Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]

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MessageSujet: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Dim 29 Juin 2014 - 19:13
Je me réveillais l'esprit encore confus. J'ouvris les yeux ; étrangement, ce n'était  pas mon oreiller et ma douce couette que je retrouvais ce matin-là, mais plutôt l'herbe fraîche et la brise matinale. Je tâtais mon corps tout en me levant avec précaution, mais où est-ce que j'étais ? Bon, j'étais en plein air dans un jardin semblait-il. Public ? Non, il y avait ce grand manoir à côté qui me laissait penser que j'étais sur une propriété privée. Je regardais autour de moi, mettais mes sens en alerte, l'air semblait bien plus pur, étais-je à la campagne ? Non, je ne posais pas les bonnes questions. Je devais surtout réfléchir à la raison de mon arrivée ici. De quoi me souvenais-je avant d'être ici ? Je fermais les yeux et me concentrais, il y avait cette comptine et puis j'étais tombée. Bon, de là, il y avait deux possibilités : soit, je m'étais endormie et je rêvais à l'instant même, ce qui me paraissait peu probable parce que jamais dans un rêve, je ne pouvais affirmer que c'en était un. Soit, on m'avait enlevée et emmenée ici, hypothèse peu probable car on ne m'aurait pas laisser seule. Ou alors une nouvelle possibilité qui venait juste de s'ajouter dans mon esprit : la magie. J'avais lu le livre qui m'avait emmené dans l'un de ses quatre royaumes de contes de fées.

Oui, ça pouvait sembler stupide et d'une probabilité infime, mais mes deux autres hypothèses ne correspondaient pas, alors je cherchais refuge dans le chose dans laquelle j'étais sure de pouvoir compter : ma mémoire. Je me souvenais seulement de la comptine au début de ce livre sur les comptes de fées et je me retrouvais dans un endroit totalement inconnue. Mon hypothèse n'était pas à rejeter dans l'immédiat. Alors que je cherche des réponses autour de moi, j'aperçois une enveloppe de papier blanc à mes pieds. Je la récupère et lis :

« Pour rentrer chez toi, il te faut chercher ! Mais chercher quoi ? La clé ! »

J'enregistrais ses informations, même si je me demandais qui avait laissé cette lettre et si elle m'était vraiment adressée. Mais comme elle parlait de rentrer chez soi, je ne pouvais qu'adhérer. Je ne voulais pas inquiéter ma mère de mon absence, je ne savais même pas depuis combien de temps j'étais partie. J'eus l'idée de regarder mon portable que j'avais heureusement encore sur moi. C'était bizarre, l'heure était à peu près la même que celle à laquelle j'étais partie avec quelques minutes de plus. Je regardais ma montre, il en était de même. Je décidais de les régler sur l'heure approximative de cette matinée. Soudain, j'entendis des pas derrière moi, je me retournais vivement, si l'hypothèse n°2 était vrai, c'était mon kidnappeur. Je fus rassurée de voir que la personne que j'avais devant moi, ne semblait pas agressive. En fait, c'était même un homme très raffiné d'après le très beau kimono bleu-vert qu'il portait. De magnifiques motifs étaient brodés dessus, aussi en déduisis-je la certaine richesse de l'homme. Il avait un visage et un corps assez fin, bien qu'il soit difficile de juger à cause de l'ampleur de sa tenue. Il avait aussi de longs cheveux, noirs qui tirait vers le bleu et un bouc distingué.

Il avait dans les bras un magnifique bouquet et je me rendis soudain compte, qu'il y avait de grandes chances pour que je me trouve chez lui. Étant donné la taille du manoir et la qualité de ses vêtements, il était fort possible qu'il soit le maître des lieux. Je m'approchais un peu tout en gardant une distance respectueuse.

« Je suis désolée de débarquer dans votre propriété de la sorte, mais j'ai attirée ici sans le vouloir. Je suis, je dois bien l'avouer, perdue, et si cette demeure est bien la votre et donc que vous habitez ici, votre aide me serait d'un grand secours. »


Je regardais le riche homme avec sympathie, espérant tomber sur quelqu'un d'assez généreux et intelligent pour m'expliquer ce que je faisais là. Voire même quelle était cette clé que je devais chercher de toute évidence.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 30 Juin 2014 - 17:04
Cela faisait déjà plusieurs jours que le calme était revenu sur le manoir Monte Cristo et l’ennui avec lui... Le blondinet allait surement revenir mais en attendant cette nouvelle rencontre, le temps paraitrait surement bien long, ce qu’il faudrait c’est une distraction, une personne à qui s’intéresser, un changement même léger. Il ne fallait pas grand-chose au propriétaire des lieux pour se changer les idées mais encore fallait-il en avoir l’opportunité. Quand tous les livres étaient lus, toutes les musiques entendues, tous les repas goûtés, toutes les œuvres d’art possédées, ... il ne restait qu’une immense montagne d’ennui et c’est ce qui faisait face au Comte. Bien sur, il avait toujours l’opportunité de se plonger dans son désir de vengeance qui n’attendait qu’une pensée de bienvenue pour refaire surface dans la vie de Monte Cristo, le dévorant jusqu’à ce qu’il puisse l’accomplir. C’était ainsi que la vengeance fonctionnait et elle était la même pour tout le monde, seul changeait le degré auquel on l’éprouvait. Mais il ne voulait pas y penser pour l’instant. Il n’avait pas encore trouvé le moyen de partir de ce monde et le Comte préférait laisser cette pensée dans un coin pour l’instant. La laissant sans surveillance et avec tout le loisir de gonfler et de devenir plus forte encore, si cela était possible.

Délaissant le livre qu’il avait déjà plus de dix fois, il se posa à la fenêtre qui donnait sur son jardin. Les quelques arbres laissés-là pour garantir de l’ombre à ses promeneurs étaient en fleurs. Les hauts buissons de rosiers explosaient de mille et une couleurs. Les roses s’épanouissaient, laissant onduler leurs pétales capiteux sous la légère brise qui soufflait ce matin. Une idée l’anima et il s’arracha à la contemplation du panorama que lui offrait sa fenêtre pour parcourir les longs couloirs de sa demeure. Il semblait chercher quelque chose. Arrivé dans le grand salon qu’il transformait souvent en salle de bal ; il s’approcha de la table de bois sombre aux veinures d’argent. Le bouquet qui se trouvait sur la table était un peu fané et cela conviendrait très bien à l’occupation du maitre des lieux. Il avait pu observer quelques spécimens intéressants dans son jardin et changé ce bouquet l’occuperait surement un moment. Car il en profitait pour éliminer les fleurs abimées ou malades. Monte Cristo prévient Haydée qu’il resterait un moment dans le jardin et qu’elle avait quartier libre jusque là.

Le Comte prenait soin de ses plantes depuis un moment déjà et avait rassemblé de magnifiques roses pour son bouquet. Il allait en cueillir une nouvelle quand un bruit sourd se fit entendre. On aurait dit quelqu’un qui faisait une mauvaise chute. Un des garnements du village cherchait encore à s’introduire dans sa propriété ? Il chercha d’où venait le bruit quand il tomba sur une charmante jeune femme assise sur l’herbe entre deux rosiers. Elle semblait désemparée et perdue, elle venait de refermer une enveloppe quand elle remarqua sa présence. Tous les détails lui confirmèrent ce qu’il avait deviné, il se rappelait cet état et surtout cette enveloppe. Décidément le Narrateur n’était pas très original. Ou bien n’aimait pas changer ses habitudes. Une lectrice venait d’atterrir dans son jardin. Le Comte lui offrit sa main libre pour l’aider à se relever.


« Je suis désolée de débarquer dans votre propriété de la sorte, mais j'ai attirée ici sans le vouloir. Je suis, je dois bien l'avouer, perdue, et si cette demeure est bien la votre et donc que vous habitez ici, votre aide me serait d'un grand secours. »


Sa voix toute fine n’était pas très assurée et la distance qu’elle gardait entre le maitre des lieux et elle était respectueuse. Elle s’adressait à lui d’une manière qu’il appréciait. Il avait l’impression d’entendre une formulation tout droit sorti de l’un de ses romans. Peut-être venait-elle de la même époque que lui ? Même s’il ne savait dans quelle cour on portait ce genre de vêtement surtout une femme. Mains néanmoins, il s’inclina gracieusement devant sa nouvelle invitée et se présenta.


« Je suis le propriétaire des lieux, le Comte de Monte Cristo et je suis enchanter de vous rencontré, belle demoiselle. »


Sans toucher sa main, il la guida et y approcha ses lèvres. Il se souvenait qu’il n’était pas de rigueur de toucher une si belle demoiselle sans son accord. Le Comte ne faisait que la guider et sous-entendre son mouvement. Il choisit ensuite une rose rouge de son bouquet, la plus délicate et la plus épanouie, et l’offrit à la jolie lectrice.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Jeu 3 Juil 2014 - 14:21
Je lisais le contenu de cette mystérieuse enveloppe et tentais de l'analyser. Cela parlait de rentrer chez soi, aussi ne pouvais-je qu'approuver. Ma mère était toute seule et je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose. Soudain, je me demandai depuis combien de temps j'étais partie : je regardais mon portable puis ma montre. J'eus un moment d'étonnement, les deux indiquait seulement quelques minutes après l'heure de mon départ, hors j'étais partie l'après-midi alors que l'endroit où je me retrouvais portais déjà la rosée du matin. Je réglais les instruments du temps sur l'heure approximative de cette matinée. J'entendis soudain des bruits de pas dans mon dos, je me retournais vivement cherchant à connaître l'identité de l'inconnu. Loin d'être agressif, l'homme, qui de part ses habits semblait raffiné, tendit sa main vers moi pour m'aider à me relever. Face à cette action galante, je ne pus qu'accepter. Je m'époussetais un peu avant d'observer l'inconnu : son kimono vert d'eau lui allait très bien, mais cachait en grande partie se silhouette. Malgré cela je pus en déduire par la finesse de son visage celle de son corps. Il avait de longs cheveux d'un bleu-noir très particulier qu'il en devenait indéfinissable par de simples mots.

Grâce à tous ces détails, j'en déduisis que l'homme que j'avais en face de moi était le maître des lieux et vu la taille du manoir il devait être très riche. J'espérais donc qu'il connaissait bien la région. Quelque chose me disait que j'allais en avoir besoin. Tout en gardant une distance respectueuse, je demandais de ma voix fluette :

« Je suis désolée de débarquer dans votre propriété de la sorte, mais j'ai été attirée ici sans le vouloir. Je suis, je dois bien l'avouer, perdue, et si cette demeure est bien la votre et donc que vous habitez ici, votre aide me serait d'un grand secours. »

Je me montrais la plus polie possible, comme d'habitude, je détestais les gens qui manquait de respect, autant dire que je ne voulais pas en faire partie. Je le regardais me dévisager discrètement, j'en fis de même mais plus je le regardais plus j'avais l'impression qu'il venait d'une autre époque. L'inconnu me donna un autre indice en s'inclinant devant moi, mais ce fut la suite qui me surprit :

« Je suis le propriétaire des lieux, le Comte de Monte Cristo et je suis enchanté de vous rencontrer, belle demoiselle. »

Je ne pus cacher l'air de surprise sur mon visage....le Comte de Monte Cristo ?! Toujours dans mon état de stupeur, il guida ma main vers sa bouche comme pour le baisemain que l'on faisait aux femmes dans le passé. Ses lèvres n’effleurèrent même pas ma main, me montrant ainsi tout le respect qu'il me portait. Il était donc un gentleman et me le confirma en me tendant la plus belle rose de son bouquet. Si seulement il savait l'ironie qu'il y avait à m'offrir une rose... Ce geste pourtant anodin me sortit de ma stupéfaction et me permit de faire marcher mon cerveau aussi rapidement qu'il le pouvait.

Bon, le comte de Monte Cristo était un roman d'Alexandre Dumas décrivant l'histoire d'un homme qui cherchait à se venger, Edmond Dantès. Pour cela il utilise ruse et manipulation pour amasser richesse et pouvoir. Dantès est né au début du XIXème siècle hors à cette époque les bonnes manières étaient de mises ce qui correspond au coté gentleman du riche propriétaire. Bon à partir de là, il reste deux possibilités, soit il s'agit de quelqu'un qui fait du cosplay et qui est à fond dans son personnage mais je n'ai entendu parler d'aucune convention, soit c'est un fou qui se prend vraiment pour le comte de Monte Cristo. Tiens, une dernière possibilité : la magie. J'ai été envoyé dans l'univers d'un roman et un de mes préférés en plus. Bizarre, c’est la deuxième fois que j'envisage la possibilité que la magie ait quelque chose à voir là dedans. Mais si j'avais été envoyé dans le livre « Le Comte de Monte Cristo », cela voudrait dire qu'il y avait un risque pour que je modifie l'histoire et cela ce n'était pas bon du tout. Est-ce que la clé dont parlait la lettre, était la clé de l'histoire, le fait que je connaisse l'intrigue ? Pour l'instant, je n'arrivais pas à faire le tri dans toutes me pensées, aussi fis-je une pause pour me concentrer sur la personne qui pourrait me donner plus d'informations. Il s'était passé à peine deux secondes en réalité aussi acceptais-je la rose qu'il me tendait. Je me repris et répondit à sa galante présentation en souriant :

« Je m'appelle Rose. Rose Tissier et tout le plaisir est pour moi. »

Je devais me concentrer, éliminer les hypothèses superflues. Essayer de percer le secret de cet endroit, de cette personne, sans passer pour une folle ou m'attirer des ennuis. Autant dire que la tâche n'était pas aisée. Je tentais de me focaliser sur les détails, les indices. Si j'étais face à un fou, alors le manoir serait un asile psychiatrique. J'examinais rapidement le bâtiment ce que je pouvais voir par les fenêtres ne collait pas. Bon, ok pas un fou. Si c'était un cosplayer ou un joueur de RPG, il y aurait une convention et pourquoi gardait-il son sérieux s'il prétendait jouer un autre ? Un vrai cosplayer, se serait amusé de ma réaction de surprise puis m'aurait avouer la vérité. Et flûte, il ne restait plus qu'une option mais il m'était toujours difficile d'y croire. Retour à la réalité, comme pouvais-je en apprendre plus sans le vexer ? Le meilleur moyen de découvrir si c'était le vrai Comte de Monte Cristo était de lui parler de son passé mais si c'était le vrai, je risquais de grandement le vexer, voire d'y laisser ma peau. J'étais coincée, je réfléchis rapidement à un moyen de m'en sortir :

« Je m'excuse si je vous parais un peu brusque, voire même déplacée mais quelque chose m'intrique depuis que vous m'avez révélé votre identité. Êtes vous le véritable Comte de Monte Cristo ? »

Je lui offrais un sourire gêné, je ne savais pas trop comment m'y prendre. Sans compter le fait que si c'était bien lui alors j'étais devant une des personnes qui me fascinaient le plus. Je repris ave cun plus grand sourire encore :

« Parce que si tel est le cas alors aucun honneur ne pourrait être plus grand que celui de vous rencontrer. Je vous trouve incroyable et ne peux que vous tenir en très haute estime. »
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Jeu 3 Juil 2014 - 22:36
La charmante lectrice aux cheveux de nacre répondit au Comte par un sourire tout aussi charmant. Elle attrapa la rose rouge qu’il lui tendait mais il n’était pas aveugle, il voyait bien qu’elle se posait beaucoup de questions sur le Comte et sa propriété.

« Je m'appelle Rose. Rose Tissier et tout le plaisir est pour moi. »

Un joli prénom pour une jolie personne. Un sourire étira les lèvres fines de Monte Cristo. Ainsi donc il avait offert une rose à une Rose. Voilà qui était amusant. Il n’aurait pas choisir mieux comme présent de bienvenue. Car maintenant qu’elle était chez lui, il n’allait pas la mettre à la porte, il avait toutes les raisons de garder une Lectrice fraichement arrivée à Queer Tales. D’abord, elle pouvait lui raconter où en était l’autre monde, ensuite elle pourrait préciser ce que l’on ressent au passage entre les deux mondes, cela venait juste de lui arriver c’était encore frais dans sa mémoire. Peut-être qu’en en sachant plus sur ce passage, il trouverait un moyen de passer à nouveau cette frontière intangible. Et pour ne rien gâcher, elle était très mignonne, ce qui était toujours agréable.

« Ainsi mon cadeau était bien choisi... Mademoiselle Rose Tissier. »

Rose ne semblait pas tellement à l’aise face à moi. Il avait l’impression que la jeune femme était perplexe, comme embrouillée par quelque chose. Quelque chose qui avait surement rapport avec lui mais le maitre des lieux ne savait pas quoi. Aurait-il dit un mot qui l’avait dérangé ou une réalité qui la surprise ? Le Comte ne savait pas ce qui se passait derrière cette ravissante frimousse et il se demandait si c’était une bonne ou une mauvaise chose. La jeune femme était toute gênée, comme si elle avait une idée sur le bout de la langue mais qu’elle avait peur de le dire, de peur de froisser le Comte qui devait paraitre bien impressionnant, déjà par sa carrure, ou par sa haute taille mais surtout par son charisme. Mais finalement elle réussi à l’exprimer.

« Je m'excuse si je vous parais un peu brusque, voire même déplacée mais quelque chose m'intrique depuis que vous m'avez révélé votre identité. Êtes vous le véritable Comte de Monte Cristo ? »

C’était ça qui l’intriguait donc. L’identité de son hôte ? Le Comte était-il célèbre dans leur monde ? Doutait-elle de ce que Dantès pouvait lui dire ? Il ne paraissait pas plaisantin pourtant, bien au contraire. Un peu surpris et amusé par la question, il hocha la tête positivement avec un léger sourire.

« Parce que si tel est le cas alors aucun honneur ne pourrait être plus grand que celui de vous rencontrer. Je vous trouve incroyable et ne peux que vous tenir en très haute estime. »

Le voilà doublement surpris. Elle semblait le connaitre et son langage était vraiment celui des romans, se rendait-elle compte de cela ? Ou utilisait-elle ce langage qu’en présence de gens civilisés ? Mais même l’idée d’être populaire aux yeux de son invité était plaisante, elle présentait aussi un inconvénient. Car si elle le connaissait bien, elle devait connaitre aussi ses mauvais côté, ce qui ne l’arrangeait pas tellement. Oh, bien sur, il pouvait essayer de faire mentir les informations qu’elle avait sur lui mais il n’était pas sur d’y arriver malgré ses talents. En tout cas, il allait essayer. Si elle connaissait son passé, il lui suffisait de faire croire que cette version est fausse, après tout, il é disparu mystérieusement de la surface de la terre il y a un moment déjà. Les gens ont très bien pu enjoliver son histoire ou l’assombrir. C’est bien que ce sont les survivants qui écrivent l’histoire.

« L’honneur que je ressens en votre présence est surement aussi grand bien que je ne connaisse de vous que votre nom... Accepteriez-vous de vous joindre à moi pour le déjeuner ? »

Il lui tendit son bras pour qu’elle s’y accroche tout en lui laissant l’opportunité de refuser. Bien qu’elle ne connaisse pas le manoir et sa disposition, il lui suffisait de demander où se trouvait la sortie pour que le Comte le lui indique. Elle n’était pas sa prisonnière...
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Dim 6 Juil 2014 - 13:27
J'acceptais en rougissant un peu la rose qu'il me tendait et me présentais. Cette action fit naître un sourire sur mon visage et sur celui de mon interlocuteur. Cependant derrière mon sourire et l'ironie liée à mon prénom, se dissimulait de nombreuses pensées et une intense réflexion sur la véritable identité de la personne qui se disait être le Comte de Monte Cristo. Au niveau du physique, je ne pouvais qu'approuver, mais pour le reste,je ne pouvais baser mes affirmations que sur ce que j'avais compris du livre. Je regardais le riche homme devant moi tandis que dans ma tête s'agitait toutes sortes d'hypothèses. Toujours en souriant le Comte me dit :

« Ainsi mon cadeau était bien choisi... Mademoiselle Rose Tissier. »


Je souris à mon tour, mais j'essayais de me concentrer sur mes réflexions aussi n'étais-je pas totalement avec le Comte. Rapidement, j'éliminais les hypothèses qui ne collait pas le problème était qu'il restait la plus difficile à croire. J'avais le véritable Comte de Monte Cristo devant moi, le vrai et unique Edmond Dantès : la vengeance incarnée. Non ça semblait trop dur à croire, pour moi qui était très rationnelle cela semblait impossible. Cependant cela faisait la deuxième fois que la magie faisait partie des mes déductions. Essayant de calmer mes pensées, je me focalisais sur mon interlocuteur et essayer de confirmer son identité :

« Je m'excuse si je vous parais un peu brusque, voire même déplacée mais quelque chose m'intrique depuis que vous m'avez révélé votre identité. Êtes vous le véritable Comte de Monte Cristo ? »

Je vis la surprise sur le visage de celui qui se prétendait être Monte Cristo mais pas seulement il semblait aussi amusé. Et flûte, c'était le vrai avant même qu'il ne hoche la tête, je compris que c'était le véritable Comte de Monte Cristo. A moins d'être le parfait menteur, il ne pouvait imiter cette surprise que l'on a lorsque que quelqu'un demande si nous sommes vraiment nous. Pas plus que cet amusement qui venait avec, je me trouvais bel et bien en compagnie d'Edmond Dantès. Je fis une révérence sincère, avant de lui dire :

« Parce que si tel est le cas alors aucun honneur ne pourrait être plus grand que celui de vous rencontrer. Je vous trouve incroyable et je ne peux que vous tenir en très haute estime. »

Le Comte fut de nouveau stupéfait, je ne pensais pas le choquer autant. Il était vrai que je venais d'une autre époque et pourtant je faisais mon possible pour être la plus respectueuse et polie possible. J'avais lu de nombreux romans sur cette époque et j'appréciais beaucoup cette attitude distinguée qu'avait les nobles à cette époque. Certains étaient parfois hautains mais au moins ils étaient polis. Je devais avouer être plutôt heureuse de voir ce côté gentleman chez le Comte. Non en fait intérieurement j'étais totalement excitée à l'idée d'être en face de ce personnage que j'adorais. Il était incroyable et l'avoir en face de moi étai un vrai bonheur. Peu importe ce qu'il avait fait si c'était un être assoiffé de vengeance, je comprenais sa douleur, son envie de se venger même si je ne l'approuvais pas, je la comprenais. J'essayais de me calmer, si j'étais dans son histoire je risquais quand même de changer son intrigue. Le conte me sortit de mes pensées :

« L’honneur que je ressens en votre présence est sûrement aussi grand, bien que je ne connaisse de vous que votre nom... Accepteriez-vous de vous joindre à moi pour le déjeuner ? »


Il me tendit son bras, le mien hésita un instant. Ce que j'allais faire risquait de bouleverser l'histoire mais je n'aurais jamais une autre occasion d'en apprendre plus sur un des mes personnages préférés. Mon égoïsme prédomina, de toute façon, j'avais déjà modifié l'histoire en apparaissant dans le jardin du Comte. Je hochais la tête et pris son bras tandis qu'il me guidait jusqu'à l'entrée de sa demeure. Sur le trajet, j'admirais les parterres de fleurs très bien entretenus, les magnifiques arbres qui prodiguait un peu d'ombre tandis que petit à petit le soleil montait dans le ciel. Toute cette beauté, je l'appréciais à sa juste valeur. Et je ne fus pas déçue lorsque je découvris vraiment la demeure du Comte. C'était au delà de ce que j'avais pu imaginer. J'étais certaine que l'on pouvait voir briller dans mes yeux, les étoiles, allégorie de la beauté qu'avait créés les artistes ayant travaillés sur ce chef-d’œuvre. J'avais déjà lu des livres sur l'architecture, mais voir cet art de mes yeux...Arrivée devant l'entrée, je n pus m'empêcher de toucher avec délicatesse la porte. Elle avait été taillée avec finesse et les détails étaient d'une minutie qui m’impressionnait. Je commençais soudain à me demander si je rêvais.

« C'est...magnifique. Votre demeure est splendide, je commence à douter de me trouver dans la réalité. »

Puis je passais la porte pour découvrir de nouvelles merveilles et peut-être la vérité.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Dim 6 Juil 2014 - 16:53
Face à sa proposition elle eut un instant d’hésitation. Avait-elle peur de rejoindre le Comte ou était-elle simplement timide face à lui ? Il se demandait ce que pouvait bien penser la charmante jeune femme qui avait fait irruption chez lui. Elle semblait le connaitre et pourtant elle avait demandé une confirmation de son identité, comme si elle avait entendu parler de lui mais qu’elle n’avait pas su à quoi il ressemblait. C’était décidément une personne étrange qui avait fait irruption chez lui. Néanmoins, Rose prit son bras, ce qu’il prit comme un accord à sa demande. Le regard de la jeune femme s’égarait beaucoup sur le jardin du Comte et le bâtiment qui lui servait de demeure. Ses yeux bleus s’illuminèrent quand ils atteignirent les abords du manoir. Elle caressa amoureusement la porte du manoir comme si c’était une relique sacré d’une rare beauté.

« C'est...magnifique. Votre demeure est splendide, je commence à douter de me trouver dans la réalité. »

Si seulement elle savait que c’était simplement la porte qui menait aux jardins, la porte d’entrée menait directement sur la rue et en ce moment, elle était fermée à double tour. Et tant que les choses ne se seront pas stabilisées à l’extérieur, elle le restera. A moins que la lectrice ne souhaite s’aventurer dehors mais sachant ce qui s’y trame, il pense qu’elle préférera la sécurité du manoir. Le Comte lâcha son bras pour pousser la porte et inviter Rose à y entrer. Si elle s’extasiait devant cette simple porte, elle aurait de quoi observer à l’intérieur. Le propriétaire des lieux passa par divers couloirs en espérant trouver sa charmante Haydée pour qu’elle prévoie d’ajouter un couvert à la table du déjeuner. Par chance au détour des longs couloirs se profila la silhouette fine de la musicienne.

« Haydée, est-il trop tard pour que cette charmante personne se joigne à nous pour le déjeuner ? »

La jolie brune hocha négativement la tête et disparut presque aussi vite pour se mettre aux préparatifs supplémentaires pour l’heure de midi. Continuant à parcourir les couloirs entrecoupés de petits salons, il arriva finalement à la salle à manger pour laquelle il avait cueillit les fleurs. Il ne pensait pas qu’il aurait une Rose de plus à ajouter à sa table. Le Comte jeta les anciennes fleurs et arrangea les nouvelles, laissant tout loisir à son invité de faire le tour de la pièce aux dimensions conséquentes. Puis s’adressant enfin à la demoiselle, il prit place sur un fauteuil un peu à l’écart de la longue table. Il avait trouvé la citation exacte en réponse à l’affirmation de la jeune femme.

« Si quelqu'un rêve seul, ce n'est qu'un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité. C’est un proverbe français. »

Sachant qu’il n’était pas très clair et voulant aider cette lectrice à comprendre où elle est et ce qu’il lui faudra faire pour partir. C’était nettement plus simple pour un lecteur de quitter Queer Tales que pour un conte. Monte Cristo y avait beaucoup réfléchit. Mais ce problème viendrait plus tard, il tenta de préciser sa pensée tout en gardant ce mystère qu’il aimait conserver à ces phrases. Surtout qu’il voulait savoir qu’elle était la personnalité de son invité et un test de curiosité serait un bon point de départ.  


« Vous êtes dans une réalité mais ce n’est plus celle qui était votre depuis... depuis votre naissance. Vous avez choisi un livre bien particulier... »

Le Comte sous-entendait bien plus dans ces petites phrases incomplètes que dans le proverbe qu’il avait cité. Il invita Rose à prendre place sur l’un des fauteuils qui prenaient place dans ce petit espace qui servait à faire attendre ses invités avant le repas où à poursuivre le repas dans un endroit plus intimiste et plus convivial.  
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Sam 19 Juil 2014 - 11:29
Je contemplais avec admiration la ravissante demeure du Comte, toujours à son bras. J'étais très excitée à l'idée de visiter ce lieu, qui je m'en doutais, était de toute beauté. Arrivée à la porte, je ne pus m'empêcher de toucher ce si bel ouvrage, s'en était d'une minutie quasi parfaite. Devant tant de choses si jolies, je ne pus qu'exprimer oralement cette joie que je ressentais :

« C'est...magnifique. Votre demeure est splendide, je commence à douter de me trouver dans la réalité. »

Je passais la porte et repris le bras de mon hôte, j'avais encore du mal à croire que je touchais le véritable Comte de Monte Cristo, s'en était irréel. L'intérieur du manoir me ravit autant que l'extérieur et je m'extasiais devant les tapisseries et les tableaux qui formaient une harmonie apaisante. Le conte avait vraiment bon goût, aussi je ne pus que plus apprécier le personnage.Nous continuions à traverser les couloirs. De l'extérieur, on ne pouvait penser que le manoir était aussi grand. Quand soudain, notre chemin rencontra celui d'une très belle jeune femme brune. Au regard qu'elle eut pour le maître des lieux, je compris qu'il était aussi le sien. Comme je l'imaginais, Monte Cristo s'adressa à elle avec gentillesse et je commençais à me demander si à part son envie de vengeance, il avait des défauts.

« Haydée, est-il trop tard pour que cette charmante personne se joigne à nous pour le déjeuner ? »

Je fus plus que ravie de pouvoir me joindre au repas du Comte, il me comblait d'honneur. J'étais presque certaine qu'il ne savait pas à quel point me tenir à ses côtés était plaisant. Après avoir traversé d'autres pièces, toutes recelant une beauté difficilement égalable, l'on atteignit enfin la salle à manger. Mon hôte me lâcha afin de s'occuper des fleurs qu'il avait récupéré. Il n'était pas fleuriste mais il savait s'occuper des plantes avec délicatesse. Pendant qu'il se concentrait sur son ouvrage, j'admirais une fois de plus la riche décoration de la pièce. Cet endroit était vraiment magnifique, je pourrais presque m'y habituer. Mais je devais repartir au plus vite pour ne pas laisser ma mère seule trop longtemps. Cette pensée diffusa un sentiment de mélancolie ou de nostalgie dans mon esprit. Je me repris cependant lorsque sa tâche terminée, le Comte s'assit et me dit :

« Si quelqu'un rêve seul, ce n'est qu'un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité. C’est un proverbe français. »

C'était une très jolie pensée et je m'amusais du fait qu'il avait cité ce proverbe venant de mon pays d'origine. Cependant le sens de sa phrase m'intrigua et une fois de plus mon cerveau commença à carburer afin de trouver la solution de l'énigme. Monte Cristo était-il en train de me dire que j'étais dans une autre réalité ? Ou bien que je rêvais très très profondément ? Le conte laissa un petit temps de silence avant de reprendre attisant encore plus ma curiosité :

« Vous êtes dans une réalité mais ce n’est plus celle qui était votre depuis... depuis votre naissance. Vous avez choisi un livre bien particulier... »


C'était donc ça, c'était bien la magie qui m'avait emmené ici. Le Comte en une phrase m'en avait appris bien plus que depuis que je l'avais rencontré. L'indice le plus important était clairement le fait que c'était le livre de contes qui m'avait fait atterrir ici. Soudain, un éclair de génie me vint, mais je devais encore prouvé si cela était vrai.

« Si j'ai bien compris, je me trouve dans le monde des contes à cause de la comptine que j'ai lu ? C'est à la fois magnifique et terrifiant. »


Je réfléchis un peu sélectionnant les questions qui me paraissaient importantes. Je savais déjà pas mal de choses, mais je me trouvais encore dans le brouillard, j'espérais vraiment que le Comte allait m'éclairer. Un sourire gêné  se posa sur mon visage et je dis :

« Je suis désolée d'abuser de votre temps et de votre générosité mais si vous me le permettez, j'aurai quelques questions à vous poser....Y a-t-il un moyen de partir de ce monde ? Y a-t-il d'autres personnes qui comme moi sont venues d'un autre monde ? »


Mon ton avait été calme, tout du long, mais en moi l'excitation grandissait encore et encore. J'étais dans le monde des contes ! Les héros de mon enfance (et de mon adolescence aussi) se trouvait dans cette réalité. Et peu importe si les méchants de leur histoire se trouvait là aussi, je n'aurais jamais d'autres occasions. Soudain, je repensais à ma mère, ce monde semblait super, mais plus je restais ici plus ma mère s'inquiéterait et je m'en voudrais de la laisser seule par pur égoïsme. Un doute me saisit soudain et si je ne pouvais pas repartir ? J'essayais de me calmer, dans quelques secondes, je devrais avoir les réponses à mes questions...pas de quoi s'inquiéter.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Dim 20 Juil 2014 - 14:54
Alors que le Comte invitait la jeune femme à s’assoir en sa compagnie, il essuya un refus silencieux et involontaire dû au fait qu’il posait les bases d’une explication sur sa venue dans ce monde dont il aurait été satisfait s’il y avait eu quelqu’un pour l’accueillir à son arrivée sur Queer Tales mais cela remontait à loin maintenant. Le cerveau de Rose travaillait à fond et Monte Cristo le voyait bien, c’est pourquoi il ne se vexa pas de son refus, une fois qu’elle aurait tout digérer ce qu’il venait de lui annoncer et ce qu’il annoncerait surement, elle s’assiérait.

« Si j'ai bien compris, je me trouve dans le monde des contes à cause de la comptine que j'ai lu ? C'est à la fois magnifique et terrifiant. »

Cela résumait ce qu’il en avait pensé dès qu’il avait su ce qu’il lui était arrivé. Un autre monde, une autre réalité, une nouvelle vie, une infinité de possibilités qui s’ouvrait dans les pages d’un simple livre qui a sa connaissance ne contenait qu’une comptine d’enfant.

« A un détail près, il n’y a pas que des contes dans ce monde même si c’est certes la majorité.  »

Plongée dans ces pensées le maitre des lieux ne sut pas si elle l’avait entendu, quand elle s’isolait dans ces pensées pour réfléchir, elle ne le faisait pas à moitié et cela amusa le Comte qui marqua son sourire d’un trait de tendresse. Rose était vraiment quelqu’un que l’on aavit envie de garder de près de soi car elle diffusait une aura de joie et de bonne humeur, rien ne semblait pouvoir la faire douter ou s’inquiéter. Peut-être que quand elle connaitra les dures réalités de ce monde, perdra-telle son sourire ? Le Comte espérait que non. Un si joli sourire ce serait dommage.


« Je suis désolée d'abuser de votre temps et de votre générosité mais si vous me le permettez, j'aurai quelques questions à vous poser....Y a-t-il un moyen de partir de ce monde ? Y a-t-il d'autres personnes qui comme moi sont venues d'un autre monde ?  »

Voici une curiosité comme il aimait en rencontrer. De nombreuses questions pertinentes qui lui confirmèrent qu’elle n’avait pas entendu ce qu’il avait précisé. Le maitre des lieux vit passer une tristesse et une inquiétude qui chassa temporairement son sourire, surement pensait-elle à ce qu’elle avait perdu en arrivant ici. Elle avait surement une famille et une maison qui l’attendait dans l’autre monde.


« Si je me souviens bien, vous avez la réponse à vos questions. N’avez-vous pas eu une enveloppe avec une petite énigme. Pour partir, il vous suffit simplement de trouver la clé. Bien sur, dit comme cela, cela semble facile mais la réalité est tout autre. Quant à votre deuxième question, vous n’êtes pas la seule à faire le passage entre les deux mondes. Moi-même je l’ai fait il y a longtemps.  »


Le Comte semblait partit dans une explication de ce qu’est Queer Tales et certains extraits de son histoire. La demoiselle devait avoir un lot de questions impressionnant mais pour l’instant Monte Cristo avait la parole et son charisme jouait en sa faveur dans ces moments-là et il était rarement coupé.

« Mais vu votre réaction quand je vous ai offert mon nom, vous devez connaitre une partie de mon histoire, je me trompe ? »
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Jeu 31 Juil 2014 - 21:05
J'essayais d'assimiler toutes les informations que le Comte m'avait donné, ne me rendant pas compte que j'avais ignoré sa proposition de m'asseoir. Je cherchais à bien saisir toutes les subtilités de ce qu'il venait de me dire le magie du livre de contes et le fait que je n'étais plus dans mon monde. Je lui exposais mes impressions, encore un peu confuse. Je me repris rapidement lorsque Monte Cristo répondit à ma question. Encore une fois, trop concentrée sur mes pensées, je manquais la précision qu'il m'avait apporté. Mon inconscient l'avait enregistré mais j'étais trop concentrée à essayer de trouver les bonnes questions à poser au conte.

Je notais cependant que le riche propriétaire souriait tendrement, effaçant ainsi les infimes craintes que j'avais envers lui. En effet, même si j'appréciais beaucoup ce personnage, je n'oubliais pas qu'il était aussi avide de vengeance et était prêt à tuer pour cela. Mes doutes furent dispersés suite au charisme apaisant qu'il dégageait. J'appréciais de plus en plus passait du temps avec cet homme si raffiné et attentionné. Je lui rendis son sourire mais le mien fut plus gêné car j'avais encore des questions à lui poser :

« Je suis désolée d'abuser de votre temps et de votre générosité mais si vous me le permettez, j'aurai quelques questions à vous poser....Y a-t-il un moyen de partir de ce monde ? Y a-t-il d'autres personnes qui comme moi sont venues d'un autre monde ?  »


J'étais aussi impatiente à l'idée d'en savoir plus sur ce monde qu'inquiète à l'idée de ne pas revoir ma mère avant un moment. En effet, je ne savais pas vraiment comment me sortir de là et j'avais peur que ma mère ne s'inquiète de mon absence ou même ne pense que je l'avais abandonnée. Heureusement le Comte chassa ses idées noires en brisant le silence propice à ses mauvaises réflexions :

« Si je me souviens bien, vous avez la réponse à vos questions. N’avez-vous pas eu une enveloppe avec une petite énigme. Pour partir, il vous suffit simplement de trouver la clé. Bien sur, dit comme cela, cela semble facile mais la réalité est tout autre. Quant à votre deuxième question, vous n’êtes pas la seule à faire le passage entre les deux mondes. Moi-même je l’ai fait il y a longtemps.  »

J'acquiesçais lorsque qu'il parla de l'enveloppe et de l'énigme mais je n'arrivais pas à voir de quelle clé il était question. Et cela m'énervait d'autant plus que je devais avoir la réponse juste sou mon nez. La réponse à ma deuxième question par contre, me rassura et confirma même mon hypothèse. En effet, j'étais déjà quasiment certaine que Monte Cristo venait de mon monde car il avait cité un proverbe français et je doutais qu'il y ait une France dans le monde des contes. Mais bon ce qui m'intéressait surtout c'était de faire le voyage entre les deux mondes mais dans l'autre sens. Malgré le pincement au cœur que je ressentais en pensant que j'allais quitter le Comte, l'attachement que je portais à ma mère était plus grand.

Alors que de multiples questions recommençait à envahir mon esprit, le Comte continua la conversation avec un question qui je devais l'avouer me déstabilisais :

« Mais vu votre réaction quand je vous ai offert mon nom, vous devez connaître une partie de mon histoire, je me trompe ? »


Il tenait vraiment à parler de son passé ? Je trouvais ça vraiment étrange, qu'il aborde la question sachant les épreuves qu'il avait enduré. Moi-même, je ne voulais pas que la conversation tourne mal et ne souhaitais pas aborder le sujet tant redouté. Aussi, je mis tout de suite les points sur les i concernant son passé.

« Vous ne vous trompez pas, je pense en effet savoir des choses sur votre vie. Cependant tout cela est du passé et peu importe ce qu'il s'est passé ou ce que vous avez vécu, l'important c’est la personne que vous êtes maintenant et le bien que vous faites autour de vous »


J'espérais de ne pas avoir été trop arrogante ou irrespectueuse avec lui. Je souhaitais simplement ne pas aborder ce sujet, juste passer du temps avec lui. Je lui fis un sourire désolé et si je l'avais vexé et perdu toute chances d'avoir de bons moments avec le Comte. Sans parler du fait qu'il était pour l'instant mon guide dans ce nouveau monde et que j'avais besoin de quelqu'un pour m'aider. Je venais juste de perdre la personne que j'aimais le plus sans savoir dans combien de temps j'allais la revoir et la présence du conte m'apaisait. Je me repris laissant mes doutes et mes craintes de côté pour faire un vrai sourire à mon bon samaritain.

« Je vous prie de m'excuser de ma réaction un peu crue. Mais je préfère me projeter vers l'avenir et me concentrer sur le présent plutôt que ressasser le passé. »

Je partis m'asseoir encore un peu gênée d'imposer ma volonté au maître des lieux, je fixais mes genoux, ne sachant comment reprendre une conversation normale et ainsi récupérer quelques informations si le Comte le voulait bien.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Dim 3 Aoû 2014 - 17:03

Une étincelle d’incompréhension passa dans les yeux de la jeune femme à l’énoncé de sa question. Il est vrai qu’il détestait parler de son passé et l’aborder ainsi était étrange mais ce qu’elle ne savait pas c’est que parler de ce passé inventé qu’il s’était inventé et réinventé au moins un million de fois, cela me ne gênais pas même si ce n’était pas son sujet favori.


« Vous ne vous trompez pas, je pense en effet savoir des choses sur votre vie. Cependant tout cela est du passé et peu importe ce qu'il s'est passé ou ce que vous avez vécu, l'important c’est la personne que vous êtes maintenant et le bien que vous faites autour de vous »

La clarté avait été un peu mise de côté surement car elle redoutait d’aborder ce sujet et de dévoiler les connaissances qu’elle avait sur son passé. Néanmoins la manière dont elle voyait à cet instant, semblait le surprendre. Elle s’arrêtait donc à ce qu’elle voyait à l’instant présent, faisant table rase si facilement de son lourd passé. Cela le surprit tant et si bien qu’il ne répliqua même pas sur le moment.

« Je vous prie de m'excuser de ma réaction un peu crue. Mais je préfère me projeter vers l'avenir et me concentrer sur le présent plutôt que ressasser le passé. »

Le silence qu’il laissa fit monter une certaine tension et une gêne chez son invité mais elle avait fini par prendre place face à lui. Son regard fuyait celui du Comte et attendait sagement sa réaction. Monte Cristo ne se fit pas prié, il détestait laisser une jeune femme dans la tourmente.

« C’est une bonne philosophie. Mais voyez-vous, je crains que vous ayez une version erronée de mon histoire mais si cela ne vous intéresse je vous comprends. »


Le propriétaire des lieux avait cru discerner une certaine curiosité chez Rose et il venait de trouver le parfait point d’appui à sa stratégie. Cela lui prendrait le temps qu’il fallait. Il n’était jamais pressé, surtout quand il s’agissait de tendre un plan parfait. Il avait remarqué qu’il ne serait pas forcement aisé de duper la demoiselle mais cela viendrait et elle finirait par oublier ce passé qu’elle connaissait pour laisser place à l’histoire qu’il lui raconterait. Mais ça, ce sera pour plus tard, il vit Haydée lui faire un signe, comme quoi le repas était prêt. Changeant de sujet rapidement, sachant parfaitement que cela attiserait encore un peu plus sa curiosité, il lui offrit un charmant sourire et se leva en  tendant son bras vers la table à présent mise.

« Que diriez-vous de passer à table ? »


De sa démarche élégante, il se dirigea vers la table et tira l’une des chaises pour qu’elle y prenne place, avant de prendre son siège. Haydée apporta l’entrée et s’installa sur des coussins posées ici pour son seul usage et entama une jolie mélodieuse aux airs joyeux afin d’égayer le repas.

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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 11 Aoû 2014 - 0:15
J'eus un instant d'incompréhension, le Comte voulait vraiment parler de son passé ? J'aurais pensé que c'était le sujet qu'il ne voulait pas aborder, moi-même je préférais ne pas lancer le sujet. Je décidais alors d'être claire afin qu'il n'y ait aucun malentendu :

« Vous ne vous trompez pas, je pense en effet savoir des choses sur votre vie. Cependant tout cela est du passé et peu importe ce qu'il s'est passé ou ce que vous avez vécu, l'important c’est la personne que vous êtes maintenant et le bien que vous faites autour de vous »

J'espérais ne pas l'avoir vexé en lui imposant presque le fait que je ne souhaitais pas en parler ? Cependant tout ce que je disais était vrai, j'avais beau connaître son passé, je m'en fichais, la personne qui m'intéressait était le Comte de Monte Cristo du présent. Et dieu qu'il était intéressant, j'avais hâte d’en savoir plus sur lui tant que ça ne concernait pas les meurtres qu'il avait commis dans la passé. Bref, malgré tout, je m'en voulais d’avoir parlé comme cela au maître des lieux et je devais m'en excuser :

« Je vous prie de m'excuser de ma réaction un peu crue. Mais je préfère me projeter vers l'avenir et me concentrer sur le présent plutôt que ressasser le passé. »

J'allais m'asseoir, encore un peu gênée de ce que j'avais dit au Comte. Je fixais mes genoux qui semblait alors être d'un intérêt sans bornes. Le silence s'installa entre nous renforçant ma gêne, heureusement le Comte le brisa, me libérant de cet étau.

« C’est une bonne philosophie. Mais voyez-vous, je crains que vous ayez une version erronée de mon histoire mais si cela ne vous intéresse je vous comprends. »

Qu'est-ce qu'il voulait dire par « un version erronée » ? Comment pouvait-il savoir que la version que j'avais était différente de la sienne ? Une foule de questions me vint en tête. Sa version était-elle vraiment différente de la mienne ? Etait-il en réalité juste un riche sans histoires ou bien voulait-il cacher l'identité que je lui connaissais ? En théorie s'il souhaitait parler de son histoire c'était qu'il était innocent, mais cela ne m'empêchait pas de rester sur mes gardes. Le Comte avait réussi son coup, il avait attisé ma curiosité. La partie d'échecs venait de commencer et il avait déjà l'avantage, il avait repéré une faille et préparait déjà toute une stratégie pour s'approcher de mon roi. Soit que la partie commence ! Je savais déjà que j'allais perdre la partie mais rien que pour le plaisir de jouer avec le Comte, je jouerais.

Le maître des lieux me sourit et je lui rendis ce cadeau, il me proposa son bras que je pris à nouveau. Haydée ayant fait signe au conte que le repas était prêt.

« Que diriez-vous de passer à table ? »


Je le suivis jusqu'à une merveille table comme l'étaient tous les meubles appartenant au riche propriétaire. En bon gentleman, il tira ma chaise me faisant oublier ou du moins mettre de coté les soupçons que j'avais envers lui. Pour l'instant je voulais passer des bons moments avec le conte et je n'allais pas me gêner. Haydée nous servit puis alla sur des coussins nous jouer une belle mélodie à la harpe. Au fur et à mesure, l'air se grava dans mon esprit, n'empêchant pas cependant une conversation avec le Comte.

« Tout à l'heure, vous m'avez confirmé que j'avais besoin d'une clé pour rentrer chez moi, mais que ce n'était pas aussi facile que ça en avait l'air. Pourriez-vous m'éclairer, s'il vous plaît ?

Non pas que je m'ennuyais du Comte loin de là, mais je ne voulait pas inquiéter ma mère inutilement, il suffisait juste que je puisse lui dire que j'allais bien avant de retourner dans le livre. Ou bien la réalité était-elle plus compliquée comme semblait l'affirmer le maître des lieux ?
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mar 12 Aoû 2014 - 23:48
Avec son affirmation détournée, il avait attisé sa curiosité, il avait deviné que la sienne était particulièrement puissante même si elle restait méfiante. Ce qui démontrait une fois de plus qu’elle en savait beaucoup plus que ce qu’elle ne disait sur la personnalité de son hôte. Détournant le sujet, il lui fit un sourire avant de l’emmener déjeuner. Il ne valait mieux pas insister sur son passé sinon elle aurait des doutes quand la manipulation qu’il pouvait lui faire subir. Si la question sur ce point de son histoire venait d’elle, elle aurait surement moins de soupçons quant à la fourberie de son interlocuteur.

Après l’avoir installé à sa chaise, il prit place et entama le repas, au premier son de la harpe. Il vit un sourire se dessiner sur les lèvres de son invité. Elle semblait beaucoup apprécier la musique de la belle musicienne. Le silence ne gênait pas le propriétaire plus que cela et il préférait surement que le départ de la conversation vienne de la jeune femme. Car alors il pourrait peut-être retracer son cheminement intellectuel et par la même occasion voir ce qui avait attisé le plus son intérêt.


« Tout à l'heure, vous m'avez confirmé que j'avais besoin d'une clé pour rentrer chez moi, mais que ce n'était pas aussi facile que ça en avait l'air. Pourriez-vous m'éclairer, s'il vous plaît ? »


Le Comte était un peu déçu par cette question mais n’en montra rien. Elle pensait déjà à parti alors qu’elle venait tout juste de poser le pied dans ce monde incroyable. Une idée traversa alors l’esprit du conte. Lui, était arrivé en mauvais état à Queer tales et ce monde lui avait paru comme une bouffée d’air frais dans un océan brumeux mais ce n’était pas peut-être aps le cas pour Rose. Il est possible qu’une famille et des amis l’attendent de l’endroit d’où elle venait. Si c’était le cas, sa question semblait plus logique, sinon il avait de quoi s’inquiéter de son hospitalité. Il prit une gorgée de vin et commença à lui expliquer des détails du monde dans lequel elle était tombée.

« Ces clés si précieuses, le sont autant pour les nouveaux arrivants que pour les permanents. De plus, ces talismans n’ont pas toujours la forme d’une clé, leur pouvoir est souvent caché dans un objet cher... ou détesté du conte. »

Il avait fait attention sur ce dernier mot, car c’était une parole qui pouvait amener de nombreux quiproquo ne serait-ce qu’avec son titre mais il espérait qu’avec le contexte, elle ne se fourvoierait pas. Malheureusement Monte Cristo n’était pas toujours clair dans ces propos et peut-être que ses phrases trop longues et trop mystérieuses embrouilleraient la jeune et jolie Rose. Mais elle ne se gênerait surement pas pour lui poser des questions. Il avait déjà remarqué qu’elle disait souvent ce qu’elle pensait même quand cela risquait de heurter son interlocuteur. Il savait donc qu’elle n’hésiterait pas à lui poser une nouvelle question sur ce monde si particulier. Mais c’est aussi ce qu’il cherchait, il cherchait à la faire parler, à voir ce que cela évoquerait chez elle, à quoi cela lui ferait penser en premier, qu’elle serait sa réflexion. Est-ce qu’elle se poserait les bonnes questions ? Et est-ce qu’elle aura les bonnes réponses ?
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Ven 22 Aoû 2014 - 12:09
Je prenais place à table en face du Comte, nous nous trouvions dans une pièce une fois de plus richement décoré, me confirmant que Monte Cristo était un homme possédant beaucoup de goüt ou alors nous avions les mêmes. Je souris naturellement en entendant une musique s’élever de l’instrument sous les doigts fins d’Haydée. J’étais différente lorsque j’entendais de la musique une partie de mon esprit s’évadait et tout le stress que j’accumulais au fond de moi s’effaçait le temps de la mélodie. Cependant, je n'étais là pour un concert, bien que très agréable, je devais rentrer chez moi car mon inquiétude pour ma mère ne semblait pas faiblir. J'appréciais vraiment le maître des lieux, il était poli et courtois, respectueux même, des qualité que j'aime rencontrer chez les gens, en plus d'être un des « héros » de mon enfance ; mais je ne voulais laisser ma mère seule trop longtemps et à mon grand désarroi, je devais aller droit au but avec le Comte.

« Tout à l'heure, vous m'avez confirmé que j'avais besoin d'une clé pour rentrer chez moi, mais que ce n'était pas aussi facile que ça en avait l'air. Pourriez-vous m'éclairer, s'il vous plaît ?"


Je ne souhaitais pas être impolie mais ce point précis me rendait perplexe et je savais que le conte avait la réponse à cette interrogation. Le fait que j'avais besoin d'une clé pour sortir me fit penser à Alice au pays des merveilles, j'en étais un peu une depuis que j'étais tombée dans ce monde qui n'était pas le mien. Je cherchais un moyen de partir comme elle et comme elle, je faisais de surprenantes rencontres dès mon arrivée ici. En y pensant, si j'étais bien dans un monde fait en partie de contes, ne risquais-je pas de tomber sur la véritable Alice ? C'était à la fois étrange et excitant comme lorsque j'avais découvert la véritable identité du Comte. Ce monde me surprenait constamment tout en m'effrayant dans un certain sens puisque inconnu. Fixant de nouveau mon attention sur le Comte, je le vis prendre une gorgée de vin. Moi je ne touchais pas à l'alcool mais finis poliment l'assiette devant moi. Le maître des lieux prit la parole :

« Ces clés si précieuses, le sont autant pour les nouveaux arrivants que pour les permanents. De plus, ces talismans n’ont pas toujours la forme d’une clé, leur pouvoir est souvent caché dans un objet cher... ou détesté du conte. »

Je ne relevais pas sur le dernier mot ayant très bien compris ce que voulait dire le riche propriétaire. Non ce qui m'avait bien plus intéressé était ce qu'il avait dit avant, les clés appartiennent donc aux contes. Je supposais donc immédiatement que Monte Cristo en possédait une et me demandais quel objet pouvait être sa clé. Je ne pus la trouver ne sachant pas quel objet pourrait être cher au Comte. Laissant cela de côté je commençais à réfléchir autour de ces clés : Comment les clé pouvaient-elles me faire partir ? Est-ce que moi aussi j'avais une clé maintenant que j'étais dans la monde des contes ? En théorie, d'après ce que j'avais compris, seuls les contes possédaient une clé. Or Monte Cristo qui venait de mon monde était un conte puisque je le connaissais par une histoire de mon monde, il possédait donc une clé. Cela voulait-il dire que j'allais devenir un conte ? Non pour cela il faudrait que mon histoire soit écrite et connue dans mon monde. Et si le livre que j'avais ouvert pour venir ici, écrivait mon histoire au fur et à mesure, cela signifiait-il que je devenais un conte au fur et à mesure ? Non il faudrait que mon histoire soit plus connue pour que je sois un conte.

Bon je devais me calmer, trop de théories se bousculaient dans ma tête. Quand je réfléchissais trop je perdais de vue, les choses évidentes. Et si...ce n'était pas tous les gens qui venaient de mon monde qui devenaient des contes, si c'était seulement quelques personnes, cela voudrait expliquerait que le Comte soit un conte et que je n'en sois pas un. Je pris une grande respiration, j'allais rester sur cette hypothèse, n'en sachant pas plus. Je réfléchis une seconde aux questions que je pourrais poser à Monte Cristo :

« Comment appelle-t-on les gens qui viennent de mon monde ? Vous aussi, possédez une clé, je me trompe ? Serait-il possible que vous me prêtiez votre clé, le temps que je rentre chez moi ? Je sais que vous devez tenir à cet objet mais je ne voudrais pas inquiéter ma mère, vous comprenez ? »

Mon visage afficha une mine désolée, je savais que je lui demandais beaucoup surtout pour une inconnue, qui venait sans vergogne profiter de son hospitalité, mais il semblait être un homme compréhensible. Pour quelqu'un comme lui qui avait passé des années à méditer une vengeance pour récupérer celle qu'il aimait (entre autres), cela devrait être compréhensible que je veuille retrouver ma mère. Soudain je me rendis compte, que je l'avais assailli de questions, je m'excusais rapidement :

« Excusez-moi, je ne voulais pas être trop curieuse, mais ce monde est une étrange nouveauté pour moi et je ne suis pas certaine d'y être habituée. »

Décidément, je parlais beaucoup aujourd'hui, me sentais-je obligée de discuter autant à cause de mon hôte de marque ou bien ce monde avait un effet étrange sur moi ?



HRP:
 
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Sam 23 Aoû 2014 - 17:17
Le Comte voyait bien que ce qu’il lui avait dit faisait réfléchir la jeune femme. Ce système de clé était assez particulier et avait l’inconvénient d’infliger au conte qui avait perdu sa clé, des effets magiques plus ou moins appréciées et surtout moins. C’est pour cela qu’ils ne se séparaient jamais de leurs clés même pour dormir et il était difficile de leur emprunter car les contes étaient rarement des tendres et ne se laissait pas faire par n’importe quel Lecteur désirant rentrer chez lui. Monte Cristo continuait son repas le temps de laisser Rose réfléchir à ce qu’il lui avait offert comme réponse. Au bout de quelques minutes, la elle demoiselle posa de nouvelles questions, toujours à un rythme soutenu, comme si elle avait peur de ne pas le temps de lui poser toutes les questions qu’elle souhaitait.

« Comment appelle-t-on les gens qui viennent de mon monde ? Vous aussi, possédez une clé, je me trompe ? »


D’abord c’était leur monde et pas seulement le sien, ça elle le savait mais voyait-elle surement le propriétaire des lieux comme un conte et non comme l’ancien Lecteur qu’il était. Et sa question suivante confirma cette hypothèse pour elle, il était un conte. C’est vrai qu’il existait la version écrite de son histoire dans l’autre monde, au moment où il était devenu un conte et c’était cette histoire que connaissait Rose, ce qui n’était pas au goût du noble.

« Serait-il possible que vous me prêtiez votre clé, le temps que je rentre chez moi ? Je sais que vous devez tenir à cet objet mais je ne voudrais pas inquiéter ma mère, vous comprenez ? »


Le Comte ouvrit de grands yeux en entendant cette demande si particulière. De toute sa vie, il n’avait entendu parler d’une telle demande. Il fallait en avoir du culot pour demander ainsi à un conte de lui passer sa clé afin de rentrer dans le monde des Lecteurs. Néanmoins, il pouvait comprendre la raison qui la faisait demander ce genre de chose. Elle avait de la famille et y tenait. Et il avait déjà deviné qu’une telle chose était possible que ce soit pour sa famille que pour son caractère qui la poussait à dire ce qu’elle pensait même si cela vexait son interlocuteur. Il eut un léger pincement au cœur en imaginant cette scène avec un conte moins compréhensif que lui. Une telle fleur ne méritait pas qu’on la saccage, elle méritait attention et prudence. Il lui faudrait surement apprendre  la retenue et la prudence dans ce monde car ces épines de sincérité pouvaient blesser l’un des jardiniers cruels de ce monde. Cette jolie fleur ne vivrait surement pas longtemps dans ces cas-là. Et ce serait une perte regrettable. Alors que le conte retenait un rire pour ne pas vexer la jeune femme après sa demande, il le relâcha quand elle commença à s’excuser non pas pour sa demande incongrue mais pour l’avalanche de questions qu’elle lui avait fait subir.

«  Excusez-moi, je ne voulais pas être trop curieuse, mais ce monde est une étrange nouveauté pour moi et je ne suis pas certaine d'y être habituée. »


Le rire du Comte retentit dans la pièce tranchant avec la douce mélodie de la harpe qui continuait à égrener ses notes.


« Pardonnez-moi cet éclat mais c’est si étrange que vous vous excusiez pour un fait aussi banal que votre curiosité mais que vous n’essayiez pas de vous faire pardonner pour la demande que vous avez formulez. »


Le propriétaire des lieux se reprit et n’affichait plus qu’un charmant sourire en coin vestige de son éclat de rire. Et il continua à mettre en gare la jeune femme. La laisser dans l’ignorance aurait surement fini par la condamner à mort dans ce monde.

« Sachez que c’est une chose qui ne se demande pas, car aucun conte ne vous prêterais sa clé car voyez-vous, la perte de cet artefact entraine des conséquences plus que désagréables. Et le temps de ces conséquences est très variable, ce qui n’encourage pas les contes à les offrir aux personnes de notre monde qui sont appelés Lecteurs. J’espère que vous comprenez. »

Le Comte reprit une gorgée de vin avant de reprendre son explication sur un point qui serait surement intéressant pour la jeune femme et l’aiderait peut-être à se détendre et à profiter des instants passés à Queer Tales avant de repartir. Surtout qu’en ce moment à l’extérieur des murs du manoir se rependait une maladie contagieuse.

« Sachez aussi que quel que soit le temps que vous mettez à trouver une clé et donc à repartir, vous retournerez chez vous à l’instant précis où vous l’avez quitté. Et si je peux me permettre comment êtes-vous arrivé à la conclusion que j'étais un conte ? »

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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 8 Sep 2014 - 14:29
Le Comte m’écoutait attentivement tandis que je l'assaillais de questions. Quand soudain, il afficha un air stupéfait, il semblait réellement choqué et je me demandais ce que j'avais bien pu dire. Certes je me doutais que ça ne devait pas être facile de prêter sa clé à quelqu'un mais je comptais la lui rendre. Cependant je n'étais pas tout à fait dans le vrai. Je me demandais pour quelle raison il pouvait être surpris si ce n'était pas à cause de ma demande. Etait-ce le fait que je parlais beaucoup ? Que je commençais à reprendre un niveau de langage courant plutôt que soutenu ? J'essayais de déchiffrer le visage du conte mais celui-ci restait neutre.

Soudain je me rendis compte que je lui avais posé une avalanche de questions, aussi m'excusais-je pour mon comportement inhabituel. Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque le rire du comte se fit entendre dans la pièce. Il riait aux éclats pour je ne sais quelle raison. Avais-je dit quelque chose de drôle ? Mon visage affichait l'air surpris que le Comte arborait il y quelques secondes. Une fois de plus celui du comte m'était fermé. Pour moi qui était habituée à savoir ce que les autres pensaient rien qu'en les regardant, en les analysant, c'était troublant. Heureusement, il expliqua la raison de son éclat de joie :

« Pardonnez-moi cet éclat mais c’est si étrange que vous vous excusiez pour un fait aussi banal que votre curiosité mais que vous n’essayiez pas de vous faire pardonner pour la demande que vous avez formulez. »


La clé d'un conte était-elle sacrée à ce point pour qu'il soit à ce point étonné par ma demande ? Je ne comprenais pas, après tout si l’objet était détesté le conte ne préférerait-il pas s'en éloigner quelques temps. Il y avait quelque chose d'autre caché derrière ce mystère. Mystère qui ne dura quelques secondes durant lesquelles le Comte avait repris un simple sourire amusé.

« Sachez que c’est une chose qui ne se demande pas, car aucun conte ne vous prêterais sa clé car voyez-vous, la perte de cet artefact entraîne des conséquences plus que désagréables. Et le temps de ces conséquences est très variable, ce qui n’encourage pas les contes à les offrir aux personnes de notre monde qui sont appelés Lecteurs. J’espère que vous comprenez. »


Je comprenais mieux maintenant pourquoi ma demande était déplacée. Évidemment les contes ne voulaient pas subir ces « conséquences désagréables », c'était normal. Mes joues rosirent en comprenant la situation gênante dans laquelle je m'étais mise. Je remarquais aussi que Monte Cristo avait dit « notre » monde, ainsi il se voyait comme un Lecteur et pas comme un conte. Il venait pourtant de me confirmer qu'il en était un. Préférait-il notre monde à celui-ci ou bien quelque chose le rattachait comme moi à notre monde. ? Je n'en savais rien et ne poserais pas la question si le Comte voulait m’en parler, il m’en parlerait. J'entrepris donc de m'excuser pour ma bêtise :

« Je suis vraiment désolée, je ne savais pas que cela pouvait entraîner des effets secondaires sinon je ne vous aurais pas fait cette demande, vous pouvez en être sûr. »

Monte Cristo buvait une gorgée de vin tandis que je prononçais des excuses sincères. Je bus moi aussi mais de l'eau, repensant au fait que j'aurais par conséquent du mal à partir d'ici et retrouver ma mère. Je ne pouvais rester là indéfiniment et je ne me voyais pas voler un conte, autant dire que j'étais coincée vu qu'apparemment, je ne pouvais pas demander non plus. Comme si le maître des lieux avait pu lire dans mes pensées il s'exclama :

« Sachez aussi que quel que soit le temps que vous mettez à trouver une clé et donc à repartir, vous retournerez chez vous à l’instant précis où vous l’avez quitté. Et si je peux me permettre comment êtes-vous arrivé à la conclusion que j'étais un conte ? »


Cela voulait dire que je pouvais rester autant de temps que je le souhaitais et qu'à mon retour rien n'aurait changé, j'eus un soupir de soulagement. Peu importe si je mettais un mois avant de partir d'ici, ma mère n'en saurait rien et ne serait pas inquiète. J'étais rassurée, je pouvais me concentrer sur sa question. Il voulait savoir comment j'avais su qu'il était un conte, la réponse était plutôt simple et logique, mais je n'étais pas sûr qu'il apprécie la réponse :

« Et bien dans notre monde, votre histoire est assez connue. Certes pas autant que la Reine de Coeur, Hansel et Gretel, Blanche-Neige et Peter Pan, mais vous êtes loin d'être un inconnu. Vous êtes considéré comme un conte, pour moi c'est simplement évident. D'ailleurs les précédents contes que j'ai cités sont les souverains des différents royaumes de ce monde, je me trompe ? »


D'ailleurs l'histoire du Comte de Monte Cristo était une de mes préférées, mais je préférais ne pas le préciser pour ne pas passer pour une fans hystérique parce que si je commençais à parler de ce qui me plaisait dans son conte, dans sa psychologie, je n'avais pas fini. Son personnage était tellement passionnant, du moins si la version que je connaissais était la vraie...En effet le propriétaire semblait en douter.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mer 10 Sep 2014 - 11:03
« Je suis vraiment désolée, je ne savais pas que cela pouvait entraîner des effets secondaires sinon je ne vous aurais pas fait cette demande, vous pouvez en être sûr. »

Ses excuses étaient sincères et le Comte était soulagé car elle ne referait surement plus cette erreur qui pouvait lui couter très cher. Plus le temps passait et plus il appréciait la compagnie fraiche et spontanée de la jeune femme. Il avait remarqué l’attachement de Rose à sa mère et il voulait la rassurer sur un point qui la ferait peut-être rester plus longtemps sur les terres de Queer Tales. Surtout qu’il ne la laisserait pas sortir tant que la Peste sévirait dehors dusse-t-il l’enfermer quelque part dans son manoir. Monte Cristo lui offrit alors une bizarrerie de ce monde. A savoir que quel que soit le temps qu’elle passerait dans ce monde, il ne se sera écoulé qu’une poignée de seconde dans l’autre monde. Il vit les épaules de la jeune femme se détendre, cela devait la rassurer de savoir que sa mère ne s’inquiéterait pas et qu’elle pourrait découvrir ce monde qui offrait tant de possibilité et dans lequel se baladait nombre de contes qui ont surement bercés son enfance. Elle enchaine pour répondre à la question qu’il lui avait posée.

« Et bien dans notre monde, votre histoire est assez connue. Certes pas autant que la Reine de Coeur, Hansel et Gretel, Blanche-Neige et Peter Pan, mais vous êtes loin d'être un inconnu. Vous êtes considéré comme un conte, pour moi c'est simplement évident. D'ailleurs les précédents contes que j'ai cités sont les souverains des différents royaumes de ce monde, je me trompe ? »


Rose avait changé le mon par le notre monde, ce qui amusa le Comte. Elle avait remarqué ce changement dans es paroles du maitre des lieux et l’avait adopté à son propre discours. Et comme il le pensait son histoire avait une trace dans son ancien monde. Et surement pas la version où il est tout blanc et où ses ennemis sont les méchants de l’histoire. Les quatre noms qu’elle cita ensuite sonnèrent terriblement juste aux oreilles de Monte Cristo. Elle venait de citer les rois et reines des différents royaumes de ce monde, comme si elle les connaissait déjà. Ce détail l’intrigua surtout quand elle se donna la peine de lui demander s’il s’agissait bien des souverains des quatre royaumes de ce monde.

« C’est exact. Mais ne croyez pas que ce sont les mêmes que dans les jolis contes pour enfant que vous avez pu lire. Je ne saurais que trop vous conseiller de rester éloigné d’eux. Sauf peut-être si vous souhaitez côtoyer Peter pan qui règne sur son royaume avec une générosité et une gentillesse contagieuse. »


Un sourire plus marqué égailla la fin de sa phrase. Il aurait voulu lui demander comment elle avait trouvé du premier coup les cinq dirigeants des royaumes mais il retient sa curiosité, il finirait bien par découvrir d’où elle tenait ses informations, une petite recherche dans sa bibliothèque le conduirait surement à cette réponse. Il préférait ne pas envahir de questions la jolie demoiselle. Le Comte avait subtilement conseillé un royaume à la jeune femme mais aussi avait placé sans appuyer dessus que les histoires du monde des Lecteurs différaient avec celle de Queer Tales. Le talent de déduction de la jeune femme ferait surement le rapprochement avec ses doutes sur la véracité de son histoire. Sans pour autant qu’il n’ait à le rappeler insistant sur ce point, ce qui serait contraire à sa crainte de son passé. C’était finement joué. Il poursuivit pour éloigné ce sujet de la conversation, enfin tout au moins pour laisser cette idée faire son chemin dans l’esprit de Rose.

« Cette demeure se trouve dans le royaume d’Hansel et Gretel qui ont tué plus d’une sorcière sans preuve véritable de cette pratique. »

Pour résumé : dangereux, ne pas approcher sauf si envie de suicide. Il espérait que sa mise en garde soit suffisante et qu’elle suffirait à ce qu’elle se tienne éloignée de la plupart des contes dangereux dont faisaient parti les rois et reines de Queer Tales.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Jeu 11 Sep 2014 - 17:08
J’expliquais au conte pourquoi je pensais qu’il en était un, tout en glissant les noms de ceux que j’imaginais être les souverains de ce monde. Si c’était juste alors j’aurais la certitude de ne pas être dans un rêve car c’était la comptine au début du livre de contes qui m’avait donnée ces informations. Le fait que je sache cela sembla déstabiliser le Comte ou bien était-ce parce que j’avais utilisé « notre monde », adaptant ma vision des choses à la sienne ? J’avais vraiment du mal à décrypter le propriétaire, alors que les autres étaient des livres ouverts celui du maître des lieux semblait être cadenassé, avec un digicode et une sécurité à empreinte rétinienne, autant dire que j’avais du mal à lire en lui. Bref, le Comte me répondit rapidement :

« C’est exact. Mais ne croyez pas que ce sont les mêmes que dans les jolis contes pour enfant que vous avez pu lire. Je ne saurais que trop vous conseiller de rester éloigné d’eux. Sauf peut-être si vous souhaitez côtoyer Peter pan qui règne sur son royaume avec une générosité et une gentillesse contagieuse. »


Ainsi les contes n’étaient pas aussi gentils et mignons que dans les contes. Je me doutais que je n’allais pas avoir la version Disney, mais Monte Cristo semblait vraiment vouloir m’inciter à la prudence. Etaient-ils horribles à ce point ? D’après l’attitude du maître des lieux, oui. Comme la comptine l’avait laissé sous-entendre, Peter Pan était bien le plus sympathique des souverains, gentil, charmant, innocent, toujours un sourire aux lèvres. Je devrais peut-être aller lui rendre visite. Même si je trouvais de loin les comptes au passé les plus sombres, les plus intéressants à analyser à comprendre. Ce sont eux qui ont la psychologie la plus complexe et donc l’histoire la plus passionnante comme le Comte.

Mais était-il vraiment celui de Dumas ? Après tout, il avait dit que les contes n’étaient pas les mêmes dans ce monde. Si les gentils contes de notre monde étaient violents dans celui-là, l’inverse était-il vrai ? Le propriétaire était-il l’homme assoiffé de vengeance que je connaissais ? A première vue non, mais comme venait de le souligner Monte Cristo, les apparences sont trompeuse. J’attendrais d’avoir la version de ce dernier avant de me faire un avis. Tour en E7, tour prise.

Le Comte continua sur sa lancée à parler des souverains en évoquant dans quel royaume nous nous trouvions :

« Cette demeure se trouve dans le royaume d’Hansel et Gretel qui ont tué plus d’une sorcière sans preuve véritable de cette pratique. »


La comptine disait « Sinistre et froid, comme pas permis » et pourtant aux vues du jardin du conte, je n’aurais pu qu’affirmer le contraire. Le manoir et le jardin était magnifique et je ne pouvais croire qu’il se trouvait dans un royaume sombre et froid. Cependant je notais une fois de plus la mise en garde implicite du propriétaire. Avait-il peur à ce point que j’aille voir les dirigeants du royaume en sachant pourtant très bien ce qui m’attendait si j’y allais ? Je n’étais pas stupide au point de me jeter dans la gueule du loup, mais je me promis de rester sur mes gardes. Je hochais la tête, signe que j’avais compris le message.

Le repas se finit sur cette note sombre, le Comte changea de sujet en me proposant une visite du manoir que j’acceptais avec grand plaisir. L’après-midi se déroulait, Monte Cristo m’expliquant l’histoire de chaque pièce. J’étais très enthousiaste et posait certaines questions, des précisions sur ces histoires. Quand une pièce attira mon attention spécifiquement, dans celle-ci se trouvait toutes sortes d’instruments de musique et parmi eux, un piano, mon préféré. Mon visage s’illumina, un sourire s’étira sur mon visage, mes yeux brillaient surement de cette étincelle lorsque je voyais un instrument de musique.

« M. le Comte, me feriez-vous l’honneur d'accepter que je vous joue un morceau ? »

J’espérais qu’il allait acceptait parce que je devais avouer que je me débrouillais pas mal et pouvoir jouer de la musique au Comte me comblerait. Surtout connaissant son bon goût en art, son avis et ses critiques me seraient aussi enrichissantes qu’agréables.


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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Sam 13 Sep 2014 - 22:47
Le Comte remarqua un trait soucieux sur le front de la charmante demoiselle. C’est bien, s’il avait réussi à l’inquiéter, cela signifiait qu’elle serait prudente à l’avenir, ce qui était une bonne chose si elle voulait survivre assez dans ce monde, pour pouvoir profiter des bons côtés. Le repas se termina sur cette mise en garde et un simple hochement de tête accueillit son discours. Pour ne pas rester sur cette note sombre et peu réjouissante, Monte Cristo se leva et demandait à son hôte :

« Souhaitez-vous visiter un peu le Manoir ? »


A cette idée, le visage angélique de Rose reprit ses couleurs et son sourire chaleureux. Monte Cristo l’invita à lui emboiter le pas et commença à faire le tour des différentes pièces du Manoir. A chaque salle, il s’arrêtait et racontait l’histoire de la pièce en elle-même, ou des événements qui s’y sont produits ou encore l’histoire d’un meuble ou bien d’une anecdote. La curiosité de la demoiselle l’incitait à préciser. Ils visitèrent la salle de bal, quelques chambres, quelques salons... Soudain une salle attira l’attention de la Lectrice. La salle de musique étalait ses nombreux instruments pour tous ceux qui voulaient y jouer. Les murs blancs et dorées en faisaient une pièce claire même lorsque la nuit tombait. Quelques touches de bleus ajoutaient un peu de couleur dans cette salle mais c’était les couleurs des instruments qui rendaient l’endroit très coloré. C’était l’une des salles préférée d’Haydée. Et il semblerait que ce soit aussi celle de la nouvelle arrivée. Avant qu’il n’ait pu en faire le petit historique, elle lui demanda, un grand sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux :

« M. le Comte, me feriez-vous l’honneur d'accepter que je vous joue un morceau ? »


Avec un sourire presque aussi grand, il hocha la tête et alla prendre place dans l’un des fauteuils. Le Comte était ravi de pouvoir profiter des talents d’une musicienne, autre que celui d’Haydée. De plus, Rose semblait avoir un don pour la musique, sinon son enthousiasme pour cette salle et son empressement à jouer ne serait pas aussi grand. Il la regarda prendre place au piano et entamer une douce mélodie. Il reconnu l’air qu’avais joué sa musicienne lors du repas et fut étonné par la mémoire de la jeune femme aux cheveux de nacre. Elle ne l’avait entendu qu’une fois, puisqu’il s’agissait d’une composition de sa belle mais le thème était resituer parfaitement. Elle avait même l’audace de l’arranger avec sa touche personnelle. Cela donnait une allure plus vive et plus dynamique au morceau même si les notes étaient douces à entendre. Il y avait une fraicheur dans ces longues lignes mélodiques qui plut au Comte. Une fois, le morceau terminé, il s’approcha et prit place à côté de la jeune femme sur le tabouret du piano.


« Accepteriez-vous de m’en jouer un que vous auriez composé ? Ou une improvisation ? »

Assise juste à côté d’elle, il faisait très grand mais il voulait voir de plus près, les mains fines de Rose courir sur les touches d’ivoire. Le Comte pencha légèrement la tête sur le côté afin de mieux voir la Lectrice et se laissa emporter par la nouvelle harmonie qui résonna dans la salle.


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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mar 16 Sep 2014 - 9:29
La visite du manoir se déroulait très bien, je découvrais avec plaisir les merveilles qui ornaient les pièces. Je ne pouvais m'empêcher de poser des questions sur cette demeure si spéciale, si magique. J'appréciais beaucoup la salle de bal, mais toutes les pièces du manoir était fantastique. Le Comte avait bien de la chance d'habiter là. Soudain Monte Cristo me montra un lieu pas comme les autres pour moi, la salle de musique. Dans cette pièce étaient entreposés toutes sortes d'instruments, je n'arrivais pas à décrocher le sourire qui était venu orner mon visage. La pièce en elle-même était magnifique paré de doré et de blanc sur les murs, on pouvait discerner un peu de bleu de-ci, de-là. Mon enthousiasme prenant le pas sur ma timidité, je demandais au maître des lieux l'autorisation de lui jouer un morceau. Jouer pour le Comte était comme vivre un rêve, je savais que son avis serait objectif et espérais simplement lui faire plaisir.

Comblant mes attentes, le propriétaire hocha la tête positivement, avec un grand sourire. Il alla s'asseoir dans un fauteuil tandis que je m'installais devant le piano, mon instrument préféré. Plaçant mes mains sur les touches noires et blanches, j'entamais la mélodie qu'avait jouée Haydée durant le repas. L'air s'était gravé dans mon esprit et je n'eus aucune difficulté à le retranscrire, ajoutant même ma touche personnelle et quelques variations. J'avais légèrement accéléré la mélodie car à la harpe la lenteur donnait souvent la plus douce des sonorités, mais au piano, je pouvais donner un peu plus de dynamisme au morceau.

Lorsque j'eus fini, le Comte me rejoint sur le tabouret, j'eus un léger moment d'excitation en me disant que j'étais à côté de Monte Cristo, que je pouvais presque le toucher avant de me ressaisir et de porter toute mon attention aux paroles de ce dernier.

« Accepteriez-vous de m’en jouer un que vous auriez composé ? Ou une improvisation ? »

Mon sourire s'agrandit, flattée, voire même comblée, qu'il aie apprécié le morceau et même qu'il en redemande. Il avait donc aimé mon « travail », je ne savais plus quoi dire. Recevoir ce compliment du Comte, c'était comme déguster son plat préféré, on voulait savourer ce moment parce qu'il n'arrivait pas tous les jours. Je me sentais toute petite à côté du maître des lieux. Arrivant enfin à retrouver mes mots, je pus prononcer les joues surement écarlates:

« C'est avec grand plaisir que j'accepte, M. le Comte. »


Je réfléchis une seconde au morceau que je pouvais lui jouer, quand l'évidence même me sauta aux yeux. Je savais exactement quoi lui jouer. C'était un morceau que j'avais composée, un peu mélancolique. Je ne composais pas souvent mais celui-là était assez réussi. Je commençais doucement la ballade, mes deux mains en harmonie, mes doigts passant rapidement d'une touche à l'autre. La musique me transporta me faisant oublier même jusqu'à la présence du Comte. Cela me rappelait le moment où j'avais écrit cette mélodie. Ma grand-mère venait de mourir et cela m'avait rendue triste. Afin d'extérioriser mes sentiments et ainsi éviter que je me referme trop sur moi-même, j'avais retranscrit, la peine que je ressentais dans ces quelques notes. A la fois mélancolique et triste, je l'a trouvais tout de même jolie et elle me rappelait l'importance de profiter de sa vie pleinement.

Je finissais le morceau, mes doigts jouant les derniers accords. Je regardais le Comte, cherchant dans ses yeux, un indice, une question ou bien un commentaire. Pour la première fois, je m'attardais sur ses yeux vairons. Sur terre, les gens auraient surement trouvé cela étrange ou anormal, mais dans ce monde-ci, cela donna un petit quelque chose de magique, de fantastique à l'histoire que je vivais. Je trouvais les yeux du Comte magnifiquement représentatifs, de sa personnalité ou du moins celle que je connaissais. L'œil jaune symbolisant la partie calme, posée, distinguée, polie, courtoise et gentleman du propriétaire, son image, son apparence. Tandis que le rouge était ce qui était caché derrière, la soif de vengeance, l'envie de verser le sang de ceux qui vous ont trahi et vous ont volés tout ce qui vous était cher.

Je remarquais d'ailleurs que je ne pouvais en vouloir au conte d'avoir accompli ces meurtres. Il est vrai que tuer est quelque chose d'horrible mais en sachant ce que Dantès a subi. On peut comprendre sa colère. Durant tout le livre, je ne pouvais m'empêcher d'être de son côté. Sortant de mes pensées, je demandais simplement, mais les joues rosées:

« Cela vous a-t-il plu ? »



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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Jeu 18 Sep 2014 - 16:22
A sa demande, son sourire se fit plus grand encore, et le Comte fut surpris par le fait que ce soit possible. Il avait rarement vu de sourire aussi radieux, c’était du genre qui pouvait éclairer les plus profonds abysses ou faire fondre les plus gros icebergs. Et s’il avait quelques centaines d’années de moins, surement aurait-il été charmé par cette beauté adorable qu’arborait, sans savoir, Rose. Les joues rouges, elle accepta de manière si maladroite que Monte Cristo lui rendit un grand sourire qui cachait un rire amusé.

« C'est avec grand plaisir que j'accepte, M. le Comte. »

Elle était si perturbée par la demande du Comte, qu’elle mélangea les politesses pour obtenir une phrase, certes très polie mais un peu désordonnée. C’est à ce moment, qu’il pensa que ce langage soutenu qu’elle lui tenait depuis son arrivée ne devait pas être celui qu’elle utilisait la plupart du temps et il était flattée par cette attention qu’elle mettait à la satisfaction du propriétaire des lieux. Rose prit un petit temps pour choisir un morceau dans sa mémoire dont le Comte ne faisait qu’entrevoir les capacités avant de laisser à nouveau courir ses doigts sur les touches d’ivoire. L’harmonie douce avait des accords tristes qui touchaient Monte Cristo. Elle avait le talent de faire vivre ses sentiments à travers la musique et le Comte ne pouvait qu’être enchanté d’avoir une jeune demoiselle de cette qualité sous son toit.

Il se laissa porter par la peine et la tristesse du morceau cherchant les variations du thème, les notes qui donnaient une autre dimension à la musique. Il ne savait pas s’il s’agissait d’une composition passée ou d’une improvisation mais l’un comme l’autre charmait les oreilles du maitre des lieux.  Il n’avait guère entendu qu’Haydée qui soit meilleure que cette petite Lectrice. Mais les années feraient surement qu’elle surpasse la belle musicienne au moins sur ce magnifique instrument aux rayures noires et blanches. La mélodie se termina et le Comte fut presque déçu de ce fait. Rose porta son regard sur lui et sembla chercher un indice dans les yeux de Monte Cristo.


« Cela vous a-t-il plu ? »


La jeune femme était un peu gênée de lui poser cette question mais il comprenait que c’était important pour elle de savoir si sa musique a été appréciée. Le conte ne se fit pas prié sur ce point, vu qu’il avait aimé la mélodie de son invité. Il lui offrit un sourire éclatant et prit la parole.

« C’était magnifique. Je vous remercie d’avoir ainsi charmé mes oreilles. »


Le Comte se leva et invita Rose à faire de même. Il poursuivit sur l’histoire de cette salle et de l’instrument sur lequel elle avait tant aimé joué. L’après-midi était déjà entamée quand la curiosité de la jeune femme pour cette salle se tarit. Il la guida vers une autre pièce, qui sera sa chambre si elle le souhaitait. Il l’avait choisit car elle comportait des couleurs douces et une ambiance feutrée qui devrait convenir à la jeune femme. Il l’invita à passer le seuil et prendre, au moins du regard, possession du lieu.

« J’espère que vous me ferez l’honneur de rester pour la nuit. »


C’est alors qu’il put constater une autre facette de la jeune femme qu’il n’eut pas encore l’occasion d’admirer. Cela se passa au moment où il put observer sa réaction quand son regard se posa sur les livres un peu éparpillés dans toute la pièce. Élément important pour le Comte qui méritait de trouver une place dans toutes les pièces de son Manoir, ce que finira par découvrir Rose.


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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 22 Sep 2014 - 10:28
Toute enjouée lorsque le Comte me demanda de jouer à nouveau un morceau qui venait de moi en plus. Je m'embrouillais dans ma phrase sans même m'en rendre compte. Il fallait avouer que je ne parlais pas avec un langage aussi soutenu habituellement et avec le joie de pouvoir à nouveau jouer pour le maître des lieux, ma réponse fut légèrement bancale. Je commençais un morceau mélancolique de ma composition, mes doigts glissaient sur les touches d'ivoire. Le début lent et triste, me rappela la raison de vivre de ce morceau, puis le tempo accélérant emporta mes mauvaises pensées et douloureux souvenirs, j'étais enivrée par la musique, oubliant tout ce qui pouvait me gêner. Autant dire à ce moment même pas grand-chose. J'étais dans un luxueux manoir avec un de mes personnages de conte préféré à qui je jouais un air de ma composition qui semblait à mon grand plaisir l'apprécier. S'il y avait eu ma mère en plus, le tableau aurait été parfait.

La mélodie résonnait encore dans l'air tandis que mes doigts avaient joué le dernier accord. Je plongeais mon regard dans celui si spécial de Monte Cristo., cherchant un conseil, un avis...un compliment ? Je lui demandé directement finalement ne pouvant attendre un instant de plus, l'avis de l'amateur d'art qu'était le propriétaire. Mes joues étaient rosées, lorsque je posais la question, elles devinrent écarlates lorsque le conte me donna sa réponse.

« C’était magnifique. Je vous remercie d’avoir ainsi charmé mes oreilles. »


Accompagné de son sourire, ces mots me ravirent, tant bien que je crus que j'allais sauter sur place telle une gamine à qui on avait dit qu'elle allait rencontrer le Père Noël. Le Comte était un peu mon Père Noël, gentil, généreux, et qui m'offrait le plus beau cadeau, celui de pouvoir rester en sa compagnie. Le Pèr..Le Comte se redressa et m'invita à l'imiter, ce que je fis. Il me raconta, l'histoire de ces instrument,s de cette salle, elle devint ma préférée. Cependant je gardais en tête que je n'avais pas encore vu la bibliothèque. La visite continua jusqu'à une belle pièce, parée de rouge, de rose pâle et de blanc, je la trouvais simplement magnifique. Il me fit entrer, je n'imprégnais de l'ambiance de cette pièce, c'était calme et intimiste, cela me plaisait beaucoup. Je remarquais le lit et mon esprit fit tilt. L'excitation grandit en moi, il m'avait déjà montré des chambres mais nous n'étions pas entrés, il m'avait seulement fait jeter un coup d'œil. Mais cette chambre...mon sourire s'agrandit avant  même que le Comte ne prononce ces paroles qui allaient me combler de joie:

« J’espère que vous me ferez l’honneur de rester pour la nuit. »


Si je ne m'étais pas retenue, j'aurais sauté de bonheur, hurlant un « OUI » magistral, qui auraient surement abîmés les tympans du maître des lieux. Je me retins de peu de la faire, ce qui aida à empêcher cette effusion de joie trop importante, fut quand mon regard se posa sur les livres disposés dans la pièce. J'en fus muette durant une seconde. Je m'approchais doucement des précieux ouvrages, plus précisément vers une étagère finement sculptée où reposait les réceptacles de la magie des mots. Je caressais délicatement la tranche de l'un des livres avant de me tourner evrs le Comte et dire avec un grand sourire:

« Oui...Rien ne pourrait me faire plus plaisir. »


J'aurais pu m'en tenir au « oui » mais je ressentais le besoin de transmettre mon enthousiasme à Monte Cristo par ces simples mots. Je voulais le remercier mille fois, le prendre dans mes bras pour toute sa gentillesse ce que j'aurais fait si l'étiquette et autres convenances de l'époque du conte ne m'en empêchait pas. Je me devais de respecter ses habitudes et de le respecter lui. A quoi avais-je donc penser, pour vouloir le prendre dans mes bras. Je pouvais au moins le remercier ce que je fis:

« Je vous remercie pour votre hospitalité et votre générosité. Je suis vraiment chanceuse d'être tombée chez vous. »


Cela pouvait sembler un peu familier comme tournure de phrases mais j'étais littéralement tombée chez lui. Et je crois que je ne me rendais même pas compte de la chance que j'avais eu de tomber chez lui plutôt que chez un autre habitant de Queer Tales.

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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mer 24 Sep 2014 - 21:21

La pièce que venait de lui faire découvrir le Comte et qui sera sa pièce personnelle pour tout le temps où elle logera ici, si elle souhaitait éviter la peste. Il ne voulait pas la prévenir tout de suite, pour ne pas que son choix soit simplement du à une maladie, il préférait qu’elle soit là par plaisir et il semblerait que le sien soit assez marqué. Avant même que Monte Cristo ne lui explique ce que pouvait devenir cette pièce, un grand sourire s’agrandit sur les lèvres de son invitée. Elle avait deviné ses intentions et s’en réjouissait d’avance. Son bonheur fit plaisir au Comte, il précisa tout de même que cette pièce serait la sienne pour cette nuit si elle l’acceptait. Mais il n’y avait qu’à la regarder pour comprendre qu’elle avait déjà accepter.

Rose prit une grande respiration comme avant de crier de joie mais elle se retient et son attention fut attirée par les nombreux livres qui parsemaient la chambre. Elle se dirigea vers l’une des étagères et caressa doucement le dos d’un livre assez ancien. Vu la manière dont elle bougea vers l’ouvrage et sa délicatesse, le Comte en déduisit qu’elle était familière de ce genre de livres. Elle apprécierait surement la grande bibliothèque du Manoir. Mais pour l’instant elle découvrait avec joie sa chambre et pour donner tout de même une réponse au Comte, même si c’était inutile, elle se tourna vers lui et précisa ses sentiments.


« Oui...Rien ne pourrait me faire plus plaisir. »

Un léger sourire marqua le visage du propriétaire. C’était ce qu’il souhaitait, il espérait qu’elle restait simplement pour être en sa compagnie que forcée par la maladie qui guette dehors, le moment où la vigilance du Comte et de ses serviteurs se relâchera. Mais cela ne risquait pas d’arriver et la jeune femme était en sécurité entre les murs de cette bâtisse imposante.

« Je vous remercie pour votre hospitalité et votre générosité. Je suis vraiment chanceuse d'être tombée chez vous. »


Encore des remerciements de la part de Rose. Ces petites attentions touchèrent le Comte et il s’amusa de sa dernière tournure de phrase. A l’origine, il s’agissait d’une expression mais elle était parfaitement appropriée à la situation de la demoiselle. Le passage vers Queer tales pouvait facilement être assimilé à une chute. Les souvenirs de ce moment commençait à se flouter dans l’esprit du Comte mais ce n’était pas très important à ses yeux. L’important c’est que cette jolie fleur se soit retrouvée chez lui et non chez un conte moins distingué et moins civilisé. Elle n’aurait peut-être pas survécu à Queer tales ou alors dans des conditions effroyables qui avaient de quoi briser un esprit. Mais la chance a voulu qu’elle tombe dans le jardin du Comte. Bon, c’est vrai, à un moment où la peste fait rage dehors mais elle ne passerait pas les murs de cette demeure.

« Tout le plaisir est pour moi. Avoir une musicienne exceptionnelle, qui semble également avoir une culture littéraire intéressante, ne peut être qu’une joie à accueillir. »

Il inclina légèrement la tête comme pour marquer une révérence à la jeune femme. Il engloba la pièce d’un grand mouvement de manche avant de poursuivre.

« Ceci sera votre chambre, tout le temps que vous souhaiterez. Si, bien entendue, elle vous plait. »
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mar 30 Sep 2014 - 15:26
Tandis que j’acceptais l’invitation du Comte à rester, j’admirais « ma » nouvelle chambre. Il était vraiment très généreux et de par sa gentillesse et les délicates attentions qu’il me portait, je le considérais un peu comme un père. Je voulais le prendre dans mes bras et le remercier avec tout l’enthousiasme dont je pouvais faire preuve mais je ne pouvais pas. J’étais certaine que le maître des lieux comprendrait mon geste mais il pouvait sembler déplacé et je ne voulais pas mettre le propriétaire mal-à-l’aise par un contact physique et une effusion de sentiments trop importants. Cependant je n’allais pas rester muette face au merveilleux cadeau que me faisait le conte, aussi je le remerciais de façon plus sobre que celle que j’avais espérée durant un instant :

« Je vous remercie pour votre hospitalité et votre générosité. Je suis vraiment chanceuse d'être tombée chez vous. »

Je pouvais utiliser cette expression bien qu’elle n’appartienne pas au langage soutenu car je l’avais prise au pied de la lettre lorsque j’avais fini la comptine, j’avais eu cette impression de chute et le lieu de mon atterrissage était bel et bien le jardin du Comte de Monte Cristo. En y repensant, je ne m’y faisais toujours pas, j’étais chez Monte Cristo, le seul l’unique et en plus il venait de notre monde à l’origine.

Je me demandais dans combien de temps, j’allais être habituée à ce fait. Et me dit que quelques heures ne suffiraient pas. La beauté du manoir, la gentillesse du Comte, cette ambiance, cette magie. Tout cela était fou, j’étais comme dans un rêve et le meilleur dans tout cela, était que je pouvais rester dans ce rêve aussi longtemps que je voulais puisque le temps n’avançait pas dans notre monde. J’étais envahie par la joie, l’excitation, la curiosité, je ne savais plus à quel saint me vouer. Il y a avaient dans de choses à découvrir, tant de questions à poser, tant de discussions à avoir.

Si je n’avais pas eu peur d’abuser de l’hospitalité du Comte, je serais restée des années, tellement je me sentais bien. Sans parler du fait que si ma simple chambre possédait des livres, je n’osais imaginer la bibliothèque du conte. Des centaines d’ouvrages à lire, je défiais quiconque d’être plus heureux que moi à cet instant précis. Le propriétaire brisa le cours de mes pensées en prenant la parole :

« Tout le plaisir est pour moi. Avoir une musicienne exceptionnelle, qui semble également avoir une culture littéraire intéressante, ne peut être qu’une joie à accueillir. »

Sa petite révérence me fit sourire et ses paroles firent se teinter de rouge mes joues. Ses compliments m’allaient droit au cœur mais je crois qu’il n’avait pas idée de l’admiration que je lui portais, que chaque instant passé avec lui était l’un des plus heureux de ma vie. Je crus un moment que j’allais exploser de bonheur quand le Comte ajouta :

« Ceci sera votre chambre, tout le temps que vous souhaiterez. Si, bien entendue, elle vous plait. »

Il me proposait de rester plus longtemps qu’une nuit. Je ne savais pas s’il faisait cela pour tous ses invités ou bien qu’il m’appréciait spécialement mais sa générosité était sans bornes. J’eus vraiment du mal à me dire qu’il avait tué des gens en voyant toute la bonté dont il faisait preuve. D’ailleurs, je décidais de mettre cette idée totalement de côté pour profiter de tous les bons côtés du Comte. Je ne savais comment répondre à sa déclaration, j’étais sans voix, toutes les émotions positives que je ressentais, se bousculant en moi. Après quelques secondes ou je crus que mon sourire allait dépasser mes oreilles, ces quelques mots franchirent mes lèvres :

« Je..l’adore. Vous êtes vraiment la personne la plus généreuse, altruiste, polie et cultivée que je connaisse. »

Il avait réussi, il avait révélé la véritable moi, celle qui se cachait derrière un masque neutre au lycée. La file cachée derrière ses livres venait de s’ouvrir, je m’étais rarement sentie aussi libre. Je continuais essayant de contenir l’enthousiasme qui s’emparait de moi :

« Si je m’écoutais, je resterais ici toute ma vie. Ce lieu, votre compagnie, celle d’Haydée, tout ici semble parfait. Cependant, je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité et si vous acceptiez de m’héberger, une semaine ou deux, le temps que je m’habitue à ce nouveau monde, à ces nouvelles règles, je vous en serais déjà extrêmement reconnaissante. »

On ne pouvait douter de la sincérité de mes mots et je devais me taper sur les doigts pour ne pas me jeter dans ses bras pour le remercier.


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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 13 Oct 2014 - 9:07
La joie de Rose ne faisait aucun doute, elle transpirait par tous le pores de sa peau. Et pourtant le Comte ne se lassait pas de la voir ainsi. C'était de ces sourires qui allégeaient le cœur et réchauffait les âmes. Même si celle de Monte Cristo était trop abimée pour en bénéficier pleinement. Le poison de la vengeance avait ravagé son âme et même le sourire enchanteur de Rose ne suffisait pas pour effacer la noirceur de son cœur.

« Je..l’adore. Vous êtes vraiment la personne la plus généreuse, altruiste, polie et cultivée que je connaisse. »


Si c'était ce qu'elle pensait le Comte n'avait pas de soucis à se faire. Si elle savait la vérité, elle ne sera pas comme cela mais Rose s'arrêtait à l'image que renvoyait le propriétaire des lieux à cet instant. Normal quand il faisait tout pour ça, il était dur de lui échapper. Même avec toute la bonne volonté du monde. Néanmoins à son compliment, le Comte sourit, réellement amusé par la jeune femme et par la simplicité de son phrasé.

« Si je m’écoutais, je resterais ici toute ma vie. Ce lieu, votre compagnie, celle d’Haydée, tout ici semble parfait. Cependant, je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité et si vous acceptiez de m’héberger, une semaine ou deux, le temps que je m’habitue à ce nouveau monde, à ces nouvelles règles, je vous en serais déjà extrêmement reconnaissante. »


Quel dommage qu'elle ne souhaite pas rester ici pour toujours mais il comprenait qu'elle pouvait vouloir voir autre chose que les quatre murs de sa demeure, aussi intéressants soient-ils. Mais c'était une bonne chose qu'elle veuille rester une semaine ou deux car elle pourrait ainsi laisser le temps au Docteur Jekyll de trouver un remède à la maladie qui faisait rage à l'extérieur des murs. Il faudra tout de même qu'il lui dise à un moment ou à un autre et de préférence avant que sa curiosité ne la pousse à passer le pas de la porte du Manoir afin de découvrir le reste de la ville. Mais ce temps viendrait plus tard.


« Ce n'est pas un abus quand il est consenti. Mais sachez que je respecterais votre décision qu'elle quelle soit. Si vous souhaitez rester seulement quelques semaines, j'en serais ravi mais si vous souhaitez rester plus longtemps je ne m'y opposerais pas et ce serait même pour une immense joie. »

Il ne mentait pas sur ces paroles qui pourraient être simplement travaillées. Mais ce n'était pas le cas, dans la froideur de son cœur subsistait encore une étincelle faible qui le faisait apprécier la compagnie de certaines personnes et pas seulement pour observer les comportements humains. Et il semblerait que Rose fasse partie de cette catégorie alors même que cela ne fait que quelques heures qu'il se trouve en sa compagnie. Il jeta un coup d'œil à l'horloge. L'heure venait de passer à huit heures. Le temps passait très vite en sa présence et l'heure du diner était passée depuis ne demi-heure. Mais ce n'était pas très grave, Haydée avait du prévoir ce léger retard car elle n'avait quitter le Comte et son invité qu'il y a quelques minutes. Elle comprendrait donc que le diner serait pour un plus tard aujourd'hui.

« L'heure du diner vient de sonner. Souhaitez-vous vous changer avant de me rejoindre ? Vous pouvez vous servir dans l'armoire, toutes les tenues sont à votre disposition. Et si elle ne vous plaisent pas, il est possible de les changer. Je vous attendrais dans la salle à manger et vous enverrais Haydée pour qu'elle vous y conduise, même si vous vous souvenez probablement du chemin. »


Le Comte inclina alors le buste et prit la porte de la chambre pour laisser un peu d'intimité à la jeune femme, même si elle ne se change pas. Être seule un peu, pourrait lui permettre de laisser ses sentiments sortir un peu... ou beaucoup...
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 13 Oct 2014 - 16:23
Toute enjouée, je réussis à peine à prononcer le compliment que voulais offrir au Comte, je pensais sincèrement tout ce que je disais et je rêvais secrètement que cet instant dure pour toujours. Le meilleur était sans doute que je pouvais rester autant de temps que je le voulais puisque quand je reviendrais il ne se serait passé qu’une seconde pour ma mère. Je ne comprenais toujours pas comment cette magie opérait mais je trouvais bien plus formidable celle présente dans la demeure Monte Cristo. Il n’y en avait peut-être pas au sens littéral du terme mais cette ambiance chaleureuse et joyeuse était bien plus magique qu’une citrouille se transformant en carrosse.

Heureuse, je confiais au maître des lieux, mon envie de rester longtemps, très longtemps et je dû me modérer, me forcer à ne pas abuser de son hospitalité en me donnant seulement deux semaines au paradis. Cela pouvait sembler exagérer mais je ne pouvais mieux décrire ce que je ressentais. Tout était tellement parfait, je devais faire attention de ne pas trop m’y habituer car le retour à la réalité pourrait être dur.  Cependant je ne pouvais enlever le sourire qui me montait jusqu’aux oreilles quand je regardais autour de moi. Si j’avais su que lui aussi voulait que je reste pour toujours, je crois que j’aurais accepté tellement j’étais ravie d’être là. Mais je ne pouvais pas l’esprit du propriétaire m’étant étrangement fermé. Je ne pouvais deviner ce qu’il pensait contrairement aux autres élèves du lycée. Bref, je ne pouvais rester trop longtemps car malheureusement la bienséance me forçait à respecter l’espace vital du Comte et à ne pas trop forcer sa générosité.

« Ce n'est pas un abus quand il est consenti. Mais sachez que je respecterais votre décision quelle qu’elle soit. Si vous souhaitez rester seulement quelques semaines, j'en serais ravi mais si vous souhaitez rester plus longtemps je ne m'y opposerais pas et ce serait même pour une immense joie. »

Je me contentais d’un hochement de la tête au lieu d’un bondissement de bonheur, mais le fait que je n’allais pas rester bien longtemps, me retint assez, provoquant une légère déception en moi. Mais bon, tant que j’étais là, je n’allais pas me laisser abattre et j’allais profiter de tous les moments passé avec le conte et Haydée. Cela ne faisait que quelques heures que j’étais là et pourtant je me sentais bien, comme chez moi. Non pas que j’allais mettre les pieds sur la table et vider la cave mais plutôt que je me sentais protégée dans ce foyer. L’horloge sonna 8 heures. Je n’avais pas vu le temps passé, avec la visite du manoir et les discussions avec le Comte, cet après-midi avait filé en quelques minutes à peine. Le maître des lieux fit écho à mes pensées :

« L'heure du diner vient de sonner. Souhaitez-vous vous changer avant de me rejoindre ? Vous pouvez vous servir dans l'armoire, toutes les tenues sont à votre disposition. Et si elles ne vous plaisent pas, il est possible de les changer. Je vous attendrais dans la salle à manger et vous enverrais Haydée pour qu'elle vous y conduise, même si vous vous souvenez probablement du chemin. »


Lorsque le propriétaire s’inclina, j’en fis de même et glissa un gentil :

« Je vous remercie. »

Quand le Comte fut sorti, j’attendis quelques secondes, avant de sauter littéralement de bonheur. Mon hurlement fut mental mais j’exprimais ma joie par un petit gémissement d’excitation. Je trottinais jusqu’à mon lit avant de me laisser tomber dessus, sur le dos. Tout en profitant du moelleux du matelas, je fixais le plafond très haut de ma chambre. Je repensais aux évènements de cette journée. Mon arrivée mouvementée, ma rencontre avec Monte Cristo, la découverte du manoir, la rencontre avec Haydée, la visite guidée des lieux, la découverte de...ma chambre !

Il y  avait juste un bémol à cette journée et un point fort. Tout d’abord il y avait eu cette légère déviation sur le passé qui m’avait dérangé sur le moment mais qui ne me préoccupait plus maintenant. Le Comte n’était peut-être pas celui du livre que je connaissais mais il restait tout aussi intéressant et même plus attachant. Pour ce qui était du moment de la journée que j’avais préféré. C’était sûrement lorsque j’avais pu jouer du piano au Comte, c’était un moment unique qui resterait à jamais gravé dans ma mémoire et j’espérais qu’il l’avait marqué autant que moi.

Je me redressais lorsqu’Haydée arriva, elle me montra la garde-robe. Elles étaient toutes magnifiques mais j’eus un coup de cœur pour une robe rose et blanche, qui rappelait légèrement ma chevelure. La musicienne la raccourcit car elle était un peu grande et m’aida à la mettre, je devais avouer que je n’étais pas habituée à mettre de tels habits mais le résultat était là : je ressemblais à une princesse. Haydée me complimenta et je la remerciais de s’être occupée de la robe et de m’avoir aidée. Je regardais l’heure et seulement 15 minutes s’étaient écoulées depuis que le comte était sorti de ma chambre. La musicienne avait vraiment été très efficace. Malgré le fait que je connaissais le chemin, Haydée et moi sommes allées ensemble jusqu’à la salle à manger. Le  maître des lieux était déjà installé, je lui fis une petite révérence accompagnée d’un sourire avant de me mettre à table. La soirée promettait d’être merveilleuse.



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