Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]

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MessageSujet: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Jeu 27 Fév 2014 - 23:38
L’air n’est plus, c’est bientôt l’asphyxie, l’apnée n’est pas un acte de sérénité. Certes, autour de vous, tout est comme une poche de silence, que rien ne vient troubler. Le corps commence à tourner au ralentis et pourtant, chaque organe s’active à faire tourner la circulation sanguine, afin de capter la moindre cellule d’oxygène. Soleyl ouvrit les yeux, tout était trouble, au loin une vague tâche de lumière tremblotait à la surface de l’eau. Elle s’y dirigea, sa chevelure noire perça la frontière entre l’eau et l’air, et sa bouche pu à nouveau happer de l’oxygène.

Cela faisait quinze bonnes minutes que la femme-chenille s’adonnait à ce petit exercice d’apnée, pas désagréable du tout. Elle aimait couper son esprit de l’atmosphère ambiante de la boutique, une atmosphère qui redevenait, au fur et à mesure des heures, de plus en plus paisible. Les tâches sanglantes s’en était allé, le pentacle lui-même était définitivement effacé, la malédiction qu’elle avait lancé sur Barry Blood n’avait plus d’effet, ni sur lui et sur elle. La vendeuse soupira et étirant ses longs membres dans l’immense baignoire en marbre. Oui depuis ce matin, elle respirait à nouveau. La visite nocturne de l’homme au fantôme avait été bénéfique, elle pouvait à nouveau prendre de longs bains paresseux sans avoir à utiliser un seau et de l’eau froide. Mais mieux encore, ce bain d’après-midi, mêlé d’huiles essentielles et de plantes médicinales, achevait de refermer ses blessures à une vitesse fulgurante. Enfin, elle respirait à nouveau, l’air de sérénité lui avait tant manqué ses derniers jours.

Les doigts fins de femme vinrent se refermer sur un petit flacon dont elle vida entièrement le contenu dans l’eau, qui très vite vit une écume blanche se former à la surface. Mousse et bulles irisés parsemèrent les contours de la baignoire, certaines de ses petites sphères transparentes s’élevaient même, tranquillement dans l’atmosphère avant d’heurter les poutres de bois, et d’éclater en silence. Paresser dans un bain était la troisième manière préférée de Soleyl pour se reposer, après les coussins et la sieste face à une fenêtre ensoleillé. Ses pensées ondulaient doucement, comme les ondes à la surface de l’eau, certaines idées surfaites coulaient jusqu’au fond de la baignoire tandis que les divagations les plus tordues s’élevaient tranquillement sur les bulles de savon, chacune d’une taille et d’une couleur différente.

Les yeux verts clairs de Soleyl commencèrent à se fermer doucement pour apprécier ce moment d’harmonie. Pourtant dans son orchestre de silence parfait, une fausse note vint la troubler, une vaguelette se forma dans son bain, un mouvement perturbateur, qui fut aussitôt suivit par le tintement familier de la clochette fêlé de l’entrée.
La Caterpillar soupira, laissant glisser son corps jusqu’au fond de la baignoire, l’eau jusqu’au nez, pourtant il fallait bien s’y résoudre et se lever. D’un geste lasse, elle se saisit d’une serviette et daigna sortir de la baignoire. Durant l’opération, elle lança à la personne au rez-de-chaussée.

- Je suis à vous dans une minute.

Pourtant les gestes mous de la chenille ne semblaient montrer aucune précipitation. Elle passa la serviette sur son corps de façon assez négligée pour gagner du temps, puis le troqua pour un long peignoir de sois bleu, aux motifs dorés. Ses longs cheveux noirs étaient encore complètement mouillés, elle les enroula à la hâte en une sorte de chignon très bancal qu’elle tenta de faire tenir à l’aide d’un peigne et d’une baguette trainant par là. L’illusion était factice, bon nombre de mèche brune s’échappait çà et là de l’édifice capillaire, mais à quoi bon chercher à y arranger, Soleyl n’était pas du genre à attacher de l’importance à ce genre de détails.
C’est pied nu et le souffle court qu’elle descendit une à une les marches de la mezzanine menant jusqu’au rez-de-chaussée où se trouvait la partie boutique, ainsi que la cliente. Celle-ci se tenait de dos, et avant qu’elle puisse se retourner, une puissante brise marine vint emplir les narines de la vendeuse. Tien, tient, mais c’est qu’elle avait bien choisi son moment pour venir celle-là. Sans approfondir sur l’aura maritime qui se dégageait de la jeune fille, la Caterpillar, prenant une inspiration profonde attaqua d’emblée, laissant de long silence entre les points et les virgules de ses phrases :



- Bonjour, vous êtes ici, dans ma boutique…en quoi puis-je vous être utile ?

Quand la jeune fille se retourna, une autre onde comme celle de tout à l’heure vint se propager non pas sur la surface de l’eau, mais dans l’esprit de Mii. Une onde claire, une sorte de vague, une sensation indéfinissable comme une goutte d’eau qui aurait résonné longtemps dans son cerveau. La cliente était elle-même comme faite d’eau et de vague, ses cheveux ne rendait que mieux cette sensation. On aurait dit que son corps fin aurait pu en un instant se dissoudre dans une flaque. Une nature pas tout à fait humaine c’était très clair.
Les gouttes d’eau perlaient sur le visage de la vendeuse et pourtant, il ne faisait aucun doute que la personne qui se tenait en face d’elle en connaissait bien plus en matière d’eau, et qu’elle n’avait aucun problème d’apnée. Les yeux de la Caterpillar se colorèrent d’un doré très vif, coloris très similaire aux motifs sur son peignoir. Des motifs représentant la faune aquatique. Une coïncidence ? Entre ses murs de bois jamais.


Dernière édition par Mii Soleyl le Lun 23 Juin 2014 - 15:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Ven 28 Fév 2014 - 14:28
Je pouvais enfin respirer
encore un pas et ma vie allait changer


Small Fair, enfin. J'y étais arrivée, après des journées de marche, des rencontres...spéciales, j'y étais. J'allais enfin pour voir résoudre mon problème de jambes. Bon il me restait encore à trouver Mlle Soleyl, mais j'avais fait le plus dur. Je m'émerveillais des beautés de la ville autour de moi et ce qui retint mon attention fut une affiche clamant que le plus fantastique des cirques se trouvait dans cette ville. Moi qui aimait toutes les choses étranges et nouvelles que proposait le monde des humains, je souris en pensant que je pourrais peut-être m'y rendre et découvrir de nouvelles choses. Je détachais mon regard de l'affiche et continuait à marcher en direction du centre de la ville. En marchant je me dis que ma curiosité était sûrement mon plus gros défaut et ma plus grande qualité. Je m'intéressais à tout et je me passionnais pour des trucs sans importance qu'en général, je ne connaissais même pas.

Quoiqu'il en soit, ce n'était pas ce défaut qui me gênerait dans ma recherche de « la Caterpillar », aussi je demandais aux gens autour de moi où je pouvais la trouver et un homme bien aimable me l'indiqua. Je le remerciais et lui souris avant de partir vers la boutique qu'il m'avait indiqué. Arrivée devant la porte de la dite boutique, je me figeais en apnée. Essayant de remettre mes idées en place alors qu'elle se bousculaient dans ma tête, mon cœur battait plus vite, ma main hésitant à quelques centimètres de la poignée, au moment où j'allais ouvrir la porte, mon destin allait changer alors je ne devais pas faire de bêtises. Je respirais de nouveau prenant une grande inspiration et poussais la porte qui indiqua d'un léger tintement que j'étais entrée.

Ça y est, je suis entrée
reste à savoir ce qui va se passer.


En entrant la première chose que je remarquais était l'odeur de tabac ou bien d'encens qui imprégnait la pièce, elle n'était pas gênante mais on la sentait. Peu après cette première impression, j'entendis une voix féminine me dire :

-Je suis à vous dans une minute.

La voix que je supposais fortement être celle de Mii Soleyl, avait par sa lenteur une certaine grâce qui n'était pas définissable et j'étais curieuse de savoir quel corps accompagnait cette voix spéciale. Profitant du temps que la chenille m'avait laissée, j'observais les nombreux objets qui se trouvait dans la pièce, chacun m'attirait, me donnait envie de connaître leur utilité, leur histoire. Je me retenais de les toucher uniquement par respect pour la propriétaire, mais j'avais envie de connaître de quel matériau ils étaient fait, savoir quel texture ils avaient. Complètement absorbée par ces formes en tout genre, je n'entendis que lointainement la propriétaire descendre les escaliers et me rejoindre dans la boutique. Encore concentrée sur les produits, je ne me retournais que lorsque la voix encore lente de la vendeuse se fit entendre :

-Bonjour, vous êtes ici, dans ma boutique…en quoi puis-je vous être utile ?

Maintenant qu'elle est là
que va-t-elle faire pour moi ?


La première chose qui me frappa dans l'apparence de la chenille était sûrement sa peau blanche, comme si le soleil avait voulut préserver ce fragile papillon, qui tranchait avec la noir jais des ses cheveux qui semblait, sans son chignon, pouvoir atteindre ses pieds. Mon regard fut ensuite attiré par la beauté de la soie bleue et dorée dont elle s'était ornée et qui s'harmonisait parfaitement avec son visage. Sur ce peignoir dansait toutes sortes d'animaux marins et je me demandais si celle que l'on considérait comme magicienne, me montrait qu'elle avait vu clair dans mon jeu.

Alors que de la mystérieuse femme
gouttelait d'étranges petites larmes


Je remarquais les petites gouttes d'eau, présentes sur son visage et ses cheveux. J'avais dû la déranger alors qu'elle se lavait. Je notais dans un coin de ma tête que je devrais m'excuser de l'avoir interrompu. Me reconcentrant sur la vendeuse, je me dis que j'étais autant fascinée par les objets présents dans la boutique que par celle qui les vendait. Il fallait dire qu'elle avait une sorte de charisme, comme une aura délicate qui l'entourait. Un peu gênée face à une telle personne, je prends tout de même la parole :

« Vous êtes Mii Soleyl ? Je suis enchantée de vous rencontrer. »

Je lui fis un grand sourire et essayer de contenir la joie qui m'envahissait à l'idée de trouver enfin une solution à mon problème, à l'idée de récupérer mon prince.

Après tout ce que j'ai vécu
est-ce vraiment ce que j'ai toujours voulu ?


Laissant cette hésitation de coté, je repris :

« Je m'appelle Melissandre et j'ai fait un long voyage pour vous voir. »

Je repensais aux rencontres que j'avais faites, le voyage se révélait être aussi intéressant que la destination. Bon, je n'étais pas là pour lui raconter ma vie, d'autant plus que cela ne devait pas vraiment l'intéresser et que je n'aimais pas vraiment parler sauf quand cela était nécessaire. Et dans ce cas-là ça l'était, je décidais donc d'aller plus droit au but :

« On m'a dit que vous étiez une sorte de magicienne et vous pourriez peut-être m'aider. Alors voilà...je suis une sirène. Je ne possède de jambes que si je ne touche pas de l'eau et j'aimerais pouvoir être humaine sans cet...inconvénient. Vous pouvez m'aider ? »


J'espérais vraiment qu'elle ait une solution sinon je ne savais pas vers qui me tourner. Elle devait bien avoir un objet dans sa boutique qui pouvait faire ça. Je lui fis un sourire, le plus sympathique possible. Je comptais sur elle.

Papillon du matin
envole-toi et prends ma main
Papillon du soir
tu es mon dernier espoir
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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Mer 19 Mar 2014 - 20:56
Le papillon trempé sèche ses ailes au soleil. Il est immobile, si fragile, beauté gracile et pourtant, un coup de vent, et s’en est finit, il retourne au néant. Un grain de poussière, qui expire un petit souffle d’air, pourtant la visiteuse, semble tout intimidée. N’est crainte très chers, les chenilles ne mordent que dans les feuilles des jardiniers. Et contre les vilaines ombres qui veulent les écraser…
Soleyl se remettait doucement à s’imprégner du monde « d’en bas ». Le rez-de chaussé de sa boutique, terrain de bataille entre les voiles en tissus suspendus, les objets éparses et la poussière constante. C’est elle la grande gagnante final, elle recouvre toujours tout de sa pellicule grise. Les effluves qui l’avaient enivrée quelques minutes auparavant, devenaient peu à peu des souvenirs lointains, et la chenille dû se concentrer pour pouvoir écouter la requête de sa cliente :
 
- Vous êtes Mii Soleyl ? Je suis enchantée de vous rencontrer. 

La jeune femme hocha doucement la tête pour signifier qu’elle était bel et bien cette personne que la cliente était si enchantée de rencontrer. La belle était sincère, cela se voyait à son grand sourire candide, qui aurait surement pu illuminer les recoins les plus sombres de l’échoppe. Dans son geste d’approbation, Soleyl fit pleuvoir une dizaine de gouttelettes d’eaux, qui vinrent se briser aux pieds des deux femmes.
 
-Je m'appelle Melissandre et j'ai fait un long voyage pour vous voir. 

Surement, en tout cas elle vient de loin. La vendeuse n’avait plus aucun mal à deviner que sa cliente avait une nature très…aquatique ? Ses mots coulaient comme une jeune rivière découvrant la lumière du soleil pour la première fois, encore claire et pure. Soleyl ne s’en plaignait pas, on ne pouvait pas en dire autant de ses dernières rencontres, qui avaient plus ressemblé à des torrents déchaînés ou à des marécages douteux.

- On m'a dit que vous étiez une sorte de magicienne et vous pourriez peut-être m'aider. Alors voilà...je suis une sirène. Je ne possède de jambes que si je ne touche pas de l'eau et j'aimerais pouvoir être humaine sans cet...inconvénient. Vous pouvez m'aider ?

Avant tout ce fut le mot magicienne qui interpella Mii. C’était assez amusant, beaucoup de personne la nommait ainsi, elle qui s’était toujours cru bien loin des grands mages que cette terre avait pu porter. Disons que la Caterpillar était simplement doué pour ressentir l’âme des objets, et le souffle de son monde.
Mais passons, l’autre mot qui retint l’attention de la vendeuse fut la clé de cette mascarade marine.  Une sirène, Soleyl s’en doutait fortement, mais mieux ne valait jamais tirer de conclusion trop hâtives. Elle n’écouta qu’à peine la fin de la phrase de sa cliente, le problème se posait là, évident, bien trop évident, et si compliqué. La chenille laissa échapper un petit souffle, puis souris avec malice à la jeune fille. Ses yeux étaient redevenus vert, très clair.

Soleyl lui tourna le dos en lui faisant signe de la suivre. Les deux femmes s’éloignèrent de quelques pas de l’entrée de la boutique, pour plus se rapprocher d’une fenêtre ouverte. Le vent s’amusait avec les rideaux transparents de celle-ci. Juste en dessous, se trouvait une sorte de méridienne en rotin, dont on peinait à deviner la forme exacte, tant elle était encombrée de vêtement et de matériel de couture. La Caterpillar balaya tout cela d’un revers de main, et s’installa sur le meuble en rotin, les rideaux faisant barrière entre sa peau drapée de tissu et le soleil aux rayons dorés. Avec ça, ses cheveux sècheraient bien plus vite, et puis, rester debout pour parler de ce genre de chose n’avait rien d’intéressant. Nonchalamment installée, les yeux dans le vide, Soleyl rassembla quelque brime de mots et réussi à aligner une phrase :

- Hum….c’est un problème banal…à la foi si simple et si compliqué. C’est vrai…on peut le deviner, le prédire, le clamer sans se tromper…mais quand à le résoudre…ah ah…ça c’est bien plus compliqué.
 
Elle leva ses yeux verts vers la cliente toujours debout, et lui fit signe de s’assoir. Il n’y avait pas forcément de chaises à proximité, mais le sol était tant chargé de tapis, de coussins et d’objets incongrus, que l’on pouvait se poser sans crainte. Détournant à nouveau le regard, la chenille reprit, déroulant ses phrases, déroulant des lignes qu’elle avait lues, et qu’elle associait à d’autres, et à ses propres lignes à elle.
 
- Voyez-vous…lorsque l’on nait, des choses sont ancrées en nous.
 
Les gouttelettes d’eaux perlaient le long des mèches de cheveux noires, s’étiraient avant de tomber sur ses épaules, ses joues, ou ses yeux. Mais cela ne perturbait en rien, son regard qui s’évadait dans le lointain.  

- Un peu comme des arbres…ah si vous préférez…oui cela. La vie, d’un être humain, est semblable à celle d’un arbre. On se construit des bases solides, ou non,  c’est le tronc…c’est ce qui détermine si l’on tiendra debout dans notre vie future, ou bien si un simple souffle pourra nous faire courber.

 
Les acquis de l’enfance, forme les troncs, et toi Soleyl qu’es-tu ? Chêne ou roseau ?
 
- Puis la vie passe, on cherche toujours à aller plus haut, chaque jours est une nouvelle feuille, chaque année une nouvelle branche. On traverse des hivers où croit tout perdre, mais on vit aussi des printemps ou des choses nous souris.
 
Ah ah…tout le monde sait qu’elle est le papillon qui fait ployer le roseau, et effleure à peine le chêne.
 
- Remarquez, vous qui menez une vie aquatique, vous en avez sans doute que faire de ces histoires d’arbres, elles sont peut-être…et…probablement hors de votre portée.
 

Son regard enfin, vint se reposer sur sa cliente, ses yeux étaient plus foncés, comme revenus d’un lointain voyage :
 
- Pourtant, ce qu’il faut que vous compreniez, c’est que ce que vous voulez changer en vous, n’est ni au bout d’une branche, ni à la cime du feuillage…Non…ce sont vos racines, et si il y a bien quelque chose qu’on ne peut changer, qu’on ne peut toucher, c’est bien cela. Sinon l’arbre…

Soupir.

- Il en souffre.
 
La Caterpillar laissa planer un long silence. Ce genre de pose ne la gênait absolument pas, et généralement elle ne rendait pas compte que cela incommodait ses clients. Pourtant les gens disent tellement de choses sans parler. Et à elle, cela lui permettait de faire un point sur ces trop nombreuses pensées.
 
- Mais toutefois, je peux vous aider, si c’est bien ce que vous voulez…
 
Le soleil se cache derrière les nuages.

- Seulement êtes-vous prête à payer le prix ?
 
Soleyl afficha un demi-sourire, ses yeux redevenant dorés. Quand il s’agissait de paiement, son intérêt n’était jamais entaillé. Mais elle ne parlait pas seulement du prix que Melissandre allait lui verser en tant que cliente, mais celui qu’elle allait payer, en abandonnant une part d’elle-même.
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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Mer 26 Mar 2014 - 13:00
Es-tu celle que j'ai cherchée ?
J'ai traversé bien des contrées
Simplement pour te rencontrer
Es-tu celle qui peut m'aider ?


Elle hocha la tête pour me confirmer qu'elle était bien Mii Soleyl et un sourire apparut sur mon visage. J'y étais enfin arrivée, elle était là devant moi. C'était un véritable soulagement de voir que je n'étais pas tombée dans un piège ; Le habitants de Queer Tales n'étant pas forcément les plus honnêtes qui soient. Je me présentais et résumais en quelques mots que j'avais mérité de lui prendre de son précieux temps de part mon long voyage. Je m'en voulais un peu de l'avoir interrompue lors de l'un des moments les plus agréables, les plus relaxants de la journée. Le moment où l'on se trouvait dans l'eau, celle qui nous porte, qui nous fait nous sentir plus légers. Cette même eau qui perlait sur le visage si clair de la commerçante. En la regardant, je ne pouvais m'empêcher d'admirer la grâce dont elle faisait preuve, le charisme qu'elle possédait et qui la rendait mystérieuse.

Pour ne pas abuser de son temps, j'allais directement au but, lui expliquant le plus clairement possible mon problème. Je crus apercevoir un sourire sur le visage qui semblait être de porcelaine. D'une blancheur surprenante et qui semblait si fragile. Après tout peut-être qu'elle avait la solution à mon problème ou bien avait-elle déjà rencontré d'autres créatures magiques mais que c'était la première fois avec une sirène. Elle me sourit franchement cette fois et en regardant attentivement, je vis que ces yeux étaient vert clair. J'étais pourtant presque sur, qu'ils étaient dorés quelques secondes auparavant. Cet étrange changement d'apparence m'intriguait sûrement autant que ce qui se trouvait derrière.

Elle change trop vite, s'épaissit le mystère
car pour le papillon, tout est éphémère


Elle se tourna et m'indiqua que je devais la suivre. Elle m'emmena, dans un coin plus reculé de la boutique, près d'une fenêtre où se trouvait une magnifique méridienne. Certes on ne pouvait pas trop en admirer les détails, car il était couvert des toutes sortes de vêtements. J'appréciais à sa juste valeur, le courant d'air venant de la fenêtre qui faisait doucement voler mes cheveux et libérait progressivement la pièce de la légère odeur de poussière et de tabac qui s'y trouvait. La chenille qui pour moi, s'approchait plus du paillon paré des belles couleurs, bleu et doré, libéra la place sur le meuble qui s'avéra en effet joliment sculpté, avant de s'y installer. Son regard s'évada et, je me demandais à quoi elle pouvait bien réfléchir, je restais debout, attendant poliment qu'elle prenne la parole. J'eus ma réponse après quelques secondes :

- Hum….c’est un problème banal…à la fois si simple et si compliqué. C’est vrai…on peut le deviner, le prédire, le clamer sans se tromper…mais quand à le résoudre…ah ah…ça c’est bien plus compliqué.


Je me mordis la lèvre, j'espérais que résoudre la problème ne serait pas trop « compliqué ». Elle me fit signe de m'asseoir sur l'un des nombreux coussins, tapis en tout genre. Je choisis un coussin bleu à une distance raisonnable de la Caterpillar. Elle avait l'air de vouloir continuer alors j'écoutais attentive, captivée par cette femme à la fois impressionnante et nonchalante.

- Voyez-vous…lorsque l’on nait, des choses sont ancrées en nous. Un peu comme des arbres…ah si vous préférez…oui cela. La vie, d’un être humain, est semblable à celle d’un arbre. On se construit des bases solides, ou non,  c’est le tronc…c’est ce qui détermine si l’on tiendra debout dans notre vie future, ou bien si un simple souffle pourra nous faire courber.


Chêne puissant ou fragile roseau
Suis-je vraiment concernée, moi qui vit dans l'eau ?


Sa métaphore filée me parlait beaucoup, et je ne manquais pas une miette de ses paroles justes et profondes de sens.

- Puis la vie passe, on cherche toujours à aller plus haut, chaque jour est une nouvelle feuille, chaque année une nouvelle branche. On traverse des hivers où croit tout perdre, mais on vit aussi des printemps ou des choses nous sourient.


Le papillon perdu dans ses pensées, ne devait même plus sentir ma présence. J'étais muette comme une carpe, devant la sagesse qu'elle me déroulait tel un morceau de parchemin.

Précieux, fragile, récit de l'existence,
nous apprenant la vie, comme on apprend la danse.
Pas à pas, nous avançons,
parfois nous tombons,
mais toujours nous nous relevons.


- Remarquez, vous qui menez une vie aquatique, vous en avez sans doute que faire de ces histoires d’arbres, elles sont peut-être…et…probablement hors de votre portée.

Sur ce point là, elle avait raison et tort, ces histoires d’arbre m'intéressait plus qu’elle ne le pensait. Moi qui n'était qu'une algue balayée au gré des courants, je voulais être un arbre. Après il se pouvait que la Terre soit hors de portée, que je me retrouve statique, coincée, tel un corail, qui ne pourrait pas bouger. Mais je ne voulais rester sans rien faire, je n'avais plus vraiment de chez moi et cette double-vie me pesait. Elle me regarda de nouveau, comme si ses réflexions, m'étaient cette fois vraiment adressées. Son regard plus foncé m'inquiéta un peu, et j'avais bien raison :

- Pourtant, ce qu’il faut que vous compreniez, c’est que ce que vous voulez changer en vous, n’est ni au bout d’une branche, ni à la cime du feuillage…Non…ce sont vos racines, et si il y a bien quelque chose qu’on ne peut changer, qu’on ne peut toucher, c’est bien cela. Sinon l’arbre…


Elle poussa un soupir qui me parut durer longtemps durant ces quelques secondes, je redoutais, je savais ce qu’elle allait dire mais je ne voulais pas l'entendre.

Je me voile la face
mais les mots laissent des traces


-Il en souffre.

Mon cœur battit, un peu plus vite, elle n'était pas la première personne à me faire douter de mon choix de devenir humaine. Mon voyage m'avait fait rencontrer quelques personnes, qui étaient presque toutes prêtes à accepter ce que j'étais pourtant. Je voulais que ce soit mon prince qui l'accepte. Je réalisais soudain que si je devenais humaine et qu'il me pardonnait d'avoir été sirène, il ne m'accepterait pas. Pas pour moi. Mlle Soleyl avait raison, quand on veut toucher aux racines de l'arbre, il en souffre. Et j'en souffrais d'autant plus en me rappelant la dure nuit que j'avais passée avec mon ombre. Ce prince froid, distant qui n'était en fait que le véritable prince. Mon cœur se serra. Il ne m'aimait pas, il ne m'aimerait jamais pour ce que j'étais. J'avais été bien naïve. La voix traînante, mais cristalline de la Catepillar me sortit de mes réflexions.

- Mais toutefois, je peux vous aider, si c’est bien ce que vous voulez…

Je fis un demi-sourire, elle avait vu une fois de plus clair en moi. Je ne pouvais cacher l’hésitation qui tiraillait mon cœur.

- Seulement êtes-vous prête à payer le prix ?


J'avais bien compris que la magicienne ne parlait pas seulement du prix de l'objet qui me permettrait de changer ma vie, mais aussi des mes racines qui allaient changer et ainsi modifier qui je suis. La question était de savoir pour qui je voulais faire ça.

« Je...je.. »

Ma phrase resta coincée dans ma gorge et des perles de tristesse se formait sur mes joues, tombant sur ma jupe. Mes larmes n'étaient pas celles d'une humaine, c'était des larmes de sirène. Je ne pouvais changer qui j'étais vraiment. Je ne voulais pas changer pour quelqu'un qui ne voulais pas de moi, je devais le faire pour moi ou pour la personne qui m'aimerait pour ce que je suis. J'effaçais d'un revers de la main ces gouttes d'océan. Mon regard se fit plus déterminé croisant ceux, de nouveau dorés, de la Caterpillar.

« Ce n’est peut-être pas ce que je veux finalement. Mon but au final a toujours été de retrouver l'Amour. Et si vous avez un moyen que je trouve, l'Amour quelqu'un qui m'aimerais pour moi, sans conditions. Alors, je suis prête à payer le prix. »

Au fond de mon cœur, je savais déjà qui s'en était emparé, qui m'aimait sans conditions. Si je ne me voilais pas la face, j'arriverais peut-être à le retrouver, le seigneur du vent.

Je n'arrive pas à me l'avouer
mais le papillon peut essayer



HRP:
 
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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Mer 9 Avr 2014 - 21:54
L’eau si calme, si lisse, miroitante au soleil jusqu’à présent, se troubla. Un froissement sur sa surface, qui se mua en vague, une vague qui emporta tout. Les certitudes, acquises depuis longtemps, les rêves factices, forgé sur un amour non partagé. Le sermon de la Caterpillar était cette vague, et il avait entièrement retourné les idées de la sirène, qui après ce ras de marré, se retrouva la tête hors de l’eau. Peut-être avait-elle trouvé dans les mots de Soleyl, une ouverture vers la surface. Le soleil l’aveuglait, il lui était difficile d’évacuer ses états-d ‘esprit passés, de les laisser tomber jusqu’au fond de l’eau.

- Je...je...

Finalement elle renonçait ? Concrètement c’est ce qu’il y avait de plus sage, mais Soleyl ne comptait pas le lui faire savoir. Après tout, elle l’avait mis en garde, son avis ne regardait qu’elle seule. Si jamais la cliente désirait le connaitre, elle n’avait qu’à en formuler la demande. La Caterpillar pu voir que les anciens sentiments amoureux qu’avait pu éprouver la jeune fille, s’évacuait sous forme de larme à travers ses yeux. Sa décision était prise, elle devait abandonner ce rêve-là. Quoi qu’elle choisisse, il faut abandonner quelque chose pour changer. C’est ainsi. Mii, avait détourné le regard, pour observer les rayons du soleil à nouveaux présent, qui faisait luire les coutures dorées de son peignoir. Néanmoins, elle écoutait toujours.

-Ce n’est peut-être pas ce que je veux finalement. Mon but au final a toujours été de retrouver l'Amour. Et si vous avez un moyen que je trouve, l'Amour quelqu'un qui m'aimerais pour moi, sans conditions. Alors, je suis prête à payer le prix.


Oh quelle revirement de situation, mais l’avis de la chenille n’en restait pas moins favorable. Plutôt que de trancher certaine de ses racines, la jeune fille au contraire, préférait s’étendre vers le haut, et aspirer à des horizons plus chaleureux. Le sermon avait fait un certain petit effet. Parfois Soleyl se disait qu’elle aurait dû noter certaine de ses élucubrations, pour y voir plus clair dans ses idées, et mieux les retrouver par la suite. Mais chaque fois, devant la feuille de papier, son courage l’abandonnait. Cela lui rappelait une histoire avec un registre d’inventaire, aaah…
Sans s’en rendre compte, la vendeuse avait laissé filer une bonne minute de silence. Avant qu’une autre ne prenne le relais, elle décida de se ressaisir et posa de nouveau ses yeux dorés sur la jeune fille, dont les larmes perlaient encore aux coins de ses yeux.

-Hum dans ce cas, vous voulez sans doute que je vous fasse de… la divination ?

Voilà un art que Soleyl aimait pratiquer. Pas très compliqué, l’avenir était comme un vieux livre poussiéreux écrit il y a longtemps. La Caterpillar pouvait l’entrevoir de différentes sortes plus ou moins efficace, elle pouvait déchiffrer ce livre. Seulement, elle n’en apercevait que certaines pages, et certains mots. L’avenir est peuplé de zones d’ombres, qui ne se dévoilent qu’au moment voulu, ou celui-ci devient le présent. C’est une science plus qu’inexacte. Néanmoins ce n’était absolument pas fatigué à réaliser. Soleyl se redressa légèrement sur ma méridienne, pour bien faire face à sa cliente, elle lui expliqua en détachant chaque syllabe, en quoi consistait la démarche. Ceci afin que cette dernière en saisisse tous les enjeux. Oh ce n’était pas dangereux ! Mais mieux valait qu’elle comprenne immédiatement pour ne pas avoir à se répéter.

-Je peux en effet…de plusieurs manières, déterminer les circonstances qui favoriseront votre rencontre avec…l’amour ?

L’évocation de ce mot la fit sourire. Un sourire lointain vers des souvenirs appartenant à d’autres contrées, outre-mer.

-Mais attention, je ne parle pas du…-elle chercha le terme approprié- Grand Amour. Car voyez-vous, votre vie peut prendre différents embranchements…selon vos choix, vous vous rapprochez plus ou moins d’un avenir potentiel, d’un « Grand Amour » potentiel.


Durant son discoure, une araignée aux longues et fine pattes noire, parcouru le long de sa jambe, à demi cachée par le peignoir. Elle laissa faire, et quand l’arachnide eu atteint son genou, la prit dans ses mains.

-Je peux donc, vous dire quelle seront les circonstances propice…à cette rencontre avec la personne à laquelle, vous devez…en ce moment…surement songer.

Ses longs doigts blancs se refermèrent au-dessus de l’araignée, afin de lui offrir une protection contre les gouttes d’eaux qui continuaient de pleuvoir du bout de ses mèches brune.

-Si c’est bien ce que vous désirez cette fois, j’aurais besoin de votre nom complet, mais aussi que vous mettiez une de vos larmes dans un des flacons vides derrière vous…sur la table basse.

Un cheveu pourrait tout aussi bien faire l’affaire, mais puisque dans l’immédiat, une larme était disponible, pourquoi s’en priver ? Selon ce que l’on désirait savoir, les méthodes et les ingrédients pour de la divination pouvait varier. Seul le nom restait un élément obligatoire, il était comme une empreinte de l’âme de la personne. Pour le reste, une larme, fragment d’émotion humaine, était l’élément le plus approprié pour cerner le destin amoureux. Avant d’oublier –mais ça Soleyl ne risquait pas de le faire- elle ajouta :

-Bien sur vous devrez me payer, mais je ne demande pas grand-chose, enfin pas grand-chose de compliqué à trouver pour vous…mais voyons cela plus tard. Ce nouvel arrangement vous conviens-t-il ? Procédons-nous à cette divination ?

Si la réponse demeure négative, eh bien tant pis, une vague viendra s’abattre, emportant la cliente vers un avenir incertain. Qu’on le sache ou pas, rien n’est bon ni mauvais. Resté ignorant, nous plonge dans une angoisse perpétuelle, et savoir nous fait redouter les jours à venir. Où est la différence ? L’être humain passe son temps à retenir son souffle devant le temps qui défile.
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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Sam 26 Avr 2014 - 15:20
Les gouttes de tristesse roulent
car mon cœur fêlé coule...

J'avais fait mon choix, je devais tourner la page. La révélation que j'avais eu m'avait ouvert les yeux, même si je n'avais vu que ce que je savais déjà, cela avait été dur de me l'avouer. Mon prince ne pouvait pas m'aimer pour moi-même, je devais me faire une raison. Cela me brisait le cœur mais la Caterpillar me donnait une chance de penser à autre chose, me concentrer sur mon avenir plutôt que sur mon passé. Le silence avait accompagné mes réflexions et la voix de la commerçante interrompit les deux.

-Hum dans ce cas, vous voulez sans doute que je vous fasse de… la divination ?

Je ne connaissais pas grand chose à ces magies, mais si elle pensait que cela pouvait me faire trouver l'Amour, je ne pouvais qu'accepter. Je confirmais d'un signe de la tête, alors que le gracile papillon se redressait dans un mouvement fluide. La grâce et la délicatesse du corps de la femme m’impressionnait, on sentait qu'elle était puissante et fragile. Du moins c'était l'impression que j'avais. Elle articula la phrase suivante :

-Je peux en effet…de plusieurs manières, déterminer les circonstances qui favoriseront votre rencontre avec…l’amour ?

Je devais avouer, être plutôt intriguée par la façon dont elle allait faire cela. Je savais qu'elle était une sorte de magicienne, mais à part ce que je savais grâce à Ursula (que de bons souvenirs), j'étais plutôt ignorante de ces pratiques. Mais bon, je lui faisais confiance, elle choisirait le meilleur moyen de me faire retrouver l'Amour, je le sentais. Le sourire qu'elle afficha me rassura, même s'il ne m'était pas destiné. Cependant, elle préféra mettre les choses au clair :

-Mais attention, je ne parle pas du…Grand Amour. Car voyez-vous, votre vie peut prendre différents embranchements…selon vos choix, vous vous rapprochez plus ou moins d’un avenir potentiel, d’un « Grand Amour » potentiel.

Je ne pus m'empêcher de pousser un soupir, j'espérais trouver le « Grand Amour », je ne pouvais supporter l'idée qu'un autre homme me brise le cœur parce que ce ne serait pas le bon. Mon air triste ne fut donc pas en lien avec l'araignée qui avait rejoint Mlle Soleyl. Non je n'avais rien contre ces petites bêtes. Je trouvais même mignon, la complicité que la vendeuse entretenait avec les insectes.

Petite araignée, docile,
es-tu comme moi, fragile ?


-Je peux donc, vous dire quelle seront les circonstances propice…à cette rencontre avec la personne à laquelle, vous devez…en ce moment…sûrement songer.


Tandis qu'elle parlait, elle prit même la peine de protéger la pauvre arachnide des gouttes d'eau qui perlait encore de ses cheveux noirs. Un petit sourire attendri se posa sur mon visage. Avant de disparaître, j'étais un peu étonnée, je ne songeais à personne et je ne pensais pas connaître quelqu'un que j'aimais. A moins que...

-Si c’est bien ce que vous désirez cette fois, j’aurais besoin de votre nom complet, mais aussi que vous mettiez une de vos larmes dans un des flacons vides derrière vous…sur la table basse.

Je pris le temps de réfléchir quelques secondes, mais cette fois j'étais sure, je ne voulais que l'Amour. Je pris une profonde inspiration avant de me retourner, prendre l'un des nombreux flacons présents sur la table basse en question. Je posais celui que j'avais saisi sur ma joue et quelques pensées envers mon prince suffirent à remplir le fond du flacon. J'essuyais celles qui restaient sur mes joues, avant de replonger mes yeux bleus dans ceux actuellement verts foncés de la Caterpillar. J'étais déterminée, prête à payer le prix. En parlant de prix, la commerçante ne put s'empêcher d'ajouter :

-Bien sur vous devrez me payer, mais je ne demande pas grand-chose, enfin pas grand-chose de compliqué à trouver pour vous…mais voyons cela plus tard. Ce nouvel arrangement vous conviens-t-il ? Procédons-nous à cette divination ?

J'essayais de sourire, histoire de ne pas complètement déprimer et de ne pas trop montrer ma détresse à la chenille ce qui n'était déjà pas gagné. Je lui tendais le flacon, en disant :

« Cela me convient. Mon nom complet est Mélissandre Élianora Tyrell. Au fait, maintenant que j'y pense, quelle sera la sorte de paiement ? Je dois payer avec un objet spécial, je ne connais pas trop de quelle façon cela fonctionne chez les magiciens, mais je n’ai pas beaucoup de vincents. Disons que je suis partie...précipitamment. »


J'espérais que cela n'allait pas coûté trop cher. Ayant été bannie, je n'avais pu prendre que des provisions, des vêtements, quelques souvenirs, mais pas de vincents, seulement ce qu'il restait dans mon sac de voyage et que j'avais trouvé du monde des humains. A l'Atlantide, il n'y avait pas cette notion de monnaie, on donnait ce dont on avait pas besoin ou que l'on trouvait. Chacun vivait heureux, je ne comprenais pourquoi les hommes avaient besoin de cela mais apparemment pour eux c'était essentiel. Je voulais vraiment que la marchande ne soit pas comme eux.  

Si tu n'as pas d'argent,
tu es perdant,
Peux-on vivre heureux,
s'il faut payer pour être à deux ?




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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Ven 2 Mai 2014 - 14:58
Ainsi les remous avaient cessés, la surface à nouveau lisse, et les idées plus claires, la sirène statua sur un des choix qui lui étaient proposés:

-Cela me convient. Mon nom complet est Mélissandre Élianora Tyrell. Au fait, maintenant que j'y pense, quelle sera la sorte de paiement ? Je dois payer avec un objet spécial, je ne connais pas trop de quelle façon cela fonctionne chez les magiciens, mais je n’ai pas beaucoup de vincents. Disons que je suis partie...précipitamment.

Soleyl afficha un petit sourire au coin de sa figure à l'évocation de la rémunération. Elle esquissa un geste de la main pour signifier à Mélissandre qu'elle n'aurait pas à se préoccuper de cela. Avant de faire taire entièrement les inquiétudes de la jeune fille, Soleyl attrapa un vieux carnet aux pages jaunies et vierge dont elle arracha une page. Elle y inscrivit le nom complet de sa cliente à l'encre de chine, et posa le morceau de papier sur un coin de la méridienne. Ceci fait, elle devait aller chercher son matériel. Il ne devait pas traîner bien loin, quelque part entre les étagères remplies et les rideaux chargés de poussières. Où avait elle laissé cela la dernière fois. La tête pensive, la chenille se leva. Son chignon libéra quelques mèches brunes qui tombèrent avec nonchalance sur ses épaules. Puis elle-même libéra l'arachnide, toujours dans ses mains. L'araignée se faufila à travers les tapis et coussin pour disparaitre au bas d'une étagère. Soleyl la suivit du regard, et ses yeux s'illuminèrent. Trouvé ! Et bien plus rapide que prévu. Tout en se dirigeant vers l'étagère non loin de là, Mii répondit à sa cliente:

- Ne craigniez rien, vous avez quelque chose de bien plus précieux que de l'argent à mes yeux...je demande rien qu'un petit sacrifice, celui de trois écailles de votre queue de sirène, rien de plus.


Rien de plus, même si cela devait être douloureux. Pour ce genre de chose, Soleyl ne se souciait pas vraiment du ressentiment des clients. Elle estimait qu'elle devait être payée point final. On ne plaisante pas avec le paiement dans une boutique, surtout si elle peut vous vendre de la divination. En parlant de cela, la Caterpillar dénicha l'objet de ses pensées et le ramena jusqu'à la méridienne où elle reprit place. Elle avança une table baisse entre elle et sa cliente et la débarrassa de son contenu pour y poser l'objet. Il s'agissait d'un porte-encens, finement décoré et assez spéciale. Sur le bord gauche, un dragon d'apparence aquatique, ouvrait grand la gueule vers le haut. Il était entièrement fait de jade. Soleyl plaça une bâton d'encens dans sa gueule, destinée à cet effet. Pour le reste de l'objet, au lieu d'être parfaitement plat pour y recueillir des cendre, se trouvait directement incrusté une large coupe, que la Caterpillar avait remplie d'eau.

- Bien nous pouvons commencer...je vous demanderais juste de faire le silence afin que je puisse me concentrer et avoir une vision optimale.


La vendeuse commença donc à procéder au rituel. Elle versa la larme de la sirène dans la coupe d'eau, alluma le bâton d'encens à l'aide d'une allumette qu'elle sorti de sous un coussin, et pour finir, plongea le morceau de papier qui eu tôt fait de s'imbiber d'eau. Soleyl l'enfonça au plus profond de la soucoupe du bout de son long doigt blanc, puis se mit à caresser la surface de l'eau.
Les yeux de la jeune femme prirent une teinte très claire, presque transparente. Ses pupilles fixaient intensément le mélange. La fumée de l'encens commença à monter, elle l'aspira vivement, et retira son doigt de la surface de l'eau. Le liquide avait prit une teinte étrange, l'encre du papier semblait s'être évaporée dedans, et formait des entrelacs noirs, dansant au grès des ondes aquatiques. La voix de Soleyl émergea, lente, concentrée:

- Hum...il y a un homme qui occupe vos pensées, plus que vous ne le croyiez. Vous l'avez déjà rencontré...il y a peu de temps...

Bon ce n'était pas l'avenir, mais un résumé des faits. Mais patience, une introduction bien menée conduit toujours à un raisonnement avancé. Une petite poignée de cendre tomba du bâton d'encens qui se consumait, elle atterrit directement dans le récipient, le teintant d'une couleur plus étrange encore. Soleyl poursuivit:

- Vous allez être amenée à le revoir, c'est certain, dans peu de temps...mais...

Nouvel poignée de cendre. Le temps s'écoulait lentement, les mots de la chenille également. Ceci afin de ne pas perdre sa concentration.

- Je vois un triangle, sous des couleurs roses et noires...un triangle de personne...


Le liquide se teintait de couleurs plus sombres à mesure que le bâton se consumait.

- Au moins deux de ses personnes va être contrariées, je ne peux dire laquelle...toutefois je crains que l'homme ne préfère les aurores, à votre sourire ensoleillé.


Soleyl papillonna des paupières tentant de percer un maximum d'informations.

- L'avenir ne s'annonce pas radieux dans l'immédiat, mais ne perdez pas espoir pour autant...je vois une jeune fille...brune...elle éveillera en vous un sentiment que je qualifierais...d'amitié...

Le bâton d'encens était pratiquement consumé, le liquide était à présent entièrement noir. Soleyl se redressa, les yeux à nouveau brillants. Elle fit une pause de deux minutes à peu près et s'adressa à Mélissandre.

- Désolé je ne vois plus rien, la suite est trop trouble. J'espère que cela vous a apporté suffisamment d'information.

Pas celles escomptée, aucun doute possible. Mais ne coule pas tout de suite petite sirène. La Caterpillar a prédit qu'une main serait là pour te rattraper, avant l'asphyxie...

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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Mar 13 Mai 2014 - 11:38
Maintenant que je me suis décidée,
Il va falloir payer.



Alors que j'interrogeais la Caterpillar à propos du paiement, elle balaya ma question d'un geste de la main, remettant sa réponse à plus tard. Son petit sourire en coin au lieu de m'inquiéter me rassura. Je faisais confiance à la vendeuse, même si je n'arrivais pas à m'expliquer pourquoi. Était-ce parce qu'elle m'avait fait comprendre mon erreur avec mon prince ? Ou bien était-ce simplement son attitude ? Il devait y avoir des deux. La chenille se saisit d'un carnet où elle nota d'une écriture lisse et gracieuse mon nom complet avant de laisser le papier de côté afin de préparer le reste de son matériel. Elle regarda les étagères remplis de poussière, les nombreux objets qui n'avaient sûrement pas été touchés depuis longtemps. Afin d'approfondir ses recherches elle se leva, libérant l'arachnide qui fila parmi les nombreux coussins avant de disparaître. Je vis le visage de Mlle Soleyl s'illuminer lorsqu'elle comprit que l'araignée lui avait indiqué où se trouvait l’objet qu'elle cherchait. Du moins était-ce ce que j'en avait déduis. Tout en marchant, la chenille répondit à ma précédente demande :

- Ne craigniez rien, vous avez quelque chose de bien plus précieux que de l'argent à mes yeux...je demande rien qu'un petit sacrifice, celui de trois écailles de votre queue de sirène, rien de plus.

Je poussais un soupir de soulagement, certes cela allait être douloureux, mais je m'attendais à bien pire, un sacrifice plus important, quelque chose de moins facile à obtenir. Il était certain que je n'allais pas dire la même chose quant viendrait le moment d'arracher les fameuses écailles, mais bon, c'était le prix à payer pour retrouver l'Amour. Et j'étais prête à le payer. La magicienne revint un porte encens avec un dragon qui semblait taillé dans le jade le plus pur qu'on puisse trouver. C'était vraiment un objet magnifique et je fus contente de ne pas avoir à le payer, car il devait coûter une fortune. J’observais le rituel de préparation, attentive et curieuse de savoir comment fonctionnait cette magie.

J'observe curieuse, comment marche la magie
cette magie qui pourrait changer ma vie.


La Caterpillar me dit alors que nous allions pouvoir commencer mais que je devais être silencieuse afin que la vision soit la plus claire possible. Elle ajouta ma larme à l'eau présente dans la coupe, alluma le bâton d'encens qui fit monter cette odeur si particulière et plongea le papier où était inscrit mon nom. Je vis ses doigts frôler la surface de l'eau, j'étais totalement fascinée par ce spectacle. Mon regard passait  du porte-encens au visage de le chenille, quand soudain ses prirent une teinte très claire. J'avais déjà remarqué que ses yeux changeait de couleur, mais cette forme de magie m'intéressa, car elle était étrangement naturelle. La vendeuse respirer à plein poumons, la fumée de l'encens et et je fus surprise lorsque ses doigts quittèrent la surface de l'eau de voir celle-ci se teinter  de fils noirs. Ils flottaient et se mouvait dans l'eau semblant dotés d'une conscience propre. J'étais stupéfiée parce que je voyais. Et ce n’était que le début car la voix de Mlle Soleyl allait m'annoncer bien des choses. Elle commença :

-Hum...il y a un homme qui occupe vos pensées, plus que vous ne le croyiez. Vous l'avez déjà rencontré...il y a peu de temps...

Je réfléchis à la personne dont elle voulait parler quand  surprise, je compris. Dray ? Il est vrai que le temps que l'on avait passé ensemble était très agréable et que je m'étais sentie vraiment appréciée, aimée, mais je ne pensais pas ressentir aussi ses sentiments de façon réciproque. En y réfléchissant bien, j'étais tellement bloquée par ma quête de récupérer quelqu'un qui ne m'aimait pas vraiment que j'avais laissé passer l'Amour alors qu'il était juste sous mes yeux. J'étais vraiment aveugle. Je me reconcentrais sur le liquide alors que les cendres d'encens commençait à tomber dedans. Je ne pouvais décrire la couleur que le mélange avait prise.

-Vous allez être amenée à le revoir, c'est certain, dans peu de temps...mais...

Ça y est, j’ai compris
pourquoi n'ai-je pu voir que c'était lui ?


Un sourire apparut sur mon visage, il était évident maintenant que je devais le revoir. Cependant, je ne pus ignorer le « mais » que le papillon en transe avait ajouté. Cette dernière laissait ses phrases se dérouler lentement tel le fil du temps qu'elle essayait de déchiffrer.

- Je vois un triangle, sous des couleurs roses et noires...un triangle de personnes...

Je notais chaque détail qu'elle disait, mais sa prédiction restait tout de même floue à mes yeux. Je redoutais bien évidemment le triangle de personnes, mais après tout le futur changeait constamment. La chenille continua :

-Au moins deux de ses personnes va être contrariées, je ne peux dire lesquelles...toutefois je crains que l'homme ne préfère les aurores, à votre sourire ensoleillé.

Je ne comprends pas, je suis perdue,
dis-moi donc, qu'as-tu vu ?


Cette fois, je ne comprenais plus rien pourquoi me parlait de soleil et d'aurores. Je ne voyais pas où Mlle Soleyl voulait en venir. En même, elle ne devait sûrement pas le savoir non plus.

- L'avenir ne s'annonce pas radieux dans l'immédiat, mais ne perdez pas espoir pour autant...je vois une jeune fille...brune...elle éveillera en vous un sentiment que je qualifierais...d'amitié...

Je ne voyais pas pourquoi mon avenir n'était pas radieux. Était-ce parce que c’est moi qui allait être contrariée ? Pourtant, si je revoyais Dray, je ne pouvais être qu'heureuse, non ? Apparemment tout n'était pas perdu puisque j'allais me faire une amie. Je regardais le bâton d'encens se consumer, le liquide s'assombrir. La chenille avait fini et me regardait ses yeux ayant repris leur teinte habituelle s'ils en avait vraiment une. Je ne dis rien la laissant se mettre de sa prédiction, me laissant aussi le temps de digérer tout ce qu’elle m'avait appris et qui je devais l'avouer me perdait plus qu'autre chose.

-Désolé je ne vois plus rien, la suite est trop trouble. J'espère que cela vous a apporté suffisamment d'information.

Je devais avouer ne pas trop savoir quoi répondre à cela. Certes cela m'avait renseigné sur mon futur mais d'une manière tellement vague que je m'en trouvais confuse.

« Je l'espère, je pense que ce sera suffisant, ou moins pour retrouver Dray. Merci. »


Je pris une grande inspiration, avant de prendre dans mon sac, ma gourde. Il était temps de payer. Je versais une peu d'eau sur mon mollet, faisant apparaître quelques écailles bleues à légers reflets dorés. Des doigts fins, je pris le plus délicatement possible trois écailles, fermait les yeux et les arrachait d'un coup sec. Cela fut un peu douloureux, mais je ne saignais pas. C'était un peu vif, aussi, je reversais un peu d'eau dessus avant d'éponger avec un morceau de tissus. Ma peau à nouveau sèche redevint celle d'une humaine. Je lui tendis les écailles avant de dire :

« Mais dites-moi, le fait que je connaisse mon futur, ne le change-t-il pas ? Puisque j'ai une idée de ce qui va sa passer, n'y a-t-il pas une chance que je modifie le futur ? »

J'espérais pouvoir comprendre ce temps, ce qui allait m'arriver, savoir si sachant cela, mon avenir ne pouvait pas se montrer plus radieux.

Connaître le temps,
Comprendre son passé,
Que dois-je faire maintenant ?
Mon futur, vais-je changer ?



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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Ven 30 Mai 2014 - 11:31
Connaitre l'avenir est un poids supplémentaire sur sa conscience. On ne peut s'empêcher de tergiverser sur les obscures prédictions du destin. Beaucoup de personne pensent que ces prédictions prennent des formes uniques, et qu'ainsi il est facile de les contourner. Erreur ! Si le destin est si flou, c'est pour mieux s'adapter à toutes les situations et dans tout les cas, ce qui est prédit est immuable. L'ami Oedipe l'a payé de ses deux yeux.
La petite sirène ne semblait pas entièrement saisir ce principe, après s'être acquittée de son paiement que Soleyl fit disparaitre dans une poche de son peignoir, elle demanda:

- Mais dites-moi, le fait que je connaisse mon futur, ne le change-t-il pas ? Puisque j'ai une idée de ce qui va sa passer, n'y a-t-il pas une chance que je modifie le futur ?

Il faudrait lui résumer ce que la Caterpillar avait à l'instant songé. Modifier le futur, bien sur que c'est possible, les choses n'arriveront pas comme on s'y attendait mais elles arriveront quand même, c'est ainsi et pas autrement. Soleyl prit une profonde inspiration et lui répondit:

- Ce que je vous ai prédit, ce sont des fragments de l'avenir. Même en le connaissant, peut être tenterez vous de vous en détenez...mais ce sera bien inutile il finira par vous rattraper d'une manière ou d'une autre.

Si la jeune fille commençait à se méfier du noir et du rose, peut être tenterait-elle de fuir l'association de ces deux couleurs. Mais une personne portant ces vêtements, la décoration d'un bâtiment, ces coloris finiront par s'imposer à elle et à ce moment le destin s'accomplira. La Caterpillar continua :

- Si mes mots vous ont paru flou, c'est parce que le futur n'est pas une chose écrite noir sur blanc, simplement quelques mots attrapés à la volés, qui peuvent s'incruster n'importe où et n'importe comment dans les phrases de votre vie à venir.

La jeune femme se leva et s'approcha du comptoir. Ses cheveux étaient presque secs à présent. Ses mains explorèrent une étagères au-dessus du meuble et en retirèrent un bocal vide dans lequel elle laissa tomber les trois écailles qui brillèrent à la lumière. C'était une bonne transaction, elle pouvait faire plein de choses avec ça. Soleyl était contente, et alla poser le bocal avec d'autres objets de la même sorte dans l'arrière boutique. Quand elle revint, sa cliente s'était levée prête à partir. Avant qu'elle ne fasse teinter la clochette de l'entrée en signe d'au revoir, la chenille ajouta:

- Ne vous tourmentez pas trop à propos de l'avenir. Ce qui doit arriver arrivera. Profitez des facettes de ce monde qui vous ai offert...après tout vous avez la chance de pouvoir explorer univers terrestre et aquatique.


La Caterpillar afficha un large sourire à la demoiselle. L'air de la boutique va perdre ses teintes d'eau salée, pour retrouver l'atmosphère lancinante chargée d'encens et de tabac. Quand la cliente franchira le seuil de la boutique, Mii chassera sa présence de son esprit, pour le laisser s'immerger dans des réflexions infinis. Quand à son corps, c'est dans un nouveau bain qu'elle le laissera aller, et cette fois plus question d'être interrompue. Ses cheveux sont si longs, ça prend du temps à faire sécher.

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MessageSujet: Re: La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]   Dim 8 Juin 2014 - 13:30
Explique-moi le futur,
toi dont l'âme semble être pure,
As-tu des réponses à mes questions,
ou dois-je chercher plus profond ?


Alors que je demandais à la Caterpillar des précisions sur le futur, je la vis réfléchir quelques instants. Elle semblait chercher les bons mots afin de m'expliquer cette notion si vague à mes yeux. Elle inspira profondément avant de m'expliquer :

-Ce que je vous ai prédit, ce sont des fragments de l'avenir. Même en le connaissant, peut être tenterez vous de vous en détenez...mais ce sera bien inutile il finira par vous rattraper d'une manière ou d'une autre.

Je devais avouer ne pas savoir si je devais me réjouir de cette nouvelle ou m'en inquiéter. En même temps, je n'avais pas vraiment compris sa prédiction ne comprenant pas si mon futur allait vraiment être bien ou mauvais en sachant qu'il y avait une chance pour que je sois contrariée, ce qui ne semblait pas être la fin du monde. Ne sachant toujours pas quoi en penser, je me dis que c’était normal que le temps suive son cours, peu importe les événements. La chenille continua dans sa lancée, toujours en détachant bien ses mots, comme un fil que l'on déroule mais que l'on ne voudrait pas casser :

-Si mes mots vous ont paru flou, c'est parce que le futur n'est pas une chose écrite noir sur blanc, simplement quelques mots attrapés à la volés, qui peuvent s'incruster n'importe où et n'importe comment dans les phrases de votre vie à venir.


Il est vrai que tout est flou,
mais l'avenir s'éclaircira
si je vais au bout,
peut-être que Dray sera là



Je commençais à comprendre comment cela marchait mais pas ce qui allait m'arriver, déjà une étape sur deux d'accomplie. Le gracile papillon retourna vers le comptoir afin de ranger sa nouvelle acquisition, preuve de mon achat dans cette boutique. Tandis que je me dirigeais vers la porte après l’avoir remerciée. Alors que je saisissais la poignée encore légèrement poussiéreuse, Mlle Soleyl m'arrêta, me confiant :

-Ne vous tourmentez pas trop à propos de l'avenir. Ce qui doit arriver arrivera. Profitez des facettes de ce monde qui vous ai offert...après tout vous avez la chance de pouvoir explorer univers terrestre et aquatique.

Je hochais la tête, signe que j'avais bien saisie ses sages paroles et que j'allais en tenir compte pour ma vie future. Je la remerciais une fois de plus avant de sortir et de retrouver l'air frais de l'extérieur. Un peu perturbée par cette entrevue, je décidais de rester un peu en ville histoire de prendre le temps de réfléchir à ma prochaine destination. Je ne savais pas trop où aller, peut-être trouverais-je des indices à tête reposée. S'il y avait une chose que j'avais retenue, c'était que je ne devais pas courir vers le futur, il allait venir de lui-même à moi, que je le veuille ou non.

Tu ne peux pas partir,
car ce serait fuir ton avenir



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La sirène peut se noyer dans l'encre des mots [PV Mellisandre] [Terminé]

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