Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Notre père qui êtes aux cieux, Etc...(PV Pandorica)

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MessageSujet: Notre père qui êtes aux cieux, Etc...(PV Pandorica)   Sam 28 Déc 2013 - 13:16
Une branche par ci. Une branche par là. Si je devais demeurer en cette église, je devais rapidement amasser des matériaux me permettant de me chauffer, ainsi que de manger. Et un feu était l’élément commun et indispensable aux deux. Aussi, ma besogne du jour constituerait en un ramassage de petit bois, ainsi qu’à la conception d’une hache de fortune dont je n’avais pas encore construit le schéma mentalement. Encore une branche.

Lorsque j’étais entré dans le saint lieu, je n’avais pas senti once de présence sacrée en les murs qui m’entouraient alors. Qu’à cela ne tienne. Je m’étais signé avec l’eau du bénitier et avait commencé à prier. Quelle idée avais-je eu ? Est-il possible de s’improviser ainsi prêtre ? Sans même se faire ordonner préalablement ? Et quand bien même, malgré le fait que je  connaisse parfaitement les usages d’un tel culte et de ses cérémonies jamais je n’avais officié. Aussi, je n’étais pas sûr de pouvoir amener la touche de sacré qui manquait à ce lieu.

Une fois que j’eus prié en silence, et récité un notre père, je me levai et fis fi de mes doutes pour inspecter les lieux. Ces murs étaient manifestement abandonnés depuis longtemps. Une couche épaisse de poussière s’amassait çà et là. J’avais trouvé à l’arrière un cagibi dans lequel étaient entreposés des instruments de ménage dans un sale état, proche de la mort, mais cela suffirait pour le moment. Avec ces balais et ces seaux gisaient en boule 3 ou 4 bures de moine et un habit de prêtre qui, fut un temps avait du être blanc, mais arborait maintenant un gris crasseux.

Alors, pour m’amuser et me donner du cœur à l’ouvrage, j’improvisais une extrême onction rapide pour sauver l’âme de ces beaux balais s’il s’avérait que ce grand ménage dut être le dernier. Puis, après avoir demandé pardon pour ce léger blasphème, je commençai à évacuer la poussière à grands coups de manche. Cela me pris presque trois heures d’évacuer l’intégralité du nuage et des montons l’accompagnant. La lumière  qui filtrait à travers les vitraux donnait une allure sombre à la pièce qui, lors d’une messe aurait parfaitement convenu. Mais ici, j’étais en train d’effectuer une sale besogne, je macérais dans ma propre sueur, et la lumière donnait une dimension pesante à l’église. Je m’attendais à tout instant à voir surgir une créature surnaturelle qui aurait décidé de faire de moi son repas.
Aussi sursautais-je lorsque, m’apprêtant a évacuer les derniers amas de poussière, je vis se découper à contre-jour une silhouette. Sans paniquer, je brandis le balai, seule arme à ma disposition, en lançant brutalement :

« Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? »

En m’approchant, je constatai que cette silhouette était celle d’une femme. Mince. Élancée. Mais peut-être dangereuse, je ferais du gringue lorsque j’aurais écarté tout risque. Après avoir réitérer plusieurs fois mon interrogation, j’obtins enfin une réponse. Elle portait le nom étrange de Pandorica. S’ensuivit une conversation de quelques heures durant laquelle nous nous présentâmes mutuellement. Et durant laquelle je l’étudiai sous tous ses traits. Sa peau ne semblait pas en être à proprement parler. Elle avait un physique étrange, qui m’intriguait au plus haut point. Plusieurs fois je me surpris à l’écouter attentivement tout en la dévisageant de manière insistante et malpolie. Je m’interrompais immédiatement lorsque je m’en apercevais, mais c’était plus fort que moi et je recommençais quelques minutes après.

A la fin de la conversation, je ne savais pas encore si elle m’était hostile ou non. Ses manières étaient étranges, et j’aurais pris le pas de la neutraliser avant de lui donner toute possibilité d’attaque dans un passé proche. Néanmoins, je décidai cette fois-ci de changer d’attitude et de lui laisser sa chance. Sans violence de ma part. Je conclus alors notre dialogue, arguant que le soleil commençait sa descente et qu’il me fallait encore effectuer certaines tâches. Elle me suivit sans que je ne lui aie demandé.

Une autre branche ici. Elle semble en avoir trouvé une elle aussi. Son fagot est bien plus fournis que le miens. Elle voit les branches bien plus facilement. Encore une là.
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