Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.

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Lecteur ou Conte (lequel) ?:
Arme(s): Un arc et ses flèches.
Un petit mot ?:

MessageSujet: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Lun 8 Déc 2014 - 13:33

Carte d'identité

Nom :Auntomn
Prénom :Nell
Surnom :celui que vous voudrez
Sexe : Masculin
Âge :30 ans
Origine : Queer Tales en tant que lambda
Orientation Sexuelle : à l'origine il est hétéro


Tout sur votre personnage
Histoire : Nell n'a pas eu une vie hors du commun pour être honnête. Il est tout bêtement né dans une famille unie et aimante en tant que fils unique. D'un père militaire et d'un mère marchande, il n'a pas toujours fait ses preuves avec facilité, mais jamais, au grand jamais, il ne regretta le jour de sa naissance et de n'avoir pu choisir sa famille avant sa création... Bon, en grandissant il y eu des désaccords... Comme le côté grande feignasse que pouvait avoir Nell à l'adolescence... Rah, quel tire-au-flanc il était... Toujours à remettre au lendemain ce qu'il pouvait faire le jour même. Rechignant à lever ses fesses de son fauteuil avec un livre à la main même pour donner un coup de main et faire vivre la maison.

Faut dire que le paternel n'avait pas une grande patience, sa mère était plus conciliante mais en certaines occasions, elle ne disait rien et laisser faire son tendre époux. Confiance aveugle en cet homme qui avait tant vu. « L'armée ça vous change un homme! » qu'il avait dit à sa charmante femme pour la rassurer. Mais rassurer de quoi ? Nell n'allait pas tarder à le savoir.

Il était encore affalé comme un vieux chiffon dans son confortable siège, le regard vitreux d'avoir trop lu toute la nuit et peu dormi, les premiers poils de barbe laissés en bataille pré-pubère et un long gilet ample sur les épaules le couvrant jusqu'aux genoux. D'ailleurs il les avait repliés sous le gilet pour se tenir un peu plus chaud lorsque le pas martial et cadencé de son illustre paternel à la face striée d'entailles blanchies de peau fine et cicatrisée. Il avait même une balafre qui lui barrait le visage d'une joue à l'autre en passant sur le nez. Ligne nette et menaçante qui le lançait les jours humides.

Ce jour là, Nell avait levé les yeux, apathique, vers lui. Une première. Il avait dû sentir l'aura menaçante arriver en lui intimant de lever les yeux pour le regarder. Il était pas méchant, il était fainéant... Mais encore que, s'il serait serviable... Il aurait pu passer l'éponge, le père. Mais plus le temps passait, plus le rejeton sombrait dans l'attitude détestable propre aux gamins trop couvés pensant que tout lui tomberait toujours dans le bec sans rien faire. Et les saucissons ça pousse sur les arbres aussi, qu'il paraît.

« Mon fils. Tu fais tes affaires, demain tu pars avec moi, tu va faire le service militaire ! L'armée ça va te forger le caractère. Ici y a pas de place pour les larvaires ! Tu devrais le savoir. Et puis comme ça, tu apprendras un vrai métier, pour les hommes les vrais. De ceux qui tiennent une maison et s'occupent de leur femme et leur enfant ! Tu comprends mon fils ? Demain, tu rejoins l'armée. »

Wah wah wah... quoi ? Attendez on met en pause et on revient en arrière. L'armée ? C'était un blague ? Et bah non... Et la dispute qui suivit cette déclaration en fut la preuve vivante. Les éclats de voix masculine éraillée du gamin se heurtèrent au ton autoritaire du militaire à la voix ferme, grave et affirmée. L'armée... La guerre ? L'armée... Un cauchemar. Oui c'était un cauchemar et il avait été forcé de vivre... C'est comme ça, qu'à peine âgé de quinze étés, il coupa ses cheveux en brosse et sorti tout penaud de son doux et chaleureux foyer...

Le plus dur, dans l'armée, c'est la première année et le début de la deuxième. Dans un premier temps, tu fais partie des bizu'. Alors t'as droit aux pires crasses... Puis au début de l'année suivante, il y a un genre de test de passage. Au terme du quel t'as, soit, été assez fort pour survivre et t'es accepté avec respect et accolades. Soit tu t'es écrasé comme une lavette et tu es rentré chouiner dans les jupes de ta mère, soit tu es rejeté, ignoré comme un fantôme invisible et impalpable... Nell n'était dans aucun de ces trois cas, ce qui l'arrangea bien. Il était considéré comme un être doué de conscience qui mérita qu'on lui accorde ne serait-ce qu'une parole, un bonjour, une demande ou un réponse. Mais est-ce qu'on le traitait, pour autant, avec respect.. ? Disons qu'il devait avoir un caractère trop réfractaire et cabochard pour l'être réellement... s'excluant lui-même de la masse informe de gens. Il roulait entre les recrues de deuxièmes années comme de l'eau entre des pierres et ça lui allait bien.

Mais, isolé par sa seule volonté, il essaya de s'imposer par toute la force de ses idées. Ou plutôt, refusa d’adhérer aux idées ridicules de ses camarades qui, eux, ne l'écoutaient pas comme ils auraient dû ! Tch... Toutes façons cette mascarade n'était qu'une leçon pleine d'esprit inexistant de la part de son merveilleux père qui ne lui décrochait même pas un regard à la caserne et, en privé, éludait la question d'un retour définitif à la maison d'un bourrade dans le dos. « Mais voyons, Fils, faut que tu deviennes un homme ! Puis regarde, toi qui aime lire, n'as tu pas assez de cours d'histoire et de littérature en dehors de l'entraînement qui t'es nécessaire ? Estime toi heureux ! Grâce à moi tu as droit à un enseignement que d'autres recrues et soldats n'auront jamais... Cesse de faire la fillette éplorée ! Au fait, passe moi le pain s'il te plaît. »

Tout en délicatesse son père... Aussi insupportable qu'attentionné. Droit, strict mais aimant. Prenant le plus grand soin à séparer sa vie personnelle et professionnelle. Nell avait un grand respect pour son père, même si leurs désaccords se faisaient fréquents. Mais effectivement, grâce au rang de ce dernier, Nell dut se rendre à l’évidence qu'il n'avait pas un programme d’entraînement aussi chargé que ses camarades car entrecoupé de cours plus cérébraux tels que l'histoire, la littérature, les maths, géographie, écriture... Quelques exercices de stratégie, l’accès à un club d'échec... Il avait des journées tout aussi remplies, peut-être même plus si on se contentait de cumuler bêtement ses heures de travail.

Arrivé dans la troisième, le caractère bien enfoncé dans son crâne de tête brûlée autosuffisante d'idées novatrices et organisées, il avait fallu le mater. Car son tempérament rebelle et borné s’étendait à ses relations avec ses supérieurs. Alors, bonjours les corvées, les pompes, les exercices physiques supplémentaires... Mais au fond, ceci eut des débuts d'effets positifs. À force de se faire rabaisser, ses convictions grandissaient pour contrer l'adversité. Son orgueil en prenait de sacrés coups, mais il apprit à se relever encore et encore devenant toujours plus têtu et borné. Comme un poulain qui tire sur la bride pour le simple fait de montrer sa force et sa témérité. Les remarques abaissantes se firent de plus en plus cinglantes, désobligeantes. On fini par lui supprimer ses permissions et on lui coupa tout contact réconfortant avec ses proches, ainsi que son père, qui se fit plus froid encore qu'à l’accoutumé entre les murs de la caserne. Même ses prof plus littéraires se firent plus stricts et durs. Même lorsqu'il allait aux cours d’échec on le mettait face à ses situations qui lui parurent jusqu'à, graduellement, devenir impossible. Des angoisses se mêlèrent à sa témérité pour la canaliser puis prendre le pas dessus et l'entraîner dans les profondeur de l'incertitude. Son monde tremblait sous ses pieds et l'heure des remises en question était venue. Pourtant l'orgueil était toujours là et le retenait, les narines à la surface mais le reste immergé. Il fallait se relever, encore un effort... et non il était toujours à moitié en train de se noyer, à moitié en train de lutter.

Dans l'armée on touche à tout... Épée, poignard, bouclier, arc... L'arc devin en cette même période un de ses meilleurs amis et son pire ennemi. Il se sentait des facilité avec cette arme, se sentait meilleur que les autres, se voyait meilleur que les autres... Mais les paroles cinglantes de son capitaine eurent vite fait de le remettre à sa place et le forcer à se dévaloriser. D'une tête brûlée, il devint tout aussi habile dans son autoflagellation morale que dans sa manie à contredire chaque ordre. Il commença alors à perdre beaucoup de ses moyens. Ratant de plus de cibles avec cette maudite arme... On lui enseigna les arts complémentaires de la discrétion et du pistage mais, toutes ces disciplines qu'il affectionnaient, au fond en cherchant bien après avoir passé la couche de rejet puéril, se soldait inlassablement par des échecs. Elles demandaient un certain contrôle de soit une concentration inébranlable. Or, ses pensées tourbillonnaient de réflexions et de questions superflues empêchant toutes intentions de se réaliser à la manière dont il l'entendait.

Il fallut attendre sa quatrième année avant qu'il sorte de cet état trop ambivalent pour être efficace et créer une sorte de surprise générale. Le déclic d'une situation d'urgence... Nell se trouvait en mission de routine avec d'autres de ses camarades. Ils formaient un groupe de sept personnes en patrouille. Celui qui s'était imposé comme leader avait prit la tête par la seule force de sa grosse voix et sa stature imposante de muscles et de puissance brute. Parce que genre ça voulait dire qu'il avait le cerveau nécessaire pour engager de bonnes décisions... Un jour il aurait fallut lui expliquer que faire des pompes et des altères ça nourrissaient peut-être la puissance de ses bras, mais les méninges ça ne se travaille pas comme ça... enfin bon, il était de toute façon trop tard pour le lui signaler.

La mission devait-être une simple routine. Sur leur chemin de patrouille ils étaient tombés sur quelques brigands en petit nombre. Leur leader obligea le groupe à les prendre en chasse. Nell avait manifesté une prompte réticence à s'engager sur cette poursuite d’apparence simple. Il avait repéré des traces de passages inhabituels, répétés, subtils comme ayant voulu être effacés, mais nombreux. Même avec ces observations, le jeune homme de parvint pas à exprimer sa pensée de manière convaincante. Elle était bien trop hachée comme s'il réfléchissait à voix haute, et il fut royalement ignorer. Retourner en arrière et aller prévenir ses supérieurs aurait put être une idée, mais il avait aucune envie de passer pour un lâche. Puis si ses craintes se révélaient infondées il serait passé pour un trouillard doublé d'un déserteur. C'était hors de question. Il rajusta son équipement de cuir et de maille et suivit le groupe le pas indécis.

Puis le pire arriva. De trois brigands, le nombre étoffa jusqu'à cinq, puis 10 puis... il se rendirent compte qu'ils étaient tombé dans une embuscade. Que le grand dadet avait le pied sur l'une d'elle sans entendre la détente et avait retirer le pied avec insouciance. Puis boom, tout leur péta à la face. Le groupe fut divisé. Trois d'entre eux dont leur espèce de chef se firent capturer mais non tuer... Ils ne savaient pour quelle raison mais n'avait aucune envie de chercher à le savoir. Les quatre restants se retrouvèrent au niveau du sentier de patrouille et cherchèrent une solution pour aller sauver les prisonniers. Pour Nell c'était purement une mauvaise idée. Mais il y avait dans leur groupe une sorte d'honneur que ce dernier ne pouvait comprendre. Quelle intérêt d'y retourner maintenant ? Il aurait mieux fait de retourner à leur caserne, prévenir les supérieurs et les laisser prendre les dispositions qui s'imposaient ! « Tu vois c'est pour ça qu'on ne te suivra jamais. Tu n'a pas l'étoffe d'un chef, tu vois Nell ? T'as pas d'honneur, tu te caches et tu te tires. C'est tout ce que tu sais faire ! » Non mais là c'était pas une question de fuir mais de bon sens ! Mais jamais il ne trouva les mots pour le leur expliquer et se retrouva entraîner dans le retour chez les brigands, en mission sauvetage mal organisée qui se solda par le drame qui menaçait.

De retour chez les mécréants, ils ne se bénéficièrent pas d'effet de surprise. Ce fut un fiasco total. En guise de représailles, les criminels se moquèrent de leur initiative. Leur disant qu'ils avaient d'autres projets pour les trois recrues fraîchement capturées mais que finalement leur mort servirait d'exemple à quiconque se mettrait en travers de leurs affaires. Sous les yeux adolescents vierges de toutes horreurs, ils exécutèrent froidement et douloureusement les prisonniers puis il leur donnèrent la chasse en leur barrant la route vers les chemin plus sûr des patrouilleurs. Un de plus se fit attraper et froidement exécuter. Il ne resta alors plus que Nell et deux autres camarades théorisés incapables d’aligner deux pensées cohérentes. C'est là que l'archer prit enfin la tête de l'opération de retour au bercail. Lui qui « se cache et se tire » si bien.

Il réussi à les réunir proche de lui. Se concentra uniquement sur la destination et meilleur moyen d'y arriver. Ce ne fut pas une question facile car il dû refouler ses propres peurs au plus profond de son cœur et faire ressortir toutes les capacités qu'il avait apprises par le passé et les organiser. Prendre en compte la topologie du terrain. L'aspect de la végétation. Leur situation géographique par rapport à la caserne. Les chemins de bêtes. Les odeurs environnantes... Et le tout devins aussi clair qu'un plateau d’échec. La carte des lieux s’illuminant dans un recoin de sa tête où chaque bruit, chaque odeur était une indication supplémentaire sur la position de leurs ennemis et le meilleur moyen de les contourner... Se tapissant dans les ombres il avalèrent la distances chaotique granuleuse qui les séparait de la survie.

Jamais plus après cette expérience il n'osa considérer comme un meneur ou pouvant le devenir. Craignant de reproduire les actes de son camarade qui avait conduit à une mort certaine d'autres de ses compagnons. Jamais il ne voudrait un jour avoir ce genre de responsabilité sur la conscience, qu'il en finisse mort ou vivant... Cette aventure et les longues discutions qui suivirent avec ses supérieurs lui firent prendre conscience de bon nombre de choses sur lui même et le fonctionnement du monde, permettant à son esprit de s'organiser clairement et se poser enfin sur des bases solides. Après une période de soutient psychologique, il fut le premier des survivants à reprendre du service et apprit à s'ouvrir aux autres en partageant ses talents avec les plus jeunes. Sorte d'instructeur heureux de transmettre une expérience, même si jamais il ne reparla ouvertement de cette histoire de brigands à laquelle il fut mêlé.

Sa cinquième et dernière année se passa sans encombre, finissant honorablement ses années d'études en tant que recrue et apprenti. Évidement, il aurait voulu arrêter tout ici et rentrer chez lui pour changer de vie, loin des responsabilités militaires. Sauf que l'enseignement à un coup, et qu'ici on le paie en donnant autant d'années de sa vie qu'il en fallu pour le former. Et le voilà dans les rangs des rangers pour cinq années supplémentaires. Jamais il ne les regretta. Au final, son père avait raison, l'armée ça vous change un homme. Lorsque ces années qu'il devait à cette institution touchèrent à leur fin, il s'engagea une année supplémentaire. Ce n'était pas vraiment un plaisir mais un devoir, un but, une raison... Un honneur de protéger ce en quoi il croyait. Oui, l'armée ça vous change, vous fait évoluer. Il refusa bon nombre de promotions : jamais il voulu prendre une unité à charge... Le souvenir de ses camarades disparus était profondément gravé dans son esprit. Il se rapprochait simplement de ses supérieurs et exécutait des ordres émanant directement des plus hauts placés, chien loyal, fidèle et fier de l'être.

Mais cette année de rajout sonna l'arrêt de sa carrière de militaire. D'une part il rencontra l'amour, haaa, l'amour... Une jolie peintre qui vendait ses tableaux une somme suffisamment coquette pour en vivre. Rousse, les yeux verts, une constellations de cassonade sur les joues et les paupières. Il se souvient encore aujourd'hui de son odeur de miel et de la volupté de ses lèvres... Seulement, l'amour ça n'empêche pas de servir ! Mais la perte de son père... Si.

Le tout n'était peut-être qu'un malentendu ou l’interprétation émotionnelle d'un fils endeuillé. Mais son père mourut lors d'une mission où il devait arrêter un groupuscule qui commençait à prendre de l’ampleur à Necis. Ce qu'il en avait comprit, c'est que son père aurait pu être sauvé, mais que personne n'avait bougé. Il en tenait l'armée pour seule responsable et ne voulu plus en entendre parler. Il raccrocha son arc et ses flèches et retourna à son foyer pour s'occuper de sa mère et de sa bien-aimée. À la fin de cette année là, elle attendait leur premier enfant...

Les quatre années suivantes furent douces et heureuses. Il regardait, les yeux pétillants, sa fille grandir et reprit la petite boutique de sa mère vieillissante.

Après un orage, qui frôlait d'une proximité déroutante une tempête, il s'estima heureux de n'avoir subit aucun dégât dans sa demeure solidement bâtie des mains son père. Bon d'accord, pas lui seul, c'était une façon de penser. Il avait surtout donné toutes les directives avec son aplomb et son autorité de militaire ! Y avait pas intérêt à ce qu'une seule poutre ne grince où s'incline d'un degré de trop vers le haut ou vers le bas ! Tout avait été millimétré jusqu'à la moindre pierre. Tous n'avaient pas eu cette chance. Ou c'était peut-être du fait de l'ancienneté de leur habitation... mais la maison d'une famille voisine se trouvait dans un état suffisamment inquiétant pour nécessiter réparation ! Nell les avait croisé au détour d'une allée du marché, ils en parlait avec la désolation et la lassitude de ceux qui auraient aimé échapper à cet incident. Ahh, lala... Avec un sourire avenant et l'envie de faire quelque chose de ses mains, affinées et adoucies par le manque d'activité due à sa nouvelle carrière marchande. « Bonjours, puis-je vous proposer mes services ? J'ai du temps libre, je pourrais l'employer à me rendre utile ? Oh non, non, pas de paiement nous sommes voisins, ce n'est qu'un service que je souhaite vos offrir. » Un grand sourire niais de sincérité et le tour était joué. Il se retrouvait à jouer du marteau sur une toiture en mauvais états. Trop mauvais état en fait. Il ne s'y était pas attendu et il se rendit compte qu'il n'avait jamais appris à régler des soucis aussi complexe. Il s'imaginait une toiture fuitant légèrement, ne demandant qu'un colmatage assez rapide. Illusion... bon bah... c'est parti pour trouver quelqu'un d'autre pour l'aider, à lui seul, il n'y arriverait. « Oui oui, je revient, je vais chercher un ami. Il va nous donner un coup de main ! »

Puis le deuxième ami appela un troisième. Parce qu'on n'était jamais assez de mains pour les poutrelles et que de tout, cet amis avait déjà eu à réparer son propre toit alors bon... Il aiderait également ! Ce troisième arrive, constate les dégâts... c'était encore pire que prévu. Bon, va chercher une paire de mains supplémentaire ! « Attendez-moi là je reviens ! J'ai bossé avec un ancien maçon, il a du matos qui pourrait nous être utile ! ». Le quatrième en amena un cinquième et ainsi de suite. Jusqu'à réunir une jolie petit équipe de réparation pour le toit finalement bien amoché dont certaines poutres durent être changer. Et vous savez qui est-ce qui coordonnait cette fine équipe ? Notre cher petit Nell. Heureux comme tout au milieu de l'attention générale. Demandant lui-même quelques conseils à certains et affectant les binômes et trinômes à chaque postes pour avancer au mieux et au plus vite. Jusqu'à ce que l'irréparable ne se produise. Montant à l'échelle, il trébucha au dernier barreau et en dégringola sur le côté entraînant sur son passage un grand escabeau qui tomba sur l'échafaudage, qui tomba sur des poutres de soutènement qui tombèrent sur...

La famille fut engouffrée sous les décombres, ne laissant pour seul survivant que leur plus jeune fils, qui devint alors paraplégique. Mais le pire restait à venir. S'il s'était juré de ne jamais être un meneur, c'était pour ce genre de choses aussi : les représailles irrationnelles. Le pire dans l'histoire c'était que l'équipe de réparation s'était réunie autour de lui sans qu'il ne l'ordonne ou le demande... Pire, il n'avait même pas conscience d'être à la tête de cette troupe ! Il avait juste été le premier à aider. L'accident n'était pas de son fait il le savait. Mais une langue acérée du nom de Michaël Zamenis (le fils aîné, à ce qu'il en avait comprit) avait réussi, un temps à l'en persuader, laissant cet homme déstabilisé se remettre vaillamment en question alors que la suite de son plan sordide se mettaient en place, écrous par écrous, vis par vis, avec la minutie d'un horloger.

Un fois sorti de son mal-être pour aller présenter ses condoléances, sa désolation et son soutien au jeune fils blessé et à son frère aîné, revenu d'un voyage, il fut surprit de voir les passants le regarder avec des mines horrifiées. Il sentit le mauvais pressentiment monter en lui mais le refoula, il se faisait des idées. Sauf que ses doutes furent confirmés une fois en face de la langue de vipère qu'était Michaël Zamenis... Se faisant jeter au loin comme un hypocrite. Comme un meurtrier... Une fois revenu chez lui, il voulu parler de cette lamentable et désolante journée et sa famille, or, sa petite femme enceinte, sa mère et même sa petite fille le regardèrent avec les yeux noirs du dégoût.

Il se retrouva dépouillé de tout. Seul et isolé comme les bizutés qui n'avaient pas survécu à la première année. Rejeté, ignoré, laissé pour compte. On engagea même des poursuites judiciaires contre lui, qui n’aboutirent à rien, faute de preuves. Il se sentait si malheureux à cette époque qu'il voulu mettre fin à ses jours. Plusieurs fois. De plusieurs manières différentes... mais sans jamais avoir le courage d'aller jusqu'au bout... Au dernier moment, il y avait cet insupportable sursaut de lucidité qui le rattrapait au vol. Le même qui l'empêcha, des années plus tôt, de laisser tomber l'armée...

Sauf que ce lien était remplit de haine, de rage, de colère... D'amour paradoxal disséminer aux quatre vents dans l'espoir de toucher sa tendre femme perdue à jamais et pourtant chaude de vie. Rattrapant les miettes de lui, il les enfouit derrières les barrières de son corps et parti sur une nouvelle quête : éliminer la cause de son malheur... Par tout les moyens qu'il fut...

Il embarqua son carquois poussiéreux, son arc dont il dut changer la corde et ses quelques flèches. Il pensait ne plus jamais avoir à s'en servir, et au fond de lui il espéra secrètement ne jamais avoir à encocher la moindre flèche meurtrière...

Mental : Un jour on lui a dit que le soleil ne s’éteignait qu'avec la vie. Puis sa vie s'est éteinte mais le soleil brilla de plus belle.

Il aurait pu vivre une vie paisible. Une vie faite de tendresse, de bisous, d'enfants qui courent partout. Une petite femme à son bras, le ventre rond qui attendrait un petit dernier. Peut-être une fille, pour cette fois. Après trois garçons... Ils ne rechigneraient pas face à une petite touche de féminité ! Mais tout ceci n'était aujourd'hui qu'un doux rêve... Lointain. Doux et léger comme ces premières feuilles de l'automne que l'on voit s’envoler au delà d'une falaise.

Nell se sentait comme une chose informe tourbillonnant au fond d'un verre de cristal, lui-même agité dans les mains expertes d'un fourbe destin. Il regardait le monde qui l'entourait comme on regarde un livre d'illustrations merveilleux. Rêveur, il pouvait songer à ce qu'il ferait dans un monde pareil, quelle aventure il y vivrait dans cet univers fantasque, mais jamais il ne pouvait y pénétrer. Sauf dans ses rêves peut-être. Ses rêves d'enfant, si doux et si hauts, si légers au dessus des nuages où il pouvait observer une formation d'oiseaux volant à l'envers. La nuit tombée, il faisait une halte pour plonger sa main dans la voie lactée, décrochait quelques étoiles pour en faire un collier et rejoignait son amour de jeunesse perchée sur le tendre sourire d'une lune bienveillante. Aujourd'hui adultes, ils s'étaient mués en rires carillonnant dans des pièces chaudes aux mur lézardés de d'ombres protectrices à la lueur d'une cheminée crépitante...

Puis le réveil le ramena à la réalité. Sa réalité. Il haletait bruyamment, comme prit de convulsions. Il tremblait... regardait ses mains crispées et fébriles, sentait sa gorge se nouer, son cœur se déchirer puis le tout se relâchait en sanglots lourds et lancinants. Étouffants. De l'eau... Il fallait de l'eau... Il attrapait son verre l'engloutissait puis se rallongeait, les yeux fixés au plafond noir d'une vieille chambre d’hôtel. Ses larmes continuait de couler, son cœur de brûler et ses poumons de se liquéfier mais c'était plus supportable maintenant... Quoi que... Parfois il attrapait son couteau de trappeur et s'en appuyait la pointe dans la chair... pas très fort, juste pour détourner la douleur sur une autre... Et parfois, ça laissait ses marques. Il en avait les paumes striées de cicatrices. Blanches et rouges... Brisant leur douceur d'autrefois. Une fois, la douleur fut si intense qu'il s'en planta à plusieurs reprise la lame dans la cuisse. Déchiquetant la chair comme une déchiquette un vieux tissus en lambeaux de chiffons.

Son esprit vagabondait à mit chemin entre le passée et le présent. Incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Le vide l'enfermait dans une vacuole hermétique et translucide. Il pleurait encore sa famille qui lui avait été arrachée sans aucune délicatesse. Deuil interminable pour des vivants. Il n'avait pas eut trois gamins, comme dans ses rêves, mais seulement une fille et sa petite femme attendait leur deuxième enfant. Jamais il ne le verrait naître. Jamais il ne saurait s'il était devenu un garçon ou une seconde demoiselle. Les larmes remontèrent en un sifflement de détresse. Plus jamais il ne verrait grandir sa douce enfant ni le sourire tendre de sa bien-aimées. Plus jamais il ne sentirait le regard fier et réconfortant de sa douce maman. Le souvenir de sa vie passée lui restait en tête comme l'odeur d'une tarte en train de refroidir à la fenêtre répandant au vent son fumet sucré jusqu'à ses narines affamées alors qu'il revenait de sa boutique. Sauf qu'il lui était interdit de suivre cette fragrance gourmande.

Il ne restait de lui que des lamelles de shrapnel s’entrechoquant dans un paquetage cent fois trop grand. Et elles ballottaient dans l'immensité sombre et chaotiques de ce sac qu'était devenu son enveloppe charnelle. Rien... il ne lui restait rien. Sa bonne humeur, sa joie, ses sourires... avaient volé en éclats. Son rire cristallin et mélodieux crissait dans sa gorge comme une craie sur un tableau. Incapable de sortir et produisant ce son atrocement faux d'homme qui se voile la face.

« Allez vous bien ? » « oui oui, je vais bien, merci. » Mais le mensonge était trop violent pour être avalé. Alors il vomissait chacune de ses fausses paroles visant à écarter la curieuse pitié de ces rapaces d'hommes prêts à le dévorer. Vautours. Ils étaient tous des vautours, à se repaître de son chagrin pour se persuader de leur vie exemplaire... Mais moquerie et compassion glissaient sur lui comme l'huile sur de l'eau. Leur existence ne s'arrêterait pas sur son passage, et ils ne le sortirait pas de ses profondeurs abyssales.

Apathique. Et pitoyable. Mais quelle importance ? Aucune. Même nouer des liens avec les plus sincères ne ramèneraient pas la quiétude de son foyer. Rien ne la ramènerait... Absolument rien... Alors pourquoi continuer. Une chute c'était si vite arrivé. Du haut d'une falaise il se sentirait planer comme un faucon puis le choc avec le sol effacerait sa misère en un éclair.

En haut de son perchoir macabre, il avait observé l’à-pic avec une envie brûlante, enivrante. Arrivé à destination, son malheur n'aurait été qu'un mauvais rêve oublié avec le réveil. Une deux, une deux... Et à trois il n'avait toujours pas sauté. Même au trentième trois il était resté là. Dégoulinant de lâcheté. Qu'avait-il à craindre en fin de compte ? Absolument rien. Alors pourquoi cette peur ? Non pas une peur. Un refus. Comme celui que l'on ressent face à une partie d'échec bien trop dure... Se voir bloqué, ne pas voir de sortie puis abandonner. Non, il n'était pas comme ça, lui. Jamais...

La haine avait drainé une puissante adrénaline déclenchant un cri bestial d'agonie. Puis il s'était agenouillé, prosterné face au précipice, haletant et les membres tremblant d'une énergie nouvelle et irrépressible. Il s'était redressé une fois la crise passée puis avait tourné le tourbillon informe de ses sentiments mitigés contre l'origine de sa douleur et se jura, en son fort intérieur, de l'emporter avec lui avant de sombrer, engloutit par les flots déchaîné qui se bousculait en lui...

Homme brisé lutant dans une dernière quête pour son salut. Et son cœur qui le martelait... Chaque pas un peu plus. Coup de tambour de guerre à chaque talon heurtant le sol. Rythme solennel d'un va-en-guerre. Pas même sûr de mener sa mission à bien, mais il y croyait dur comme fer. Ultime raison, ultime flamme... Ultime lueur dans son couloir. Maigre fil d’Ariane dans le labyrinthe de son âme.

Et la trempette qui faisait rage… Sombre vérité qui mue en un ouragan de vents contraires qui s'entrechoquent, se mêlent, le dévastent. Combien de fois s'était-il vu la traverser. S'accrocher à des bribes du passé comme on s'accroche aux jupe de sa mère, se hissant au devant de l'adversité se persuadant de sa propre stabilité. Factice. Combien de fois avait-il coupé la tête d'un serpent imaginaire au museau si effilé et gracieux qu'on n'aurait put le soupçonner d'ignominie, fussent-elles si futiles. Mais savez-vous, très cher, que certains serpents sont comme des hydres ? D'une fois la tête au sol en train de rouler sur le pavage, il en sort deux de plus qui vous regardent avec cette même satisfaction innocente, traîtresse, avide.. ? Combien de fois, dans sa tête, lui avait-il coupé une tête pour attendre deux jumelles… ? Si nombreuses maintenant qu'il les sentait lui chatouiller les méninges comme un nid de vers. Si nombreuses qu'elles s'enroulaient en dehors de sa boîte crânienne en des milliers de fils souples et solides jusque dans son cœur, ses mains, ses pieds… Jouant avec ses poumons, titillant ses entrailles. Et l'ouragan dans tout ça, il continue sa rage. Il serre son cœur, comprime ses poumons en une douleur suffocante avec des milliers de têtes reptiliennes autour de ses membres en une prison intangible. Vacuole de vide. Il en devient l’œil du cyclone qui se rebelle et enferme le déchaînement en lui et n'affiche alors qu'un calme placide.

Même l'allure ravagée… il avance. Il cherche l'origine de son malheur dans le but vengeresque de l'éradiquer. Ultime but d'une vie en déclin. S'il avait commencé son périple vagabondeur le nez bas et le regard vide, il avait apprit à carrer les épaules, relever le menton et enfermer le torrent cahoteux de son âme derrière son enveloppe corporelle jusqu'à ne laisser de lui qu'un être désabusé et taciturne en recherche d'un certain Zamenis. Mentant à tout vents aux questions du type « mais pourquoi une telle recherche ? » « Oh, c'est un ami d'enfance. Un escroc qui me doit de l'argent. J'ai un colis à lui livrer... »

Puis un jour il était tombé sur une femme, plus perspicace… qu'il connaissait. Lors de son service militaire il avait servit à ses côtés. Une sorte de confiance mêlée d'honneur l'avait poussé à lui dire la vérité. « Oui je veux me venger et avoir l'âme en paix ». Calmement, elle lui avait répondu que la vengeance ne lui apporterait rien de plus. Que ce n'était qu'une fable sur un honneur bancal qu'il valait mieux laisser de côté. Si elle avait entendu parlé de son geôlier métaphysique, jamais elle ne lui en fit part. Les émotions de Nell criant justice lui intimèrent qu'elle ne voulu jamais lui révéler quoi qu'il fut. C'était le cœur plus lourd encore qu'il avait prit la route, et les paroles de leur discussion résonnaient encore comme un bourdonnement d'abeille butineuse à son oreille.

Bien que d'apparence sombre et peu amène, il pouvait s'ouvrir à un petit rien. Retrouver un semblant de sourire, l'espace d'un instant, en donnant un petit coup de main en échange d'un service, d'une chambre pour la nuit ou même par simple altruisme. La destruction de son fort intérieur n'avait pas anéanti sa bonté d'âme. Il en restait quelques traces de craie sur la pierre. Jamais à rire aux éclats, faire profiter d'une profusion de joie ou d'un enthousiasme débordant de chiot joueur, mais toujours une main meurtrie sur le cœur. Peut-être pas au point d'être Mère-Thérésa réincarnée, mais… ça faisait du bien d'aider son prochain. Prenant milles précautions pour ne pas trop s'impliquer. Rester discret, effacé. La bonne personne au bon moment, mais dont le nom s'échappe dans un coup de vent.

Brisé… Une lanière de cuir lui cinglait l'esprit d'une peur maladive d'être témoins d'un incident dramatique et d'en être tenu responsable… Traumatisé d'avoir été le centre trop lumineux d'une attention particulièrement douloureuse. Il avait été le chef d'orchestre d'une troupe de réparateurs jouant des percutions du marteau sur un toit dégradé. Et lorsque dans un accident imprévisible l'un des hommes venu prêter main forte était tombé de son escabeau, il y avait eut un effet papillon d'une envergure rarement égalée emportant une famille dans son courant d'air glacé… Mais il avait été le chef d'orchestre qui avait réuni toute l'aide… qui s'était transformée en désastre sans précédent.

Cette pensée lui arrachait de temps à autre un haut-le-cœur vomitif où il rendait jusqu'à la bile le contenu de son estomac. Alors, non, il ne s'impliquait pas plus que ça. Un échange de bon procédé, une petite attention compatissante puis il disparaissait. Et qu'en gardait-on comme souvenir ? Celui de la bonne personne au bon moment… Un simple « merci monsieur » et pouf ! Vous l'aviez oublié. Disparu dans les ombres de son passé.

Puis si vous asseyez de discuter avec lui, bien-sûr qu'il vous répondra, mais certainement avec les demis-mots d'un être effacé vivant une demie-vie. Pourquoi en garder un souvenir impérissable, il n'était pas mieux qu'un autre, ni plus mauvais. Si vous veniez à l'énerver, il refoulait sa colère, fermait son visage jusqu'à devenir une des plus hautes murailles de glace couvrant les glaciers des montagnes, puis s'en allait sans se retourner. Suivez-le si vous voulez, il vous épuisera avant de s'épuiser lui même.

Le serpent de son malheur est son seul but est toute sa détermination y est concentrée dessus. Jusqu'à la plus petite parcelle de chair… Et ne s'arrêtera pas avant d'avoir accompli cette mission personnelle… Parce que sans but ni raison on est quoi ? On est rien. On est un amas de cellule coordonnées en quête de nutriments et on meurt à petit feu sans avoir la chance de revivre à nouveau.

L'arc solidement attaché sur son dos, un carquois de quelques flèches, il banda sa résolution et pressa le pas sous l'afflux sanguin de sa haine mêlée de rage noire. 

Physique : Nell est un homme d'une taille honorable. Un peu plus d'un mètre soixante-quinze mais sans arriver à effleurer le mètre quatre-vingt. Ses épaules, lorsqu'il prend le soin de les carrer fièrement – ce qui ne lui est pas arrivé depuis un petit moment – redressent sa stature et dénotent ses années militaires. Il a les épaules bâties, ciselé qui sont propres aux archers, tendant les muscles de son torse comme des lanières élastiques caoutchoutées, dépourvu de volumes proéminents. Son cou est plutôt solide mais n'a pas un volume particulièrement proéminent. Plus fait pour les mouvement rapides précis que pour le statisme d'un guerrier. Le bas de son corps s'étire dans la même logique agile fine et endurante que son dos et ses épaules. Il a la gaine musculaire glanée aux fils des années d'entraînement et, plus tard, de recherches, habitué aux conditions de vie assez précaires et longues journées de marches. Sous ses vêtements de cuir, parfois un peu trop chauds à son goût, sa peau est par endroit meurtrie d'anciennes cicatrices. Certaines remontant à ses années militaires, d'autres sont plus jeunes fraîchement blanchies, encore rouges ou bandées sous d'épaisses bandes de lin blanc. Notamment, sur une cuisse, on constate un amas de chair couleur craie, boursouflée et mal cicatrisée qui de temps à autre se réveille en une douleur gênante.

Ses mains sont dans le même genre d'état. On devine encore leur finesse et leur agilité d'une longueur de pianiste. Mais les articulations sont tendues et noueuses. La peau s'est particulièrement épaissie au bout de ses doigts sur la main droite et la paume de la gauche. La première tenant la flèche, la seconde l'arc. D'autres cicatrices se nichent sur elles, leur donnant un aspect général calleux. Il s'y mêle un assemblage d'entailles, d’éraflures et de bleus plus ou moins récent qui pourraient leur donner un aspect menaçant. Le dessus de ses poings est marqué de croûtes de sang caractéristiques des blessures régulièrement rouvertes, comme si la peau explosait sous l’assaut de coup de poings. Voyant que la populace avait tendance à se raidir à la vue de ses marques, il prit rapidement l'habitude d'enrouler un bandage de cuir autour de ses poings ne laissant de nue que la peau de ses doigts. Ils n'étaient pas vierges de toute marques, mais c'était moins dérangeant pour autrui et Nell se sentait moins rejeté et classé comme... une sorte de brigand à éviter... Un sorte d'impression lui rappelant d'un peu trop près ce qu'il avait ressenti lorsque sa vie avait basculer. À ce simple souvenir, il senti son dos se contracter et la colère mêlée de tristesse vouloir passer la commissure de ses lèvres.

Mais il retint son ressenti fermement bridé derrière sa bouche fine et pâle. Elle s'étirait en une fine ligne sur le bas de son visage au dessus de son menton étroit et volontaire. La mâchoire était basse et anguleuse. Une barbe négligée, mal coupée la lui recouvrait jusqu'au dessus de ses lèvres lui donnant des air de chien errant et le vieillissant de quelques années. Sans parler de l'aspect tannée par le soleil de sa peau rougissant sur ses pommettes les jours de grand vent. Ses yeux bleu clair tirant sur le gris jours d'orages, s'étiraient avec un éclat morne et une tension meurtrière à chaque pensée de son objectif. Ils tombaient, la plus part du temps, en une expressions hébété et perdu -- le reste du temps -- en creusant de lourde cernes sous les paupières. Le coin de ses orbites se plissaient en une patte d'oie soucieuse et méfiante. Le tout lui donnant des airs de loup avec ses sourcils bloqués dans un froncement déterminé et sa chevelure noir de jais longue jusqu'à ses omoplates ondulée et emmêlée de mèches sauvages.

Lorsqu'il prend le temps de se raser correctement et de se couper correctement sa tignasse désordonnée il semble rajeunir de quelques années. Lui donnant même des airs légèrement plus jeune qu'il ne l'est réellement. Quoi que son air méfiant vient contrebalancer ce changement pour lui rendre son âge véritable.

Petite anecdote pour finir cette description, si sa vu est impeccable lorsqu'il regarde au loin, de près il doit mettre des lunettes lorsqu'il se met à lire longuement.

Votre but à Queer Tales? En finir avec l'origine de son mal-être
Autre chose à dire sur votre personnage ? il reste une personne de émotionnellement fragile, un peu à l'image de ce qu'il fut lors de ces premières années à l'armée. Il avait juste apprit à maîtriser cette tendance à fleur de peau mais maintenant il est redevenu l'espère de pierre brut ou filon de minerai qu'il était à l'époque et qu'il faudrait refaçonner, en quelque sorte.


Détails pour nous
Groupe de Votre Personnage : j'aurais tendance à dire caramel. Mais, vue comment il peut se faire manipuler avec facilité et va certainement se faire manipuler par une certaine personne *suivez mon regard <3 [size=36]vers ce cher petit Mika:D[/size] il pourrait très bien être un dragibus, d'un côté. Mais j'aurais plus tendence à dire Caramel vu son passé de militaire.

Une Demeure ? pour l'instant il vagabonde à la recherche de Michael Zamenis.



Le forum & vous
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Comment avez-vous connu le Forum ? j'y suis déjà <3
Qu'en pensez vous ? toujours la même que lorsque je suis arrivé avec Nath
Que pensez vous du thème ? idem <3
Des Suggestions ? (si vous en avez pas, c‘est pas grave)
Code : Un rêve est une écriture et maintes écritures ne sont que des rêves
Quelques mots ?Je comprendrais si il y a des chose à retake au niveau de l'histoire. Aussi, je n'ai pas mit de lieu de vie précis car je ne suis pas sûr de où cela pourrait se passer. Je pensais à Crudelis ou Necis. Voir Nivis


Dernière édition par Nell Automn le Sam 20 Déc 2014 - 14:12, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Lun 8 Déc 2014 - 15:24
Holà!~

Juste pour te prévenir que vu la taille de ta fiche, je ne pourrais pas la modérer avant le 16 décembre, ayant des examens d'ici là xD

Merci pour ta compréhension Suspect


Fortes Fortuna Juvat.

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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Lun 8 Déc 2014 - 15:37
ouki pas de soucis, je pourrais profiter du personnage pour les vacs de Noël c'est  le principal <3. courage pour tes exams.
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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Jeu 18 Déc 2014 - 14:09
Me revoilà ! Désolée pour l'attente Very Happy

Après lecture de l'histoire j'ai quelques modifications à apporter!

* Concernant la question d'un service militaire.Les royaumes ont tous une armée, mais il n'y a jamais eu de guerre entre les royaumes dans mon souvenir alors je vois mal l'utilité d'un service militaire obligatoire de cinq ans. Cela me semble peu réaliste! La France comptait trois années quand elle était en conflit avec l'Algérie ou autre, et comme second exemple je parlerai d'Israel qui a également un service militaire de trois ans obligatoire pour les hommes. En temps de relative paix, trois ans cela me semble déjà beaucoup mais disons que ça passerait mieux!

Je te propose donc de choisir Necis ou Crudelis comme pays d'origine et de fixer trois ans de service obligatoire, avec possibilité de prolonger la formation de deux ans pour les "volontaires" (j'imagine que son père aura trouvé un argument?).

* Les mines n'existent pas à QT car elles nécessitent de la poudre, qui n'a pas encore été inventée. Tu peux utiliser un artefact magique à la place!

* Comme dit précédemment, il n'y a pas eu de guerre récemment, je vois donc mal comment son père serait mort au front... Une petite révolte civile peut-être mais j'ai l'impression que tu comptais plus sur une vraie guerre >< Il faudrait amoindrir le choix des mots ou trouver une autre raison pour sa mort!  

* S'il faut servir 5 ans pour 5 ans de formation, il est impossible de "démissionner", même à cause de la mort d'un parent. Une permission prolongée pourquoi pas, mais "raccrocher son arc", sûrement pas! C'est l'armée après tout, on ne peut pas partir comme on veut et QT n'est pas un monde très compréhensif...!

Sinon je n'ai rien d'autres à ajouter, le reste est okay Very Happy

Je pense que Caramel lui ira bien en effet x)

Pourras-tu me prévenir quand tu auras édité ta fiche? Je te remercie !


Fortes Fortuna Juvat.

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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Jeu 18 Déc 2014 - 18:01
concernant le service militaire => c'est pas un service obligatoire : c'est on paternel qui l'oblige à rentrer dedans pour l'endurcir parce que c'était une grosse feignasse et qu'il en avait marre. Et j'étais partie du principe que si c'est pas de l'ordre de l'obligatoire et qu'il participait à des cours d'enseignement au lieux de payer avec de l'argent il le paie avec des années de service équivalent à ses années d'études.

J'ai parlé de mines ? Oo... *va aller vérifier mais s'il t'as semblé y en avoir je vais essayer de corriger ça pour que ce soit plus clair. C'était à quel niveau ? Oo.

J'ai pas besoin d'une vrai guerre. C'était surtout une façon de parler parce que je ne savais pas trop comment aborder la chose ou en parler. Du coup je suis resté assez vague et généraliste.

Et il démissionne près ses 5 ans de taff due vue qu'il se réengage de lui même pour un an sur le volontariat. Après, y a t'être une subtilité qui m'échappe Au pire, je pourrais toujours en faire un déserteur c'est pas un problème.

J'aurais juste besoins de ta réponse à mon commentaire, et je corrigerais donc en fonction =).

Du coup pour ce qui est de des conflit (ce que j'ai considéré comme guerre au sens large et je te remercie grandement pour les précisions) ça peut donc être des petits conflit isolé face à des groupuscules ou des truc du genre ? (en restant évasif du coup, dans ma fiche) où y a-t-il eut une révolte particulière à laquelle je puisse faire référence ? pour le père je pense du coup le faire tomber dans une embuscade.

(pour le coup de la mine, je l'ai peut être employé soit par erreur, soit c'était une expression genre "terrain miné" pour dire qu'il y avait du danger, je pense. Mais vais quand même vérifier.)

Merci encore à toi <3.
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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Sam 20 Déc 2014 - 13:00
Non il n'ya pas de révolte particulière de référence, donc tu peux inventer un groupuscule ou quelque chose dans le genre!

Ah d'accord, il est entré volontairement! Après il doit quand même finir les années de "remboursement" ou je ne sais quoi, je ne pense pas qu'on puisse démissionner. Mais vu qu'il les a faite alors c'est parfait~

Tu parlais d'une mine lorsque les amis de Nell sont morts dans une embuscade Smile


Fortes Fortuna Juvat.

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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Sam 20 Déc 2014 - 14:16
Et voilà, du coup, j'ai mit en noir les deux détails corrigés et j'ai enlevé la petite tirade sur Nell qui a connu les affres de la guerres tout ça, tout ça. =). Voili voilou, j'espère que ça suffira et que je n'ai pas oublié quelque chose.
<3
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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Dim 21 Déc 2014 - 9:16
Bonjour !

Je voulais te valider hier mais mon ordi s'obstinait à me refuse l'accès au forum, fichu internet!!

Après tes modifications, tout est bon pour moi ! Tu es validé.

Amuse-toi bien en rp~


Fortes Fortuna Juvat.

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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   Dim 21 Déc 2014 - 11:26
C'est pas très grave, ça arrive =).

Du coup, un très grand merci à toi <3.
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MessageSujet: Re: Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.   
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Nell Automn <3. Où celui foyant le poids de trop grosses responsabilités.

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