélangèrent disgracieusement.

« Il est hors de question que je me laisse berner encore et encore ! Il est vrai que j'ai vécu des événements durs et insoutenables et que j'ai risqué à plusieurs reprises ma vie mais ce sont ces moments là qui ont fait de moi ce que je suis maintenant ! Je refuse de suivre mon père ou bien d'être quelqu'un d'autre...

- Si je te suis, tu veux rester à Queer Tales et continuer à te faire...

- Tais-toi ! Tu n'es qu'une nuisance et tu mens comme tu respires ! Tu voulais savoir ce qu'était ma grande peur n'est-ce pas ? Et bien je vais te répondre : je suis Charles Lester et personne d'autre !! »

Le décor se brisa comme un miroir se brisant en milles morceaux. Il devint alors blanc et dégagea une lumière chaude ce qui contraignit l'Ombre à se recroqueviller sur elle-même afin de former une boule noire. Celle-ci ne supportant pas la lumière commença à disparaître tout en maudissant alors le jeune homme qui se tenait droit devant lui, le regard appuyé. Charles avait sa propre personnalité, ses propres envies et sûrement un rêve bien à lui. Ce qui le répugnait était de ressembler aux autres et surtout à son père. Pour le moment, il se contentera de ce monde pour fuir le sien en attendant de mûrir un peu. Bientôt, plus rien et seul l'humain resta, contemplant sa victoire. Bien, il était temps de retourner à la réalité car ce cauchemar était fini...

{ … }
Les volets n'avaient pas été fermés, un oubli dû à la fatigue occasionnée la veille ce qui permit au Soleil d'éclairer la chambre du couple naturellement. Les deux amants dormaient encore, ils avaient cessé de gesticuler dans leur sommeil pour s'endormir calmement. Avaient-ils fait le même rêve ? Un cauchemar presque vivant ? Charles fut le premier à se réveiller, ouvrant doucement les yeux pour contempler le plafond blanc uni mais bien celui de leur chambre, à l'Ambassade. Ce n'était qu'un cauchemar, rien de plus. Un brin cauchemardesque et angoissant, irritant et blessant. Charles ne s'était jamais senti aussi affaibli. Si faible. Il ne s'en était jamais rendu compte mais maintenant, c'était une évidence. Doucement, l'humain se redressa pour s'asseoir dans son lit : il porta son regard quelques secondes sur le corps endormi de son amant avant de plonger son visage dans ses mains. Honteux. Puis vivement, il redressa sa tête pour contempler son ombre ; elle était bien là et à la bonne place. Une forme naturelle. Naturellement.

Mais tout ça était fini maintenant.

Charles se rallongea tout en restant éveillé, lâchant un soupire prononcé : il avait bien trop peur qu'en refermant les yeux, il se retrouve à nouveau dans un cauchemar dont il ne saurait avoir le contrôle. Ça faisait trop peur. Alors doucement, le brun prit dans sa main celle de son compagnon ; elle était chaude et rassurante. Rassuré, le Lecteur fut. Un sourire se dessina sur ses lèvres et d'un murmure, prononça :

« Merci... »



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