Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 I just feel the cold. [PV:Heliana]

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MessageSujet: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Mer 12 Mar 2014 - 20:29

Where am I?

Lorsqu’il avait rouvert les yeux, la seule pensée cohérente que Cain pu articuler fut « what ? ». Quelques instants plus tôt, il était assis sur un tabouret à lire un livre étrange sans titre qui semblait se moquer de lui. Ensuite… ah oui ! Ensuite, il avait eu une sorte de malaise ou quelque chose s’en approchant -sans doute que l’heure du thé avait été dépassé et qu’il avait eu une petite baisse de sucre- et pour finir…

« Atch’ ! »

Son regard erra quelques instants sur ce qui l’entourait. Il était au beau milieu d’une forêt, d’un bois ou peu importait la taille de ce regroupement d’arbre, assis sur un sol sauvage dont l’herbe lui chatouillait les bras. Ca et là, on pouvait voir de vieilles souches et des plantes qui étaient parfois plus haute que le jeune aristocrate qui n’avait pas encore pris le temps de se lever. De temps en temps, le vent sifflait entre les branches, chantonnant dans les feuillages les plus bas en brisant un silence qui n’avait  rien d’absolu. Même s’il ne voyait rien, Cain se doutait qu’il devait y avoir d’autre être vivant en plus de lui dans les environs.

Ces environs, parlons-en. Où diable était-il ? Pour avoir arpenté le domaine en long, en large et en travers depuis des années, il était persuadé de ne plus être sur les terres de sa famille. Mais quelque chose lui disait qu’il n’était pas même plus en Angleterre, sans doute ce grand pic rocheux qu’il arrivait à voir à travers les cimes éparses. Comment avait-il pu se retrouver dans cet endroit inconnu ? C’était invraisemblable.

Un nouveau courant d’air lui rappela que sa tenue d’intérieur aurait été bien plus adaptée à son nouveau cadre s’il avait eu une redingote à mettre par-dessus, aussi il se décida à se lever pour ne pas rester plus longtemps que l’herbe humide qui montait presque plus haut que ses chevilles. C’est à ce moment qu’il remarqua une enveloppe à coté de l’une de ses mains. Intrigué, il la ramassa et après avoir rapidement chassé la terre de ses vêtements, il entreprit de l’ouvrir pour l’étrange message qui s’y trouvait.

« Pour rentrer chez toi, il te faut chercher !
Mais chercher quoi ? La clé !
»

Cain relu ces quelques mots trois fois, regardant autour de lui entre chaque lecture, comme pour voir où pouvait bien se cacher l’auteur de cette farce au gout douteux. Qu’est-ce que c’était que cette mauvaise blague ? Un kidnapping ? Certes non. On ne laissait que rarement l’occasion à la victime de rentrer chez elle en l’abandonnant dans une forêt inconnue. Cain n’était même pas certain du temps qui avait bien pu s’écouler durant son petit black-out. Peut-être s’était-il assoupi durant ses lectures et tout ceci n’était qu’un rêve. Même si en règle générale, les rêves ne vous laissent pas dans un tel sentiment de perplexité.

L’adolescent finit par soupirer, glissant cette enveloppe dans l’un des poches de son veston. Peu importait, il n’y avait ici pas la moindre âme pour répondre aux questions qu’il se posait, et quand bien même il y aurait eu quelqu’un, il aurait préféré mourir que de demander de l’aide. Dans un premier temps, il devait trouver un point de vue en hauteur afin de pouvoir trouver le signe de civilisation le plus proche. Une chance que grimper aux arbres fasse partis de ses points forts.

Après avoir cherché le spécimen le plus praticable pour quelques acrobaties, Cain gravit agilement les quelques mètres qui le séparait de la cime. Au moins cette fois, il ne subirait pas de remontrance à propos de son comportement indigne d’un gentleman bien éduqué. Mais lorsqu’il atteignit son objectif, il fut forcé de constaté qu’il n’y avait vraiment que dans les livres que ce genre de chose marchait. Oh, bien sûr, il avait une vue plutôt impressionnante mais à par la nature qui se manifestait sous diverse forme qu’elle soit boisée ou rocheuse, le jeune garçon ne voyait rien qui lui indique la direction à prendre.

« Plutôt qu’une lettre au contenu obscure, une carte aurait été bien plus utile. » grommela-t-il mécontent, comme si l’exprimer à voix haute aurait pu changer les choses.

Avec précaution, il rejoignit la terre ferme de quelques bonds, frissonnant à nouveau des températures qui n’avaient rien d’estivales. Et en même temps, ca n’avait rien d’étonnant. Il avait pu remarquer qu’il était sur l’abord d’un flan d’un pic imposant dont le sommet semblait mordu par la neige et les nuages. Sans doute que la direction la plus sage à prendre était celle de la vallée, histoire de ne pas mourir de froid en s’approchant de la cime glacée de la montagne.

Alors qu’il s’apprêtait à commencer sa route, il remarqua un mouvement du coin de l’œil. Quelqu’un ou quelque chose d’autre était dans ses sous-bois avec lui.

« Qui est là ? »

Ah, si seulement il avait quelque chose pour se défendre, quelque chose de plus utile qu’une enveloppe ou le porte-plume qui avait dans sa poche. Une canne comme celle que son père affectionnait par exemple. Ces bâtons de bois finement ouvragé et vernis pouvaient se montrer redoutable, Cain le savait mieux que personne.


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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Ven 14 Mar 2014 - 15:25
Heliana soupira. Elle était tout simplement épuisée. Cela faisait plusieurs jours qu’elle essayait de vérifier si l’inconnu qu’elle avait rencontré au lac était une parfaite recrue ou non. Recrue pour quelle raison ? Seule elle le savait. Elle ne comptait pas révéler ses plans à qui que ce soit pour le moment. Elle n’avait eu donc que très peu de temps pour elle et avait besoin de se ressourcer. L’hiver n’était pas encore terminé, elle devait faire perdurer le froid et le neige à Queer Tales. Tel était son rôle … Certains habitants se demandaient si la Reine des Neiges existait, d’autres avaient entendu la légende mais n’y croyaient point… les questions étaient nombreuses mais personne n’avait réellement de réponse.

 La raison de cela ? Dès que les soldats de glace repéraient des étrangers qui s’approchaient trop près du royaume de glace, ils avertissaient immédiatement Heliana qui agissait en conséquence. Et si elle croisait un inconnu qui soupçonnait son identité alors elle le glaçait immédiatement et le transportait dans son château. Elle avait déjà une très grand salle faisant office de collection (ou bien de musé comme l’on préfère). Il y en avait pour tous les goûts, des hommes, des enfants, des personnes âgées, des plus jeunes et même certains animaux. Heliana était très méfiante à Queer Tales et savait pertinemment qu’une chose pouvait en cacher bien d’autres.

 Alors qu’elle avait enfin décidé de se ressourcer pour récupérer un semblant de magie, un des soldats de glace vint la déranger. D’après lui, un inconnu avait brutalement fait irruption au pied de la montagne. Il ne l’avait vu arrivé de nulle part.

 "Voulez-vous qu’on le renvoie d’où il vient ?"

 Heliana poussa un bref soupir, il devait certainement s’agir d’un nouvel arrivant. Il est vrai qu’arriver au pied d’un pic de montagne enneigé n’est pas des plus agréables. Qu’importe, la Reine des Neiges allait certainement lui réserver le même sort qu’aux autres. Elle préféra tout de même que le soldat reste au château et surveille les alentours.

 « Je m’en occupe »

 Elle congédia donc le soldat et sortit du château. Comme elle avait beaucoup sollicité sa magie ses derniers jours, elle paraissait presque « normale ». D’habitude, Heliana était aussi étincelante que la neige, parfois même trop brillante. Aujourd’hui, certes sa peau était illuminée mais rien de très choquant.

Elle décida de partir accompagnée d’un de ses rennes (normaux, elle ne sortait jamais ses rennes de glace pour aller chasser les inconnus de ses terres). Elle monta sur son dos et se laissa porter jusqu’en bas de la montagne. Elle ne m’y pas longtemps à descendre. Son renne était habitué et connaissait très bien ce chemin. Heliana l’empruntait souvent pour sortir sans être vue de tous.

 Ils finirent par arriver devant la forêt. Heliana descendit du renne entra dans la forêt à pied, suivi de peu par l’animal. Elle se dirigea vers  les lieux indiqués par le soldat. Elle connaissait cet endroit par cœur et n’eut nul problème à se repérer. Elle aperçut enfin la personne en question. Vu de loin, il s’agissait d’un jeune garçon, un adolescent sans doute. Elle l’observa quelques instants. Il était en train de descendre d’un arbre. Bon point, pour lui, il semblait être très agile. Elle fit signe au renne de s’avancer vers lui. Le jeune garçon ne mit pas longtemps à l’entendre et demanda bien rapidement

  « Qui est là ? »

 La Reine des Neiges laissant son renne reniflait l’inconnu. Pendant ce temps, toujours dans l’ombre, elle en profita pour l’observer.  Il n’était pas très grand, plutôt mince avec des cheveux mi- longs. Son corps fin montré qu’il n’avait pas souffert de longues batailles ensanglantées. Au contraire, Heliana remarqua trouva qu’il était très propre sur lui, voir même un peu trop pour Queer Tales. On aurait dit un apprenti aristocrate ou bien un futur prince. Enfin, peu importe d’où il venait, il était certain que ce n’était pas un combattant ou un échappé de prison. Cela rassura quelque peu la jeune femme. Bien qu’elle ait suffisamment de force et de magie pour se battre, elle n’en avait pas réellement envie. Ce n’était pas ce qu’elle préférait faire de ses journées.

 lL’inconnu n’avait pas tenté de tuer le renne, il ne paraissait pas être agressif. Heliana décida donc de s’avancer à son tour …

 « Bonjour jeune inconnu.

Puis-je savoir ce que vous faites sur mes terres ? »


 Oui me direz-vous, la forêt appartient à tout le monde et la vraie reine de ce monde n’était pas Heliana. Elle est simplement Reines des Neiges. Mais elle considérait depuis toujours que cette montagne lui appartenait ainsi que cette partie de la forêt. Elle protégeait chaque parcelle de terre et n’hésitait pas à glacer ceux qui s’opposaient à cette idée. Elle avait installé sa petite dictature de la montagne si l’on peut dire.

 La jeune femme appela son renne vers elle et le caressa. Elle s’adressa à lui :

 « Crois-tu que cet inconnu puisse nous être utile ? »

 Elle regarda à nouveau le jeune homme et afficha un petit sourire.
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Ven 14 Mar 2014 - 16:35

Who are you?

Campé sur ses positions, Cain finit par se redresser en voyant un animal s’approché de sa position. Au vue de l’approche tranquille, il ne semblait pas hostile -surement qu’un carnivore n’aurait été visible qu’au moment de le croquer- mais c’était un peu étrange de voir un spécimen sauvage ne pas réellement faire preuve de méfiance. En l’observant, Cain finit par corriger sa première impression qui lui avait fait croire qu’il s’agissait d’un cerf. Le cervidé bien plus imposant au pelage plus fournis était clairement un renne maintenant qu’il le voyait de plus près. Et en parlant de proximité, la distance qui les séparait se réduisait à vu d’œil. Dans un souci de prudence, l’adolescent recula d’un pas car, même s’il savait que ce genre de bête n’était pas friand de viande, il savait également que tout animal sauvage pouvait décider de défendre son territoire.

« C’est bon, c’est bon. Je ne compte pas rester. »

Cain n’avait jamais eu de problème avec les animaux, même s’il en côtoyait bien plus qui soit domestiqué cela va de soit. Mais globalement, il se montrait même bien plus agréable avec les bêtes qu’avec les gens. Après tout, la loyauté d’un animal est facile à obtenir et bien moins relative que celle des Hommes. Les proverbes « L’Homme est un loup pour l’Homme » et « Le chien est le meilleure ami de l’Homme » en était la parfaite illustration.
Reculant malgré tout d’un pas, il fut surpris de constater que le renne n’avait pour unique objectif que d’identifié ce qu’il pouvait être. Il passa quelques instants à renifler le jeune homme qui éloigna malgré tout un peu le museau de l’animal quand il en eu assez de passer pour la bête curieuse du tableau. Il avait bien d’autre chose à penser qu’un renne en quête d’amitié ou de nourriture -la seconde option semblait la plus raisonnable-.

Repoussant à nouveau le museau inquisiteur du cervidé, Cain s’éloigna de quelques pas, un rien agacé malgré tout par le coté encombrant de cette première rencontre qui pourtant, lui avait apporté une information importante. S’il y avait cet animal dans les environs, il devait se trouver au nord -la température prenait d’un coup tout son sens- et certainement pas celui de son île natale.  Mais où avait-il bien pu être emmené ?

Alors qu’il s’apprêtait à fausser compagnie à l’animal curieux, un autre mouvement se fit entendre dans les bois en même temps qu’une voix. Du même endroit d’où avait surgit le cervidé, une femme s’approchait à présent et Cain se demandait comment il n’avait pas pu remarquer sa présence plus tôt tant qu’elle semblait ressortir dans ce tableau. De longs cheveux blonds -ou blanc, il était difficile de le savoir sans s’y attarder ce qui n’était pas dans les habitudes de l’adolescent- dont la couleur se mariait parfaitement avec une peau très clair qui faisait penser au visage poudré des aristocrates qu’il avait l’habitude de côtoyer. Et pourtant, rien ne semblait artificiel chez cette femme à la prestance certaine. Même sans qu’elle dise le moindre mot, sa démarche altière même au milieu de ces bois et son regard perçant ne laissait pas le moindre doute sur le fait que, peu importait le statut qu’elle avait, elle était loin d’être un petite gens. Mais le détail qui aurait presque fait grommeler Cain, c’est qu’elle devait la dominer de plusieurs  centimètres et ce genre de chose avait tendance à le rendre plutôt grognon, comme s’il avait d’emblée perdu une bataille.

*- Allons bon… Même perdu au milieu des bois, il a fallut que je croise une fille de bonne famille. -* pensa Cain en son fort intérieur, passablement contrarié. Il n’y avait rien de pire que les gens qui ont -ou croient avoir- du pouvoir. Il savait de quoi il parlait, il en était un parfait spécimen.

« Bonjour jeune inconnu. Puis-je savoir ce que vous faites sur mes terres ? »

Cain ne chercha même pas à retenir un roulement d’yeux passablement grossier avant de soupirer. Cette question, c’était plutôt à lui de la poser. Si ces terres étaient bien celle de cette femme, elle aurait du être à même de savoir comment il avait bien pu arriver ici. Après tout, il ne pouvait pas être apparut au milieu de cette clairière comme par magie !

« Si ce sont bien là vos terres, j’imagine que vous devez mieux le savoir que moi. » lacha-t-il, contrôlant un minimum son agacement. Il ne le dirait sans doute jamais à voix haute en ces termes mais pour le moment, il était dans une situation peu confortable et avait besoin d’aide ou du moins, de réponse.

Remarquant que le renne semblait domestiqué par l’inconnue, il dégagea quelques mèches de devant son visage en affichant une moue, décidant d'ignorer les quelques mots qu'elle avait pu susurrer à la bête. Voilà qui était bien courageux, envoyer un autre en reconnaissance. Même si cela lui faisait mal de l’admettre, il n’était clairement pas du genre à avoir une allure qui attire la méfiance, c’était même souvent l’inverse -du moins, jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche et crache le venin  de ses mots- la plupart du temps. Qu’avait-elle cru ? Qu’il était un grand méchant loup dans un veston taillé sur mesure ?

« Mais si ma présence vous indispose, ne vous en fait pas, milady. Je compte bien retrouver le chemin d’Harlington. »

Cette façon qu’il avait eu de presque miauler ce « milady » qui aurait pu être une marque de respect mais qui, plongé dans son cynisme exacerbé par la désorientation et ce sentiment que la situation lui échappait bien plus qu’elle ne le devrait, sonnait presque comme un reproche. C’était son unique moyen de défense, ou du moins, l’unique façon qu’il connaissait de cacher ses instants de faiblesse.

Il pouvait prétendre tout ce qu’il voulait de ces lèvres moqueuses et de son air narquois. Il était prêt à tout, sauf à admettre qu’il était perdu, seul et, peut-être même bien un peu effrayé par la situation. Se perdre dans les alentours d’Harlington était une chose. Se retrouver dans un endroit où vivait de renne, sans savoir comment ni pourquoi… en était une autre.
Il aurait bien joint l'acte à ses mots en s'éloignant de la clairière ainsi que de la jeune femme et son compagnon à sabot mais une partie de lui se disait qu'il n'était surement pas très indiqué de tourner le dos aussi facilement à quelqu'un qui connaissait l'endroit mieux que lui. Après tout, si les choses se gâtaient, il n'aurait sans doute pas l'avantage dans sa fuite.


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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Dim 16 Mar 2014 - 20:41
Heliana n’aimait pas l’attitude du jeune homme. Il se permettait de la prendre de haut alors qu’il n’était rien, rien  à ses yeux, rien aux yeux de Queer Tale. Cet inconnu lui paraissait tout simplement inutile et grossier. Il se permettait de soupirer et de rouler les yeux face à elle. La Reine des Neiges lui avait donné une chance mais il n’avait pas su la saisir, tant pis pour lui.

« Si ce sont bien là vos terres, j’imagine que vous devez mieux le savoir que moi. », telle était sa réponse…
Bien entendu qu’elle savait ce qu’il faisait ici, c’était tout simplement évident. Il était perdu et ne venait certainement pas de ces lieux. Ce n’était pas un habitant de Queer Tale. Il n’avait donc aucune idée de ce qui l’attendait. Dommage pour lui, Heliana aurait pu lui offrir un semblant d’aide. Qu’importe, il ne faisait plus parti de ses affaires et à présent elle n’avait qu’une seule envie : s’en débarrasser au plus vite.

« Mais si ma présence vous indispose, ne vous en fait pas, milady. Je compte bien retrouver le chemin d’Harlington. »

A la manière dont il s’adressait à elle, il était évident qu’il ne la respectait pas. L’adolescent face à elle n’était rien d’autre qu’une petite vermine sans défense. Il voulait jouer à ce jeu-là, très bien, il allait sans aucun doute perdre.

En simple réaction, Heliana ne put s’empêcher de rire en entendant ses dernières phrases. Son rire habituellement cristallin était froid et perçant comme la glace, de quoi faire souffrir les oreilles de plus d’une personne.  Non ce n’était pas un rire de joie mais un réel rire de colère. L’insecte face à elle se permettait bien trop de familiarité pour qu’elle reste à le contempler sans rien faire. Il voulait retourner à Harlington ? Pauvre de lui, il ne savait réellement pas où il était tombé. Heliana connaissait très bien Queer Tale et savait pertinemment qu’il n’y avait aucun village ou aucune plaine portant ce nom.

« Laissez-moi rire de vous autant que je le peux ! Regardez-vous,  vous êtes ridicule ! Perdu dans ces bois, vous ne savez absolument pas où vous vous trouver. Et vous osez me prendre de haut ?

Vous cherchez Harlington dites-vous ? Mais vous ne trouverez jamais votre chemin, vous êtes à Queer Tale et cette contrée n’existe pas !
»

Plus elle parlait, plus elle s’énervait. Heliana n’était pas la meilleure pour contrôler ses émotions, bien au contraire. Elle était très fière et ne supportait pas qu’un misérable microbe d’adresse à elle ainsi. Le renne s’éloigna de quelques pas, il savait qu’il ne valait mieux pas rester à proximité de la Reine. Une seconde plus tard elle lança un regard noir au jeune homme situé face à elle. Non elle n’était pas contente, pas du tout. Il commençait tellement à l’énerver que la magie en elle reprenait le dessus. Elle le sentait … La peau d’Heliana commença à devenir plus que blanche, elle était étincelante.  A ce moment-là, peu de personnes auraient aimé  être à la place de l’inconnu.

La magie commença à jaillir des mains de La Reine, lorsqu’elle s’énervait elle avait du mal à contrôler ses pouvoirs et il arrivait qu’ils prennent le dessus sur elle. Dès lors, de la glace surgit de ses mains, allant droit sur l’inconnu. Heureusement, la lame de glace l’effleura et lui trancha seulement une mèche de cheveux.

Heliana commença alors à se mieux, elle prit une grande respiration pour se contenir et ne pas glacer le jeune homme dans la seconde. Il n’y avait plus aucun sourire sur son visage, sa peau, ses cheveux, ses yeux, tout son corps brillait comme neige au soleil. Finit la plaisanterie, il avait voulu faire le malin et bien que cela lui serve de leçon. La Reine des Neiges le savait, quelques phrases supplémentaires et il finissait en statut de glace. Regrettable … il allait certainement la salir, l’enlaidir, elle ne voulait pas de lui dans sa collection.
Elle s’adressa à lui, sa voix était tranchante comme la glace :

« Oui vous m’indisposez et j’ai envie de vous voir disparaître !

Donnez-moi une raison de vous garder en vie.
Vous et votre petit air narquois, à quoi pouvez-vous me servir ?
»

A présent le jeune homme avait les cartes en moins. Tout du moins pouvait croire qu’il les avait. Soit il lui donnait une bonne raison de le garder vivant et elle étudierait cette possibilité soit il perdait tout semblant de vie dans les prochaines minutes.

Heliana avait bien du mal à imaginer comment une portion d’homme allait pouvoir lui être utile. Qu’importe, c’était à lui de réfléchir et de lui apporter la réponse. Pas à elle. Elle fit signe au renne de s’approchait d’elle et la caressa à nouveau sans quitter l’inconnu des yeux.
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Lun 17 Mar 2014 - 1:03

You don't even know me.

Le rire de la jeune femme avait éclaté dans la clairière, laissant un frisson remonter le long de l'échine de Cain comme si la température venait de chuter de quelques degrés. Dans un geste réflex qu'il réussi à maitriser de justesse, son corps entama un mouvement de recul qui fut avorté avant d'être achevé. L'éclat de voix cristallin de la jeune femme résonna dans un écho qui ne trahissait pas le moindre amusement. C'était un rire froid et sans la  moindre once du calme placide qu'elle avait pu avoir jusque là. Sans doute que sa morgue et son habituelle suffisante avaient été une grossière erreur stratégique mais personne ne peut demander à un zèbre de changer ses rayures.

« Laissez-moi rire de vous autant que je le peux ! Regardez-vous,  vous êtes ridicule ! Perdu dans ces bois, vous ne savez absolument pas où vous vous trouver. Et vous osez me prendre de haut ? »

Si le ton de l'inconnue ne se muait pas en quelque chose de bien plus menaçant à mesure que les secondes passaient, il lui aurait surement couper la parole pour souligner le fait, qu'en matière de prise de hauteur, elle était mal placé pour lui faire le moindre reproche. Après tout, elle avait usé d'un stratagème pour approcher, l'avait testé comme s'il était dieu-sait-quoi de menaçant pour ensuite simplement lui demander son nom, l'interpellant directement en se présentant comme la maîtresse des lieux. Dans une forêt.

Il y avait plus humble comme façon de se présenter à une jeune personne qui est de toute évidence perdu. Après, ce qu'elle pouvait penser de lui était bien le cadet de ces soucis. Alors soit. Qu'elle s'offusque qu'il ne lui ait pas fait la révérence si ca lui chantait.

« Vous cherchez Harlington dites-vous ? Mais vous ne trouverez jamais votre chemin, vous êtes à Queer Tale et cette contrée n’existe pas ! »

Il n'y avait plus la moindre trace d'amusement, même cynique, dans la voix de la blonde au regard glaciale. Il n'y avait plus que de la colère. Quelle susceptibilité. Il lui en aurait presque fait la remarque si son attention n'avait pas été captée par cette impression qu'elle.... luisait? Oui, c'était ça. Un peu comme une fine couche de neige sous les rayons du soleil, elle semblait irradiée littéralement de colère. Et pourtant, l'atmosphère semblait glaciale et Cain avait l'impression de geler sur place.

D'un coup, quelque chose se produit. En tout sincérité, l'adolescent eu du mal à réellement appréhender ce qu'il venait de se passer, quelques mèches de ses cheveux tombant sur le sol alors que sa joue le piquait légèrement dans une sensation de froid comme si un glaçon lui avait tranché la peau. Ses yeux avaient clairement vu ce qu'il s'était passé mais sa raison semblait complètement renier les faits. Si sa vue ne lui faisait pas défaut, la jeune femme avait fait jaillir une sorte de rayon de glace depuis la paume de ses mains.

*- Ridicule. Comme si ce genre de chose existait... -* tentait-il de se convaincre intérieurement alors que chaque cellule de son corps lui criait que ca n'était pas une illusion et que la situation devenait plus que dangereuse pour sa survie.

Il n'avait pas bougé d'un pouce et, s'il n'avait pas ciller, c'était principalement parce que le geste l'avait surpris, voir même figé sur l’instant, ce qui ne l'avait pas empêché par la suite de conserver un calme apparent olympien alors que le chaos s'était installé au fond de lui. Son apparente impassibilité n'était encore présente que parce qu'il était trop occupé à réfléchir, compilant les informations, les maigres renseignements échappés, qu'il avait eu de la part de la maitresse de la montagne.

Queer Tale? Il avait lu de nombreux ouvrage de géographie et d'aucun ne parlait d'un pays, d'une région ou même d'une ville de ce nom. Qu'elle ne connaisse pas Harlington n'était pas surprenant en soit, tout le monde n'était pas correctement éduqué après tout, mais qu'elle affirme avec une certitude presque trop parfaite que la région natale du jeune garçon. Les choses s'embrouillaient de plus en plus et l'incompréhension d'une situation  était ce qu'il y avait de plus mauvais pour son caractère. L'insécurité était la pire ennemie de Cain, lui faisait faire ses pires faux pas, ses pires erreurs.

Il finit par reprendre le contrôle de lui-même lorsqu'elle reprit la parole, le froid ayant pris une part bien plus importante encore dans la clairière. Quelque soit la façon dont elle s'y prenait, il était à présent évident qu'elle était la source de ce froid et que celui-ci était réel. Ca n'était pas le simple contrecoup d'une atmosphère pesante ou d'une fatigue résiduelle. Lentement, il leva sa main et essuya sa joue légèrement humide comme s'il s'était fait éclabousser. Son regard fut vaguement attiré vers sa paume quand il l'éloigna de son visage, remarque une trace rouge sur sa peau mais il décida de ne pas y accorder plus d'importance pour le moment. Une fois seul, il pourrait faire le compte de ce genre de chose.

« Oui vous m’indisposez et j’ai envie de vous voir disparaître ! »

« Cela nous fait un point commun » avait alors grommeler Cain pour lui-même entre ses dents, sans prendre la peine de chercher à se faire entendre de la jeune femme. Sans doute n'avait-elle pas besoin de raison supplémentaire de souffler un froid bien plus glacial que celui qui avait tranché quelques mèches de ses cheveux.

« Donnez-moi une raison de vous garder en vie.
Vous et votre petit air narquois, à quoi pouvez-vous me servir ?
»

Un léger silence s'installa après la question, presque rhétorique de la dame des neiges.
Certains penseraient qu'il cherchait la bonne raison qui ferait qu'il pourrait rester en vie, mais en fait, Cain s'abstenait pour le moment de faire la moindre remarque afin d'éviter que la magnanimité de la demoiselle ne se tarisse. Parce que pour le moment, à part souligner les défauts de l'argumentaire de son interlocutrice, sa propension à se laisser submerger stupidement par ses émotions et sa démonstration de glaçon magique était vraiment très surfaite.

Il finit par simplement hausser les épaules. Pourquoi se fatiguer à chercher une raison puisqu'elle en avait donné une toute seule.

« Allons bon, pourquoi donc vous salir les mains avec un petit être aussi ridicule que moi, milady. »

Il avait ce petit sourire dans la voix. Ce petit air qui semblait dire "vous l'avez dit vous même après tout". Il se moquait bien de son avis sur lui. Enfin, presque. Mais pour le moment, il n'avait pas pour objectif de lui faire comprendre à qui elle avait à faire. Etre fils de Berkeley n'était pas un avantage dont il semblait pouvoir user ici alors il se contenterait du reste.

« Après tout, je ne suis qu'un pauvre enfant perdu ici à... Queer Tale. »

C'était tellement flagrant qu'il ne pensait pas un mot de ce qu'il disait qu'on pouvait presque se demander si Cain parlait pour la convaincre ou simplement pour lui montrer qu'il savais ce qu'elle pensait de lui. A moins qu'il ne cherche qu'à obtenir de plus ample informations sur cet endroit et cette personne devant lui.

Les doigts du brun glissèrent légèrement sur sa joue, regardant le sang sur le bout de ceux-ci. La coupure était très superficielle et ne saignait pas assez pour que le liquide carmin coule sur sa peau pale.

« De toute évidence, cet endroit n'a rien à voir avec celui d'où je viens... Les gens y sont bien susceptibles quand bien même je ne montre pas de signe d’animosité. »

Il finit par relever le regard vers la jeune femme. Il ne tremblerait pas, il ne s'excuserait pas, il n'implorerait pas pour sa vie. C'était au delà de ses forces. Quand bien même il aurait tout à gagner à se mettre une personne au pouvoir et à l'influence qu'elle semblait avoir, de son coté. Son égo ne pouvait l'accepter.

« Je ne sais même pas la raison de ma présence ici, alors pour ce qui est de trouver une raison de m'attirer vos faveurs, je n'en vois pas l'intérêt, milady. »

Ce qui avait commencé par être une appellation cynique sonnait à présent comme un nom dans les mots de Cain. Il n'était plus mielleux. C'était simplement une façon de la nommer comme une autre, étant donner qu'il ne connaissait pas son identité. Petit à petit, sous l'agacement perçait la nervosité dans ces mots et derrière le cynisme, un semblant de politesse de l'aristocrate éduqué qu'il était transparaissait. Il n'était pas plus à l'aise, simplement la situation ne laissant que peu d'issus, les choix étaient moins draconien et lui permettaient de se concentrer sur le problème actuel sans avoir à réfléchir à la problématique de la situation dans son ensemble.

Il était dans les ennuis jusqu'au cou mais pour le moment, il devait surtout s'occuper de ce problème glacé devant lui. Un objectif à la fois. Après tout, le reste n'aurait que bien peu d'importance si le prochain vent glacé lui coupait bien plus qu'une mèche de cheveux...


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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Lun 17 Mar 2014 - 18:57
Heliana était toujours très en colère. Quelques mots de trop et le pauvre individu devant elle finissait en glaçon.  Bien entendu, comme elle s’y était attendue, il ne trouva aucune réponse à sa question. Pour seule réaction il lui accorda un haussement d’épaule. La Reine des Neiges détestait les faibles mais aussi les personnes qui lui étaient indifférentes. En bref, il ne faisait que l’énerver d’avantage …

« Allons bon, pourquoi donc vous salir les mains avec un petit être aussi ridicule que moi, milady. »

Ce sourire au fond de sa voix. Heliana ne le supportait plus. Elle le sentait, la colère en elle ne cessait de monter. Une tempête n’allait pas tarder à éclater …

*Il ne me faut que quelques secondes pour te tuer et crois-moi non, je ne risquerai pas de salir mes mains pour toi. Tu es tellement petit que tu n’auras pas le temps de cligner des yeux que déjà tu seras statut de glace* Telles étaient les pensées d’Heliana. A ce moment précis elle ne songeait qu’à une seule chose, en finir avec ce garnement et retourner à ses occupations. Elle avait de nombreuses tâches à accomplir aujourd’hui. Il lui faisait réellement perdre son temps.

Il continua dans sa lancée, déclarant n’être qu’un pauvre enfant perdu ici, à Queer Tale. Quelques minutes plus tôt, s’il lui avait parlé de la sorte elle aurait peut-être eu pitié de lui. A présent, ses paroles ne lui faisaient plus aucun effet. Il faut bien avouer que l’insecte lui-même semblait très peu convaincu par ses paroles. A quoi jouait-il exactement ? Heliana n’en savait rien et s’en moquait éperdument. Il pouvait bien chercher n’importe quel stratagème pour retarder le temps, s’il ne répondait pas à sa question, la sentence serait la même.

Elle le regarda, toucher sa joue du bout des doigts.

*J’aurais dû te tuer et faire de cette égratignure ton arrêt de mort. *

« De toute évidence, cet endroit n'a rien à voir avec celui d'où je viens... Les gens y sont bien susceptibles quand bien même je ne montre pas de signe d’animosité.»

En entendant ces derniers mots, Heliana poussa un sifflement de colère. Il osait la traiter de personne susceptible. Bien entendu qu’elle l’était et elle le savait éperdument. Pas la peine de le souligner si précisément. Ce personnage avait décidemment le don de l’agacer…

« Je ne sais même pas la raison de ma présence ici, alors pour ce qui est de trouver une raison de m'attirer vos faveurs, je n'en vois pas l'intérêt, milady. »

Les dernières paroles du misérable individu furent légèrement plus agréables à entendre. Son petit air arrogant et cette horrible voix mielleuse semblait s’être estompés. Heureusement car la Reine n’aurait pas pu supporter plus longtemps une telle attitude. Elle remercia ce geste en l’épargnant pour quelques minutes supplémentaires. Pour autant, la réponse du jeune homme ne lui plaisait guère. Il ne voyait pas l’intérêt d’attirer ses faveurs ? Qu’il perde une jambe et on verra bien si il pense toujours la même chose.
Heliana n’avait absolument pas envie de lui répondre. Cette discussion ne menait à rien, tout comme cette rencontre d’ailleurs. Elle poussa un long soupir. Soit elle le tuait immédiatement mais auquel cas elle était obligé de se débarrasser de son corps, soit elle lui trouvait une utilité et se servait de lui. Pour autant, elle n’avait nullement confiance en lui et quel que soit sa décision, elle n’était pas satisfaite.
Ne savant que faire de cet individu elle créa autour de chacun de ses poignées des menottes de glace. Il était allé bien trop loin et à présent allait devoir la suivre jusqu’à ce qu’il soit capable de prouver son utilité. Auquel cas, elle le tuerait…

« Vous m’avez fait perdre beaucoup trop de temps.

Vous ne voyez pas l’intérêt de vous attirer mes faveurs ? Et bien vous allez avoir beaucoup de temps pour réfléchir. Tant que je n’ai pas de réponse vous êtes mon prisonnier ».


Heliana commença à marcher, s’enfonçant d’avantage dans la forêt. Elle fit signe au renne de se positionner derrière l’adolescent pour qu’il ne tente pas de s’échapper. Les menottes enchantées forcèrent l’inconnu à avancer. Il avait voulu jouer au malin et bien tant pis pour lui, à présent il en payait les conséquences. Il allait devoir marcher dans la neige pendant un long moment. Il ne se rendait pas compte de l’importance d’Heliana ? Espérons qu’il ne soit pas trop sensible, il allait voir de ses propres yeux ce qui l’attendait.

« Evitez de mourir de froid je vous prie, je n’ai pas le temps de ramasser les débris de votre corps. »

Jetant un bref regard en arrière, elle s’adressant à lui, presque en chantonnant :

« N’essayez pas de fuir, ses menottes reviennent automatiquement à leur propriétaire. »

Elle entreprit alors une longue marche dans la fôret.
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Lun 17 Mar 2014 - 21:30

liberté


Visiblement, à défaut de lui plaire, les réponses du jeune garçon n’avaient pas attisé d'avantage la colère de celle qui le tenait pour ainsi dire en joue. Dans l'immédiat, c'était sans doute le plus rassurant même si tout cet échange commençait à le lasser. Les yeux bleus glaciers semblaient toujours lancer milles éclairs pour foudroyer le petit impertinent qu'était Cain qui aurait presque baillé en attendant la sentence.

Elle finit par faire un simple geste de la main, un courant d'air glacé sembla agripper les poignets de l'adolescent qui fronça les sourcils en constatant que ses mouvements étaient désormais entravés. Non pas qu'il est fait un grand usage de ses mains jusqu'à maintenant mais c'était une situation plus que contrariante dans le principe. Les menottes réduisaient sa marge de manœuvre et fermaient pour ainsi dire complètement ses options de retraite. Il était coincé et la voilà qui parlait du temps qu'il lui avait fait perdre. Quelle farce. Il avait bien plus à perdre à dilapidé son temps en palabres aussi interminables qu'inutile.

« Vous ne voyez pas l’intérêt de vous attirer mes faveurs ? Et bien vous allez avoir beaucoup de temps pour réfléchir. Tant que je n’ai pas de réponse vous êtes mon prisonnier. »

Cain afficha un air qui était entre la consternation et l'incrédulité. Cette réaction était tellement absurde qu'il n'avait pas le moindre mot pour la définir. Le faire prisonnier pour lui donner des raisons de s'attirer les faveurs de la jeune femme? Quelle mauvaise blague était-ce que cela? Elle ne croyait tout de même pas sérieusement que le trainer de force et faire de lui un prisonnier allait le faire changer d'attitude, parce que si c'était le cas, elle était folle en plus d'être susceptible.

Avant même qu'il n'est pu trouver quoi rétorquer à la décision invraisemblable de la blonde, celle-ci commença de s'éloigner. Ah! Comme s'il allait le suivre. Dans un premier temps, il tourna les talons dans l'autre sens, se retrouvant assez rapidement nez à nez avec le renne qui, d'un coup, semblait bien moins "sympathique" qu'un peu plus tôt mais toujours aussi collant. Les bras croisés, n'ayant pas eu de grands efforts à faire même avec ces poignets liés, Cain resta face à l'animal, montrant clairement qu'il n'avait pas la moindre intention de bouger de là si ce n'était pas pour aller dans la direction opposé.

Mais voilà, alors que sa décision était ferme, une tension se fit rapidement sentir sur ses poignets, comme si une corde invisible le liait à la jeune femme qui continuait son avancé, le forçant à faire à nouveau volte face dans la bonne direction, ou du moins, celle qu'elle avait décidé être la bonne. Tentant de résister à la traction, l'adolescent vit ses tentatives réduite à néant par un coup de museau du renne dans son dos pour le faire avancer. Il manqua de se s'étaler sous l'impulsion, faisant quelques pas rapides pour ne pas perdre l'équilibre avant d'avancer sans grande conviction, par petit à-coup motivé par l'animal qui le poussait presque de sa tête pour qu'il ne traine pas.

« Evitez de mourir de froid je vous prie, je n’ai pas le temps de ramasser les débris de votre corps. »

A cet instant, contraint et forcé, Cain avançait avec une moue plus que contrarié, trainant les pieds bien plus que de raisonnable tout en essayant de se défaire des menottes de glace. Il leva un regard noir à la jeune femme qui venait de s'adresser à lui.

*- Sorcière, garde donc tes remarques pour toi. -*

Le gratifiant d'un détail dont il s'était rendu compte par lui-même à propos de ses entraves, elle continua sa marche tranquille sur un chemin qu'elle semblait connaitre, traversant la forêt dans une pente ascendante. Cain n'était pas une petite nature, même s'il n'avait rien d'un grand sportif, les promenades dans la nature étaient une chose dont il avait l'habitude. Oh bien sûr, il n'était pas prisonnier d'une folle furieuse qui lançait de la glace avec ses mains par on-ne-sait quel moyen d'ordinaire, c'est sans doute pour ça que cette petite escapade n'avait pas le même gout de liberté qu'il avait d'habitude.

C'était ce qui le contrariait le plus. Etre prisonnier, entravé. Privé de liberté. Tout en avançant sous les petits coups du renne contre son dos, Cain s'acharnait silencieusement sur ses menottes, tirant, grattant, cognant... n'importe quoi qui aurait pu faire céder cet étrange sortilège. Mais assez rapidement, le problème de la température prit bien plus d'importance aux yeux du jeune homme. Après tout, il n'était pas couvert pour être en extérieur à une température raisonnable alors quand le temps sembla tourner à la neige, ce petit frileux de Cain aurait presque grelotté s'il n'avait pas eu trop d'amour propre pour ça.

Finalement, lorsque le froid fut au delà de son seuil de tolérance qui, il faut bien l'avouer, n'était pas très élevé, le petit brun se stoppa, refusant de toute évidence de faire un pas de plus, faisant même contre poids pour tenter de contrer la tension sur les menottes magiques à ses poignets, espérant que la résistance se faisait sentir aussi chez la jeune femme qui l'entravait. Son air était dur et décidé. Il ne ferait pas un pas de plus.

« Je ne ferais pas un pas de plus dans la neige. »

Elle n'avait qu'à dire à son animal de compagnie de le prendre sur son dos si elle voulait qu'il fasse un pas de plus. Mais lui, refusait d'avancer plus en avant. Surtout qu'en plus, avec l'altitude, l'oxygène se faisait plus pauvre et, même s'il tentait de ne cacher, se manque d'air se traduisait dans un léger essoufflement. Il y avait une différence entre crapahuter dans les bois et grimper sur un chemin de montagne enneigé.

Les bras croisés, on aurait presque cru qu'il mettait au défi la sorcière de glace de ne faire continuer. Mais en réalité, il était simplement arrivé à ce qu'il estimait être ses limites physiques qui étaient en fait, la limite jusqu'à laquelle il arrivait à ne pas perdre la face malgré son manque d'endurance. Au delà, il redevenait l'adolescent qu'il était, l'enfant à l'allure trop jeune pour l'âge qui l'avait, le faux prince qui avait grandit en prison. Et il détestait ça.

Il était Cain Berkeley, membre de la baronnie d'Harlington. Et il était hors de question qu'il fasse un pas de plus dans cette neige qui lui glaçait les chevilles et perçait à travers de ses vêtements d'intérieurs.


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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Lun 17 Mar 2014 - 23:22
Heliana adorait ce chemin. La neige, les rochers, les arbres elle le connaissait par cœur et s’y sentait vraiment bien. Elle aurait presque pu se détendre telle une magnifique balade si seulement il n’y avait pas eu cette vermine. Au fond d’elle, elle ne cessait de se demander pourquoi elle l’avait laissé en vie … Grande question à laquelle elle n’avait toujours pas la réponse. Heliana avait-elle était, malgré elle, attendri par ce semblant d’enfant ? Non elle ne le pensait pas. Mais il était vrai qu’elle avait beaucoup plus de mal à geler une personne jeune plutôt qu’adulte. Et oui que voulez-vous, elle n’était pas non plus Jack l’éventreur ou je ne sais quel meurtrier de Queer Tale.

Heliana était bien contente d’avoir son adorable renne à ses côtés. Il s’occupait très bien du petit garnement qui avait déjà rechigné plus d’une fois pour avancer. Quel capricieux il ne pouvait pas se taire et mettre un pied devant l’autre ? Décidant d’oublier pour de bon son prisonnier, la Reine des Neige respira un grand coup l’air pur de la montagne. Marcher dans la neige lui faisait un bien fou. Elle récupérait de ses forces peu à peu. Elle se sentait tellement mieux. Au fur et à mesure qu’elle marchait, elle jouait avec la neige, créant des boules de neiges qu’elle lançait haut dans le ciel et laissait retomber telle de la poussière. Tout en marchant, elle se mit également à fabriquer un petit bonhomme de neige. Elle la câlina, le chatouilla un moment puis le laissa s’en aller. Elle était vraiment heureuse et presque apaisée… tout du moins jusqu’à ce que la petite vermine derrière elle la ramène à la réalité :

« Je ne ferais pas un pas de plus dans la neige. »

La jeune femme leva les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’il lui arrivait encore ? Un nouveau caprice ? Elle décida tout de même de s’arrêter et se tourna vers l’adolescent. Il avait beau essayé toujours d’être aussi fier, il était clairement visible que le froid l’avait très affaibli. Presque personne n’était comme Heliana et parvenait à se servir du froid pour se ressourcer, bien au contraire. Etrangement, elle compatit à la souffrance du petit moustique et s’approcha de lui.

« Je ne vous enlève pas vos menottes, mais je laisse une monture. Nous sommes bientôt arrivés. »

La Reine des Neiges caressa son renne tendrement. Elle se doutait que l’inconnu n’allait pas être une charge très importante pour sa bête. Il n’empêche que ça l’embêtait beaucoup de devoir lui infliger un tel fardeau. Le brave animal serait très bien récompensé lorsqu’ils rentreraient au château.

La jeune femme reprit sa route. Cette fois-ci elle marchait à côté du renne, jetant de temps en temps un coup d’œil sur l’adolescent. Marcher aussi longtemps dans la neige lui avait fait le plus grand bien, elle parvenait d’avantage à contrôler ses émotions. A vrai dire, elle se sentait beaucoup moins énervée que quelques heures auparavant. En même temps l’inconnu ne s’était pas trop manifesté et avait gardé sa langue bien fourchue pour lui. Tant mieux, Heliana préférait largement ça…

Ils marchèrent encore pendant un certain temps. Ils étaient à présent hauts en altitude et la forêt où ils se trouvaient tout à l’heure avait fortement diminué en taille. A présent on ne voyait plus aucun sentier au sol. Cela n’inquiétait guère la Reine, elle connaissait ses lieux par cœur. Elle détourna sur sa gauche, en direction d’un nuage embrumé. L’animal ralentit le pas, elle le savait, il n’aimait pas cet endroit. Pourtant, elle comptait bien s’y rendre.
Heliana s’arrêta, ils étaient arrivés à destination. Le nuage se dissipa et les trois êtres se retrouvèrent face à une grosse porte en bois. La jeune femme souffla une brise glacée sur la porte. Celle-ci devint aussitôt blanche comme neige et s’ouvrit. Elle fit signe à l’inconnu de descendre du renne et de la suivre. Heliana préféra laisser l’animal dehors, il pourrait ainsi se reposer en les attendant.

L’intérieur de la grotte était froid néanmoins il n’y avait pas une brise de vent. Ce froid sec devait certainement être un peu plus supportable pour le jeune homme qui se tenait à côté d’Heliana. Refermant la porte derrière elle, la jeune femme se pencha vers le sol. Elle récupéra un morceau de couverture qu’elle gardait ici. Elle avait déjà amené plusieurs êtres humains et leur avait prêté cette épaisseur. Rare étaient ceux qui étaient sortis vivants. Elle la tendit au jeune garçon. S’il la refusait, tant pis pour lui, qu’il ne se plaigne pas du froid.

Aux yeux d’Heliana la grotte était magnifique. Elle était recouverte de glace, elle brillait comme des diamants et le reflet d’elle et de son prisonnier apparaissaient sur chaque paroi de celle-ci. Bien entendu elle se doutait que pour le garçon cet endroit était beaucoup moins joli et certainement moins féérique. Ils atteignirent le cœur de la grotte en silence. A ce moment-là, Heliana s’arrêta, désignant du bout des doigts le spectacle qui s’offrait à eux :

Le jeune inconnu put admirer plus d’une centaine de statuts glacées. Toutes plus étincelantes les unes que les autres, n’importe qui en les voyant aurait dit que l’artiste était vraiment très fort et incroyablement talentueux. Sauf que ces statuts n’étaient que des habitants de Queer Tale.
Pensive, elle se mit à sourire :

« Voilà ce qui t’arriveras si tu ne daigne pas répondre à ma question et te montrais un peu moins insolent avec moi… »
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Mar 18 Mar 2014 - 13:21

let's play a game

Les pieds plantés dans la neige, Cain avait attendu le verdict de sa geôlière. Il y avait eu un petit temps d’immobilité au milieu de ce décor silencieux. Le caprice  qu’il venait de tenter était risqué et il en était parfaitement conscient. La femme qui avait décidé de faire de lui un prisonnier le temps qu’il lui prouve sa valeur -quelle blague- n’était clairement pas une personne normale. Certes, avoir pour compagnon un renne n’était pas une chose commune mais ce n’était pas ce qu’il y avait de plus inquiétant, surtout que l’animal n’avait rien d’hostile même après  le changement de statut d’inconnu à captif qu’avait subit l’adolescent. Non, le principal problème se situait dans cette capacité à geler ou même simplement refroidir que possédait la sorcière.

Elle ne pouvait décemment n’être que ça, une sorcière. Mais en plus de souffler le froid depuis la paume de ses mains à la peau laiteuse, elle semblait également capable de lui donner un semblant de vie. Alors qu’il s’était évertué à trainer et à ralentir leur avancé, il n’avait pas non plus manqué de constater qu’une fois que la couche blanche et froide avait recouvert le paysage, la jeune femme avait commencé à se détendre, jouant dans la neige comme une enfant. Une enfant aux capacités bien étrange comme celle de donner vie à un bonhomme de poudreuse qui s’en était allé le plus simplement du monde, mais une enfant malgré tout. Pour sa part, Cain n’aimait pas la neige,  sans doute parce qu’avant de fouler le flan de cette montagne en bien désagréable compagnie, il n’avait vu que la bouillasse marron qu’était les rares chutes de flocons sur sa région, celles-ci n’aboutissant en plus qu’à une restriction encore plus grande du peu de liberté qu’il avait à cette époque. Alors, n’évoquant que le froid et la salissure, la neige n’avait donc jamais réellement eu d’attrait à ses yeux.

Le leader de leur petit groupe disparate finit par se tourner vers lui pour, de toute évidence, jauger si son exigence mérité une morte lente ou rapide. Mais contre toute attente, le regard glacé qui se posa sur Cain ne fut pas aussi froid qu’il l’aurait pensé. Il n’était pas sûr de ce qu’il y voyait. De la pitié ? Le fait qu’il serre ses bras contre lui pour s’empêcher de trembler de froid, ses lèvres ayant pris une couleur légèrement violacée, n’était pas une raison suffisante pour qu’il accepte ce genre de considération magnanime de la part de celle qui l’avait mis dans ce pétrin. Elle finit par s’approcher doucement de lui, et même s’il aurait bien volontiers creuser à nouveau la distance qui était entre eux, le brun était bien trop frigorifié pour esquisser le moindre mouvement superflu.

« Je ne vous enlève pas vos menottes, mais je vous laisse une monture. Nous sommes bientôt arrivés. »

S’il cela ne lui avait pas demandé une énergie qu’il préférait économiser pour le moment, Cain aurait surement répondu d’un ton sardonique qu’elle lui faisait trop d’honneur. Mais c’était une maigre victoire dont il se contenterait. Pour le moment, même si elle ne pensait sans doute pas de la même manière, il avait gagné un point. Il avait réussit à obtenir quelque chose d’elle alors que l’inverse n’était clairement pas acquis. C’est donc sans un mot, principalement parce que sa mâchoire était bien trop crispée pour laisser à sa morgue le soin de tisser quelques paroles venimeuses, qu’il grimpa à cru sur sa monture de fortune.

Il fallait l’admettre, un renne  était bien moins confortable que les chevaux pur-sang qu’il avait l’habitude de monter à la demeure. N’ayant pas la moindre prise digne de ce nom, Cain finit par simplement s’appuyé contre le coup de l’animal, récupérant un peu de sa chaleur dans l’espoir de retrouver quelques sensations dans le bout de ses doigts entre autre,  l’une de ses mains agrippant légèrement son pelage dans une tentative de prise pour ne pas tomber. Cette improvisation fut bien plus efficace qu’il ne l’aurait cru et, mise à part quelques rattrapages au bois les plus bas du cervidé sauvage, le brun se contenta de rester contre la chaleur de la bête en reprenant un semblant de force, ayant renoncé, depuis longtemps déjà, à retenir le chemin qu’ils empruntaient.

Finalement, ils s’arrêtèrent, alors qu’une légère somnolence avait commencé à s’emparer de Cain, devant une porte étrange qui s’ouvrit par un nouveau sortilège dont il ne se formalisait même plus. Il n’était clairement plus à un témoignage de tour étrange de la part de la jeune femme. De toute évidence, sa monture n’irait pas plus loin, c’est donc avec un rien de mauvaise humeur que l’adolescent descendis de son perchoir, s’enfonçant dans la neige dans une grimace qu’il ravala bien vite. Et dire qu’il avait presque réussit à se réchauffer…

A peine avait-il fait, bon gré mal gré, quelques pas dans la grotte que la porte se refermait derrière lui. Le point positif, c’est que l’absence de vent rendait la température un peu plus supportable. Et puis, quand bien même l’unique issue serait restée ouverte, avec ces entraves magiques aux poignets, il n’aurait pas pu aller bien loin.
La maitresse des lieux lui tendit un morceau de tissu usé jusqu’à l’os qu’elle avait ramassé sur le sol. S’il n’avait pas été sur le point de geler sur place, il aurait sans doute repoussé du revers de la main cette pelure, refusant de s’abaisser à poser quelques choses d’aussi grossier sur ses épaules. Mais dans le cas présent, s’il ne se couvrait pas très rapidement, il y avait de grande chance qu’il finisse par succomber d’hypothermie. Il attrapa alors le tissu d’une moue contrariée, sans même esquisser l’once d’un remerciement et l’enroula autour de ses épaules, comme il le pouvait malgré ses menottes.

Maintenant que la température était passé au rang de préoccupation secondaire, il commença à regarder autour de lui dans quel endroit miteux elle avait bien pu le trainer et il fut assez surpris de ce qu’il s’offrait à ses yeux. Certes, ca n’avait pas le luxe d’un salon aux meubles de bois de couleurs chaudes et aux tentures brunes et rouge, mais ca avait un charme certain. Ca n’était pas une simple grotte glacé, il y avait une certaine forme d’élégance qui aurait presque pus rendre l’endroit agréable. Sans doute que la sorcière avait agrémenté les parois de glace grâce à ses sortilèges, offrant des miroirs naturels d’une originale singularité. Mais tout ceci, Cain ne l’admettrait jamais à voix haute. Il se contenterait de critiquer si jamais on lui demandait son avis et de se taire si on ne le faisait pas.

Contraint de suivre la jeune femme, le duo finit par atteindre ce qui semblait être le cœur de cet endroit. Tel un mécène fier de sa collection, elle désigna d’un geste simple sa collection. Cain n’avait jamais été un grand amateur de sculptures, quelles soient de marbres, d’argile ou de glace. Il se contenta de balayer l’endroit du regard, constatant malgré tout que l’ouvrage était soigné, jusque dans certains détails qui semblaient presque trop… détaillés ? Même si le froid le ralentissait un peu, il n’en était pas devenu idiot pour autant. Les petites démonstrations qu’avaient pu faire la demoiselle depuis leur rencontre suffisait d’éclairé cette collection macabre sous un nouveau jour : ce n’était pas ses œuvres mais ses victimes. Il ne fallut pas longtemps pour qu’elle confirme ses présomptions, d’une menace doucereuse qui ne la rendait pas moins létale.

« Voilà ce qui t’arriveras si tu ne daigne pas répondre à ma question et te montrais un peu moins insolent avec moi… »

Sa question. Elle commençait à le fatiguer avec cette idée idiote qu’il doit se montrer digne de quoique se soit à ses yeux. L’insolence, elle pouvait clairement s’assoir sur l’idée qu’il s’en détache, c’était quelque chose qui faisait partis de lui de la même façon que ces cheveux bruns. On ne pouvait pas demander à quelqu’un de changer sa nature et espérer qu’il le fasse simplement pour une paire de jolis yeux bleus.

« Quelle piètre cours que voilà, milady. »

La couverture lui ayant apporté suffisamment de chaleur pour qu’il soit moins crispé, Cain avança dans la pièce, observant de près une des statues, malgré tout légèrement curieux. Il se posait un certain nombre de question sur  cet état. Est-ce que les personnes statufiées continuaient de vivre et de voir le monde autour d’eux, prisonnier d’une coque de glace. Le brun se déplaça légèrement en face de l’une des sculptures, essayant de voir une quelconque réaction mais il semblait qu’il ne s’agissait là que de nature morte. Il poussa un léger soupir avant de finalement reporter son attention vers la jeune femme à la triste collection.

Avoir pour unique compagnie des statues silencieuse, un renne et quelques golems de neige, voilà qui la rendait presque digne de pitié. S’il n’avait pas été dans la situation d’être prisonnier d’une sorcière en mal de compagnie humaine, il aurait sans doute fait l’effort d’avoir un semblant de peine pour elle. Après tout, il connaissait le poids de la solitude et du silence, même lorsqu’on était entouré.

« Je n’ai pas plus de réponse à donner que dans les bois. » finit-il par dire en haussant les épaules, n’énonçant qu’une stricte vérité dont l’évidence à ses yeux posait dans sa voix un ton las. Il finit par regarder la statue qu’il avait détaillé à nouveau avant de reprendre : « Et je doute que j’en aurais d’avantage une fois ajouté à votre collection. ».

Même s’il y avait cette insolence propre à sa personne, Cain se contentait de dire les choses telles qu’il les pensait. Il avait bien compris qu’il était dans un endroit où la logique était défiée par une magie obscure dont il ne connaissait pas les limites. Il tira l’enveloppe qu’il avait rangée dans l’une de ses poches à son réveil dans cette étrange contrée. Ca avait été son seul indice et c’était surement la chose qu’il comprenait le moins parmi toutes celles dont il avait été témoin.  

C’était comme avoir toute les règles qui régissaient son existence chamboulées l’espace d’un battement de cil mais ne pas avoir la moindre idée de la nouvelle norme. Tout et rien était possible à présent. La seule chose dont il était certain à cet instant, c’était de lui-même. Et ceci ne lui offrait qu’une base précaire.
Un nouveau soupir passe la barrière de ses lèvres alors que l’engourdissement du froid rendait ses paupières plus lourdes qu’elles n’auraient du l’être. Tout ceci était vraiment usant mais il n’avait pas la moindre intention de baisser les armes, pas en présence de cette femme du moins. Observant une dernière fois la statue aux traits féminin, il finit par s’en éloigner tranquillement, marchant dans cette pièce comme on visite un musé, arpentant les espaces  entres les sculptures, slalomant entre ces êtres de glace qui, sans le savoir, lui offrait sans doute une maigre protection contre les éventuels emportements de la dame des neiges.

« Mais si vous voulez que je joue à ce petit jeu, milady, il va falloir m’en expliquer les règles. »

Obtenir le plus d’information possible, se débarrasser de ses entraves et fuir cet endroit. Un plan somme toute sommaire et qui serait sûrement sujet à quelques modifications selon le déroulement des événements mais il devait commencer par là. Car si l’altitude semblait améliorer l’humeur de son hôte, elle n’était pas aussi charitable avec le jeune garçon qui avait l’impression de respirer avec un poids sur la poitrine. La ruse et les mots seraient sans doute l’unique moyen de se sortir de cette situation, de cet endroit.  


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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Mer 19 Mar 2014 - 13:59
« Quelle piètre cours que voilà, milady. » Telles furent ses paroles. Cela irrita une fois de plus la jeune femme. Quand cesserait-il de se comporter de la sorte ? Faisant mine de ne rien avoir entendu, elle préféra ne rien dire. Elle était plus que lassée de s’abaisser à répondre à cet inutile personnage.

La Reine des Neiges laissa l’inconnu se « balader » au travers de ses statuts. Il pouvait les contempler tant qu’il voulait. Elle voulait réellement qu’il comprenne ce qui l’attendait s’il continuait à se comporter ainsi. Tout du moins, si cela était possible … Aux yeux d’Heliana ce jeune garçon était un vrai idiot. N’importe qui aurait facilement pu comprendre comment l’amadouer et comment lui faire plaisir… Sauf lui. Il avait beaucoup trop de fierté ? Il n’était pas prêt à faire de concession ? Qu’importe, tout ce qu’il finirait par trouver était la mort, tout simplement.

En un haussement d’épaule il lui répondit le plus simplement du monde : « Je n’ai pas plus de réponse à donner que dans les bois. »

Portant son regard sur les statuts, il bien comprit quel sort l’attendait. Plus il parlait, moins Heliana avait de doute quant au fait de le transformer.

« Et je doute que j’en aurais d’avantage une fois ajouté à votre collection. ».

Ce pauvre imbécile n’était donc pas capable de lui décrire ne serait-ce qu’une once de son utilité. Que faisait-il donc sur terre ? Pourquoi était-il né ? A priori, errer sans but jusqu’à finir ses jours. A plusieurs reprises la jeune femme lui avait donné l’opportunité de se vendre, de sauver sa peau. Il refusait de baisser les armes ? Il n’était donc plus du recours d’Heliana. Son sort était à présent scellé et elle n’avait que faire de la vie de ce personnage. Il l’avait énormément énervée, avait osé la traiter comme un être inférieur et trouvait encore le moyen l’irriter. Il n’était décidemment bon à rien. Même en tant qu’esclave ou que palefrenier, elle n’en voudrait pas.

Elle l’observa une dernière fois, circulait au entre les statuts de glace. Elles étaient toutes très anciennes, chacune des personnes avait fini par succomber au froid. Mais ce que le jeune impertinent ignorait était qu’avant de devenir des statuts immobiles, ces victimes étaient restées vivantes pendant plusieurs jours. Paralysées par la glace et le manque d’oxygène, elles avaient toutes souffert de leur mort. Elles avaient toute dû faire face à leur destin. A présent, c’était au tour de l’inconnu. Alors qu’Heliana réfléchissait à quel endroit l’entreposer, il prit une nouvelle fois la parole :

« Mais si vous voulez que je joue à ce petit jeu, milady, il va falloir m’en expliquer les règles. »

La Reine des Neiges ne cilla guère. Venait-il enfin de comprendre que s’il ne se pliait pas à ses exigences sa vie pendrait fin ? Dans tous les cas, elle n’était plus d’humeur. Plus que lassée, à présent elle voulait rentrer dans son château. Elle allait se reposer, retrouver son ami et son prisonnier-invité qui les attendaient dans ses murs glacés. Elle n’avait plus de temps à accorder à ce demi homme pour le restant de la journée. Elle lui répondit sur un ton glacial :

« Faites donc fonctionner votre mémoire. Les choses sont simples, vous me donnez une raison de vous épargnez ou  vous intégrez ma collection. »

Heliana ne se donna pas la peine de lui préciser que, dans tous les cas, il ne quitterait plus son château librement. Même si par un miracle il réussissait à lui montrer qu’il pouvait lui être utile, elle le garderait à ses côtés. Pour la Reine des Neiges les choses étaient très simples : toutes les personnes qui avaient connaissances de son identité étaient soit tuées, soit à son service. Il n’y avait nulle discussion possible.

La Reine des Neiges lança un dernier regard à l’inconnu. Il était temps pour lui de réfléchir et surtout de trouver une réponse. Elle laissa jaillir de la glace de ses mains et commence à créer une prisons de glace entre les statuts. Il y avait temps d’êtres glacés que la prison était tout sauf régulière. Sa forme si étrange ne dérangeait aucunement Heliana. Qu’elle soit ronde, carré, en étoile ou triangulaire dans tous les cas sa fonction était la même : garder enfermé cette pauvre chose. Le misérable insecte ne pouvait maintenant plus sortir, ni de sa prison glacée, ni de la grotte. Peut-être que les espaces réduits l’aideront à réfléchir d’avantage …

Heliana s’éloigna avec la ferme intention de quitter la grotte pour aujourd’hui. Sans prendre la peine de se retourner, elle ajouta toujours aussi froidement :

« Vous avez 24h00 ».

Sa voix était claire et sans appel. Elle en avait marre de laisser cet individu s’adresser à elle comme bon lui semblait. Il ne parvenait pas à contrôler ses dires ? Elle lui empêcherait donc d’en prononcer d’avantage.
Sur ces dernières paroles, elle prit la direction de la sortie.

HRP : Voilà à présent 3 solutions me viennent à l'esprit :
- Cain reste ici pour la nuit jusqu’au retour d’Heliana
- Cain trouve un moyen de s’enfuir (le rp  touchera donc à sa fin)
- On fait intervenir un troisième personne (où pour t’aider, où pour me « raisonner », où pour te « raisonner »
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Mer 19 Mar 2014 - 20:44

don't leave me here alone

Il ne fallait pas être devin ou un quelconque medium pour se savoir que les quelques réponses de Cain ne plaisait pas à la jeune femme. Et pourtant, il n’en avait pas d’autre. Ca n’était même pas  une question de défi idiot que lui aurait dicté sa fierté -cela n’aurait pourtant rien eu d’étonnant de sa part-. Dans cet endroit, cette contrée inconnue, il ne savait pas quel pouvait être son but, si ce n’est retrouver le chemin pour rentrer chez lui. Là où les choses étaient simples et limpides, où la magie n’existait que dans les livres et où on ne risquait pas sa vie en ouvrant simplement la bouche.

Cain déambulait sans réel but dans la grotte, passant à coté de plusieurs statues qu’il regardait sans s’y attarder. Il y avait vraiment de tout, comme cette jeune fille à la mine boudeuse ou encore cet homme à l'air désagréable, ce dernier ayant surement été gelé en un temps record. C’était sans doute le sort qui l’attendait à moins qu’il ne parvienne à trouver  ce que pouvait bien attendre la jeune femme de lui. Il ne fallait pas croire que son sort le laissait indifférent, après tout l’adolescent n’avait rien d’un suicidaire, il s’était même donné les moyens de vivre la vie qu’il désirait, même si la situation dans laquelle il se trouvait ne faisait pas réellement partit du plan.

Le regard courroucé de la sorcière, loin de s’attendrir, finit par être emprunt d’une lassitude à peine voilée. Visiblement, ces interminables palabres n’épuisait pas seulement le brun et, dans un instant de naïveté qui -quand il y repenserait plus tard- tenait presque de l’idiotie, il se dit qu’elle finirait par tout bonnement le relâcher dans la montagne pour l’abandonner à son triste sort. Certes, cela l’aurait mis dans une situation fâcheuse mais c’était toujours mieux que de finir parmi toutes les sculptures qui trônaient à l’abri de cette grotte.

« Faites donc fonctionner votre mémoire. Les choses sont simples, vous me donnez une raison de vous épargnez ou vous intégrez ma collection. »

Cain fronça les sourcils de sa position, ses poings se serrant. Cette inlassable question qu’elle ne cessait de répéter comme un disque rayé. La fatigue et le froid rendait les nerfs du jeune garçon bien plus à fleur de peau qu’ils n’avaient pu l’être. Ses doigts crispés sur la piètre couverture qu’elle avait daigné lui donner, il s’apprêta à lui rétorquer qu’elle n’avait qu’à lui dire ce  qu’il avait à faire plutôt que de jouer les sphinx de glace. Mais avant qu’il ne puisse dire le moindre mot, elle esquissa un geste qui le figea dans un vif instinct de survie, son souffle se retenant durant un bref mais réel instant alors que la glace se dressait autour de lui dans une prison bien plus réelle qu’une simple privation de sa liberté de mouvement de ces poignets.

Il fallut quelques instants au garçon pour réellement réaliser que l’espace qui lui était octroyé réduisait  à vue d’œil. Mais sitôt que l’information fut assimilée, il se précipita vers l’un des murs de glace qui était déjà trop haut pour qu’il le passe, l’étoffe tombant sur le sol dans son mouvement. Son poing frappa la paroi glacée alors qu’il regardait la silhouette s’éloigner vers une sortie qui lui était désormais inaccessible. Que se soit à cause de l’attitude, de la colère ou bien du à l’étroitesse de sa geôle, la respiration de Cain était devenu bien plus courte, formant de la vapeur presque à la même vitesse que le temps égrainait les secondes qui passaient. La dame des neiges finit par le laisser là, seul au milieu de ce cimetière de givre, lui laissant pour unique compagnie les derniers mots qui lui annonçait le temps qui lui resterait avant sa sentence.

« Comment pourrais-je répondre alors que je ne sais même pas ce que vous attendez de moi !? »

Sa voix colérique se répercuta dans un écho autour de lui, le laissant seul témoin de ces mots qu’il avait finit par articulé trop tard. Il ne lui servait à rien de fouiller sa mémoire dans l’espoir d’y trouver une réponse, il le savait. Toute sa vie, il n’avait fait qu’une chose : répondre aux attentes de son père pour tenter d’obtenir son attention et s’occuper de sa mère à la raison vacillante. Les seules choses qu’il avait fait de son propre chef avait été de s’enfuir de sa cage doré qu’était la dépendance où il vivait, en quête de liberté et de la lumière des étoiles. Alors, tant qu’on ne lui montrait pas ce qu’on attendait de lui, il était proprement  incapable de savoir à quoi il pourrait être utile. S’il ne pouvait être le fils d’un Berkeley, s’il ne pouvait être un héritier tant désiré, s’il ne pouvait être un fils aimé, Cain ne savait pas ce qu’il était. Sans doute n’était-il rien de plus qu’un enfant qui aurait grandit trop vite.

Le silence retomba très rapidement, rythmé du souffle rapide de Cain qui tentait de maîtriser son angoisse comme il le pouvait. La solitude, l’obscurité et une prison. Il ne fallait pas vraiment plus pour attaquer ce vernis de prétention et de complexe de supériorité qu’affichait le jeune. Les mains appuyés contre le mur de sa prison, il était resté plusieurs minutes à fixé la sortie de la grotte, se disant qu’elle avait peut-être entendu ses mots et qu’elle allait revenir.

Mais, devant l’évidence que ce n’était pas le cas et maintenant qu’il n’y avait plus personne à impressionner si ce n’est une forêt de mort conservé par le froid, la panique commençait à gagner du terrain. Dans un premier temps, l’adolescent tenta de briser la glace qui l’emprisonnait, ordonnant à la maîtresse des lieux de revenir, de ne pas le laisser ici. Il ne voulait pas rester ici tout seul dans cette cage. Il avait l’impression d’étouffer. Mais il fut bien forcer de constater qu’à part l’épuiser, ses efforts n’avaient pas le moindre effet. Comme un animal pris au piège, il commença alors à tourner en rond, en essayant de réfléchir. Tout ceci était tellement absurde, il fallait à tout prix qu’il se réveille de ce cauchemar. Une sorcière de glace qui l’enfermait en attendant de savoir de quelle manière elle allait le tuer, par le labeur ou un sortilège, tout ceci semblait sortir d’un conte farfelu à la morale obscure. La raison se laissa à nouveau submergée par l’angoisse et, à présent que les sensations étaient revenues au bout de ses doigts gelés, il recommença à frapper aussi fort qu’il le pu la paroi, en vain.

Incapable de savoir combien de temps il s’était passé depuis le départ de la sorcière, Cain avait finit par  se calmer et s’était s’assit à même le sol froid, la couverture autour de lui, incapable de dormir avec les ombres étranges que formaient les statues dans l’obscurité. Ses mains avaient finit par être abîmées par le froid et les coups répétés qui avait tout juste fendu sa cage mais clairement pas assez pour qu’il puisse espérer sortir d’ici. Son front appuyé contre le mur de glace, le petit brun peinait à garder les yeux ouverts, s’était habitué à l’obscurité, il s’efforçait de ne pas lâcher la sortie du regard. Il ne lui restait plus que ça de son précieux plan bancal. L’espoir de l’apparition miraculeuse d’une opportunité de s’enfuir. L’idée même de devoir braver la neige et le froid de la montagne lui était égale, tant qu’il pouvait être dehors, à l’air libre. Loin de cette prison et de cette obscurité. Loin de cette solitude.


Dernière édition par Cain Berkeley le Ven 4 Avr 2014 - 21:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Jeu 20 Mar 2014 - 19:04
Edward a toujours rêvé d'aventure épique, d'un voyage initiatique dans toute la contrée ou tout du moins de quelque chose qui s'en approche et de préférence sans aucun danger. C'est pas qu'il est trouillard, le petit, mais faudrait pas que ça blesse, défigure ou tue l'être parfait qu'il est, non mais oh. L'occasion ne s'est jamais présentée jusqu'à maintenant, mais là, enfin, il tient une raison pour faire atteler Marguerite et partir, épée en bois à la ceinture, avec un air des plus héroïques ! Les préparatifs commencent, rien n'est laissé au hasard. D'abord le plus important, le thé ! Tout le nécessaire soigneusement emballé, il ne s'agit pas de casser ces si jolies tasses en porcelaine pendant le voyage. Ensuite, une tenue de soirée, comme on dit « On sais jamais qu'est-ce qui peut arriver... ». Imaginez qu'en chemin il rencontre le prince ou la princesse de sa vie, il serait totalement impensable de lui faire la cour dans des vêtements communs, sans aucun goût, ni personnalité. On est un gentleman ou on ne l'est pas, et le lièvre a depuis longtemps fait son choix ! Et enfin, quelques babioles et autres vêtements sans grand intérêt. Bref, tout est prêt, il est temps de se mettre en route et accomplir la mission qu'il s'est donné.

C'est donc à dos d'âne, les genoux remontés jusqu'au menton ou presque parce que la bête n'est pas assez grande pour lui, qu'il part après un dernier regard pour sa si belle demeure. Un peu de nostalgie traverse son regard alors qu'Ed ne s'est même pas encore éloigné de dix pas, mélodramatique comme toujours, se voyant déjà en héros solitaire à errer dans les terres désolées, sa tasse de thé à la main et le petit doigt levé. Il n'y a pas le choix, le lièvre se doit d'avancer, il en va de sa vie qui se trouve en ce moment bousculée. Et oui, son cher Mad Hatter à disparu depuis une semaine et c'est un drame, une catastrophe qui perturbe le quotidien du pauvre garçon. Comment savourer la boisson qui lui est si chère s'il n'y a pas son acolyte à ses côtés pour discourir avec lui ? Ces instants T de thé perdent petit à petit de leur sens et rendent la boisson si amère, ce qui ne peut décemment plus durer. Edward va retrouver son ami et le ramener à la maison par le bord du chapeau et l'obliger à reprendre leurs bonnes habitudes : déguster le liquide ambré et se prélasser dans le jardin. C'est ça leur vie, pas une autre.

« Hue dada ! »

Un petit coup de talons et Edward par au trot vers de nouvelles aventures. En grand courageux qu'il est, monsieur évite de s'éloigner des grandes routes, se repose dans des auberges de luxe et s'arrête toutes les heures pour se boire une tasse de thé. Autant vous dire qu'au bout de deux jours, il est toujours pas sortit de Crudelis... Et au bout de trois, le lièvre s'est retrouvé paumé dans la forêt de Nivis à se lamenter sur son sort et son pauvre petit confort perdu, sans compté sur la neige tout partout. Si au moins il savait faire du feu, mais même pas ! Ô rage, ô désespoir ? Pourquoi a-t-il fallu qu'il se lance dans une telle entreprise ? Une chose est maintenant certaine, Ed n'est pas fait pour les aventures. C'est la faute de Keith, tout ça ! Qu'est-ce qu'il a eu a disparaître comme ça ? Le jeune homme resserre son long manteau autour de sa taille et souffle dans les mains tout en scrutant l'obscurité qui a gagné beaucoup trop de terrain depuis qu'il hère dans cette maudite forêt.

« Mais avaaaaaaaaaaaaaaaaaaance ! Vilaine bête ! Pas gentille ! Je te préviens, j'vais te laisser là ! Gnnnnnnnn ! »

L'âne a décidé qu'il a assez marché comme ça et que ça suffit, sauf que le cher Edward, accroché à lui et tirant de toutes ses forces n'est absolument pas d'accord. Ils vont quand même pas s'arrêter dans cette purée blanche, tout de même. C'est franchement pas rassurant et il veux un liiiiit ! C'est bien la première fois que le jeune homme ne dort pas de la nuit. Bon. Puisque c'est ainsi, il attache la bête à une branche et s'en va, en grand courageux, les oreilles plaquées au crane et le pompon frétillant de peur, faire du repérage, histoire de trouver un abri ou une route. Tss ! En être réduit à marcher, quelle déchéance, sans compté qu'on voit à peine dans cette... BOUM !

« Purée de petits pois à la carotte !! »

C'est qu'il vient de se manger une porte, le con. Mais c'est pas possible, ça ! C'est quoi ces gens qui foutent ça n'importe où ? La colère monte, Ed en oublie presqu'il cherchait un abri. Il va leur faire entendre sa façon de penser, vous allez voir ! Il frappe du poing, pestant contre les malotrus habitant là. Attend quelques secondes. Allons bon, malpolis en plus de ça. Si c'est ainsi, il entre. Le lièvre bande ses muscles, pousse les battants et pénètre dans la grotte gelée. Brrr ! Qui peut bien vivre dans ce genre d'endroits ? Ça manque clairement de chaleur, d'une table dressée et de thé.

« Ya quelqu'un ? …. Ah ! »

C'est à cet instant qu'il aperçoit un garçon installé dans une espèce de construction de glace. Edward s'empresse de poser sur lui un regard sévère et réprobateur.

« Monsieur, je tiens à vous dire que c'est tout à fait scandaleux, d'installer des portes à des endroits pareils ! Vous pourriez au moins installer un panneau et faire quelque chose contre cette brume ! J'ai faillit y laisser mon nez quand je suis rentré dedans par inadvertance ! Qu'auriez vous fait si mon si beau visage avait été défiguré à jamais, hein ? Et votre décoration... Quel horreur, quel manque cruel de goût ! Les statues sont certes très belles, mais sincèrement, ça manque d'un feu. »

Il pose les poings sur ses hanches et s'avance vers la construction de quelques pas.

« Et votre façon d'accueillir les invités est indigne d'un gentleman ! Vous auriez pu au moins faire l'effort de venir m'ouvrir la porte. Enfin, pour cette fois je vous pardonne si vous m'offrez un lit et une bonne tasse de thé. …. Et dites moi, vous savez où se trouve Keith en ce moment ? »

Du regard il fait le tour de l'endroit, cherchant à savoir s'il y a quelqu'un d'autre qui vit ici.

« Et où sont vos parents ? »
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Dim 13 Avr 2014 - 21:08
Le jeune enfant prononça quelques mots, Heliana était déjà loin. Elle se moquait bien de ce qu’il pouvait lui dire. Elle le savait, il allait encore chercher à la provoquer. Il faut bien avouer qu’elle était réellement lassée pour la journée.

Ne prenant pas la peine de fermer la porte à clé, elle appela son renne et rentra avec lui au château. Enfin elle allait pouvoir se reposer, se prélasser et profiter de son prisonnier. Heliana ne put s’empêcher de soupirer, si elle avait accepté d’envoyer un soldat de de neige à sa place, il aurait déjà tué l’inconnu et elle n’aurait pas perdu son temps pour cette misérable bestiole. Tant pis, les choses étaient faites … D’ailleurs, en y repensant, la Reine des Neiges ne savait absolument pas quoi faire de lui. Peut-être allait-elle lui trouver une place de serviteur ou autre dans son château. Faut-il qu’il reste en vie toute la nuit …

Enfin arrivée dans sa demeure, Heliana se dirigea dans ses appartements. Elle décida de prendre un bon bain pour se détendre. Contrairement à la plupart des personnes, pour elle, bon bain signifiait bain glacé, bien entendu. Elle enleva ses vêtements et entra dans la baignoire, se délectant de ce moment de douceur. Elle ferma les yeux et profita. Ce répit ne fut que de courte durée. Un garde frappa violemment à la porte, lui signalant que c’était urgent.

« Et bien parle, je t’écoute ! »

L’homme de glace lui signala (à travers la porte), qu’il y avait eu du mouvement près de la grotte. A priori quelqu’un était entré, une sorte de lapin. Un Lapin ??! Heliana fut très surprise par cette annonce.

Elle ne put s’empêcher de soupirer, une fois encore, sa tranquillité était interrompue à cause de ce misérable garnement.  Elle sortit de son bain et alla se changer dans sa chambre. Sa robe était bien plus simple que la précédente, faite de velours blanc comme neige. Heliana laissa son renne dans son box. Elle préférait le laisser se reposer et, de toute manière, le chemin jusqu’à la grotte n’était pas très long.

Lorsqu’elle sortit dehors, la lune était haute dans le ciel. La nuit était  bien entamée. Avec un peu de chance l’inconnu ainsi que le nouveau visiteur étaient morts de froid. Heliana prit tout son temps pour accéder à la grotte. Elle n’était nullement pressée de se refaire importunée.

Une fois arrivée à destination, elle se rendit bien compte que la porte était entre-ouverte. La jeune femme ne put s’empêcher de lâcher un nouveau soupire. Elle entra à son tour dans la grotte. Chacun de ses pas raisonnaient un par un.

Scrutant la grotte, la Reine des Neiges constata que la prison de glace n’avait pas bougée, rien de bien étonnant vu le froid qu’il faisait. Néanmoins, elle aperçut une ombre noire qui semblait en pleine conversation et ne cessait de parler. Effectivement, Heliana avait l’impression qu’il avait des oreilles de lapin. Ne pouvant le discerner avec précision, elle prononça à voix haute :

« Et bien je constate que vous vous permettez de recevoir des gens chez moi, sans même  m’en mentionner le moindre mort.
Voilà un piètre moyen de vous échapper…
»

La Reine des Neiges continua de marcher.  Elle finit par arriver à hauteur de la prison de glace. Le nouvel arrivant était bien difficile à identifier. S’agissait-il d’un homme ? D’un lapin ? Heliana était bien incapable de se prononcer.
Décidemment, cette journée était de pire en pire et ne semblait pas prête de se terminer. Elle se retrouvait à présent face à un enfant irrespectueux et un individu mi-homme, mi-lapin. Etait-il possible de trouver quelque chose de plus étrange ?

Elle lança un regard glacial à la sorte d’animal. C’était cette chose qui venait de la déranger dans son bain… Sa voix fut tout aussi tranchante :

« Pouvez-vous me dire ce que vous faites ici ? »

Croisant les bras sur sa poitrine, la jeune femme attendit la moindre explication.


HJ : Désolée pour mon retard ! Je répondrais plus vite la prochaine fois c'est promis !
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Lun 14 Avr 2014 - 0:29

Is that a joke?

Alors que le froid et l’épuisement commençait à avoir raison de ton angoisse pour te tirer vers un sommeil qui n’aurait sans doute rien de salvateur, un bruit sourd fit sursauter Cain. Ses yeux verts se fixèrent sur l’endroit où il avait vu s’éteindre la lumière quand la sorcière l’avait abandonné dans cet enfer de glace alors que son estomac se serrait. Le temps était déjà écoulé ? Il aurait fallut qu’il s’assoupisse pour ça et il était persuadé qu’il n’aurait pas survécu à un petit somme sous une telle température. Alors il ne restait plus qu’une solution, une réponse qui réussit à donner suffisamment d’espoir à l’adolescent pour qu’il se redresse, se détachant de la paroi qui lui avait laissé les cheveux humides en commençant de fondre. C’était le miracle, l’opportunité qu’il avait attendu sans y croire.

Lourdement, plusieurs coups résonnèrent dans la grotte, confirmant la première pensée optimiste qui était en passe de devenir plus qu’une simple pensée alors que la porte s’ouvrait dans un grincement difficile. Cain plissa légèrement les yeux lorsque la lumière filtra à l’intérieur, le vent mugissant en s’engouffrant dans la grotte tout en faisant teinter quelques statues de glace. Les mains glacées du garçon serrèrent la maigre couverture autour de ses épaules alors qu’il se forçait à distinguer la silhouette qui ne semble pas l’avoir remarqué. Avant même qu’il n’est le temps de faire valoir sa présence, la voix d’un homme s’élève dans l’antre de givre dans une question qui trouva sa réponse bien vite.

« Y a quelqu’un ? … Ah ! »

Levant les yeux au plafond, un rien agacé de la lenteur à laquelle l’intrus avait réagit, Cain tentait de réfléchir au meilleur moyen qu’il pourrait  avoir d’utiliser ce petit imprévu qui n’était sûrement pas passé inaperçu aux yeux de la sorcière et s’il n’y avait qu’une seule chose de sûre, c’est qu’il fallait faire vite. Mais voilà, pour le moment, le froid s’était tellement installé que tous les muscles du jeune garçon étaient douloureusement contractés, à tel point qu’on aurait pu le croire tétanique si ses lèvres bleues ne donnaient pas une indication plus claire sur l’origine de son problème. Sa mâchoire était si serrée qu’il n’était même pas certain de pouvoir articuler une phrase correcte et il était donc proprement hors de question qu’il bredouille comme un illettré pour se faire comprendre.

Mais avant même qu’il n’est réussis à récupéré suffisamment de chaleur pour ne pas se montrer sous un jour trop pitoyable pour que son ego le supporte, voilà que l’homme -…avec des oreilles de lapin ?- c’était pris dans une véritable avalanche de reproche à l’égard de l’adolescent qui le fixait après avec un regard empreint d’une consternation qui ne semblait connaitre aucune borne. Plus son discours avançait et plus une chose semblait évidente aux yeux de Cain, même s’il en gardait un derrière son bandeau : cet individu était complètement et parfaitement stupide. Abasourdis par tant d’absurdité dans chacune de ses phrases, le petit brun ne put s’empêcher de répondre à chacune de ses interrogations –de toute évidences rhétoriques- dans sa tête, préférant clairement économisé son énergie pour autre chose qu’alimenter ce moulin à parole qui n’avait de toute évidence par besoin de son aide pour battre.

*- Mais bien sûr, un panneau pour mener à l’emplacement d’une geôle où trône un cimetière de glace. Tout ceci serait parfaitement logique… … … … … Si tu trouves ces cadavres de givre beaux, c’est que tu es la personne qui manque de gout dans cet endroit. Mais si l’envie de te prend de faire un feu, je t’en prie. -*

Finalement, l’incessant bavardage finit par l’épuisé presque d’avantage que n’avait pu le faire ses vaines tentatives de s’enfuir. Attendant patiemment –n’ayant de toute façon pas trop le choix- que l’homme termine de parler, Cain reposa sa tête contre la paroi. Que ce soit à cause de l’altitude, la fatigue ou la voix de l’autre qui résonnait, un mal de crâne presque aussi douloureux que les engelures qu’il avait sur les mains, avait finit par s’installer. C’était presque la goutte d’eau qui menaçait de faire déborder le vase déjà trop plein de ce qu’il pouvait supporter.

« Et dites moi, vous savez où se trouve Keith en ce moment ? »

Le regard du garçon se posa un bref instant sur le lapin, l’homme, enfin, peu importait ce qu’il était. Si la fatigue n’avait pas été si présente et pesante, sans doute aurait-il fait preuve d’un cynisme à toute épreuve, utilisant le fait que la seule personne de ce nom qu’il connaissait était l’un des domestiques qui travaillaient à la demeure principale. Il n’y avait de toute façon rien d’étonnant à ce qu’il ne fasse le rapprochement qu’avec une personne de sa maison, n’ayant jamais eu l’occasion de croiser la route de personne extérieur au domaine des Berkeley.

Lorsque la diarrhée verbale de son nouveau compagnon d’infortune –parce qu’il n’y avait aucune autre façon de décrire le hasard qui l’avait conduit à se perdre ici- Cain prit une inspiration d’air glacée aussi grande que ses poumons étaient capables de le supporter avant d’expirer calmement dans le but de réussir à détendre ses muscles encore endoloris. C’est à ce moment que la dernière question de l’invité surprise retentit. C’était une excellente question et le petit lord aurait bien aimé en connaitre la réponse.

« J’aurais bien volontiers planté un panneau, allumé un feu et dressé une table pour le thé, si cet endroit avait été chez moi. » finit-il par réussir à articuler d’une voix aussi forte que son état de faiblesse lui autorisait, sa gorge brûlant de froid à chaque inspiration. « Mais, comme vous n’avez pas l’air de le remarquer, je ne suis pas vraiment ici de mon plein gré. »

Pendant sa légère prise de parole, Cain remarqua que la paroi qui avait légèrement fondue à force de le supporter, montrait des signes de défaut. Il avait une occasion de sortir de cette prison de glace et en face de lui, il avait peut-être même l’opportunité de s’enfuir avec cet étrange individu qui semblait décidé à exposer sa façon de penser au propriétaire des lieux. Avant difficulté, vacillant légèrement dans la manœuvre, le brun se hissa sur ses jambes qui tremblaient presque sous son poids.

« Mais vous n’aurez qu’à faire part de votre façon de penser à la maîtresse des lieux… Elle ne va pas tarder je pense. »

Avant même que le lièvre ne puisse faire la moindre remarque, la porte glissa à nouveau en laissant à nouveau entré un souffle d’air froid qui épargna l’adolescent encore prisonnier. Lorsque l’on parle du loup. La sorcière de glace avança dans la grotte, l’air courroucé comme si elle n’avait pas passé plusieurs heures en dehors de cette pièce à se détendre loin de cette pièce lugubre. Même si savoir qu’elle n’était pas de meilleure humeur n’arrangeait pas Cain, un part de lui était content de voir son humeur à nouveau entamée… et cette fois, nullement par sa faute.

« Et bien je constate que vous vous permettez de recevoir des gens chez moi, sans même  m’en mentionner le moindre mort. Voilà un piètre moyen de vous échapper… »

Les mains du jeune garçon serrèrent le tissu. C’était injuste comme accusation. Comment aurait-il pu faire quoique se soit pour attirer ce parfait inconnu dans cette grotte ? Et puis, ce dernier ne l’avait pas aidé le moins du monde pour le moment, n’ayant même pas réalisé qu’il était prisonnier –et rien ne prouvait qu’il aurait fait quoique se soit même s’il l’avait compris-.

« Je ne me permet rien du tout. Comment aurais-je pu faire quoique se soit, étant enfermé… » grogna-t-il entre ses dents. Mais il était bien forcé de reconnaître –certainement à voix haute- qu’elle avait raison sur un point : ce lapin faisait un bien piètre moyen d’espérer s’enfuir.

Pendant que la jeune femme semblait s’occuper bien plus de l’intrus que de lui, Cain décida de concentré son attention sur la fissure qui avait commencé à fendre la glace sur la paroi du fond de sa prison, exerçant une pression dans l’idée de faire céder le mur dans son dos. Oh, bien sûr, il faisait ça aussi discrètement qu’il était possible de le faire mais il avait quelques doutes quant à la discrétion qu’aurait sa prison de glace à se briser. Et même lorsqu’il ne serait plus cloîtré dans ces murs de glace qui continuaient de l’oppressé, il n’y avait aucune garantie qu’il atteigne la sortie sain et sauf. Il était bien plus faible qu’il n’acceptait de le montrer, ankyloser par le froid, la fatigue et la faim qui commençait à poindre au milieu de tous ces maux.

Ah, si seulement il avait eu plus de temps seul avec cet inconnu, il aurait peut-être pu espérer le convaincre de l’aider. Il ne restait plus qu’à espérer qu’à ennemi commun, il finirait par l’aider ou ne serais-ce que favorisé sa fuite de cet endroit. Dans le cas contraire, il finirait sans doute par lui tenir compagnie au milieu de cette collection de sculpture de glace.
Un craquement, puis un autre. Le bas du mur semblait s’effriter sans que le reste n’en pâtisse ou ne s’effondre à son tour. Peut-être qu’au final, la situation n’était pas si désespérée que ça…
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Dim 4 Mai 2014 - 14:48
Froncement de sourcils alors qu'Edward tente d'analyser les informations fournies par son nouveau compagnon, qui le fixe d'entre les barreaux de sa prison de glace d'après ses dire. C'est une révolte qui commence à naître au fond de la tête de notre ami lapin. Comment peut-on enfermer un enfant si délicieux de la sorte ? C'est indigne ! C'est un scandale ! Si lui, Ed, avait eu à faire une telle chose, il l'aurait certainement fait avec beaucoup plus de classe, en offrant à la petite chose un endroit, certes fermé, mais bien plus confortable, non mais oh !

« Je suis scandalisé. Les gens n'ont plus aucune manière, de nos jours, vraiment. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de cloitrer les gens dans des prisons de glace, sans même une tasse de thé. Voyez, mon jeune ami, je suis de plus en plus atterré par le comportement du monde dans lequel nous vivons. Il n'y a plus aucun savoir vivre, c'est d'un navrant. A votre place, je porterais plainte à la Reine de Cœur ! Il faut vraiment que cette satanée bonne femme, délicieusement belle certes, reprenne un peu en main ses sujets. Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Avec des agissement de ce genre, qu'est-ce que les Lecteurs vont finir par penser de nous, dites le moi ? »

Edward est comme à son habitude, à babiller sur tout et n'importe quoi, sans vraiment se préoccuper du sort du garçon enfermé devant lui. Il ne lui vient même pas à l'idée d'aider le pauvre à s'échapper. En même temps, avec ses mains aux doigts fins, faits pour tenir avec délicatesse une tasse de thé, le lièvre de mars ne peut se permettre une telle entreprise. Voyez vous, si dans son acharnement il venait à se tordre le pouce ou pire ! … L'auriculaire ! Jamais plus il ne pourrait déguster une tasse brulatnte de thé avec la grâce qui lui est coutumière. Du moins, c'est ce qu'il pense.

« Je n'y manquerais pas, jeune ami. Il n'est vraiment pas permit de traiter les gens de la sorte. Cette Dame va clairement entendre ma façon de penser, croyez moi ! »

Apparition divine. Beauté fulgurante à vous glacer le sang. Edward reste coi devant l'arrivée froidement délicieuse de la jeune femme. C'est elle, la Maitresse des lieux ? Sa résolution précédente semble s'être envolée aussi vite qu'elle est apparue. Le lièvre lisse son jabot fushia et dégaine son sourire blancheur des neige en se tournant vers l'arrivante. Il est désormais Gentleman, le plus pur, le plus beau, le plus sublime. Un pas en avant et Edwrad se saisit de la main de la beauté fatale qui lui fait fasse, pour y déposer un baisemain.

« Ma Dame, par votre présence vous venez d'éclairer ma journée. Votre beauté irradie ces lieux, j'en suis tout retourné. Vous devez être celle que j'ai toujours cherché et c'est pour vous que je suis venu dans ces lieux. Ô grâce des grâces, laissez moi vous admirer encore un peu. »

Discours enflammé, alors qu'Edward se fait suave à souhait. Une meringue écœurante et dégoulinant de charme et de bonnes volontés. Il se redresse, tenant toujours la main de la demoiselle entre ses mains, pour la porter à sa poitrine.

« Cruel destin, par votre simple vue, vous venez de me ravir mon cœur. Prenez en soin, ma Dame, vous êtes la première à qui je l'offre. »

Mensooooonge ! Il faut savoir qu'Edward à la fâcheuse tendance de tomber amoureux d'à peu près tout ce qui bouge et qui semble majeur. D'un mouvement de tête, le lièvre indique le garçon prisonnier.

« J'étais justement entrain de discuter avec votre fils. Nous nous disions tous les deux à quel point vous aviez fait un travail remarquable dans la décoration de ce lieu. Et je tiens à vous dire que ça ne me dérange absolument pas que vous ayez des enfants. Je vous promets de les élever comme les miens et vous en faire d'autre s'il le faut ! »

Un regard en direction du garçon.

« N'est-ce pas que nous sommes amis ? Tu peux d'ors et déjà m'appeler papa, mon petit ! »
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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Dim 8 Juin 2014 - 19:19
En toute réponse, la Reine des Neiges entendit un étrange grognement. Le son provenait de son prisonnier :

« Je ne me permet rien du tout. Comment aurais-je pu faire quoique se soit, étant enfermé… »

Il n’avait pas tort et Heliana devait bien reconnaître  que ses propos n’étaient pas insensés. Qu’importe, elle n’allait pas lui faire le plaisir d’avouer qu’il pouvait avoir tort.

N’ayant pas le temps de répondre, le nouvel étranger s’approcha d’elle. Heliana se croyait en plein rêve. En l’espace de quelques secondes, l’homme-lapin se tenait devant elle et lui offrait un baisemain. La Reine des Neiges a toujours apprécié ce genre d’intentions. C’est une femme qui aime être bien traitée, chouchoutée et considérée à sa juste valeur. Néanmoins, le discours de l’étrange personnage devenait presque incompréhensible. Il parlait trop, beaucoup trop …

Heliana sursauta lorsqu’il déposa sa main sur sa poitrine.

« Cruel destin, par votre simple vue, vous venez de me ravir mon cœur. Prenez en soin, ma Dame, vous êtes la première à qui je l'offre. »

Que disait-il ? N’allait-il donc pas cesser de parler ? Un vrai moulin à paroles. Finalement, Heliana commençait à croire que son prisonnier précédent n’était pas si insupportable que ça.

A présent il lui parlait de décoration des lieux … Oui bien entendu, c’était visible des kilomètres à la ronde que cette grotte était absolument bien décorée … La Reine des Neiges ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Voilà qu’à présent le lapin prenait son prisonnier pour son fils. Jusqu’où son délire irait donc ?

Heliana retira sa main de l’emprise de l’homme-animal. Il fallait qu’il arrête ses hallucinations.

« Cher Monsieur je vous remercie pour vos manières mais cessez donc vos discours je vous prie.
Cette personne dernière nous n’est en aucun cas mon fils, il s’agit de mon prisonnier.
»

La Reine des Neiges se tourna vers le jeune garçon. Il semblait avoir encore plus froid que tout à l’heure. Rien de bien surprenant. Elle se doutait qu’il risquait de ne pas résister toute la nuit. Ressentait-elle de la pitié ? Non voyons, il l’avait bien trop énervée pour ça.

« Je suis ravie de constater que vous vous portez toujours aussi bien. J’espère ces petites heures dans le froid vous ont calmé, vous et votre mauvaise humeur. »

Heliana soupira et se mit à marcher lentement entre les statues de glace. Elle s’adresse à l’homme-lapin.

« Pouvez-vous me signaler la raison de votre présence ici ? Je ne pense pas que ce soit un lieu que vous avez l’habitude de fréquenter. »

Elle s’arrêta devant une statue, caressant la glace du bout des doigts. La Reine des Neiges s’imagina à quoi pourrait ressemble l’homme-lapin. Elle ferait certainement une très belle pièce de sa collection. Heliana n’avait pas pour habitude  de glacer des animaux, cette personne serait l’occasion d’avoir quelque chose de nouveau. Heliana finit par ajouter :

« A moins que vous avez envie de finir vous aussi dans ma collection. »

Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Elle regarda tour à tour les deux jeunes hommes : un enfant et un lapin. Heliana ne put s’empêcher de se demander si elle n’était pas en train de rêver. Cette farce commençait à aller trop loin, la patience de la Reine arrivait à ses limites.

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MessageSujet: Re: I just feel the cold. [PV:Heliana]   Sam 14 Juin 2014 - 21:05

I can't die here

Appuyé sur le fond de sa cage qui fondait à mesure du fil des secondes, Cain observait ce consternent manège auquel le lapin avait finit par se livrer. Il ne faisait désormais plus le moindre doute : cet individu était clairement insensé. Il avait fallut un léger instant de réflexion au brun pour trouver le terme le plus approprié et c’était avec celui là qu’il avait finit. Insensé. Et plus il y pensait et plus il lui semblait approprié. Il avait vaguement déblatérer une quantité impressionnante d’information qui, bien qu’elles ne fassent pas sens pour le moment aux yeux du jeune garçon, seraient sans doute plus utiles qu’elles n’y paraissent. Lecteur ? Reine de Cœur ? Peut-être que le nom de cet étrange pays, Queer Tales comme l’avait déjà dit la sorcière de glace, n’était pas anodin. Et si il restait dans cette esprit, peut-être que cet amateur de thé avec des oreilles de lapin était… non, c’était ridicule.

Mais ce qui l’était encore plus aux yeux de Cain était ce revirement d’attitude de la part du rongeur. A peine avait-il aperçu la femme des glaces que le voilà tout miel, à lui faire des courbettes, allant jusqu’au baisemain. L’adolescent avait presque envie de lui siffler d’un air exaspéré qu’un VRAI baisemain ne touche pas la peau de la jeune femme, n’importe qui de correctement éduqué sait ce genre de chose. Mais il semblait que l’étiquette ici ne soit pas la même, de même que la normalité et la raison. Plus le temps avançait et plus le brun se rendait compte d’à quel point il était sans la moindre arme dans cet endroit, qu’il s’agisse de cette grotte ou de Queer Tales.

Et voilà que son espoir de fuite dégouline de mot de miel et courbettes. Une partie de lui observe cette mascarade avec une grimace de dégout. Cain a toujours détesté ce genre de personne, tous ces hommes qui prennent plaisir à séduire avec des discours creux. Ces soi-disant gentlemen qui promettent lune et couronnes à l’objet de leur convoitise pour finir par simplement les oublier dans un couloir de cristal et de marbre. Tout ce qu’il a toujours refusé de devenir. Arrogant, cynique et impudent mais jamais il ne promettait mondes et merveilles pour des faveurs. Ce genre de choses étaient pour les lâches, les imbéciles et…

« Tu peux d'ors et déjà m'appeler papa, mon petit ! »

Le regard vert de Cain se leva rapide pour croisé celui du lapin. Entre colère et consternation, c’était malgré tout la première qui l’emportait. Comment osait-il ? Comment avait-il ne serait-ce qu’oser insinuer qu’il puisse porter un autre nom que le sien, appartenir à une autre famille que celle des Berkeley. Comment avait-il pu lui faire l’affront, même si ca n’était que dans son délire, de tenter de lui retirer la seule chose qui lui restait, une chose pour laquelle il s’était battu, pour laquelle il avait sacrifié des choses que ce sot ne pourrait même pas envisager.

Mais avant même que le froid ne soit vaincue par cette boule de colère au creux de son estomac, la sorcière finit par répondre d’un ton agacé qui donnait une allure étrange aux remerciements très relatif qui avait amorcé sa prise de parole.

« Cette personne dernière nous n’est en aucun cas mon fils, il s’agit de mon prisonnier. »

Présenter comme ça, les choses n’avaient vraiment rien de plaisant. Lorsque la belle tourna son regard de givre vers Cain, celui-ci se redressa, arborant l’expression la moins piteuse qu’il put. Mais il fallait admettre que le froid, la fatigue et l’obscurité dans lesquels elle l’avait avait passablement entamé sa superbe. Mais il n’avait pas jeté son orgueil aux orties. Il se contenta de hausser les épaules en guise de réponse, laissant clairement comprendre qu’il n’était pas plus disposé qu’à son arrivée de répondre à ses caprices, peut-être même encore moins maintenant qu’il avait une opportunité de partir.

Derrière lui, un large trou avait finis par se dessiner à mesure que la glace avait fondu. Il ne restait plus au garçon qu’une occasion, une diversion qui lui permettrait de pouvoir filer à l’anglaise –ce qu’il était-. L’idée de devoir marcher et se retrouver dans cette montagne était sans doute une perspective bien moins risqué que de rester à la merci des humeurs plutôt incertaines de la maitresse des lieux. Le regarde de cette dernière semblait osciller entre eux deux tandis qu’elle se demandait ce qu’elle pourrait bien faire d’eux deux. A vrai dire, il fallait bien que Cain admette que le sort de cet homme frivole était bien le cadet de ces soucis. Quand les yeux bleus de la dame des neiges n’étaient pas sur lui, l’adolescent jetait un regard vers la porte qui n’avait pas été fermé, sans doute grâce à l’intervention rapide et charmeuse de Jeannot Lapin. Le chemin n’était pas court mais avec un peu de chance et d’élan, la glace sur le sol l’aiderait et, s’il se débrouillait bien, les statues lui offraient une protection suffisante pour éviter un nouveau sortilège étrange.

Pendant que les deux autres y allaient de leur plaidoyer, Cain se faufila avec la plus extrême des précautions, alliant naturel et discrétion dans sa manœuvre, n’ayant pas grand-chose à faire pour ça étant donner que c’était grâce à la chaleur de sa présence contre celle-ci que la paroi avait finir par fondre jusqu’à s’ouvrir. Il ne manquait plus qu’à sa tentative de fuite qu’une nouvelle envolée lyrique du lapin, en priant le ciel ou quoique se soit d’autre, qu’il ne le fasse pas pour lui. Mais sans doute que les charmantes formes de la demoiselle était bien plus plaisante et maintenant qu’il avait été mis en lumière que le brun ne lui était pas affilié, il n’y avait sans doute plus la moindre raison pour que l’intrus s’intéresse d’avantage à lui.

Après des secondes qui semblèrent durer une éternité, l’occasion se présenta comme il l’avait espéré. Après tout, ce lapin était suffisamment déconnecté de toute réalité pour ne pas penser à se taire. Chacun ces vices mais pour cette fois, cette propension à l’inconscience de l’hybride avait été à l’avantage de Cain. Alors qu’il s’était élancé vers la sortie, sa course incertaine notamment à cause de la fine couche de verglas sur le sol que les courants d’airs froid avaient finit par déposer, une part du brun avait clairement compter sur le fait que devoir s’occuper de deux personnes seraient sans doute un peu trop compliqué pour la sorcière ou bien encore que face à l’apparente inutilité qu’il pouvait représenter –même si cette idée l’insupportait-, elle déciderait de le laisser partir pour mourir de froid dans sa montagne.

Peu importait les raisons qui feraient qu’il pourrait quitter cette sombre et glacial grotte à la décoration macabre qui lui servait de bouclier dans sa fuite, s’il arrivait à atteindre la porte, il comptait bien ne pas s’arrêter. Pas avant d’avoir atteint un endroit sans neige, sans froid et surtout, sans harpie au caractère irascible. Il continuerait à avancer par tout les moyens parce qu’il était hors de question de mourir ici, que ce soit à cause du froid ou en tant que décoration d’intérieur. Il avait un but, un objectif… une place à reprendre. Et pour ça, il devait à tout prix partir d’ici.

De cette grotte. De cette montagne.
De ce pays de fou.

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I just feel the cold. [PV:Heliana]

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