Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]

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MessageSujet: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Jeu 7 Mai 2015 - 13:34
Aah, le Cirque!

Divertissement fascinant, autre monde, fenêtre sur les rêves des enfants que les adultes ont perdu et qu'ils viennent rechercher quand même, peut-être par nostalgie.

Dans le passé, Quincy S. Hart ne s'était rendu qu'une seule fois au Dark Wood Circus, quand il était plus jeune. Il avait forcé son père à l'y emmener, à l'époque. "Forcer" n'était peut-être pas le mot le plus correct, mais c'était bien ce que c'était, dans le fond... Après avoir entendu ses amis parler avec enthousiasme d'une représentation à laquelle ils avaient assisté sans lui, le gamin s'en était allé geindre auprès de son père et avait tiré toutes les ficelles de la culpabilité jusqu'à ce que ce dernier cède. S'il y avait bien une chose pour laquelle le père de Quincy était utile, à l'époque, c'était qu'il était très facile à manipuler émotionnellement.

Bien évidemment, Quincy gardait un excellent souvenir du Cirque. Le monde parallèle qu'il représentait, le divertissement, les sucreries qu'il forçait aussi son père à acheter à la pelle, et la satisfaction intérieure de savoir qu'à son retour, il pourrait, lui aussi, se vanter auprès de ses camarades d'être allé au Dark Wood Circus, et sans eux, d'abord, nananère... C'était aussi à ce moment-là qu'il avait vu les Quatre As. Leur style, leur allure, le sentiment fantastique d'individualité qui se dégageait de chacun d'eux. Bien sûr il ne les avait pas vus bien longtemps, mais chacun, à sa manière, avait laissé une grosse impression. Quincy n'avait jamais vu de telles personnes au palais ou dans les environs. Le Cirque vivait vraiment dans une autre réalité... Les Quatre As ne connaissaient pas le Joker, ils ignoraient très probablement son existence, mais s'ils savaient... S'ils savaient à quel point ils avaient pu inspirer, à l'époque, les desseins égocentriques d'un enfant qui avait depuis tourné très, très mal!

Il voulait devenir cool comme eux. Un amuseur, un magicien, un trompeur comme eux. Il n'était pas si mécontent de lui-même au bout du compte, d'ailleurs.

Les années avaient bien passé depuis cette visite de Quincy S. Hart au Dark Wood Circus. Désormais, il n'avait plus de père pour l'y emmener, plus d'amis pour se vanter auprès d'eux après la représentation, et plus la même apparence d'ailleurs. Le nom n'était plus le même non plus. C'est comme s'il était une toute autre personne, que cette visite au Cirque faisait partie d'une vie antérieure, et qu'il revenait à présent ici pour faire revivre des souvenirs d'une existence qui n'était plus la sienne.

Enfin, vu de l'extérieur, bien sûr, personne n'aurait pu juger de cela. Vu de l'extérieur, c'était un simple garde du palais, de l'enseigne des carreaux, qui se rendait au Cirque non pas pour se divertir, mais pour y mener une inspection.
Quincy avait débarqué sous cette forme empruntée entre la représentation rose et la représentation noire, à cette heure étrange de la journée où on ignore encore si on est l'après-midi ou le soir. Quelques visiteurs de la représentation de l'après-midi, parents, enfants et jeunes principalement, quelques résidus de la foule stupide, traînaient encore aux alentours du chapiteau. Le garde n'en faisait absolument pas cas. Il avait mieux à faire, lui. Il était là pour le travail.

...Et pour profiter de la pomme d'amour qu'il avait achetée à son arrivée et qui était déjà bien entamée, au bout d'un bâton dans sa main.

C'est vrai, au fond ; Quincy ne fait rien sans motivation ultérieure, et il était loin de profiter de ses pouvoirs de métamorphose dans le but de faire le travail de la garde royale. Non, bien sûr, l'inspection n'était qu'une excuse. Une excuse que Quincy utilisait assez souvent, parce qu'elle marchait plutôt bien. Sa Majesté avait une autorité incontestée à Queer Tales et d'autant plus dans le royaume de Crudelis, et sa garde royale profitait largement de cette autorité. Si un garde de la reine venait à débarquer dans un lieu donné pour l'inspecter, généralement, on ne discutait pas.

En fait d'inspection, Quincy souhaitait en profiter pour faire du repérage. Là encore, chose très utile, le repérage. Mieux valait connaître toutes les opportunités existant dans le voisinage AVANT d'avoir à deviser un plan qui exigeait leur existence. Le Joker avait, au fil du temps, développé une mémoire particulièrement avisée en ce qui concernait les opportunités présentes autour de lui. La vie était faite d'opportunité ; il était simplement important de savoir où elles étaient, et comment les saisir.

Le Dark Wood Circus, pour sa part, avait certes bien des charlatans, concurrents du Joker, dont celui-ci devrait se méfier à tout prix, mais également des employés et des artistes de talent issus des parties les plus noires et recluses de la société, et qui, peut-être, si l'occasion se présentait, pourraient faire office d'alliés-ressources utilisables pour une combine quelconque. Mieux encore, le Cirque avait des animaux dressés et, le plus beau, des phénomènes de foire. Même s'il n'était pas amené à se servir de ceux-là plus tard, par curiosité malsaine, Quincy tenait à les voir. A assister au spectacle d'un être qui souffre en permanence sans avoir aucun moyen de changer sa condition. Qui sait? Il resterait peut-être à la représentation du soir, ne serait-ce que pour les voir sur scène. Ça devait être grandiose. Absolument grandiose.

Et puis, par une autre curiosité personnelle qui ne l'avait jamais quitté depuis qu'il était petit, Quincy souhaitait également en profiter pour se renseigner, s'il le pouvait, au sujet des Quatre As. Ces quatre-là avaient une aura bien trop fascinante pour passer à côté. Et puis... Les Quatre As rencontrant le Joker... Esthétiquement, ça sonnait plutôt bien, non? Un spectacle de tous les diables.

Oui, décidément, le Cirque est un lieu à spectacles!

Bien sûr, Quincy se préparait d'avance à quelques déceptions. Cette opération de repérage requérait une certaine prudence et discrétion, ce qui signifiait que, même s'il allait grappiller autant d'informations que possible, il ne fallait pas grappiller trop loin. Ça paraîtrait suspect. Pour l'instant, le garde des carreaux se contentait de contourner de chapiteau et de commencer à arpenter les roulottes les plus proches, peuplées pour la plupart d'animaux, certains banaux, certains moins. De temps à autres il s'arrêtait devant une cage qui l'intéressait plus qu'une autre, ou croquait à pleines dents dans la pomme d'amour qu'il avait à la main. Ne jamais oublier le sucre. Ça rendait la tâche plus plaisante, et puis, quel genre de cinglé va au Cirque sans profiter des friandises?

Le Joker avait bien conscience d'être passé dans cette zone sans autorisation. Honnêtement, il s'en moquait bien, comptant sur son autorité en tant que garde royal pour le tirer d'affaire si on l'interpelait. En réalité, il ignorait s'il allait croiser quelqu'un dans le coin ; peut-être, peut-être pas ; et s'il croisait quelqu'un du Cirque, ça ne serait qu'une occasion de plus de récolter de nouvelles infos.

Tout ça était bien trop facile, jusqu'ici. Mais après tout, ça suffisait à chasser l'ennui, et Quincy était loin d'être le genre à se mettre des bâtons inutiles dans les roues...

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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Ven 8 Mai 2015 - 15:22
L'Homme était la créature la plus dangereuse du monde. L'Homme était l'être le plus immonde. L'Homme n'était qu'un sale ramassis d'ordure qui avait su s'animer et avoir une vie selon lui. Il était une bête sanguinaire, toujours à chercher les conflits et attiré par l'odeur du sang. Ils avaient beau être plusieurs milliers si ce n'était plus, se considérer comme étant des frères parce qu'ils étaient de la même espèce et pourtant ils se tuaient entre eux rien que pour une pauvre parcelle de terre. Chacun se voulait supérieur à l'autre, jouissait des malheurs qui lui étaient inconnus, jubilait d'être plus riche ou plus important que ses confrères mais les jalousait s'il venait à ce que ces derniers s'avéraient être plus puissants que lui. Mais le pire de tout était sans doute ce qu'ils faisaient aux autres créatures de Queer tales : les animaux. Ils se pensaient meilleurs qu'eux, les disaient cruels et sanguinaires. Même si les bestioles à poils ou à plumes se battaient quelques fois pour leur territoire ils n'allaient pas jusqu'à tuer. Ils respectaient toutefois les lois de la nature en allant manger le poisson ou monsieur lapin qui avait eu le malheur de se promener. Certes il avait toujours cette loi du plus fort mais en attendant ils étaient tous ligués contre leur ennemi numéro un : l'Homme. Ce dernier venait détruire leurs lieux de vie pour en faire des champs, les chassaient de leur maison et venaient par la suite les tuer pour leur chair et pour leur pelage. Et encore, ceux qui trouvaient la mort pouvaient être considérés comme de véritables petits chanceux puisque d'autres avaient le malheur de se retrouver dans des cages ou avec une chaîne autour du cou. Oui, la "domestication" messieurs-dame, la "domestication". On venait prendre des animaux, les arracher à leur famille pour en faire de simples compagnies. Et s'il venait à ce qu'ils se reproduisaient leurs progénitures deviendraient de véritables peluches prêts à obéir à l'être ignoble qu'était l'humain. Le cirque était sans doute là où il y avait le plus de bêtes prisonnières des griffes de l'Homme, obligés à leur obéir aux doigts et à l’œil sous la contrainte de la peur.

The Dark Wood Circus, voilà quelle avait été la destination d'un ours mal léché. Celui-ci sous la forme d'un gigantesque homme marchait péniblement en direction du chapiteau, les mains dans les poches. Il fixait ses yeux émeraudes les enfants qui criaient et s'amusaient, demandant à leurs parents s'ils verraient ou non quelques animaux bien dressés. Il leur affichait un regard noir tout comme pour ces gens qui venaient se bousculer contre lui et s'en excusaient, impressionné par sa grande taille. Il faisait un geste de la main pour dire que ce n'était rien même si c'était faux. S'il aurait pu, il se serait transformé en ours pour massacrer toute cette population qui venait s'émerveiller devant quelques numéros mais il devait se retenir pour la simple et bonne raison qu'il était en mission : il devait faire évader tout ces animaux prisonniers. Sentant l'odeur de ses camarades, il quitta la foule en essayant d'être le plus discret possible pour passer du côté obscur de la lumière interdit à tout public. Marchant à côté des roulottes il espérait ne pas tomber sur quelqu'un qui pourrait contrecarrer ses plans. Dans le pire des cas un mort ou deux ne pourrait pas faire de mal. Il rejoignit les animaux dans les cages. Son cœur se serra, son estomac aussi. Il se sentait mal rien qu'à les voir derrière des barreaux avec un air de chien battu. Les pauvres étaient malheureux, ça se voyait. Dire qu'on voulait aussi le capturer pour amuser la galerie, lui apprendre à faire quelques tours...

"Toi, tu n'es pas un Homme, c'est ça?"

Il releva la tête. L'occupant de la cage devant laquelle il s'était arrêté le fixait de ses beaux yeux dorés. Sa majestueuse crinière de lion était ce qui était en soit des mieux entretenues: sans doute venait-on les lui brosser régulièrement pour qu'il soit présentable aux spectateurs. En le regardant un peu mieux, Orwenn pouvait deviner qu'il était face à un félin qui n'avait pas été capturé dans la nature puisqu'il était moins grand et moins beau que le roi des animaux que l'on pouvait trouver dans l'état sauvage. Il secoua la tête pour lui confirmer qu'il n'était pas un humain.

"Oh oui, je l'avais deviné. Mais qu'essaie-tu de faire?"

Muet, l'ours au yeux d'émeraude avait pris deux barreaux avec ses mains pour les tirer afin de les écarter. Il fallait qu'il réussisse à faire évader ce camarade qui pouvait se montrer par la suite utile mais aussi les autres mais ce fut en vain malgré sa force. Serrant des dents il recula et essaya cette fois-ci de forcer la porte. Cela fit du bruit ce qui le fit sursauter. Mince, il n'allait quand même pas attirer l'attention des forains? Il huma l'air et sentit des odeurs qui étaient tout proche de lui. Le lion profitant de la porte cassée pour se déguerpir Orwenn préféra tenter se cacher derrière une roulotte..... mais tomba nez-à-nez avec quelqu'un.....
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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Sam 9 Mai 2015 - 19:58
Les entraînements avec les jeunes recrues ne cessaient de s’enchaîner chaque jour, à chaque heure. Maintenant qu’il avait l’appui du second au sein du Cirque, sa vie n’était plus aussi menacée qu’avant et le voilà bien intégré dans son nouveau monde. Cela faisait quelques mois qu’il était membre du Dark Wood Circus, les autres membres de l’Organisation l’avaient complètement oublié. Pourtant, Elim pensait que son ancien maître partirait à sa recherche car il détenait des informations assez capitales comme le lieu où se trouvait leur repère… A moins qu’ils aient changé depuis. Ou qu’il n’ait trouvé un « être » exceptionnel pouvant le remplacer. Un être stupide qui se serait laissé berner par les mots d’un simple mortel. Ca, le blondinet avait du mal à le digérer, surtout depuis qu’il avait appris qui il était vraiment. Sa dernière rencontre avec la Chenille et son étrange boutique l’avait laissé dans un drôle d’état. Il était à la fois en colère contre lui-même car il n’avait pu découvrir sa réelle identité tout seul mais aussi parce qu’il s’était fait avoir. Tout simplement. Si Cadell s’était intéressé à lui, c’était dans l’unique but d’avoir un être immortel à ses côtés. Il y avait sûrement autre chose, peut-être qu’il voulait s’emparer de ce « pouvoir » et devenir lui aussi un Conte. C’était possible ça ?

Il ne faisait pas trop froid ni trop chaud, c’était la bonne température pour s’entraîner. Pour le moment, le garçon ne faisait pas de représentations mais il assistait les artistes confirmés lors des vraies représentations, dans la journée. Car le soir, ce n’était pas pour les gamins. D’ailleurs, il s’était souvent attiré des ennuis auprès de ses camarades qui eux n’avançaient pas aussi bien que lui. Ca, Elim s’en fichait, il n’était pas là pour eux mais pour lui, et lui seul. Ici, c’était sa nouvelle maison. Son refuge… Et en cette après-midi, il était chargé de s’occuper d’installer tout le matériel nécessaire. C’était toujours impressionnant pour lui de voir tout ce publique chaque jour. Mais ce qui lui faisait encore plus plaisir, c’était de pouvoir assister aux représentations gratuitement. Enfin il pouvait profiter de ses instants, même s’il aurait voulu les passer avec ses parents mais là, c’était impossible. Ils étaient morts, tout comme ses frères. Ce n’était peut-être pas justifié de les avoir tués mais bon, que pouvait-il faire d’autres à part entendre les mêmes phrases à chaque heure ? « Oh quel vilain garçon. » « Vas dans la cave et restes-y ! ». Non, finalement c’était mieux ainsi.

« Elim, cesse de rêvasser, il faut ranger ! »

Un trapéziste qui venait de faire sa présentation donna une petite tape sur l’épaule du garçon qui semblait ailleurs. Aussitôt il s’exécuta pour libérer la scène. Evidemment, il n’était pas seul à s’occuper de tout démonter, pas avec sa petite taille. Une fois le matériel démonté, il fallait le ranger sous un chapiteau particulier, avec les autres matériels. Ce n’était pas une partie de plaisir mais si le garçon continuait à s’entraîner et à trouver son style, il pourra faire une représentation test et s’il la valide, tout ceci sera fini ! Le garçon termina de ranger, seul et entendit les rires des enfants. C’était le moment des Clowns. Remarque, leurs drôleries, il les connaissait à force. Il veilla à ce que tout soit nickel et quitta le chapiteau pour se diriger vers sa tente.

« BAM ».

Tiens, c’était quoi ce bruit ? Elim leva sa frimousse dans la direction où pourrait provenir ce bruit étrange. Normalement, il n’y avait personne dans le coin vu que pratiquement tous les artistes et novices étaient soit en représentation, soit sous le chapiteau d’entraînement –Elim venait de terminer son travail et personne ne lui avait demandé de continuer ses échauffements-. Il se détacha de l’allée principale pour s’engouffrer entre deux roulottes. Malheureusement il tomba sur une montagne. Il s’écria en voyant la créature sous la surprise mais se calma en voyant que c’était un Homme. Un homme mais immense ! Faut dire que lui, il n’était pas très grand. Et d’ailleurs, il ne l’avait jamais vu celui-ci. Distant, il prit la parole :

« Tu n’es pas du Cirque hein ? Un visiteur n’a rien à faire ici. »

Un gamin qui reprend un adulte, il se croyait où ? Il faisait juste respecter les règles. Pourquoi un simple visiteur, un étranger du Cirque pourrait se promener tout seul comme ça dans un lie interdit pour publique alors que lui, étant jeune trapéziste depuis quelques mois maintenant ne pouvait-il aller dans la « zone noire » ?! Ca le mettait hors de lui tout ça !


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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Lun 11 Mai 2015 - 19:05
De son côté, non-loin de là, le faux garde continuait son inspection. Ou du moins il essayait de la continuer, lorsqu'il fut interrompu par un bruit sourd qui semblait mêler le bris du bois et du métal. Il sursauta, leva la lance qu'il portait avec lui (hey, non seulement il était ici en tant que garde, mais en plus il s'était rendu dans un endroit plein d'animaux et de phénomènes potentiellement dangereux, on ne part pas sans rien!) et scruta nerveusement les alentours d'un regard rapide. Le bruit venait de pas loin. Il n'avait pourtant croisé personne. Mais il était relativement facile de se faire discret au milieu du zig-zag des roulottes, donc... Pourquoi pas après tout? Il devait y avoir quelqu'un dans les parages. Quelqu'un ou quelque chose...

...OH PUTAIN UN LION. Un lion venait de surgir d'entre deux roulottes. Un lion en liberté, sans aucun maître pour le contrôler.

"AAH!"

L'avantage d'emprunter le corps d'un adulte, c'est que les cris de terreur incontrôlables semblent tout de suite moins ridicules que quand on a le corps d'un enfant prépubère. Mais un cri reste un cri. Quincy n'était pas fier... La seule fois où il avait vu un lion, avant celle-ci, c'était la première fois où son père l'avait emmené au cirque, par le passé. Le reste de ses connaissances était livresque. Il n'était pas, pour ainsi dire, un expert en lions, et ne remarqua pas que la crinière particulièrement bien brossée et l'attitude particulièrement peu hostile de l'animal indiquaient qu'il ne finirait probablement pas en chair à pâté pour cette fois.

Non, en fait, le lion, bien plus préoccupé par sa liberté que par un autre crétin d'humain qui rôdait dans les parages en se confondant en regards nerveux tout seul, se contenta de contourner le faux garde pour poursuivre son parcours entre les roulottes.

Le faux garde en question suivit l'animal du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vue, tâchant de faire de son mieux pour ne pas trembler. Ne pas montrer sa peur, même à un lion... Et puis, lorsqu'il s'assura que le fauve n'était plus dans le coin et ne pouvait probablement plus le voir, il poursuivit son chemin, à petits pas, regardant droit devant lui, serrant fermement le manche de sa lance entre ses deux mains. En peu de temps, il entendit vaguement des voix. Enfin, pas des voix. Une voix. Une voix plutôt juvénile. Bon. Pourquoi pas, bis. Par curiosité, et aussi parce que l'idée de trouver un être humain après cette rencontre terrifiante le rassurait (même s'il ne l'aurait jamais admis lui-même), il décida de se rendre dans cette direction. En quelques pas à peine, il faisait la rencontre de deux individus inconnus. Qui, au vu de l'endroit où ils se trouvaient, et surtout au vu de leur dégaine, devaient sûrement faire partie du personnel du Cirque.

Le premier était un géant. Encore un géant. Ce n'était pas le premier que Quincy croisait dans sa vie, mais... Il devait admettre, c'était probablement le plus grand. Le faux garde eut d'ailleurs du mal à cacher son étonnement, lorsqu'il dressa la tête pour le voir. L'individu n'avait pas l'air bien méchant. Mais en même temps il n'avait pas l'air bien... Quoi que ce soit. De ses yeux verts se dégageait une placidité assez impressionante.

Mais bon... Il était IMMENSE, quoi. Ses muscles ne devaient pas être en sucre. Mieux valait se méfier.

Le second... Oh merde. Il n'y avait qu'un mot qui venait pour le décrire à première vue : mignon. Très mignon. Trop mignon. Inadmissible. Seul le Joker avait le droit d'être mignon comme ça! Le fait de voir une bouille pareille déconcertait Quincy, une sorte de trouble très agaçant, qu'il faisait de son mieux pour ne pas laisser transparaître, bien sûr. Le garçon, manifestement plus âgé que lui de quelques années quand même, avait même poussé l'offense jusqu'à arborer une marque étrange non-loin de l'un de ses yeux d'un rouge extrêmement bizarre. Une étoile. Ou deux? Allez savoir. Bon. Pourquoi pas! Un maquillage de spectacle, probablement. Ou alors il était la clé de quelqu'un, peut-être. Haha. Lawl.

Bref, Quincy ne savait pas à qui il avait affaire et déjà il se sentait prêt à le détester. Mais patience : d'abord, la priorité numéro un était de couvrir cette rencontre improvisée. Et la priorité numéro deux, jamais bien loin, était de récupérer des informations. Il était venu pour ça, après tout, non?

"Hem."

Il se rengorgea comme pour signaler sa présence, interrompant apparemment une conversation qui commençait, et feignit le ton le plus professionnel possible.

"Garde royale. Inspection exceptionnelle. Vous appartenez au personnel du cirque?"


Il songea de nouveau au lion. Il fallait peut-être mentionner le lion. Après tout, ça risquait d'être emmerdant si le fauve débarquait à nouveau de nulle part et se mettait à bouffer tout le monde. Y compris Quincy. Surtout Quincy. Il faisait ça pour sa pomme, comme d'habitude.

"...Parce qu'il y a un lion qui se promène en liberté entre les roulottes. Il faudrait peut-être le remettre en cage..."

...Bon. Là, effectivement, on pouvait avancer l'argument qu'en temps que garde de la reine, c'était un peu le boulot du faux garde qui se trouvait là de régler ce genre de problèmes. Bien sûr, le Joker s'en fichait, et rétorquerait probablement, si on lui posait la question, que son boulot, c'était d'être garde, et non pas dompteur ou baby-sitter pour lions (lion-sitter?). Mais pas de précipitation. Si ça se trouvait, ces deux-là n'allaient peut-être pas être trop pénibles. Les gens sont toujours plus pratiques quand ils coopèrent sans faire de manières...
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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Lun 11 Mai 2015 - 22:54
Tomber nez à nez avec quelqu'un n'était pas forcément une chose qu'il aurait voulu. En effet, voilà qu'un jeune homme se présentait devant lui. "Un jeune homme"? Non, un gamin, un pauvre morveux, une chose abominable que deux êtres humains avaient mis bas dans l'unique but de se procréer et d'assurer que la race humaine puisse dominer les animaux. Le fixant d'un air mauvais, Orwenn se demandait si un bon coup de pat... enfin une bonne claque pourrait mettre K.O cet énergumène et éviter qu'il n'attire du monde. Mais il avait toutefois entendu un autre cri, autant dire qu'il n'allait pas réussir à mener sa mission à bien. Tant pis, il allait devoir tout faire rapidement ou tout y remettre à un autre jour. Mais pendant ce temps il valait mieux exterminer la vermine qui pouvait très bien prévenir la troupe du cirque pour qu'on surveille un peu mieux les roulottes avec les animaux. Alors qu'il s'apprêtait à attraper celui qui avait osé hausser la voix contre lui un homme arriva, une sorte de garde. L'ours stoppa net dans ses mouvements pour fixer celui qui venait tout juste d'arriver. Bon sang, le Narrateur ne voulait-il donc pas qu'il aide ses amis? Pourquoi donc? En tout cas, cela semblait être un adulte même s'il sentait qu'il y avait quelque chose d'étrange chez lui. Oui, il n'avait pas l'air comme les autres humains. S'approchant de lui, il se pencha au dessus de sa tête pour le renifler. Il était tout bizarre ce type et ça ne lui inspirait pas confiance. Ses yeux verts se posèrent sur l'arme que cet inconnu tenait avant de fixer droit dans les prunelles ce garde d'un air mauvais. Ouh oui, il aurait dû se taire. Remettre le lion dans sa cage? Cette idée ne lui plaisait nullement. Il ne s'était quand même pas embêter à délivrer l'un de ses compères pour rien. Doucement, l'ours aux yeux d'émeraude lui prit la main pour prendre la lance, la lui arracher et la casser de façon à ce qu'elle soit inutilisable. Il jeta les débris plus loin en fixant toujours cet individu dont la tête ne lui revenait pas avant secouer le doigt en claquant sa langue contre ses dents comme pour lui qu'il ne fallait pas jouer des armes avant de s'en aller en direction du jeune morveux aux étoiles sur les joues.


Un plan? Il en avait aucun si ce n'était que de délivrer le plus d'animaux possible et de quitter ce cirque de malheur au plus vite. De plus est, il craignait que ce garde ne vienne contrecarrer ses plans en venant l'arrêter. Certes il pourrait se défendre mais autant accuser quelqu'un d'autre à sa place, le temps qu'il puisse se tirer discrètement. Arrivé vers le gamin il chopa ce dernier par le col, le souleva légèrement, le renifla pour se rappeler de son odeur et vérifier s'il était bel et bien humain avant de le présenter au chien de garde de la reine de Crudelis une envie un délice. Il fit un mouvement de la tête comme pour indiquer au soldat qu'il fallait plutôt interroger ce morveux au lieu de l'embêter. Oui un ours en paix était un ours heureux alors autant servir de cet enfant pour assurer son petit bien-être. Il le posa -non pardon, le lâcha- devant l'individu qui ne lui disait rien qui vaille et tourna les talons pour retourner à son occupation, autant dire, délivrer les animaux. Peut-être devait-il casser encore deux ou trois portes puis revenir une prochaine fois pour en faire de même. Sans doute y aura-t-il la sécurité mais il ramènera du renfort s'il venait enfin à trouver quelques bêtes prêtes à le rejoindre dans cette révolution animale. Mais l'ours aux yeux d'émeraudes ne pu faire que quelques pas avant de s'arrêter. Il leva la tête et huma l'air avant de la baisser et de se braquer. Le cri des deux imbéciles avaient sans doute attiré quelques personnes puisqu'il sentait l'odeur d'humains qui étaient de plus en plus proches d'eux. Il leur jeta un regard noir.
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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Mer 13 Mai 2015 - 21:03
Elim n’aimait clairement pas la tête de l’homme qui se tenait devant lui. Mais vraiment pas. D’abord parce qu’il était trop grand, voire immense et que lui n’était qu’un pauvre petit gamin. Mais parce qu’il ne l’avait jamais vu dans le cirque et que c’était forcément un étranger, un inconnu ! Bon après, il s’était sûrement perdu mais non, dans son allure, cela ne semblait pas être le cas. Lui qui était ici depuis plusieurs mois, il n’avait toujours pas accès à la « partie noire » ! Mais malheureusement, un autre cri se fit entendre un peu plus loin entre les roulottes. Une voix d’homme visiblement. Mais c’était quoi ce délire là ?! Qu’est-ce qu’il se passe ?! A peine Elim eut-il la tête tournée vers le cri lointain, il sentit comme une pression près de lui. Aussitôt il tourna sa tête et vit que l’immense créature allait le choper ! Naméoh ! Mais son geste fut stoppé par la venue d’un autre énergumène. Un garde. Un garde royal ?! Et dire qu’Elim pensait être tranquille avec ça… C’étaient-ils remis à sa poursuite ? Pourtant cette affaire avait été étouffée…

« Je fais parti du Cirque… Je suis apprenti trapéziste… » répondit-il.

Le géant, pas du tout inquiet par la venue de la nouvelle personne sur les lieux, s’approcha d’elle et la renifla. Elim ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux en voyant son geste légèrement déplacé ! Mais visiblement, cela ne semblait guère le déranger. Oh non car il mentionna avec calme qu’un lion se promenait tranquillement entre les roulottes. Elim écarquilla à nouveau les yeux et s’exprima :

« QUOI ?! Mais il faut le remettre en cage avant qu’il ne s’attaque à des membres du Cirque ou des visiteurs !! »

Avant, le vilain petit canard n’en aurait rien à faire des autres. Plus maintenant. Depuis qu’il avait une nouvelle famille qui le protégeait. Car même si c’était la fin de la journée, il y avait toujours du monde… Mais le pire, c’est que cela ne semblait guère les déranger, comme si c’était naturel qu’un lion féroce se promène parmi les humains… Sérieusement non car l’immense créature cassa la lance du garde ! Non mais il cherchait les embrouilles là, non ?! Elim n’en revenait pas, mais sur qui il était tombé ?! Puis l’ours se rapprocha du gamin qui était toujours en état de choc contre ses gestes complètement déplacés. Mais l’ombre qui lui fit le « réveilla » et le garçon leva les yeux pour plonger son regard dans le sien. Les yeux rouges croisèrent les yeux verts émeraude du géant. Menaçants et angoissants.

« Eh oh !! »

On venait de le prendre par le col sans qu’on ne lui demande. Etant de petite corpulence, il était facile de le soulever et en quelques secondes, Elim ne sentait plus le sol à ses pieds. Encore une fois, le géant renifla mais cette fois-ci c’était le canard ! Il avait un sérieux problème celui-là ?! Puis il le présenta au garde royal sans plus de convictions. Cette situation, cela rappelait de mauvais souvenirs au gamin. Mais là, il n’était pas en face de Cadell mais d’un parfais garde inconnu ! Qu’allait-il se passait ? Le blondinet ferma les yeux, espérant qu’on ne l’embarque pas pour tous les crimes qu’il avait commis ! Non puisqu’il ne le tint que quelques instants avant de le relâcher. Le gamin perdit son équilibre et faillit tomber mais se rattrapa et ne manqua pas de lancer un regard noir vers son bourreau. Mais cela ne lui faisait rien et au contraire, tourna les talons pour s’éclipser.

« Eh toi attends ! Reviens ! » cria le gamin. Puis se tournant vers le garde « Le lion, il faut s’en occuper mais cet homme n’a rien à faire ici. »

Il disait cela dans l’espoir que le fameux garde royal se bouge les fesses et arrête l’inconnu. Mais il y avait un autre souci, il fallait s’occuper du lion avant que celui-ci ne s’aventure trop loin et ne blesse voire tue des passants. Malheureusement, Elim n’était pas dompteur et n’aimait pas trop les gros matous –tiens c’est étrange pour un canard !-. Il espérait que le garde soit un peu plus dynamique et intervienne parce que là, ça devenait n’importe quoi. Mais bon, Elim pouvait toujours prévenir les membres du Cirque et notamment Grey, le second qui pourra prendre les choses en main. En espérant…


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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Mer 20 Mai 2015 - 13:55
Bon. Ça en fait un sur deux qui répond. C'est déjà ça. Le gamin aux yeux rouge faisait partie du Cirque, c'était confirmé. ...Et il avait d'ailleurs eu une réaction des plus normale en apprenant qu'un lion était en liberté. C'était rassurant, en un sens. Mieux valait qu'il y ait encore des personnes normales en ce monde, sinon, ça rendait le boulot des malades comme Quincy beaucoup plus compliqué. Et puis... Au moins, il était plus pratique que le géant aux yeux verts, qui, pour sa part, ne pipait mot.

Bizarre. Le géant aux yeux verts était bizarre. La première chose qu'il fit à la vue du faux garde fut de le regarder fixement. Sans lui répondre, d'ailleurs. Ce qui ne plaisait franchement pas à Quincy. Le faux garde plissa les yeux dans un geste de recul.

"Quoi...?"

Ce "quoi" ne dissuada en rien l'immense inconnu d'agir étrangement. Bien au contraire, puisqu'il s'approcha pour... Le renifler, apparemment. Wow. Quincy avait toujours eu la conviction que les gens qui l'entouraient étaient assez stupides pour être de vraies bêtes, mais là... Ça allait loin. Les paupières inférieures du faux gardes remontaient avec nervosité. N'importe qui qui aurait connu Quincy avant sa transformation aurait pu le reconnaître, au vu d'un tic pareil.


"Eh, dites donc, j..."

Le garde coupa court. Le géant venait de nouveau de le défier du regard, et c'était bien pire que la dernière fois. Oui, cette fois, il n'avait pas l'air content. Et même s'il n'avait pas l'air bien malin, Quincy était quand même assez prudent pour savoir qu'il vaut mieux éviter d'énerver un géant. Simple question de réalisme. Du coup, le gamin camouflé dans un corps d'adulte ne fut pas fier non plus lorsque l'homme s'approcha de lui, attrapa sa main et entreprit d'en retirer sa lance. Le coup de terreur passé (Quincy s'en voulait à mort, d'ailleurs), le Joker réalisa finalement ce qu'il était en train de faire, et, en bon chihuahua dans l'âme qu'il était, se remit à gueuler aussi sec.

"Ça va pas, non?! Ces armes coûtent une fortune! On ne détruit pas la propriété de la garde royale sans..."


Bien sûr, il s'en fichait, en réalité, du prix qu'avait coûté cette arme, ou de ce que ça coûterait de la remplacer. Ce ne serait plus son problème une fois qu'il se serait retransformé. Seulement, ça le fâchait d'avoir été privé de son arme. Tout ce qui lui restait à présent, en tant qu'arme à part entière, c'était un petit glaive de rien du tout caché quelque part dans son armure. Rien à voir avec la menace d'une lance. Et Quincy n'aimait pas que la tournure des évènements le force à devenir moins menaçant.

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, néanmoins, car le géant suivit son action par un geste condescendant, comme pour le dissuader de recommencer. Soit il était muet, soit il était hautain au point de se refuser à parler dans de telles circonstances. Pour Quincy, ça ne changeait pas grand-chose : le Joker était fumasse. Dans sa tête dérangée, le géant venait de signer son arrêt de mort.

Liste rouge. Liste rouge, liste rouge, LISTE ROUGE! He's gonna PAY for this!

Mais avant qu'il aie le temps de protester, le géant avait empoigné le gamin et l'avait amené sous le nez du garde comme on se débarrasse d'un problème. Quincy l'avait presque oublié, avec tout ça, celui-là. N'était-il pas allé chercher le lion? Il lui avait pourtant bien mentionné le lion, non? Et puis il avait eu cette réaction raisonnable...

...Bon, cela dit, qu'il ait été impressionné à la vue des actions du géant devant eux, ce n'était pas inconcevable non plus, cela dit.

Il avait eu l'air terrifié, pendant un court instant (l'instant qu'il avait passé en l'air avant de toucher à nouveau le sol), et Quincy ne put s'empêcher d'être fort intéressé à cette vue. C'était bien là l'un des avantages majeurs à être devenu Joker... Il avait la capacité d'être craint. Par le simple fait de se présenter comme un garde, dans un monde rempli de paranos, de corrompus et de criminels, il était certain d'être redouté par les plus vulnérables. Et ces yeux fermés, cet air sous-jacent d'anticipation, d'interrogation face à ce qui allait se passer... Quincy adorait ça. Quincy ne vivait presque que pour ces visages-là. La peur. La peur formidable sur le visage des gens.

Hélas il fallaut bien que la peur s'arrête. En retombant sur le sol, le gamin aux yeux rouges retrouva rapidement le sens des réalités et la haine que l'autre inconnu avait pu provoquer en lui. Il s'empressa de l'appeler à revenir alors que celui-ci retournait déjà à ses occupations, quelles qu'elles soient. Puis il se tourna vers le garde à nouveau, pensant probablement qu'il aurait droit à davantage de réaction de sa part. Bon, au moins il lui avait fourni une autre information utile : le géant ne faisait pas partie du Cirque. D'accord. Seulement, Quincy n'était pas un véritable garde, et il savait aussi pertinamment que même un véritable garde n'était pas forcément un modèle de courage et de vertu, et il regarda le gamin avec un air faussement désolé qui tenait beaucoup plus de la condescendence :

"Je vois. Seulement je ne vois pas ce que je peux faire à ce stade. Ce qu'il m'a un peu cassé mon arme, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, et je ne suis pas assez fou pour tester ma force à mains nues contre un fauve, quelle que soit sa forme d'ailleurs." (Il avait ajouté cette fin de phrase pour bien signifier qu'il désignait à la fois le lion et l'homme dans cette histoire. Et il ajouta, presque avec nonchalance : ) "On forme les gardes pour être gardes, pas dompteurs..."

Tout ça pour dire : "fais ton boulot, démerde-toi, pas mon problème, je venais juste en inspection, et d'ailleurs on entendra parler de vous au château". Seulement, le faux garde ne poursuivit pas. Pour deux raisons : d'une part, le géant, qui s'était arrêté non-loin de là, venait de se braquer et de les fusiller du regard, Elim et lui, comme s'il avait entendu quelque chose. Alors, Quincy prêta attention à son tour (c'était le "d'autre part"), et constata que dans le lointain, on entendait quelques bruits de pas. Pas grand-chose, vraiment, mais tout bon parano sait repérer ce genre d'indices. Le  visage du faux garde se fendit d'un sourire vaguement satisfait, qui ne craignait absolument rien, en l'occurrence :

"Ah! On dirait que les renforts arrivent. Parfait, ça."

Et, très rapidement, il lui vint une idée. Car le Joker avait développé la sale habitude de ne jamais laissé la situation se dérouler toute seule sans en tirer profit. Non. Il fallait que ce soit lui qui la contrôle. Autant que possible. En trichant comme il aimait si bien le faire. Sinon ce n'était pas drôle. Alors son faciès souriant se tourna vers le géant qui continuait de les fusiller du regard. Il n'avait plus peur de lui. Il avait un moyen d'avoir une prise sur lui. Au moins un hameçon à lui tendre. Et dans le cas d'un homme si grand et si fort qui avait détruit son arme d'un simple geste, ce n'était pas négligeable. Il s'avança de quelques pas vers lui, maintenant malgré tout une distance de sécurité minimum.

"Bien, mon brave, écoute-moi. Je pense que tu réalises la situation dans laquelle tu te trouves en ce moment, non? Si tu te fais choper par le personnel, tu es bon pour des représailles. Je sais que tu es très fort, mais je doute que tu sois suffisamment fort pour te mesurer à un groupe entier indéfiniment."

Bien sûr, tout ça se jouait très largement au bluff. Peut-être que le géant ÉTAIT suffisamment fort pour tenir tête à un groupe. Mais pour l'instant, Quincy n'avait d'autre choix que de se baser sur la logique commune. Il poursuivait donc sans interruption.

"J'ai beau faire le métier que je fais, je ne suis pas cruel. Ni particulièrement rancunier. Je pense avoir un moyen de te sortir de là sans blessures. À condition que tu joues le jeu en fonction de ce que je dirai, sans poser de questions."

Il arborait à présent une expression qui semblait signifier "ne t'inquiète pas, je ne tenterai rien de louche". Quincy adorait les situations comme ça, en vérité. Les situations d'urgence où on pouvait faire une proposition aussi vague et aussi compromettante en même temps sans que la personne en face aie vraiment le temps de réfléchir à si ça en valait la peine ou non. Restait un autre problème, néanmoins. Le gamin à l'étoile. Bon. Que faire de celui-là? Quincy décida, sans scrupule aucun, de pousser l'insulte jusqu'au bout. Il recula méthodiquement, jusqu'à se retrouver à quelques centimètres derrière Elim, et sortit d'un geste très rapide son glaive de secours (dernière arme, celle-là, si tu la perds t'es mal, t'es déjà assez mal comme ça d'ailleurs quand on y pense) et le pointa dans le dos du garçon, très doucement, juste assez pour qu'il le sente.

"Et toi, je te déconseille de parler à son encontre. Je ne te ferai aucun mal si tu gardes le silence, mais sinon... Tu sais ce qui t'attend. Il te le ferait payer mieux que moi, d'ailleurs." (Et sur ce, sans même attendre une réaction de la part d'Elim, principalement d'ailleurs parce qu'il n'espérait aucune réaction, il releva la tête vers le géant aux yeux verts.) "Alors? Qu'est-ce que tu en penses?"

This is it. Une situation d'urgence qui exigeait une réponse rapide. Et qui sait. Peut-être que l'immense inconnu allait péter les plombs et tout casser pour se débarrasser des gêneurs. Ou peut-être au contraire allait-il hausser les épaules et ne rien en faire. Ou peut-être qu'il allait accepter, mais comment le signifier d'ailleurs quand on ne parle pas? Bah, on a toujours des moyens... L'important était de savoir ce qui allait se décider à l'instant, avant que la "cavalerie" débarque. Et quand elle débarquerait, en termes d'infos nouvelles, ça serait d'autant plus intéressant.


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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Jeu 21 Mai 2015 - 23:41
Qu’est-ce qu’il pouvait sentir ? De la peur ? Oui, l’un de ces deux humains –ou peut-être même les deux- ressentait de la peur à son égard. Etait-il si impressionnant que ça sous cette abominable forme ? Alors qu’en était-il de l’originelle, celle d’un ours plus grand que les autres ? Il ne pouvait pas se retenir de sourire, légèrement amusé. Il était tenté de se changer, de devenir cet immense ursidé que tout le monde pensait autrefois dangereux lorsqu’il vivait paisiblement avec sa famille dans la forêt et inoffensif depuis la mort de celle-ci alors que c’était l’inverse mais la seule chose qui l’en retenait était tout simplement le fait qu’il y avait un attroupement d’humains qui arrivaient en leur direction, attirés par les cris des deux vermines qui faisaient sa compagnie. Entendant le gamin lui crier dessus, Orwenn se retourna avec un air blasé qui voulait bien dire « purée, qu’il est enquiquinant celui-là » avant d’arquer un sourcil. Le lion ? L’attraper ? Mais oui, bien sûr : même domestiqué ce félin pouvait très bien tuer quelques-uns avant qu’on ne le choppe mais également s’enfuir. Un animal n’était pas stupide mais doté d’une intelligence contrairement à la plupart des Hommes. Puis ce fut à l’autre garde bizarre de l’interpeller et de s’approcher de lui…. Mais pas trop prêt non plus. Oh ? Un prudent ? Il faisait bien de l’être car après tout l’Ours aux yeux d’émeraude pouvait s’avérer être très dangereux lorsque l’on s’approchait trop près de lui. Il se tourna donc vers lui et les mains dans les poches, fit deux pas en avant pour s’approcher également de cet humain qui ne lui faisait rien qui vaille. Il ne se pencha pas pour l’écouter préférant le regarder de haut. Lorsqu’il entendit son interlocuteur douter de sa force pour vaincre tout un groupe, il pouffa légèrement. Certes, il ne pourrait pas vaincre une armée tout seul mais une bande de quelques gredins n’allait pas être une gêne pour lui. Est-ce qu’il était trop sûr de lui ? Sans doute, voire même un peu trop mais peut-être était-ce cela qui faisait sa force.

Voilà qu’un marché se proposait à lui : suivre le plan de ce garde pour sauver sa peau. Mais pourquoi faisait-il cela ? Il n’avait rien à gagner à l’aider ? Ou alors il avait vraiment quelque chose de bizarre derrière le crâne. Ça sentait presque le traquenard, oh oui, le gros traquenard. Un beau piège l’attendait quelque part, mais il ne savait pas où. Mais remarque, devait-il avoir peur d’un pauvre gars comme ça ? Non sans doute pas, d’un coup de patte il pouvait l’envoyer valser très loin. Mais la question la plus importante était surtout : pouvait-il accepter le plan d’un parfait inconnu ? Fixant le chien de la garde puis le morveux trapéziste, il se demandait s’il ne valait mieux pas qu’il les tue maintenant pour s’en débarrasser directement et délivrer les animaux. Ceci dit, s’il réfléchissait bien, cela pouvait l’aider à revenir une prochaine fois au Dark Circus Wood pour sauver ses camarades avec l’aide d’une armée composée de bêtes sauvages. A bien y réfléchir, il allait devoir accepter de suivre le plan d’un Homme. Argh honte à lui mais bon, s’il devait se salir les pattes et sa fierté pour mener à bien la révolution du règne animal, autant dire qu’il le ferait.

Et voilà que le pauvre garçon à l’étoile rouge sur le visage se fit prendre en… bah en otage en fait par le garde qui se mit aussitôt à le menacer. Mais qu’est-ce qu’il avait ce gugusse à vouloir l’aider ? Il voulait devenir son pote ou quoi ? Ha non, hors de question, s’allier à un humain pourquoi pas mais aller en voir un régulièrement pour se taper la bise et la causette, ça jamais ! En plus, les amis humains pour sympathiser entre eux buvaient de « l’alcool » et puaient toute la soirée ce poison avant d’aller vomir partout dans les rues. Certains, trop bourrés, venaient même dans les forêts avec leur femelle pour aller se reproduire. Non mais oh ! En tout cas, l’ours fixa le trapéziste en soupirant. Bon d’accord, il allait devoir suivre le plan pour pouvoir plus tard revenir avec du renfort mais si ces gars venaient à le déranger il ne se gênerait pas de s’en débarrasser d’une façon ou d’une autre… comme il ne se gênerait pas d’aller voir ce garde à la fin de cette histoire pour lui dem
ander la raison de son aide. Ha bah oui, on ne fait rien gratis chez les humains. Lorsqu’on lui demanda ce qu’il en pensait, Orwenn hocha de la tête pour affirmer qu’il allait suivre le plan et s’approcha des deux Hommes avant de fixer celui qui semblait être son allié. Il le montra du doigt puis présenta la dague qui menaçait l’apprenti artiste avant de se montrer lui-même pour finalement craquer ses mains pour l’avertir que si jamais il le trahissait il le buterait sans hésitation. Puis, ses yeux verts se baissèrent pour regarder le pauvre otage. Pauvre chou, il lui faisait presque de la peine. Ah ironie… Quand tu nous retiens. Il se pencha juste pour le regarder droit dans les yeux d’un air menaçant. Oh que oui, si jamais il massacrait leur plan il se ferait un plaisir de lui faire comprendre son erreur d’une façon délicate. Il lui tapota l’épaule –en manquant de douceur- et commença à partir avant de s’arrêter, attendant les autres.
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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Lun 25 Mai 2015 - 20:08
Le gamin était complètement ahuri face à la gestuelle mais aussi les paroles du garde soi-disant garde royal. Il n’avait jamais vu un type aussi empoté. Pourtant, il en avait côtoyé des gars comme ça dans le passé ! Si c’était une jeune recrue, elle ne serait pas seule à faire son tour de garde normalement ! Ca sentait le traquenard tout ça. Evidemment, sinon il se serait jeté sur l’immense homme ou bien aurait sifflé ou fait un truc censé ! Non au contraire, il lui répondit calmement mais avec une voix hautaine du genre « je n’en ai rien à foutre ». Et c’était le cas ; « On forme les gardes pour être gardes, pas dompteurs… ». Serrant les poings mais aussi les dents, le gamin ne put s’empêcher de fermer sa gueule :

« Répugnant à entendre venant d’un membre qui doit exercer l’Ordre et le maintien… »

Donc ce sera à Elim de s’occuper du lion. Bah il avait déjà eu à faire à des gars qui faisaient bien le triple de sa taille, peut-être qu’un lion ça passera. Surtout s’il utilise les outils de dompteurs. Mais à peine voulut-il se diriger vers l’arrière en quête du lion que le garde souleva un détail fort intéressant. Les renforts ? Mais de quel côté alors ?! En tout cas, ce garde était bien étrange. Si on pouvait le nommer ainsi ? Tiens, il se décidait enfin à exercer son métier et à s’occuper de la grande brute ? Malheureusement, ce n’était pas le cas. Elim écarquilla les yeux quand le garde proposa d’aider de l’ours. C’était une blague ?! D’ailleurs, l’homme aux yeux verts acquiesça. Un contrat venait d’être signé entre les deux intrus ! Le blond voulut déguerpir des lieux mais il fut rattrapé par le garde qui stoppa net sa course. Une pointe de couteau se glissa derrière son dos, le menaçant clairement.

« Que c’est lâche… »

La pointe s’enfonça un peu sans blesser le garçon mais pour que celui-ci comprenne que l’autre ne rigolait pas. Faire silence. Pourtant Elim pourrait facilement se dégager de là mais les renforts pourraient très bien être des collaborateurs du faux garde ou bien de la brute aux yeux verts. Alors il serait pris en tenaille et se ferait tuer sur le champ. Autant d’adversaires, ça faisait tellement longtemps et Elim avait légèrement perdu la main… L’ours s’approcha de son nouvel allié et de l’otage qu’était devenu le blondinet. Il désigna le faux garde puis la dague et lui-même. Sérieux, il ne sait pas parler ?! Pensa alors le gamin pris au piège. En tout cas, le message était clairement bien passé ! Puis il lança un regard sur le blond. Menacé d’être poignardé, Elim se laissa « observer » mais n’aimait pas du tout cette situation de faiblesse. Cela ne lui ressemblait pas mais pouvait-il faire autrement ? L’ours tapota l’épaule du garçon de façon assez démonstrative et prit la tête de la « marche ».

Elim, toujours dans cette situation de faiblesse, ne put s’empêcher de se laisser guider par l’homme imposant. Pour qu’ils prennent la fuite ainsi, c’est que les renforts n’étaient pas des alliés à eux. La vraie garde royale ou bien des membres du Cirque ? Malgré tout ça, le garçon ne savait pas ce que ces deux étrangers cherchaient au sein du Cirque. Et si finalement l’Organisation l’avait retrouvé et s’était décidée à le ramener auprès du Maître ? Peut-être qui sait ? En tout cas, Elim ne les connaissait pas. Nouvelles recrues de Cadell ? Probablement…

En tout cas, ils n’étaient pas allés bien loin. Trois gardes royaux tombèrent sur les trois énergumènes. Elim aurait pu saisir sa chance et hurler mais il ne fit rien. Parce qu’il avait une dague joliment pointée dans son dos mais qu’il voulait voir les évènements à venir. Alliés ou ennemis des intrus. En fait, depuis le début le garçon aurait pu s’enfuir et se cacher entre les roulottes. Le Cirque, il le connaissait très bien maintenant. Et au pire, il se serait caché dans la Zone Noire en attendant que les choses se calment. Mais étrangement, son ancienne vie de petit délinquant reprenait le dessus. Et puis, il était animé par la curiosité. Ces deux là, ils étaient venus faire quelque chose au Cirque. Peut-être qu’avec eux, il pourra aussi obtenir des informations utiles…


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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Mar 26 Mai 2015 - 13:23
Jusqu'à présent, le plan improvisé de Quincy semblait se dérouler comme prévu. Pas d'opposition de la part du géant, manifestement décidément muet, puisqu'il entra dans son jeu (et le signifia par ailleurs à Elim) sans piper mot. Bien sûr, il restait tout à fait possible qu'il soit capable de parler et qu'il faisait juste mine d'être muet par une certaine forme de prudence... Ou de lassitude, qui sait. Dans tous les cas, Quincy préférait n'être sûr de rien. La réaction, très brève mais cependant remarquable, du géant lorsqu'il avait verbalement douté de sa capacité à se battre contre un groupe entier ne lui avait pas échappé : avec ou sans subtilité, il se serait probablement sorti de ce pétrin de toutes façons. Seulement voilà, il avait choisi de faire les choses proprement. Par chemins détournés. Une méthode qui, pour Quincy, était bien plus conseillée si on voulait conserver ses bases et pouvoir continuer à faire ce qu'on voulait par la suite. La liberté d'agir et de commettre des méfaits ne s'acquiert pas d'office et ne dépend pas uniquement de la force physique, c'était bien cela qui différenciait l'humanité du règne animal. (Oh, triste ironie, Quincy. Si tu savais à qui tu as affaire.)

Si le muet décidait de coopérer, c'est qu'il y voyait un avantage personnel. Et il avait bien raison, et Quincy était bien content qu'il semble être de son avis. Et qu'il le laisse prendre le contrôle des opérations. C'est toujours appréciable, ça. Ça valait également pour le gamin, d'ailleurs. Le gamin-plus-âgé-que-lui. Il avait râlé pour la bonne mesure, et il avait traité le faux garde de lâche. Quincy s'en foutait, bien sûr. Ce n'était pas comme si on ne l'avait pas traité de lâche toute sa vie. Qu'il soit dans sa forme d'origine ou sous une autre forme, d'ailleurs. Mais si on enlève la lâcheté, qu'est-ce qu'il reste? La témérité. Impardonnable pour un gosse chétif et diabétique tel que lui. Aux yeux de Quincy, il n'avait pas eu d'autre solution. Il avait choisi la ruse. Et maintenant on le traitait de lâche. May they all go to hell. En attendant, ce n'était pas le lâche qui avait une lame dans le dos.

Toutefois, le blond aux yeux rouges était acrobate. Acrobate au Dark Wood Circus, de surcroît. Et bien entendu, il y avait toujours ce fait des plus importants : il vivait à Queer Tales. Et il n'avait pas l'air d'un Lecteur. Ou alors, si c'en était un, il était là depuis suffisamment longtemps pour ne pas avoir cet air paumé des gens qui n'ont pas l'habitude d'être là... Bref. N'importe qui qui vit à Queer Tales peut être capable de tout. Quincy ne serait pas surpris si ce gamin adorable avait eu son lot de crimes et de meurtre dans la vie. Et il n'aurait pas été surpris non plus s'il s'était échappé par ses propres moyens, menace ou pas menace. Soit il était suffisamment faible pour être soumis en tant qu'otage, soit il acceptait, lui aussi, de jouer le jeu pour une raison X ou Y. Rien n'était exclu.

En attendant, les trois inconnus (dont deux faussaires, au moins) s'étaient remis en marche entre les roulottes, suffisamment calmement pour ne pas attirer l'attention sur leur déplacement. Il ne restait plus qu'à espérer ne tomber sur personne. Mais même s'ils tombaient sur quelqu'un, ce ne serait pas trop grave, après tout... Ça restait toujours gérable.

...Seulement voilà, en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, voilà qu'ils tombaient nez à nez sur... Des membres de la garde royale. Des vrais, cette fois. Le Joker dut faire un gros effort pour contenir son désappointement.

Eeeeet merde.

Qu'est-ce qu'ils faisaient là, ceux-là? Comment n'était-il pas au courant que la garde serait présente ici? On aurait omis de lui dire? C'était mauvais, ça! D'ordinaire, Quincy avait tendance à éviter les endroits où se trouvait la garde, pour commettre ses méfaits ou ses simples actions d'observation. Tout simplement parce que dans des cas comme celui-ci, il aurait été plus pratique de rencontrer n'importe qui, mis à part la garde royale. Si les bruits de pas qu'ils avaient entendus appartenaient à des gens travaillant au Cirque, l'excuse de l'inspection exceptionnelle serait passée comme une lettre à la poste. Et de même, il aurait pu faire croire que le géant qui l'accompagnait travaillait avec lui en tant que collègue. C'était ce qu'il avait l'intention de faire au départ. Mais les membres de la garde royale, eux, savaient très bien qu'il n'était pas censé y avoir d'inspection exceptionnelle. Et que le géant aux yeux verts ne travaillait bien évidemment pas pour eux.

Bon. Qu'à cela ne tienne. On ne se démonte pas. Se démonter était la pire chose à faire dans ces situations. Non ; il fallait improviser, composer un peu à partir des changements, chose à laquelle le Joker était plutôt habitué, même si, bien sûr, il préférait les plans qui se déroulaient comme prévu du début jusqu'à la fin. Mais on n'est jamais à l'abri d'un problème. Et la vie à Queer Tales, en soi, exige une capacité à improviser.

Il exécuta alors le salut militaire de la garde, tout en identifiant les trois individus du regard. Deux d'entre eux appartenaient au même grade que celui dont il avait emprunté l'apparence ; le troisième à un grade supérieur.

"Messieurs."

Bien entendu, cela ne suffit pas au supérieur, qui, conformément à son métier, ne perdait pas le nord et haussa un sourcil.

"Qu'est-ce que vous faites ici, soldat? Nous n'avions pas prévu de mission supplémentaire ici, que je sache. Et vous n'avez pas été envoyé ici."

Non, bien sûr que non. Et d'ailleurs le véritable "soldat" n'avait pas dû bouger de là où on lui avait demandé d'être, tandis qu'un énergumène inconnu s'était transformé en copie de lui pour crapahuter au Cirque. L'énergumène en question ne se démonta pas pour autant, loin de là, et répondit sans ciller, d'un air digne.

"C'est exact, Monsieur. Seulement j'ai eu vent d'une rumeur selon laquelle les cages des animaux de cet établissement n'étaient pas suffisamment sécurisées, et j'ai pris la liberté de venir effectuer une inspection sur mon temps de repos. J'ai malheureusement omis de prévenir mes supérieurs de mon départ. C'est une erreur indépendante de ma volonté et..."

Le supérieur n'avait pas coutume de laisser les soldats parler autant, manifestement... Ce qui n'avait rien d'étonnant compte tenu des habitudes militaires. Il l'interrompit d'un geste de la main :

"Pas besoin de raison. Vous savez qu'il est interdit de prendre l'initiative d'une mission sans y être autorisé par un supérieur de son enseigne."

Quincy feignit la honte et baissa les yeux.

"Je le sais, Monsieur. Je me soumettrai aux sanctions de rigueur."

(What do I care anyway, songeait-il à part lui. Quand les sanctions en question seront appliquées, je serai déjà loin et sous une autre forme. Et le garde d'origine passera pour un empoté, parce qu'il déclarera ne pas comprendre ce qu'on lui reproche.)

Il redressa alors la tête, croisa le regard sévère du garde supérieur, et se permit de poursuivre parce qu'il était, du moins il le faisait croire, animé par un sentiment d'urgence.

"Seulement, nous avons d'abord un autre problème régler, Monsieur, si je peux me permettre. Je viens de croiser un lion qui déambulait hors de sa cage. Il est en liberté ici et si nous ne l'appréhendons pas rapidement, il risquerait de faire des victimes."


Bon. À ce stade, le seul véritable problème, c'était qu'à présent, les trois gardes allaient probablement s'impliquer dans cette affaire, et que le lion ne serait pas tranquille de suite. Mais Quincy n'avait jamais dit qu'il soutiendrait le lion. C'était au géant qu'il avait proposé son aide, et cette histoire moitié vraie, moitié fausse venait de lui fournir une excuse toute faite pour l'innocenter. Du moins en supposant que les gardes ne feraient pas le lien entre lui et la porte brisée de la roulotte. Mais avec un peu de chance, soit ils attribueraient cela au lion lui-même, soit à quelqu'un soit d'autre. Le problème ne se posait pas pour l'instant. Dans l'immédiat, il le contenta de poursuivre, et de désigner d'un geste, de sa main libre (celle qui ne tenait pas le glaive qui menaçait toujours le garçon, parce qu'on ne sait jamais), le blondinet d'abord, puis le géant ensuite.

"J'allais pour prévenir les responsables, et ces messieurs se sont portés volontaires pour m'aider à l'appréhender. Lui travaille pour le Cirque et connaît les animaux mieux que nous, et lui faisait partie des spectateurs et nous a proposé l'assistance de sa force... Nous étions encore en train de le chercher au moment où nous vous avons croisé."

Voilà. Le moment amer, pas si apeurant mais légèrement amer tout de même, où on attend de voir si le mensonge passe ou non. Intérieurement, Quincy priait surtout pour que le géant ne s'indigne pas ostensiblement du fait d'être associé à une mission de capture d'un lion qu'il avait lui-même libéré. Bien sûr, ça ne lui plairait probablement pas, mais ce n'était pas le moment de faire des manières. Il fallait parfois renier ses principes pour mieux les appliquer et arriver à ses fins par la suite.

Pitié, pitié, mes deux pauvres gusses, n'ayez pas l'air suspects. Si ça marche, on sera bientôt tranquilles. Normalement.
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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Sam 6 Juin 2015 - 13:16
Et voilà, tout aurait bien pu se passer s'ils n'avaient pas eu le malheur de tomber sur trois gardes royaux. Dire que le petit trapéziste était resté silencieux tout le long, n'appelant nullement de l'aide afin de ne pas avoir l'honneur d'être poignardé... dommage pour lui. Puis de toute façon, il y avait un garde avec eux et qui pourrait les aider. S'étant décidé à prendre un peu de retrait et même à essayer d'être le plus discret possible, Orwenn se plaça derrière l'otage et le ravisseur afin que les trois soldats ne le regardent pas trop même si de par sa grande taille et sa carrure il fallait être aveugle pour ne pas le voir. Mais bon,notre homme restait un ours, un animal qui se cachait pour avoir un sentiment de sécurité et là il n'aurait pas cracher sur une caverne. Il laissa alors le soldat au poignard communiquer avec ses semblables en notant quelques petits points : cet allié ne semblait pas être à l'aise avec ses compères. Certes y avait-il toujours cette hiérarchie qui faisait que ce pauvre gugusse devait craindre ses supérieurs, mais il y avait comme... comme autre chose. Peut-être parce qu'il tenait la vie de ce pauvre artiste qui était venu au mauvais moment au mauvais endroit avec une arme et qu'il avait envie d'y cacher à son chef? Déjà qu'il ne comprenait pas pourquoi il avait pris le morveux en otage pour quitter les lieux alors cette conversation avait ni queue ni tête. La seule chose qui comprit était que l'on souhaitait remettre le lion qu'il avait délivré dans sa cage, ce qui lui fit adresser à son allié un regard noir, voire haineux. Savait-il l'erreur qu'il venait de faire en demandant à ce qu'ils partent à la recherche du félin pour le capturer? Surtout qu'on allait sans doute le mettre dans une cage dont les barreaux seront plus résistants pour éviter qu'il ne s'échappe de nouveau. Ou alors allait-il y avoir des chaines? La théorie de l'euthanasie n'était pas à oublier non plus. Non, il ne fallait pas que son camarade se fasse chopper.

"Très bien soldat, vous allez nous suivre pour capturer le li.... mais qu'est-ce qu'il fait celui-là? Vous avez besoin d'aide?"

Orwenn s'était placé à ses côtés pour le renifler. Non, ce gars-là était bel et bien un banal humain. Quant à ses petits toutous, il n'y avait rien à faire : il n'y avait rien à craindre d'eux. Il se redressa et regarda le supérieur, ou du moins, le toisa. Celui-ci s'énerva :

"Je vous remercie Monsieur de vous être porté volontaire pour capturer le félin. Mais je vous prierais de vous éloigner de moi, voire même de vous en aller. Nous pouvons nous débrouiller tout s...."

BAM! Il se reçu un coup de poing au visage de la part de l'ursidé qui lui cassa le nez avant de l'attraper par le sol, le soulever au dessus de lui et le jeter violemment contre le genou qu'il relevait. Un gros "crack" se fit entendre et l'homme après un gémissement perdit connaissance. Le muet se retourna vers les autres après avoir laisser tomber au sol le dit "cadavre". Il roula sa tête pour faire craquer sa nuque avant de fixer son allié et l'otage pour leur faire signe de rester tranquilles.

"Hey toi! Qu'est-ce que tu as fait ! Reste ici ! Tu es en état d'arrestation!"

Orwenn fixa ses deux nouvelles cibles et leur adressa un léger sourire d'amusement : ça n'allait pas être deux clampins comme eux qui allaient pouvoir l'arrêter, oh que non. En tout cas, on le menaçait déjà avec des lances ce qui ne lui plaisait aucunement. Certes les lames étaient quelque peu braquées sur lui mais ce n'était pas pour autant qu'il allait se calmer : jamais il allait laisser les humains rattraper le lion. Il tendit la main devant lui, ou du moins, en direction des armes.

"Ne joue pas les malins avec nous!"

Hop, comme il s'y était attendu on lui rapprocha violemment les lances de lui mais ce n'était pas pour autant qu'il avait reculer, s'éraflant contre la pointe de la lame. Il attrapa le long bâton pour le tirer jusque lui avec le garde. De sa main libre, il lui attrapa le col et l'envoya valser contre son collègue afin de les faire tomber, et donc les désarmer tout les deux. Le premier se releva bien vite pour se jeter sur lui, attaque inutile sur un grand gaillard comme l'Ours aux yeux d'émeraude. Ce dernier lui agrippa les cheveux pour le tirer jusqu'au soldat qui était au sol, attrapa ce dernier en le soulevant en lui tirant également la chevelure pour frapper violemment les deux têtes l'une contre l'autre. Hop : chose faite, les trois gardes étaient assommés et ne pourront ni aller chercher le lion laissant le temps à ce dernier de quitter le cirque ni même appeler de l'aide. A présent, son allié, l'otage et lui pouvaient quitter les lieux même s'il était préférable de le faire le plus rapidement possible : il fallait être stupide pour ne pas comprendre que ces gugusses allaient se réveiller d'un moment à un autre, même si le supérieur allait avoir très mal au dos. Peut-être aurait-il dû les tuer mais d'un côté il lui était plaisant de penser que ce bougre de garde qui avait oser parler du roi des animaux évadé allait sans doute se faire disputer, voire même bien lyncher. D'ailleurs, il lui adressa un regard assez mauvais. Oh non il n'avait plus intérêt à prévenir les autres de l'évasion d'un lion sinon il allait en prendre cher après qu'ils soient sorti du Dark Circus Wood. Ses yeux se posèrent également sur le petit otage : sans doute allait-il apprendre par la suite à ne pas se mêler des affaires des grands. Pour être sûr qu'aucun de ces humains allaient prendre une des lances pour l'utiliser contre lui, il les prit et les jeta plus loin. Il leur fit signe ensuite de passer avant lui, préférant les avoir bien à l’œil. Il se lécha ensuite l'éraflure.
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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Sam 27 Juin 2015 - 20:08
Trois gardes royauxet trois énergumènes, un otage, un Ours et un faux garde, se rencontrèrent dans un carrefour de roulottes. Leurs regards se croisèrent et étrangement, l’atmosphère changea rapidement dans l’un des camps. Jusqu’à présent, Elim n’avait rien dit et ne dira rien car il était toujours sous la menace de la lame que ce faux garde pointait « gentiment » dans son dos mais il avait aussi envie de voir comme l’autre allait réagir face à cette situation. Lui, il s’en fichait, il aura toujours quelqu’un pour le couvrir et tôt ou tard, les vrais gardes verront qu’il était pris en otage –sauf s’ils sont idiots-. Apparemment, un sergent était aux commandes de cette petite patrouille et cela se sentit quand son agresseur prit la parole ; il n’avait plus la même assurance qu’avant. Il jouait drôlement bien la comédie mais cela allait-il suffire pour les laisser passer ? Car bon, sortir l’excuse d’une inspection des cages pendant son temps de repos, c’était un peu osé. « Je me soumettrai aux sanctions de rigueur. » Elim ne put s’empêcher de sourire en l’entendant. Ah ça faisait le fier quelques minutes avant et là, plus rien ? Sérieux ?!

Par contre, retournement de situation. Le faux garde mentionna l’histoire du lion qui se promenait tranquillement dans les allées du Cirque. Oui enfin, « Je viens de croiser un lion » ça faisait un peu tache quand même. Elim s’imagina alors la rencontre entre le garde et le lion, se serrant la patte, limite presque à se faire la bise ! Mais il cessa de sourire quand il le mentionna aux gardes. Quelle plaie, le voilà maintenant affiché dans le registre des gardes royaux. Bon, normalement, Grey avait promis qu’il lui arriverait rien mais quand même ! Il n’avait pas eu d’autres informations sur la recherche du meurtrier du vieux monsieur –pervers- et ils étaient sûrement encore à sa recherche… Mais pendant que le gamin réfléchissait tout seul, le géant s’approcha des gardes royaux.

« Quoi ? Sérieux, encore ?! »

Elim le regarda avec dégoût car il venait encore de les renifler. Bon ok, ce mec avait un sérieux problème. Par contre, la suite le choqua direct. L’Ours donna un violent coup de poing au visage du sergent avant de le choper par le col et de lui péter le dos avec son genou ! Nan mais là, il aggravait son cas ! Il s’en prit ensuite aux deux autres gardes avec une telle facilité. Ce gars était vraiment puissant mais…

« Tu es complètement stupide ou quoi ?! Et tu penses qu’ils vont oublier bien gentiment qu’un malade les a tabassés ? Ils vont appeler des renforts oui ! »

Elim était outré. Il ne pouvait pas faire ça proprement ?! S’il avait été à sa place, il les aurait tués direct et aurait caché les corps dans une roulottes pour accuser le propriétaire ou les brûler oui. Plus de preuves. Non car visiblement le géant préférait les laisser dans cet état, jugeant le temps nécessaire pour s’occuper de ses petites affaires. En tout cas, il fit signe au faux garde et à l’otage de passer devant. Ainsi, le blond ouvrit la marche toujours sous la menace de la lame. Un faux geste et il lui transpercera la chair. Remarque, il n’y avait pas grand-chose, il y arrivera avec une telle facilité, Elim n’était pas bien épais.

Pour le moment, ils n’avaient pas re-croisé de gardes ou encore moins des membres du Cirque puisqu’actuellement, ils étaient occupés à préparer le spectacle du soir. Ils avaient bien choisi leur moment pour s’incruster. Mais Elim était toujours curieux de savoir ce qu’ils voulaient au Cirque. Bon, visiblement, le géant voulait libérer tous les animaux du Cirque car il ne se serait jamais dans un tel état si le vrai garde n’avait pas parlé de capture du lion, mais et pour l’autre ?

« A tout hasard, je peux savoir ce que vous voulez ? Parce que franchement, tourner en rond, c’est pas trop mon truc… » lâcha-t-il dans un long soupire.

Etaient-ils des novices dans le domaine ? En tout cas, Elim perdait son temps et les membres du groupe des trapézistes n’attendront pas éternellement pour se mettre à sa recherche car il avait quand même du boulot le gamin.

[ Hrp : désolée pour le retard ! J'espère que ma réponse vous ira et franchement, j'ai adoré vos réponses =3 ]


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MessageSujet: Re: Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]   Mar 30 Juin 2015 - 15:51
Intérieurement, Quincy priait pour que le géant muet ne fasse pas de bêtises. Le tout était de ne pas avoir l'air suspect. Si on n'avait pas l'air suspect, on pourrait plus tard sortir de là sans trop d'encombre et revenir plus tard pour poursuivre ses affaires. Si on faisait profil bas... Mais NON. Non, ça y est, il était déjà en train de tout gâcher, cet énergumène. Il avait de nouveau mis en pratique cette étrange habitude qu'il avait de renifler les gens. Allez savoir où il avait pêché ça. Ce gars n'avait aucune conception des manières sociales.

Bien évidemment le garde supérieur s'énerva un peu. Quincy ne pouvait pas l'en blâmer, il aurait réagi de la même façon. Mais avant que le faux garde n'aie même le temps de trop dévoiler son incrédulité ou sa frustration... BAM. Le garde supérieur venait d'être mis hors course.

Dans un infime geste de recul, Quincy ouvrit des yeux ronds et une bouche telle celle d'un poisson rouge, laissant échapper un petit "aaaah" à peine audible, interloqué qu'il était. Il ne réagit même pas lorsque les deux autres gardes foncèrent sur le géant pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Ce n'était pas son réel boulot, après tout, et puis, il était bien assez occupé à être choqué face à cette andouille de première qui venait de tout foutre en l'air. Waouh. On veut faire les choses proprement, on veut rendre service, et voilà qu'on nage en plein délire. En deux temps, trois mouvements, les deux autres gardent étaient K.O. eux aussi. Le géant faisait décidément preuve d'une force de combat et de réflexes hors pair. Mais Quincy n'était décidément pas d'humeur à s'en impressionner. Non, il était bien trop furibard de voir à quel point cet imbécile de muet venait de ruiner une possibilité parfaite de se tirer sans faire de vagues. Et le premier mot qui lui vint à l'esprit fut en anglais, car il avait pris l'habitude de jurer dans ce langage obscur :

"DAGNABBIT! T'es pas bien, non?!"

Au même moment, une voix s'était mêlée à la sienne, celle du gamin-plus-âgé-que-lui qu'il tenait toujours sous la menace de son glaive. Et qui sortait à présent au géant ce que Quincy lui-même aurait pu lui sortir, à peu près en ces mêmes termes. Ce qui incita le Joker à réagir immédiatement après :

"Exactement! GAWD, heureusement qu'il y en a au moins un de sensé ici! On aurait très bien pu se débarrasser d'eux sans faire de vagues, et revenir à nos affaires tranquillement un peu plus tard... Mais NON! Monsieur préfère tabasser tout le monde et laisser les corps inconscients en plan!"

Furieux, le faux garde emboîta le pas à Elim, qui s'était remis en marche dans une certaine direction après que le géant leur en avait fait signe, en grommelant dans sa barbe des jurons et autres insultes dans un anglais mal prononcé. Plus la peine de s'inquiéter de "parler correctement" à ce stade, puisqu'on était à nouveau passé dans le chaos le plus total. Quelle importance? Il ne quittait pas le jeune garçon de vue et gardait son glaive toujours dans son dos, mais à ce stade, c'était plus un réflexe qu'autre chose. L'idée de le menacer pour qu'il ne parle pas n'était absolument plus une priorité maintenant que la donne avait changé. De nouvelles priorités devaient rapidement être appliquées à cette nouvelle situation, et c'était ce à quoi le Joker réflechissait actuellement tandis qu'il maugréait pour lui-même. Il fut interrompu par Elim qui posa de nouveau une question fort juste. Ou plutôt, posa une question qui fut suivie par une remarque juste. Le Joker ne devait aucune explication à ce gamin plus âgé que lui, mais ce dernier marquait un point évident : tourner en rond ne servirait à rien.

"Non, mais, il a raison. Qu'est-ce que je fous à marcher dans une direction juste parce qu'une brute épaisse imbécile me dit de le faire, moi?"

Et, se retournant, il s'écarta d'Elim, le laissant ENFIN libre de ses mouvements, alors qu'il venait de se rendre compte de la première priorité dans ce nouveau cas de figure.

"Y a plus urgent."

Après avoir fait quelques pas plus loin d'Elim, il eut le réflexe de soulever à nouveau son glaive dans sa direction, à peine pour quelques secondes, mais assez pour paraître menaçant. Il venait de le prendre en otage pendant un petit moment après tout ; il n'était pas exclu que le garçon à l'étoile veuille tenter de se venger.

"TOI! Si tu tentes quoi que ce soit je te fais sauter les globes oculaires. TOI!" (En se tournant vers le géant aux yeux verts. Celui-ci était en train de lécher l'éraflure causée par l'une des lances des gardes. Le faux garde ne fit aucun effort pour réprimer son dégoût et son incrédulité, mais ne se tut pas pour autant.) "Qu'est-ce que tu fous à balancer des armes encore utilisables comme si c'était du petit bois? Tu crois franchement que ça suffira? Tu crois pas qu'il vont les retrouver aussi sec à leur réveil et qu'ils retourneront nous chasser avec? Et je me fous que tu les craignes pas, la témérité n'excuse pas l'absence de bon sens!"

Et sur ce, il fit volte-face, passa devant le géant, et se dirigea à grandes enjambées furieuses vers l'endroit où il avait jeté les lances, en râlant en simili-anglais tout du long.

"Goddammit dem shtewpehd amachurish idiets... IDIETS!"

Dès qu'il eut récupéré les lances il fit demi-tour, gardant l'ensemble des armes serrées de façon un peu déséquilibrée, mais suffisamment forte pour tenir, dans son poing droit. Il avait rangé sa dague, mais il avait acquis des lances. Ça lui laissait le moyen de se défendre correctement. Quand on a une arme à disposition, on la garde. Parole de lâche et parole de faible! Toute nouvelle ressource est bonne à prendre. Soit dit en passant, hors de question de partager cette nouvelle ressource avec ses compagnons d'infortune. Le plus grand n'en avait aucun besoin et il était remonté contre lui de toutes façons, et le plus petit constituait à présent une menace évidente, donc pas question de lui donner le moyen de tenter quoi que ce soit contre lui.

Repassant à nouveau devant le géant, puis devant Elim, le faux garde se saisit, de sa main libre, du bras du garçon pour l'entraîner derrière lui, préférant apparemment l'impolitesse à la menace à présent.

"Bon, toi, tu viens. On va pas moisir ici mais j'ai quand même des questions à te poser. Indique-moi un endroit où on peut parler en privé sans se faire prendre. Et pas de conneries. Je te ferai pas de mal si tu fais pas de conneries."

Ah, c'est bon de se sentir menaçant. C'est bon d'avoir des lances sur soi. Ça donne une sensation d'autorité. Se retournant vers le géant pour le fusiller du regard, il ajouta :

Et toi, démerde-toi! Si c'est pour faire d'autres conneries, ne nous suis pas! Tu nous a déjà assez foutus dans la merde comme ça!


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Quinte de griffes et de couacs [PV Orwenn, Elim]

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