Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]

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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Sam 18 Oct 2014 - 21:52

Les joues roses de la jeune femme lui allait bien au teint, elles rappelaient la couleur pâle de ses cheveux. Le bonheur de Rose se voyait parfaitement à travers ses expressions et ses paroles. Même si elle tentait de se contenir, il y avait des choses impossibles de cacher. Quand le Comte avant de quitter la pièce, elle prononça quelques mots qui agrandirent le sourire de Monte Cristo.

« Je vous remercie. »

Après le merci poli de la jeune femme, le Comte quitta la pièce et prit la direction de sa chambre. Se changer lui ferait su bien aussi. Il espérait que Rose choisirait l'une des robes qu'il avait laissées à sa disposition. Une fois arrivé dans sa chambre, il sonna Haydée et lui demanda de rejoindre Rose au cas où elle aurait besoin d'aide pour s'habiller. La musicienne prit congé et le Comte enfila une tenue plus classique. Un long pantalon noir et une chemise à jabots aux larges manches décorées de flammes. Il aimait tout particulièrement cette tenue qui affinait encore plus sa silhouette même s'il n'en avait pas besoin. Ainsi habillé, il gagna la salle à manger, où la table finissait d'être dressée par mes serviteurs. Le propriétaire des lieux les salua d'un signe de tête et leur fit signe de continuer. Il ne leur restait plus que des détails de présentation pour terminer la table. Le Comte prit place sur sa chaise et attendit que son invité finisse de se préparer.

Rose mit moins de temps qu’il ne le pensait et à peine s’était-il assis que la porte de la salle s’ouvrit sur les deux musiciennes. Rose portait une robe blanche et rose qui lissait sa silhouette et mettait en valeur ses traits fins et délicats. Elle était absolument adorable. Le Comte se leva en réponse à sa révérence et lui tira la chaise située à la droite de celle qu’il occupait quelques instants plutôt. Son sourire était plus éclatant que la lumière des chandeliers en argent posés sur la longue table.


« Cette robe vous va à ravir. »


Il lui fit signe d’entamer l’assiette qui se trouvait devant elle. Même seulement dans la fine porcelaine devant elle, le choix était grand. Les plats n’étaient pas très nombreux comparés aux habituels repas du Comte mais on pouvait voir qu’il s’agissait de mets affinées, préparés avec soin. Après lui avoir indiqué de commencer, il fit de même.

« Demain, je vous ferais visiter le reste de ma demeure, je crois avoir compris que vous avez hâte de découvrir la bibliothèque... Je finirais peut-être par ce lieu, ce sera plus amusant. »

Il l’avait deviné au regard qu’elle avait jeté aux piles de livres qui se trouvait dans sa propre chambre mais aussi par le fait qu’elle avait ouvert le livre de contes qui menait dans ce monde si étrange. Il était rare que les lecteurs soient des personnes qui haïssent les livres, c’était plutôt le contraire. Et c’était compréhensible, quelqu’un qui ne lisait jamais était moins attiré qu’un bibliophile par un vieux bouquin. C’était surement mieux ainsi, comme cela les Lecteurs avaient une connaissance minime des personnes qui habitaient Queer Tales. Même si les contes étaient différents des histoires qui persistaient dans leur ancien monde.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 3 Nov 2014 - 9:18
Je remerciais Haydée pour la robe, avant que nous dirigions vers salle à manger. Après une visite du manoir, je le connaissais assez bien et aurais pu y aller toute seule, mais bien que silencieuse la compagnie de la servante était agréable. Après avoir traversé plusieurs couloirs, nous arrivâmes à destination. Je vis le Comte se lever tandis que je lui faisais la révérence. Lui aussi s'était changé, il portait un vêtement plus prêt du corps mais toujours d'une grande qualité et la chemise comme la pantalon noir qu'il portait, laissait paraître une silhouette encore plus fine que je ne l'avais deviné. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, cela ne le rendait que plus élégant et distingué. En bon gentleman, mon hôte me tira la chaise afin que je puisse m'y asseoir. Alors que je lui souriais, il me complimenta sur ma tenue:

« Cette robe vous va à ravir. »


Malgré tous mes efforts, je ne pu empêcher mes joues de rougir. Je trouvais aussi cette robe magnifique mais entendre Monte Cristo en personne me dire qu'elle m'allait très bien, me touchait vraiment. Il me fit signe de commencer à manger et devant de tels choix, je du prendre quelques secondes de réflexion. Tous les plats avaient l'air délicieux et cela fut confirmé lorsque je décidai de goûter l'un d'eux. C'étaient des mets d'une rare finesse et je savourais autant le repas que la soirée. En effet, à peine avions nous commencé à manger qu'il m'indiqua:

« Demain, je vous ferais visiter le reste de ma demeure, je crois avoir compris que vous avez hâte de découvrir la bibliothèque... Je finirais peut-être par ce lieu, ce sera plus amusant. »


Au mot « bibliothèque », j'avais tressailli, de joie, d'impatience. Ma passion pour les livres n'avaient évidemment pas échappé au maître des lieux. Et ce dernier, je devais l'avouer était très fort pour jouer avec ma curiosité. Je mourrais d'envie de voir le sanctuaire de livres que possédait le Comte. Il était certain qu'un homme d'une telle culture et d'un tel rang devait posséder de nombreux ouvrages et connaissant le bon goût du propriétaire, je ne doutais pas d'apprécier ce que je pourrais y lire.

« En effet. Je suis, je l'avoue, impatiente de voir et même de lire les nombreux ouvrages que vous devez posséder. »


Le repas continua, Monte Cristo et moi, apprenant à faire connaissance, comme je le connaissais un peu, la conversation dévia vers mon histoire. Et je lui parlais sans peur, de ma mère, la gentillesse et l'Amour avec lesquelles elle s'était occupée de moi, le départ de mon père. Ma passion pour la musique et les livres. Je n'osais pas lui parler de la façon dont j'étais traitée au lycée. Cela n'apportait rien de se plaindre, aussi je passais sur ce détail sans importance. Ayant fini de faire le résumé de ma vie, jusqu'au moment au j'avais ouvert le livre de contes, je lui demandais, un sourire aux lèvres:

« Et vous ? Acceptez vous de raconter votre histoire ? Je crois la connaître, mais je pense que votre version doit être plus intéressante. »


Je connaissais par cœur l'histoire du Comte de Monte Cristo, mais celui que j'avais devant était tellement gentil, et généreux que je commençais à douter de sa nature de criminel vengeur. Et malgré mon enthousiasme quant à connaître la « véritable » histoire d'un de mes contes préférés, je n'oubliais pas que dans la version de lui que je connaissais, la manipulation était l'un de ses atouts majeurs.


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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mer 12 Nov 2014 - 22:24
Si le Comte avait ne serait-ce qu’un doute sur l’amour des livres de la jeune femme son tressaillement au nom de bibliothèque lui offrit une réponse sûre et sans appel. Déjà dans ses yeux des éclats dorés prenaient naissance. Et même avec une imagination comme la sienne, il était persuadé qu’elle était encore de la réalité de la quantité d’ouvrages que possédait Monte Cristo.

« En effet. Je suis, je l'avoue, impatiente de voir et même de lire les nombreux ouvrages que vous devez posséder. »

Les plats s’enchainèrent au rythme des différents sujets de conversation. De la bibliothèque et des lectures, dévièrent les goûts en matière de cuisine et avec l’histoire de sa famille. Le Comte était curieux de tous les détails de la vie de la demoiselle et malgré sa timidité elle se livra doucement au propriétaire des lieux. Elle raconta sa vie dans l’autre monde, ses moments avec ses mères qui étaient surement d’une importance et d’une valeur rare pour Rose. La jeune musicienne aborda même le départ de son père, sujet qui pouvait sembler sensible mais qu’elle osa poser et expliquer au Comte du moins ce qu’elle en savait. Malheureusement, elle passa sous silence, les quelques anecdotes de son école. Il aurait aimé savoir ce qui lui plaisait dans les études mais ce sera peut-être pour un autre jour. Puis retour sur les livres par le travers de ses passions et même si Monte Cristo les avaient déjà deviné dans ses actes depuis son arrivée, l’entendre parler ainsi de la musique ou de ses lectures avait quelque chose de particulier, une saveur tout aussi appréciable que le repas. Elle termina par l’ouverture de ce livre de contes dont le maitre des lieux se rappelait chaque grain de la couverture de cuir, chaque mot de cette petite comptine à l’apparence si innocente, de la senteur des pages vieillies... Rose se tourna alors vers le Comte et lui demanda avec un large sourire qui devait en faire tomber plus d’un.

« Et vous ? Acceptez-vous de raconter votre histoire ? Je crois la connaître, mais je pense que votre version doit être plus intéressante. »

Le Comte lui rendit un sourire mi amusé mi triste. Il ne devait pas cacher qu’évoquer son passé n’était pas seulement joie et bonheur. Ce serait beaucoup trop gros à avaler. Et même s’il est vrai que plus le mensonge est gros plus il est crédible, il y avait certaine limite. Ayant terminé leur repas, il invita la jeune femme à le suivre vers la cheminée qui ronflait dans l’âtre. Monte Cristo prit place dans l’un des fauteuils et commença son histoire. Il y avait les bases qu’elle connaissait la trahison du second du navire dont il avait hérité du capitaine. Son emprisonnement à la prison d’if pour de longues années. Mais ce n’était pas la vengeance qu’il ruminait entre les quatre murs de sa cellule, c’était un questionnement, une curiosité, savoir le pourquoi c’était tombé sur lui. Son ton était celui d’un excellent conteur, talent qu’il avait affiné au fil des ans en faisant la lecture à sa belle musicienne. Surtout qu’il savait qu’elle s’imaginait déjà certaines scènes de sa vie, il en profita pour insister sur les détails et les descriptions.

Le Comte raconta ensuite son évasion et la quête de vérité sur son aventure et sur la raison de ses peines. Mais il ne rencontra qu’une douleur plus vive encore en apprenant la vérité, ses ennemis, qu’il essayait de voir autrement, lui en voulait plus qu’il ne croyait. Ils voulaient le faire passer pour un manipulateur, un hypocrite, un traitre et ils y réussirent puisque c’était ainsi qu’il était resté dans les mémoires de l’autre monde. Alors qu’il essayait de se cacher des autorités dans sa bibliothèque, un livre qu’il n’avait jamais vu était sur la table. La description de ce livre n’était pas compliquée à faire, Rose le connaissait très bien. Il l’ouvrit et lut la comptine, ce qui le mena ici, il ne se rendit qu’au moment « d’atterrir », il avait emmené sa chère Haydée en même temps. Le Comte termina par quelques anecdotes sur son installation à Nivis dans ce manoir ainsi que ce qu’il apprit sur certains contes à commencer par le roi lui-même. Monte Cristo se leva alors dans un mouvement empreint de la grâce des nobles.


« Il se fait tard et je crois avoir suffisamment parlé de moi. Et si vous avez des questions, vous ne partez pas tout de suite, il sera toujours temps de me les poser. Je vais vous laisser y réfléchir et choisir la version que vous trouvez la plus juste... Haydée, veuillez raccompagner cette jeune demoiselle à sa chambre. »

Il retourna vers la jeune femme en question. Le Comte passa délicatement sa main sous la sienne et y déposa un baise-main.

« Que la nuit vous soit douce, chère Rose. »

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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Lun 1 Déc 2014 - 9:14
Au mot « bibliothèque », je ne pus empêcher mon corps de révéler mon impatience à découvrir ce lieu. J'adorais les livres, trouvant qu'ils étaient les biens matériels les plus précieux de notre monde. Réservoir de connaissance, instrument du savoir voire même simplement guide de voyage vers un autre monde, je me plaisais à tourner les pages plus ou moins jaunies avec délicatesse, à m'imprégner des histoires réelles ou de fiction. J'avais la chance d'avoir une mémoire quasi parfaite, tout ce que je voyais où j'entendais je le retenais. Aussi avais-je la chance de pouvoir retenir chaque détail de chaque livre que j'avais lu. Et pourtant j'avais plaisir à relire mes préférés. Ma bibliothèque n'était surement pas aussi grande que celle du Comte, mais elle remplissait tout de même deux meubles entiers. Cependant, ce n'était pas suffisant pour étancher ma soif de lecture et je me rendais souvent à la bibliothèque, c'était d'ailleurs dans celle-ci que j'avais ouvert le livre de contes qui m'avait mené ici.

Je sortis de mes pensées pour répondre au maître des lieux sur mon impatience à découvrir son sanctuaire de livres. Le repas continuait, on parla cuisine et je lui confiais que mon plat préféré était la soupe aux orties, cela ne paraissait pas commun comme met préféré. J'en rigolais un peu, je ne savais pas pourquoi mais j'avais toujours aimé toutes sortes de soupes et celle-ci particulièrement.

Petit à petit la conversation dévia sur mon histoire. Au début, j'avais quelques difficultés à parler de ma vie, mais comme d'habitude le conte me mit en confiance et ce fut plus facile de me confier. Je lui parlais de la vie avec ma mère, simple mais remplie de nos petits moments à deux qui rendaient ma vie unique. J'expliquais comme je le pouvais le départ de mon père au propriétaire, je ne savais pas grand-chose dessus alors je ne m'étendis pas sur le sujet. Je continuais en parlant de ma passion pour les livres et la musique. En plus de ma mère, c'était les deux choses les plus importantes de ma  vie. Je me sentais ailleurs grâce aux récits si bien écrits et mon esprit voyageait et se détendait au fur et à mesure que je jouais les partitions. Cela me plaisait aussi d'écouter de la musique mais je ne ressentais pas la même exaltation. Je passais sur mes anecdotes du lycée puisqu'il n'y avait rien de bien intéressant à dire dessus, j'étais quelqu'un d'un peu exclu et je n'avais rien d'autre à dire de plus. Et puis, je n'avais aucun intérêt à venir me plaindre auprès du Comte. Aussi je continuais en parlant de fameux ouvrage qui m'avait amenée dans ce monde. La façon dont j'en parlais devait rappeler certains souvenirs à mon interlocuteur. Je finissais en demandant avec un grand sourire s'il acceptait de me raconter son histoire. Il semblait croire que celle que je connaissais n'était pas la bonne et vu son attitude, j'avais quelques doutes, je devais bien l'avouer.

Le sourire du Comte me donnait un pincement au cœur, il ne semblait pas emballé par l'idée de raconter son passé alors que plus tôt dans la journée il semblait tout à fait disposé à en parler. Je ne savais pas trop quoi en penser aussi, je laissais cela dans un coin de ma tête. Puisque le repas était terminé, le Comte put m'emmener dans un endroit bien plus approprié aux conteurs aguerris. Devant le cheminée, nous pûmes nous installer dans deux confortables fauteuils. Et bien que mes yeux fixaient les flammes qui dansaient dans la cheminée, mes oreilles étaient dévouées au récit du conte et conteur. Je ne fus pas étonnée de voir qu'il savait prendre le ton des conteurs, ceux qui pouvaient vous happer totalement dans l'histoire au point qu'il était difficile d'en décrocher.

Le comte commença et étrangement cela se déroulait de la façon dont je le pensais. Mon esprit voyait que dans les flammes se dessinait le navire du Comte puis les évènements qui suivaient. Ce n'était pas là un tour de magie, simplement mon imagination débordante qui était à l'œuvre. Peu à peu sa vie défilait devant mes yeux, dans mon esprit. Lorsque l'on arriva à son emprisonnement là arriva le premier changement dans l'histoire. Au lieu de vengeance planifiée et calculée, seule la curiosité animait l'esprit brillant du Comte. Et même si je ne retrouvais pas le Monte Cristo que je connaissais, cela correspondait à l'homme calme et posé que j'avais près de moi. Son récit était précis, très précis, il n'omettait que peu de détails,  et je fus impressionnée par la mémoire du maître des lieux.

Le conte continua son histoire, remplaçant simplement sa quête de vengeance pour un quête de liberté. Il raconta que ses ennemis l'avaient fait passé pour quelqu'un de mauvais, de méchant. Ce serait apparemment ses ennemis qui avaient créés de toute pièce la partie sombre de Dantès qui était dans le livre de Dumas. Il expliqua qu'il traqué par les forces de police et que s'était ainsi qu'il avait trouvé le livre de contes qui l'avait amené ici avec la douce Haydée. Il finit en parlant de son installation à Nivis, comment il avait découvert ce monde en résumé. A la fin de ce récit, je ne pus m'empêcher de me poser plusieurs questions: Avait-il revu la femme qu'il aimait ? Pourquoi ne pas avoir chercher à se venger ? Comment avait-il réussi à amasser un telle fortune et ce titre s'il n'était pas le manipulateur que je connaissais. Car étant donné le caractère des souverains, je voyais difficilement quelqu'un d'aussi gentil et généreux que le Comte, se faire un place dans la haute société, faire fortune, grâce à ces seules qualités.

Bien que mon visage restait impassible, j'étais vraiment tiraillée entre les deux versions que je connaissais après tout, rien ne me disait à part les actes du conte et la sincérité dans sa voix, que son histoire n'était pas un mensonge, pour me manipuler. Je mis fin à mon dilemme, en me disant exactement ce que j'avais au Comte plutôt, le passé n'avait aucune importance, aujourd'hui Monte Cristo était quelqu'un de bon et gentil et c'était cette version de lui que je connaissais et avec qui je voulais passer du temps. Je n'avais que faire d'Edmond Dantès, seul importait le Comte de Monte Cristo. Je souris au propriétaire tandis que celui-ci se lever avec un charisme remarquable. Je l'imitais avant qu'il ne me dise:

« Il se fait tard et je crois avoir suffisamment parlé de moi. Et si vous avez des questions, vous ne partez pas tout de suite, il sera toujours temps de me les poser. Je vais vous laisser y réfléchir et choisir la version que vous trouvez la plus juste... Haydée, veuillez raccompagner cette jeune demoiselle à sa chambre. »


Je hochais la tête et laissait (bien que mes joues rosirent) le Comte me faire un baise-main.

« Que la nuit vous soit douce, chère Rose. » , me dit-il.

Je lui fis une gracieuse révérence, pleine de respect avant de lui répondre:

« A vous aussi, M. le Comte. »

Puis je partis dormir. Bien que je connaissais le chemin, je laissais Haydée m'accompagner. La remerciant une fois de plus pour tout ce qu'elle faisait pour moi. Je em changeais, enfilant une magnifique chemise de nuit, qui ne rendit que plus évident que je n'étais plus une enfant et que j'avais bien 18 ans. Je me regardais dans le miroir, me voir dans cette grande chambre était un sentiment étrange. Je ne m'étais jamais senti autant à ma place que à cet endroit, j'avais l'air d'une princesse. Dans le monde des contes, je trouvais cela quelque peur ironique et décidais que mes pensées n'était plus assez claires pour ce soir. Je partis m'allonger, soufflait la bougie que m'avait laissée Haydée. Je fermais les yeux, tout en priant pour que demain, je me réveille dans ce même lit, que tout ce que j'avais vécu ne soit pas qu'un rêve.



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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Ven 12 Déc 2014 - 9:03
Alors que le Comte commençait son histoire, la jeune femme plongea les yeux dans les flammes et s'en passionna surement s'imaginait-elle les paysages de l'histoire du Comte. La voix rythmée et mystérieuse du maitre des lieux remplissaient parfaitement son office de conteur. A la fin de son histoire, Monte Cristo voyait bien qu'une multitude de questions hésitaient à franchir le seuil de ses lèvres mais avant qu'elle ne choisisse de les dire, il enchaina afin de prendre congé de la jeune femme, lui laissant tout de même la possibilité de les lui poser le lendemain. Il pencha sa grande silhouette sur sa main la faisant rougir avant de lui souhaiter une bonne nuit.

« A vous aussi, M. le Comte. »

Sa révérence était vraiment adorable et tira un sourire au Comte. Il laissa Haydée conduire son invité à sa chambre et après avoir étouffé le feu pour la nuit, il prit la direction de sa chambre. Deux chandeliers étaient allumés et diffusaient une douce lueur sur les murs décorés. Il s'était bien amusé à raconter cette version de son histoire. Il avait l'air tellement gentil et empreint des folles idées de la jeunesse dans cette version. Mais c'était une de celles qu'il préférait raconter. Son regard glissa vers une étagère de sa bibliothèque sur laquelle se trouvait toutes les versions de son histoire qu'il avait écrite ou non. Un sourire en coin marqua ses lèvres alors qu'il entreprenait de se dévêtir avant d'aller prendre un bain brûlant qui lui ferait le plus grand bien.

Après que l'eau ait fini de le détendre, il sortit et enfila un long peignoir brodé d'argent, l'un de ses préférés. Il jeta un œil à la grande pendule et décida qu'il était temps pour lui de s'allonger car il souffla les deux chandeliers et se coucha. La nuit se passa tranquille, sans rien de spécial à noter. Le lendemain, ce fut la lumière du jour qui tira le maitre des lieux d'un sommeil calme, Haydée venait de tirer les épais rideaux de velours. La douce lumière de l'aube envahit la pièce de ces nuances roses orangées.


« Bonjour Haydée, comment allez-vous ? Notre invitée a-t-elle bien dormi ? »


La jolie musicienne répondit par un sourire enchanteur et un hochement de tête. Un sourire équivalent se posa sur les lèvres du Comte. Le propriétaire des lieux avait repris tout son superbe. Il passa une nouvelle fois sous l'eau chaude, s'habilla avec son aide et choisit pour la journée, un ensemble similaire à celui d'hier même si toutefois, c'était le bleu et non le rouge qu'il avait choisit de porter.

« Merci, chère Haydée. Voudriez-vous bien faire de même une fois qu'elle sera levée et me l'amener au bureau rouge une fois prête? »

Monte Cristo passa sa main sur la joue de la musicienne, charmeur, cette dernière rougit avant de hocher la tête et de quitter la pièce. La journée commençait bien. Il prit le livre de comptes en cours avant de prendre la direction du bureau rouge. C'était un cadre agréable qui n'avait pas encore fait l'objet de la visite de Rose, c'était surtout pour cette raison qu'il l'avait choisit. Il posa l'épais ouvrage et commença à gérer ses affaires courantes en attendant la venue de son invitée.

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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Sam 3 Jan 2015 - 23:00
Allongée dans ce grand lit où l’on pouvait au mettre au moins trois personnes, je fermais les yeux et repensais à la folle journée que je venais de passer. C’était vraiment incroyable, j’avais l’impression d’être encore en train de rêver. La gentillesse du Comte et d’Haydée, le manoir, tout semblait si parfait. Maintenant seule, je me pinçais afin de vérifier si je ne rêvais pas, mais non. Tout cela était réel, j’étais dans le monde des contes de mon enfance. Et même si ce n’était pas tout à fait comme je l’avais imaginé, je me sentais bien, là où j’étais. Je savais que je n’avais pas à en faire pour ma mère et je ne me lassais pas de parler avec Monte Cristo. Je me sentais à ma place malgré ma culpabilité d’abuser de l’hospitalité du maître des lieux.  Mes pensées vagabondaient, avant que mon esprit ne s’arrête sur une musique, une berceuse que j’avais composée. J’avais besoin de repos et je savais qu’il suffirait d’entendre la musique dans ma tête pour m’endormir. Je priais cependant très fort pour que ce que j’ai vécu ne soit pas un rêve.

Ma nuit fut un peu mouvementée et comme à mon habitude, je parlais en dormant. Je me souvenais d’une chose, ce rêve avait été intense. Il était question de princesses, de prison, de trahison, de bonté et de meurtres. J’avais tous les éléments mais dans le désordre et ce fut très difficile de remettre de l’ordre dans tout cela. Mais c’est un autre histoire, la notre reprend quand je me réveillais, le lendemain matin. Les rideaux étaient fermés mais il y avait un ou deux rais de lumière qui passaient tout de même, donnant une ambiance tamisée à la pièce parfaite pour un réveil. Je me levais, m’étirant tel un chat, ce moment de grâce étant un peu atténué par le bâillement qui s’ensuivit.

Je me dirigeais vers la glace, l’esprit encore un peu embrumé. J’étais dans un de ces états, mes cheveux nacre partaient dans tous les sens, ma chemise de nuit était froissée à plusieurs endroits et je crus apercevoir la marque de la couette sur l’une de mes jambes fines. Je sursautais en entendant que l’on frappait à la porte. Je lui répondis d’entrer un peu gênée. Je me demandais comment elle avait su que j’étais réveillée, puis laissais tomber en me disant que c’était une coïncidence. Je n’avais pas envie de me creuser la tête avant le petit-déjeuner. Là seulement l’apport de nutriment allait apporter à mon cerveau l’énergie nécessaire à sa mise en marche.

Je demandais gentiment à la musicienne si elle pouvait m’indiquer la salle de bains, et comme je m’en doutais c’était la pièce jointe à ma chambre, séparées par une porte seulement. Je remerciais Haydée ; après son départ, je me déshabillais et fut heureuse de constater que l’eau courante existait aussi dans ce monde, sûrement grâce à un lecteur. Je pris une bonne douche tiède tout en faisant attention à économiser l’eau, je ne voulais pas abuser de la gentillesse bien que je me doutais que l’argent n’était un problème. Je me séchais rapidement, la serviette autour de mon corps, je retournais dans la chambre. Sur le lit se trouvait une robe, probablement laissée par Haydée. Un sourire se posa sur mon visage, je mettais la belle robe bleue pâle, elle était accompagnée de magnifiques souliers assortis. Mon hôte était vraiment généreux et la musicienne serviable. Je m’habillais puis brossais mes cheveux encore légèrement humides. Je fis mes habituelles nattes et au lieu de rebiquer comme à leur habitude, les mèches entourant mon visage était lisse, car encore humides.

Je passais la porte, et retombait sur Haydée, cette fois-ci, j’étais certaine qu’elle m’avait attendue. Je m’excusais de ne pas avoir fait plus vite puis elle me confia que le propriétaire souhaitait me voir dans le bureau rouge, un endroit où je n’étais pas allée la veille. J’accompagnais sa remarque d’un sourire et la suivit le chemin se gravant dans mon esprit. J’avais déjà une partie de plan du manoir dans mon esprit mais il n’était pas encore complet.

La porte s’ouvrit sur une magnifique pièce ornée de rouge comme son nom l’indiquait. Assis devant le bureau, le Comte semblait travailler, je ne voulais pas le déranger mais un hochement de tête de la musicienne m’indiqua que je pouvais lui signaler ma présence. Je me doutais qu’il avait entendu la porte s’ouvrir mais je dis sur un ton tout de même très doux, ces quelques mots :

« Bonjour M. le Comte. Comment allez-vous en cette belle matinée ? »

Un sourire ornait mes lèvres et mon regard qui avait quelques instants plus tôt balayé la pièce était désormais fixé sur le maître des lieux. Le tout accompagné d’une petite révérence appropriée et respectueuse.


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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mer 11 Fév 2015 - 9:11
Le bureau rouge était des plus agréables mais il le délaissait souvent au profit de la grande bibliothèque. les domestiques étaient en train de s'affairer à rendre la pièce encore plus belle qu'avant et le maitre des lieux en profita pour leur indiquer le chemin qu'il prendrait avec son invitée. Une fois leur travail terminé, ils sortirent de la pièce et laissèrent le Comte à ses occupations. Il regarda un moment au travers de la fenêtre haute, le jardin qu'il voyait d'un autre angle que celui plus habituel qu'il avait de sa salle aux livres. D'ici il pouvait facilement voir l'endroit où avait "atterri" Rose et il se demandait ce que le Narrateur attendait de lui. Était-elle une piste de solution pour son objectif ou le contraire ? Le maitre de ce monde devait bien s'amuser de voir ses jouets ainsi se démener pour lui échapper ou au contraire pour rester ici le plus longtemps possible.

Il avait fait partie de ces gens qui veulent rester car ce nouveau monde différent et pourtant si semblable à celui des Lecteurs, permettait de se construire une nouvelle vie, une nouvelle identité, un nouveau caractère. Mais la réalité n'était pas aussi simple, il restait toujours dans l'âme des Lecteurs devenus Contes, une trace de leur passé. Une trace plus ou moins présente et plus ou moins marquée selon les personnes. L'ombre avait réveillée cette trace chez le Comte et celle-ci le hantait. Et même la compagnie charmante et instructive de ces derniers jours n'arrivaient pas à lui changer les idées. Il devait trouver un moyen de retourner dans le monde des Lecteurs afin de poser le point final de son histoire. Le propriétaire des lieux avait déjà essayé plusieurs choses mais aucune n'avait marché. Peut-être était-il temps de rendre visite à une vieille amie qui avait souvent une solution. Il laissa le doux souvenir de leurs rencontres se poser sur son esprit. Et c'est plus calme qu'il se dirigea vers sa table de travail. Il posa l'ouvrage à moitié vierge sur le bureau en bois marqueté et sortit une plume et un pot d'encre.

La longue plume noire dessinait doucement la belle calligraphie du Comte sur l'épais ouvrage depuis un moment déjà quand la porte s'ouvrit sur la charmante Rose qui avait décidé de venir fleurir sa demeure. D'un ton doux, la jeune femme salua le maitre des lieux et fit une révérence. Un sourire enchanteur marqua les lèvres du Comte alors qu'il se levait pour saluer la nouvelle venue. Après un baisemain dans les formes, il prit la parole.


« Bonjour mademoiselle Rose. Je dois admettre que la matinée est belle mais le rayon de soleil que vous apportez à cette pièce n'est en rien comparable. »

Il s'écarta, son visage plus charmeur que d'ordinaire.

« Avez-vous passée une bonne nuit ?... Êtes-vous prête pour la suite de la visite ? »


Le Comte jeta un coup d'œil à Haydée afin qu'elle lui confirme que tout était prêt pour cette suite justement et après un hochement de tête discret, il invita Rose à passer son bras sous le sien. Il ouvrit en grand la porte et se mit à parcourir les couloirs comme il l'avait fait la veille. Ils passèrent dans plusieurs pièces dont différents bureaux et autres salons mais aussi dans l'armurerie et l'atelier d'art. A chaque fois, il faisait un petit historique de la pièce en suivant le fil des questions de son invitée et racontait une anecdote sur telle ou telle personnalité qui aurait parcouru ses mêmes couloirs. Il gardait toujours le meilleur pour la fin et se réservait la bibliothèque pour la soirée, préférant l'atmosphère plus intimiste des rayons de lune et la lueur vacillante des bougies. Après cette matinée bien occupée dans les différentes pièces, ils passèrent à table. A nouveau, des mets variés parsemaient la table de bois sombre. Le repas se passa dans les rires et la bonne humeur et dans le même élan, surtout que le soleil avait décidé de briller toute la journée, le Comte choisit d'amener Rose à l'extérieur du Manoir. La propriété du Comte était assez vaste et il y avait de quoi se balader quelques heures. Il commença par les écuries, une dizaine de chevaux se tenaient tranquille dans les stalles et sortirent leurs têtes à l'arrivée de Rose et de sin guide. Il la mena vers un frison noir dont le pelage luisait doucement.

« Mademoiselle Rose, je vous présente Noir d'ébène. C'est mon préféré. »

A l'approche de son maitre, le cheval avait posée sa tête contre le torse du propriétaire, quémandant une caresse qu'il ne tarda pas à recevoir.

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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Jeu 26 Mar 2015 - 8:52
J’entrais dans le bureau rouge qui portait son nom à merveille et l’ambiance chaleureuse de la pièce me détendit. J’avais pénétré presque sans bruit et ne voulais pas déranger le maître des lieux mais Haydée m’indiqua d’un signe de tête que je pouvais m’adresser au Comte. Ma voix douce s’éleva dans la pièce quand je dis au propriétaire :

« Bonjour M. le Comte. Comment allez-vous en cette belle matinée ? »


En m’entendant le maître des lieux se leva un grand sourire aux lèvres. Je lui rendis son sourire, tandis qu’en bon gentleman, il me faisait le baisemain. Le charme et les manières du Comte étaient incontestables et j’appréciais la compagnie de cet hôte de valeur. Son air charmeur devait envoûter plus d'une femme mais j'étais bien trop jeune pour ressentir une attirance envers le Comte. J'avais lu des centaines d'histoires d'amour, mais je n'étais pas encore prête ou intéressée pour en vivre une. Aussi j'appréciais le charme du conte plus comme un charisme qu'une arme de séduction. La servante par contre n'y sembla pas indifférente et je supposais qu'une partie de sa dévotion était motivée par sa proximité avec le Comte. Ce n'était pas de l'amour mais plus une sorte de reconnaissance. Il était clair que le lien entre les deux personnes était puissant. J'espérais qu'un jour aussi, je trouve un ami aussi dévoué, ce serait pour moi le plus précieux des cadeaux. Le Comte prit la parole et sa voix voix grave mais douce emplit la pièce rouge:

« Bonjour mademoiselle Rose. Je dois admettre que la matinée est belle mais le rayon de soleil que vous apportez à cette pièce n'est en rien comparable. »

Malgré tous mes efforts, je ne pus empêcher mes joues de rosir, mon hôte savait extrêmement bien tourner ses compliments et celui-ci m'alla droit au cœur. J'adorais Monte Cristo, ses manières, son charisme, il était certes un peu différent de celui que je connaissais, mais sa compagnie n'en était que plus agréable. Et ma fascination pour ce personnage de conte, grandissait au fur et à mesure que je le côtoyais. Il continua:

« Avez-vous passée une bonne nuit ?... Êtes-vous prête pour la suite de la visite ? »

« J'ai passé une excellente nuit, M. le Comte. Et c'est avec plaisir que je continuerais la visite de votre merveilleux manoir. »

Mes paroles respiraient la sincérité et je crois qu'à la fin de ma phrase, on pouvait entendre une pointe d'excitation. J'avais été soufflée par la première partie de la visite la veille et mon cœur s'emballait rien qu'à l'idée de découvrir d'autres somptueuses salles. Sans parler du suspense que le maître des lieux avait laissé quant à la bibliothèque qu'il possédait. Cette pensée n'avait pas quitté mon esprit une seule fois.

Je passais mon bras sous celui du conte et l'on commença la deuxième partie de la visite. De nouveau, je découvris des pièces magnifiques chargées d'histoire que mon hôte me contait. La matinée passa extrêmement vite et les nombreuses histoires du Comte résonnaient encore dans ma tête. Le repas fut très agréable, je m'intéressais beaucoup aux pièces du manoir et à l'histoire qu'elles contenaient aussi nous ne manquions pas de sujet de conversation. Je pus, une fois de plus, constater que le propriétaire était très cultivé et qu'il avait très bon goût que ce soit en matière de décoration ou de cuisine. Je n'étais pas difficile, je goûtais de tout et appréciais beaucoup de choses. Seules les saveurs un peu acide, gênaient mon palais et encore. L'après-midi, il m'emmena dehors et je me rendis vraiment compte à quel point la terrain que possédait Monte Cristo était immense. Je n'avais vu que le jardin et je ne l'avais même pas vu en entier. La propriété du Comte semblait s'étendre sur de très nombreux hectares.

Je fus très heureuse de découvrir l'écurie, j'étais très proche des animaux et appréciait beaucoup la loyauté et la majesté des chevaux. Mon hôte me présenta sa monture préférée, un magnifique frison noir, qui s'appelait Noir d'ébène. Un très joli nom, pour une très jolie créature. La complicité entre le cheval et son maître ne faisait aucun doute et j'aurais presque voulu prendre une photo tellement l'instant était beau. Je ne pus m'empêcher de commenter:

« Il est magnifique, je trouve les frisons vraiment majestueux. Même si j'ai une préférence pour les chevaux de trait, les Comtois en particulier, une race spécifiquement française. »

Suite à cela, nous avons beaucoup parlé chevaux, étalons, races, robes, équitation en général. Je lui racontais que j'avais fait 5 ans d'équitation quand j'étais plus jeune. Je m'étais fortement liée d'amitié avec le comtois dont je m'occupais, mais quand nous avons déménagé, ma mère et moi, j'avais dû le quitter, ça avait été douloureux mais avec le temps, ça m'était passé. Cependant comme je me trouvais dans le monde des contes quoi de plus normal que de monter à cheval et je soumettais au Comte, l'idée d'une sortie équestre, si je restais plus longtemps et s'il donnait son accord. Je ne voulais pas abuser de sa gentillesse, mais depuis que j'étais arrivée, tout semblait se dérouler comme dans un rêve et je me demandais jusqu'à quel point il pouvait être parfait.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Dim 6 Sep 2015 - 22:58
Le frison noir avait fermé les yeux et profitait de la main du Comte qui glissait sur son pelage soigneusement entretenu. Rose s'approcha et se laissa aller à une caresse également.

« Il est magnifique, je trouve les frisons vraiment majestueux. Même si j'ai une préférence pour les chevaux de trait, les Comtois en particulier, une race spécifiquement française. »

Cela n'étonnait pas outre mesure le Comte que la jeune fille préférait une autre race de chevaux plus gentille, plus dans l'esprit de famille. Cela convenait bien mieux à la frêle jeune femme car même si son apparence dénotait une certaine fragilité son âme était immense, pleine de générosité et de sentiments forts comme ceux d'amitié et d'amour. Celui qui aura la chance de décrocher son amour sera un homme heureux. Les chevaux étaient le pendant de l'âme humaine et disait souvent long sur le caractère de ceux qui les aimaient. Pour le Comte c'était la prestance, la force puissante caché sans une ossature plutôt fine comparée à certains chevaux de traits mais aussi une attitude fougueuse, hors des règles et des limites. Ainsi savoir les préférences de son invité en matière équine était un bon moyen pour lui de confirmer ce qu'il savait sur la jeune femme.

La discussion se poursuivit sur les chevaux, sur les races et les robes favorites, sur les compétitions, sur les caractères. Le Comte lui proposa de s'assoir sur un banc dans le jardin non loin de l'écurie afin de poursuivre la discussion. Rose conta ensuite un fragment de son passé, une histoire pleine de sentiments et il crut un instant qu'une larme glisserait sur le délicat visage de Rose. Elle osa ensuite demander au Comte si une balade à dos de ces magnifiques bêtes serait possible si elle prolongeait un peu son séjour. Monte Cristo ne tarda pas à répondre par l'affirmative. Un immense sourire accompagna cette approbation. La joie qu'il aurait à cette balade serait sans doute bien plus supérieure.

Après quelques instants à observer le bosquet de lilas qui se trouvait face à eux, il se leva d'un geste fluide et proposa son bras à Rose.


"Je ne compte pas vous faire attendre plus avant de vous faire voir la bibliothèque. J'ai crut comprendre que c'était un lieu qui vous tenait à cœur et je m'en voudrais si je vous faisais patienter encore."


Monte Cristo amena donc son invitée face à une nouvelle porte à l'intérieur de sa demeure. Celle-ci semblait être plus fine dans les détails si c'était chose possible. Il se mit dos à la porte et attrapa l'autre main de Rose.

"Fermez les yeux, s'il vous plait."

Le Comte profita un instant de ce visage si innocent et si pur qui lui faisait confiance au point de se laisser guider vers un lieu inconnu. Il recula et poussa la porte de sa bibliothèque. L'odeur des livres envahit l'espace et le couloir laissa la place aux rayonnages surchargés d'ouvrages, tous plus rares les uns que les autres. Monte Cristo du bout des doigts guidait Rose jusqu'au centre de la pièce, où il l'autorisa à ouvrir les yeux et à profiter du spectacle qui s'étendait devant elle. De hautes étagères en bois sombre sur des dizaines de rayonnages s'étendaient jusqu'au fond de la pièce qu'elle ne pouvait apercevoir. Et dans ce centre de la pièce les murs étaient couverts d'étagères certains supportaient des vitrines surement contenant les plus précieux volumes du Comte, se trouvait également deux grands fauteuils qui invitaient à de longues heures de lectures. Une grande cheminée, un bureau et deux grandes fenêtres complétaient ce tableau magique pour qui aimait les livres.


"Cela vous plait-il ?"

Il avait lâché ses mains délicates pour lui laisser tout le loisir de tourner sur elle-même. Lui-même quelquefois se surprenait à admirer cette pièce qu'il affectionnait parmi toutes celles qui composaient son manoir. Monte Cristo lui fit un signe de tête pour l’autoriser à approcher les volumes qui encombraient sa bibliothèque. Il savait ce que l'on pouvait ressentir face à un tel trésor et ne pouvoir s'en saisir. Bien sur, il se doutait qu'elle n'irait pas ouvrir l'une des nombreuses vitrines qui parsemaient les murs même si elle pouvait y jeter un œil. Elle y trouverait un exemplaire écrit à la main de l'histoire du Comte mais également des ouvrages enluminés tel que les milles et une nuits ou encore les contes de Grimm. Étaient rassembler en ces lieux de nombreux ouvrages de grands écrivains de la Terre comme Queer Tales, il s'était mis un point d'honneur à rassembler la plus grande collection. Il se régalait de l'expression posée sur les traits de Rose, il ne regrettait pas d'avoir cette pièce pour finir en beauté cette journée.
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MessageSujet: Re: La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]   Mar 1 Mar 2016 - 23:13
La discussion sur les chevaux prit fin et un silence léger couvrit le bruit de nos pensées. Mon regard se posa sur le Comte, ses yeux posés sur un magnifique bouquet de lilas. Les fleurs violettes malgré leur beauté attirait moins mon intérêt que le fascinant maître des lieux. Il était si mystérieux ; rassurant mais je sentais quelque chose en lui que je n’arrivais à m’expliquer. J’avais une grande confiance en lui, et il possédait le charisme des gens que l’on ne pouvait que respecter. J’espérais cependant pouvoir un jour percer les mystères entourant le conte.

L’objet de mon attention se leva avec élégance et m’offrit son bras que je pris avec un sourire. Sourire qui s’agrandit quand mon interlocuteur me dit ceci :

"Je ne compte pas vous faire attendre plus avant de vous faire voir la bibliothèque. J'ai cru comprendre que c'était un lieu qui vous tenait à cœur et je m'en voudrais si je vous faisais patienter encore."

Des étincelles de joie pétillèrent dans mes yeux, mon cœur commença à battre la chamade, j’étais toute excitée à l’idée de découvrir la fameuse source de savoir du Comte, que je m’imaginais incomparable. A nouveau à l’intérieur du manoir il était difficile pour moi de cacher ma joie : mon sourire semblait atteindre mes oreilles, je tremblais presque d’impatience et je forçais mon pas à avoir une allure normale. Je n’avais qu’une envie y être déjà mais je ne pouvais me plaindre de la beauté du chemin qui m’emmenait en ce lieu de plénitude. Enfin arrivés devant la porte, mon cœur semblait vouloir sortir de ma poitrine, cependant il se calma un peu quand le maître des lieux prononça ces mots :

"Fermez les yeux, s'il vous plait."


Confiante, j’obéis. Il y eut un léger blanc comme si le temps s’était arrêté puis entraîner par la main du conte qui tenait la mienne, je pénétrais dans la pièce. La délicate odeur des ouvrages parvint jusqu’à mes narines, me rappelant de superbes souvenirs. Lorsque le Comte m’autorisa à ouvrir les yeux, je pris quelques secondes à peine pour me préparer à ce que j’allais voir. Je pris une profonde inspiration pour essayer de calmer mon cœur qui allait à 100 à l’heure, puis j’ouvris les yeux.

Mes yeux s’habituèrent rapidement à la luminosité soudaine. Mon envie de tout voir semblant surpasser les capacités habituelles de mon corps. Mes yeux passait d’une étagère magnifiquement sculptée à une autre, la Bibliothèque  était immense. C’était à peine si j’arrivais à en voir le bout. J’eus une brève expiration tout en souriant. J’avais l’impression de découvrir un tout nouveau monde dont tous les lieux me seraient pourtant familiers. Pendant quelques secondes, je réussis à contenir mon bonheur avant de rire avec légèreté, de joie. Mes mains glissèrent inconsciemment de celles du Comte, je m’étais avancée de quelques pas.

"Cela vous plait-il ?"

Je tournais sur moi-même, cherchant à enregistrer le plus de détails possible, je voulais que ce moment reste à jamais gravé dans ma mémoire. J’avais entendu la question du Comte mais il me fallait un peu plus de temps pour absorber la beauté de la pièce. La scène qui se dessinait devant moi était magnifique, un décor splendide où l’on pouvait reconnaître les excellents goûts du propriétaire, des acteurs certes immobiles et silencieux mais prêts à faire voyager, remplis d’émotions, la mise en scène était superbe et moi, simple spectatrice, j’étais submergée par tant de beauté. Réussissant enfin à retrouver ma voix et mes mots, je répondit à mon interlocuteur :

« C’est…c’est magnifique. Votre bibliothèque est sûrement la chose la plus magnifique que j’ai eu l’occasion de voir dans ce monde. Elle est si bien entretenue, on sent que vous l’utilisez mais que vous savez en prendre soin. Je sens dans cette pièce, la passion que vous avez pour la littérature…de tout pays. Et cela me ravit de voir que nous partagions cette passion. »


Durant une seconde, je me sentis vraiment chez moi, si j’avais une place elle était sûrement parmi les livres. Cette journée semblait être la plus belle de toute ma vie. Des larmes – de joie – dans les yeux, je fis une sincère révérence à mon hôte. En me relevant, je plongea mon regard dans le sien et lui dit :

« Je vous remercie M. Le Comte. Vous ne pouviez me faire de plus grand honneur et de plus grande joie qu’en me faisant découvrir cette pièce. Mon cœur serait entièrement comblé si vous me faisiez la lecture d’une histoire que vous appréciez. »
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La rose pousse dans le jardin de celui qui saura s'en occuper [PV Le comte de MonteCristo]

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