Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 Bonjour, puis-je squatter votre maison lugubre? | Jeremiah

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MessageSujet: Bonjour, puis-je squatter votre maison lugubre? | Jeremiah   Dim 15 Déc 2013 - 11:45
Bonjour, puis-je squatter votre maison lugubre ?

Pandorica | Jeremiah

Pandorica avait longtemps attendue devant cette grande forêt aux arbres morts, les branches tordues et sèches. Le vent froid soufflait fortement, mais elle n'en frissonna même pas. Elle ressentait cette froideur, mais n'en souffrait pas. Comme quoi, il y a des bons côtés à être fait de bois...
Elle leva les yeux. Le ciel était gris, nuageux, et le soleil peinait à montrer le bout d'un de ses rayons chauds. Presque comme dans un mauvais film d'horreur, alors que l'héroïne hésite à aller rechercher son amoureux partit leur chercher de l'aide, après qu'ils soient tombés en panne. Mais Pandorica ne connaissait pas les films d'horreurs. Elle ne savait pas ce que c'était. Et à dire vrai, elle s'en foutait un peu royalement.

La jeune femme finit par avancer, mettant un pied devant l'autre presque avec maladresse. Malgré les années, elle avait du mal à s'habituer à ce corps de femme, trop articulé. C'était particulièrement compliqué de le faire avancer, il fallait penser à tout.
En réfléchissant un peu, elle s'était dit que cette forêt, grande et morte, serait un lieu parfait pour cacher l'un de ses maux si précieux. Elle allait donc juste vérifier ; après tout c'était son but. Retrouver ce qui, autrefois, la remplissait si bien.

Pandorica faillit plusieurs fois tomber sur une branche au sol, n'y faisant pas attention. Elle préférait regarder autour d'elle, cherchant âme qui vive (ou qui vive pas) pour lui demander si quelque part, elle n'avait pas vue quelque chose de mal, qu'elle puisse aller le récupérer. Cela lui appartenait de droit, après tout.

Ses cheveux blonds volaient légèrement derrière elle, les ébouriffant plus que de raison. Ils étaient toujours attachés avec sa rose rouge sang, mais ne résistaient pas au vent trop fort. La jeune boite portait une magnifique robe pourpre, aux dentelles sombres mais finement sculptées. Une partie avait été arraché, sur le bas, lui permettant de mieux marcher entre ses arbres glauques et montrant le bas de ses jambes, recouverts de collants épais couleur chair. Ses yeux, si spéciaux, fouillaient de droite à gauche, de haut en bas, à la recherche de tellement de chose en même temps.

Après des longues minutes de marche, en se rattrapant mainte et mainte fois pour ne pas tomber et se faire mal, elle put entrevoir une grande maison, une sorte de château à l'allure bizarrement sombre. Comme si quelque chose cachait le peu de soleil pour alourdir l'ambiance et assombrir la grande demeure.
Pandorica s'en approcha, presque timidement, et attendit quelques minutes devant la grande porte, avant de se souvenir qu'il était rare que les gens devinent sa présence. Après tout elle était une boite, elle n'était même pas humaine.

Elle leva la main et toqua contre sa consœur de bois, se demandant si quelqu'un allait réagir, ou si elle allait rester seule, dans le froid.
La jeune femme n'avait ni peur, ni froid, malgré l'allure de la forêt et de la maison, malgré la proximité d'une contrée morbide.

Elle fronça le nez. Cette demeure était encore plus l'endroit parfait pour y dissimuler ses maux chéris. Une maison sombre dans une forêt déserte.

Pandorica ▬ Est-ce qu'il y a quelqu'un ? Ouvrez moi. Je cherche des choses qui m'appartiennent.


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MessageSujet: Re: Bonjour, puis-je squatter votre maison lugubre? | Jeremiah   Ven 20 Déc 2013 - 23:51
Jeremiah de Belzé était, en cet instant, dans un état proche du bonheur. Affairé à faire un travail qui lui plaisait, il était oublieux du temps et du monde. Il vaquait à son occupation, comme un boulanger pétrit sa pâte, comme un artiste peint un tableau. Or si le boulanger se couvre de farine et l'artiste de peinture, Jeremiah était, lui, couvert d'un sang sombre et de morceaux de chair. Sa dernière proie avait, le matin même, rendu l'âme, après les douze jours de jeune qu'elle avait passé dans ce qui s'apparentait à un étroit placard.

Cela avait été amusant de voir la pauvre femme, incapable de s'assoir dans un espace si clos, mais les forces la quittant petit à petit, s'écrouler sur elle même dans des positions biscornues où elle n'était jamais à l'aise. Elle avait pleuré et gratté la porte jusqu'à s'en retourner les ongles, elle avait hurlé, frappé, elle avait même tenté de se tuer avant l'heure, en se coupant la langue avec ses dents. Mais elle n'avait pas eu la force de faire le travail jusqu'au bout et n'avait fait que souffrir d'avantage. Aussi Jeremiah avait passé douze jours délectables à regarder cette misérable vie tourmentée, en proie à un désespoir des plus profond, et à l'empêcher de dormir par le biais de quelques techniques si plaisamment douloureuses.

Ainsi, tel le boulanger et tel l'artiste, Jeremiah de Belzé travaillait le cœur léger, vidant sa proie de son contenu de chair pour la préparer à devenir poupée. Elle serait Rose, ancienne fille d'un bourgeois de la région, qui avait gagné sa place dans le paradis des chairs inertes par la chevelure rousse qui faisait sa beauté.

Et c'est cet instant, cet instant de paix où Jeremiah n'était ni en colère, cet instant où il ne savourait aucun odieux plaisir, ni ne se prélassait dans un débauche malsaine, cet instant magnifique, que quelqu'un toqua à la porte.

Quand bien même Jeremiah était dans son sous-sol secret, il avait entendu ce bruit. Nul n'arrivait chez lui sans qu'il ne le sache. Pourtant, il aurait aimé l'ignorer, et continuer son occupation. Mais peut être était ce Elizabeth qui lui revenait, peut être était-ce Hansel qui venait se faire couper la gorge, peut être était-ce la fille du maire, qui, perdue, venait se jeter dans les bras ouverts de ce beau jeune homme, pour un destin auquel elle ne pouvait s'attendre. Pour un être asocial, Jeremiah pouvait attendre beaucoup de monde, bien malgré lui... Et il ne pouvait les ignorer. Mais il ne voulait pas les voir. Il était occupé. Très occupé. Mais il ne pouvait les ignorer, ces êtres ridicules, ces parasites, ces grouillants inutiles, il ne pouvait les ignorer. Et cela suffit à provoquer chez lui une colère sourde, s'abattant sur lui de façon fulgurante, et tambourinant à ses tempes. Il serra dans sa main si fort un des organes prélevés (ce devait être un foie) qu'il éclata dans son poing et répandit sa chair sanglante alentour.

Jermiah ôta sa combinaison et ses gants et les jeta au sol sans vergogne, s'assura qu'il n'avait pas de sang sur ses habits ou son visage, ferma avec attention l'entrée secrète de son domaine, puis arriva près de la porte derrière laquelle attendait un être pour qui il n'avait déjà que haine et mépris. Le tout avait pris quelque minutes, Jeremiah n'étant naturellement pas soucieux du temps que son visiteur attendrait dans le froid. Il vérifia que sa dague était bien cachée à l'endroit habituel, se constitua son visage neutre, et ouvrit sa porte en grand.

La personne qui lui faisait face lui était inconnue, mais aussi surprenante. Car, détail qui sauta aux yeux de Jeremiah, elle n'était pas constituée de chair, mais bien... De bois. Une véritable poupée de bois, bien plus belle qu'il n'en faisait lui même, de taille humaine, et... Vivante. Cette découverte suffit à faire partir la colère de Jeremiah aussi vite qu'elle était apparue. S'il ne savait pas encore qu'en faire, il était malgré tout terriblement intéressé par cet étrange être. Celle-ci ne semblait pas très familière avec les comportements humains, rien qu'à voir le regard étrange qu'elle lui jetait. Pas tout à fait humaine... Intéressant. Intéressant. Il fallait l'examiner, l'analyser, voir si elle avait sa place ici.. La faire entrer. Il ne savait pas pourquoi elle était là, mais il devait y avoir une bonne raison. Elle ne refuserait pas au moins quelques instants dans cette maison... Aussi, cachant sa surprise sa surprise première pour un nouveau masque sans émotion, il l'invita à rentrer chez lui. Ceci fait, il ferma sa porte à clé, discrètement, et la cacha dans sa poche. Elle ne repartirait pas sans son accord, si jamais elle arrivait à l'avoir.

Se retournant vers l'étrange demoiselle, il esquissa un sourire.

« Je vous en prie, faites comme chez vous »

Il ne savait pas si ces paroles faussement bienveillantes suffiraient à la mettre à l'aise. Après tout, cet être était imprévisible, qui sait de quelle façon pouvait-il bien penser?

« Jeremiah de Belzé, pour vous servir. Que me vaut votre visite, mademoiselle?... »

Jeremiah n'était nullement intéressé par la façon dont elle se nommait, mais cela faisait partie des conventions de demander... Tout ce qu'il espérait était que l'esprit de cet être soit assez primitif pour qu'il n'ait pas besoin de continuer à parler aussi agréablement. Cette hypocrisie dont il devait faire preuve avait le don de l'énerver. Même si sa surprise, encore présente, effaçait encore tout sentiment négatif en lui. Finalement, être dérangé avait peut être valu le coup. Et puis, elle au moins, il n'aurait pas besoin de la vider...
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MessageSujet: Re: Bonjour, puis-je squatter votre maison lugubre? | Jeremiah   Sam 21 Déc 2013 - 17:17
Tu me mens ; Je te tue.

Pandorica | Jeremiah

Pandorica attendit de longues minutes devant cette grande porte aux allures sombres. Il faisait froid, particulièrement froid, mais elle n'en avait rien à faire. Après tout, ce n'était qu'une créature de bois. Que dire de plus à partir de là? Elle n'avait ni nerf, ni terminaison nerveuse, et la peau qui recouvrait son intérieur de bois était plus comme une couverture, un emballage cadeau qui entourait joliment son paquet intérieur... Et souvent, même très souvent, la beauté du papier qui entour le cadeau est clairement plus beau que la cadeau en lui-même. Et il se passait peut être la même chose avec la jeune poupée de bois au cheveux blonds, qui sait? Même les dieux, qui l'ont créés, n'en savent surement rien. Tant mieux.

La petite boite redressa un peu la tête, sortant de ses pensées en entendant la porte s'ouvrir d'un seul coup, et pas à moitié. Elle observa l'étrange inconnu, qui en faisait de même avec elle.
C'était un... Jeune homme, aux cheveux noirs, habillé impeccablement. Pas vraiment ce à quoi elle s'attendait... A vrai dire, elle s'attendait à quoi? Vu la maison, surement à un montre noir et difforme, une ombre ou de la fumée peut être? Enfin... Elle s'en fichait un peu.

Sans même prononcer un mot, l'inconnu la laissa entrer. Elle trouva l'humain un peu bizarre ; laisser rentrer une inconnue chez lui sans poser de questions? On ne lui avait jamais fait celle là. Mais tant pis. Les gens à l'intérieur sanglant, aux corps chauds et aux coeurs battant, autrement dit, les humains qui n'étaient pas des boites, étaient tous plus ou moins bizarre, à leur façon tout du moins.
Elle ne fit pas attention à ses mouvements étranges, plus occupée à regarder l'intérieur sombre de lla demeure de ses yeux si particulier.

Finalement l'homme lui adressa la parole, lui demandant de faire "comme chez vous". Pandorica avait souvent entendue cette expression et sourit un peu. Ses gens étaient d'un hypocrite... Si elle faisait comme chez elle, la boite se jetterait sans réfléchir sur son lit et dormirait. Quoi que... Déjà, dans sa maison, elle aurait mit un peu de lumière. Et puis il faisait bien trop humide ici. Froid. Et même si elle n'en souffrait pas, elle le ressentait.

Elle fixa mollement le jeune homme aux cheveux noirs qui continuait de lui parler, sans faire attention à ses pensées. Ah oui, c'est vrai. Tout le monde ne peut pas attendre les pensées des autres... D'ailleurs elle ne pouvait pas non plus.
Haussant les épaules, la boite de Pandore retint juste son prénom, son nom elle s'en foutait un peu. Après tout, elle était juste là pour récupérer ce qui lui appartenait.

Pandorica hocha vivement la tête, à ses deux questions, dont une plus voilée. Cependant, elle mit une petite minute avant de comprendre qu'il fallait y répondre. Alala, ses humains étaient tellement chiants... Enfin, elle disait humain depuis le début, mais peut être l'était il pas totalement. Elle n'en savait rien. Elle s'en foutait. Elle, elle était une boite, et n'avait pas envie de le répéter à tout le monde. Il y avait d'autres choses bien plus importantes à faire.

Pandorica ▬ Je m'appelle Pandorica. Je cherche des maux. Avez vous des maux chez vous? Avez vous vu la Folie, La Misère, la Tromperie ou la Passion? J'aimerai les récupérer. Est-ce que vous en avez vu quelque part?

La jeune femme parlait parfaitement sérieusement. Non, parce qu'on lui avait déjà demandé si elle était sérieuse. Oui ! Bien sur que oui ! Tout ses malheurs humains étaient à elle. Et que cela plaise ou non, elle allait les reprendre. Même si c'était compliqué ; même si elle ne savait pas comment faire, même si, même si... Même si tout plein de chose. Pandorica s'en foutait... Mais alors là totalement!

La blonde fit quelques pas incertains dans la demeure, pour regarder, sans trop trop s'éloigner de son 'hôte' vivant. Enfin, sauf s'il lui cachait des choses... Genre ce qu'elle cherchait. Alors là, elle serait obligée de le tuer. Pour au moins récupérer une chose : la Tromperie. C'était comme ça qu'elle fonctionnait. Les gens qui se moquaient d'elle lui demandaient souvent comme elle faisait pour récupérer ce qu'elle cherchait. Elle tuait, tout simplement. Quelque de malade? Elle le finissait. Elle récupérait la Maladie, qui était à elle. Quelqu'un de trop vieux? Elle le tuait. Parce que la Vieillesse lui appartient aussi, et qu'elle n'autorisait aucun vol. Pus aucun.


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MessageSujet: Re: Bonjour, puis-je squatter votre maison lugubre? | Jeremiah   Mar 25 Fév 2014 - 22:54
« Je m'appelle Pandorica. Je cherche des maux. Avez vous des maux chez vous? Avez vous vu la Folie, La Misère, la Tromperie ou la Passion? J'aimerai les récupérer. Est-ce que vous en avez vu quelque part? »

L'être étrange semblait jusqu'alors plaisant. Une certaine lassitude dans son attitude, des hochements de tête en guise de réponse. Et puis, elle parla, et d'une façon bien construite. Voilà qui était une profonde déception.

Plus il l'observait, et plus Jeremiah se demandait que faire de cette étrange découverte... Son domaine relevait surtout des chairs mortes, tandis que cette « personne » là était un objet vivant... Il aurait du être révulsé par une pareille créature. Et pourtant, elle l'intriguait profondément. Posséder une marionnette vivante, cela pouvait révéler une véritable source d'intérêt. Seul dérangeait ce problème de parole. Jeremiah ne pourrait jamais supporter la présence de quelqu'un capable de bavarder chez lui.

Toutefois les envies de Jeremiah semblaient aller à l'encontre des intérêts de cette « Pandorica ». Chercher des maux... Voilà une quête qui semblait bien étrange, même en ce monde. Mais telle était peut-être la clé afin de manipuler cet être... D'autant qu'il avait certainement, en effet, des maux chez lui. Il se savait être lui même un mal pour l'humanité. Mais il l'était pour son plaisir, et, après tout, que valait bien la vie de quelques pauvres humains, sacrifiées pour son bon vouloir? Si cela ne tenait qu'à lui, il rayerait toute vie de la surface du monde... Et n'en serait que comblé de joie.

Pandorica s'éloigna quelque peu, d'une démarche mal assurée, semblant visiter du regard le hall du manoir. Jeremiah profita qu'elle ne le regarda pas pour laisser ses émotions s'afficher sur son visage, un bref instant. Et au contraire de la colère qui l'animait toujours, ce fut un sourire qui s'installa sur ses lèvres. Mais un sourire tordu qui n'inspirait qu'une joie malsaine. Ses yeux brillaient quand à eux d'un éclat brillant qui lui donnait l'air d'un fou. Quiconque l'aurait vu en cet instant aurait su quel genre d'être il était. Quelqu'un dont les émotions avaient pourries, et qui ne pouvait plus apprécier que les choses les plus viles, comme le désespoir ou la mort. Quelqu'un qui tuait sans vergogne pour son simple plaisir. Quelqu'un qui n'éprouverait jamais plus de sympathie envers personne.
Assurément, il possédait de ces maux que cherchait Pandorica.

Quand celle ci se retourna, ce fut pour faire face à un Jeremiah à la mine agréable, qui semblait-il laissait avec politesse son invitée visiter les lieux. Nul homme n'aurait pu paraître plus cordial. Pourtant, une flamme imperceptible vivait encore dans son regard.

« Des maux, vous dites? Désolé, je ne pense pas en avoir chez moi... A moins que... Eh bien, en y pensant, ma jeune sœur est malheureusement atteinte de quelques problèmes pour le moins... Honteux. Nous ne la sortons jamais, la pauvre ne sait ce qu'elle dit ou ce qu'elle fait. Ma famille la croit maudite et m'en ont laissé la charge, à moi seul qui ne pouvait me résoudre à m'en séparer. Quoi qu'il en soit, si vous cherchez de la folie, je pense que vous en trouverez en elle... Sauriez vous l'en débarrasser? »

Jeremiah avait brodé cette histoire en un instant, et son jeu d'acteur alors qu'il l'énonçait était époustouflant. Tour à tour consterné, honteux, aimant, puis espérant quelque remède pour son incurable jeune et pauvre sœur... Bien évidemment, rien de tout cela n'était vrai. Mais il semblait avoir atteint la curiosité de Pandorica.
Il montra du doigt une porte, éloignée mais visible depuis le hall, qui donnait sur une chambre d'amis. C'était à vrai dire l'ancienne chambre qu'habitait Elizabeth. Mais elle avait plus souvent servit à piéger de quelques façons, ou à enfermer des personnes dangereuses ou dignes d'intérêt. Il se trouvait toujours une excuse pour faire entrer quelqu'un dans cette pièce.

« Elle est dans sa chambre. Vous pouvez la voir si vous voulez, mais ne la brusquez surtout pas! La pauvre enfant est fragile, et constamment apeurée. Parfois même je la trouve enfermée dans son propre placard... »

Parlant, Jeremiah conduisait Pandorica, chancelante, vers ladite porte. Mais celle-ci semblait bien décidée à y aller dans tout les cas. La clé était dans la serrure, prête à refermer le piège enfantin. Les solutions les plus simples sont parfois les meilleures; comme un grand coup de couteau en travers de la gorge. Mais Jeremiah aimait voir souffrir ses victimes. Il garderait Pandorica chez lui, dans l'attente de l'idée de ce qu'il lui ferait subir, et de ce qu'il ferait d'elle au final. Qui sait, peut être déciderait-il qu'elle n'a finalement aucun intérêt, et la laisserait sortir. Ou peut être regarderait-il ce que cela donne de faire brûler une marionnette vivante.
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