Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 Voltige de Haut vol [Pv Charles]

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MessageSujet: Voltige de Haut vol [Pv Charles]   Dim 19 Sep 2010 - 20:17
The sleepwalker
Il y a des rêves, que toutes personnes désiraient voir se réaliser. Des possibilités, que le monde entier aimerait envisager, tester. Les adultes ne grandissaient jamais tout à fait. Au final, ils étaient tous excité comme des gamins à l’idée de pouvoir réalisé un rêve de leur plus tendre enfance, un souhait tellement fou. Bien entendue, rien n’était trop fou pour Queer Tale, mais Hans pensait bien aux lecteurs ici. Il fallait absolument qu’il se change les idées, qu’une nouvelle adrénaline naisse, mais pas pour l’autre imbécile, une adrénaline palpable, faire quelque chose de profondément…fou ! Pour enfin espérer échapper quelque secondes aux petites voix qui susurraient son prénom avec ardeur dans son crâne. Crâne qu’il ne pouvait pas se permettre d’exploser contre un mur. Absolument jamais. Alors… il lui fallait trouver une idée. Des idées, tout ce qu’il avait toujours eu, plus ou moins, mais pour les mettre en pratique… Enfin, voilà qu’il était à présent munit d’une armes très puissantes, ou plutôt d’une personne, de toute façon elle revenait au même dans son estime, et encore. Alors… Oui…il avait bien quelque chose derrière la tête, quelque chose d’énorme, qui ne pouvait s’accomplir sans son aide. Une gigantesque expérience, qui ne demandait que deux personnes : deux donneurs et un testeur. Et pour cela…Il avait déjà l’endroit idéal dans sa cervelle. Déjà… un sourire qui ne lui était plus apparut depuis –lui semblait-il- une éternité revins découper son minois. Il ne lui manquait plus que le malheureux en question, mais ça…il y en avait tellement ici bas, il tomberait bien sur lui là-bas ! Ce n’était qu’une question de temps, et le temps, était totalement inexistant ici bas. Ce qui revenait forcément au fait que la personne rechercher se présenterait très rapidement à lui. Si il l’espérait assez fort bien sûr, mais Hans était forcément doté d’assez d’espoir pour cela. Il était toujours doté du plus de toute façons. Échec et mat semblait indiqué pour lui sur l’échiquier. Levant les yeux vers la servante embarrassée d’avoir gagné, il n’y eu aucune haine dans ses yeux, il était plutôt bon joueur. Prenant à deux mains la bordure du plateau il le tourna de manière à trouver l’équipe victorieuse de son côté. La jeune fille d’abord surprise, ria ensuite discrètement pendant que son maître énonçait avec joie une de ses nombreuses citations.

Partie finit, il ne lui restait plus qu’à trouver son adorable détestable. Et dieu seul savait qu’elle n’était pas difficile à croiser lorsque l’on avait besoin d’elle. C’était comme si…elle était capable de sentir le moindre des désirs éprouvé par les personnes, et malgré le fait que cela paraissait absurde et impossible Hans y croyait dur comme du fer, aussi durement que comme il croyait en la haine sombre et douce qu’il lui vouait en silence. Sortant du salon chaleureux, il se mit à arpenter les couloirs oppressants et vides d’âmes à cette aube naissante. Il n’avait pas dormit de la nuit, un peu comme toute les autres en somme, depuis pratiquement deux semaines déjà. Pourtant, c’était comme si il venait tout juste de se réveiller d’un long sommeil, ses yeux embués semblaient apercevoir des ombres mirages et il sentait des tonnes d’idées, de mots et des penser affluer en lui. Il fallait dire que son organisation intérieure avait été mise à rude épreuve ses dernier temps. Descendant ses escaliers d’ivoires, il arriva bientôt dans le cœur même du hall. Avec surprise, il ne l’aperçut pas, effectivement, la pièce était vide, et la balançoire se balançait d’elle-même, comme si une personne venait tout juste d’en descendre. Légèrement frustré de ne pas avoir de suite ce qu’il cherchait, il se mit à l’appeler plusieurs fois, avec comme seule receveur l’écho de son intérieur. Tout d’un coup, la porte d’entrée à doubles battant s’ouvrit en grand. Il ne se rendit pas tout de suite compte de ce qui déferlait sur sa personne, son souffle c’était coupé au même instant, et il dû attendre que le premier pétale de roses l’effleuré avant de se rendre réellement compte de ce qui se passait, mais il était déjà trop tard, une marée de bleu le recouvrit intégralement.

Ne sachant pas comment interagir avec ce genre d’éléments qui était loin d’être comme de la même composition que l’eau, il dû attendre d’être tiré de cet embarras dont il n’arrivait pas à se dépêtrer par Aby en personne, sa tendre venimeuse. Prenant de grande goulée d’air, il regarda éberlué l’étendu qui recouvrait sa plus grande pièce sur toute sa longueur, de plus de trois mètres de hauteur. Le voilà donc qui contemplait le travail que ses servantes allaient devoir réaliser pour remettre en ordre le hall, assit sur les marches de l’escalier, lorsque son corbeau vint se placer devant lui, le visage allumé par une incandescence inhabituelle qui disait : j’ai une idée ! Cela lui déplaisait assez d’ailleurs, car il était certain que c’était la même que lui, et il aurait préféré qu’elle ne vienne que de lui. Enfin…il rabattit légèrement ses paupières en signe distinctif de fatigue. Peut-être que c’était tout simplement elle qui était venu lui dicter dans l’oreille, silencieusement, pendant qu’il somnolait devant ce stupide jeu d’échec, ce qui aurait put provoquer le décrassement subite de ses neurones avachis dans leur liquide… Il était certain que c’était ce qui s’était exactement passé, et cela l’énervé au plus au point. Car c’était la pur signification de l’emprise qu’elle avait sûr lui, et supporter cela était des plus horripilant. Enfin, il n’était pas le seule à plier sous un tel poids, il savait pertinemment que certain roi aussi se laissait dicter certain acte par leur vipère de reine. Sauf qu’Hans, contrairement à ces rois stupide, avait repéré depuis bien longtemps le serpent, et attendait avec patience le jour, ou celui-ci trouverait une couleuvre sur sa route. Impatience plutôt, il était loin de correspondre à ce que son conte avait prévu pour lui. Aby haussa un sourcil l’air intrigué de ne pas le voir lui répondre, puis elle enchaina avec ses épaules, avant de prendre l’une des mains de Hans dans les siennes et de se courber légèrement comme le ferait un gentleman, comme pour l’inciter à démarrer une danse. La poussant en arrière pour retirer sa main, il se releva et épousseta ses vêtements légèrement froissés.


-Arrête ces inepties pauvre cloche, ramasse tout ça et mettons nous en route. Il y a une affaire que j’aimerais tester.


Sur ces mots, l’étrangeté rougeoyante dans la masse bleuté prit sa forme originel, et balaya d’un coup rapide d’ail, toute le désordre régnant dans la salle, le laisse se replier dans le tissue qu’elle avait entreposé dehors avant de reprendre une nouvelle fois, sa forme humaine. Hans la regarda faire sans surprise, il avait l’habitude de tant de théâtre, et puis, finalement ses domestiques n’auraient pas beaucoup de travail à faire, juste à remplacer tout les vases brisés. Ainsi le petit groupe composé de deux voyageurs, se plaça dans le jardin arrière, là où il se trouvait le plus de place. Quelques servantes y déplacèrent le gigantesque paquetage noué seulement avec des draps. Ensuite, ensuite Aby montra de nouveau toute sa splendeur –horreur du point de vue du jeune Grisélidis. Puis, avec appréhension ils la regardèrent s’envoler le paquetage entre ses serres. En générale, il n’accordait aucune confiance à se stupide volatile, mais là…il était sûr qu’elle était de la partie, après tout, son caractère était d’un naturel espiègle, il n’y avait aucune raison qu’elle ne l’abandonne dans cette entreprise, ni le lâche tout simplement, après tout, il avait un contrat tout les deux. Quant à lui…il préférait de loin utiliser des transports plus sûr et conventionnel. On lui fit amener une calèche confortable –il avait de quoi payer il fallait dire- et y prit place sans un mot. Il n’y avait que maria qui resta dehors pour lui faire signe de la main, comme à l’accoutumé. Ces autres chiennes… elles ne méritaient peut-être pas leur place de chatons… devrait-il en « congédier » quelques unes ? Juste histoire de donner un exemple… Tout en réfléchissant à cela, il demanda au chauffeur de l’amener à un certain pic, celui-ci parut surprit au premier abord, mais ne fit que marmonner un incompréhensible charabia qui signifiait certainement qu’il acceptait puisqu’il fit partir les chevaux.

La route ne fut pas longue, et le voilà à se retrouver dans un royaume qu’il apprécie pour son calme et sa sérénité, malgré que sa propriétaire est l’air d’un ennuie sans pareil, enfin, comme toute les femmes en somme. Bientôt l’engin s’arrêta au pied de la si grande montagne dont le royaume était si fier. N’attendant pas que le cocher lui ouvrit la porte, il descendit seul avec prestance, jetant sur les genoux de l’homme qui n’avait pas eu le temps de bouger, une bourse qui avait son pesant d’or. Celui-ci parut agréablement surpris, et remercia chaudement le jeune garçon vêtu de bleu avant de faire repartir sa stupide charrette dans le sens inverse. Ce que le petit peuple s’étonnait d’un rien ! Et dire qu’il aurait eu la même réaction, si, quelques années plus tôt, il s’était retrouvé à sa place. Baillant de son si peu de nuit passé dans les bras de Morphée, il s’avança avec nonchalance sur le chemin qui menait jusqu’au plus haut de ce mastodonte de la nature, là ou se trouvait la gigantesque falaise que l’on disait si impressionnante.

Une fois arrivé en haut –ce qui relevait d’une marche longue et difficile- il sentit une vague de bonheur l’irradier au même rythme que le vent battait ses cheveux relâchés. Déposant un regard doux et pétillant sur la nature qui l’entourait, il se mit à s’approcher des petites fleurs revêches, leur disant qu’elles allaient assister à un magnifique spectacle, que des funambules se préparaient juste pour elle, mais pas n’importe quels funambules ; ceux qui ne savait pas marcher sur un fil, ceux qui avaient peur du vide, ceux qui n’étaient sûr de rien. Il lui semblait presque que ces minuscules plantes lui répondaient avec envie, quémandant un tel divertissement, une si belle et silencieuse danse. Il les délaissa alors, se rapprochant du vide qui semblait l’aspirer comme une tornade –encore un signe du destin. Ce que le monde paraissait petit d’en haut ! Ce qu’il se sentait puissant ! Là, face à l’immensité, savoir qu’il la connaissait pratiquement parqueur, savoir qu’il connaissait le nom de tout les grand dirigeant qui la gouvernait, et qu’ils n’étaient rien, si ce n’étaient de grand prétentieux. Oui, il se sentait puissamment au dessus de cette aristocratie qui croyait que leur meurtre était grandiose, que leur art était à leur sommet. Ce qu’il les plaignait ! Si seulement ils savaient que des personnes tels que lui, opérant dans l’ombre des petits buissons, créant une horreur telle qu’on osait juste souffler leur nom. Oui, il était un bien meilleur artiste, il ne pouvait pas se le cacher, et il allait encore une fois mettre son art à l’épreuve, un meurtre, ou un demi-meurtre plutôt, qui ne nécessiterait pas d’armes tactiles, pas d’armes charnelles, juste par quelque mots, quelque croyances obscures. En était-il capable ? Pouvait-il soumettre des êtres à ses désirs par l’intervention de simple ordre ? Il l’avait déjà fait avec ses servantes, mais ce n’était pas dans le même cadre, elles étaient déjà soumises au départ, de parfait petits animaux, parfaitement dressés –quoi que.

S’éloignant de la plante, il se rapprocha de la forêt, tournoyant sur lui-même en riant à l’idée de sa futur réussite. Lorsque, tout d’un coup, il lui sembla entendre un bruit, un léger craquement de branche provenant de derrière lui. S’arrêtant net dans ces gestes, il défit l’un des rubans décoratifs occupant sa bottines gauches, et la lâcha dans le vent furieux qui l’amena tout droit en le précipice. Quelques légères secondes passèrent avant que croassement infâme d’un corbeau se fit entendre. Parfait, tout était en place, il ne restait plus que l’invité d’honneur en soit ! Se tournant alors vers la personne venant d’arriver, il effectua une légère courbette et prononça avec une étrange sympathie dans la voix :


-Bienvenue dans une autre possibilité !


Puis, tout en se relavant lentement avec le même sourire dérangeant fiché sur le visage, il continua par une phrase des plus évocatrices.

-Nous avons prévus un grand entretien avec votre personne, ce sera le grand saut !

Encore fallait-il que l’autre voie son destin se finir dans cette rencontre…


[désolé c’est court et c’est pas bien t,t je ferais mieux la prochaine fois èwé !)
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MessageSujet: Re: Voltige de Haut vol [Pv Charles]   Mar 21 Sep 2010 - 21:00
Charles Lester

[ Il y a plus de dix ans de cela, Charles était un gamin heureux ; une mère aimée de tous, un père studieux, voire trop mais présent. Ils vivaient dans une grande et belle demeure, rien ne leur manquait. Ils s’aimaient. Terriblement. Et puis un jour, jouant dans son jardin, courant dans les allées suivant un magnifique papillon, il la vit. Sa mère énervée, criant contre une servante. L’insecte s’envola, seul. Charles était seul à nouveau. Pourquoi criait-elle ? N’avait-elle pas tout ce qu’elle voulait ? La richesse, un mari, un enfant ?! Qui pouvait l’énerver à ce point ? Trop jeune pour comprendre les adultes, le brun se tut et regarda la scène. Seul. Plus personne était dans le jardin, il était à nouveau seul. Au même endroit, il revit plusieurs fois la scène défiler devant ses prunelles violettes. Il la revoyait sans cesse en train de crier, jetant au sol son foulard de soie. Et après ? Il s’approcha de la table blanche magnifiquement décorée de bouquets de roses et autres fleurs tapissant la pelouse des Lester. C’était le jardinier qui les avaient posées ici pour les donner à la femme de maison afin qu’elle décore elle-même sa demeure. Le gamin ramassa le foulard et le serra dans ses mains. Ce foulard blanc si doux et sentant si bon le parfum de sa mère… Il devait le lui ramener, elle y tenait trop et peut-être qu’en lui rendant, elle se calmera et lui racontera une histoire. Le gamin court, contourne les bâtisses et arrive enfin dans le hall du manoir. Immense. Immense escalier se séparant en deux, l’un côté vers les appartements des invités et l’autre vers les chambres de la famille Lester. De quel côté aller ? Et si elle n’était pas en haut mais dans les salons en bas ? Non, il la sent, elle est en haut. C’est son fils après tout. Hésitant, il s’avance vers la première marche et finalement, grimpe jusqu’à l’intersection. Là, la porte de droite s’ouvre et il apparaît, majestueux, peut-être un peu trop. Le gamin se bouge pour lui laisser place, son père ne remarque même pas la présence de son fils tellement il est petit face à lui. Un microbe comme tant d’autres. Seul à nouveau, Charles ne bougea pas. Un cri strident parvient jusqu’à lui. Quelqu’un crie. Quelqu’un a mal ? Ce n’est pas sa mère, évidemment. Il reconnaîtrait entre mille le cri de sa mère. Il court le petit, il court vers la victime et là. Drame. Fatalité. Un cadavre baignant dans son sang. La mère Lester s’est donnée la mort. Un suicide. Le sang coule jusqu’aux genoux de Charles, tachant son joli pantalon blanc ainsi que le foulard. Le blanc devient rouge. Le monde s’effondre autour de lui. ]


Lecteur

« Ah ! »

Il faisait nuit. Les étoiles brillaient dans le ciel, la Lune n’était pas encore pleine, relativement. Il faisait bon, mais le corps du jeune homme, de l’adulte transpire. Encore ce mauvais rêve. Encore et toujours le même qui le hante depuis des lustres maintenant. Il regarda ses mains, tâchées de sang. Non, ce sont des goutes de sueur. Pour un peu, il crut que lui aussi, il était mort. Il passa sa main dans ses cheveux, transpirant. Pourquoi faisait-il ce genre de rêve ? Pourquoi lui ? Déjà qu’il n’était plus dans son propre monde mais dans un autre où la lois du plus fort régnait constamment. Il avait terriblement envie de dormir mais il ne pouvait se permettre de rester trop longtemps dans le même endroit. Quelqu’un le recherchait. Quelqu’un lui voulait du mal ? Mais qui ? Bon, ce n’était pas le moment de rêvasser, il devait à nouveau changer d’endroit comme du coup, il était réveillé. Charles reprit donc sa marche, calmement, éclairé par la Lune. Il n’était pas dans une forêt mais dans une prairie et bientôt, le sol changea. Il devint plus dur. Les grains de terre s’étaient transformés en roc puissants et lourds. L’herbe disparut également, l’atmosphère était devenue plus sec. Il s’arrêta, après une bonne heure de marche. Personne ne le trouvera ici, dans un coin aussi reculé de la ville. Il s’assoit dans un creux qu’a formé le paysage et doucement, repose sa tête contre une roche et se rendort, vite fait.

Il rêve. Doucement. Son rêve est lent, étrange mais pas méchant. La nuit passe et le soleil se lève, dévoilant un corps endormi entre deux roches. Les rayons sont forts, puissants et réchauffent le corps gelé par la matinée. C’est agréable de sentir une telle chaleur. Ca le réconforte. Charles ouvrit les yeux, aveuglé par le Soleil. Il n’était pas situé très haut dans le ciel, alors il était à peine midi. Bien. Le brun se redressa, toujours assis et passa ses mains sur son visage. Il a beaucoup transpiré, encore une fois. Il serait judicieux de prendre un bain si bien sûr, il parvient à trouver une petite fontaine dans le coin. En tout cas, cela ressemblait d’avantage à une montagne donc il devait y avoir une source pas loin. Lentement, il se leva et reprit sa route dans l’espoir de trouver un coin d’eau. Il a chaud et enlève sa veste qu’il garde dans sa main gauche, il déboutonne les premiers boutons de sa chemise avec sa main droite et après quelques minutes de marche, il trouve un point d’eau. Personne autour, personne en vue. Quelle misère quand même que de devoir se laver dans la nature. Lui qui avait une si grande salle de bain chez lui, il aurait aimé la retrouver et s’y jeter dedans et en profiter pleinement. Une fois nu, il plongea dedans, soupirant. Le dernier vrai bain qui avait pris c’était avec Eliott, dans cette cabane. Eliott… Quand devaient-ils se revoir ? Il ne sera jamais au point de rendez-vous. Jamais. Parce qu’il était perdu. Charles se laissa glisser sous l’eau et se remit à penser. A tout ça, tout ce qui avait pu lui arriver dans ce bas monde. Ses rencontres, ses étranges rencontres… Son amour interdit avec un homme… Qu’est-ce qui se passait en lui ? Il changeait. Ca en devenait presque effrayant.

Une heure plus tard. Non, en fait j’en sais rien et lui non plus. Charles était propre, du moins, son corps était lavé. Quelle misère, il était pitoyable. Lui qui avait tout, qui ne faisait que bouger un petit doigt et avait tout sur un plateau d’argent, se retrouver dans une salle situation. Gravir une montagne. Jamais il n’avait eu à faire autant d’effort. C’est fatigant pour son cœur, pour lui. Son rythme cardiaque s’accélère, ses poumons ne cessent de se gonfler et de se dégonfler, épuisés par tant d’effort provoqué en une seule fois. Il marche à grand pas, il gravit de grandes pentes. Mais pourquoi monter tout en haut ? Parce qu’il sera seul. Il pourra se reposer, enfin dormir tranquillement sans se sentir constamment oppressé, suivi. Seul, finalement, il était mieux ainsi. Il était fait pour être seul. Encore quelques mètres et il allait enfin arriver en haut. Allez, encore un effort et tu seras récompensé ! Regarde cette vue magnifique qui s’offre à toi ! Regarde mon enfant et contemple ta supériorité. Mais avant, tu as le droit de te reposer à l’ombre. Oui car en haut, il y a une forêt et donc des arbres. Essoufflé, le brun se laissa tomber sur les genoux, aux pieds d’un arbre majestueux et en profita pour reprendre son souffle qui était horrible. Il avait l’impression qu’il allait lui arraché ses tripes, son cœur ! Il n’a pas faim. La douleur d’avoir monté autant lui empêchait d’avoir faim. Il ne va pas bien, un peu de repos avant de reprendre la route. Encore…

Finalement, après s’être reposé quelques instants à l’ombre d’un chêne, il se leva, épousa parfaitement la forme de ses vêtements et décida de reprendre sa route, toujours plus haut. Là haut, il pourra tout voir, voir le monde de Queer Tales. Il se sentira supérieur, les gens ne seront que de vulgaires fourmis ! Il avait besoin de se sentir ainsi pendant quelques instants. Mais encore faut-il qu’il puisse le faire. Car marchant dans la forêt peu dense, les branches lui font face. Elles ne veulent pas de lui. Mais il vaincra ! Oui, Charles ne se laissera pas faire par elles. Il avait bravé des dangers et des situations bien plus cocasses que celle-là, il vaincra et bientôt, la lumière apparu. Enfin la liberté ! Non. Charles ne sera jamais seul dans ce bas monde. Quelqu’un était déjà là. Quelqu’un ? Pouvait-on simplement dire qu’un habitant de ce monde était une personne ? Charles s’arrêta à la limite de la forêt et regarda droit devant lui. Au fond, au dernier plan se trouvait le vide, le précipice et les nombreuses contrées de Queer Tales. Et au premier plan, un gamin. Non, c’est différent. Sa façon de parler, oui car il venait tout juste de parler quand le brun venait de quitter la forêt, était différente. Et qu’est-ce que ferait un gamin seul perché sur une
Falaise ? Charles s’avance de quelques pas et sort de l’ombre pour montrer son visage. Neutre. Aucun sourire, aucune émotion. Même pas de la peur, de l’angoisse. Il le dévisage ; c’est un adulte dans le corps d’un enfant. Un habitant de Queer Tales ? Méfiance… Mais n’eut-il le temps de sortir sa montre à gousset de sa poche que le gamin se met à sourire. Il prépare quelque chose mais quoi ? Un entretien avec sa personne ? Il l’attendait ? Alors c’était lui le commanditaire des affiches !

« Le grand saut ? Un entretien ? De quoi parles-tu ? »

Charles continua sa marche et s’arrêta à quelques mètres de l’individu bleu. Il était petit, largement plus petit que lui et ça en devenait presque fatigant pour le brun de baisser la tête. Sa nuque lui faisait mal à cause de ses nombreuses positions inconfortables pour dormir. Quelle plaie d’être tombé sur un morveux. Encore

« Es-tu un Lecteur ou bien un habitant de ce monde ? »

Si la réponse est lecteur, il s’en ira. Hors de question de perdre du temps avec un ignorant. Si jamais ce sera la seconde, il essayera de tirer certaines informations sur ce monde et bien sûr, des fameuses clefs. Il devait bien savoir ça, au moins. Mains dans les poches de son pantalon, sa veste pendant dans le creux que formait son bras de son corps, il ne cessa de regarder l’étrange être qui se présentait devant lui. Il était habillé d’une étrange façon, il ne devait pas être un Lecteur mais Charles voulait en avoir le cœur net. Car après tout, il pouvait en être un et bien sûr, il vivait ici depuis un long moment. Alors il savait des choses que Charles ignorait. C’était le moment de soutirer des infos…


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MessageSujet: Re: Voltige de Haut vol [Pv Charles]   Ven 8 Oct 2010 - 21:06
Name it silly
Parfois il arrive, que dans certaines de vos humeurs maussades, un petit oisillon vienne roucouler à votre fenêtre son chagrin. Alors la joie vous envahit de nouveau. Les soucis épouvantés par son doux chant laissant la place à une magnifique farandole d’espoir, dont la première est que vous aurez un fin met, ce soir. Il arrive que certains soient navrés de devoir étouffer une si agréable rencontre, mais que voulez-vous, il faut bien survivre en ce monde…

Depuis si longtemps déjà, il éprouvait le besoin de se changer les idées ; et voilà ainsi, qu’un inconnu au bataillon venait parfaire son plan, le mettant dans la position confortable du scientifique impatient de découvrir tous les aspects de son cobaye. Alors, se relevant de son ample salutation, il se prit à le détailler d’un œil acéré, répertoriant chaque particule de cet être avant qu’il ne soit peut-être brisé. Il était déjà bien grand, un peu trop d’ailleurs, cela n’allait pas lui rendre la tache facile. Il portait ensuite une masse de cheveux noisettes plutôt bien répartie, accompagné par deux jolies pupilles claires et lumineuses de méfiance. Ah ! Heureusement il semblait plutôt fin, pas très intéressé par l’exercice ? Quel teint blanc ! Blanc comme lui ! Non décidément…et puis cet accoutrement…lecteur n’est-ce pas ? Alors cela devenait incroyablement plus simple ! Tout était tellement simple avec ces gens là. Il n’avait qu’à faire semblant de lui donner quelques informations, lui souriant agréablement pour assurer sa confiance. Enfin…il espérait que ce ne soit pas si pratique, quel intérêt sinon de déclarer une danse ? Enfin une danse…il fallait peut-être mieux éviter ce terme pendant quelque temps. Revenant à la scrutation de son arrivant, il remarqua que celui-ci le regardait vraiment froidement. Avait-il par le passé fait de mauvaises rencontres…ou était-il juste comme ça naturellement ? Une pique de froid vint lui tirailler l’échine pendant une seconde, il lui semblait l’avoir déjà vu autre part…au détour d’une route ? Au croisement d’un chemin ? Ou alors…sur l’une de ses affiches placardées même sur le sol ? Malgré le fait qu’il essayait posément de se remémorer dans quelles scènes il avait aperçu son visage, il n’arrivait aucunement à poser un nom dessus.

Enfin quelle importance de ce creuser la cervelle maintenant ? Il s’en souviendrait bien lorsque celui-ci lui donnerait son prénom. Après tout, ils n’allaient pas se regarder dans le blanc des yeux, pendant que le vent continuerait d’hurler toute son impatience perdue, sans se présenter ! Et le jeune Grisélidis serait le premier à lancer la mode bien entendue. Il valait mieux poser les questions et lui laisser la lascive charge de s’occuper des réponses. Il lui était déjà arrivé une fois d’inverser ce courant là, et ça n’avait rien donné de bon jusqu’à preuve du contraire. Il en avait donc conclu que les vieilles méthodes étaient toujours les meilleures, et qu’il devait rester sur ce qu’il savait le mieux faire : être sensé dans son non-sens ; ce qui pouvait relever quelques fois de la bouffonnerie, mais c’était un tout autre point de vue que celui-ci. Whisper se recula légèrement, sur la pointe des pieds, sans pour autant se détourner de son interlocuteur, car celui-ci semblait avoir une belle information à lui faire passer. Quelle stupidité de parler de beauté ici ? bien sûr que non, car la beauté de l’incompréhension était la plus belle porte vers la crédulité –encore fut-il que ce jeune homme fusse crédule.


« Le grand saut ? Un entretien ? De quoi parles-tu ? »

Voilà ce qu’il aimait entendre ! Les dires mélodiques et confus d’un de ces petits volatiles blessés ou perdu. Ce que ça en était euphorique ! Il y avait bien trop longtemps qu’il n’avait point croisé de lecteur tout en chaire et en méfiance. Il pouvait donc en profiter un peu non ? Personne ne redirait rien à cela, ici les lecteurs étaient tout sauf roi. Enfin, après tout dépendait de la personnalité en question du bonhomme, mais cela était une autre histoire. Ainsi donc, l’inconnu ne comprenait rien à ce que lui, possesseur d’un très bon jeu de masque, voulait bien lui raconter. Ce n’était pas très important, le tout était de ne jamais lui donner de réponses précises, sinon cela devenait trop simple de mentir. Il valait mieux pimenter un peu l’action en le laissant mariner dans se bain d’étrangeté et qu’il finisse par le considérer comme attardé sympathique, plutôt que de lui révéler la nature peu sympathique justement, que la faucheuse bleue possédait. Autant éviter de faire fuir son unique rat.

La deuxième question était bien moins intéressante, il n’y avait que son côté pratique qui lui avouait sans le vouloir que cette brindille n’était pas là depuis longtemps, car elle passait encore son temps à chercher des réponses. Ah ! S’il savait ! Devait-il lui dire à quoi toute cette médiocre chasse au trésor conduisait ? Il s’était avéré que la plus part des lecteurs à deux doigts de pouvoir rentrés chez eux, avaient finis par se rétracter. C’était tout à fait compréhensible, pourquoi quitter cet univers loufoque et riche en rencontre pour rentrer dans ces choses qu’ils appelaient « immeubles » et dans leur vie qui semblait triste à en mourir ? Ici ils possédaient une longévité hors-norme de plus. Puis Hans ne croyait pas en ce faux argument approuvé par la crainte intérieur, qui répétait inlassablement qu’aucunes envies de se faire estourbir ne leur traversaient l’esprit. Ce qui était totalement stupide, car il était très simple d’éviter les endroits dangereux, il suffisait juste de se renseigner sur la carrière de vos voisins, et de connaître par cœur toutes les ruelles et personnes à éviter. Ils avaient l’éternité pour les apprendre. Aucune excuse - en soit alors - pour ne pas rester ! et revenant maintenant au point de départ, il n’y avait qu’une seule question à ce posé : devait-il lui dire et prendre le risque qu’il ne s’échappa trop vite, ou préférer le silence et craindre que le désintérêt ne le fasse s’écarter ? Voilà qui était très simple à répondre finalement, il suffisait de faire son propre mélange des deux et le tour était joué ! Il s’enquit donc de cette drôle de tâche, qui était de parler de curieuses choses qui n’avait aucun rapport avec les questions posées, mais qui en serait suffisamment proche pour éveiller de la curiosité.

-Certains disent qu’il n’y a rien de mieux qu’un Hans pour vous la donner. Cela tombe bien, il se trouve que j’en suis un ! Me feriez-vous alors l’honneur de l’accepter ?

Il lui tendit la main sur ces mots, même si le nouveau venu avait l’air un peu difficile d’approche. Lui servant une nouvelle fois son sourire travaillé d’innocent, il refit deux pas en avant tout en restant dans la même position d’invitation. Puis, l’expression dédaigneuse, il secoua amplement son bras avant de le passer derrière son dos, tel un cavalier ayant finalement réprouvé l’envie d’inviter la jeune demoiselle face à lui. Sauf que Monsieur un mètres quatre-vingt n’était pas une de ses dames, et que Wander était tout sauf l’un de ses hobereaux. Il accompagna se geste de l’apparition furtive sur son visage d’un certain dédain. Il savait déjà que toute les chances n’était pas de son côté pour recevoir une réponse positive à sa demande. Une personne restant aussi en retrait par rapport à lui n’allait sûrement pas se jeter dans ses bras à son premier mouvement de valse. Il tiqua avant de reprendre. Alors il fallait l’inviter à agir de cette façons d’une manière…quelques peu détourner, mais restant tout de même dans le même cadre. C’était qu’il était mal vue de déborder. De toute façons il se trouvait que c’était son intention dès le départ, enfin, peut-être pas dès le départ, mais dès qu’il l’avait aperçu dans tout les cas. Non il n’était pas devin, mais à Queer Tale, on reconnaissait assez aisément les caractères différents et poussés des habitants ou étrangers que l’on croisait. Il n’y avait peut-être que les lunatiques et hypocrites d’un peu plus difficile à cerner au premier abord…et encore, fut-il qu’ils soient des lecteurs ! Les habitants de l’autre monde semblaient aussi être de très bons acteurs. Enfin, là n’était pas la question, et il lui fallait la donner vite à son froid gourmand, qui n’attendait que cet instant, inconsciemment, pendant lequel il pourrait se torturer l’esprit à la recherche d’une réponse, qu’il considérera lui-même comme question.

-Que fais-je? Voyons… vous proposer de ce que vous ne devriez pas savoir en dansant ne doit pas être une coutume pour vous. Il faudrait donc peut-être mieux en rester là et continuer sur des sujets moins intéressants vous ne croyez pas ?

Il l’avait relevé et garder pour lui dans un coin, mais il se devait bien de l’utiliser le plus rapidement possible. Cet homme élastique avait donc quelques démêlements à faire avec la justice médiocre de ce royaume ? Cela semblait plutôt intéressant…il devait donc forcément avoir vus son visage sur l’une de ses rançons. Ce qui était encore plus intéressant par la même occasion, était de savoir qui en était le commanditaire. Il se pouvait que de fil en aiguille, cela change toute la donne. Si cela la changeait, cela déformait aussi tout les propos qu’il aurait dû tenir par la suite dans une situation calculée, et donc, par finalité, cela pouvait donner une arrivé très différente de celle escomptée. Tout le monde savait, que de fin bâclée à fin changée, il n’y avait parfois qu’un pas. Il lui fallait donc rester dans une position prudente, ce qui le faisait un peu sourire au vue que ce devait les pensés de son grand brun.

Comme c’était étrange pour lui d’agir à la manière de sa sorcière adorée ! Il lui semblait parler comme elle, à toujours faire des phrases incongrues dans des situations inopinées. L’idée en elle-même d’une telle assimilation était absolument détestable, mais le fait était que de devoir jouer un tel rôle se trouvait être…plutôt jouissif. Puis, ce n’était pas ce qui avait de plus difficile pour lui à imiter, il en avait un pur exemple devant lui pratiquement toute la sainte journée si jamais il lui prenait de ne pas sortir. Ce qui, à raison de deux fois minimum par semaine, pouvait lui arriver. Généralement, plus fréquemment signifiait une légère dépression…et moins fréquemment un certain stress intérieur. Justement il lui semblait ne pas être sorti depuis une éternité…depuis tellement de…jours ? Se trouvait-il dans une de ses phases mauvaises… ? Non, allons bon, comme si l’autre paillasson blond avait put le mettre dans un état pareil. Peut-être avait il la tension un peu basse ses derniers temps, voilà tout. Et puis à quoi pensait-il ? Là n’était pas non plus le sujet, il ne devait pas trop réfléchir, oui réfléchir il ne devait pas. N’était il pas là pour se rafraichir après tout ? Prendre un bon bol d’air et de s’amuser un peu ? Il n’était pas fait pour pleurer sur son sort après tout, ni pour crier miséricorde pour une faveur. Il était important et fort, souple et juste. Il n’avait donc pas à se marteler le crane avec une fausse ironie, en dehors de chez lui. Aller…

Son sourire avait disparut, mais aucune expression ne venait le remplacer, aucune émotion. Il restait totalement vide, les yeux perdue sur un point factice de sa ligne d’horizon, sans qu’aucune partie de son corps ne bouge, ni même ne frémisse. Lentement alors, il fit pivoter son cou de manière à retrouver son visage bien en face de son interlocuteur, et, comme dans gestes pleins de signification, leva promptement ses iris à la rencontre de celles qui ne lui appartenaient pas. Il resta ainsi à le regarder fixement sans osciller, malgré le vent qui venait fouetter par moment sa chevelure abyssale et claquer violemment contre ses jambes, les pans de son manteau à demi ouvert. Il dut rester une minute ainsi, avant de daigner, tout en restant immobile, à prononcer un autre dire :


-Moi aussi je sais me parer de masques, alors ne jouons plus aux poupées russes, je suis tout sauf ce que tu ne veux pas que je sois.

La démarche était simple : il s’agissait intentionnellement, de laisser un certain vide après ses deux premières paroles, pour laisser la réflexion de son espèce d’invité se développer dans tout les sens possible, puis ensuite, une fois les doutes mis en place, de les frapper violemment par une association de mots ayant pour but principale, de faire croire à l’autre qu’il était démasqué dans ses pensés. Bien entendue, il y avait une chance sur trois pour que cela marche, mais ce n’était pas important, car dans le cas ou le but principal échouerait, il restait toujours les secondaires. Oui, ce pauvre jeune homme ne savait vraiment pas où il venait de mettre les pieds, et il ne l’apprendrait peut-être jamais. C’était pareil à une rencontre que l’on pouvait nommer idiote, car ne donnant pas forcément plus de réponses que de questions à la fin.

[TT]
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MessageSujet: Re: Voltige de Haut vol [Pv Charles]   Dim 24 Oct 2010 - 15:49
Ca sentait l’impasse. Dans quelques minutes, quelque chose allait se passer, mais encore fallait-il savoir quoi ? Qu’avait en tête le gamin bleu ? D’ailleurs, quels drôles d’accoutrements… non, c’est parce qu’il était dans un autre monde qu’on pouvait tout se permettre. Charles le regarda de haut étant donné sa grande taille et maudit sa naïveté de s’être retrouvé dans une merde pareille. Il aurait du rester au pied et continuer à fuir comme il avait l’habitude de faire maintenant. Oui, il commençait à cerner le truc. Courir, fuir, se cacher… Pour survire. Tu devrais partir et le laisser en plan, comme un idiot. Mais qui est l’idiot ? Lui ou bien toi cher Lecteur ? Qui de vous deux mènera l’autre ? Il n’était pas humain, enfin il n’appartenait pas à son monde, du moins, cela devait lui faire une éternité qu’il devait être dans le monde de Queer Tales pour parler de la sorte. Il avait à faire un fin connaisseur, et lui, un ignorant. Charles devait se casser d’ici, retourner en bas, finalement, ce n’était pas une superbe idée d’être monté jusqu’en haut. L’altitude lui déplaisait, il avait des vertiges. Mais pour cela, il devait faire en sorte de mettre un terme amicalement et sans brutalité à cette pseudo réunion. Il n’était pas en état de marchander sur une clé pour le moment. Il devait revoir Eliott avant tout, histoire de mettre un terme sur leur relation. Bientôt, il s’en ira d’ici. Il ira retrouver les siens, laissés dans l’autre monde. Sa famille.

Le gamin était étrange. Méprisant, agaçant et intrigant par la même occasion. Charles n’aurait eu aucune hésitation à lui en foutre une vue la différence de taille mais dans un tel monde, on pouvait s’attendre à ce qu’il lui invoque une créature ou bien qu’il l’électrocute rien qu’en le touchant. Alors comment s’en débarrasser sans se nuire à soi-même ? Jouer à son propre jeu ou bien en inventer un nouveau ? Charles y parviendra, malgré le fait que son esprit était ailleurs, perdu dans le vague. Il avait trop mal à la tête de réfléchir à une quelconque éventualité, il agira comme ça.


-Certains disent qu’il n’y a rien de mieux qu’un Hans pour vous la donner. Cela tombe bien, il se trouve que j’en suis un ! Me feriez-vous alors l’honneur de l’accepter ?

Le bleu tendit sur ses mots sa tendre et fine main, bien douce. Il dévoila son membre, comme ça et Charles comprit qu’il n’était pas quelqu’un mais une personne importante. Mais de quelle classe descendait-il ? De la noblesse, chevalerie ? Non, il était trop petit pour la deuxième hypothèse. Il devait avoir un sacré manoir et une terrible influence. Mieux vaut le laisser agir pour le moment avant de tenter quelque chose. Charles se tut et continua de l’observer, yeux dans les yeux. Il avança de quelques pas, sans pour autant bouger, restant dans cette étrange position. Il l’invitait, mais à quoi ? Où ? Charles aurait du bouger, encore quelques pas et il entrait dans son espace vital. Mais faire un pas en arrière aurait pu contrarier le nain. Il s’arrêta de sourire étrangement et d’un geste élégant et amusé, il passa sa main derrière son dos et courba l’échine. Charles le regarda encore une fois de haut, ce type le répugnait, il se foutait de lui mais le brun ne pouvait pas encore se permettre d’agir sans vraiment comprendre ce qu’il attendait de lui.

-Que fais-je? Voyons… vous proposer de ce que vous ne devriez pas savoir en dansant ne doit pas être une coutume pour vous. Il faudrait donc peut-être mieux en rester là et continuer sur des sujets moins intéressants vous ne croyez pas ?

Ce type était vraiment agaçant. Une bonne raclée aurait suffit ? Non, il fallait plus pour le faire taire. D’avantage plus… Mais qu’est-ce qui pourrait bien le faire taire ? Relevant doucement ses yeux, ayant mal à la nuque surtout de toujours baisser la tête devant cet être, il regarda en face de lui. Le vide. Voilà, le faire taire simplement. Mais non, c’était trop tôt, il devait jouer lui aussi. Puis, avec une certaine hésitation et surtout une profonde rancune, il rebaissa ses yeux et regarda encore une fois le petit être. Dans son monde, on l’aurait appelé le stroumf. Lui manquerait plus qu’un petit bonnet blanc et là, il serait parfait !

« J’en suis presque sûr. Mais voyons, de quoi pourrions-nous parler ? »

Charles croisa ses bras et se posa sur une hanche, l’air décontracté. Ne restait plus qu’à s’imposer suffisamment pour le faire flancher et hop le tour était joué. Au Diable une mort ! Il faut survivre ! Charles souriait, alors que son étrange compagnon ne souriait plus. A quoi pouvait-il bien penser ? Il s’il ne pensait tout simplement pas ? La bonne blague ! Ce sera encore plus facile d’en finir. Mais avant, ne devait-il pas lui soutirer quelques informations ? L’être bleuté bougea étrangement, comme d’habitude. On aurait du un pantin, comme si quelqu’un en tirait les ficelles depuis le début. L’atmosphère était pesante, pressante. Il n’y avait plus de gaîté dans ses propos, dans ses phrases. La température était tombée et ce n’était pas la petite brise qui caressa leur chevelure qui en fut la cause. Il allait se passer quelque chose dans quelques minutes. Quelques secondes ? Charles se remit sur ses deux jambes mais ne décroisa pas ses bras. Il attendit. Tranquillement.

-Moi aussi je sais me parer de masques, alors ne jouons plus aux poupées russes, je suis tout sauf ce que tu ne veux pas que je sois.

Etrange. Quel étrange énergumène quand même. Dans quelle misère s’était-il fourré ? Combien de temps cette rencontre allait-il durer ? Charles devait en mettre un terme avant que le morveux ne lui prenne la tête. Mais de quelle façon devait-il s’y prendre ? Lui chanter une berceuse, une histoire ? Il comprendra rien. Ce n’était pas son petit frère, mais un être à part entière. Une salle teigne. Comment osait-il parler de la sorte ? Ca allait trop loin, Charles devait mettre un terme à cette entrevue des plus étranges et surtout n’ayant aucun sens. Calmement, le brun décroisa ses bras et les laissa pendre le long de son fin corps. Une brise légère caressa ses joues, dansa avec ses quelques mèches et là, il s’avança. Plus il avançait et plus il devait baisser d’avantage sa tête. C’était un vrai calvaire que de baisser la tête pour le regarder. Mais bon, on lui a toujours appris à regarder la personne en face de lui. Politesse.

« Et toi, qu’en penses-tu ? Un gentil garçon obéissant au doigt et à l’œil ou bien la pire teigne de Queer Tales ? »

Il s’arrêta à un mètre de plus, plongeant ses yeux pourpres dans les siens. Confrontation. Il n’allait pas se faire prendre par lui, il n’était pas d’humeur à se faire marcher dessus. Il s’en voulait d’avoir gravit tous ses mètres pour en arriver là. Il s’en voulait terriblement car du coup, il ne prendra pas plaisir à regarder le paysage s’offrant à lui. Il ne pourra pas se reposer tranquillement, l’esprit ailleurs pendant quelques heures. Charles souriait. Un léger sourire séducteur. Et là, il leva sa main droite et avec sureté, il caressa la joue de son compagnon.

« Et si nous faisions le voyage ensemble, hein ? »

Sa peau était douce mais quelque peu glacée par le vent qui soufflait depuis. Après une ou deux caresses, il retira sa main de sa joue et vint la poser devant ses lèvres. Il inspira un grand coup en fermant ses yeux. Quelques secondes de réflexion, Charles les rouvrit.

« Autant le faire à deux, ce sera plus amusant tu ne trouves pas ? »

Après tout, n’était-il pas ici pour s’amuser ? Oubliant tous les tracas de ces interminables journées à être devant un bureau à étudier sans raison. Oubliant les autres, pour ne penser qu’à soi-même. Oui, Charles voulait s’amuser, pour une fois qu’il le pouvait, il n’allait pas se passer de ça. Mais était-ce correct ? Allait-il pouvoir le faire malgré le fait qu’il ne soit pas maître de la situation ?

Wait



[Désolée TT]



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MessageSujet: Re: Voltige de Haut vol [Pv Charles]   Mar 7 Déc 2010 - 19:50
Bad pun

Hiver, Été, Printemps, Automne. Aucunes, non absolument aucunes saisons ne pouvaient réussir à définir ce temps mystique et fou qui rongeait la falaise. Fleurs resplendissantes, arbres dénudés. Tous les paysages semblaient se retrouver dans ce décor. Bien que la grande Pic fut pratiquement entièrement dénudé de tout onirisme, sans savoir pourquoi, elle semblait encore plus étrange que les autres places. Peut-être était-ce à cause du vent. Certainement. Le vent. Un tout petit peu de brise, un tout petit peu de sauvage. Peut-être parce que c’était, de tout les éléments, l’un des moins cléments. Insaisissable vent, irrésistible attraction, innée sensation. Une légère brise…offrez donc une légère bise aux pauvres manants. Comme des lèvres glacées, gercées de tout sentiment. Rompu et entre déchiré, corrompu et éclaté. Toutes pleines de petites écorchures, qui démangent, qui dérangent. Des baisers au goût de sang. Tel était le vent.

Vent Vent Vent
Souffle Souffle
Souffle
Expire
Inspire
Pousse et épouse
Époussette et repousse
Vent Vent Vent

Reprend ton inspiration. Une bouffé d’air frais le pénétra entièrement, rafraichissant son visage légèrement crispé par l’effet de sa dernière phrase d’avant la répartie. Il eut tout de suite meilleure mine, comme si le froid réconfortant des mauvais jours avait quelque chose de vivifiant. Il regardait son interlocuteur un sourcil levé. L’autre était obligé de se pencher pour le contempler. Ce genre de situation ne gêna pas du tout notre jeune homme bleuté. Il n’avait du coup pas besoin de faire d’effort, les autres se mettaient d’eux-mêmes à sa hauteur – de gré ou de force. Il fut tout de même ravit de voir que son interlocuteur était munit d’une certaine politesse. De cette manière, on n’avait pas besoin de la lui apprendre. C’était toujours quelques temps de gagnés. Son regard s’arrêta sur les lèvres bleutées par la fraicheur de l’autre. Il eut un petit sourire devant cette image rassurante.


Vent Vent Vent
Sang Sang Sang
L’un appel la vengeance
L’autre l’indifférence
oublie
Ironie
Moquons-nous
Moquons-NOUS !

De vous. Peur primaire, de tomber dans un gouffre sans fond. Peur qui n’existe pas, lorsque l’on a un plan. Peur qui se réprime, lorsque l’on connait la chanson. Peur que l’on inflige, lorsque l’on se ment. Monde beau, monde laid. J’ai envie de couvrir des corps de centaines de pétales. Alors verrons-t-ils, alors s’apercevront-t-il, qu’une minute avant la fin, qu’une seconde avant le rien, il y avait cette mer de bleu. Tous les Fragiles, pareil à des vagues, venant se refermer sur le néant le plus profond. Continuité de l’art, qui veut, qu’au dernier instant d’un être, qu’au moment, précisément, où sa vue se brouilleras, le magnifique bleu monochrome vienne occuper sa dernière vision. Bleu trouble. Bleu trompe.

Et
Riez-vous
Riez-Vous

De nous ? Mais puisqu’il faut, pour l’amusement, pour le divertissement, que l’être utilisé dure un petit peu plus longtemps, ou est le mal d’une théâtralité ? Et puis…le pion en face de lui semblait se complaire dans le jeu. En effet, il voyait à présent ses pupilles s’éclairer de quelques lanternes. Devenait-il enfin intéressant à ses yeux ? Ou n’était-il qu’une source d’énervement pour se bloc de glace ? Qu’importe, les deux réponses étaient toutes aussi alléchantes de toute manière. L’autre décroisa les bras, signe d’un prochain mouvement généralement intéressant. Il les laissa choir le long de son corps, allait-il s’avancer ? Trop prévisible. Venir si près de lui, imprudence, imprudence…mais allez savoir pour qui. Après tout, les humeurs du vent ne sont elles pas imprévisibles ?

« Et toi, qu’en penses-tu ? Un gentil garçon obéissant au doigt et à l’œil ou bien la pire teigne de Queer Tales ? »

Il lui adressa un sourire imaginaire. Alors il avait décidé de jouer double jeux, ce qui était généralement sa technique. Les gentils et obéissants lecteurs mordaient à tous les coups. Celui-ci ne méritait donc pas cela. C’était comme si il claquait des doigts et appelait une certaine bête à venir lui rendre visite. J’arrive, j'accoure adoucir le vent et acidifié ton sang. Ses mains commençait à le démanger, il fallait donc réellement que l’autre se dépêche. Vite, vite, abrège la tirade, histoire que l’histoire reprenne. Il avait réellement envie de lui montrer une sombre partie de son visage angélique.

Et puis surtout, il n’avait que faire de sa fonction en ce monde, son nom et prénom lui aurait été bien plus utile. Pourtant ce qu’il venait d’énoncer n’était point anodin, il venait de lui donner deux éléments très important, surtout pour la suite des évènements. Un donc, il n’était pas un gentil garçon, et ceux obéissant avec cette expression ne venait pas d’ici. On ne se laissait pas promener par un doigt ou un œil, ridicule. Deux ensuite, il son nom se trouvait sur l’une de ses affiches placardées, d’où sa réaction mauvaises à ses premières phrases. Compréhensible. Donc il savait maintenant où il devait chercher son prénom. Ce qui ne s’avérait pas être la plus grande facilité, étant donné du nombre d’affiches qui jonchaient le sol des villages. Il le laissa donc continuer de parler encore un instant, le temps pour lui de remettre de l’ordre dans ses pensées.

Il n’avait pas prit la peine d’étudier le regard qu’il posait sur lui maintenant, et c’était plutôt ce qui était amusant. Il était sûr que si, il avait vu, à cette instant, cet ébauche de sourire, se corps bouger, il ne l’aurait certainement jamais laissé le toucher, d’autant plus que cela pouvait lui rappeler certaines personnes, détestables personnes. Mais trop imbriqué dans son schéma mental comme il l’était maintenant, ce n’était pas rare que ce genre d’impaire défensif arrive, d’autant plus en ce moment. C’est ainsi qu’il aborda ce toucher plutôt indiscret d’une manière très sereine. Il laissa l’étranger poser ses doigts tièdes le long de ses pommettes.


« Et si nous faisions le voyage ensemble, hein ? »

Quel voyage ?
Il ne lui avait pas parlé de ce genre de chose non ? A quoi pensait-il donc ? Étrange, étrange… il voulu froncer son front en signe de soucis, mais ce n’était peut-être pas une bonne idée, de montrer son état de pensée. Il fallait d’abord abattre la charogne. Il s’étonnait d’ailleurs presque que l’autre ne sourcillait pas au contact de sa peau. Il avait tendance à avoir le sang…froid par humeur froide. Mais peut-être pensait-il que le vent en était la cause. Sacré Vent ! Tu sais donc toi aussi que faire le filou est bien plus amusant. Il était en générale très peu rassurant de trouver aussi froid de corps, une personne qui le semblait déjà extérieurement, dans son allure. Enfin, tout ça pour dire que ce galopin n’avait pas encore retiré sa main, et semblait d’ailleurs plutôt s’amuser de ce geste, ce qui n’était pas trop le cas d’Hans. Évidemment.


« Autant le faire à deux, ce sera plus amusant tu ne trouves pas ? »

Continuité d’une phrase ?
Deux était un chiffre qui le répugnait. Mais il était totalement incorrect de le lui dire n’est-ce pas ? Voilà qu’il venait enfin d’abandonner sa joue, sur laquelle il légère impression de chaleur humaine c’était imprimée. Dommage. Amusant ? Il fit la moue pendant une micro seconde, le remplaçant directement par un large sourire méprisant. Bombant le torse tel un coq, il projeta allégrement et avec fermeté l’un de ses fin bras devant lui, venant se saisir strictement du poignet sentit par son hôte des bois. Il Souffla une phrase l’air mauvais en haussant un sourcil :


-Choisir entre Gentil et Teigne ? Veux-tu que je te retourne la question ? Si tu crois que les lecteurs comme toi sont aussi important.

Serrant sa prise, il tira cette main pècheresse vers lui en un mouvement sec, contemplant les longs doigts de l’inconnu avec un certain intérêt. Son air peu convenant, viens se rafraichir par une teinte qui semblait plus sympathique et amusé. Ce ne devait être dû qu’à un rayon lumineux venu conter fleurette pendant quelques secondes à son minois, car son expression n’avait point changé. Il ne fit que relever son regard, mais pas n’importe lequel, se regard qui ne faisait que crée des jeux inquiétants. Il dit alors, les dents grinçant d’une manière improbable :

-Vous n’êtes que de simples victimes, de belles proies, de preux pions. Surveille tes arrières, ce monde est bien plus hypocrite que le tiens. Et par ailleurs…

Ses yeux retombèrent sur la main qu’il tenait, son sourire fondue alors pour laisser sa bouche s’entre-ouvrir. Abandonnant sa langue sur les pauvres doigts du Cher. Il vient les engluer de sa salive avant de les fourrer entre ses lèvres, prenant un grand plaisir à les suçoter avec bruit. Les laissant mariner ainsi pendant une vingtaine de secondes, il les retira enfin, un nouveau sourire encore moins rassurant aux lèvres.

-Il est formellement interdit de me toucher tant que ton corps est aussi sale.

Rire sarcastique, Provocation, provocation. Il continua sa tirade tout en faisant parcourir aux doigts plus que mouillées, une nouvelle caresse plus appuyée.

-Il faudrait que tu me laisse te purifier entièrement de la même manière si tu souhaite oser lever la main sur moi. Ah mais c’est vrai, une pauvre vermine de lecteur comme toi ne pourrait même pas avoir le droit à se privilège. Après tout, je déteste les faibles rampants !

Sur ces mots, il relâcha sans douceur sa prise, s’écartant de deux mètres de lui, l’air tout aussi hautain qu’avant.

-Après tout, il n’y a que les insectes qui se cachent de peur que l’on s’aperçoive de leur véritable nature. Les personnes puissantes et influentes comme moi n’ont pas besoin d’une telle mascarade. Cependant, * il prit une grande inspiration et un air désolé* Je veux bien te permettre de rester en ma présence plus longtemps. J’accepte volontiers ta proposition de voyage, enfin, tout dépend vers où projettes-tu de m’emmener…

Il ria à gorge déployer, imitant une valse tendit que le vent faisait claquer d’autant plus ses vêtements. Son corps paraissait si frêle la tempête approchant, mais ce n’était qu’une illusion.



[vraiment désolé pour mes délais interminable y__y surtout que ce que je te sors est vraiment maigrelet t___t *se plie en deux* désolé désolé T__T prends vraiment autant de temps qu'il te plaît pour répondre uou]
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MessageSujet: Re: Voltige de Haut vol [Pv Charles]   Dim 19 Déc 2010 - 18:57
Rencontre. Bientôt, une confrontation. Non physique, peut-être ou bien. Qui le sait ? Aucun pour le moment, c’était une légère brise de compromis, de quiproquos. Charles, le lecteur, le faible, ne savait rien ; où voulait-il en venir ? Que cherchait-il à la fin ? Le grand saut ? De quoi pouvait-il bien parler en parlant de ça ? Et puis, c’était qui le gnome ? En tout cas, le mieux serait de mettre fin à cette entrevue avant que quelque chose de grave se produise. Charles pourrait très bien le faire, ce grand saut dans les abymes de Queer Tales. Toucher le fond. Ce contact. Cette rencontre de leurs deux peaux, de cette froideur… C’était un mauvais signe. Le brun ne savait pas du tout ce qu’il faisait, il avait agi, bougé comme ça sans réelle motivation. Son corps avait bougé tout seul. Sans réelle conviction, il s’était peut-être déjà jeté dans la gueule du loup sans vraiment le savoir. Il se sentait supérieur, tant au niveau de la taille. Il n’avait qu’un gamin capricieux, égoïste en face de lui. Il les connaissait bien. Le gamin de village coloré, il s’en souvenait. Celui qui grassement lui avait donné la montre. Cette montre en or n’indiquant pas l’heure mais les quelques minutes restantes à vivre devant une personne. Pourquoi ne l’avait-il pas dégainée ? Parce que Charles restera un éternel naïf. Ignorant. Incompris. Pour lui, ce monde était déjà soumis à lui. Mais non, c’était lui le soumis. Et plus encore.

Visiblement, ce léger contact déplaisait chez notre nouvel ami. Etait-il grognon ? Allait-il se jeter sur lui sachant qu’il ne faisait pas le poids ? Charles n’aura pas de mal à le repousser et qui plus est, de le jeter par-dessus la falaise si cela devenait trop ennuyant. Il ne devait pas être lourd, pas plus lourd que son jeune frère. Cependant, Charles perdit son sourire. Se préparer à une éventuelle réplique, confrontation. Prévoir. Ce serait dommage de tomber dans la gueule du loup maintenant, surtout qu’il semblait s’amuser, tous les deux. Mais qui gagnera le jeu ? Qui rira le premier ? Le lecteur ou bien le Conte ? Qui sera le plus fort mentalement ? Rattrapage. Le poignet du brun fut happé par son interlocuteur vivement, ne lui laissant guère le temps de réagir. Il était rapide. Charles n’avait pu sentir le coup venir. Mais là, il ne faisait que de le lui tenir. Rien de grave… rien de blessant pour le moment. Il savait s’y prendre le gamin. Il n’était pas aussi stupide que ça, taquin, amusé, il en voulait plus. Retourner la question ? En effet, Charles serait plus une teigne qu’un gentil garçon. Cela –on va dire- dépendrait de qui il a en face de lui.


« Tu ne le penses pas. Les Lecteurs sont tout aussi importants pour vous, cher Conte car sans nous, vous vous ennuierez ferme. N’ai-je pas raison ? » Lâcha-t-il avec un léger sourire au coin des lèvres.

La main fut tirée sèchement vers le visage du bleu. Charles ne broncha pas, le laissa faire au contraire. Il voulait tellement savoir ce qu’il s’apprêtait à faire. Lui découper les doigts ? Quand même pas. Vu les habits qu’il portait, ce serait dommage de les salir par du sang de Lecteur. Et là, tel un enfant découvrant un nouveau jeu, un jouet, il regarda avec amusement ses longs et fins doigts. Le brun haussa un sourcil, légèrement inquiet de ce qu’il pourrait se passer dans les quelques secondes. Puis, il le mit en garde. Ca il le savait très bien. Ils n’étaient rien, que des pions sur un jeu d’échec, attendant patiemment l’heure du jugement, leur de la confrontation avec un autre pion. Le Roi Noir et ses Soldats Noirs de l’autre côté. Bientôt, le Roi Blanc bougera, il attaquera mais ça, personne ne le sait. Quand ? Où, comment ? Coup du sort. Changement de rôle. Le soumis devint le dominant et vice-versa. Le bleu dans un élan presque désespéré, lécha les doigts de Charles. Il ne vit pas le coup venir, c’était bien trop peu probable qu’il en face autant. Il écarquilla ses yeux, trop surpris pour se dégager de là. Un bruit, un bruit de sucement. Et là, révélation. Il ne vit plus le jeune homme bleu en face de lui, mais son amant. Eliott, nu, se redressant avec le sourire aux lèvres. C’était lors de cette nuit, dans la maisonnette. Le visage du brun changea, horrifié, terrifié par cette vision, il se mit à crier. Un léger coup de folie. Il suait. C’en était trop, il devait mettre un terme à cette rencontre, il n’en pouvait plus. Il n’entendit pas la suite du monologue du bleu, tellement cette vision l’avait complètement déboussolé.

Le brun parvint à se dégager de là, facilement car le bleu visiblement, en avait eu assez de lécher ses jolis doigts de fée. Reculant de quelques pas en arrière, Charles mit sa main sur son visage, légèrement courbé en avant. Le visage en sueur, le souffle court, il tenta de se calmer et de reprendre ses esprits. Juste un peu de temps et bientôt, cette horrible vision s’effaça. Il revint à la réalité. Décidément, il était fragile ce Lecteur ! Trop fragile pour rester dans ce monde de brute ! Son esprit n’était pas encore assez endurci pour subir de tels chocs psychologiques.


« Cesses de parler comme ça. Et je m’en contre fiche de ce voyage… Fais-le tout seul. Je redescends dans l’enfer qu’est ce monde. »

Charles s’était redressé, encore frappé par ce qu’il venait de se produire. Son souffle était revenu à la normale, heureusement. Il sortit un mouchoir de sa poche et s’essuya les doigts de la salive dégoulinante du bleu. En temps normal, il ne se serait pas laissé faire, il l’aurait violemment poussé en arrière mais là, son esprit s’était envolé, lui faisait perdre le peu de conscience qu’il avait. De plus, pas question de partir en voyage avec ce gamin excentrique. Bizarre aussi, quelle drôle de manière qu’il a de parler et de bouger aussi. Cette envie incessante de toujours vouloir danser. Il n’a d’élégance que les habits. Le reste, ce n’est que de la foutaise. Charles s’en lassait déjà. Quelle perte de temps que d’être monté en haut de cette falaise si ce n’est pour redescendre ensuite. Finalement, il n’aura pas le temps de regarder le monde d’en haut.

« M’accompagnes-tu ? Ou bien préfères-tu rester dans les hauteurs contemplant ta suprématie ? Qu’importe, tu finiras par redescendre toi aussi, dans les abysses de ce monde… Nous nous retrouverons un jour… »

Charles emboita le pas et se dirigea vers la forêt se trouvant derrière eux depuis le début. Là où il était arrivé, ce sera là où il sortira. Il en avait marre de perdre son temps inutilement dans des charabias incessant. Il ne trouvera rien ici et la présence de ce gamin le déranger. Il n’aimait pas les gosses finalement. Qu’importe que ce soit un Conte, il n’en restait pas moins qu’un gamin capricieux, attendant qu’on vienne s’occuper de lui. Mais une fois les jouets cassés, inintéressants, il faut en trouver d’autres. Charles devenait inintéressant, il ne parviendra pas le faire rire plus longtemps, il se lassera de sa présence en faisant ce pseudo-voyage ensemble. Et puis, il n’était pas question de faire ce voyage. Tout ce qu’il voulait, c’était de se débarrasser de ce gnome le plus possible, quitte à tuer une personne si jamais la situation tournait mal. Mais avant qu’il ne rejoigne la forêt, s’apprêtant à quitter ce lieu, le brun s’arrêta et se tourna pour faire face à son étrange rencontre.

« Finalement, je n’ai pas réussi à savoir ce que tu attendais de moi. Quelque chose de précis ou bien crois-tu au hasard ? »

Le hasard dans ce monde… Quelle chose ironique ! Comme si tout ceci n’était du qu’au hasard. Non, quelqu’un tirait les ficelles. Quelqu’un de haut placé, le Roi Blanc ou bien le Roi Noir. Et si finalement, il n’y avait qu’un maître du jeu et les pions, de la même couleur, devaient s’entretuer ? Qu’apporterait un tel massacre ? Qui pourrait bien tirer les ficelles de ce pseudo-jeu ?




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MessageSujet: Re: Voltige de Haut vol [Pv Charles]   Mer 3 Aoû 2011 - 22:15
In Circus

Trompettes qui sonnent le garde vous, Cors qui annoncent les futurs morts, Clarinettes pour donner le petit air de fête, et Piano -Porque es el Maestro ! Esclaffez-vous, Esclaffez-vous ! Petits instruments qui chantent la mort, imposez donc votre symphonie ! Ravivant les esprits, vous faites bouillir le sang, et quelle vapeur ! Quelle fumée ! Avez-vous donc pensez à asphyxier les brebis égarées ?
Mais peut-être ne voulez-vous que les effrayer…

Le vent qui poussait toujours vers les hauteurs toutes les odeurs des corps calcinés de-ci de-là, donnait aux alentours idylliques une ambiance plus terrible que jamais. Et toujours ce sifflement de l’air furieux venant titiller les tympans. Et toujours ce mouvement d’air qui faisait claquer tout les pans de vêtements contre la peau. Et toujours la sensation que cette force mystérieuse et indomptable vous happait dans sa danse endiablée. Et lorsqu’elle daignait enfin à vous relâcher, dans quel état était-ce donc ? Il avait déjà essayé une fois, et il n’en s’était pas si mal tiré que ça. Pourtant il avait entendue dire par une lectrice que dans l’autre monde insipide, il était impossible de survivre à ce genre d’évènement : mourant de suffocation avant de vous écraser sur le sol, devenant de la chaire à pâté. Ce que cela devait être ennuyant ! Déjà que les hommes n’arrêtaient pas de s’entretuer, si les éléments si mettaient aussi alors, alors… à quoi bon lutter pour sa survie, si de toute façons une tornade vous éjectera de ce doux monde un jour ou l’autre ? Les lecteurs venaient vraiment d’un endroit ignoble, Hans se demandait bien comment ils pouvaient trouver celui des contes pire que le leur ! C’était à croire qu’ils n’avaient aucune jugeote ! Enfin, enfin ! Il se réservait bien le droit de montrer à toutes ces petites brebis le plus court chemin pour quitter ce monde effrayant –selon les gens bien pensant. Il n’était peut-être pas des plus plaisants pour elles, mais quelle importance ? Il n’y avait que son bon plaisir qui comptait.

Il ria d’autant plus en voyant la réaction totalement disproportionnée du voyageur. Comme il était distrayant de le voir s’emballer pour si peu ! A croire qu’ils étaient tous candide… Il prit une grande inspiration en renversant avec allégresse sa tête en arrière. Ainsi il n’était qu’un faible obtus. Il c’était donc trompé sur son compte au final. Pas de froid, juste une stupide indifférence, pas de calcul de sa part, juste des mots d’idiots, hasardeux. Décrypte l’air, avait-il envie de lui dire. Ainsi, lui qui c’était attendu à un retour violent d’ascenseur qui lui aurait permit d’entièrement sortir de ses gonds, était plutôt mal servit. Il ne l’enverra donc pas sur les roses. Il découvrit ses dents d’une manière encore plus cruelle. Enfin…pas de cette manière là en tout cas. Pas de coup de poing, pas de sang qui coule, pas vraiment dans les habitudes de la maison en soit.

Basculant de nouveau son visage vers l’avant, il détruisît son air étrangement ravi en le troquant contre une mine bien sérieuse. Joignant ses deux mains, il les étira, faisant craquer tous ces petits doigts. Passons donc à la fin. Mais pour aller directement à cette situation là, il avait besoin de forcer un peu la main du snob. Mais il se voyait mal l’attraper et le jeter au sol pour lui intimer gentiment de bien vouloir lui obéir. Il ne voulait pas que cela se finisse en grande querelle, il ne voulait pas vraiment qu’il s’y attende, ce n’était pas amusant sinon. Il souhaitait l’accompagner avec courtoisie, tout ce qu’il possédait en somme. Il se devait d’adopter contre son gré une position favorable à l’égard du jeune homme ; et étant donné que Le Grisélidis n’était pas un monstre de patience… il lui fallait réussir vite, très vite.

C’est alors qu’une des phrases dites par cet énergumène lui revint à l’esprit. Ces quelques mots d’arrogance répétés le firent sourire. Ah ! Donc les contes s’ennuyaient ferme sans les lecteurs… Ce petit oiseau n’avait décidément, pas vraiment compris l’ampleur de ce qui se tramait autour de lui. Les lecteurs étaient insignifiants, et il en serait ainsi pour l’éternité. Car les lecteurs ne servaient réellement que pour ce détendre…un petit coup de cisaille par ci…une bonne langue coupée par là…et dégustée… Les lecteurs étaient d’innocentes créatures. Petites choses comestible que les contes s’amusaient à torturer ou à choyer en tout sens comme des peluches. En réalité ces mêmes personnages n’avaient pas besoin des humains du monde réel : toute l’ardeur ou la froideur d’une rencontre entre un de ces hommes et un conte ne pouvait pas égaler celle d’un conte avec l’un de ses congénères. Les contes étaient biens plus intenses entre eux qu’avec les lecteurs… un frisson parcourut son échine, désagréable. Tout cela pour dire que la rapidité était de mise avec les faibles brebis, car elles geignaient trop. De ce fait, il n’y avait absolument rien d’amusant chez elles. Là était toute la différence entre conte et lecteur… une différence qui pouvait se payer chère.

Néanmoins il y avait des exceptions à la règle, mais quel importance d’y penser maintenant ? De toute évidence ce jeune homme n’en faisait pas parti. Il devait se concentrer, car il avait une très belle manière de l’inviter : puisqu’il pensait que les lecteurs étaient spéciaux aux yeux de leurs bourreaux, il se sentait dans une position forcément spéciale par rapport à ce monde –ce qui était très, très arrogant du point de vue de la jeune faucheuse bleue-, Hans n’avait donc qu’à suivre cette pensée. Tandis qu’il préparait mentalement la suite de ça tragédie –qui c’était vu quelque peu modifié- son cobaye traumatisé riposta, l’air excédé par ses mesquineries :

« Cesses de parler comme ça. Et je m’en contre fiche de ce voyage… Fais-le tout seul. Je redescends dans l’enfer qu’est ce monde. »

Le Grisélidis entendit avec une quasi certitude un air d’orgue à ce moment là. La musique était grave, les notes criaient leur désespoir avant de se faire couper la chique par un tourbillon qui les empêchaient de créer une harmonie entre elles…ou pas. Il ne comprenait plus. A quoi cet énergumène pensait ? Il prenait un ton tellement sérieux pour énoncer son propre non-sens. Après tout, le brunet était le seul à avoir évoqué un voyage, Hans n’avait fait que lui répondre comme il se devait, le remettant à sa place. Mais cette brindille avait-elle entendu ces dires ? Ou les avaient-elles omit tout bonnement ? Amnésie fréquentielle ? Quel ennuie ! Le voilà qui s’en allait ! Comme si il en avait le droit….

« M’accompagnes-tu ? Ou bien préfères-tu rester dans les hauteurs contemplant ta suprématie ? Qu’importe, tu finiras par redescendre toi aussi, dans les abysses de ce monde… Nous nous retrouverons un jour… »

Est-ce une nouvelle invitation ou un sombre adieu ? Peut-être est-ce les deux… deux, encore ce chiffre, comme si il y avait une incertitude dans le théorème. Ce jeune homme hésitait-il ? Ces pas n’étaient donc pas assurés ? Alors il pouvait le retenir, il le pouvait, il en était presque sûr, que dis-je, sûr même ! Ce lecteur agissait plutôt étrangement, comme si il était pressé. Pressé d’aller où ? N’était-il pas bien ici ? Avec tout ce vent…avec lui…avait-il…deviné ? Non, impossible. Il devait juste sentir la véritable nature d’Hans, après tout, c’était bien ce qu’il sous entendait en parlant de sa « suprématie », a moins qu’il n’essaya quelques basses flatteries. Avait-il peur de ses réactions ? Plutôt improbable, depuis le début il affichait un certain détachement vis-à-vis de la faucheuse bleue, certainement que sa taille le confortait dans une illusoire idée de sécurité.


-Pff~

Hans se retint de pouffer. En attendant, il était amusant de constater que cet homme –qui était toujours un inconnu au bataillon rappelons-le- qualifiait les terres de Queer Tales d’abyssale. Il ne savait donc pas voir le bon côté des choses, et surtout, il croyait connaître toutes les horreurs et tous les enjeux de ce monde. Pauvre petite chose, il était dommage qu’il autant d’estime pour ses propres paroles. Même si Hans ne se chargerait pas cette fois de lui apprendre qu’un lecteur ne survit qu’en s’écrasant ou se rebiffant contre tout objets, il ne pouvait s’empêcher de le sermonner mentalement. Attention petite fleur, tu empreinte un chemin sinueux. Ce monde n’est ni blanc ni noir, il n’est, qu’une infinité de gris qu’il faut apprendre à reconnaître. Mais peux-tu comprendre, toi, qui n’es pas née ici ? Bien entendue, cela restait purement intérieur, ce n’était pas comme si il allait s’engager sur cette voie là, il gardait ce genre de question pour plus tard, une autre rencontre… après tout ne venait-il pas de préciser qu’il allait se revoir ? Parce qu’ils se reverraient n’est-ce pas ? Pour savoir si, après le glas de la tragédie, il était encore en vie. Ainsi Hans montait son plan. Ainsi l’inconnu pensait pourvoir s’échapper après une dernière phrase, la phrase finale, qui nécessita qu’il s’arrêta dans sa marche pour la clamer –sans hauteur. Whisper eut un sourire en coin. Alors comme ça il n’était pas le seul à apprécier le théâtre.

« Finalement, je n’ai pas réussi à savoir ce que tu attendais de moi. Quelque chose de précis ou bien crois-tu au hasard ? »

Le Grisélidis ne bougeait toujours pas, il se contentait de fixer avec une certaine intensité les iris du brun. Il restait, comme si quelque chose l’empêchait d’avancer, comme si, son simple regard pouvait exprimer combien il se sentait abandonné en cet instant. Bien évidement tout cela était un mensonge faisant parti d’une plus grande tromperie qui elle, visait à ce que ce grand dadet danse avec lui. Oui il attendait quelque chose de précis de lui, il attendait qu’il ne fasse rien d’autre qu’accepter son invitation, il n’avait besoin de plus pour commencer et finir le jeu. Et Non, il ne croyait pas au hasard, qui pourrait y croire ? Le hasard était un mot inventé pour que les poètes puissent divaguer sur l’inconstance, ou pour que les joueurs de ses nouveaux jeux tels que le « poker » puissent rester « fair-play » alors que leur jetons glissent sur le tapis. Trois petits tours et puis s’en vont, si hasard il y a Hans ne répond plus de rien envers ses actions. Mais si Hasard il y a alors il choisit drôlement bien les correspondances, et même bien plus que Wander ne le pense.
Un petit peu de temps qui s’écoule, juste à peine pour marquer le coup. Seulement pour que l’on remarque son air triste, son air déçu et qui, pourtant, brûle du dernier espoir.
Reste
Reste là

-Vous partez ?

Un autre silence. Il faut laisser au temps le temps de faire son boulot dans les méninges. Il fit un pas en avant.
Voyons, tu ne vois pas que tu fais pleurer le gamin ?

-Vous ais-je donc effrayé ? Vous ais-je donc offensé ? Il ne me semble pas avoir fais couler la moindre goutte de votre sang … Je n’ai fais que vous prévenir de ce monde, de ce qu’il est réellement… Je fais seulement ce que je peux pour éviter l’ennuie. Je suis taquin par moment mais pas foncièrement méchant…

Encore un vide, un court néant avant la précipitation. Calmement, presque timidement, il se rapproche de sa proie, la regarde l’air craintif, comme le chasseur qui fixe sa biche. Si son visage pouvait parler il dirait : vas-tu t’enfuir si mes pas sont trop lourd ? Il rentre dans sa zone critique, et lui attrape la manche avec douceur, comme pour quémander sauf qu’il ne demande rien. Il baisse son minois, affiche le sourire désolé de celui qui se sent submergé par la nostalgie.

-J’aimerais bien descendre avec vous, voir comment le monde se porte en bas. Mais je ne peux pas partir d’ici, je dois rester, je dois rester jusqu’à ce qu’elle revienne. J’ai rencontré beaucoup de monde, mais tous sont partis comme des voleurs, comme vous aller le faire. Parce que vous aller le faire n’est-ce pas ? Je crois qu’ils avaient un peu peur. Mais qui as peur d’une Danse ? C’est mon seule plaisir ici. Le vent m’envoie des notes…de belles mélodies, mais je suis toujours tout seul pour les honorer…

Dur dur, réussira-t-il ? Il lâche la manche, tend une main qui se veut amicale, reprend son souffle sans bruit.
Voyons, quelques pas pour le plaisir d’un enfant, qu’est-ce que ça peut te coûter ?
Mis à par la vie.


-Juste une valse, une simple valse, je suis fatigué de tourner avec le vent, il n’est pas causant… Vous pensez peut-être que je suis bien bête de rester à l’attendre, mais c’est parce que vous ne connaissez pas l’histoire…je vous la conterais peut-être…triste chose…si vous dansez…un tant soit peu ?

Stratagème, le rat vas-t-il mordre à l’hameçon ? Il vaudrait mieux pour lui, il vaudrait mieux si il ne veut pas que le sol verdoyant devienne rougeoyant. Car le Grisélidis qui aime bien jouer, aime jouer lorsque les adversaires sont « fair-play » et accepte de miser…gros. Et de perdre. Ça lui permet de rire un peu, de faire son modeste ou son grincheux, divertir la galerie mécontente ou effrayer. Car le Grisélidis aime aussi faire le pitre, surtout devant un public animalier, mais occuper la scène seul est parfois ennuyant. Pour amusez cette vue spectatrice, ce vent difficile, il faut bien deux comédiens.
Et sur les deux il y en a forcément un qui improvise. Surprise, surprise, dans le cirque il faut savoir valser vite si vous voulez tenir le rythme. Un, Deux… le mensonge tiens la cadence. Hans enchaîne sa dernière tirade, laissant toujours sa main en invitation :


-Pour me faire pardonner d’obscures grossièretés. Vous devriez acceptez, juste pour quelques minutes de bonheur. Je peux vous les voler ? Promis, ça ne sera pas en vain.

Sourire gracieux.
Le rideau se lèveras-t-il avec ces deux acrobates, ou l’un des deux se défileras par les loges, passant devant la ménagerie. Le rideau se lèveras-t-il tout simplement ?

La main tendue d’un petit pantin bleu attendait sa réponse
Quelle tristesse lorsqu’il se vit essuyer un refus
Mais il n’abandonna pas pour autant
Le petit pantin bleu voulait s’amuser un peu
Ainsi il attrapa l’autre par le bras et l’entraîna
Dans cette
Danse
Danse ♫ Danse
Et si l’autre protesta, le petit ne l’entendit pas,
Ils tournoyèrent donc dans le vent
Sous les bourrasques de plus en plus violentes
Le bord se rapprochait de leurs pas désorganisés
Le Bleu souriait et le Brun non
Mais peut-être parce que le Brun comprenait à présent
Que le pantin voulait l’emmener jouer plus loin
Ailleurs
Tout en bas
Et s’il lui mentit sur sa retenue en ces terres
Peut-être que l’autre put y croire car
De par ce geste
Le petit pantin bleu exprimait bien la mélancolie qui l’habitait
Plutôt mourir avec un ami dans les bras que de vivre
Eternellement seul
Et le Bleu souriait toujours
il rirait bien si l’autre pensait réellement cela
Mais certainement pas
Certainement que le Brun pensait juste
Seulement
Que leurs deux pieds étaient en train de déraper
Qu’aucun des deux ne pouvait se rattraper
Cinquante mètre de pique
Ils tombèrent littéralement des cieux
Le Bleu descendait moins vite car
Plus petit
Plus léger
Puis il fut sauvé
Une étrange masse noire le prit entre ses serres
Et disparut avec lui
Avec son rire inaudible
Et le Brun tomba
Seul
Dans une mer de Pétales
De fragiles
De bleu



[Charles + Hans désengagés]
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Voltige de Haut vol [Pv Charles]

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