Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 [Intrigue 1] /!\ Sois mien et reste le ! (le langage employé peut heurter la sensibilité des plus jeunes~)

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Un petit mot ?: Je ne pardonnerai pas ceux qui feront du mal à Charles...

MessageSujet: [Intrigue 1] /! Sois mien et reste le ! (le langage employé peut heurter la sensibilité des plus jeunes~)   Mar 24 Sep 2013 - 0:29

Eliott fut réveillé par des bruits de pas. Il râla légèrement et bailla. Il se redressa ensuite lentement dans son lit, battant des paupières, avant de marmonner doucement :

"Charles...?
- Oui, je suis là.
- Hum... viens-là..."

Eliott, assis au milieu du lit, tendit les bras à son amant. Il avait la désagréable impression de ne pas l'avoir vu depuis longtemps et n'avait qu'une envie : le serrer dans ses bras. L'enlacer et l'embrasser. L'enlacer de toutes ses forces. C'était une envie si forte...

"Non, je ne fais que passer.
- Quoi...?
- Je récupère quelques affaires et je repars.
- Tu as bien le temps pour un petit câlin ? demanda tout de même Eliott avec surprise.
- Pas envie."

Eliott, perplexe, bailla à nouveau et se leva. Il posa ses pieds sur le sol froid et frissonna. Il s'avança vers son brun qui lui faisait dos et l'enlaça avec tendresse.

"Tu es méchant. Tu me manques tellement...
- Dis plutôt que ta libido est en manque."

Eliott écarquilla les yeux. C'était bien la première fois que Charles lui répondait ainsi. Mais ce qui perturba le plus le gris était la part de vérité de son propos. Cependant, que pouvait-il y faire ? Après tout, la personne entière de Charles lui manquait, pas juste son corps, il était donc vraiment injuste de ne le ramener qu'à ça.
Eliott soupira et posa son menton sur l'épaule de Charles.

"Ne dis pas ça, idiot. Je t'aime vraiment, tu sais..."

Charles se retourna, se dégageant de son étreinte. Il le regarda droit dans les yeux et le poussa jusqu'au lit avant de l'y pousser violemment. Eliott recula à petit pas, sans réfléchir à cause du sommeil qui le rappelait et tomba brutalement sur le lit. Il regarda avec interrogation son brun qui monta au-dessus de lui, le surplombant. Le gris leva la main et caressa le visage de Charles qui s'illumina d'un grand sourire. Mais d'un sourire qu'Eliott ne connaissait pas et qui le fit frissonner. Le brun posa ses mains sur le torse de son amant et lança avec défi :

"Dans ce cas..."

Eliott déglutit. Il ignorait ce qu'il allait dire mais ça ne lui semblait pas de bon augure.

"Ce soir, je domine.
- Pardon...?
- Oh, ne fais pas l'innocent, tu comprends très bien où je veux en venir !"

Eliott écarquilla à nouveau les yeux. C'était une blague ? Qu'est-ce qui venait de sortir de la bouche de son tendre Charles ? Il avait du mal comprendre. Charles ne pouvait pas avoir dit une telle chose. Il ne pouvait même pas l'envisager.
Les mains baladeuses du brun descendirent de son torse vers son bassin.
Eliott restait immobile, comme stupéfiait. Il n'y avait jamais pensé, il ne l'avait jamais envisagé, il ne l'avait jamais imaginé. Charles. Lui. Les lèvres d'Eliott s'entrouvrirent. Charles. Lui. Un lit. Pour Eliott, il n'y avait jamais eu qu'une possibilité. Comment aurait-il pu penser à la deuxième ? Lui... dans le rôle de la fille. Eliott s'offusqua lui-même à cette pensée, jamais il n'avait considéré Charles comme une fille, jamais. Mais le fait était là. Il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas. L'envie de vomir lui monta à la gorge en même temps que l'image de cette alternative. Il était monstrueux. Mais il était incapable de subir ce qu'il faisait subir à son pauvre amour. Pas pour l'instant en tout cas. Pas dans ces conditions...
Eliott repoussa Charles avec le plus de douceur possible, ne voulant pas le blesser.

"Oh, laisse moi deviner... Monsieur ne veut pas ?!"

Eliott détourna le regard, mal à l'aise.

"Je m'en doutais, tu sais.
- Mais... qu'est-ce qui te prend tout à coup ? Je veux dire... Tout.../
- Roh ça va ! J'ai le droit de vouloir connaître ça aussi, non ?! C'est facile pour toi. Tu t'es tapé je ne sais combien de centaines de filles et tu ne t'es jamais retrouvé à leur place. Toujours à fanfaronner ! Mais imagine un peu ! Moi je n'ai connu que toi ! Que ta putain de bite dans mon cul ! Tu crois que c'est plaisant ?! Eh bah non !"

Eliott resta immobile, figé comme le marbre, choqué par les propos de son si raffiné amant. Encore une fois, jamais il n'aurait pu imaginer de tels mots dans cette si jolie bouche. Cette si charmante bouche qui lui semblait soudainement tellement indécente. Tellement que l'envie de la faire taire par un fougueux baiser traversa l'esprit d'Eliott mais ce n'était pas vraiment le moment.
Eliott se reprit en main et saisit les poignets de Charles dont les doigts commençaient à s'aventurer dans le boxer du gris. Il les éloigna de l'objet de leur convoitise et regarda Charles avec toute la tristesse du monde dans le regard.

"Je suis désolé, Charles. Mais il me faudra du temps pour me faire à une telle idée.
- Oh, ne t'en fais pas pour moi ! Je n'ai pas l'intention d'attendre !
- Qu...?/
- J'en ai plus qu'assez de ta libido démesurée. Et puis j'ai trouvé une personne qui me convient bien mieux et qui me comble sur tous les plans !
- Pardon ? s'étouffa Eliott.
- Oui. Et elle a l'avantage d'avoir des seins et une taille sublimes en plus de sa chevelure enivrante !"

Eliott ne sut pas quoi répondre à cette annonce si surprenante. Ses yeux restèrent fixés sur Charles qui se leva et retourna à ses occupations. Pendant quelques secondes, ce fut comme si on avait éteint Eliott. Plus rien ne semblait fonctionner. S'il n'avait pas été en train de respirer faiblement, on aurait pu le croire mort. Puis, un murmure finit par rompre le silence :

"Qui...?
- Je ne te le dirais pas~
- Aurélie...?
- Comment tu as deviné ?!"

Charles s'était tourné vers lui avec surprise mais dans ses yeux semblait se lire de la malice. Le visage d'Eliott s'obscurcit plus qu'il ne l'était déjà. Le brun se contenta de sourire en haussant les épaules.

"Bah quoi, elle est magnifique, personne ne peut dire le contraire !"

Les poings d'Eliott se crispèrent. De la colère et de la haine pouvaient à présent se lire sur son visage. Ses yeux brûlaient de rage. Il se leva brusquement.

"Alors celle-là, je.../
- Oh oui, battez-vous pour moi !"

Charles s'en extasia et sourit à pleine dents, semblant enchanté par cette idée. Eliott le fixa alors et sa colère tomba soudainement. Une simple moue de dégoût prit la place de tous les sentiments précédents.

"Charles...
- Oui ? répondit le brun avec le sourire.
- Où est Charles ?
- Pardon ? Je suis là."

Eliott s'avança rapidement et l'attrapa par le col, le tirant avec exaspération.

"Te fous pas de ma gueule ! Charles n'est pas comme ça ! Qu'est-ce que t'as fait de lui ?!
- Oooh ? Mais tu délires mon pauvre... Nier ainsi l'évidence...
- Bien sûr ! Essaye de me faire croire ça ! Charles n'est pas grossier et ils ne se réjouiraient jamais du malheur des autres !
- Roh... Je savais que je n'arriverais pas à me faire passer pour une pucelle pareille.
- Pardon ?!"

Mais le brun se débarrassa sans difficulté de la main d'Eliott et recula quelque peu. Le gris était à nouveau énervé. Il faut dire que traiter son amant de pucelle, après l'avoir mener en bateau ainsi, n'aidait pas vraiment à le calmer.
Tout à coup, de la fumée apparut autour du brun et quand elle se dissipa enfin après quelques instants, Eliott put découvrir son sosie parfait, à l'exception de ses yeux rouge sanglant. Il lâcha un léger cri de surprise étouffé. Son double s'avança un peu vers lui et caressa la joue d'Eliott.

"Si ça peut te rassurer, je n'ai rien fait à ton chaste amant : nous sommes dans un rêve.
- Comment...?
- Qui ? Moi ? Je suis ton ombre ! Toujours présente sous tes pas, j'ai appris à apprécier la soumission."

L'ombre lui vola un baiser. La stupeur empêcha Eliott de réagir.

"Moi, sans aucune plainte, je serais ravi de me laisser entièrement soumettre à ta guise."

Il lui effleura à nouveau les lèvres, ses doigts caressant son torse. Mais cette fois-ci, Eliott recula. Il avait beau être totalement perdu, il n'aimait pas qu'il le touche ainsi !

"Non mais ça va pas ! Déjà, je refuse de tromper Charles ! Et ensuite, comme si je pouvais coucher avec moi-même !
- Roh, avoue que tu en as toujours rêvé ! Tu sais que tu es le coup parfait.
- Arrête !
- Et puis ne te fous pas de ma gueule. Je sais pertinemment que tu finiras par tromper cet effarouché s'il continue de se dérober de tes caresses. Personne ne te connais mieux que moi."

Eliott se tut. Il ne s'avait pas quoi répliqué. Il le savait. Il en avait conscience. Il y avait pensé. Il aimait Charles plus que tout au monde et ne désirait que lui mais tout l'amour que son cœur lui portait ne pouvait rien changer au désir charnel qui l'habitait sans cesse.

"Enfin bref. Laisse tomber, de toutes façons, ton Charles va perdre face à son ombre donc même si je te laissais partir vainqueur, tu perdras celui qui t'ait si cher. Et crois-moi, son ombre est tout sauf facile à vivre !"

L'ombre éclata de rire et son rire résonna dans la pièce avant de s'éteindre. Les poings d'Eliott se serrèrent à nouveau. Et avant même qu'il ne le réalise, son poing frappa violemment la joue de son double qui tomba en arrière et s'écrasa au sol sur ses fesses.

"Comme si je pouvais abandonner pour une raison aussi stupide ! Charles ne perdra pas ! Il a plus de volonté que tu ne peux l'imaginer !
- Tss..."

L'ombre frotta sa joue et se redressa. Elle s'avança vers Eliott qui recula mais il fois qu'il se retrouva dos au mur, elle se pencha et murmura :

"Tu sais, moi ça ne me dérange pas de retourner à mon état primitif. J'adore quand tu me foules de manière si désinvolte...!"

Eliott frissonna. La façon dont son double lui murmurait cela rendait ses propos absolument dégoûtants.

"Mais tu sais, tôt ou tard, tes craintes se réaliseront. Alors prends soin de choisir ta réponse, mon cher insoumis ! Histoire de ne pas être trop déçu..."

L'ombre se jeta sur les lèvres d'Eliott et l'embrassa plus fougueusement que personne ne l'avait jamais fait, laissant Eliott perplexe, le prenant au jeu et lui faisant perdre la raison. Puis quand son double libérant son étreinte, Eliott, à bout de souffle comme il ne l'avait jamais été pour un baiser, céda aux tremblements de ses jambes et s'effondra au sol, dos au mur. Ses yeux se fermèrent malgré lui et un murmure sembla retentir au loin :

"Bonne nuit ! Ou bon réveil..."

Eliott se redressa en sueur dans son lit. Sa respiration était saccadée et il mit quelques instant à s'en remettre. Il tourna brutalement la tête et trouva Charles, endormit à ses côtés. Un léger soupir s'échappa des lèvres du gris et il se recoucha pour se blottir contre son amant. Il l'enlaça avec tendresse puis avec un peu de force, glissant sa tête dans le creux de son cou.

"Reste comme tu es, Charles... Je t'aime tellement..."

Une larme coula du coin de l’œil d'Eliott et vint s'écraser sur le cou de Charles. Par pitié, que jamais l'envie de découvrir de nouveaux horizons charnels ne le prennent... Mais surtout... Que jamais il ne cesse de l'aimer comme il l'aimait.


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