Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Une visite improvisée [pv Jekyll]

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MessageSujet: Une visite improvisée [pv Jekyll]   Mar 16 Sep 2014 - 14:02

Une visite improvisée ...


Elle repensa à la lettre qu’elle avait envoyé ce matin en se dirigeant vers la bibliothèque, un peu nostalgique de ce qu’elle avait perdue. Triste, aussi, parce qu’elle se souvenait de son quartier, et n’arrivait pas à le détester. Non, elle avait aimé vivre là-bas. C’était sa ville, son quartier, ses combats. Elle avait adoré sa vie. Mais maintenant, elle était là, impatiente, comme toujours, de voir encore  plus et de découvrir ce que le monde lui réservait.

Si elle avait su, ce jour-là, que son monde allait basculer, aurait-elle été aussi impatiente de voir ce qui arriverait ? Si elle avait eu une toute petite image, de ce que la lecture de ce livre impliquait, aurait-elle été tellement friande de tourner sa lourde couverture de cuir ? Et même si, pouvait-elle vraiment imaginer que lorsqu’elle finirait de lire le dernier mot de cette page si blanche, une telle chose se produirait ?

Elle s’était senti tomber, rien de plus, rien de moins. Elle avait vu son monde basculer, comme si la chaise sur laquelle elle était assise tombait. Mais c’était tout. Elle n’avait pas eu mal, pas eu peur, pas eu froid. Si elle avait été allongée dans son lit, sur le point de s’endormir, cette sensation aurait disparue avec un simple mouvement. Instinctivement, elle s’était débattu, elle avait secoué les bras, elle avait voulu se rattraper, mais rien n’y faisait, elle tombait toujours. Alors, et seulement alors, elle commença à avoir peur, à paniquer.
Mais c’était déjà fini.

Elle ne chutait plus. Elle était sur les fesses, dans la boue, sous une pluie battante. Et elle ne comprenait pas. Elle tourna rapidement la tête dans tous les sens, cherchant un vestige de la bibliothèque ou elle se trouvait quelques secondes auparavant. Parce qu’il ne s’était écoulé qu’une poignée de seconde avant qu’elle se retrouve dans cette rue morbide, trempée en un instant par la pluie.

Elle appela, mais personne ne répondit. Elle devait rêver, elle allait se réveiller. C’était impossible. Peut-être avait-elle perdue connaissance, à la bibliothèque, certainement à cause d’une anémie quelconque. En  effet, elle n’avait pas déjeuné le matin même. Oui, ça ne pouvait être que ça. Elle était en plein délire comateux. Voilà tout.

Pourtant, elle avait vraiment mal. Elle baissa rapidement les yeux vers sa main, et ce qu’elle vit la plongea dans un état second, une sorte de transe dans laquelle elle prenait conscience de sa douleur, où elle l’apprivoisait, la détestait aussi, mais au final, la contrôlait. Parce que deux clous avait choisi sa paume de mains pour élire domicile, et la faisant accessoirement saigner comme porc qu’on égorge. Alors elle devait relativiser. Tout ça n’était qu’un rêve et elle allait se réveiller. Le plus tôt étant le mieux.  Elle fermât les yeux très fort, souhaitant retourner dans sa petite bibliothèque tranquille et avec ses livres, qui eux, ne lui faisait pas de dégât physique.

Mais elle avait beau attendre, attendre, attendre, rien ne se produisait. Et sa main lui procurait une douleur de plus en plus intense. Elle n’aimait pas ça. La pluie lui trempait la peau, sa jupe n’était plus qu’un bout de tissu imbibée d’eau ; ses cheveux, eux, n’avait plus rien qui ressemble à une coupe humaine potable ; son maquilla ge avait coulé et elle se rendit compte que son tee-shirt s’était déchiré sur la palissade, dans son dos, qui était parsemé de clous. Ce qui expliquait l’état de sa main.

Elle réfléchit un moment à sa situation, avant de repenser aux mots écrits à l’encre noir et or. Les derniers mots qu’elle avait lu avant de se retrouver ici. En fermant bien les yeux, elle sentait la douce sensation du cuir sous ses doigts, et l’odeur du vieux cuir emplir ses narines, elle ressentait toute son excitation à l’idée de savoir enfin.

Puis, comme une évidence, ces quelques vers résonnèrent dans sa tête :


« Et quant à moi, je ne suis là
Que pour t'emm'ner jouer là-bas.
Je n'ai plus rien à relater,
Juste Happy End à te souhaiter ! »



C’était impossible n’est-ce pas ? Ca ne pouvait pas être ça… Mais et si … ?

Elle se leva soudainement. Sa main la faisait souffrir le martyre. Elle ne pouvait pas rester là. Elle n’était plus chez elle. Où se trouvait-elle ? A ce moment-là, elle n’en avait cure, il lui fallait trouver quelqu’un. Qui pourrait lui expliquer. Il fallait qu’elle sorte cette idée de sa tête. Elle était simplement évanouie et elle allait se réveiller. Alors pourquoi avançait-elle avec autant de conviction dans ces rues sombre ? Pourquoi essayait-elle de combattre la peur qui lui rongeait peu à peu l’estomac ? Pourquoi  n’attendait-elle pas simplement de se réveiller ?

Les allées passaient devant ses yeux, et l’horreur l’emplissait petit à petit. Elle avait vu des corps dans sa vie, des morts, des corps défraîchies. Elle avait vu des choses. Mais ça, jamais. Tout puait la mort et la douleur. Il y avait quelque chose de malsain dans la ville où elle évoluait. Pas d’image. C’était certes, sale, mais il n’y avait rien d’autre qu’une ambiance lourde et angoissante. Elle avait un peu peur, d’autant qu’elle ne comprenait vraiment pas où elle était, ni comment elle s’y était retrouvée …

Sa main continuait de la lancer, et, en passant devant un manoir immense, elle repéra, du coin de l’œil, une lumière à l’étage. Elle hésita quelques instants à demander de l’aide à une personne (ou une chose) vivant dans ce lieu inquiétant. Mais un regard sur sa main ensanglantée la décida. Elle poussa le portail de fer de frappa trois coups à la lourde porte en bois un peu plus loin.

Elle se sentait nauséeuse, la tête lui tournait un peu, et elle dut s’appuyer sur le battant devant elle pour ne pas s’écrouler. Quand soudain …




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MessageSujet: Re: Une visite improvisée [pv Jekyll]   Jeu 30 Oct 2014 - 10:29
Un réveil difficile. Mes membres me semblent lourds. Cela fait une semaine qu’Edward est rentré de son escapade dans la forêt morte, mais il m’a rendu mon corps dans un état pitoyable. Perclus de douleurs, marqué par les agressions, j’ai décidé de ne pas ouvrir. Sauf urgence, évidemment. Seulement, pour tous ces imbéciles dans les rues, la définition de ce terme est vague. Leurs angoisses de mort les poussent à venir pour le moindre rhume, pour une insignifiante coupure... Ce ne sont que de pauvres insectes sans importance qui paraissent dénués de toute trace d’intelligence. Parfois, lorsque ma tolérance atteint ses limites, je me dis qu’utiliser la méthode de mon alter-ego serait la meilleure solution à mes ennuis. Qu’importe ma position dans la société, qu’importe ma couverture, tuer, anéantir, faire souffrir cette âme qui ne comprend rien à ce qui l’entoure. Qui trouve du réconfort dans la figure du médecin que je représente.

« Quels imbéciles... »
« Monsieur ? »
« Rien, Damien, je me parlais à moi-même. »

Un acquiescement fidèle, dénué de toute interrogation. Il me connait, sans voir cette part sombre en moi. Un pantin parfait, prêt à être sacrifié en cas de nécessité. De cela, lui-même en est conscient. Mais comment pourrait-il avoir des ennuis en travaillant chez un honnête docteur ? Quel danger ? Quel scandale pourrait venir ternir ma réputation et le conduire à sa perte ? Ne connaissant que ma facette la plus présentable, comment lui en vouloir de tant d’innocence ? Impossible. Cela le rendrait presqu’attachant. C’est sans doute pour cette raison qu’il fait partie des rares domestiques qui continuent de me servir malgré les années, celui dont je ne me lasse pas. Pas comme tous les autres dont les commérages semblent être l’unique source de plaisir dans la vie...

« Votre café Monsieur. »
« Merci Damien. »

Légère révérence puis le trentenaire se dirige vers la porte avant de s’arrêter, hésitant. Sa tête se tourne vers moi et je lui souris en opinant une nouvelle fois. Question muette, réponse silencieuse. Il se sent rassuré. Si facile à manipuler... Une fois la porte close, je sors de sous les draps, boitant encore légèrement, pour me diriger vers le fauteuil. Sur la table, une bougie écarte les ombres que ce jour pluvieux étend sur Hesse. Juste à côté de mon siège m’attendent café et lettres. Ces dernières ne contiennent aucune information véritablement important. Mais le liquide sombre et amer, lui, tient toutes ses promesses. Il ravit mes papilles en conférant une certaine tonicité à mon corps meurtri. Heureusement, les marques de ses exploits ont presque disparu. Dans un ou deux jours peut-être je serais en mesure de rouvrir mon cabinet comme avant. Mais en attendant, un peu de repos n’est pas démérité. Depuis combien de temps n’ai-je pas profité d’une telle pause ? Plusieurs mois sans doute. Avec cette ville, il est difficile de prendre du repos tant les altercations sont fréquentes. Ça plus la maladresse et la surcharge arrive très vite.

Après ce petit-déjeuner frugal, la faim ne me prenant rarement aussi tôt, je me prépare comme pour une journée de travail. Ce ne sera pas le cas, bien sûr, mais bien une journée de lecture, de recherches, mais il me semble important de toujours être présentable, qu’importent les situations. C’est donc les sourcils froncés par une tentative de compréhension que les bruits sourds de la chair contre ma porte me parviennent. Un soupir. Ne savent-ils pas lire ? Cette question me fait secouer la tête tant la réponse me parait évident. Ce ne sont pas tous des illettrés, mais de toute façon, l’urgence n’est-elle pas leur cas présent ? Voilà sans doute ce que tous ces idiots se disent en venant ainsi. Malgré cela, j’entends les pas de Damien se diriger vers la porte tandis que moi-même sort de ma bibliothèque pour revenir au rez-de-chaussée. Après tout, peut-être que ce cas est vraiment important.

Bruit mat suivi d’un appel. J’accélère ma descente pour trouver mon domestique soutenant comme il pouvait une jeune femme ayant l’air en piteux état. Un nouveau soupir et je m’approche pour relever l’étendue des dégâts. Tout se concentre apparemment dans une main sanguinolente.

« Amenez-là dans mon cabinet, s’il vous plaît. »
« Bien Monsieur. »

Pendant que Damien l’amène dans la pièce adjacente, je ferme la porte et demande à une autre domestique de venir nettoyer l’entrée. Je rejoins ensuite les deux autres dans le cabinet. Je pose ma main sur le front humide de la fille qui semble fiévreuse. Décidément... Ses vêtements sont trempés et ne l’aident pas vraiment.

« Allez me chercher des serviettes, des couvertures et une bassine d’eau chaude. »

Je reporte ensuite mon attention sur la jeune-fille et sa main perforée. Pendant que Damien me ramène ma commande, je prépare désinfectant et bandages. Je pose ensuite son membre sur une petite table roulante et m’assied pour observer plus précisément l’étendue des dégâts.

« Ne vous inquiétez pas, je suis docteur. Comment vous êtes-vous fait ça ? »

La plaie ne me fait guère peur, ce sont surtout les infections qui la suivent qui m’inquiètent. Avec sa fièvre en plus et le sang qu’elle a déjà dû perdre... Avant qu’elle ne réponde, Damien dépose près de moi le linge demandé. Un sourire et il s’écarte dans un coin de la pièce, en silence.

« Je vais devoir retirer vos vêtements, pantalon et haut, pour éviter que vous tombiez plus malade encore. »

En silence, je lui retire donc ces couches inutiles, mon domestique prêt à la maintenir en place en cas de résistance, avant de l’entourer de serviette. La couverture vient ensuite recouvrir l’ensemble de son corps. Edward semble déçu. Entre un corps agréable et la plaie, ses pulsions sont nombreuses, mais je le maintiens à l’arrière. Pas de débordements aujourd’hui.

« Bien, allons-y maintenant. »

Ne prononçant pas un mot de plus, je commence à nettoyer la plaie. D’abord de l’eau chaude, ensuite, suivant sa réponse, d’autres produits viendraient s’ajouter avant de bander l’ensemble...
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MessageSujet: Re: Une visite improvisée [pv Jekyll]   Mer 10 Déc 2014 - 12:12
La porte était confortable. Elle eu l’impression de rester là des heures. Et des heures. Et des heures. Peut-être cette maison était-elle vide finalement ? Que lui arrivait-il ? Elle se sentait faible, presque inconsciente. Elle tenta de se redresser, pour partir en quête d’aide, d’un endroit ou se soigner. Personne ne viendrait l’aider. Elle se dit qu’elle était peut-être morte. Que c’était là son enfer. Presque nue, trempée par la pluie et dans un état second. Il n’y avait personne ici pour la sauver ? Un lourd sentiment de culpabilité l’envahie. Elle avait déjà laissé des gens mourir pour survivre. Alors aujourd’hui, Dieu la punissait et allait la laisser mourir, ici, sur cette porte en acajou de haut style. Elle allait mourir sur le parvis d’un manoir, appartenant visiblement à la haute classe sociale et, une fois son corps vidé, on allait la jeter dans la poubelle, derrière la maison, et ce serait là sa triste fin.
En réalité, il ne s’était écoulé que trois seconde, mais elle était trop hébétée pour comprendre tout à fait ce qu’il lui arrivait. Elle gémit pour protester quand la porte qui serait son cercueil se déroba sous elle. C’était sa porte. On ne pouvait pas lui prendre comme ça.  Elle se débattit, comme elle pu, pour échapper à la soudaine pression qui l’entourait. Elle ne parvenait plus à identifier les choses autour d’elle, elle ne voyait qu’une multitude de point de couleur, qui, mis les uns à  coter des autre, formaient un caléidoscope de couleur qui lui donnait envie de vomir. Mais elle se retint. Elle voulait mourir dignement. Autant que faire se peut en tout cas.
Elle entendit un vague bruit, comme une voix, mais elle ne parvient pas à dire s’il s’agissait d’un homme, d’une femme, d’un délire ou d’une réalité. Elle se sentit trainée. Elle se secoua mollement. Elle voulut protester.

« Non, attendez, je ne suis pas encore morte ! »

Aucun son ne traversa ses lèvres. Elle sentit quelque chose de dur dans son dos. Froid sous ses doigts. Elle gémit encore. Où l’avait-on emmené ? Pourquoi avait-elle frappé à cette porte ? Une main fraiche se posa sur son front et elle l’accueillit à la fois comme une bénédiction et comme une inquiétude supplémentaire. Elle entendit comme un bourdonnement à sa gauche. Elle tendit la main pour essayer d’attraper ce qui provoquait ce son. Son membre ensanglanté n’attrapa que le vide. Le mouvement trop brusque lui donna l’étrange sensation qu’on aspirait son bras. Ou plutôt son sang, qui s’échappait d’elle. Elle repensa soudain à un roman qu’elle avait lu un jour. Sade, lui semblait-il. Elle fut prise de panique. Etait-il possible que des choses pareilles arrivent dans la réalité ? Mais était-elle vraiment dans la réalité ? Un regain d’énergie, provoqué par la peur, lui permit de se redresser. Elle s’appui sur sa main saine pendant qu’on se saisit de l’autre. Elle se redresse difficilement en gémissant.

« P … P … J … Je … Je  … Pas morte !»

Murmure-t-elle faiblement. Elle ne sait pas si quelque chose, ou quelqu’un l’a entendu. Elle doit se battre pour sa propre survie. Elle l’a toujours fait et ça ne peut pas changer. Des images de sa bibliothèque lui reviennent. Mais où était-elle ? Qu’avait-elle fait ? Une certitude lui serrait le cœur : elle n’était pas morte. Elle avait mal, elle avait terriblement mal et pour elle, cela semblait être le symbole le plus puissant de la vie. Elle gigotait doucement. Elle tentait de soustraire sa main de l’emprise à laquelle elle était soumise, mais elle n’avait plus assez de force pour ça. Elle n’était plus qu’un corps conscient mais impuissant.

« Ne vous inquiétez pas, je suis docteur. Comment vous êtes-vous fait ça ? »

A sa gauche, elle sent quelqu’un. Elle tente de tourner la tête mais elle retombe mollement sur la table. Elle sent ses forces qui l’abandonnent et elle sait exactement ce qui est en train de se passer. Elle perd connaissance, peu à peu, son esprit s’embrume et elle se sent aspirer vers le noir. Elle hésite à se laisser aller. Parce qu’elle ne peu rien faire si ce n’est subir. Mais elle sent soudainement qu’on lui retire ses vêtements. Doucement, couche par couche, on retire les tissus trempés qui la recouvrent.

« N … Non … »

Elle voulut rouler. Ce qui, sur le coup lui parut être une excellente idée. Elle contracta d’abord ses muscles abdominaux avant de ramener son épaule gauche vers la droite. Et c’est là qu’elle rencontra un léger obstacle. Deux mains puissantes se saisirent de son bras pour la plaquer sur le métal froid. Il y avait donc deux choses/personnes près d’elle à cet instant. Ce qui n’était guère rassurant pour sa situation. Elle retenta l’action, ce qui lui arracha un gémissement de douleur, mais elle ne parvint même pas à se soulever d’un millimètre. Si elle l’avait pu, elle aurait soupiré, mais à ce moment là, elle n’avait plus aucune conscience de ce qui pouvait signifier la lassitude ou l’ennui. Elle flottait dans une sorte de douleur constante, noir et infinie. Si elle n’avait pas été aussi mal au point, elle aurait presque trouvé ça poétique. Mais il fallait regarder les choses en face. Elle allait peut-être se faire violer, torturer, ou pire encore. Et il lui fallait aussi se rendre à l’évidence, elle ne pouvait rien faire. Elle ne voulait pas baisser les bras, mais elle ne pouvait rien faire du tout.
Elle ne resta pas nue bien longtemps, une chaleur l’enveloppa soudain. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce qui se passait : on l’avait recouverte. Mais son visage semblait être toujours libre. Sa main aussi, sur un support à part. Mais que lui voulait-on ? Elle s’imagina le pire. Peut-être était-elle tombée dans la maison d’un cannibale fou, qui allait la dévorer, avant de jeter ses restes. Il fallait qu’elle reste logique. Aussi glauque et inconnu soit l‘endroit où elle était, il lui fallait rester logique. C’était tut à fait fou de penser qu’elle allait se faire tuer maintenant. Bien que la ville, inconnue, dans laquelle elle se trouvait, ne lui inspirai guère confiance, elle ne pouvait pas elle-même céder dans la folie. Il lui fallait se trouver une échappatoire.
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