Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]

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MessageSujet: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Ven 7 Mar 2014 - 23:25
Le temps passe toujours, emportant avec lui souvenirs et remords. Pas pour moi... Edward ne vit que dans le passé, repassant en boucle ces scènes sanglantes qu’il a lui-même chorégraphiées. Quant aux regrets... Pourquoi en avoir ? Assouvir ses désirs ne devrait jamais conduire à ce genre de sentiments par la suite. Au contraire ! Ce doit être un bonheur qui nous suit jusqu’au prochain orgasme. Une vie d’hédoniste sans la moindre oppression. Voilà quelle est ma conception de l’existence. Le meurtre du mois passé, bien qu’irrésolu, ne fait presque plus parler de lui alors qu’Edward frissonne encore en repensant à ces amygdales qu’il caressait avec amour dans la gorge de sa victime. Vivait-elle encore ? Bien sûr ! Sinon, quel intérêt y aurait-il à de telles actions ? Evidemment, souiller un corps inerte ne l’effraie pas plus que moi, seulement, la torture apporte tellement. Vous savez, le regard des gens quand ils comprennent qu’ils ne s’en sortiront pas, celui où les dernières traces d’espoir s’effacent, qu’il est jouissif ! Il lui est parfois tellement difficile de se contenir à cet instant. Moi-même, dans cette position, n’en serait pas capable. Rien que d’y penser... Les yeux fermés, l’excitation s’empare de mon corps. Mais les coups portés à la porte me sortent de cette transe. Je secoue la tête, essayant de reprendre contenance avant de laisser entrer l’un de mes domestiques.

« Que fera Monsieur ce midi ? »

Un léger silence tombe entre nous pendant ma réflexion. Le soleil laisse traîner ses rayons à l’intérieur de la pièce et cela me donne envie de sortir. Pourquoi ne pas se rendre au restaurant ? Les rumeurs qui circulent sur ce lieu donnent la chair de poule à certaines personnes, mais ce ne sont pas ces quelques soupçons de cannibalisme qui peuvent m’effrayer. Au contraire même ! Mon attirance n’en est que plus forte.

« Il fait beau aujourd’hui, je vais en profiter pour sortir. Je rentrerais pour diner. »
« Bien Monsieur. »

Une révérence de plus et il sort de la pièce. Je ne mets guère de temps à le suivre. Dans l’entrée, mes accessoires sont déjà prêt, manteau léger, chapeau et une canne. Cette dernière ne m’est pas nécessaire, mais je la trouve élégante. Ainsi vêtu, je prends la direction du Restaurant Rouge. Le bâtiment ne me semble pas correspondre à ce que peuvent rapporter les rumeurs. Il n’est pas lugubre, semble même coquet et c’est avec le sourire que j’y pénètre. A l’intérieur, un serveur vient à ma rencontre et je lui confie veste et couvre-chef avant de me laisser guider vers une table libre, ce qui ne manque pas vraiment. J’espère tout de même que je ne serais pas le seul client. Le service serait plus rapide, certes, mais faire quelques commentaires avec d’autres tables peut se révéler être une expérience enrichissante...

« Monsieur ? Désirez-vous boire quelque chose avant de commencer ? »
« Un whisky, s’il vous plaît. »
« Bien Monsieur. »

Peu de temps après ma commande, un nouvel arrivant fait irruption dans la salle. Cette vision me comble et même Edward en tremble, pour des raisons bien différentes cependant. Ma contemplation s’arrête rapidement, le serveur revenant déjà pour déposer devant moi un verre rempli d’un liquide ambré. Je le remercie d’un signe de tête avant qu’il ne s’éloigne pour retourner en cuisine. Trempant mes lèvres dans l’alcool à l’odeur si particulière, j’observe du coin de l’œil l’inconnu. Cette sortie pourrait être bien plus intéressante que prévue... A cette pensée, un sourire nait sur mes lèvres et l’excitation d’Edward augmente encore un peu.

* Tu n’auras peut être rien à te mettre sous la dent tu sais ? *
* Laisse-moi espérer... *
* Comme tu veux, tant que tu ne fais pas la tête... *

Il laisse échapper un grognement mental qui  m’amuse. Oui, c’est vraiment une belle journée...
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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Dim 9 Mar 2014 - 11:40
C’était une bien belle journée qui étirait ses heures. Quel dommage que le rouquin n’en avait pas profité plus que cela. Ce n’est que quand il déboucha en dehors de la Dead Forest en compagnie d’un blondinet excentrique. Il le laissa aux abords du Cannibale Village, et il restait encore quelques heures de marche avant de terminer son voyage. Plusieurs options s’offraient à lui, il ne voulait pas tout de suite repartir en direction de la boutique paumée et il était en avance sur son programme malgré la rencontre avec son nouvel ami. Il pouvait soir faire un détour par le Cannibale Village pour se reposer un peu sur une terrasse ou sur le rebord d’une fontaine ou il pouvait trouver un arbre et reprendre des forces sous son ombrage. Il fit quelques pas pour s’aider à réfléchir et finalement opta pour le village, il avait encore quelques vincents, il pouvait bien faire un détour pour prendre un verre.

Ses pas changèrent légèrement de direction pour prendre la suite de ceux de Lunari qui était surement déjà arrivé dans le village. Malheureusement pour le rouquin, au détour d’un buisson accolé à un rocher se tenait un serpent en embuscade et quand Grey passa, il se sentit agressé. Sa tête fila alors vers les jambes du roux. Son pantalon fin ne suffit pas à arrêter les crochets du reptile et vinrent se planter dans sa peau fine. Surpris, le rouquin fit un bon en arrière et trébucha sur un caillou se qui lui valu une jolie chute. Des égratignures sur les mains  vinrent se joindre à la morsure du serpent. Le marionnettiste était loin d’être hypocondriaque mais là ce n’était pas rassurant. Il ne connaissait pas très bien les races de reptiles qui peuplaient Queer Tales et il espérait que celui-ci n’était pas mortel. Il remonta son pantalon pour voir l’état de sa blessure. Sa jambe s’était engourdie mais sans plus. Il savait que la plupart des venins avaient une action rapide et à en juger par sa blessure et ce qu’il ressentait, il en déduisit que ce serpent ne faisait qu’engourdir ses victimes à moins que le mouvement de recul n’ait sauvé le rouquin d’une dose mortelle. Néanmoins, il préféra attendre un peu avant de bouger. Plus il resterait immobile longtemps moins le poison pourrait se diffuser. Il resta assis sur le sol plusieurs longues minutes mais aucun effet supplémentaire ne vint s’ajouter à l’engourdissement qui passait peu à peu. Quand toutes ses sensations furent revenues dans sa jambe, il se releva et repris sa route vers le village toutefois, il ne voulait pas tenter le diable et marchait plus prudemment.  

Il finit par arrivé au village et c’est une petite masure abandonnée qui l’accueillir, ce n’était pas très rassurant mais déjà le nom du village ne l’était pas. D’ailleurs, le roux se dit qu’il ne ferait que boire. Et qu’il ne tenterait pas de manger quoi que ce soit. Il continua sa progression et finit par tomber sur un restaurant, voilà qui était prometteur. Il poussa la porte du bâtiment pour tomber sur un intérieur plus agréable qu’il n’y paraissait de l’extérieur. Un serveur vint à la rencontre du rouquin et lui prit son manteau et son haut de forme.


« Bonjour, bienvenu au Restaurant Rouge. »

« Bonjour, merci »

« Désirez-vous boire quelque chose ? »

« Absolument, je n’ai entendu que des louanges de votre hydromel et il me plairait d’y gouter. »


Le serveur l’installa à une table, laissant tout loisir au rouquin d’observer le reste de la pièce, les clients n’étaient pas nombreux, il y avait seulement une autre personne assise quelques tables plus loin et qui semblait fixer le marionnettiste. Il est vrai qu’il ne passait pas inaperçu. Même si ces habits étaient noirs et taillés pour le voyage, sa chevelure de feu était immanquable.
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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Jeu 27 Mar 2014 - 16:55
Mon observation n’est pas passée inaperçue, mes yeux rencontrant celui de cet homme à la chevelure de flammes. Quelle part de moi a-t-il senti ? Edward ou Henry ? Sa réaction me laisse penser que ce n’est pas la pire des deux. Quel être normalement constitué souhaiterait rencontrer mon alter-ego ? En ayant eu un aperçu de ses « compétences » s’entend. Ce ne serait que pure folie. Adopter une telle position reviendrait à se passer la corde au cou et attendre que le bourreau vienne retirer ce support salutaire qui nous maintient en vie. A part une personne aux envies suicidaires, il n’existe pas d’autres humains osant se mettre dans cette position pour le plaisir. A moins peut-être que leur crédo soit le masochisme auquel cas, tout est possible. Seulement cette théorie ne me parait pas correspondre au nouvel arrivant. Pas de cette manière, gratuitement. Mais après tout, je ne possède pas le don de lire dans les esprits alors, qu’en sais-je vraiment ? D’un mouvement de tête, je romps ce contact, chassant par la même occasion les visions qui tentent d’accaparer mes pensées, titillant les points sensibles d’Edward. Tapi dans l’ombre, celui-ci n’attend qu’un signal pour vérifier ce qu’il en est réellement.

« Ne rêve pas, pas ici... Je ne suis pas assez généreux pour te le permettre. »

Je marmonne ces paroles pour moi-même, rendant mon colocataire bougon. Ces scènes sont comme nécessaires à sa survie, sans elles, il dépérit, ne sait plus quoi faire. Et si cela arrive, qui peut savoir ce qu’il adviendrait à sa prochaine prise de contrôle. Si je maîtrise nos transformations, ce n’est que parce que je le libère assez souvent alors s’il se fait brider... Imaginez ce qui pourrait arriver ! Combien de personnes serait-il capable de dépecer avant que la police ne parviennent à l’arrêter ? Je doute que quiconque ait envie de connaître la réponse à cette question. Moi-même, habitué à ses égarements, ne suis pas certain de vouloir le savoir. Ce n’est pas tant l’horreur qui m’effraie que la conscience que je serais capable d’obtenir le même résultat sans les barrières de la morale. Tuer ne me pose pas de problème mais comment résister à la tentation quand nous goutons nous-même à cette poussée d’adrénaline ? Pourrais-je encore me cacher quelque part sous la forme de ce bon vieux docteur en ayant besoin d’assouvir les fantasmes des deux facettes de ma personnalité ? Non, impossible. Mieux vaut ne même pas y penser et se concentrer sur le présent. Edward soupire, pour lui, cette vie serait le paradis. Sans contrainte, sa vie ne serait que plaisir...

Mes yeux se posent à nouveau sur le rouquin auquel j’adresse cette fois un sourire en levant mon verre. Le sien venant de lui être apporté, peut-être répondrait-il. D’ailleurs n’est-ce pas dommage pour deux êtres de manger seuls alors qu’ils sont les uniques clients du restaurant ? Peut-être pourrais-je lui proposer de partager nos tables ? Cette idée en tête, je me lève pour m’approcher de sa table, espérant ne pas gâcher son repas. Ou peut-être que si ? Mon esprit semble partagé sur cette idée. Le déranger satisferait une partie de moi, mais celle voulant le revoir serait déçue de le voir s’échapper. Laquelle contenter ? Malgré la division, la réponse m’apparait clairement. Profiter le plus longuement possible est dans l’intérêt de toutes mes composantes. Le message sous-entendu fit frémir Edward. Mais il n’a pas le temps de s’attarder sur cette pensée, déjà il doit se concentrer sur les paroles à venir.

« Voudriez-vous écrire un chapitre de votre histoire en ma compagnie ? Les critiques sur ce restaurant m’ont mis l’eau à la bouche et ce serait un plaisir de partager un tel repas... »

Debout à un mètre de la table du rouquin, j’attends sa réponse avant d’oser m’installer. Certains êtres sont solitaires et préfèrent apprécier seul la douceur des mets qui leur sont servis. Si sa réponse est négative, une part de moi sera tout de même ravie, une minorité, mais la majorité ne peut pas toujours l’emporter, la vie en serait bien trop ennuyeuse. Je serais bientôt renseigné sur ce qu’il en est pour ce client-ci.
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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Lun 14 Avr 2014 - 18:09
Ce restaurant lui apparaissait comme sympathique malgré le peu de client. Le serveur lui indiqua une table où le rouquin se fit un plaisir de s’assoir. Il croisa le regard curieux de l’autre client qui se tenait à une table non loin. Seul, lui aussi. Puis le roux s’attarda sur le reste du restaurant, il était célèbre pour ces plats raffinés. Restait à savoir raffinés pour qui ? Car toute notion du goût était différente selon les personnes. Il suffisait de regarder la décoration. Très coquet, presque chaleureux mais quelque chose ne plaisait ne plaisait pas au roux, les bougies, les vases, les tables ou encore les chaises. Il n’en savait rien mais quelque chose le dérangeait. Et comme chaque fois qu’une pensée l’ennuyait, qu’il n’arrivait à trouver une explication, il gardait cela à l’esprit et pensait à autre chose, imaginant que la réponse lui arriverait au bon moment. Et jusqu’à présent, cela lui avait bien servi.

Grey se dit que finalement ce restaurant n’était pas si mal, cela lui permettait de se reposer sans avoir à camper. Le rouquin n’était pas contre ce genre de pratique mais de temps en temps, profiter de l’hospitalité d’un lieu crée exprès dans ce but, n’était pas désagréable. Le serveur lui amena son verre, et, après un remerciement et un pourboire, le rouquin porta à nouveau son regard sur l’autre client. Ce dernier, leva son verre en direction de Grey. Celui-ci, surpris, lui offrit un sourire chaleureux et leva également son verre. Il en but une longue gorgée qui lui brûla un peu la gorge mais enfin c’était fait pour et le rouquin devait bien admettre que leur hydromel était excellent. Replongé dans ses pensées et concentré sur la mission qu’il lui restait encore à accomplir, le rouquin ne vit pas tout de suite, l’inconnu s’approcher de sa table.

« Voudriez-vous écrire un chapitre de votre histoire en ma compagnie ? Les critiques sur ce restaurant m’ont mis l’eau à la bouche et ce serait un plaisir de partager un tel repas... »


Voilà, une manière peu banale de faire une telle proposition. N’y voyant aucun inconvénient particulier, il lui fit signe de prendre place sur la chaise en face de lui. Grey n’était pas la meilleure compagnie du monde et sa conversation était assez restreinte mais il pouvait faire un effort, peut-être, cet homme était-il plus loquace.

« Je n’avais pas l’intention de me restaurer et seul un verre et une chaise m’ont conduit dans ce lieu. Mais si vous n’avez nulle intention de me nuire, me voler ou m’assassiner. Vous êtes le bienvenu. »

Une pointe d’ironie s’était glissée dans les derniers mots du rouquin. Il était évident que même si c’était la volonté première de l’inconnu, il ne lui dirait pas aussi clairement. Et c’était plus dans une tentative de faire un peu d’humour que par une réelle préoccupation. Malgré ces paroles, le rouquin prit l’une des cartes que lui tendait le serveur. Peut-être qu’il y avait quelque chose à manger d’aussi bon que l’hydromel qu’ils servaient. Grey commença par murmurer les plats les plus étranges qu’il était possible de voir sur la carte :  

« Dinde farcie, Marmot en dentelle... »

Puis pour montrer à cet inconnu son intention de se contenter de son verre ou d’un de plus, il reprit la parole de manière plus audible.

« Je suis désolé mais je ne vous accompagnerais pas sur ce chemin. Aucun des quelques quarante plats proposés ne me tentent. Mais je vous en prie s’il l’un d’eux à attiré votre attention, je me ferais une joie de continuer à boire en votre compagnie. »
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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Ven 2 Mai 2014 - 19:37
Un sourire et mon visage semble irradier d’un bonheur qui n’est pas feint. Un simple signe de la tête peut avoir de grands effets parfois. Surtout lorsque notre véritable personnalité se terre derrière un masque de jovialité et de franchise. Il m’est impossible d’exprimer mes pensées, impossible de libérer Edward à chaque instant, je ne peux que faire ces grimaces amicales ! Ces paroles ne font d’ailleurs qu’agrandir mon rictus. Lui nuire, le voler, l’assassiner ? Non, ce ne sont certainement pas des choses qui pourraient me traverser l’esprit, n’est-ce pas ? Un ricanement retentit dans mon crane. Mon alter-ego semble trouver la situation plaisante. Sans vraiment faire plus attention à lui, je me laisse choir sur le siège en face du rouquin.

« Vous avez bien raison, il faut chérir ces moments de repos. Et ne vous inquiétez pas, en tant que médecin, ce genre de crimes sont contraires à mes principes. »

J’aurais pu répondre à sa pointe d’ironie par une boutade, mais ce n’est pas le genre du Docteur Jekyll. Sérieux et efficace, tel est le message que j’essaie de faire passer à mes clients. Toutefois, celui-là ne doit être qu’un simple voyageur, aussi, en prenant un air de conspirateur, je lui murmure doucement la suite de ma réplique.

« Toutefois, je peux parfois dévier de ma piste... »

J’agrémente le tout d’un clin d’œil. Cocasse ? La vérité tourne au mensonge tandis que le mensonge est vérité... Seulement, je ne suis pas certain que cet homme y ait fait attention, plongé comme ça dans la carte du restaurant. Je décide donc de faire de même, mais, contrairement à lui, le nom des plats me met l’eau à la bouche. Il le confirme d’ailleurs rapidement, m’autorisant à commander si, de mon côté, l’envie est toujours là. En temps normal, j’aurais calqué mon attitude sur la sienne, seulement, la faim... Je ne pense pas pouvoir la contrôler jusqu’au soir. Et puis, lorsque l’un de mes besoins n’est pas satisfait, il m’est plus dur de maintenir la muselière d’Edward en place. Ce dernier tique en entendant le terme appliqué à sa capture. Mais il ne parle pas, comme concentré sur cet étrange inconnu. Lui trouve-t-il un côté dangereux ? Ne le voyant pas faire mine de vouloir répondre, je me concentre sur la carte avant de la tendre au serveur.

« Je prendrais les marmots en dentelle s’il vous plait. »

Le nom de ce plat me fait rêver. Les tenanciers de ce restaurant savent-ils à quel point la viande de gamin est la plus délicieuse, la plus tendre et la plus fondante de toutes ? Le serveur, après une légère inclinaison de la tête, commence à retourner en cuisine mais je le retiens en levant la main.

« Oui Monsieur ? Désirez-vous autre chose ? »

Avisant la couleur du verre de mon compagnon et me rappelant la réputation des lieux, un sourire nait sur mes lèvres.

« Laissez-moi deviner, hydromel ? Si c’est bien le cas, j’en prendrais une bouteille aussi. »

L’homme acquiesce et je le laisse cette fois retrouver sa cuisine. Je le regarde alors, les yeux pétillant de joie de vivre. Cet homme m’intrigue quelque peu. Pourquoi venir jusqu’ici si rien ne nous y contraint ? La capitale de Necis n’est pas vraiment le lieu le mieux famé du royaume. D’un autre côté, si le nom des plats ne lui plait pas, c’est peut-être à cause des rumeurs... Dans ce cas, il se peut qu’il ne soit qu’un pion voyageant pour le compte de quelqu’un d’autre. Mais ceci ne me concerne pas. Ou plutôt, il ne faut pas que cela semble réellement m’intéresser. Passer pour un médecin honnête et jovial est suffisant pour moi, aussi, je décide de me présenter. Mon plat devrait mettre un moment à arriver, autant en profiter pour faire connaissances. Partager une table pour rester silencieux serait suspect...

« Excusez ma maladresse, en plus de m’installer à votre table, je ne commence même pas par me présenter. » Une légère pause, le temps d’avaler une petite gorgée de mon whisky, et je reprends ce monologue. « Je me nomme Henry Jekyll, je suis un des docteurs de la capitale, vous pouvez m’appelez Henry. » Je lui fais à nouveau un clin d’œil amical, vidant ensuite mon erre avant de conclure. « Excusez une nouvelle fois mon audace, et mon indiscrétion sans doute, mais je ne me souviens pas vous avoir croisé par le passé. Êtes-vous un voyageur ? »

A peine ai-je terminé ces quelques mots qu’un plat est déposé devant moi. Les volutes de fumées qui s’en élèvent embaument les la table et je ne peux que trouver cette odeur merveilleuse. Une nouvelle expression de bonne humeur se peint sur mes traits tandis que le serveur nous verse un verre d’hydromel. Je découpe lentement un premier morceau de viande qui vient fondre contre mon palet. Ce gout est merveilleux, mais je préfère ne pas partager mon avis pour le moment, espérant que le rouquin veuille bien répondre à mon interrogation et converser. Il serait toujours temps ensuite de lui faire part de mon ressenti et peut-être voudra-t-il en tester une bouchée ?
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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Sam 3 Mai 2014 - 20:27
Après avoir pris place à la table du rouquin, sans prendre la peine de se présenter, il prit tout de même, la peine de le rassurer sur ses intentions. Non pas qu’il n’en ait réellement besoin mais cela éviterais qu’il se sente sur une corde raide tendue au-dessus d’un ravin. Il pouvait mentir bien sur, mais son sourire charmant et sa bonne humeur visible abaissèrent certaines barrières sans pourtant qu’il ne les abaisse toutes, il n’était pas fou non plus. Maintenant, il connaissait un peu mieux Queer tales et les pièges que ce monde pouvait réserver.

« Vous avez bien raison, il faut chérir ces moments de repos. Et ne vous inquiétez pas, en tant que médecin, ce genre de crimes sont contraires à mes principes. »

Un médecin ? C’était intéressant. Dans un village cannibale ou approchant, un médecin faisait presque tâche. Même si en y réfléchissant, il paraissait indispensable. Son sérieux contrastait avec le sourire vivant qu’il lui avait offert sans pour autant disparaitre. Dans le but de me lancer une boutade, il se pencha vers le rouquin pour lui offrir un visage sombre rempli de mystères dangereux et chuchota ces quelques mots.

« Toutefois, je peux parfois dévier de ma piste... »


Le rouquin était prêt à le croire, il était tout à fait convainquant mais la peur ne conquit pas le cœur de Grey. Le serveur interrompit la conversation des deux hommes pour prendre la commande du médecin puisque le marionnettiste ne souhaitait rien d’autre que son verre qu’il possédait déjà.

« Je prendrais les marmots en dentelle s’il vous plait. »

« Oui Monsieur ? Désirez-vous autre chose ? »

Avant de répondre à la demande du serveur qu’il avait retenu, il jeta un regard appuyé sur la boisson couleur
miel que je tenais entre mes mains maintenant que j’étais débarrassé de la carte.

« Laissez-moi deviner, hydromel ? Si c’est bien le cas, j’en prendrais une bouteille aussi. »

Grey imita le sourire de son invité un peu particulier et hocha la tête pour lui confirmer le contenu de son verre. Le serveur repartit donc en direction des cuisines, la commande de leur enregistrée et le rouquin tourna à nouveau son attention vers le docteur.

« Excusez ma maladresse, en plus de m’installer à votre table, je ne commence même pas par me présenter. Je me nomme Henry Jekyll, je suis un des docteurs de la capitale, vous pouvez m’appelez Henry. »

« Je suis désolé, je n’ai pas obéi aux politesses moi aussi. Je m’appelle Grey Yale et vous pouvez m’appeler par mon prénom également. »

« Excusez une nouvelle fois mon audace, et mon indiscrétion sans doute, mais je ne me souviens pas vous avoir croisé par le passé. Êtes-vous un voyageur ? »


C’est ce moment précis que le serveur choisis pour venir apporter sa commande, le plat fumait mais le rouquin était loin d’apprécier autant que son invité l’odeur qu’il dégageait. Le serveur en profita pour remplir les deux verres que nous avons. Il goûta une bouchée de son plat en attendant la réponse du rouquin.

« Je voyage beaucoup oui. Faites attention, l’hydromel est un peu... étourdissant. Mais je ne voudrais pas vous faire reculer, il est excellent. »
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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Jeu 12 Juin 2014 - 16:45
Il est donc bien voyageur. Sans être un métier à proprement parler, il est possible de passer sa vie à errer ainsi sur les routes, vivant de petits emplois lorsque la civilisation croise notre route. Aurais-je eu le courage de m’y aventurer si je n’avais pas choisi ma carrière de médecin ? Si une part de moi en meurt d’envie, Edward en tête, la réflexion, elle, me l’interdit. Quel meilleur suspect pour un crime qu’un inconnu arrivé juste au moment des faits ? Aussi attirante que soit cette voie, si la suivre me conduit droit à la mort, ou pire, en prison, à quoi bon ? Je ne peux m’empêcher de sourire à cette idée. Mon sens des priorités semblerait tellement étrange à un inconnu. Seulement, la surprise qui inonderait ses traits ne me ferait aucun effet. Qu’est-ce que l’étonnement devant les spasmes des sanglots qui dévisagent mes victimes ? Rien... Rien de plus qu’un sentiment sans importance qu’ils oublieraient en voyant mes traits se dérider.

Malgré ce risque omniprésent, les routes m’appellent parfois et leurs voix résonnent à mes oreilles tel le chant d’une sirène. Sans me transformer en itinérant, pourquoi ne pas prendre quelques vacances, visiter de nouvelles contrées, découvrir des tortures inexplorées, gouter à une chair qui n’a jamais pu titiller mes papilles... Tester et jouir de mets encore inconnus. Comment résister ? Comment garder sa raison face à de si douces paroles susurrées à nos oreilles ? Aucune feinte ne semble en mesure de me permettre d’y échapper. Cela ressemble à une fatalité, une prophétie à laquelle je me peux me soustraire : Un jour je partirais sur les routes vers ces horizons dont la simple évocation parvient à m’agiter.

Un jour, mais pas aujourd’hui.

Surtout si cet homme, Grey, ne ment pas sur la valeur de l’hydromel. Ne voulant pas patienter plus longtemps avant de vérifier ces paroles, je trempe me lèvres dans le liquide ambré. Une multitude de saveurs viennent inonder ma bouche. Un bonheur qui, s’il n’est pas contestable, ne constitue pas une menace plus grande pour ma sobriété que mon verre précédent. Un sourire vient orner mon visage en le découvrant.

« Vous avez raison, c’est un véritable délice. Toutefois, la théorie de l’étourdissant me parait un peu exagérée. Je doute que cet hydromel puisse empêcher l’infection d’une plaie. »

Mais ce serait peut-être une idée à tester malgré tout, non ? Le sucre de la boisson pourrait faire adhérer le bandage sur la plaie. Le retirer deviendrait alors un véritable calvaire pour le patient. Tirer et la peau pourrait suivre le pansement, le laisser et qui sait comment la blessure évoluerait. A défaut d’être un bon moyen pour guérir, peut-être serait-il efficace pour nuire. L’idée s’ancre sans attendre dans l’esprit d’Edward qui, même muselé, ne peut s’empêcher d’espérer, d’innover. Il patiente gentiment, son heure n’est pas arrivée pour le moment, mais son jour viendra et mieux vaut ne pas le croiser à ce moment...

Passant sur cette pensée agréable, je me reconcentre sur mon plat dont les senteurs ne semblent pas me donner le même bonheur qu’à Grey. Si ma politesse me poussait à lui en proposer, son expression, elle, me rebute et je préfère éviter, continuant plutôt à découper la viande dont la tendresse est exceptionnelle. Comment la cuisinent-ils ? Où la trouvent-ils ? Quelle est-elle ? Ces interrogations s’imposent à moi, seulement, hormis la dernière, aucune n’a une chance d’obtenir de réponse. Un restaurateur ne donne que rarement ses secrets de cuisine, encore moins lorsqu’il a la réputation de celui-ci.

« Je me demande de quelle viande il s’agit... En tout cas, ce parfum de jasmin qu’ils lui ont ajouté est exquis. »

Ces paroles sont plus pour moi que pour le voyageur. Une réflexion personnelle sans véritable but. Me rendant compte de mon silence, alors même que je me suis invité à sa table, je reporte mon attention sur lui. Si dans la conversation, mon métier a été révélé, le sien m’est toujours inconnu. Cela fait, de mon point de vue, partie des banalités qui peuvent être proférées avec un parfait inconnu. Mon assiette presque terminée, je la repousse avant de parler.

« Que fait un voyageur tel que vous pour vivre ? Etes-vous un de ces artistes qui se produit dans chacun des villages qu’il croise pour parvenir à gagner de quoi vivre ? »

Le repas se terminant, je ne sais si cette conversation l’intéressera au point de poursuivre devant le café qui, je l’espère, ne manquera pas de nous être proposé. Dans quelques minutes peut-être ? Le temps qu’ils constatent que leur fabuleux mets a entièrement disparu devant moi...
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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Ven 13 Juin 2014 - 9:48
Un sourire marqua le visage de son invité quand il goûta aux plaisirs de l’hydromel du restaurant qui tenait bien sa réputation. Ce n’était pas le meilleur alcool qu’il avait goûté mais il devait reconnaitre sa valeur. Grey ne voulait pas penser à ce qu’il pouvait ajouter pour lui donner ce goût particulier, déjà qu’il n’était pas très à l’aise ici, il ne comprenait pas les gens normaux qui vivaient dans ce village étrange. C’était le choix, ils avaient surement leurs croyances et leurs idoles, leurs dieux et leur diable et ce n’était pas au rouquin de juger. De même pour ceux qui pratiquaient le cannibalisme, il n’avait aucune raison de porte un œil sur ces pratiques, dont semblait être friand Henry Jekyll.

« Vous avez raison, c’est un véritable délice. Toutefois, la théorie de l’étourdissant me parait un peu exagérée. Je doute que cet hydromel puisse empêcher l’infection d’une plaie. »

Un médecin donc, il n’avait que le corps médical pour parler ainsi. Grey ne savait pas si cette remarque avait été placée exprès pour qu’il découvre le métier qu’il exerçait en espérant que le rouquin fasse de même. Mais tant qu’il ne formulerait pas sa question pour qu’il amène  cette réponse, il tairait ce qu’il faisait comme métier. Il n’oubliait pas qu’il faisait quelque chose qui pouvait être sujet à des moqueries. Un sourire étrange passa sur les lèvres  alors que le serveur portait sa commande, la grimace légère qu’il ne put retenir empêcha son invité de lui en proposer et il en était ravi.

« Je me demande de quelle viande il s’agit... En tout cas, ce parfum de jasmin qu’ils lui ont ajouté est exquis. »

Le roux sentait que ces mots n’étaient pas tout à fait pour lui mais il les écouta tout de même et laissa passer, comme à son habitude. Un silence tranquille s’installa le temps qu’il déguste avec appétit le plat servi. Grey de son côté continua à siroter sa boisson ambrée, en regardant par la baie vitrée.

« Que fait un voyageur tel que vous pour vivre ? Etes-vous un de ces artistes qui se produit dans chacun des villages qu’il croise pour parvenir à gagner de quoi vivre ? »


Il avait fini par la poser sa question et le rouquin était content qu’il ne pose que deux questions, ce qu'il ne manqua pas de faire remarquer à son invité.

« Je vous remercie de ne pas m’avoir enseveli sous une avalanche de questions, car souvent je n’y répond pas. Mais je pense que je peux répondre à vos deux demandes, je n’ai rien caché, aucun squelette dans aucun placard, ce qui ne rend pas ma vie très intéressante. Et pour vous répondre, sachez que je ne crains pas l’hiver en courant les villages pour gagner ma pitance. »

Le rouquin fit une pause dans son discours car le serveur revient vers leur table pour demander si les deux hommes souhaitaient un quelconque dessert ou café.  Le marionnettiste demanda un café et attendit la commande du docteur Jekyll. Le serveur s’éloigna et le rouquin poursuivit.

« Je suis un artiste c’est vrai mais je fais partie d’un cirque permanent au Small Fair. Et vous, vous êtes médecin n’est-ce pas ? Vous exercez dans la région ? »


Il était toujours intéressant de savoir où trouver un médecin même un médecin cannibale qui se ferait surement une joie de recycler votre cadavre. Mais même ce genre de médecin est intéressant à situer géographiquement ne serait-ce que pour vos ennemis.


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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Mar 26 Aoû 2014 - 16:45
Un rire joyeux m’échappe. La franchise est quelque chose de particulièrement drôle dans la bouche des autres. C’est une preuve de courage comme il en existe peu d’autres. De l’inconscience totale dans certaines situations ! Une parole de trop peut mener le plus brave de tous au cimetière avant qu’il n’ait pu se rendre compte de son erreur. Mais sous tes apparences d’artiste inoffensif, tu dois savoir ce que tu fais, connaître les risques. Je l’espère pour toi. Dans le cas contraire, ta vie ne tient qu’à un fil, mince harnais de sécurité le maintenant au-dessus du néant de la Mort. Heureusement, ce lieu te protège de tes mots. Je ne peux agir aussi ouvertement. Pas ici où tout le monde me connaît. De toute façon, rien de ce que tu dis ne m’atteint, au grand dam d’Edward, tapis à dans l’ombre de mon esprit. Prédateur à l’affût du moindre écart de sa proie. L’espoir...

* ... me fait tenir jusqu’à ma prochaine sortie ! *

Tu penses que cacher des choses rend la vie plus intéressante ? C’est sans doute vrai mon cher Grey, mais ton existence peut pourtant être d’un intérêt certain pour tous les chasseurs de ce monde. Ne pas se dévaloriser. Il y a toujours une personne pour éprouver de la sollicitude à notre égard. Surtout si l’hiver ne t’affaiblit pas. La sensation de victoire est plus forte en s’en prenant à une victime forte. Notre égo en ressort grandit, il nous pousse vers de plus belles choses encore... Le plus dur est alors de savoir se refreiner pour s’éviter les désillusions, voire une fin tragique. Mais te voilà interrompu par un serveur. Cela me semble impoli de venir te couper ainsi mais en même temps, cela place comme un point d’orgue à ton monologue. Une attente qui le rend d’autant plus passionnant sans que tu ne sembles t’en rendre compte.

« Je vais prendre un café aussi, s’il vous plait. »

Dès que l’homme repart avec sa commande, tu reprends la parole. Avare de temps, comme pressé de finir. Quelque chose te dérange ? A moins que ça ne soit le son de ta voix ? Je n’arrive pas à bien te cerner. Pourquoi un artiste ayant réussi à obtenir une place de titulaire dans un cirque sédentarisé parcourrait ainsi les royaumes ? Te voir errer sur les routes de Crudelis, à la recherche de spectateur pour votre prochaine représentation, oui, mais aussi loin, qui viendrait ? Peut-être seraient-ils nombreux si les dangers que représentaient ce royaume n’étaient pas si grands... Seulement, tu détournes déjà la conversation de ta personne. Pudeur ? Cela me semble possible au souvenir de ta réponse. Tu en as apparemment dit déjà bien plus qu’habituellement et je m’en sens flatté. Au point de t’offrir une immunité pour notre prochaine rencontre sans doute. Mais cela, tu l’ignores. Et c’est mieux ainsi. Qui sait ce que tu pourrais dire si une telle chose venait à tes oreilles. Et tout gentleman que je suis, mes promesses aussi, ne tiennent qu’à un fil...

Mais l’heure n’est pas aux menaces. Pas quand l’odeur du café me fait lever la tête pour voir le serveur déposer devant nous une tasse de liquide sombre. Mon nez semble ravi par ce qui se présente devant lui. Je ne peux m’empêcher d’approcher la tasse de mon visage, humant cette flagrance caractéristique, le sourire aux lèvres. Je les trempe rapidement afin de sentir l’amertume si douce à mes papilles avant de la reposer. Encore trop chaud, mais cet avant-goût est un préliminaire des plus appréciables. Ce sourire ne quitte pas mon visage lorsque mon attention se porte une nouvelle fois sur toi.

« On ne peut rien vous cacher. J’habite à quelques rues d’ici. Je ne sais si toutes les rumeurs qui circulent sur cette ville sont fondées, mais il est vrai que je ne manque pas vraiment de travail. Au contraire même... Mais tant que les rats ne quittent pas le navire, c’est que les dangers ne sont pas trop grands, non ? »

Nouveau rictus amusé. Je ne sais pas si tu apprécies ce genre de remarques, à la fois cyniques et fondées, mais tu ne vas sûrement rien montré, non ? Comme depuis que je me suis installé, tu parais presque hermétique à ce qui t’entoure. Comme si rien ne pouvait t’atteindre. Tu changeras... Un jour, quelque chose parviendra à te briser. Dans un mois ? Un an ? Bien plus ? Je ne sais pas, mais cela arrive toujours un jour et avant que tu ne t’en aperçoives, ta vie s’éteint. J’aimerais être celui qui y pose le point final... Ta vie, que tu trouves si peu intéressante aurait alors une fin en apothéose que personne ne pourrait oublier. Crois-moi ! Mais ce n’est pas encore ton heure... Ni la mienne. Le café avalé en lente gorgée est désormais terminé et rien ne me retient ici. Du travail m’attend sans doute. Ou peut-être pas. Qu’importe. La tentation augmente, et je ne peux me permettre quoi que ce soit. Nos chemins vont devoir se séparer.

Pour le moment.

Je quitte ma chaise pour me diriger vers le comptoir. Mais avant cela, je m’arrête à ta hauteur, te tendant une main amicale.

« J’ai été ravi de faire votre connaissance Monsieur Yale, Grey. Merci de m’avoir accepté à votre table, espérons que nous puissions un jour nous retrouver à nouveau ainsi, autour de quelques verres et d’une bonne assiette. »

Légère inclinaison de la tête, un billet donné au gérant du restaurant et mes pas me mènent vers l’extérieur. Le soleil toujours présent me pousse à explorer un peu les rues et ruelles sombres de Hesse. Trouverais-je une proie à ta mesure Henry ? Cela fait un moment que tu attends maintenant... Mais ne t’en fais pas, ce sera bientôt ton heure. Pas de paroles, mais un grognement de contentement. Il ne m’en faut pas plus. La traque peut débuter...

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MessageSujet: Re: [P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]   Jeu 28 Aoû 2014 - 15:26
Comme le rouquin, il commanda un café avant de laisser Grey poursuivre sur sa lancée et préciser son statut et préciser également celui de Jekyll. Car savoir la localisation d’un médecin était toujours intéressant même si celui avait une allure aussi peu rassurante et exerçait dans une ville telle que celle là. Le rouquin faisait cela aussi pour soutenir la conversation. Ce n’était pas son point fort mais son invité pourrait prendre mal un parfait silence, de ceux que le roux appréciait.

« On ne peut rien vous cacher. J’habite à quelques rues d’ici. Je ne sais si toutes les rumeurs qui circulent sur cette ville sont fondées, mais il est vrai que je ne manque pas vraiment de travail. Au contraire même... Mais tant que les rats ne quittent pas le navire, c’est que les dangers ne sont pas trop grands, non ? »


C’était joliment tourné et Grey prit note de la présence du docteur Jekyll dans les environs, et tant qu’il aurait du travail, il resterait ici. Un léger sourire marqua le visage des hommes. Ce genre de remarque était trop rare et avoir une conversation avec une personne tel que lui était un plaisir dangereux. Le rouquin le savait ou du moins, c’est ce que lui disait son instinct mais il ne pouvait s’empêcher d’apprécier la compagnie du médecin. Ils finirent leurs cafés respectifs et se levèrent presque dans un même mouvement. Le temps était venu de se dire au revoir et de pourquoi pas souhaiter une nouvelle rencontre. Il se dirigea vers le comptoir et le roux le laissa payer sa part en premier. Il se retourna ensuite vers Grey et lui tendit la main.

« J’ai été ravi de faire votre connaissance Monsieur Yale, Grey. Merci de m’avoir accepté à votre table, espérons que nous puissions un jour nous retrouver à nouveau ainsi, autour de quelques verres et d’une bonne assiette. »


Le rouquin prit sa main avec la chaleur qui le caractérisait. Sa poigne était ferme mais légère. Grey lui répondit par un sourire avant de lui rendre la politesse.

« Le plaisir était partagé cher docteur Jekyll. J’espère que nos chemins se croiseront de nouveau. »

Il inclina la tête que lui rendit Grey avant de sortir et de laisser le roux faire ses comptes avec le gérant. Il lui donna ce qu’il lui devait et prit à son tour la porte de ce restaurant qui a tenu ses promesses. Le marionnettiste continua alors sa route vers sa mission. Car il avait encore un gardien à récupérer et plus il tardait, plus il mettrait de temps à retourner auprès de sa maitresse.

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[P] Beau temps, discussions et... Cannibalisme ? [Pv Grey Yale]

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