Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Mon ami Pierrot

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Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Mon ami Pierrot, Conte
Arme(s): N'en a pas
Un petit mot ?:

MessageSujet: Mon ami Pierrot   Jeu 9 Jan 2014 - 21:35

Carte d'identité

Nom : Moon
Prénom : Pierrot
Surnom : Fils de la lune/ mon ami pierrot?
Sexe : Masculin
Âge : 13 ans
Origine : Le monde des contes (Comptine, mon ami Pierrot)
Orientation Sexuelle : N'y a pas vraiment réfléchis

Tout sur votre personnage
Physique : Il est inutile d'essayer de  chercher dans ce portrait physique la description d'un enfant à la peau blanche, d'une pureté incroyable, marque de la noblesse, ou tout ce que vous voudrez. Oui, il est pale comme un cul, mais croyez-moi, à un niveau défiant l'entendement et sans vantardise aucune. Imaginez : Il n'a jamais vu le soleil de sa vie ! Le réseau apparent de ses veines et cette blancheur maladive n'ont rien de « beaux » ni de « charmant ». Au contraire, à première vue, son physique choque. Ce sentiment est renforcé aussi bien par sa corpulence que par la couleur de ses cheveux et yeux : Un corps petit et mince, trop peut-être, et des yeux d'un bleu Arctique inquiétant. Ses cheveux, mi-long et oscillant entre le blond et le blanc selon la luminosité, complètent ce tableau, qui ne vous fait pas envie.

Concernant ces vêtements : il est habillé extrêmement simplement. Un leggin/collant noir allant jusqu'à ces chevilles et une tunique blanche sans forme tombant mi-cuisse. On dirait d'avantage une tenue de pyjama que de ville, c'est certain. Il porte des chaussons blancs avec un pompon noir sur chaque.

Caractère : Pierrot est un enfant, il est par définition naïf. Mais ce trait de caractère est accru par son ignorance de la vie en société : il n'a eu que pour compagnes les étoiles et sa mère. Il est le mieux placé pour savoir qu'elles ne sont pas très causantes. Malgré tout, humain, il lui fallait briser ce silence : il a ainsi pris l'habitude de parler tout seul, tantôt à voix haute tantôt basse. Il maîtrise encore mal les subtilités de langages bien qu'il ait souvent surpris des conversations entre humains de sortie nocturne. Il est bavard sans l'être, capable de se taire très longtemps pour mieux déverser un flot de paroles sans interruptions. Plutôt du type tranquille et réfléchis, il préférera penser avant de vous donner une réponse. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des élans de spontanéité!

Cette ignorance, en plus de le rendre crédule, le rend aussi facilement manipulable et impressionnable. Un rien lui semble une montagne ! Il faut dire qu'il est entouré par l'inconnu, ce qui a considérablement décuplé sa curiosité et à la fois sa timidité. Il sera au début de son aventure confus et inquiet, certainement méfiant, suite logique à ce qu'il vient de subir. Il lui faudra sûrement un temps d'adaptation afin de calquer son comportement sur un individu normal. Enfin, encore faut-il qu'il en trouve, des « individus normaux»...

Malgré tous ces défauts et barrières qui se dressent, Pierrot est un garçon intrinsèquement gentil et tolérant. Il est très ouvert, n'a pas peur de l'inconnu et de l'étranger s'il parvient à dépasser son a priori et sa timidité première. Souriant, joueur... Ne laissez pas cet enfant sombrer dans les bas-fonds de Queer Tales, ou le Narrateur vous perdra ! (L'admin aussi fufu)

Histoire :

Il avait ouvert les yeux sur la noirceur de la nuit d’un coup. Il contempla avec surprise ses petites mains et son corps, posa ses doigts sur son visage et ses cheveux puis se leva. Le sol était blanc, comme lui, la nuit était évidemment noire comme ses souvenirs. Il marcha vers l’horizon et de ses grands yeux surprit observa un monde en dessous du sien. Le sol était vert, marron, orange, même rouge, parfois. Les gens marchaient en riant bruyamment ou d’autres au contraire ne marchait pas et étaient silencieux. Pierrot se tourna alors et se rendit compte qu’un silence de plomb régnait sur cet astre. Il ouvrit la bouche et laissa des sons s’échapper de ses lèvres. « Maman ». Il criait de plus en plus fort, de plus en plus angoissé de n’avoir aucune réponse. D'où venait ce mot, que voulait-il dire? Qu'importe. Il était seul ! Tout n’était que pierre et poussière, vide et néant. Il était seul !

« Maman, maman ! »


La lune ouvrit un œil et grogna. Pierrot perçut cela comme un appel et il s’arrêta en tendant l’oreille. L’astre répondit « Pierrot, te voici enfin. Je m’étais endormie. » Le nommé sourit largement et essuya une larme qui avait perlé. Il n’était pas seul, il s'était trompé.

Les années passèrent et il n’eut aucune autre réponse à ses questions : d'où venait-il, pourquoi n'était-il pas avec les hommes d'en bas mais avec les étoiles d'en haut ? Avait-il une famille, avait-il vécu un jour dans ce monde nommé Queer Tales ? Pourquoi n'avait-il aucun souvenir depuis qu'il avait ouvert les yeux, ce jour là ? Il n'était quand même pas arrivé tout seul, si... ?

Quand bien même son passé et sa raison d'être lui étaient inconnus, il décréta que cela n’avait pas d'importance. Il était Pierrot, le fils de la Lune. C’était bien suffisant.

Ses journées furent dédiées à regarder le monde hommes sous lui. Un ange gardien volontaire, sans grand pouvoir, si ce n'est son regard aiguisé qui récolte toutes les informations possibles et inimaginables. Mais les rues étaient presque toujours vides et sombres, la vie était endormie et il n'y avait pas tant de chose que ça à voir... Sa mère lui expliqua que les hommes dormaient dans leurs maisons et que seul le soleil avait le loisir de les voir vivre. Pierrot fut attristé de la nouvelle, il aurait tellement aimé les voir rire et parler. Cependant, il y avait quand même des gens dehors à contempler, même si leur nombre était relativement réduit. Ce monde était vaste, il y avait toujours quelqu’un ,quelque chose à observer, quelque part, si on cherchait bien.

Mais à une certaine heure, la lune et son fils devaient quitter le ciel pour céder leur place. Des ténèbres plus noires que la nuit les attrapaient alors et Pierrot se recroquevillait sur lui-même, prêt à plonger encore une fois. Ses yeux se fermaient rapidement, comme des enclumes. Ce néant effrayait le blanc, il le trouvait insupportable et trop différent de sa nuit à lui. Il en vint à haïr le soleil qui le chassait chaque matin et le forçait à fuir dans ces noirceurs somnolentes. Pourquoi ne pouvait-il pas être le fils du soleil, plutôt que de la lune ? A chaque fois que cette question la taraudait, il se couchait contre la pierre de sa mère, comme pour s'excuser et chercher une réponse.

Sa mère, après plusieurs mois où Pierrot s'était livré à la poursuite de cette terrible réponse, lui dit un jour : « Ne sois pas triste, Pierrot. Toi et moi, nous contemplons le spectacle de la nuit, et eux, ils nous contemplent à leur tour. Nous sommes leur lumière quand tout n'est que Ténèbres. Ne sois pas triste, Pierrot. Ces gens nous aiment ! » Et un puissant sentiment de fierté s’emparait de lui.

D'autres années passèrent.

Sa vie était réglée comme du papier à musique et il ne pensait pas qu’un jour cela changerait. Il ne voulait pas. Il avait appris par cœur cette routine, l'avait assimilée au plus profond de sa chair et ne voulait plus s'en séparer. Ses doutes et peurs d'enfant avait disparu, ils ne regardait  plus le soleil comme son ennemi, mais comme sa relève. Une mission, chacun la sienne, pour le bien d'un seul peuple : les humains.

Et pourtant.

Et pourtant, par une nuit comme une autre, la musique allait s’arrêter. Pierrot, comme a son habitude, pencha la tête sur le monde, un petit sourire aux lèvres à l’idée d’être utile. Il vit enfin, après quelques minutes, un homme assis dans l’herbe. Il écrivait un mot, à la lueur d’une chandelle. Le blanc se dit que ce n’était pas une heure pour écrire et que la lumière devait être bien faible. Il se pencha un peu plus. Soudain, un coup de vent passa et souffla sur la chandelle qui s’éteignit. Le fils de la lune fut surpris et pouffa malgré lui de la malchance de l’inconnu. Ce dernier ne pouvait pas l'entendre. Pour autant, ce compositeur, puisque telle était sa profession, se leva et regarda dans sa direction. Après un court moment, l'homme sourit, ses yeux brillèrent ; il commença à chantonner :

« Au clair de la lune, mon ami Pierrot, prête moi ta lûme pour écrire un mot. Ma chandelle est morte, je n’ai plus de feu...»

Il semblait hésitant quant au dernier vers et la suite ne vint jamais. Pierrot rit encore une fois de ce vers raté puis cessa doucement son rire pour l'observer de ses grands yeux d'enfant. Il lui avait parlé ? Cet homme, qui lui souriait gentiment, lui avait vraiment parlé ? A lui ? Pierrot n'en croyait pas ses oreilles et sa bouche s'ouvrit de stupeur. Même dans le noir, le blanc remarqua ses traits fins et doux, il semblait si gentil. Il acquiesça et fit descendre un rayon de lune sur l’homme. La lumière blanchâtre l’éclairait parfaitement comme si on le montrait avec un projecteur.  L’homme le remercia et se rassit, continuant sa lettre. Pierrot ne cessa de le regarder durant tout le temps que lui prit sa rédaction, mais une ombre finit par le distraire. Il fit tourner son rayon pour l’éclairer. Il s’agissait d’une femme avec un chandelier. Elle était gracieuse et belle, le garçon sourit en une si charmante compagnie. Mais ce ne fut pas le cas de l’homme qui bondit, sortant de sous son manteau un couteau. La femme accourut jusqu’à lui et le poignarda tandis que l’homme s’effondrait, après avoir abattu lui aussi son arme dans les côtes de son agresseur.

« Aah !!! »

Pierrot hurla de surprise, plaquant ses mains sur ses lèvres. La lune sursauta en entendant le cri de son enfant, d'habitude si calme. Le mouvement brusque de la Lune fit basculer en avant son fils, qui s’écroula plus bas sur Terre. Quand il ouvrit les yeux, il vit pour la première fois de sa vie à quoi ressemblait sa mère.

Elle était magnifique, dans une robe blanche et argentée, suspendue dans un bleu nuit à couper le souffle.

Des larmes troublèrent sa vue et il hoqueta. Était-ce l'émotion de la voir enfin ou la choc de ce à quoi il venait assister? Il lui fallut encore un instant pour comprendre ce qu'il s'était passé. Lorsqu'il se rendit enfin compte qu'il n'était plus sur son astre mais sur le sol ferme de la Terre, sur lequel il était tombé, il supplia la dame de nuit de le ramener dans le ciel.

« Maman, je t'en prie, ramène moi chez nous ! Ne me laisse pas en bas, maman ! »

Entendant un bruit furtif, Pierrot fit un bon en arrière. Apeuré, confus, il cherchait la source de ces pas. Il projeta ses mains en avant et une lumière blanchâtre en sorti, éclairant tout sur son passage : La femme de tout à l'heure apparue, debout mais gravement blessée. Tout en marchant d'un pas lent vers Pierrot, qui reculait au fur et à mesure, la femme tourna son visage grimaçant vers la lune. Un sourire moqueur ornait ses lèvres maquillées.

« Mon ami Pierrot, te voilà tombé. Ça n'était pas prévu dans la comptine, hein ? »

Le nommé s'immobilisa, cherchant à aveugler l'assassin avec sa lumière vive. Ce dernier, en effet, détourna les yeux mais continuait à avancer à l'aveugle

« Enfin l’occasion rêvée pour observer le jour, ne devrais-tu pas me remercier ? »

Elle s'effondra sur le sol, le regard déjà à moitié vide. De ses lèvres molles, mais toujours marquées d'un rictus, elle articula faiblement :

« Que tes nuits soit aussi paisibles que tes nouveaux jours, si c'est possible ici-bas. »

Pierrot s'écroula à son tour, tétanisé, le menton tremblant mais incapable de dire quoi que ce soit. La silhouette ne bougeait plus. Ses mains retombèrent et l'obscurité régna de nouveau.

«  Pierrot ! Pierrot ! Vite, regarde-moi ! »

Il leva la tête, toujours sous le choc : sa mère s'éloignait. Une onde électrique traversa son corps. Il se mit soudainement à courir dans sa direction, si vite qu'il avait l'impression de voler.

« Ne me laisse pas, ne me laisse pas ! Ne pars pas ! Maman ! »

Mais il n' y avait rien à faire : le bleu nuit se mélangeait aux couleurs douces du lever du jour, tranquillement. Le blanc accéléra sa course, hors d’haleine, voyant sa mère reculer pour retrouver les ténèbres. L'horloge mécanique du ciel n'avait cure de la chute de Pierrot et le cours du temps allait inéluctablement continuer sa course. La nuit s'enfuyait, cédant sa place au jour. Et personne ne pouvait rien y faire. Désœuvrés, les étoiles et l'astre lunaire ne purent que regarder l'enfant qu'ils avaient vu grandir, disparaître de leur horizon -du moins jusqu'au prochain soir venu. Il continuait de crier, vainement :

«  Non, ne pars pas !! Maman!! MAMAN !! »

Mais le jour se leva.


Votre but dans tout ça ? Aller sur la Lune! Et pourquoi pas découvrir s'il a eu une vie avant d'être le fils de la lune?
Autre chose à dire sur votre personnage ? Pierrot a un « pouvoir », celui de pouvoir projeter des rayons lumineux de ses paumes de mains. Cela ne fonctionne que dans des endroits sombres ou la nuit. Cette lumière à la même couleur et les mêmes reflets que celle projetée par la lune.

Sa clé : une pierre lunaire qu'il garde la poche de sa tunique.

Aussi, sur le terme « lume », la version originelle de la musique était bien avec ce mot qui est synonyme de « lumière ».

Détails pour nous
Groupe de Votre Personnage : Dragibus

Une Demeure ? None

Un Rang Personnalisé ? Mon ami Pierrot...

Le forum & vous
Votre Prénom : Axelle
Votre Âge : 19 ans
Comment avez-vous connu le Forum ? J'ai participé à sa création? /o
Qu'en pensez vous ? Le meilleur de tous!
Que pensez vous du thème ? Bis !
Des Suggestions ? Huuum... Pleins!
Code : [validé by hansel Very Happy]
Quelques mots ?
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Date d'inscription : 18/09/2009
Age : 23

Messages : 1307
Localisation : Je t'attends dans mon manoir ♪

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Hansel et Gretel
Arme(s): J'en ai trop pour les citer toutes. Mais sur moi, mon fidel couteau de poche!
Un petit mot ?: Qui a dit que les bonbons n'étaient pas dangereux ?! Ahah!

MessageSujet: Re: Mon ami Pierrot   Ven 10 Jan 2014 - 18:27
Bon, ben... Je m'auto-valide, n'est-ce pas ! =D


Fortes Fortuna Juvat.

Spoiler:
 
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Mon ami Pierrot

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