Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)

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MessageSujet: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Sam 28 Déc 2013 - 13:46
Une pause pour laisser Nocturne se reposer après la course de ce matin. La chasse avait été bonne et une vérification des collets cet après-midi suffirait à compléter mon tableau pour la journée. Je retirais du dos de mon fier destrier, les prises du matin : une biche et un renard. Rien de très extraordinaire mais largement suffisant. Il ne manquait qu’un lapin ou deux où cela serait parfait. Apparemment ma Reine recevait quelqu’un et ne voulait pas faire dans le détail concernant le repas et comme c’est principalement moi qui me chargeait de récolter les différents composants et plats pour les festivités, j’étais partie tôt alors que la rosée affleurait encore les plantes. Je sortais également un pain de viande séché qui ferait mon déjeuner. Les rênes longues, Nocturne n’avait pas attendu avant de gouter l’herbe fraiche de ce coin de forêt. Nous étions proches du royaume de Crudélis mais je connaissais par cœur les limites de ma forêt et je savais que je ne risquais pas d’empiéter sur les territoires d’un autre Reine.

Après cette pause, je repris ma route, à pied, cette fois-ci, suivit de près par mon cheval. Sans avoir eu à l’éduquer nous nous comprenions. Et un simple geste de ma part suffisait à lui faire comprendre ce que j’attendais d’elle. J’étais ravie d’avoir un compagnon telle qu’elle et je remerciais mentalement ma reine de m’avoir poussé à cherché une monture. Ses sabots battaient la mesure à un rythme régulier sur lequel je me fixais. Cela me permettais de passer inaperçu sous les ombrages des grands arbres. Car si les animaux de la forêt n’étaient pas effrayés par le battement sourd de mon cheval, il l’était en revanche par le pas léger d’un humain. Et alors que j’allais revoir mes collets, la forêt s’agita et ce n’était pas à cause de moi. Avais-je de la visite ? Je grimpais dans un arbre non loin et indiquais à Nocturne d’aller m’attendre plus loin. Je me rapprochais de la source du bruit qui effrayait tant les habitants de ces bois.

J’avais raison, un homme parcourait les abords de la forêt. Je me demandais ce qu’il pouvait bien faire ici. Je restais cachée pour l’instant. Me fondant avec le décor qui m’entourait et observant son comportement. Un pas pour lui, un changement d’arbre digne d’un écureuil pour moi pour qu’il reste dans mon champ de vision. Mon cœur battait à toute allure sous l’adrénaline de la chasse. La traque d’un homme est pour moi un pur délice bien plus que celui d’un animal. Car il était plus facile de provoquer une fuite chez une bête et donc le défi était d’autant plus grand. Il fit une pause dans une clairière où coulait paresseusement une rivière. Ma présence me semblait toujours caché mais ce n’était pas rôle s’il ne s’en apercevait pas. Je descendis donc de mon perchoir et passait telle une ombre de derrière un tronc d’arbre à un autre en faisant exprès de marcher sur une branche morte, provoquant un bruit sec qui ne manquera pas d’attirer l’attention de cet intrus.


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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Jeu 30 Jan 2014 - 21:29
Libéré. C’est à peine s’il y pense. En fait, non, il ne pense qu’à ça, mais surtout au fait qu’il n’y pense plus. Car cette pulsion, cette envie, il n’y pense plus. Il l’a laissé partir. Ce sortilège qui lui a été lancé ressemble plutôt à une bénédiction. Sa première pensée fut évidement de courir vite et loin, loin de l’influence de cette sorcière. Et c’est ce qu’il a fait. Serrant dans son point fermé à en faire saillir ses veines, la fiole de sang prélevée sur cette femme, il a été aussi loin que ses jambes le portaient. Après quelques heures de course, et complètement perdu, il s’était écroulé face contre terre, épuisé et abattu. Abattu de ne plus pouvoir blesser, abattu de ne plus pouvoir tuer, sans alors subir le même sort. C’est alors qu’il s’en était aperçu.

D’abord choqué, il ne ressentait plus cette envie oppressante et incessante qui  le poussait à tuer. Et à mesure qu’il inspirait, un nouveau ressentit prenait place. A mesure qu’il expirait, le choc passait et s’en allait. L’incrédulité laissait peu à peu place au soulagement. Et avec ces respirations rapides, venaient de nouvelles odeurs auxquelles il n’avait jamais prêté grande attention. L’herbe grasse qui se trouvait sous son nez se décidait enfin à lui livrer toutes ses saveurs. La fraicheur l’envahi, l’odeur forte de la chlorophylle lui chatouilla l’arrière des narines, si bien qu’il éternua. A cela vint s’ajouter l’odeur violente et dure de la terre brute. Le mélange des deux eu l’effet d’une drogue sur l’esprit de Barry qui se mit alors à rire aux éclats. Il se retourna et observa alors le ciel. Il était bleu, très pur. Une couleur qu’il connaissait peu.

Il dut rester là une heure, à observer, sentir, parfois gouter les alentours avant de reprendre sa route d’un pas décidé, prêt à pleurer tant il était heureux. Jack était mort, et avait laissé place en son cœur à toute la beauté de la nature. Et ainsi, depuis des heures, il déambulait sans véritable but autre que de se trouver une situation louable dans la première ville qui l’accueillerait. A chaque pas qu’il faisait, il découvrait de nouvelle chose, et cela l’enivrait. A cet instant, il ne pensait qu’à remercier cette magicienne qui, par un stratagème inconnu, lui avait retiré cette envie.

Il s’arrêta alors près d’une rivière. L’eau était claire, cela contrastait avec le petit bois qu’il laissait derrière lui et filtrait quant à lui la lumière du soleil. Cette eau laissait transparaitre complètement les galets qui la maintenaient. Gris et grisant, Barry en saisit un dans sa paume. L’eau était froide, presque glacé. Mais cela ne le faisait que se sentir plus vivant encore. Il le frottât contre son front pour que celui-ci profite également de sa fraicheur, puis il but a grande gorgée. Aucun autre bruit que celui que faisaient les remous ne venait troubler cet instant de paix.

C’est alors que Barry entendit une branche craquer fortement derrière lui. Instinctivement il portât la main à sa poche pour protéger… il la retira rapidement. Dans le même temps, il se retourna et fit alors face à une femme, munie d’un arc. Elle n’avait pas l’air hostile, et il espérait qu’elle ne le serait pas, car une flèche à une plus grande portée qu’un rasoir. Qui plus est, il n’avait plus le droit de blesser ou de tuer, sous peine de se voir infliger ses propres coups. Il se leva et s’approcha lentement de cette femme. Une fois à portée, il lui tendit la main droite pour qu’elle la serre. Imperceptiblement, elle se mit sur ses gardes. Néanmoins, après une inspection rapide, elle la lui rendit.

« Enchanté, Je m’appelle Barry »

Il ne s’était plus présenté aussi courtoisement a une femme depuis longtemps… cette nouvelle vie allait surement lui plaire

*mais rappelles toi que je contiens quelques chose que tu aimes…*
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Lun 3 Fév 2014 - 23:32
L’arc prêt à servir mais non bandé pour l’instant, pendait le long de ma cuisse. J’avais rabaissé ma capuche et je sentais ma cape de voyage battre sur mes talons. L’intrus se désaltérait dans une clairière qui passait dans cette jolie clairière. Mais je sentais que la forêt était troublée. Quelque chose n’allait pas et me mettait sur mes gardes. Une fois la branche morte cassée, je sentis son regard tourné pour voir d’où venait cette présence que j’avais signalée. Il portait la main à sa poche comme dans un reflexe d’attaque, ce qui me mit encore plus sur mes gardes. L’adrénaline courrait maintenant à flots dans mes veines dans l’excitation de la chasse, j’espérais qu’il prendrait la fuite. C’est tellement plus drôle dans ces cas-là. Quand l’homme qui se croit le plus grand prédateur de ces forêts, se retrouve lui-même proie. C’est bien connu que l’homme est un loup pour l’homme et je ne vois pas pourquoi je dérogerais à ce proverbe surtout si cela peut venger d’une certaine manière cette forêt sans âge que les humains persiste à dénigrer et à sous-estimer.

Mais cela ne se passa pas comme je m’y attendais. Au lieu de s’enfuir et de courir en sautant d’abord au dessus du fin cours d’eau puis de se frayer un passage plus ou moins douloureux dans le buisson d’épineux derrière lui, il s’approcha de moi. J’étais de plus en plus méfiant au fur et à mesure qu’il faisait un pas dans ma direction. Je devrais travailler encore mon apparence pour paraitre encore plus effrayante car mon air sauvage et dur ne le faisait même pas reculer d’un pas bien au contraire. Trop surprise pour faire quoi que soit à part attendre l’attaque, je le laissais approcher. Il me tendit sa main. Décidemment c’était peu commun. Je savais où se trouvait son arme et vu qu’il s’était rapprochait je ne doutais qu’il s’agissait d’une arme à courte portée. Il me restait toujours ma dague ou le tranchant de la branche de mon arc si jamais il décidait d’entamer un combat au corps-à-corps. Si seulement, je n’avais pas ordre de ne pas tuer sauf en cas de riposte, il serait surement déjà en train de tenter de laver ces plaies dans le cours d’eau qui aurait pris la couleur profonde et puissante du rouge sang.

Malheureusement, je devais mes idées sanglantes dans un coin de ma tête jusqu’au moment où il m’attaquera. Je pourrais sentir cette main tendue comme une agression mais ce serait dur à justifier car une main vide tendue avec une lenteur soigneusement calculée n’est que rarement un signe d’agression. Je me voyais donc dans l’obligation de lui céder la mienne. Ma main gauche se resserra sur la poignée de mon arc tandis que ma droite, auparavant posée sur l’une des flèches de mon carquois attaché le long de ma cuisse, s’en détacha pour aller se caler dans celle de cet intrus.

« Enchanté, Je m’appelle Barry »

La présentation courtoise me surpris presque plus que son mouvement vers moi. On pouvait sentir dans chacun de ses déplacements une habitude qu’il était impossible à chasser. Cette soif de sang qui habité cette personne était presque aussi grande que la mienne à cet instant. La forêt me l’avait confirmé, il n’était pas digne de confiance et pourtant il se comportait de manière polie et presque charmeuse. Je mis un temps avant de lui répondre car je savais qu’il fallait lui donner au moins un semblant de réponses, c’était ainsi dans les convenances et je ne voulais pas faire honte à ma reine en y manquant.

« On me nomme le Chasseur. Et vous êtes sur les terres de la Reine de Nivis. »

J’avais tenté de gommer l’accent dur de ma voix mais ce n’était pas très réussit. Tant d’années a paraitre intransigeante, sans pitié aucune et d’une rigueur implacable jouait forcement sur ce genre de choses. Mais bon, j’avais fait l’effort de répondre. Néanmoins, je lâchais rapidement la main de celui que je considérais toujours comme un intrus et la laissa retomber non loin des mes flèches sans pour autant manifester une quelconque agressivité. Ces années avaient eu au moins le mérite de me permettre de cacher ce que je ressentais réellement.



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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Sam 1 Mar 2014 - 15:39
Serrer cette main, il n’aurait peut-être pas dû le faire. Mais qui sait, s’il ne l’avait pas fait, cela n’aurait peut-être rien changé.  En tous les  cas, il ressentit tout de suite cette femme. Barry sentit qu’en fin de compte elle lui était un brin hostile et que sans hésiter elle lui trancherait une artère vitale s’il manifestait le moindre signe d’agressivité. Et l’arc qu’elle possédait en disait suffisamment long sur sa nature chasseresse pour qu’il prenne la menace en compte. En effet, s’il s’avérait qu’elle fut impulsive, alors il devait se tenir sur ses gardes et faire preuve d’une grande prudence quant à ses mouvements et son comportement. Et elle possédait très certainement d’autres armes sur elle, à courte portée celles-ci, qui lui permettraient facilement de le tuer si l’envie lui en prenait. Et même si elle était moins rapide que lui, le sortilège faisait toujours effet, l’empêchant de se défendre de la manière adéquate à une attaque mortelle.


Cette étude rapide effectuée, l’inconnue retira sa main et repris une posture normale. Elle se présentât à son tour comme étant « le chasseur ». Elle lui indiqua également qu’il se trouvait sur des terres royales. Terres qu’il n’avait semblait-il pas réellement le droit d’occuper. Barry avait beau la regarder attentivement, il ne devinait rien de ses intentions. Seul un flux continu semblait couler entre les deux individus, Barry sentait ce flot se déverser en lui. Ou bien étaient-ce certains de ses instincts les plus primaires qui refaisaient surface ? Le court instant de vie passé sans ce besoin lancinant avait pourtant été des plus reposants pour son âme. Et même si ce dernier semblait crier en lui, se débattre depuis les tréfonds de son esprit, il ferait tout pour le garder silencieux le plus longtemps possible, jusqu’à la mort si possible.


Mais alors même qu’il songeait  à cela, il s’aperçut que sa main avait glissé jusqu’à sa poche et y caressait la fiole et son contenu, presque sensuellement. Il la retira rapidement, sous le regard inquisiteur de son interlocutrice. Au vu de ses réactions, de ses prise de positions rapides, Barry en déduisit qu’elle devait croire que s’y trouvait son arme. Au moins, cela lui donnerait l’avantage si affrontement il devait y avoir. Mais pour éviter cela, pour éviter qu’elle lui inflige quelques blessures que ce soit, ou qu’il se les inflige lui-même, il devait se montrer courtois. Il enchaina donc :


« Je m’excuse, n’ai-je pas le droit d’occuper ces terres ? Dans quelle direction dois-je aller pour les quitter ? »


Il avait prononcé les premières syllabes assez violemment, avec le fond qui caractérisait ses envies de tuer habituelles. Il s’était rapidement corrigé et avait toussoté pour simuler je ne sais quelle démangeaison, mais le mal était fait. Même lui n’y aurait pas cru. Pour se rattraper, il posa une nouvelle question :


« On vous appelle le chasseur, mais n’avez-vous pas un nom vrai par lequel on vous appelle plus volontiers ? »


Cette courtoisie emplie de miel écœurait l’autre partie de son âme au plus haut point, tant et si bien qu’à un moment, il hallucina et crut sentir la fiole remuer dans sa poche, et lui chuchoter quelques mots à l’oreille. Il lui fallait refréner rapidement cette envie qui commençait à ragrandir en lui, sans quoi cette chasseresse le tuerait sans hésiter.
 
« Je te manque n’est-ce pas ? Tu veux de moi, admet-le… »

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Dernière édition par Barry Blood le Sam 1 Mar 2014 - 15:43, édité 1 fois (Raison : code defaillant avec les tailles de police)
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Sam 1 Mar 2014 - 22:18
J’avais vraiment l’impression qu’il se fichait de moi, ce n’était pas possible autrement. Dans son regard je pourrais lire une envie, une pulsion meurtrière, un instinct de défense au moins mais il se contenait et gardait une attitude charmante. Je n’aimais pas cet homme, je ne savais pas pourquoi mais quelque chose dans sa démarche, dans ses geste me déplaisait. A moins que ce ne soit juste parce qu’il m’avait forcé à lui céder ma main quelques secondes. J’hésitais encore sur les raisons de cette impression dérangeante. Néanmoins, je devais faire honneur à ma reine et représenter au mieux ses valeurs et une impression ne devait pas guider pour cette fois. Il dut tout de même sentir que je n’étais pas tellement accueillante, car il chercha à s’excuser.

« Je m’excuse, n’ai-je pas le droit d’occuper ces terres ? Dans quelle direction dois-je aller pour les quitter ? »


Il avait commencé ses mots par une agressivité que je ne doutais plus qu’il retenait mais j’ai cherchais encore les raisons. J’aurais pu être bien plus agressive et bien plus froide que je ne l’étais donc je ne pensais pas que cela venait de moi. C’était donc une cause extérieure qui le poussait à agir aussi courtoisement. Sinon, je ne doute pas que nous serions déjà en train d’échanger des coups, dans une lutte sans merci. J’allais répondre à sa question de manière peu courtoise mais je me retins de justesse lui laissant le temps de me poser une nouvelle question.

« On vous appelle le chasseur, mais n’avez-vous pas un nom vrai par lequel on vous appelle plus volontiers ? »

Cette question était plus aisée à répondre et c’était le genre de demandes auxquelles je me faisais un plaisir de répondre de manière plus ou moins menaçante et il le méritait bien. Je répondrais aux autres après, celle-ci était nettement plus intéressante.

« Le Chasseur est le titre que l’on m’attribue le plus volontiers même si l’on préfère ne pas m’appeler habituellement. »

Le sous-entendu était bien plus important que les mots que j’avais prononcés mais je savais que ce ne serait pas suffisant pour effrayer un type comme lui, il avait du voir bien pire. Mais je ne me démontais pas bien au contraire. Il se retenait et je ne vois pas pourquoi je ferais de même. En fait si je savais pourquoi, je représentais à cet instant le Royaume de Nivis et ma Reine et je me devais d’y faire honneur.


« Et pour ce qui concerne votre présence en ces lieux, tant qu’elle n’est que passagère, elle est tolérée. Il vous suffit de prendre cette direction pendant quelques heures, au bout d’un moment vous tomberez sur un sentier qui facilitera votre voyage. »

Aucune amabilité dans ma voix, juste une simple énonciation des faits. Je ne m’encombrais pas de toute cette mièvrerie dont il couvrait toutes ces paroles pour paraitre plus gentil qu’il ne l’était. Je n’avais aucune envie d’être courtoise avec lui. Je répondais juste à ces questions, point. Une pointe de curiosité se dégagea tout de même de la montagne de pensée et se manifesta sous la forme d’une question.

« Qu’est qui vous a mené dans ces forêts ? »


J’avais retenu de justesse, un ‘dans mes forêts’. Je me sentais tellement chez moi que j’avais fini par me les approprier.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Lun 31 Mar 2014 - 23:20
« Le Chasseur est le titre que l’on m’attribue le plus volontiers même si l’on préfère ne pas m’appeler habituellement. »


« Inutile de me menacer, songeât-il, j’ai déjà tué des femmes plus rapidement que tu ne serais capable de décocher une flèche »

Elle l’agaçait au plus haut point et commencerait sérieusement à le faire frémir. La tension montait, palpable presque matérielle. Un mélange de sang et de brouillard apparaissait entre eux. Eu fur et à mesure que leur dialogue avançait, Barry voyait rouge. A chaque fois qu’il clignait de yeux pour chasser ce voile mental, celui-ci réapparaissait plus vif encore, progressant lentement, mais progressant tout de même. A chaque respiration l’air devenait de plus en plus lourd, poisseux comme ce liquide auquel il avait tant aspiré. Comme ce liquide désormais interdit.

Caressant sa poche, il sentit la fiole, toujours là. Sa présence était rassurante et lui permettait encore de tenir bon contre son envie, l’envie qui refaisait peu à peu surface. Ses rasoirs vibraient maintenant au rythme des battements de son cœur tant il devenait fébrile à l’idée d’une clepsydre vivante devant lui. Cette clepsydre si facile à enclencher pour que s’écoule à travers elle le liquide vitale qui mesurerait son temps de vie restant. Cette clepsydre qui…

SCHLACK ! Il coupa court à toute pensée, tranchât mentalement le fil d’un coup de son rasoir en or, afin d’écouter ce que disait cette clesy…femme :

« Et pour ce qui concerne votre présence en ces lieux, tant qu’elle n’est que passagère, elle est tolérée. Il vous suffit de prendre cette direction pendant quelques heures, au bout d’un moment vous tomberez sur un sentier qui facilitera votre voyage. »


Une invitation à partir. Parfait, encore un peu d’eau et il s’en irait pensa-t-il. Peut-être était-ce le fait de marcher longuement qui stoppait cette envie, qui refrénait ses pulsions. La marche et le sang, tous deux synonymes de vie, le comblaient.

« Balivernes. Tu veux de moi, je te manque tant, même si tu le nie encore tu t’en rendras bien vite compte »


Barry acquiesça et commença à tourner les talons pour se diriger dans la direction indiquée, sans plus de considération. Si elle n’avait aucune manière à son égard, aucune raison qu’il en ai alors. Et cela contentait fort bien l’autre partie de son âme, la partie qui criait « au sang ! »A tort et à travers. Mais alors qu’il esquissait son mouvement, la chasseresse lui demanda :

« Qu’est qui vous a mené dans ces forêts ? »


« Tient, je vous intéresse finalement, lança-t-il sur le ton de la moquerie, d’abord aucune considération, des manières fort peu courtoises, un ton inhospitalier ni même respectueux, et je vous intéresse maintenant ? Pourquoi donc ? »


« Allez vas-y, attaque moi, pensa-t-il, même verbalement ce sera un début ! Blesse-moi, que je puisse te blesser au même endroit sans craindre ce sortilège ! Lorsque le combat sera engagé, le sang coulera quoi qu’il m’en SCHLACK !


Imbécile… enfin ton envie était partie, mais tu la quémande avec ardeur… »


« Enfin je retrouve celui qui m’a arraché au corps de Soleyl ! Encore un effort et tu seras de nouveau totalement toi ! »
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Mar 1 Avr 2014 - 23:18
Je pouvais ressentir une forte pulsion meurtrière sous ces airs si charmants. Je ne savais pas qu’il s’apercevait qu’une lueur mauvaise scintillait dans ses yeux quand il pensait au sang. A quoi pouvait-il penser d’autre ? L’odeur du sang restait toujours quelque soit les efforts que l’on faisait pour la masquer et je pouvais presque voir, l’épais liquide rouge de ses victimes incrusté dans chacun des pores de sa peau. Je me demandais comment j’avais fait pour passer à côté d’une telle évidence. Peut-être que ma propre peau avait interférée ? Je savais que j’avais beaucoup de sang sur les mains et j’en avais fait couler bien plus. L’un des avantages de jouer avec un arc plutôt qu’avec une arme de contact.

« Tient, je vous intéresse finalement. D’abord aucune considération, des manières fort peu courtoises, un ton inhospitalier ni même respectueux, et je vous intéresse maintenant ? Pourquoi donc ? »

Le ton était la fois moqueur et légèrement agressif et je détestais cela. Il ne se rendait pas compte de la politesse dont j’avais fait preuve à son égard. Pour avoir osé m’approcher aussi près, il aurait dû finir en mordant la poussière si ce n’était pas en le tachant de cette couleur qu’il appréciait tant. Je décidais néanmoins de lui laisser une chance de plus et gardait mon calme malgré ma lame qui mourrait d’une soif qui ne demandait qu’à être étanchée.

« J’ai répondu à toutes vos questions et vous ai même indiqué un chemin, est-ce là être peu courtoise et sans considération ? Et ma question n’était que pure politesse. »


Je devais que je n’y étais pas allé de main morte même si mon ton n’avait été que froid et distant et non tranchant et cassant comme il l’aurait été si je ne gardais pas cette politesse et cette courtoisie qu’il me reprochait de pas manifester à son égard. S’il voulait me chercher, il finirait par me trouver. Néanmoins, il n’était pas aisé de me faire sortir de mes gonds.

« Si vous voulez bien me laisser une chance de me faire pardonner si vous avez jugé ma conduite impolie, je suis prête à vous accompagnez jusqu’au sentier que je vous aie indiqué. »

Ce n’était pas de gaité de cœur que je lui avais fait cette proposition mais l’apparence que je lui affichais était simplement neutre. Pas enthousiaste mais pas résignée non plus. A lui de savoir s’il acceptait ou s’il refusait. J’avoue que je préférerais qu’il choisisse la deuxième option. Mais je suis sure qu’il accepterait rien que pour mettre mon sang froid légendaire à l’épreuve.


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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Mer 30 Avr 2014 - 17:28
Quand bien même un sortilège retenait ses mains d’infliger la plus petite blessure à son interlocutrice, l’envie l’en démangeait désormais plus que jamais. Ou en tout cas, plus que depuis la dernière fois qu’il avait gouté au sang. La violence était revenue, d’abord lointaine, encore facile à repousser, puis proche, et rapide. Elle l’avait de nouveau frappé comme un fouet, un taureau lancé à pleine vitesse. Et à présent, il lui fallait contenir ses envies meurtrières s’il ne voulait agir de manière suicidaire. Et malgré cette envahissantes soif, il ressentait tout de même grâce à cette mince connexion, que cette femme, ce chasseur ressentait comme lui une envie d’en découdre. Tous deux n’attendaient que cela, et savait que l’autre l’attendait aussi. Mais, lui par contrainte magique, elle probablement par contrainte diplomatique, ni l’un ni l’autre n’agirait. Et malgré la provocation de Barry, elle répondit calmement :

« J’ai répondu à toutes vos questions et vous ai même indiqué un chemin, est-ce là être peu courtoise et sans considération ? Et ma question n’était que pure politesse. Elle ajouta, Si vous voulez bien me laisser une chance de me faire pardonner si vous avez jugé ma conduite impolie, je suis prête à vous accompagner jusqu’au sentier que je vous aie indiqué. »


Barry jugea à nouveau cette tentative pour paraitre accueillante mielleuse au possible, mais ne releva pas tout de suite. Il portât d’abord sa main à sa poche, et la glissa lentement dedans comme pour faire croire qu’il en sortirait un couteau, toujours dans l’espoir de la faire réagir. Mais aucun mouvement de défense ou d’attaque ne vint la troubler dans son calme. Dommage. Cette envie de sang et de bagarre était toujours présente. Mais au lieu d’un couteau ou d’un rasoir, Barry sortit alors la fiole de sang qu’il avait prélevé à Mii quelques temps auparavant. Cette fiole qui, semblait-il, ne cessait de chuchoter à son esprit pour faire revenir le monstre qui sommeillait en lui. Il porta la fiole à portée de ses lèvres et, à son tour lui chuchota quelques mots.

« Je suis de retour… t’ai-je manqué ?»

Alors, il déboucha le contenant et en inspira profondément l’odeur qui s’en dégageait. Le sang n’était pas frai, il avait connu mieux, mais cela lui procura un plaisir intense, proche de l’orgasme. Il respira encore deux ou trois fois l’odeur, s’en imprégna, puis reposa le bouchon de liège à sa place. En ouvrant ses yeux clos, il constata que le chasseur le contemplait de manière quelques peu dégoutée. Il replaça la fiole dans sa poche, il en aurait l’utilité tant que le maléfice que lui avait lancé la sorcière ne se serait pas dissipé. Ses pulsions réduites, il adressa un grand sourire à l’archère et lui lança un jovial :

« Allons-y ! Puisque vous me le proposez avec tant de bienveillance ! Il serait malvenu de refuser une telle offre, moi qui n’ai pas vraiment idée de l’endroit où je me trouve ! »

Il commença alors à marcher sans l’attendre dans la direction qu’elle lui avait indiquée, à vive allure. Il faudrait bien plus que quelques changement brusques d’humeur et des prises d’initiatives incongrues pour déstabiliser cette guerrière, mais cela amusait Barry de jouer avec elle, de voir jusqu’où il pouvait pousser le vice avant qu’elle ne laisse s’échapper son agacement qui, même si elle s’efforçait de la cacher, demeurait perceptible parmi toutes ses émotions.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Sam 3 Mai 2014 - 16:07
Il prit un temps exagéré pour répondre à ma proposition. Il fit un geste en direction de sa poche comme s’il allait sortir une arme. J’aurais pu réagir, me mettre en position de défense ou préparer une attaque mais je savais que c’était ce qu’il attendait et je ne voulais pas lui faire le plaisir de réagir. Il jouait avec moi, c’est tout, mais je n’allais pas entrer dans son jeu. Mon calme légendaire était loin d’être arrivé au bout. Et j’étais contente de n’avoir esquissé aucun geste car il sortit un simple flacon de verre où un liquide d’un rouge presque noir poissait les parois. L’odeur du sang s’en échappa et encore ce n’était pas de toute première fraicheur. Je me demandais ce qu’il allait faire avec ce peu de sang. Le boire ? Le jeter ? J’étais loin du compte, il se contenta de le sentir, de s’imprégner de cette odeur si particulière. Il chuchota une phrase que je ne compris qu’à moitié mais cela ne me rassura pas sur l’état de santé mentale de ce blondinet.

« Allons-y ! Puisque vous me le proposez avec tant de bienveillance ! Il serait malvenu de refuser une telle offre, moi qui n’ai pas vraiment idée de l’endroit où je me trouve ! »

Je l’aurais parié qu’il accepte cette proposition que je n’avais fait que par pure politesse, grand mal m’en fasse. Mais bon, j’avais demandé et cela me retombais dessus. Cela ne me ferait qu’une occasion de tester mon sang-froid et ma discipline, c’était comme ça qu’il fallait que je le prenne et pas autrement, cela faciliterais surement les choses. Mon envie de le frapper n’atténuerais peut-être ainsi.

Il se dirigea à grands pas dans la direction que je lui avais indiquée. Un coup d’œil vers Nocturne et un léger sifflement pour lui indiquer que l’on partait et j’emboitais le pas vif et énergique du blond. J’aimais le dynamisme qui marquait ses pas même s’il était bien trop bruyant quand il se déplaçait en forêt surement par manque d’habitude car j’étais persuadé qu’il savait se faire discret. Mon envie n’avait pas décrut et j’attendais un seul faux mouvement de sa part, un seul geste ou une seule parole déplacée et ce serait son sang qui se retrouverait dans une fiole. Même si je le savais puissant et surement doué avec les armes, je savais aussi qu’il était se trouvait sur mon terrain et qu’il n’avait pas l’habitude de se trouver dans ce milieu et j’avais toutes mes chances de lui faire regretter ce mouvement de trop. Mais tant qu’il ne ferait rien, je serais sage et parfaitement maitrisée comme à mon habitude. Je jetais un discret derrière nous, pour constater que ma belle Nocturne avait bien suivi et marchait doucement en nous suivant.


« Par là, c’est plus facile de pratiquer. »

Je fléchissais notre trajectoire pour passer dans un chemin moins chaotique qui serait plus agréable pour le blondinet et pour ma jument qui appréciait peu les racines et buissons d’épineux. Et même, j’aurais été ravie de pousser le blond dans l’un de ses fameux buissons, il n’aurait eu que quelques éraflures mais assez pour l’embêter un peu. Je voyais bien qu’il cherchait à jouer avec moi, à me tester. Moi, je ne pouvais pas me le permettre même si ce n’était pas l’envie qui m’en manquait.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Ven 30 Mai 2014 - 17:11
Quel contrôle ! Il n’avait vu cette maitrise de soi que bien rarement dans toute sa vie. Deux fois pour être tout à fait exact. La première femme à avoir gardé son calme devant lui alors que rien ne s’y prêtait avait été sa mère, la seule femme qu’il n’aurait jamais touché. Quoique. Le chemin qu’il avait fait jusque-là était peut-être trop long pour que puissent encore s’y immiscer des sentiments euclidiens. A réfléchir ! La seconde femme avait été une des dernières prostituées qu’il avait tuées. Alors poursuivit par Scotland yard, il commençait à être acculé dans ses propres retranchement mentaux et ne tarderait pas à se faire prendre. Mais l’envie de sang était alors plus forte que le désir de se distinguer des autres tueurs en séries. Il avait donc cédé à une faiblesse et s’était attaqué sans trop y réfléchir à une faible qui tenait à peine sur ses jambes. La raison pour laquelle cette « femme » avait gardé son calme est qu’elle était sous l’emprise de nombreuses substances opiacées. Aujourd’hui encore Barry se demande si elle était encore vivante lorsqu’il lui a tranché ses artères.

Et voilà qu’aujourd’hui, il se trouve en face d’une femme, loin d’être sublime, mais avec une force de caractère qui supplante tout ce qu’il a pu admirer jusqu’ici. On peut comprendre qu’il ait envie de jouer avec ! Et c’est avec un malin plaisir qu’il le fait. Electrisant l’air, il marche de plus en plus vite, de droite à gauche, sautillant de temps en temps. Lorsque l’archère lui indique une bifurcation, il la suit de manière dynamique. Le genre qu’il se donne, le rôle qu’il joue, il ne l’a joué que bien peu de fois. C’est un caractère hyperactif qu’il se donne. Hystérique même. Un rôle bien rare. Aujourd’hui est le jour des exceptions.

Cette hystérie il essaie de lui transmettre du mieux qu’il peu. L’air est lourd et s’y prête, mais sa maitrise est incroyable. Brusquement, il s’arrête et se retourne, plaçant son visage a quelque centimètre du siens, arrêtant net leur progression.

« J’aimerais connaitre votre vrai nom madame ! je m’appelle Barry, mais vous, qui êtes-vous ! Vous ne m’avez donné que vos titres ! »

Cette proximité était gênante, malsaine. Tout ce qu’il aimait. Il aimait sentir cette tension, ce malaise qui régnait. A cette distance, il pouvait sentir son souffle humide contre sa truffe. Elle essaya de le repousser, mais il saisit sa main et passa son autre bras autour de sa hanche comme pour engager une danse. Apres une rotation sur eux même, il l’envoya virevolter plus loin en lui faisant faire un petit tour. Il lui sembla qu’elle avait pris une posture de combat durant une demi-seconde puis avait repris son aplomb. Le cheval s’ébroua et racla la terre. La tension commençait à le toucher aussi. Malgré tout cela, elle continua à avancer.

D’abord joyeux, puis énervé, pour ensuite passer à un état amusé et enfin hystérique, Barry ne savait plus bien ou donner de la tête. Toute ces émotions, ces états d’esprit se bousculaient dans sa tête et le rendait confus. A bien y réfléchir, il était psychopathe certes, mais une pathologie à lui ajouter serait surement une bipolarité aigue, caractérisée par un caractère lunatique important. Jamais ses émotions n’étaient fixes, et c’est ce qui faisait sa force. Aucun attachement ne le retenait. Tandis que cette femme était tout l’inverse.

Dans la continuité de son jeu, il se jeta à terre, s’agrippa au bras gauche de son guide et se tortilla par terre comme un enfant, en criant

« S’il vous plaaaaaaait »

Même si elle ne réagissait pas à cela Barry se serait tout de même bien amuser à tester tant d’émotions humaine en un si court laps de temps.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Lun 2 Juin 2014 - 22:18
Je marchais devant lui mais je pouvais sentir son regard sur mon dos, il me brûlait de ses yeux qui ne désiraient que mon sang ou mon premier acte de révolte. Il cherchait ce qui pouvait me faire perdre mon sang-froid et heureusement pour lui que je le gardais. Sinon, je ne sais pas s’il aurait été reconnaissable avec tout ce sang encore qu’il n’a surement pas beaucoup d’amis qui pourraient s’inquiéter pour lui. Eloignant ses idées sanglantes emplies de souffrance et de cris, je me concentrais sur la route que je prenais. Il ne valait pas le coup que je perde mon calme pour lui. Il n’attendait que ça, je ne voulais pas lui faire ce plaisir.

Soudain, il passa de derrière moi, à devant, sautillant dans tous les sens, courant et gambadant entre les arbres et les arbustes. Barry me donnait l’impression d’un feu-follet qui viendrait de se réveiller et qui ne tenait pas en place. J’aurais pu être sensible à son cirque si je ne savais pas pertinemment que c’était uniquement pour me faire perdre mon calme. Sérieusement, s’il pensait que ses sautes d’humeur pouvaient avoir un quelconque effet, il était tombé bien bas. Tant qu’il quittait mes forêts, il pouvait se mettre à déambuler à poil que cela ne me ferait ni chaud ni froid. Je voyais bien ce qu’il essayait de faire et les animaux de la forêt l’avait senti et fuyait sur leur passage, l’air électrique et la tension était presque palpable mais c’était une atmosphère qui m’était familière, il ne s’imaginait surement pas que je me sentais mieux maintenant qu’il y a quelques minutes avant qu’il ne démarre sa comédie. J’étais dans une ambiance plus familière, bien que cette tension, c’était habituellement moi qui la provoquait, avec des moyens différents, je maitrisais cet élément et il m’était plus facile d’éviter de le tuer. Même si le bout de mes doigts me démangeait encore, c’était plus supportable.

Mes pas silencieux prenaient toujours la bonne direction et il gambadait devant moi comme un enfant, ne tenant pas en place une seule seconde. Puis d’un coup, il s’arrêta, se fixa devant moi à quelques centimètres de moi. Je retiens ma respiration, légèrement surprise de cette réduction de mon espace. Je pouvais parfaitement voir le moindre muscle bouger sur ce visage même si je n’avais pas besoin de cette proximité pour le voir, c’était d’autant plus flagrant quand on l’a juste sous le nez. Il prenait du plaisir à jouer ainsi avec moi et tant que je n’aurais pas céder, il continuerait. Et bien qu’il essaye, je restais de marbre face à ce rapprochement, seul un mouvement instinctif de défense marqua mes gestes mais je l’effaçais bien vite pour lui offrir un visage froid et impassible.


« J’aimerais connaitre votre vrai nom madame ! je m’appelle Barry, mais vous, qui êtes-vous ! Vous ne m’avez donné que vos titres ! »

Je n’avais absolument aucune envie de répondre à sa question. Et bien qu’il m’ait déjà donné son nom, il recommença comme si me donner le sien allait m’inciter à dire le mien. Il rêvait tout éveillé. Mon titre est un moyen suffisant de m’appeler, et bien qu’il ne s’entête surement que pour me faire sortir de mes gonds, cela ne marcherait pas. La seule chose qu’il saurait de moi serait mon titre, ou s’il insistait le goût de ma lame... Je levais la main pour le repousser, je faisais des gestes exagérément lent pour lui laisser le temps de réagir, il voulait jouer, c’est tout. Il m’attrapa la main et s’empara de ma hanche. Je retiens de justesse une prise de combat qui lui aurait valut une jolie rencontre avec les racines sur lesquels il me faisait tourner. Mes muscles se contractèrent et l’espace d’un instant, mes idées se firent plus présente, plus pressante, heureusement Nocturne était là. La tension de l’air l’avait atteinte plus facilement que moi. Je passais la main sur son cou puissant en chuchotant des mots rassurants que Barry n’entendit pas. Je repris ensuite le chemin comme s’il n’avait rien dit ou rien fait. Gardant tout mon sérieux, je marchais la main posée sous la crinière d’ébène de ma jument.

Les émotions passaient sur le visage de cette proie encombrante, aucune ne semblait pourvoi ou vouloir se fixer ses traits. Je me demandais quel serait sa prochaine action, la prochaine action, la prochaine émotion qui tiendrait plus d’une seconde dans la posture du blondinet. Il se décida pour essayer de faire marcher ma pitié. Ignorant qu’il est, il ne savait pas que cette émotion ne faisait pas partie du panel très restreint de sensations que je pouvais ressentir. Barry se jeta à terre, et se saisit de mon bras gauche et me supplia en criant :


« S’il vous plaaaaaaait »

Aucune émotion ne passait sur mon visage mais je n’aimais pas que l’on me touche et cela faisait déjà plusieurs fois qu’il passait la barrière que j’avais soigneusement posée autour de moi. Sans éprouver ni colère ni plaisir, j’attrapais le poignet qui me tenait. Sans qu’un seul muscle de mon visage ne se torde, ceux de mon bras droit agirent. Je serrais ma prise sur son poignet qui me tenait toujours fermement et je le tordis violemment. Je crus entendre un craquement quand son bras se froissa sous ma poigne d’acier. Il avait lâché mon bras sous l’effet de la douleur et je le tenais toujours fermement. J’étais entrée dans son jeu, cela devait lui faire plaisir même si je n’affichais toujours aucune émotion, ni n’en ressentais aucune, j’avais agi et il le sentait passer. On ne jouait pas avec moi impunément. J’approchais mon visage à quelques centimètres du sien comme il l’avait quelques instants plus tôt. Je détaillais les marques de la douleur qui traçait des sillons sur son visage.

« Je suis le Chasseur. »


Ma voix était aussi tranchante que la lame de mon poignard. Je la lâchais sans ménagement et continuait à avancer, je savais qu’il me suivrait. Malgré cette petite démonstration, cela ne l’arrêtera surement pas de vouloir jouer...
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Jeu 3 Juil 2014 - 18:00
Victoire ! Telle était la pensé qui l’habitait alors que le chasseur lui tordait le bras. Certe, cette position était douloureuse, et ses traits témoignaient tous de cet inconfort aigu qui traversait ses muscles. Néanmoins, si lui éprouvait cette douleur à cet instant, cela signifiait bien plus qu’une gêne temporaire. Et ce « bien plus » fit jubiler Barry. Cette subtile joie, perdue au milieu de la douleur qu’elle lui infligeait, elle ne semblait pas l’avoir remarquée. Et pourtant, elle ne tarderait pas à prendre la mesure du geste qu’elle venait d’accomplir. Car cette blessure, si infime soit-elle,  résultait bel et bien d’une action qu’elle avait accompli de son propre chef.

Quelques journées plus tôt, alors qu’il était en plein manque, il tentait tant bien que mal de refréner son envie. Il s’était allongé dans l’herbe et respirait à grande goulées l’air chaud qui l’entourait. C’est alors qu’un moustique était venu se posé sur son torse et avait planté sa trompe à travers le tissu de son haut. Et malgré la gêne que ce contact lui procurait, Barry l’avait laissé faire et l’avait même regardé. C’était le seul contact avec le sang qui lui était désormais permit. Le contact avec son propre sang. A ce moment, Barry pensait que la sorcière lui avait pris ce qui le maintenait en vie. Mais alors, quelque chose d’inattendu s’était produit. Le moustique avait eu un sursaut avant de rendre l’âme. Une goutte de sang avait alors commencé à couler de son abdomen, comme si on l’avait lui aussi transpercé avec une aiguille. Curieux, Barry avait alors attendu qu’un autre moustique fasse la même chose que son camarade. Cela arriva moins d’une heure après, sur son bras. Et comme il s’y attendait, la bestiole était repartie en éprouvant une certaine difficulté à marcher. L’une de ses pates avait été endommagée. C’est à ce moment-là que Barry avait compris : la malédiction n’était pas à sens unique. S’il blessait quelqu’un, il éprouverait la même blessure. Et vice versa.

Et à cet instant précis, alors qu’elle lui imposait une position douloureuse, le chasseur se trouvait logé à la même enseigne que ce pathétique moustique que Barry aurait volonté écrasé s’il ne craignait pas de broyer ses propres os. Et tandis qu’intérieurement elle devait se sentir supérieure, assez victorieuse, il savait pertinemment que cela ne serait que de courte durée. Et que lorsque cette prétendue supériorité s’affaiblirait, il n’aurait alors aucun mal à retourner la situation a son avantage. Il avait déjà réussi à suscité une réaction chez elle, il n’aurait aucun mal à continuer de jouer.

Et la rétroaction tant attendue ne se fit pas attendre. Elle se manifesta d’abord par une très légère secousse dans son bras droit, comme pour se débarrasser d’un parasite. Puis, son expression impassible changeât très légèrement pour laisser place à un semblant d’incompréhension. Elle porta le regard et la main qui tenait Barry à son bras et son poignet, désormais aussi douloureux qu’avait pu l’être ceux de ce dernier. La malédiction que lui avait lancé cette sorcière faisait maintenant totalement effet, et le chasseur semblait de pas comprendre ce qui lui arrivait. Barry profitât de l’occasion et d’un mouvement fluide et rapide de la jambe, il lui fit mettre genou à terre. Ce genou même qui heurta un caillou. Barry anticipa la douleur et, pour ne pas chuter, il s’assit rapidement à côté d’elle en lançant jovialement:



« Je vous l’ai dit madame, je n’ai que faire de vos titres. Je serais « honoré » si vous daigniez me donner votre véritable nom ! »

Il entendit alors hennir le cheval, placé un peu plus loin. La bête s’approchait d’un pas décidé vers eux, comme décidé à protéger sa maitresse. Que ce canasson daigne lui donner ne serait-ce qu’un coup de dent, et il serait bon pour rester à l’écurie, inutile. S’esquivant, Barry marchât volontairement sur deux des doigts du chasseur, en essayant d’évaluer la douleur qui lui serait alors rendue. Il était comme ça Barry, amoureux des challenges.

« Il faut continuer par-là, c’est bien cela ? lança-t-il en continuant dans la direction prise »

Apres quelques mètres, il lança un coup d’œil par-dessus son épaule et constata qu’elle le suivait. Et malgré son genou, son bras et ses deux doigts douloureux (il avait d’ailleurs légèrement sous-estimé cette douleur) il commença l’ascension d’un  arbre. Oh, bien sûr il savait pertinemment qu’elle grimpait plus vite que lui. Mais ce n’était pas la fuite qu’il recherchait alors. Non, ce qu’il voulait c’était trouver un moyen détourné de mettre les autres face à leur propre mort. Et cette femme serait un excellent cobaye pour le début de ses expérimentations. Lorsqu’elle le rattraperait, il représenterait alors le fil qu’il conviendrait alors de ne pas couper, le fil si fragile de sa vie.

Attention à ne pas le faire tomber lorsque tu l’auras rattrapé, car tu chuteras avec lui, même en restant sur ta branche. Etre la vie des autres, voilà un rôle qui collera parfaitement à l’égocentrisme de Barry.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Ven 4 Juil 2014 - 11:06
Alors que je le tenais fermement une étrange sensation naissait dans mon bras. C’était comme à mon tour je sentais une poigne de fer qui m’enserrait le bras pour y faire naitre une douleur. Je ne comprenais pas comment c’était possible et je ne pus cacher cette incompréhension de mes traits. Il n’y avait rien sur mon bras et pourtant je ressentais une douleur. Facile à ignorer mais je ne cherchais pas à la fuir comme d’habitude, je voulais comprendre d’où elle venait. C’était une faiblesse que j’affichais clairement et Barry en profita, il balaya ma jambe qui se retrouva à terre mais son mouvement était bizarre. Après un tel geste, il aurait très bien pu se relever mais il s’assit à côté comme s’il ne voulait pas se lever, comme si quelque chose l’en empêchait. Une douleur au genou peut-être ? Les choses s’assemblaient petit à petit dans mon esprit.

« Je vous l’ai dit madame, je n’ai que faire de vos titres. Je serais « honoré » si vous daigniez me donner votre véritable nom ! »

Il ne comprenait pas que c’était mon nom et que je considérais n’en avoir aucun autre. C’était ainsi que m’appelait ma Reine et ceux qui croisait mon chemin pourquoi faudrait-il qu’il en soit autrement avec cet imbécile fini qui ne voulait que jouer avec moi. Se rendait-il compte de ce qu’il disait et du peu d’effet que cela me faisait. Voyant notre affrontement, Nocturne s’agita et poussa un hennissement. D’un geste discret, je lui signifiais de ne pas s’en mêler cela pourrait se révéler plus dangereux qu’il n’y paraissait. Je ne comprenais pas encore tous les tenants et les aboutissants de cet étrange personne mais j’avais compris que toute blessure qui lui était infligées étaient retournées à son propriétaire. Moi, je m’en fichais, j’avais subi bien plus douloureux que les petites blessures dont il m’avait affublées. Mais j’imaginais que de son côté, cela ne devait pas être la même chose. Quoi que... Je ne savais pas si les choses étaient inversées, c'est-à-dire, si quand il infligeait une blessure, il souffrait aussi. Mais vu qu’il avait préféré me titiller plutôt que d’attaquer j’imagine que oui. Néanmoins quand il se releva il m’écrasa deux doigts de la main droite. La douleur fut vive et je pus voir un léger plissement au coin des lèvres de Barry, il ressentait donc la douleur, bien. Cela serait plus amusant. Maintenant que je connais son secret, on est sur un pied d’égalité, enfin presque.

« Il faut continuer par-là, c’est bien cela ? »

Je hochais simplement la tête, dissimulant par la même occasion un léger sourire. La chasse a commencée et le défi est de taille. Un gibier qu’il est interdit de blesser mortellement, voilà qui était à ma hauteur. Il avança de quelques mètres et se retourna comme pour s’assurer que je le suivais bien. Il commença ensuite à grimper à un arbre, cela ne devait pas être évident pour quelqu’un qui n’est pas habitué avec une douleur à gérer. S’attendit-il à se que je lui suive ? Surement. Mais pourquoi faire ce qu’il attend. Il sera bien obligé de redescendre surtout qu’il pouvait un moyen des plus efficaces pour descendre d’un perchoir aussi haut. Moyen mortel certes mais il devait compter l’instinct de survie humain pour le rattraper juste à temps. Il est tombé sur la mauvaise personne. Autant le prévenir, cela l’empêchera peut-être de sauter. S’il sait comment je tiens à ma vie, risquerait-il la sienne ? Oui, surement, c’était là que ça devenait drôle.

« Si vous comptez vous tuer en sautant, je vous en prie. »

J’esquissais une révérence ironique, c’était presque une invitation à sauter. Bien sur, je ne le laisserais pas mourir. Le jeu prendrait fin. Non mais je pouvais lui laisser avoir très peur. Voir la mort de si proche est toujours une épreuve et il facile d’attendre le dernier moment avec ce genre de chute. Même avec deux doigts abimés, j’étais toujours une excellente tireuse, il me suffisait d’attendre qu’il soit à bonne hauteur et de l’épingler à l’arbre juste devant moi. Il existe beaucoup de points sur lesquels je peux tirer qui ne sont pas mortel mais simplement douloureux. Mais j’avais appris depuis longtemps à gérer la douleur. Ainsi s’il choisit de faire une chute potentiellement mortelle, un trait bien placé dans l’épaule ou le ventre et il se retrouverait attaché à l’arbre derrière lui, blessé mais encore en vie, ce qui était des plus amusants. Il ne lui restait plus qu’à se décider. Mais fléchira-il devant l’assurance et l’arrogance que j’affichais. Quelqu’un qui a un tel aplomb devant la mort n’es pas courant. J’espérais qu’il soit déçu de ne pas pouvoir me manipuler comme il voulait...


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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Lun 4 Aoû 2014 - 17:23
A mesure qu’il continuait son ascension, il sentait la gravité le rappeler à elle. Cette sensation était assez grisante, mais n’avait rien de comparable à ce qu’il pouvait éprouver en voyant, sentant ou goutant du sang. Ne serait-ce qu’en le touchant, même le sien, car pratiquement rien ne valait cette poisse qui ne se présentait pas avant quelques minutes de temps, ce qui laissait alors amplement le temps de voir ce liquide si précieux s’écouler lorsqu’une entaille était faite. Rien que d’y penser, Barry se léchait les lèvres d’aise. Il fit d’ailleurs une pause au milieu de sa montée afin de sortir de sa poche la fiole de sang qu’il avait pris à cette sorcière et en renifler le contenu avec envie. Cela laisserait aussi le temps à celle qui le suivait de le rattraper, et peut-être de lui infliger d’autre sévices. Et peut-être de s’infliger d’autres sévices.

Mais à sa grande déception, il constata après avoir rangé son flacon, qu’elle se trouvait toujours en bas et n’avait même pas daigner le suivre. Elle lui lança pour toute interaction un vulgaire :

« Si vous comptez vous tuer en sautant, je vous en prie. »


Pas exactement le genre d’attaque à laquelle s’attendait Barry. Il pensait en effet qu’une femme comme elle était une femme d’action, qui plutôt que de lui lancer des pics de mauvaise qualité aurait choisi de grimper et de le faire tomber de force. Désappointé, il continua à monter autant qu’il put, jusqu’à ce que chaque branche à laquelle il avait accès ne lui paraisse trop fragile pour supporter la répartition de son poids. Alors, il s’assit sur une suffisamment épaisse et balança ses jambes dans le vide. Évidement qu’il ne sauterait pas, mais il attendrait qu’elle monte jusqu’à lui pour le descendre de force.


Ce qui donnait tant de conviction à Barry, c’était le fait que jusqu’à maintenant, et ce malgré toutes les occasions qu’elle avait eus, elle s’était évertuée à l’escorter jusqu’à la sortie de cette foret. Quand bien même il avait mis sa patience à l’épreuve (ou avait en tout cas essayé) elle n’avait jamais montré le moindre signe d’abandon et avait persévéré. Cette accumulation de faits le menait directement à la conclusion qu’il s’agissait d’une femme de devoir et d’honneur. Si elle l’abandonnait, elle reviendrait auprès de son maitre la queue entre les jambes et toute honteuse du devoir non accomplis. Son honneur en pâtirait. Elle préfèrerait autant mourir !


Pour l’asticoter et l’inciter à monter, il commença à lui lancer des petites brindilles qu’il cueillait à même les branches de l’arbre. Évidemment, il n’était pas très bon lanceur alors toutes manquaient leur cible. Mais cela la faisait bouger la tête ou se déplacer d’un pas lorsqu’une d’entre elles était correctement lancée, afin qu’elle ne fut pas touchée. Barry espérait ainsi l’agacer encore un peu plus. Mais elle restait de marbre et, au bout d’un bon quart d’heure, il vit qu’elle ne daignerait pas bouger d’un pouce dans sa direction. Même pas drôle.

A mesure que le temps passait, il se rendit également compte d’une chose : ses mains gardaient toujours la même position, optimisée pour atteindre son arc, ses flèches et être apte à tirer le plus rapidement possible, comme si elle s’attendait d’un moment à l’autre que Barry fonde sur elle. Peut-être le ferait-t-il d’ailleurs. S’il tombait et se brisait la nuque, serait-ce également le cas de son guide ?

En tous les cas, s’il se posait la question, elle se la posait certainement aussi, et, si elle ne laissait rien paraitre, devait ainsi craindre pour sa vie. Peut-être était-ce pour cela qu’elle gardait la main à l’arc, pour pouvoir réagir en cas de chute trop haute ? Le cœur net, il fit le tour de l’arbre tachant de trouver une zone ou ne se trouvaient pas, entre lui et le sol, la moindre branche susceptible de ralentir sa chute. L’archère suivit son mouvement en gardant la même position, signe que sa supposition avait de grandes chances de s’avérer vraie. Lorsqu’il eut trouvé une telle zone, il commença par reprendre la fiole dans sa poche, et en but environ la moitié du contenu. Le gout métallique lui donna un frisson d'aise, et la poisse due a la coagulation faisait coller le liquide à ses dents. un pur bonheur. Il s’arma ensuite de courage et, après une ou deux inspirations, plongeât droit sur le sol, les branches lui griffant le visage et les bras.

Si la chasseresse ne daignait le retenir avec une ou deux de ses flèches, c’en était certainement fini de lui. Encore qu’on ait déjà vu des personnes survivre à des chutes plus importantes…
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Jeu 7 Aoû 2014 - 18:28
Une flèche. Une flèche et un saut, c’est à ça que tenait la vie du blondinet qui cherchait à jouer avec moi. Il était monté haut et un saut de cette hauteur pouvait être fatal selon l’angle qu’il choisissait de prendre. Et s’il le faisait, il ne tenait qu’à moi de le laisser mourir ou de le sauver de sa chute. Néanmoins, une fois installé en haut, il ne sauta pas, il ne fit que s’assoir, les jambes dans le vide, comme s’il attendait quelque chose. Surement que je le suive, que je le rattrape et que je le descende par une autre manière que celle qui semblait la plus évidente. Mais je ne voyais pas pourquoi je me donnerais cette peine, il avait cherché sa position et méritait d’en voir tous les aspects. La désescalade était toujours plus complexe que l’escalade et la meilleure manière de descendre était de sauter. Même si elle était évidement beaucoup plus dangereuse. N’ayant rien d’autre à faire, j’attendis qu’il se décide à sauter dans ma position préférée : prête à tirer même si ma flèche était encore rangée.

Ma patience et mon immobilité semblait le contrarier, tant mieux. Il avait joué avec moi mais il pouvait toujours rêvé des résultats qu’il imaginait. Ce blondinet avait gâché mon plaisir de la chasse et se révélait être une petite proie bien indisciplinée sans aucun sens de la survie. Agacé par mon habitude et souhaitant surement me voir monter pour le décrocher de son perchoir, il commença à me jeter des brindilles. Barry ne savait vraiment pas viser et la plupart me manquait, quelques fois par chance, il arrivait à bien viser mais c’est là que je faisais un simple pas sur le côté pour l’éviter. Je voyais où il venait en venir avec cela mais j’avais essayé, je n’arrivais pas à m’agacer assez pour faire ce qu’il voulait que je fasse à savoir venir le chercher avec plus ou moins de délicatesse. Je restais donc immobile ou presque pendant un moment, le temps qu’il se lasse.

A cet instant, je vis passer une étincelle révélatrice de l’une de ses réflexions. Je ne savais pas ce qui avait bien pu le décider mais il se leva et fit le tour de l’arbre comme s’il cherchait le meilleur endroit pour sauter. Arrêté enfin sur un endroit où aucune branche n’était assez grosse pour ralentir nettement sa chute, il sortit une fiole de liquide rouge, que je supposais être du sang et le porta à sa bouche. Je ne comprenais pas pourquoi il en avala une gorgée avant de sauter mais soit, rien ne m’étonnait plus en ce qui le concernait. Il avait dépassé les bornes de la raison et rien ne le retiendrait plus. Il espérait surement que ce soit moi qui ralentisse sa chute. Et j’en avais les moyens, une flèche bien placée pouvait l’épingler proprement ou non à l’arbre en face mais en avais-je vraiment l’envie. Cette décision ne tenait qu’à moi puisque je pouvais lire dans ses gestes sa détermination. Il allait sauter. Je calculais rapidement ses chances de survie de cette hauteur et sans aucune branche pour le rattraper, elles étaient très proches de zéro à moins qu’il n’atterrisse dans l’arbuste juste à côté mais j’avais bien l’impression que ce n’était pas l’endroit qu’il visait.

Un mouvement léger attira mon attention sur l’arbre à côté et une idée me vient. Il allait surement avoir la peur de sa vie et cela le ferait peut-être réfléchir à deux fois avant de s’attaquer à plus fort que lui. Un sourire amusé vient se posé sur mes lèvres alors qu’il prenait de grandes respirations pour rassembler son courage et affronter la mort en face. Il ne chuta que de quelques mètres, une flèche était venue se ficher sur le col de son haut avant de se planter dans l’arbre derrière lui. Je sentis se dessiner une ligne rouge le long de mon cou, j’avais failli rater ma cible, un peu plus à gauche et je tranchais la jugulaire. Plantée dans l’arbre sur toute la pointe, il n’arriverait surement pas à l’enlever et il semblerait que son vêtement soit de bonne qualité puisque je voyais que la fibre teindrait le temps de faire ce que j’avais en tête. Je m’amusais de son expression avant de m’approcher de l’arbre qui se tenait juste à côté de moi. C’était un arbre vivant, je l’avais vu bougé et réagir aux émotions qui s’étaient bousculées au pied de cet arbre. La peur, le courage et l’amusement. Il n’avait pas su quelle expression prendre et c’était finalement contenté de soupirer.

Je m’approchais de l’arbre sur le côté ou Barry ne pouvait pas me voir. Je posais une main sur l’arbre et envoyait mes pensées vers lui. Un bref instant de surprise me traversa avant de passer dans le feuillage du grand arbre. Il frémit en sentant cette émotion puis la suivant il  courba ses branches en direction du blondinet comme sous un hoquet de surprise. Une fois le nombre de branches suffisant pour qu’il ne meurt pas à coup sur de sa chute assemblé, je me postais au pied de l’arbre sur lequel il était épinglé et qui maintenant était presque invisible sous le feuillage de l’arbre vivant. Il ne me restait plus qu’à attendre que le tissu lâche. J’aurais très bien pu aller chercher ma flèche pour le faire descendre plus vite mais ce moment valait bien une flèche.

Il avait voulu sauté et il allait voir ce que cela faisait, la forêt est mon domaine et rien de ce qui s’y passe ne m’échappe, c’est ce qui me permet de jouer ainsi avec les arbres ou les plantes. Même si m’amuser au dépend des humains était ce qui m’amusait le plus. J’avais compris une partie des tenants du sortilège dont il était victime et j’imaginais bien que si ce n’était pas moi qui ralentissais sa chute mais un élément du décor, je ne garderais aucune séquelle de celle-ci. Ce n’était qu’une supposition mais c’était la plus logique et les feuillages ralentirait suffisamment sa chute pour que la seule chose qu’il risque soit une jambe brisée.

Un déchirement se fit entendre, ainsi que le bruit de plusieurs branches qui se cassent. Les plus petites se brisaient sous le poids du blond alors que les grosse ralentissaient plus ou moins douloureusement la chute de Barry. Malgré tout, la chute fut brève et rapide et un bruit de craquement plus prononcé se fit entendre alors qu’il touchait enfin le sol. Ayant pris soin d’effacer toute trace de sourire de mon visage de marbre, je m’approchais de lui pour constater que l’une de ses jambes était brisée. J’avais oublié qu’amortir une telle chute n’était pas dans l’entrainement de tout le monde. Mais cela me rassurait de voir que j’avais vu juste car je ne sentais aucune douleur monter dans ma jambe. Je sifflais Nocturne qui trotta jusqu’à moi.


« Ne bougez pas. »

Je ne savais pas si il obéirait, vu tous les efforts qu’il avait fait pour me contrarier mais peut-être que la douleur le fera obéir. J’allais jusqu’à l’arbuste avant d’en tailler deux branches d’une longueur que je jugeais juste. En revenant je pris une longue bande ainsi que des herbes médicinales dans les sacoches attachées à la selle de ma jument noire. Je posais d’abord un pansement d’herbes sur la jambe afin qu’elle ne se mette pas à gonfler afin de tailler un peu plus les deux branches que j’avais coupées. Je les plaçais contre sa jambe avant de serrer une bande de tissu autour. Je n’hésitais à serrer, cela faciliterais la guérison même si c’était plus gênant.

« Vous allez restez tranquille maintenant ? »


J’attendais sa réponse que j’espérais positive ainsi il serait plus facile de le conduire où il souhaitait car je le monterais sur Nocturne. Si sa réponse se trouvait être négative, j’attendrais seulement qu’il change d’avis ou je le ferais marcher jusqu’à la lisière. En attendant sa réponse, je regardais rapidement si aucun de ses éraflures ou bleus n’étaient trop importants mais c’était des blessures superficielles pour la plupart. Un bon bain suffirait à éviter tout risque d’infection mais ça c’était seulement s’il était coopératif.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Dim 7 Sep 2014 - 17:41
Une simple flèche qu’il sentit passer tout prêt de sa jugulaire. Celle-ci lui fit une légère éraflure au cou qui, si elle visait effectivement la jugulaire indiquait qu’elle avait manqué sa cible. Et si elle ne faisait que viser son col maintenant épinglé de manière assez profonde à l’arbre, cette éraflure signifiait la même chose. Dans tous les cas, elle avait manqué (de peu certes) ce qu’elle visait. Cela fit du bien à Barry de savoir que l’assurance de cette femme était presque (presque) injustifiée. De par sa flèche, elle lui avait infligé une blessure ainsi qu’à l’arbre. Quoique si l’on ramena le trou percé dans le tronc en bois à une échelle humaine, le retour ne fut pas d’une plus grande importance qu’une petite piqure d’aiguille de couturière au niveau du torse. La coupure qu’elle éprouverait au coup lui ferait plus mal.

Et alors qu’il se sentait peu à peu ramené au sol par la gravité impartiale, il vit l’archère s’approcher de l’arbre et poser sa main sur son tronc. Alors les branches se mirent à frémir et se murent dans sa direction, se plaçant progressivement sous lui. Cela aurait dû l’impressionner, mais il avait déjà vu une magicienne faire son œuvre en ces terres. Il en avait même vécu les effets. Aussi, même s’il fut quelques peu surpris, il ne se formalisa pas plus de voir un arbre bouger et attendit, impassible que son col cède sous son poids. Il entendait chaque fibre se déchirer tant l’impact était proche de son oreille. Et chaque fois que cela arrivait, il se préparait un peu plus à la chute qui allait suivre. Il était encore bien haut et pouvait encore en mourir.

C’était bien évidement sans compter sur les branches qui formaient maintenant un véritable matelas de feuille multi couche qui avait pour but avoué d’amortir sa chute. Et lorsqu’enfin le « crac » final retentit, il commençât à descendre à travers ce lit, l’éventrant de part en part. Et bien longue fut sa chute, car même si elle fut amortie, elle n’en fut pas moins douloureuse. Tous les demi-mètres, il rencontrait une nouvelle branche plus ou moins épaisse et la heurtait de plein fouet. Lorsque son bras cognait l’une d’elles, cela n’avait pas grande conséquence. En revanche, il arrivât quatre à cinq fois que son visage, l’arrière de sa tête ou encore son dos vinrent frapper le bois dur. Et à ce moment-là il redoutait de se briser le crâne ou une vertèbre.

Lorsqu’il atteignit le sol, il retomba sur sa jambe et l’entendit se briser sous son poids. Une jambe cassée n’était pas très grave, il y survivrait et pourrait toujours combattre avec cette blessure (quoiqu’il s’en trouverait handicapé et ralentit). Son corps était couvert de contusion en tout genre ; coupure, hématomes et griffures le tapissaient. L’une plus profonde que les autres laissait s’échapper quelques gouttes de sang. Et surtout, de ses yeux coulaient quelques larmes. En aucune façon ces larmes n’étaient dues à une peine morale. Non, au cours de sa chute, Barry avait heurté une branche avec son nez. Comme tout coup donné à cet endroit, cela avait affecté ses sinus et avait eu pour conséquence de susciter ces larmes. Il eut été inhumain pour quiconque de ne pas pleurer.

Or Barry détestait être un humain. Il se battait au jour le jour pour tuer cet être faible qui sommeillait en lui et tachait ainsi d’accéder a un statu supérieur. Ces larmes qui coulaient actuellement de ses yeux le tiraient vers le bas, et avaient pour dessein de le ramener à ce niveau qu’il voulait quitter. Une seule larme fut versée pour pleurer ce statu de Dieu dont il s’éloignait. Une seule. La dernière. Il ne pleura plus, pas même lorsque la chasseresse l’arracha à sa torpeur pour remettre sa jambe droite. Cette douleur ne le fit pas pleurer, ce n’était qu’une douleur sourde pour le moment. Elle lui fit une attelle improvisée avec quelques branches et lui lança :

« Vous allez rester tranquille maintenant ? »


S’il n’avait été sous l’emprise du sortilège, il lui aurait fait payer de mort cet affront, cette injonction qu’elle venait de lui lancer. Mais le temps était encore aux jeux pour lui. « Compte là-dessus » pensa-t-il. S’il était conciliant, elle projetait probablement de le laisser chevaucher sur son cheval en dame de devoir qu’elle était. Mais Barry n’avait que faire de ces petites intentions, s’il ne pouvait monter la bête, il se contenterait de béquilles improvisées comme son attelle.

Aussi vif qu’il lui était possible de l’être, il déboucha alors son flacon de sang et vint le coller contre le cou du chasseur. Celle-ci tenta d’esquiver l’attaque par un déplacement sur le côté et un coup porté au ventre. Mais Barry avait bien calculé son action : il avait compensé ce fameux pas de coté en effectuant un petit tour sur lui-même, pivotant sur sa jambe valide. Tout en tournant il bloqua alors certaines possibilités d’attaque qu’elle avait. Il couvrit ainsi le coté ou se trouvait sa lame. Il couvrit également avec son avant-bras la zone où elle attrapait ses flèches, l’empêchant ainsi de s’en saisir. Par chance, cette zone était du même côté que l’entaille qu’il visait avec son flacon, ce qui lui permis de couvrir cette dernière et d’appliquer la verrerie avec le même bras. Sans cela, le mouvement aurait été un peu plus compliqué. Quant au coup porté au ventre, lui ayant coupé toute autre possibilité, Barry le bloqua sans problème de sa main libre.

Cela ne dura qu’une demi-seconde, et finalement, il relâcha toute les zones bloquées et réitéra le petit tour pour se retrouver face à elle. Le mouvement fut serré autant que possible. Et au final, ils se retrouvèrent tous deux dans la même position de danse qu’auparavant. A la différence près que cette fois-ci, Barry se retrouva sur une seule jambe et un coutela plaqué sur sa pomme d’Adam. De la main qui ne maintenait pas l’archère contre lui, il agita devant les yeux de cette dernière le flacon dans lequel il avait récolté son sang, en disant :

« Vous faites partie de ma collection maintenant. Quel que soit votre nom, votre sang est à moi maintenant, Il ajouta : ne faites pas n’importe quoi avec ce jouet madame. Même si je suis bel et bien d’humeur à jouer, me trancher la gorge nous tuerait tous deux… »

Et pendant qu’il parlait, pendant qu’il attendait de voir la suite du spectacle, il constata avec amusement qu’une zone de rougeur apparaissait sur la gorge de la dame. Amusant de voir à quel point, même sans arme, il pouvait tout de même tenir la vie d’autrui entre ses mains.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Lun 8 Sep 2014 - 11:35
Décidément non, une jambe cassée ne suffisait pas à le tenir tranquille. Avec une rapidité que je ne soupçonnais pas du fait de ses blessures, il fit un mouvement dans ma direction en tendant le bras en direction de ma gorge. C’est vrai que les animaux blessés s’en prennent à la gorge de leur agresseur pour essayer de s’en sortir, pour leur un infliger un coup puissant qui les dissuaderais de s’en prendre à nouveau à eux. Mais ce n’était pas le cas de Barry, il cherchait seulement du sang, c’était sa soif de ce liquide rouge qui l’avait poussé à ce geste. Il avait réussi à me bloquer un côté complet et avait prévu mon mouvement d’attaque suivant. Je me détestais d’avoir été si prévisible. Il avait bien joué sur ce coup-là, je devais le reconnaitre mais il n’aurait pas du faire ça. Mon instinct me hurlait de le tuer d’un mouvement net et précis. Satanée diplomatie qui m’empêchait de le faire. Je devais garder mon sang-froid, cela lui ferait trop plaisir que je réagisse plus violemment que jusqu’à présent. Bien sur, cela aurait pour conséquence de provoquer ma mort mais je serais remplacée. Un autre Chasseur prendrait ma place auprès de ma Reine. La mort n’était qu’un passage à franchir. Je suis déjà passé si près que cela ne fait pas peur. Mais il semblerait qu’il soit dans le même cas, à moins que ce ne soit une simple façade qu’il utilise à la perfection, comptant sur mon instinct de survie à moi. Il se replaça devant moi, sa petite fiole remplit de mon sang récolté sur la plaie dont il possédait la jumelle sur le cou. Il se tenait presque collé à moi, sur une jambe, une lame plaquée sur ma gorge.

Me retrouvé dans cette position ne plaisait pas vraiment mais je ne devais pas craquer. La barrière était devenue très fine entre mon calme et ma lame qui trépignait dans son fourreau. Et ce n’était pas la survie qui la faisait tenir, c’était les ordres de ma Reine. Je dois simplement amené les voyageurs égarés à la lisière, je ne devais pas les chasser. Mais dans ce cas-là, je me préparais à l’exception, il lui faudrait une simple erreur pour que cet ordre ne soit plus valide et qu’elle se débarrasse de cet intrus des plus désagréables. Je sentais le sang gouté de ma plaie et se répandre peu à peu le long de ma gorge et sur mes vêtements qui n’étaient plus à une goutte près.


« Vous faites partie de ma collection maintenant. Quel que soit votre nom, votre sang est à moi maintenant. Ne faites pas n’importe quoi avec ce jouet madame. Même si je suis bel et bien d’humeur à jouer, me trancher la gorge nous tuerait tous deux… »

Un fin sourire que je ne cachais pas étira mes lèvres. Il avait détruit la barrière pour quel motif : appropriation d’un bien de la Reine. Il était passé d’agaçant voyageur égaré à hors-la-loi du royaume de Nivis, un voleur. S’il s’était contenté de prendre un peu de sang sans arrière-pensée, je n’aurais rien fait mais là, pour lui cela signifiait que je devenais sa propriété. Je ne supportais pas cette idée mais ce n’était pas elle qui me fit agir. Il me menaçait encore de mettre fin à me jours sans se rendre compte que c’était lui qui risquait réellement sa vie ; Moi, je ne reviendrais pas forcement sous cette forme, pas forcement sous ce caractère mais ma Reine aurait son Chasseur de nouveau. Mais lui, lui, lecteur insignifiant qui se souviendrait de lui ? Quelques autres lecteurs ? En tout cas, à Queer Tales, il ne laisserait pas sa marque. Jamais plus les forêts de Nivis ne seraient souillées par cette âme damnée, rougie du sang de ses victimes. Il risquait beaucoup plus que moi en me menaçant ainsi.  Ma jambe remonta d’un geste vif avant de toucher une partie sensible qui l’était beaucoup chez un homme que chez une femme, je m’emparais ensuite de sa main en appuyant sur l’endroit que j’avais déjà froissé tout à l’heure et rattrapait l’arme qu’il venait de lâcher. Je fauchais ensuite sa jambe de terre, celle encore valide. Il tenta de se rattraper en s’appuyant sur son autre jambe mais la douleur le fit plier et il heurta le sol. Une légère douleur me parcourut le dos mais rien de très grave.

Il n’avait pas lâché le flacon qui était le fruit de son crime. Je m’en doutais un peu mais s’il ne voulait pas le lâcher, je trouverais un autre moyen pour le lui retirer. Je fis un pas en arrière et tirait une flèche que je tirais dans la seconde, la pointe de la flèche était suffisamment résistance pour entamer le verre et le briser en millier d’éclat qui pour la plupart se fichèrent dans la main du blondinet arrogant. Et par là, dans la mienne aussi mais ce n’était rien de grave. De simples éraflures desquelles je n’aurais même pas à retirer les paillettes de verre.

« Je n’appartiens qu’à ma Reine. Et si vous voulez jouer, jouons. Je vous tuerais sans même y réfléchir. Vous avez tenté de faire vôtre un bien de la couronne de Nivis, c’est le châtiment que vous méritez. Vous pouvez tenter de me vider de mon sang avec vos petites fioles mais je les briserais toutes. »

Mon regard était glacé comme la lame de mon poignard et aussi acéré que ce dernier. S’il doutait de ma sincérité rien qu’en entendant ma voix, un simple coup d’œil sur mon regard d’acier suffirait à le convaincre. J’avais agis mais je n’avais toujours perdu mon calme étrangement.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Ven 31 Oct 2014 - 15:46
Au moment même où il prononçât ces mots, il comprit au sourire qu’elle afficha sans honte qu’il avait commis quelque erreur dans ses propos. S’il ne savait pas encore de quel gout elle était, il savait néanmoins qu’il en subirait les conséquences dans les secondes suivantes. Aussi, il se préparât  a encaisser les coups. Son corps entier se détendit comme une poupée de chiffon. Son esprit était également prêt à recevoir les signaux de douleurs que le reste de son anatomie lui enverrait sans trop s’en formaliser.

Ses mouvements furent en adéquation totale avec ceux du chasseur. Au moment où elle lui affligeait une sentence au niveau de l’entrejambe, il accepta la douleur. Et lorsqu’elle fauchât sa jambe valide, son corps tomba de lui-même. Aussi il ne fut que vaguement projeté en arrière et put mieux anticiper sa chute de manière à en limiter les dégâts. Seules quelques pierres vinrent heurter sa colonne vertébrale. Rien de bien grave. Rarement ses mouvements avaient été aussi précis ! Finalement ces années passées à se battre portaient leur fruit ! Il en était assez fier. Il ne se laissa pas submerger par l’orgueil (pas encore) et se concentra sur ce qu’il tenait dans la main. Il avait suffisamment eu de mal à obtenir son sang pour le laisser s’échapper. S’il brisait la fiole en tombant il s’en voudrait longtemps.

Mais il n’avait pas anticipé ce qu’allait faire  son opposante ensuite. Se réjouissant d’avoir conservé l’intégrité de sa fiole, il réagit trop tard en voulant la protéger. Il vit la chasseresse décocher sa flèche à la vitesse de l’éclair et regardât, comme si le temps avait été ralentit, presque stoppé, le projectile heurter puis briser le précieux réceptacle. Le verre opposa une légère résistance avant de se fissurer, puis d’éclater en une centaine de morceau tranchant. A ce moment précis, Barry transféra toute sa haine dans le flacon avant qu’il ne fut détruit. Chacun des morceaux de verre fut imprégné de cette colère qu’il ressentait envers lui-même, envers sa négligence, mais aussi envers celle qui avait détruit les balbutiements de ce qui promettait d’être une grande collection. Et chacun des morceaux s’en trouva plus affuté, plus tranchant lorsqu’il en vint à exploser.

Sa main se referma sur un mélange de sang, de verre et de vide. Le temps repris son cour normal. Les éclats restant vinrent entailler sa peau. Certaine coupures étaient superficielles et ne laissait paraitre que la peau a vif. Mais l’une d’entre elle était plus profonde que les autres et fit apparaitre une goutte de sang. La seconde entaille à laisser paraitre qu’il était finalement humain. Il avait envie de crier sa haine. Mais il se contint. Et il écouta avec la nonchalance la plus totale.

« Je n’appartiens qu’à ma Reine. Et si vous voulez jouer, jouons. Je vous tuerais sans même y réfléchir. Vous avez tenté de faire vôtre un bien de la couronne de Nivis, c’est le châtiment que vous méritez. Vous pouvez tenter de me vider de mon sang avec vos petites fioles mais je les briserais toutes. »

Alors qu’elle parlait, Barry regardait son sang se mêler lentement au sang de la chasseresse, qui commençait à être un peu plus poisseux, et celui de la sorcière qui lui avait jeté mauvais sort. Ce dernier était tout à fait solide et se présentait sous forme de caillots, mais était repassé a un état un peu plus liquide au contact des autres fluides. Il écarquillât les yeux et sourit à pleine dents. Sa collection n’était pas irrécupérable. Mais il allait devoir être prudent.

Il déchira de son autre main un morceau de tissu de son pantalon et s’en fit un garrot. Il mélangeât alors son sang des celui de ses victimes au creux de sa main, durant quelques secondes. Avec une brindille, il agrandit tant bien que mal la plaie sanglante et y laissant s’introduire le mélange. Il se leva alors, fermât les yeux et compta une minute dans sa tête, faisant abstraction du reste. L’autre aurait pu lui parler, il n’aurait pas entendu. Une minute passa et il prit alors une nouvelle fiole dans une de ses poches. En comptant celle-ci, il ne lui en restait que deux. Il faudrait qu’il en retrouve d’une façon ou d’une autre si ce genre d’évènement venait à se reproduire.

S’emparant d’un de ses rasoirs, son préféré, il s’affligeât alors une longue entaille au creux de sa paume, celle qui avait servi pour le mélange et qui avait reçu tous ces éclats. La douleur fut là, mais surtout le sang coulât. Et ce sang n’était pas tout à fait le sien. Le rouge n’était pas le même, légèrement plus sombre. L’odeur n’était pas la même non plus. Parfait. Il stockât alors quelques gouttes dans le réceptacle vide. Son sang, mais aussi celui des deux autres femmes. Il pensât alors à la sorcière qui à l’heure actuelle devait courir pour trouver de quoi panser sa main douloureuse. Bien fait pour elle. En léchant sa plaie, il put jouir d’un nouveau gout, quelque chose qu’il n’avait jamais expérimenté. Assez agréable. Il demandât alors à l’archère :

« Rien d’illégal ? Ce n’est pas votre sang en particulier qui m’intéresse, c’est le sang d’une manière générale ! Le mien me convient tout à fait. Je n’avais nulle intention de vous offenser. »

Mensonge. Il rangeât son bien dans une de ses poches intérieure pour le mettre à l’abri. Sa collection n’était pas intacte mais n’avait subi qu’un changement mineur. Il avait toujours les sangs qu’il avait prélevés.
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MessageSujet: Re: La chasse est toujours plus agréable que la prise (Avec Barry)   Mer 5 Nov 2014 - 21:39
Mon regard d’acier ne le lâchait pas. Je guettais son prochain mouvement, sa prochaine réaction. Je sentais que je l’avais touché à un point peut-être plus vital encore que ses artères. Bien. Tant qu’il sera en ma présence, je ne le laisserais pas enfermer dans ces petits récipients de verre, ce morceau de l’âme des gens. Il était accaparé par sa main et les différents sangs qui s’y mêlaient, bien que nous n’étions que deux dans les environs, je voyais un troisième sang se lier aux deux autres. Le sourire qui s’agrandit sur son visage ne présageait rien de bon. De sa main de libre, il arracha un morceau de son pantalon et s’en fit un garrot un peu plus haut sur le bras, surement pour éviter une hémorragie. Je devais bien lui reconnaitre que niveau système sanguin il s’y connaissait, je ne savais pas encore si c’était une bonne chose ou non. Il se saisit d’une brindille et écarta les bords de la plaie. Finalement je retirais mon jugement sur sa connaissance du sang. Il n’avait un savoir, il avait une soif, une envie, un désir irrépressible qui le poussait jouer avec le sang, le sien ou celui des autres, peut semblait lui importer.

Le silence s’installa mais la tension n’avait pas diminuée, elle était toujours bien présente et je ne le laisserais pas continuer son petit manège impunément. Il attrapa une nouvelle fiole de verre et glissa une lame de rasoir acérée sur cette plaie afin d’en récupérer le sang d’un rouge sombre. Barry reboucha la petite fiole et goûta ce sang qu’il venait de récupérer.


« Rien d’illégal ? Ce n’est pas votre sang en particulier qui m’intéresse, c’est le sang d’une manière générale ! Le mien me convient tout à fait. Je n’avais nulle intention de vous offenser. »

J’avais bien deviné ce point. Mais que ce soit le mien ou non, il ne pouvait garder ne serait-ce qu’une partie d’un bien de ma reine, ce qui n’était pour l’instant pas le cas. Et je l’avais prévenu que je briserais chacune de ses petites fioles. Alors qu’il remettait son trésor dans sa poche intérieure de veste, j’encochais une nouvelle flèche après en avoir enlevé une plume. Quand il tourna à nouveau son regard vers moi, il ne vit que le trait noir filer vers lui. La pointe s’enfonça une nouvelle fois dans le verre si fragile mais ce choc arrêta sa course. J’avais mis la force parfaite pour que le choc brise le verre mais n’aille pas plus loin s’enfoncer dans la chair si tendre de l’homme qui se tenait face à moi.

« Je vous avais prévenu que je les briserais toutes. Qui plus est, mes flèches méprisent le mensonge... »

Et même si le sang se répandait sur ses vêtements, cela l’empêchait de le boire et de le converser, c’était ce qui m’importait pour l’instant. Et cela servirait d’avertissement pour ses victimes potentielles à moins qu’il ne se débarrasse de cette veste souillée. L’un comme l’autre me convenait. Bien sur, je ne pensais pas qu’il soit du même avis. Mais peu m’importait. Mon bras s’était replié et mon arc avait repris sa place le long de ma cuisse. Mon regard noir était toujours fixé sur lui. Allait-il réessayer de me voler quelques gouttes de sang ou chercherait-il à sortir rapidement de cette forêt pour se trouver une victime plus coopérative ?


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