Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 If you are sorry... be worried. [PV Rose]

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MessageSujet: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Jeu 6 Jan 2011 - 21:00
Dure semaine


Premier jour : Ignorance totale. Bien méritée.

Le lendemain de leur dispute, Joachim ne lui avait pas adressé un mot. Il ne le regardait pas et, si par hasard leur regards se croisaient, il feintait de ne rien voir et de regarder le vide. Il n’arrivait toujours pas à encaisser ce que le blond avait dit. Le pire avait été son indifférence totale à son humeur noire. Il s’était simplement fait du thé ! Du thé ! Alors que lui allait exploser ! Oh qu’il aurait aimé écraser sa tête contre le feu de cheminé à ce moment là. Mais il s’était couché, furieux, et évidemment, il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Tout le bien que lui avait fait Gabriel était parti en fumé, consumé par l’agaçant blondinet. La mort pouvait au moins se dire qu’elle avait bien fait de lui avouer ses quatre vérités, et elle n’avait aucuns remords à avoir sur ce sujet (ni sur un autre). De toute façon, Rose n’avait pas semblé particulièrement dérangé. Joachim avait en tout cas trouvé une comparaison formidable au garçon : Un verre, sobre et glacé.

Deuxième jour : Ignorance totale. Bien méritée.

Pareil qu’au premier ; Ignorance complète. Rose avait une façon étrange de nier son existence. Il lui disait bonjour, bon appétit, au revoir, mais c’était mécanique. Pourquoi s’embêter à lui parler ? Faust semblait tout faire comme d’habitude : Il était toujours aussi froid mais cette fois s’ajoutait une tension qui n’existait pas auparavant. Ça ne dérangeait pas Joachim. Ses regards étaient pleins de mépris et ses silences étaient tout aussi équivoques. Le manque d’animation de la table ne lui faisait rien et au contraire, l’apaisait de ses longues nuits d’insomnies. Tout allait pour le mieux, dans les meilleurs des mondes et il n’adresserait plus jamais un seul mot à ce vaurien insensible.

Troisième jour : Ignorance totale. Méritée.

Ça continuait, inlassablement. Bonjour, bon appétit, au revoir, bonne nuit. Joachim recevait ses clients comme à son habitude, et, fait rare, insistait pour être le dominant. Il avait un besoin inexplicable de dépenser ses forces jusqu’à ne plus pouvoir bouger un seul muscle. Ses clients ne s’en plaignait pas (Bon, un peu quand même au début et après, cette fois on pouvait facilement comprendre que les boitements n’étaient effectivement pas dû à une luxation de la cheville). Celui d’hier avait été réticent (parce que blablabla ça insultait sa virilité, blablabla ce n’est pas son truc) mais Joachim était très buté dans ce genre de situation, et surtout, très persuasif. Si ça n’allait pas, il se sentait même prêt au viol, ça ferait une mise en scène très intéressante ! Ah… Décidément, il ne fallait pas le contrarier en ce moment. Des idées bizarres lui venaient…

Quatrième jour : Ignorance. Méritée…

Les trois premiers jours étaient passés très vite. Mais curieusement, celui-là lui sembla plus long. La tension qui régnait le dérangeait pour la première fois depuis la dispute. Il se demanda combien de temps ça allait durer… Une semaine ? Deux ? Bon, ce n’était pas tout mais il ne fallait pas que ça s’éternise non plus… Rose allait bien finir par craquer, tout de même, un jour ou l’autre. De toute façon, rien ne pressait !

Cinquième jour : Ignorance. Feinte.

On était déjà dimanche. Joachim s’était terriblement ennuyé le jour du seigneur, à vrai dire. Il n’avait pas de client ce soir et la maison était d’un calme inquiétant. On voyait parfois Rose déambuler dans la maison ou faire un tour dehors, mais l’endroit était mort et la faucheuse allait succomber à l’ennui le plus fatal. Il avait même espéré un court instant que le blond lui adresse la parole, pour le distraire et cesser une minute de soupirer. Sa colère semblait être passée et il se demandait pourquoi tout ne revenait pas simplement à la normale, comme avant. Combien de temps Rose comptait-il resté fâché ? Il le savait buté, mais quand même ! Il allait bien finir par se rendre compte que Joachim lui manquait… Non ?

Sixième jour : Ignorance feinte. Envi de parler.

Joachim tapotait la table du bout des doigts. Rose se tenait face à lui, et mangeait sans bruit. Les bruits de l’horloge l’agaçaient à un point inimaginable. Le « tic tac » ne cessait de mettre en valeur leur silence persistant, et ça le rendait fou. Déjà deux fois il s’était retenu de lui demander quelque chose, quand bien même ce fut un futile « passe moi le sel » ou « qu’est-ce qu’on fait cet après-midi ? ». Au dernier moment seulement il était parvenu à se rappeler qu’ils étaient en froid et qu’ils ne devaient pas s’adresser la parole. Mais c’était plus fort que lui ! Joachim haïssait plus que tout l’ennuie, le calme et surtout, le silence… Il était d’un naturel très bavard et se fichait du sujet de conversation, tant qu’il pouvait desserrer les dents. Il soupçonnait même ses clients de le prendre pour un psy officieux, tant ils se confiaient à lui. Mais qu’importait. Joachim se leva en laissant en plan son assiette et fila dehors après s’être habillé. Il fallait qu’il fasse quelque chose. Ça ne pouvait pas durer plus longtemps ! Rose était têtu, peut-être pas autant que lui, mais une chose était sûre : Il pouvait assurément bouder ainsi pendant des années, sans ciller. C’était dur à dire, mais il allait devoir faire le premier pas s’il voulait du mieux. Il n’y avait rien à dire : Rose exagérait !

Septième jour : Abandon.

Ça ne devait pas trainer ; Gabriel serait là à vingt heure tapante pour le restaurant (et pour l’exercice physique qui allait suivre et qui avait pour but de faire éliminer le sur plein de calorie, hum hum). Toute la matinée, Joachim avait trainé dans la maison comme une âme en peine. La réconciliation était un mot simple, mais l’acte lui, était très difficile. Et plus le temps passait tandis qu’il cherchait une idée, plus il se révoltait de devoir faire le premier pas. Après tout, pourquoi était-ce à lui de le faire ? C’était lui qui avait commencé ! Joachim n’était qu’une pauvre victime d’un homme ivre et frustré. Tu m’étonnes, qu’il soit toujours puceau, avec un tel caractère ! « Sois beau et tais-toi » devrait être son principe. Quoi que. Même sans ouvrir la bouche, Rose pouvait en agacer plus d’un avec son air de glaçon. Pourquoi diable devaient-ils se réconcilier, hein ? Et d’où lui venait cette espèce… d’attachement, ridicule et grotesque ! S’il avait été son domestique, cela aurait fait longtemps qu’il l’aurait viré. Le respect du sauveur ? Pff ! Surement pas. En vérité, Joachim n’en avait aucune idée mais, il mourrait d’envi de lui adresser la parole et de le toucher. Voilà, c’était comme un petit animal qu’on appréciait, ça devait être cela.

Joachim regarda l’horloge : Deux heures de l’après midi. Il avait le temps, mais pas tellement non plus. Il soupira, se massa les tempes et alla vers la cuisine. Elle était déserte. La faucheuse soupira de nouveau, un très long soupire et se résigna. C’était juste car le silence était désagréable, c’était pour la bonne cause. Et puis, les clients allaient fuir s’il continuait à… enfin bref.
Une demi-heure plus tard, le garçon tenait dans sa main une tasse de thé sous une jolie coupelle. C’était la première fois qu’il faisait du thé de sa vie, et il était assez incertain du résultat. Au moins, ça sentait bon. Seulement, une petite inquietude lui soufflait qu'il se trompait peut-être totalement. C'était idiot, mais, il se demandait si Rose voudrait du thé à deux heures et demi, surtout si c'était Jo qui le lui avait fait. Et s'il pensait que c'était empoisonné ? Qu'allait-il faire s'il refusait! Joachim ferma les yeux et inspira. Il se tenait devant la porte de Rose, totalement immobile, la tasse dans les mains. Il POUVAIT le faire. Non, il DEVAIT le faire ! Quoi, il devait ? Mais on n’imposait rien à Joachim, allons ! Et cela recommençait, ce dilemme infernal : Frapper ou ne pas frapper ? Il rougissait de honte à la seule idée de se « rendre » et pourtant, il ne voulait pas non plus subir cette tension épuisante. La tasse semblait comme possédée et sa surface reflétait son visage tiraillé. Hors de question que Rose le voit comme cela. Soit il ne le verrait pas du tout, soit il ouvrirait la porte à un visage de marbre et indifférent, sans pour autant être mal poli (il s’était entrainé devant sa glace). Il inspira de nouveau. Ce n’était pas comme s’il capitulait ; Joachim souhaitait juste et égoïstement améliorer son quotidien, et celui de ses clients. Et si le blond ne voulait pas s’excuser (ou l’excuser…), il partirait ! Après tout, c’était son argent qui payait ce loyer. Enfin disposé à se lancer, il ferma les yeux et toqua deux coups sur la porte :

« Rose, c’est moi. » Sa voix était posée et naturelle, mais il rougissait légèrement. « Je t’ai fait du thé… Est-ce que tu en veux ? »

Il n’était pas trop tard pour prendre ses jambes à son cou, n’est-ce pas ?


Non mais je ne joue pas moi, je travaille !

{Savais-tu que la mort avait un visage ? }

Le vrai Joachim...♥
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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Ven 7 Jan 2011 - 2:13
Give us this day our daily dose of faux affliction
Forgive our sins


Premier jour : sérénité olympienne. Thé au jasmin.

Extrait du journal de Lord Rose

En l’an de grâce XXXX

Cher journal,

Je songe très sérieusement à cesser d’intituler mes entrées ‘Cher Journal’. On dirait une collégienne ou une pensionnaire. On se débarrasse difficilement des mauvaises habitudes, il me semble que c’était hier que je composais mes premiers herbiers. J’avais 13 ans alors. Personne ne doit jamais savoir que je tiens ce journal. Et personne ne le saura jamais.

Deuxième jour : sérénité olympienne. Lapsang Souchong.

En l’an grâce XXXX

Cher journal,

Mes roses ne fleuriront jamais si je ne trouve pas un moyen de protéger les racines du gel. Il faut absolument que je me procure un livre qui traite de la culture des roses. Ou alors, peut-être devrais-je demander conseil à un jardinier. Mais où diable pourrais-je dénicher un jardinier ?
Je pense cuisiner du hareng mariné et une salade de pommes de terre pour ce soir. Je fais chaque jour d’étonnants progrès, et mes plats, bien que simples, sont souvent goûteux. Comme je le dis souvent « les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse » et après tout, la cuisine n’est-elle pas élevée par certains au rang d’art ?
Il est tard, cher journal, et je devrais dormir un peu, le prochain client de Joachim ne va pas tarder à arriver. J’ignore pourquoi mais il est beaucoup plus bruyant ces temps-ci qu’il n’était autrefois. Sainte Marie mère de Dieu ! Quand je pense qu’une cloison à pleine plus épaisse que la largeur de mon pouce nous sépare ! Ne dit-on pas parfois que le péché et le vice………….. ( ici, l’auteur effectue à dessein une coupe dans le texte original, pour épargner au lecteur les très longues – et inintéressantes – considérations de Lord Rose sur tout ce qui touche au péché, à la rédemption par la foi, et au prochain client qui va venir et qui beugle un peu plus fort semaine après semaine. )

Troisième jour : légère contrariété. Earl Gray.

Cher journal,

Aujourd’hui en prenant le thé j’ai fendu en deux une tasse à laquelle je tenais comme à la prunelle de mes yeux. Mon service en porcelaine tchèque est dépareillé à présent. C’est intolérable ! Et, que Dieu me vienne en aide ! J’ai perdu la croix qui pendait à l’extrémité de mon chapelet. Je m’explique difficilement comment une telle chose a bien pu se produire. Je me demande cependant si ce n’est pas la perte de la tasse en porcelaine tchèque qui me cause le plus de peine.

Quatrième jour : sérénité Olympienne. Thé à la rose et aux amandes.


Cher journal,
Un ami m’a offert un livre, un roman écrit par un dénommé Wilde, Oscar, et qui, si j’en crois les informations imprimées sur la dernière page, a vécu à la fin de mon siècle et a même vécu assez longtemps pour connaître l’avènement d’un nouveau ( siècle ). J’en ai souligné de larges passages. Dégoûtant, dégoûtant ! Ah, qu’est devenue la pauvre Angleterre en mon absence ? Il semble que nos auteurs nationaux soient désormais choisis parmi les représentants du bas peuples et de la pire canaille. Je dis pour ma part que même si ce roman est fort bien fait on ne peut décemment tolérer que soit publié un tel ramassis de païennerie et que…………… ( autre coupe, même motif ) ( il parle du Portrait de Dorian Gray, ndlr )

Cinquième jour : sérénité olympienne, jour du seigneur. Thé blanc.

Cher journal,

Quelle pitié que je ne puisse plus assister aux messes dominicales. Je crois que je ne m’en consolerai jamais. J’ai prié toute la matinée, cependant, je me sens plein d’un admirable sentiment de piété et de compassion envers l’univers tout entier.

Sixième jour : Calme et volupté. Thé russe.

Cher Journal,

J’adore les chats. Et avec tout le respect que je dois à nos très saints ministres du culte, je pense qu’ils ont eu bien tort, il y a quelques siècles de cela, de condamner ces adorables créatures de Dieu. Note à moi-même : voilà une autre chose que personne ne doit savoir. Si l’on venait à apprendre que j’ai un faible pour les chats… J’en nourris trois actuellement, en cachette, avec les restes de nos repas. Je les ai appelés : Lucifer ( Dieu me pardonne ), Rubis sur l’ongle, et Serpolet. Je devrais me coucher tôt ce soir, j’ai mal à la tête.


Pendant cette semaine qui avait paru si longue à Joachim, la vie s’était écoulée paisiblement pour Rose. Son quotidien, en tout point régulier, en tout point ennuyeux, était réglé comme du papier à musique et à vrai dire il s’accommodait très bien de son nouvel état d’homme bafoué ( le baiser volé ) mais tranquille enfin ( la politique d’ignorance réciproque qu’ils mettaient en pratique depuis presque sept jours était des plus délassantes ). Joachim semblait ronger son frein et Rose s’abîmait dans la prière, la contemplation, et les joies simples, presque pastorales qui rythmaient son existence le contentaient et l’apaisaient.
Bien sûr, il y avait aussi toutes ces mauvaises pensées, qu’il ne pouvait pas réfréner, ces choses inavouables qu’il hésitait à écrire lorsqu’il laissait sa plume en suspens au dessus du papier. Par exemple, ces rêveries coupables qui le tourmentaient lorsqu’il entendait Joachim et ses clients, dans la chambre d’à côté. Il s’imaginait, parfois, pris de force, sur le dos, ou alors des mains innombrables déboutonnaient sa chemise, son pantalon, des bouches anonymes se pressaient sur ses lèvres, au creux de son cou… Il lui arrivait de se réveiller en pleine nuit, au milieu d’un rêve érotique. Il lui suffisait de tendre l’oreille pour entendre, tout proche, les bruits des respirations lourdes, les gémissements rauques d’hommes qui payaient pour jouir. Faust pensait chaque fois en mourir de honte. Il ne comprenait pas que deux-cent-deux ans de pulsions sexuelles contenues devaient trouver un exutoire, d’une façon ou d’une autre. Mais penser au péché, selon lui, était déjà pécher. En l’absence de prêtre et chassé des églises, il était son seul examinateur de conscience, et il était aussi impitoyable envers lui même qu’il l’était envers les autres. Il y avait un crucifix en bois au dessus de sa commode, qu'il fixait souvent en se demandant si tout ceci n'était qu'une épreuve destinée à éprouver sa foi. Mais tous ces questionnements devaient sembler un peu hypocrites, quand on avait vendu son âme au diable.

Il avait mal dormi, la veille. Il pensait couver une mauvaise grippe, il avait eu si chaud pendant la nuit qu’il s’était complètement dévêtu. Vers quatre heures du matin, il s’était enfin endormi, épuisé, et à vrai dire il aurait encore dormi jusqu’à la fin de la journée, si Joachim n’était pas venu le trouver.
Il était bien enroulé dans son édredon et profondément endormi lorsqu’il entendit des bruits de pas devant sa porte. Il se retourna dans son lit, enfouissant sa tête dans l’oreiller qu’il serrait fort entre ses bras nus. Il avait de la fièvre et il n’était pas question qu’il remue un orteil, pour quelque motif que ce soit.

Deux coups sonores.

« Rose, c’est moi. Je t’ai fait du thé… Est-ce que tu en veux ? »

Oh, yes, for god’s sake, he DID need a cup of tea, and needed it BADLY. Il ignorait pourquoi Joachim avait subitement changé d’avis, mais cette tasse de thé lui ferait sans doute un bien miraculeux. Il mourrait de soif et en cet instant rien ne lui semblait être plus désaltérant, plus délectable, qu’une bonne coupe fumante. Béni soit ce jeune insolent, lui et ses chemises froufroutantes, il y avait une justice sur terre, finalement.

« Entrez » murmura Rose ( trop bas pour être entendu ). Il réalisa soudain qu’il était nu comme un ver et qui chercha désespérément du regard ses vêtements, qu’il avait envoyés à l’autre bout de la pièce. Il remonta ses draps jusqu’au menton, et répéta, plus fort « Entrez ! »

Et tant pis pour sa chevelure en bataille, ses yeux brillants de fièvre, et ses joues rosies pas la chaleur d’étuve sous ses multiples couvertures. Tant qu’il restait sous la couette, tout irait pour le mieux…

Non ?


( je me suis réveillée vers une heure et soudain j'ai eu une inspiration dingue O_O ) ( retourne se coucher )
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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Ven 7 Jan 2011 - 18:54
Une tasse de bons sentiments ?

Maintenant il était trop tard, oui. Joachim poussa la porte doucement, faisant attention au thé contenu dans la petite tasse. Il faisait nuit noire à l’intérieur, les volets étaient fermés. De peur de buter contre un quelconque obstacle (quoi que l'antre de l'anglais devait surement être impeccable), le jeune homme posa la tasse par terre avec précaution et se dirigea vers la fenêtre. Il pouvait vaguement voir le blond, enfoui sous les couvertures de son lit. Il récupérait surement le sommeil empêché durant la nuit. Quelque part, Joachim le plaignait… C’était vrai qu’il n’y allait pas de main morte.

Une fois les volets ouverts (sur un ciel grisonnant et qui annoncait une pluie glaciale pour son rendez-vous), il put admirer la chambre rangée du blond, mis à part ses vêtements de la veille étendus au sol. Il récupéra la tasse posée devant la porte qu'il ferma au passage et s’avança vers le lit. Rose était allongé et sa couverture remontait jusqu’à son menton, on avait l’impression qu’il allait disparaître sous la couette. Joachim eut un minuscule sourire en voyant ses cheveux en bataille et cet air un peu endormi. Il s’assit sur le plus petit bout du lit qu’il put, de peur de se faire chasser s’il prenait trop ses aises. Rose allait surement lui dire de déguerpir après quelques politesses de bases, obligatoires à son statut de gentleman. Sauf si sa présence ne le dérangeait pas, tant il le trouvait insignifiant. Evidemment. Ah, si cet effort de sa part était vain, il allait se pendre, c’était certain ! Il avait du mal à paraître naturel… La faucheuse semblait un peu gênée et légèrement contrariée. Se montrer gentil et attentionné, ce n’était son truc, et il n’en n’avait jamais lu le mode d’emplois. Il eut un soupire mental et ferma les paupières. Ça faisait deux minutes qu’il était là et il n’avait toujours pas dit un mot. Sa tête se tourna vers le jeune homme allongé et il le regarda plus en détail. Une mèche de cheveux lui tombait sur l’œil droit tandis que les autres se contentaient d’être juste désordonnées. Ses jouent étaient rouges, et ses yeux luisaient d’une bien étrange façon. Rose semblait épuisé, mais il ne savait pas si c’était dû à son manque de sommeil ou à autre chose. Il le dérangeait peut-être… Enfin, c’était trop tard maintenant. Si Rose ne voulait pas de sa présence, il le lui dirait. Et qu’il ne compte pas sur lui pour revenir vers lui une deuxième fois !

- Ça ne va pas ? Tu as mauvaise mine.

Peut-être juste un réveil difficile, cela dit. Il lui tendit sa tasse, avec le plus d’indifférence possible, comme si cela allait l’aider à aller mieux. Forcément, Rose lui ventait sans arrêt les mérites de cette boisson, il avait fini par y croire. Joachim ne lui trouvait pas un gout miraculeux, mais si cela marchait sur Rose… Eh bien, tant mieux.


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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Sam 8 Jan 2011 - 19:05

You give me fever...


Faust grogna de façon fort peu aristocratique lorsque Joachim ouvrit les volets. La lumière le blessait et le ciel morne et gris lui donnait envie de s’enfoncer plus profondément que jamais dans les couvertures. – ce qu’il fit -

Il entendit les ressorts du lit grincer et secoua la tête pour chasser les mèches qui lui barraient les yeux. Joachim était recroquevillé sur le bord du lit comme s’il avait peur que le sommier cède sous son poids. La tasse tremblait dangereusement entre ses doigts et Rose craignait à tout instant qu’il n’en renverse le contenu sur la taie blanche de son édredon.

« ça ne va pas ? Tu as mauvaise mine. »

Rose sourit faiblement en se mordant la lèvre inférieure. Il devait vraiment être malade, pour sembler si mal en point. La tête lui tournait et il sorti sa main droite de dessous les draps en essayant maladroitement de se masser les tempes.

« Mais non, c’est mon teint naturellement maladif d’anglais. Je plaisante bien sûr. Je suis malade à crever, en fait. »

Avec cet air morne et ce ton égal et presque chantant, il était difficile de dire si Herbert était sérieux où s’il se moquait de Joachim. Cependant, une quinte de toux violente le secoua de haut en bas et son visage sembla soudain très pâle, comme s’il était sur le point de s’évanouir.

« Je dois avoir attrapé la grippe… Et dire que je devais m’occuper de mes rosiers… » Il soupira et se demandait déjà comment il allait réussir à attraper la tasse que la faucheuse lui tendait sans rabattre les couvertures. La chose lui semblait presque impossible et de plus il avait très chaud. Oh, et puis zut ! Après tout il était dans sa chambre, et Joachim voyait défiler des hommes nus plusieurs fois par jour, il ne se formaliserait pas pour un petit bout d’épaule entrevu…

Précautionneusement, il sortit ses bras et la fraîcheur de l’air ambiant lui fit du bien. Il roula sa couette jusqu’à mi-torse et tenta vainement de remettre un peu d’ordre dans sa chevelure, renonça en ronchonnant et attrapa la tasse de thé avec un gracieux sourire.

« Vous excuserez ma… mise négligée ( il s’abstint bien de préciser qu’il n’était pas vêtu ) je n’attendais pas de visite. »

Il n’y avait aucune chance pour que Joachim profite de sa faiblesse et de sa nudité pour le renverser sur le matelas et fait un sort à sa virginité, si ? Soyons sérieux. Herbert n’était pas tout à fait à l’aise. Même sa mère ne l’avait jamais vu aussi peu habillé et Joachim lui avait volé son premier baiser, qui pouvait dire jusqu’où il oserait aller pour tuer l’ennui ? Satan, qui venait en visite chaque fois qu’il en avait l’occasion, n’avait pas manqué de lui faire remarquer qu’à trop se faire désirer on finissait par obtenir ce qu’on méritait, que son colocataire n’était pas du genre patient et qu’il n’hésiterait pas à le tourmenter pour passer le temps, mais Faust se méfiait des informations que relayait Lucifer, elles n’étaient pas de première main et étaient de plus souvent très orientées.

Faust porta la coupe délicate à ses lèvres et but une petite gorgée. Il mourrait de soif mais il n’était pas question qu’il lape comme un chien qui boit dans on écuelle. Le thé avait une odeur étrange et sucrée, qu’il n’arrivait pas à identifier. Ça sentait un peu…

« Menthe vanille. Une combinaison audacieuse » commenta Rose qui avait l’impression qu’il allait vomir si on l’obligeait à boire une goutte de plus de l’horrible mixture. Il avala une autre gorgée encore plus petite que la première mais il ne pouvait pas en demander plus à son palais et à son estomac. Il souriait avec douceur pourtant, en vidant petit à petit sa tasse. Il y avait beaucoup trop de sucre et la menthe avait infusé beaucoup trop longtemps. Le… liquide aurait fait un excellent purgatif. C’était une réussite, en un sens.

Hum.

Il posa la coupelle et la… la CHOSE sur sa table de nuit, s’ébroua et releva la tête vers Joachim. Celui-ci semblait attendre un avis ( favorable ) une manifestation de gratitude ( évidemment ) et était à mille lieues de soupçonner à quel point son thé ( préparé avec amour ? ) était infect.

« C’était délicieux, merci. » Murmura Rose qui se laissa retomber sur les oreillers encore un peu plus affaibli qu’il n’était au réveil.

« Et que me vaut, hmm… une telle amabilité ? »

Il avait posé la question sans ironie ni méchanceté. Il se demandait sincèrement ce qui avait bien pu pousser Joachim à sortir de sa réserve, au point de lui préparer un… un… vous m’avez comprise.
À moins qu’il ne soit venu pour essayer de l’empoisonner ?
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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 9 Jan 2011 - 17:49
Maybe do you need help...?


« Mais non, c’est mon teint naturellement maladif d’anglais. Je plaisante bien sûr. Je suis malade à crever, en fait. »

Joachim considérait que s’il avait la force de faire de l’humour, il n’était pas malade à en crever. Il avait vu des gens malades au point de mourir et Rose semblait même assez normal comparé à ces pauvres gens. Si Rose pouvait être considéré de « normal » tout court…
Malgré tout, il était vrai qu’il semblait souffrant. Une violente toux acheva de convaincre le brun qui pour le coup, semblait quelque peu désemparé. Rose était affreusement livide et Joachim se demandait s’il n’allait pas clamser dans l’heure. Oh, non, pas ça, pas après tous les efforts qu’il avait fait ! S’il voulait mourir, il avait intérêt à remettre ça à plus tard. D’ailleurs, cette maladie était peut-être l’œuvre de Dame Nature… La faucheuse ne l’avait jamais beaucoup aimé mais, il fallait avouer que c’était une vengeance comme un autre. La mauvaise foi du blond l’avait étouffé et le clouait au lit. S’il la revoyait, Joachim se promit de remercier la demoiselle. Enfin. Il n’était pas non plus un monstre et la douleur de son colocataire ne le laissait pas de marbre, il était prit d’une certaine pitié. Surtout qu’il ne savait pas du tout comment arranger cet état épouvantable.

« Malade…? », souffla-t-il à lui-même comme pour se souvenir de ce que cela signifiait.
« Je dois avoir attrapé la grippe… Et dire que je devais m’occuper de mes rosiers…»

La mort se demandait de quels rosiers il parlait quand il fut interrompu : Rose tentait de se relever et dégageait ses bras et son torse de sous la couette. Joachim avait oublié qu’il existait une peau sous ses chemises, tant il avait l’habitude de le voir couvert jusqu’aux poignets. Elle était extrêmement blanche, comme un nourrisson sortant du ventre de sa mère. Il fallait dire qu’il ne la laissait jamais à la chaleur du soleil… Les yeux du brun n’arrivaient pas à se décrocher de ces nouvelles parcelles de peau offertes à sa vue. Dire qu’il s’agissait de Rose… Il ne pensait pas un jour pouvoir l’observer ainsi. Et peut-être appréciait-il un peu trop le spectacle…

«Vous excuserez ma… mise négligée ( il s’abstint bien de préciser qu’il n’était pas vêtu ) je n’attendais pas de visite. »

Il eut l’impression d’un reproche et releva la tête sur son visage. Rose ressemblait vraiment à… à un humain malade. Il était fatigué et avait une voix douce, presque soufflée. Etrangement, il avait pensé que même malade ou fou, Rose resterait froid comme la glace et d’une stature droite. Mais il était courbé et lui offrait un joli sourire d’excuse, un peu gêné. Joachim ne sut que répondre et préféra se taire. Il ignorait s’il s’agissait d’une manière polie pour lui dire qu’il dérangeait ou s’il le pensait vraiment. Enfin, de toute façon, il avait décidé de rester. Il lui rendit un petit sourire aimable et l’observa attraper sa tasse, celle qu’il avait préparé (un peu au hasard, mais avec application. Un (ou deux ?) sachet de thé dans l’eau, du sucre et il suffisait d’attendre. Même Joachim pouvait le faire !).

« Menthe vanille. Une combinaison audacieuse. »

La faucheuse éprouvait une certaine fierté à voir Rose se régaler ( ?) de la boisson. Il prenait même le temps de la savourer ! Inconsciemment, il en était très heureux et se mit à sourire.

« C’était délicieux, merci. » Murmura Rose qui se laissa retomber sur les oreillers encore un peu plus affaibli qu’il n’était au réveil.
« C’est normal » répondit-il avec un brun d’arrogance, totalement inconscient du calvaire qu’il avait infligé au blond.

La politesse de Rose était honorable. Mais elle allait lui couter cher. Joachim comptait bien à présent rééditer son expérience, pour le simple plaisir d’entendre Rose soupirer et le remercier. Il remit en place une de ses mèches derrière son oreille, toujours un sourire flottant au visage. Il était évidement qu’il allait aimer, puisque tout ce que Joachim touchait ou confectionnait était un délice !

« Et que me vaut, hmm… une telle amabilité ? »

Oups. L’enthousiasme du jeune homme retomba comme un flan raté. Il eut un bruit de gorge gêné et il se tourna vers celui qui avait posé la question, cherchant une réponse valorisante (car impossible de lui dire la vrai raison).

« Eh bien… » Commença-t-il en posant sa main sur le front brulant du malade. « Tu as peut-être oublié mais, je ne suis pas là ce soir. Je voulais juste m’assurer et que tu étais levé pour garder la maison… » Il avait obstinément fixé des yeux sa main posée sur son front. A vrai dire, il était si chaud que Joachim trouvait ça désagréable et un peu inquiétant. Il fronça légèrement les sourcils et regarda Rose dans les yeux, cette fois. « Mais vu ton état, réveillé ou pas, ça ne fera pas de différence. » Il soupira et retira sa main.

Il était assez fier de son mensonge. Mais il n’était plus d’humeur à s’en amuser. Il se demandait s’il faisait bien de laisser le blond tout seul plusieurs heures. Si jamais son état s’aggravait, cela pourrait être très grave. Après tout, les êtres humains étaient si faibles et peu résistants ! Mais d’un coté, il ne voyait pas ce que sa présence pouvait apporter de plus au jeune homme. Il avait besoin de repos et de médicaments, pas de lui précisément.

Il se leva et alla vers la fenêtre pour l’entrouvrir un peu. La chaleur de la pièce était étouffante et l’air avait besoin de se renouveler. Lorsqu’il revint s’asseoir aux cotés de Rose, il prit plus ses aises et se tenait maintenant au niveau de sa taille. Son bras d’appuis était de l’autre coté de sa hanche et son dos était légèrement courbé en avant. Il le regardait doucement et semblait lui accordé toute son attention –ce qui était le cas-.

« Je pars à huit heures mais, je peux aller en ville t’acheter des médicaments avant. Je peux aussi te refaire du thé ou ce qui te fait plaisir. Une préférence ? »

Pour une fois que Joachim proposait spontanément ses services…


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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Lun 10 Jan 2011 - 17:37
« C’est normal » lança Joachim avec fierté, ce qui tira un petit sourire à Rose qui gigota sous ses draps, mal à l’aise.

Faust sentit une main fraîche se presser contre son front et soupira de soulagement. Il attrapa le poignet de joachim pour lui faire poser la main à plat sur sa joue, qui était plus brulante encore. Le contact était agréable et il hésitait à attraper l’autre main de Joachim.

« Tu as peut-être oublié, mais je ne suis pas là ce soir. Je voulais juste m’assurer que tu étais levé pour garder la maison… »

Herbert rit et son rire s’acheva en quinte de toux. Oh, come on, Joachim espérait-il VRAIMENT qu’il pourrait lui faire avaler un si gros mensonge ?

« Bien sûr… siffla Herbert entre ses dents, toujours agaçant malgré la maladie. D’où le thé. C’est logique, c’est logique. »

Il avait toujours de la force quand il s’agissait de taquiner son colocataire. En fait il aimait le voir son visage passer progressivement du blanc au rouge plus du rouge au blanc, avant qu’il ne se mette à hurler et jeter les bibelots dans tous les coins de la pièce. Bien sûr, la plaisanterie n’était pas toujours du goût de la faucheuse, mais Rose ne se formalisait pas de ses petites sautes d’humeur. Après tout, c’était aussi ce qui rendait la chose amusante, non ? Il se souvenait d’avoir un jour examiné un de ces jouets de facture moderne, emporté par accident par un lecteur malchanceux : il s’agissait d’un de ces petits chevaux en plastique ( rose n’avait pas de mot exact pour désigner cette matière, je supplée donc à son insuffisance ) que l’on devait charger progressivement de petits objets, jusqu’à ce qu’un mécanisme invisible actionne l’objet et fasse ruer l’animal miniature. Joachim était comme le petit cheval : il avait certaines limites, et, une fois franchies, il perdait toute mesure et se cabrait comme une monture blessée par le mords. Rose n’aimait pas martyriser les animaux, d’ordinaire, mais il faisait une exception pour le jeune homme. Celui-ci dirigeait d’ailleurs souvent sa rage contre les verres, les assiettes, les figurines en porcelaine, les miroirs, bref, tout ce qui fait du bruit et coupait quand on essayait de ramasser les morceaux. Il était très féminin en ce sens et Rose songeait souvent qu’il n’aurait pas aimé l’avoir pour femme.

Le sommier grinça, puis le parquet, et enfin les gonds de la fenêtre qui avaient vraiment besoin d’être huilés. Une brise humide, lourde, souffla par l’ouverture. Il allait y avoir de l’orage.

Il sentit une pression sur le matelas, au niveau de sa taille. Il était plus près et Herbert regretta encore une fois de ne pas avoir enfilé de pantalon. Il était penché vers lui et il le voyait de très près, ses cheveux noirs, ses yeux – cernés, toujours cernés – son teint pâle, son nez droit… Depuis combien de temps avait-il dix-neuf ans ? Rose n’avait même pas pensé à le lui demander…

« Je pars à huit heures mais, je peux aller en ville t’acheter des médicaments avant. Je peux aussi te refaire du thé ou ce qui te fait plaisir. Une préférence ? »

C’était… Tellement… gentil, que c’en était presque suspect. Il devait mijoter quelque chose. Le thé n’était qu’un avant-goût. Il allait lui jeter une bassine d’eau glacée ou alors s’inviter dans son lit… Mais plus il le regardait ( avec l’air un peu perdu ) plus il lui semblait qu’il était sincère.

« Je ne pense pas que les médicaments soient très efficaces. Ce n’est qu’un rhume. Je crois qu’il reste une pomme et une tablette de chocolat dans la cuisine. Ce serait vraiment gentil si tu voulais bien… » Il ne termina pas sa phrase et se roula en boule sur le côté, révélant ses flancs minces et sa peau lisse sous laquelle on devinait le relief des côtes. Sa poitrine se soulevait et retombait rapidement, car il avait du mal à respirer. Il semblait que son état empirait. Il n’en mourrait pas, mais en serait quitte pour trois jours difficiles.

« Et aussi… m’apporterais-tu la bassine d’eau froide ? Avec une serviette ? Ce serait parfait. »
Il remua encore cherchant une parcelle de fraîcheur sous ses couettes, un bout de draps que la tiédeur de son corps n’aurait pas encore réchauffé. Il ressemblait à un petit enfant tourmenté et fatigué qui cherche le sommeil sans le trouver.

Il repoussa, involontairement, ses couvertures chiffonnées du pied. Heureusement pour lui aucune partie sensible de son anatomie ne se trouvait exposée, en revanche l’os se la hanche apparaissait désormais entre deux plis du tissu blanc.

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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 16 Jan 2011 - 15:19
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C’était fou cette façon d’être, en tout instant, malade, effrayé ou joyeux, si agaçant. Il crevait à moitié et il trouvait encore le moyen de se moquer de lui ! Heureusement pour le blond, Joachim avait trouvé une force mystérieuse pour résister à son envi de râler plus encore. Peut-être son état si pitoyable ? Sa mine fiévreuse, qui lui donnait envi de se coller à lui pour le réconforter ? Ahah, non, ça, c’était une blague. Premièrement, Joachim avait toujours envi de se coller contre lui –se coller contre quiconque d’ailleurs- et deuxièmement, ce n’était surement pas pour le « réconforter ».

« Je ne pense pas que les médicaments soient très efficaces. Ce n’est qu’un rhume. Je crois qu’il reste une pomme et une tablette de chocolat dans la cuisine. Ce serait vraiment gentil si tu voulais bien… »

Une chose était sûre, il n’y avait plus ni pomme ni tablette. Dans son stress matinal, le jeune homme avait cru bon d’évacuer sa frustration en grignotant, et toutes les sucreries –ou presque- avaient été englouti. Joachim se tût et regarda Rose se replier sur le coté. Il lui tournait le dos et ne pouvait pas voir son air un peu gêné. Rose voulait manger et il n’avait rien à lui donné sinon des légumes –qu’il ne savait absolument pas cuisiner, évidemment- ou du pain. Hors de question de le lui dire, il allait perdre des points et était justement là pour en gagner. Tant pis, il se débrouillerait avec les moyens du bord !

« Et aussi… m’apporterais-tu la bassine d’eau froide ? Avec une serviette ? Ce serait parfait. »

Rose était mal en point et Joachim devinait sa difficulté de respirer à cause de son souffle rapide. La faucheuse se fit la réflexion qu’elle avait de la chance de ne pouvoir tomber malade et remonta un peu la couverture du blond, effleurant ses cotes du dos de la main –c’était trop tentant-. Elle se demandait ce qui la retenait de se glisser sous les draps pour se coller à ce corps brulant. La maladie ? Sa promesse de se tenir bien ? La peur de la colère de son colocataire ? Quoi qu’il en soit, cela commençait à tirailler le jeune homme furieusement. Et ça n’alla qu’en s’empirant, quand le souffrant rejeta d’un geste ses couvertures, et qu’elles dévoilèrent en glissant des hanches lisses et surtout, nues. Le garçon balaya le malade du regard, et de la tête au pied. Ce qu’il pouvait haïr Rose de le tenter ainsi…

« Oui », finit-il par dire en se levant rapidement. Plus vite il se dirigeait vers la porte, plus il chassait tout un tas d’idées impures, qui, de toute façon, referaient surface à son retour.

Il soupira en descendant les escaliers, et fit le bilan de son effort. Rose ne semblait pas si fâché que ça et s’il ne faisait pas de bêtises, il arriverait surement à renouer le lien. Il suffisait qu’il se tienne. Ça n’allait pas être facile, sachant que le jeune homme était étendu sur un lit, épuisé et potentiellement nu. Joachim entra dans le garde mangé à la recherche de quelques fruits à donner au malade. Sa seule trouvaille fut une carotte, qu’il éplucha fort mal. Il réussit même à se couper le pouce avec, et peut-être que son cris d’agacement avait retentit jusqu’à l’étage. Il était vraiment inacceptable qu’on laisse un Dieu éplucher de banales carottes, pour quelques motifs que ce soient ! Il passa son doigt sous l’eau et le suça pour qu’il arrête de saigner, avant d’y nouer un mouchoir autour. Il remontât ensuite l’étage avec la –vile et meurtrière- carotte sur un plateau et se dirigea à la salle de bain. D’un geste nonchalant il retira une bassine en fer et la remplie d’eau froide comme l’avait demandé le prince, puis en sortant de la pièce, attrapa deux serviettes. Le tout était disposé sur un lourd plateau et il crut bien le lâcher malgré le peu de distance qui le séparait de la chambre. Heureusement, il arriva sans accident et déposa le plateau sur la petite commode qui était à coté du lit. Il avait l’air énervé et fatigué, pour ne pas changer. Impossible de faire un sourire dans cet état, il avait vraiment envi d’étriper l’animal qui l’obligeait à se comporter comme une bonne. Entre autre, Rose.

« Ne crois pas que je vais faire ça longtemps ! Je n’arrive pas à croire que je m’abaisse à ce genre de tache, digne d’un domestique. »

Il attrapa une serviette et l’humidifia avec l’eau froide, les sourcils froncés. Il l’essora et la posa contre le torse du blond, qui s’était entre temps remis sur le dos, puis l’appliqua pour le rafraichir. Rose était collant et devait mourir de chaud, ça ne pouvait pas lui faire du mal.

« Je t’ai apporté une carotte. Je ne sais pas où sont passées les pommes et le chocolat », menti-t-il. Il faillit ajouter qu’il avait intérêt à l’apprécier vu la ‘souffrance’ qu’il avait du enduré pour la lui offrir, mais il se tut. Toucher le corps de Rose –même par l’intermédiaire d’une serviette- le calmait un peu et il n’était pas mécontent. Une fois le haut du torse fait, il posa la serviette sur son visage et essuya son front et ses joues, puis la passa sur son menton. Joachim semblait concentré sur sa tâche, comme une infermière zélée. Il replongea la serviette dans l’eau, l’essora à nouveau et s’occupa de ses deux bras, l’obligeant à se pencher un peu plus pour atteindre l’autre coté, puis vint les côtes et le ventre. Il la trempa à nouveau et extrêmement concentré sur la peau blanche qu’il examinait en même temps, ne fit pas attention au fait qu’il glissait sa main le long de sa cuisse antérieur. Le tissu était un peu descendit à cause du mouvement mais il ne voyait pas plus loin que sous son nombril. Alors qu’il allait complètement descendre la couverture pour ne pas être gêné, la nature eut la bonté d’envoyé un de ses éclairs frapper violement le sol. Surprit, Joachim sursauta et laissa tomber la serviette sur le lit. Il avait cru qu’on avait frappé à la porte très fort mais, le bruit se reproduit un peu loin et il comprit qu’il avait affaire à un simple éclaire. Il lissa une de ses mèches derrière son oreille, et retourna son visage vers le malade. Il se rendit alors compte de ce qu’il était entrain de faire et, presque effrayé, enleva sa main de dessous le drap en la tenant de l’autre. Il semblait à vrai dire plus surprit qu’effrayé, et regardait Rose avec un peu de gêne. Cela lui sembla stupide d’être gêné pour ça, puisqu’il l’avait fait sans mauvaise intention, mais c’était plus fort que lui. D’ailleurs, il était étrange qu’il n’ait pas pensé à autre chose. Allez savoir pourquoi ! Il allait surement le regretter plus tard.

« Tu peux t’occuper du reste tout seul, je pense, à moins que tu ais besoin de mon aide. », finit-il par dire l’air indifférent, après avoir retrouvé le teint juste.

Le temps était lourd et étouffant, Joachim craignait qu’il finisse par pleuvoir pour son rendez-vous. Il n’avait pas envi de se retrouver trempé. Quoi que. De toute façon, il n’allait pas garder ses vêtements longtemps…


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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 16 Jan 2011 - 18:41


Rose entendit un bruit discret de porcelaine qui s’entrechoque contre le métal, se retourna dans son lit, et regarda Joachim qui avançait vers lui, tenant le plateau en équilibre instable, un mouchoir autour du pouce. Avait-il essayé d’éplucher la pomme ? Il posa la bassine et l’assiette sur la commode et Rose haussa un sourcil. Une carotte ? Pourquoi diable une carotte ?

« Ne crois pas que je vais faire ça longtemps ! Je n’arrive pas à croire que je m’abaisse à ce genre de tache, digne d’un domestique. »

Il se mordit la lèvre pour ne pas rire, et tendit la main pour attraper un dé de carotte. Il l’inspecta sans rien dire pendant quelques secondes avant de le glisser entre ses lèvres et de le croquer avec appétit.

« Ne t’inquiète pas pour ça, Joachim, personne n’embaucherait jamais un domestique comme toi, de toute façon. Mon Dieu, qu’as-tu fait à cette carotte ? C’est de l’acharnement. »

Il avala un autre bout et sourit faiblement.

« Mais c’est rafraîchissant. Merci beaucoup. »

Il s’apprêtait à ajouter autre chose mais Joachim venait de lui appliquer la serviette humide sur le torse et il avait la chair de poule. Il n’aimait pas vraiment la façon dont le jeune homme le détaillait, ni celle qu’il avait de passer le linge sur son corps comme s’il le…

« Ha ! »

Il crut que son cœur allait manquer un battement quand il sentit la main de Joachim glisser sous les draps et le long de sa cuisse. Il affichait toujours cette expression sérieuse et concentrée mais Faust avait le poil hérissé à mesure que la pression de déplaçait du dessus vers l’intérieur de sa cuisse. Il hésitait à attraper la bassine pour en donner un coup à Joachim. Il aurait dû se douter qu’il n’aurait jamais été capable de garder ses mains dans ses poches. Il aurait du lui claquer la porte au nez et lui refuser l’accès de sa chambre. Dans quoi s’était-il encore fourré ?

Un éclair tonna tout proche, puis un autre, plus lointain, et Joachim sursautant retira sa main comme effrayé de son propre geste. Rose qui avait les yeux grand ouverts tourna la tête vers Joachim, cherchant à rencontrer son regard. Il semblait aussi embarrassé que lui et Herbert remonta prestement les couvertures jusqu’à son menton. Ses joues le brûlaient et il se cacha les yeux avec les deux mains en gémissant.

« Ma fièvre remonte » soupira-t-il en se détournant pour cacher son trouble et en prenant bien soin de ne pas laisser glisser ses couvertures.. Il était fiévreux et faible et si Joachim s’était glissé dans son lit en cet instant, il n’aurait pas eu la force de le repousser ni même de protester. L’eau sur son corps avait refroidi et il tremblait comme une feuille.

« Tu peux t’occuper du reste tout seul, je pense, à moins que tu n’aies besoin de mon aide. »

Bien sûr que non, Rose n’était pas capable de s’occuper du reste toute seul. Mais il n’avait pas du tout envie que Joachim continue de laisser ses mains traîner sur son corps.

« Je pense que je m’en sortirai. » Il toussa et ramena son édredon sur lui en grelottant. Il était véritablement misérable mais il se serait coupé un doigt plutôt que de se laisser nurser par un son pervers homosexuel de colocataire.

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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 23 Jan 2011 - 16:06
Okay. Maybe i'm a fucking servant.



Oh, allons. Etait-ce donc une raison de se recroqueviller ainsi ? Pour un simple contact d’une serviette sur sa cuisse ? Le blond avait remonté ses couvertures jusqu’à son menton, lui avait tourné le dos en couvrant son visage pour cacher une honte inutile. Joachim leva les yeux au ciel et regarda ses ongles un instant. L’un deux était cassé et un autre moins propre que les autres : C’était une horreur. Et l’autre osait se plaindre d’avoir un peu mal au crâne ! Il s’offensait même que Joachim le touche pour le soigner. La faucheuse serra les dents. Il fallait avouer qu’elle était un peu vexée de sa réaction ; La mort n’avait pas l’habitude qu’on le repousse ainsi.

« Je pense que je m’en sortirai. »

Ah oui ? Il avisa sa silhouette grelottante et sa voix faible, essaya de deviner la sensation d’avoir un corps trempé d’une eau glacé.

« Menteur. »

Il n’arriverait même pas à se lever pour aller se soulager. Joachim se leva, lança la deuxième serviette au visage de Rose et ajouta :

« Essuies-toi et enlèves la serviette mouillée des draps ou ils seront trempés. Et je ne les changerai pas. »

Sa voix était plutôt sèche mais elle n’en était pas pour autant agressive. Rose allait tremper les draps et s’il ne se séchait pas, son état allait empirer. Hors Joachim ne comptait pas éplucher des carottes toutes la semaine et s’occuper de lui comme une nounou. Il avait une haute estime de lui-même et laver des draps ou mettre la table de faisait pas parti de ses capacités, si l’on pouvait dire divine. A grandes enjambés il sortit de la chambre puisque monsieur pensait qu’il s’en sortirait. Joachim ne comptait pas se forcer si son britannique coincé de colocataire ne le souhaitait pas. Il avait bien mieux à faire ! Nettoyer ses ongles, se coiffer, préparer sa tenue pour ce soir, aller voir les spectacles qu’il pourrait s’offrir avec son argent, parler avec rose… Non, pas parler avec Rose.

En réalité, Joachim savait très bien ce qu’il allait et devait faire. Il devait rester à son chevet et s’assurer qu’il allait bien entre deux quintes de toux. Mais il n’en avait pas envi, premièrement car c’était chiant, et deuxièmement car Rose lui-même ne désirait pas sa présence. Lorsque Joachim enfila son manteau et attrapa son parapluie, on aurait pu jurer qu’il allait commettre un meurtre. Au premier pas fait dehors, sa mèche partit dans tous les sens à cause du vent, et son parapluie menaça de s’envoler. Il s’y agrippa et marcha le plus vite possible chez le premier médecin qu’il trouva. Il inspira, entra, et pensa très fort ‘je le fais, et après c’est terminé, il aura tout ce qu’il faut pour se guérir’. Le médecin était un petit homme élégant et bien coiffé. Mon dieu, se dit Joachim, ça va me couter la peau du cul.

« - Je peux vous aider ?
- Non, je voulais juste m’abriter de la pluie. *silence* Evidemment que vous pouvez m’aider. »

Insolent et odieux, le grand come back du shinigami. Le médecin affichait un sourire poli mais déjà agacé.

« - Mon colocataire a de la fièvre et il tousse, sans oublier son mal de crâne.
- Hum… Vu la saison et les symptômes, je pense qu’il s’agit d’une grippe, conclua-t-il après une minute.
- Super. Et comment est-ce qu’on peut soigner ça au plus vite ? »

Les doigts de la faucheuse tapotait sur la table et lui donnait un air pressé. L’homme grimaça et fila dans la remise, pour revenir quelques minutes plus tard les bras chargé de bocaux.

« Voici. Donnez-lui une infusion avec cette herbe ci, dit-il en présentant le premier bocal, c’est à prendre toutes les deux heures. Et voilà l’autre, qu’il faudra cuisiner avec sa soupe. Des plats consistants et énergétiques, pour solidifier ses défenses. »

Joachim attrapa les bocaux avec un air dégouté : l’herbe violette et l’autre verte pomme lui donnait des frissons :

« - Vous êtes sûr que ça ne va pas l’achever ?
- Assurément. Je suis médecin.
- Et vous auriez quelque chose pour le rendre sympathique ?
- Je ne suis pas sûr que votre ami soit celui qui en ait le plus besoin.
- Je n’aime pas votre allusion, dit-il sévèrement. On ne traite pas ses clients de la sorte. Enfin, j’espère que vous êtes meilleur médecin que vendeur. De toute façon, si je ne suis pas satisfait, vous le saurez bien assez tôt. »

Sur ce, il rangea les herbes dans son sac et sorti quelques vincents qu’il déposa sur la table. Il ne s’inquiéta pas de savoir si c’était la somme juste et s’en alla vivement ; le médecin ne le rattrapa pas car il lui avait donné plus que ce qu’il fallait. En sortant, il s’aperçu qu’il pleuvait encore plus fort qu’à aller, et qu’il devait encore acheter des « plats consistants ». Agacé, il traversa la route et entra dans le premier marché couvert qu’il vit. Il ne se soucia pas de ce qui était énergique ou pas et acheta tout ce qui était facile à préparer : pommes, chocolats, pain, cerises, mandarines… Certains fruits n’étaient pas de saison et étaient surement importés d’autres régions ou pays. Enfin bref.

A quatre heure moins le quart de l’après midi, il rentra à la maison le sac horriblement lourd, les joues et les cheveux trempés. Malgré le parapluie, la pluie ne l’avait pas épargné. Il se passa une main dans les cheveux en les secouant, râla et posa le tout sur la table. Il en avait plus que marre, et avait hâte de se jeter dans les bras de Gabriel. Il rempli négligemment un verre avec la première herbe et mélangea bien avec une cuillère, puis écrasa les bananes qu’il avait acheté en les mixant avec l’autre herbe. La couleur était immonde. Mais au moins, ça ne sentait pas mauvais. Joachim ne savait pas si c’était énergétique ou pas m’enfin… L’herbe était le plus important, non ? Et puis il ne savait même pas cuir un œuf de toute façon. Il attrapa un carré de chocolat et l’avala, tout ça lui avait donné faim. Puis il monta vers la chambre de Rose, armé dans une main de l’assiette avec une cuillère, et de l’autre avec le grand verre rose pale –qu’il avait oublié d’infuser-. Il ouvrit la porte aidé de son coude et posa le tout par terre, puisque la petite table était déjà prise. Cela faisait une heure qu’il était parti. Joachim secoua doucement son épaule pour s’assurer qu’il était réveillé.

« J’ai des médicaments pour toi. »

Ça avait intérêt à marcher.


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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Lun 24 Jan 2011 - 20:49


I really can’t stay- But baby it’s cold outside

Herbert attendit que Joachim ait passé la porte et s’essuya du mieux qu’il put, avant de jeter la serviette sur le bord de la cuvette. Le lingue mouillé atterrit directement au fond du récipient avec un petit bruit humide et Rose se roula en boule sous les couvertures, en attendant que la mort ne vienne le cueillir. Façon de parler. Il était tombé malade cinq fois en 202 ans, mais étonnamment était de constitution très fragile. Il savait déjà qu’il passerait les quatre prochains jours enfoui sous une montagne de couvertures, un thermomètre au coin de la bouche, à boire du chocolat chaud. Dans l’idéal, c’était la façon dont il espérait voir se dérouler sa convalescence. Mais bien sûr, il ne fallait pas espérer que Joachim, qui ne savait même pas faire cuire un œuf, puisse lui cuisiner des fournées de scones maison ou lui préparer un thé à la cannelle.

La dernière fois qu’il avait contracté une maladie, il s’était traîné jusqu’à la cuisine, avait fait chauffer cinq litres de thé glacé qu’il avait versés dans la soupière, attrapé une dizaine de boîtes de biscuits à l’orange et s’était endormi profondément pendant trois jours, en se réveillant seulement pour faire une toilette rapide, boire un peu de thé, et grignoter un gâteau. À l’issue de son hibernation, il avait perdu quatre kilos et s’était juré de ne plus jamais mettre le pied dehors à moins d’être emmitouflé de la tête aux orteils.

Il entendit Joachim passer d’une pièce à l’autre et ouvrir la porte d’entrée, et sortir, malgré le temps épouvantable. Il pleuvait des cordes et l’orage grondait au loin. Que pouvait-il bien aller faire à cette heure ? Peut-être qu’il avait-il avancé l’heure de son rendez-vous. Rose avait un air qui lui traînait dans la tête, un très vieil air qu’on lui avait chanté une fois et qui l’avait tout de suite enchanté, une ballade simple et charmante et qui commençait comme suit :

I really can't stay - Baby it's cold outside
I've got to go away - Baby it's cold outside
This evening has been - Been hoping that you'd drop in
So very nice - I'll hold your hands, they're just like ice

Il sourit en fredonnant le premier couplet, qu’il destinait peut-être à Joachim, ou alors il s’agissait simplement d’un délire occasionné par la fièvre. Faust trouva tout de même la force de s’extirper de son lit pour enfiler son sous-vêtement qui traînait encore, roulé en boule, près de la commode. La tête lui tourna, il s’était levé trop vite. Il s’abattit sur le matelas avant d’avoir eu le temps de passer son pantalon. Au moins, il était décent.

Un haut le cœur le secoua et il serra les draps entre ses poings. Il eut toutes les difficultés du monde à se rétablir en position assise pour glisser ses jambes sous la couette. Enfin, il retomba sur les oreillers. Il se sentait faible et brûlant, même si l’air frais qui passait par la fenêtre lui faisait du bien. Il se demandait s’il s’endormirait bientôt. Il avait soif et envisageait la possibilité de marcher jusqu’à la salle de bain pour se servir un verre d’eau. Après avoir pesé le pour et le contre pendant dix minutes, il se décida enfin et rejeta les couvertures, mais au moment de se lever il sentit un vertige troubler sa vue. Il s’évanouit et sa tête en tombant heurta le bois du lit avec un CLONK musical. Un peu de sang coula sur la blancheur des housses.

But don't you see - How can you do this thing to me?
There's bound to be talk tomorrow - Think of my life long sorrow
At least there will be plenty implied - If you caught pneumonia and died
I really can't stay - Get over that hold out
Ahh, but it's cold outside

Baby it's cold outside
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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Mar 1 Fév 2011 - 21:54



Quelques secondes… Pas de réponse. Il avait dû s’endormir alors que Joachim était sorti sous la pluie battante, surement. Quelque part, Joachim était agacé de voir qu’il se permettait de dormir pendant qu’il se fatiguait pour sa personne, mais, il fallait comprendre ; Joachim n’était jamais tombé malade (à une exception près, et quelle exception) et la compassion n’était pas son fort. Il savait qu’un malade passait la moitié de son temps à dormir et à se faire dorloter. Il n’imaginait pas vraiment le coté épouvantable de la chose.

- Rose, réveille-toi.

Il toucha son épaule à nouveau pour le pousser un peu. Son corps se tourna, juste assez pour que la faucheuse observe une tache rouge sur le tissu. D’un mouvement qui tendait presqu’au réflex, il attrapa Rose par les épaules pour le soulever, et sa tête tomba en arrière mollement, totalement inanimée. Ce qui ressemblait à une légère panique le fit frissonner : Le blond était si pâle qu’il semblait s’être poudré le visage de blanc. Joachim commença à le secouer, appelant son prénom de plus en plus fort, au fur et à mesure qu’il le secouait plus violement. Mais rien n’y faisait, il était comme une poupée éteinte et la mort le laissa tomber sur le lit les yeux écarquillés.

- Ne me fais pas ce coup là, pas après tout ce que j’ai fait !

C’était égoïste, il ne pouvait pas s’empêcher d’invoquer sa personne, même lorsque ce qui semblait être un ami était évanouit. L’idée que Rose soit mort ne lui traversa l’esprit qu’une demi-seconde, et, d’un geste sec, il gifla la joue du blond. Il avait une façon extrêmement féminine de donner une claque, cela sonnait comme la vengeance d’une femme trompée. Enfin, il reprit Rose dans ses bras, effleurant la plaie d’où coulait un peu de sang. Ça n’avait rien de grave apparemment, il serait au pire, peut-être un petit peu plus stupide qu’à l’accoutumé. Il fallait déjà l’être pour essayer de se lever dans son état. Les paupières du jeune homme commencèrent à trembler un peu, et Joachim eu un petit soupire de soulagement. Mais cela ne dura qu’un instant, celui qu’il se souvienne de l’inquiétude qu’il lui avait causé et il dit le ton accusateur :

- Tu m’as fait peur espèce d’idiot, je peux savoir ce qui t’as prit de bouger dans ton état ?

Il le tenait fermement dans ses bras puis finit par le reposer sur le matelas. Il toucha la joue de Rose de sa paume, puis son front, les sourcils froncés. On ne pouvait pas dire qu’il avait apprécié cet étrange mais léger pincement de cœur, et rien que son souvenir lui donnait envi de grincer des dents. Voyant le garçon bouger faiblement, il ajouta :

- Est-ce que tu m’entends ? Tu ne dois pas bouger de là. J’ai assez de soucis avec toi quand tu ne fais que dormir, alors ne t’avises pas d’en faire plus.

Son ton c’était adoucit vers la fin, et il tenait à présent la serviette mouillée dans sa main. Il tapota la tempe blessée de Rose du bout du tissu pour la nettoyer et jeta négligemment la serviette dans l’eau ensuite. Ce qu’il pouvait détester ça.

- Je suis allé voir le médecin. Il m’a donné des médicaments pour toi, alors prends-les et je te laisserai tranquille.

Il rejeta les couvertures sur ses jambes et se leva fermer la fenêtre. La pluie battait toujours aussi fort et Joachim commença à avoir froid. D’un pas rapide il alla chercher une serviette sèche et revint les cheveux dans tous les sens, mais déjà moins humides. Il se rassit à nouveau à coté de lui, puis le redressa doucement. Ses mains étaient encore gelées du froid de dehors et la peau brulante du garçon lui faisait un bien fou. Mais les meilleures choses étaient les plus courtes et il tendit le verre à la couleur étrange au malade, l’air sérieux d’un parent qui veille au grain à ce que son enfant l’écoute. Joachim le savait, il allait devoir annuler son rendez-vous avec Gabriel. Laisser son colocataire seul, c’était le laisser mourir. Or Joachim n’y voyait que des désavantages. Et… Quelque chose lui donnait envi de s’occuper de Rose, c’était difficile à dire, mais c’était vrai. Il trouvait ce travail ingrat et pourtant, ça ne le dérangeait au fond pas plus que ça. Ah, on voyait rarement un animal de compagnie si contraignant et si l’on osait dire, à la fois si attachant. Joachim soupira tout bas. Pourquoi avait-il l’impression d’être l’idiot de l’histoire ?


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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 6 Nov 2011 - 17:18
Rose eut l’impression d’émerger du néant.
Ses yeux clos s’ouvrirent en grand en fixant le plafond, effrayants, immobiles. La lumière blessait ses yeux mais il refusait de baisser les paupières. Il sentait deux bras d’hommes qui le tenaient fermement et sa tête bascula mollement sur le côté. Il se sentait groggy, comme si on lui avait administré une dose de chloroforme.

- Tu m’as fait peur espèce d’idiot, je peux savoir ce qui t’as pris de bouger dans ton état ?

Herbert aurait voulu répondre quelque chose mais il avait mal au cœur et sa bouche imbécile refusait d’obéir. Il se contenta de grogner et sentit qu’on le reposait sur le matelas. Joachim posa sa paume glacée sur sa joue, puis son front.

- Est-ce que tu m’entends ? Tu ne dois pas bouger de là. J’ai assez de soucis avec toi quand tu ne fais que dormir, alors ne t’avise pas d’en faire plus.

Il lui appliqua un linge humide sur la tempe et Rose trouva la force de répondre :

- Je suis désolé. Je mourrais vraiment de soif… Je… Je me suis évanoui ?

La lumière lui semblait insupportable, à présent. Il porta la main à ses tempes et essaya de s’en cacher les yeux. Il gémissait doucement, lâchant des petits soupirs qui ressemblaient beaucoup à des grognements de volupté. La douleur et le plaisir rendaient parfois le même son, songea-t-il, et il aurait peut-être plus développer cette idée plus en avant, mais Joachim, déjà, revenait de la salle de bain, une serviette autour du cou, et le redressait à la verticale. Faust aurait voulu lui dire de l’allonger de nouveau, qu’il avait froid sans ses couvertures, qu’il avait la migraine et qu’il aurait simplement voulu qu’il le laisse dormir, mais Joachim lui agitait un verre sous le nez en lui disant qu’il fallait boire. Le liquide avait une horrible couleur verte et Herbert eut un infime mouvement de recul et faillit se signer. Il se demandait si Joachim avait encore essayé de lui préparer un thé. Il tendit la main, renifla le contenu avec circonspection. Il tremblait légèrement et la potion menaçait de se renverser sur les draps à tout instant.
Alors, Rose songea à faire un caprice, à fermer obstinément les lèvres et refuser de boire l’infusion ( il n’avait pas encore remarqué la purée de banane violette ) mais il réussit à surmonter sa répugnance et porta le verre à ses lèvres avalant une petite gorgée. Ça n’était pas très bon mais au moins c’était buvable et même si le goût un peu fade l’écoeurait, c’était toujours meilleur que le thé menthe-vanille façon Joachim. Sa gorge était douloureuse. Il reposa le verre en la massant doucement.

- Merci, Joachim, murmura-t-il très bas, il n’avait pas assez d’énergie pour parler plus fort. Je suis certain que tout va bien se passer à présent. Je te remercie de prendre soin de moi, mais je crains déjà de t’avoir retenu trop longtemps…

Il n’essayait pas à proprement parler de chasser son colocataire. Seulement, il savait qu’il lui ferait payer très cher ces services et qu’il entendrait parler des semaines des sacrifices qu’il avait consentis pour jouer les nurses, ça n’en finirait pas. Rose préférait de loin être celui auquel on devait quelque chose, c’était un rôle confortable auquel il s’était vite habitué. Il n’avait pas envie que Joachim fasse valoir de nouveaux arguments pour se frayer plus facilement un chemin jusqu’à son lit. Rose était tiraillé. Il avait besoin de soins, mais pourquoi fallait-il absolument que ce soit Joachim qui s’en charge… ?
Il se redressa plus énergiquement, animé d’une nouvelle énergie. Il voulait se rafraîchir avec la serviette. Il tendit le bras, puis, comme il était trop loin, se pencha en avant. Au moment où il touchait le bord de la cuvette, une douleur lancinante derrière l’œil droit le fit chanceler. Il faillit basculer sur le côté mais se raccrocha in extremis à Joachim qu’il manqua d’entraîner dans sa chute. Finalement, il réussit à se hisser à sa hauteur en s’accrochant à ses épaules, et laissa sa tête retomber sur sa clavicule avec un grand soupir.

- J’ai chaud… se plaignit-il dans un souffle. Joachim avait la peau délicieusement glacée. Il enfouit son visage brûlant dans le creux de son épaule. Ses flancs palpitaient et de longs frissons passèrent sur son échine. Il semblait prêt à s’évanouir à tout instant
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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 6 Nov 2011 - 17:23
I’ve got the power[/right]


- Merci, Joachim, murmura-t-il très bas, il n’avait pas assez d’énergie pour parler plus fort. Je suis certain que tout va bien se passer à présent. Je te remercie de prendre soin de moi, mais je crains déjà de t’avoir retenu trop longtemps…

Joachim regarda le verre vide. Rose semblait toujours un peu plus en forme lorsqu’il s’agissait de lui demander –gentiment- de s’en aller. Il espérait sincèrement que la boisson était écœurante et que le repas le serait tout autant. Ce blond était entrain de lui gâcher sa journée et surement les deux suivantes, et tout ce qui semblait l’intéresser était son départ ! Il n’avait pas fini d’être « retenu trop longtemps ». Surement allait-il devoir prévoir une rencontre gratuite pour toutes celles qu’il allait devoir annuler, et Rose avait bien raison de s’inquiéter des futurs services qu’il allait devoir lui rendre. D’un geste, il rangea une mèche mouillée derrière son oreille tout en regarda l’effort du malade pour attraper la serviette. Il avait une expression légèrement dédaigneuse mais elle fut vite remplacée par la surprise lorsqu’il manqua de tomber, après que le blond se soit accroché à lui. Quand il disait que Rose ne devait pas bouger ! Pourquoi est-ce que personne ne l’écoutait ? Joachim attrapa la hanche du garçon en s’apprêtant à râler mais l’autre fut plus rapide.

- J’ai chaud… se plaignit-il dans un souffle.

Les yeux verts glissèrent sur le visage rouge de son colocataire, puis il disparu dans son cou. Il pinça les lèvres en remontant sa main vers son dos pour le maintenir contre lui. Il n’avait plus le goût à se plaindre ou à élever la voix. D’habitude les faibles créatures ne lui faisaient ni chaud ni froid mais celle-ci au contraire, le réchauffait un peu trop. On n’avait pas idée de l’enlacer de cette façon lorsqu’en plus de se trouver sur un lit, on n’avait plus de force pour le repousser. La faucheuse chercha un recoin de sa tête où sa bonté et son savoir vivre avait survécu aux siècles passés. Il pesa le pour et le contre, s’il pouvait ou non renverser Rose contre le matelas et se faire plaisir ou si, au contraire, il devait prendre soin de lui comme il l’attendait. Finalement il soupira et sentant un frisson parcourir Faust, le reposa doucement contre le lit. Il allait rester honorable. Et seulement ensuite, il en profiterait.

- Reste juste tranquille et ça ira.

En défaisant son premier bouton de chemise, il se pencha pour vérifier que l’assiette n’avait pas bougé. Malheureusement pour Rose, elle était toujours là, prête à se faire avaler. Au premier bouton suivit le deuxième, puis le troisième, et ainsi de suite jusqu’à ce que le vêtement atterrisse sur le bord du lit. Tout aussi calmement, il retira ses chaussures et ses chaussettes puis jeta un œil sur le malade. Dieu seul savait (et on parlait ici du grand-père) ce à quoi il pouvait penser tandis qu’il voyait impuissant Joachim se déshabiller. Cela fit sourire la faucheuse qui s’installa à ses cotés en le prenant dans ses bras. Ce n’était pas vraiment comme cela qu’il avait imaginé leur première étreinte sur le lit de Rose et il avait horriblement envi de rire. Il se retint en pensant que le blond devait surement craindre un viol et fini au bout d’une trentaine de seconde par dire :

- Quand tu te sentiras un peu mieux, tu prendras ton deuxième médicament. En attendant, je t’interdis de bouger ou de t’évanouir de nouveau.

C’était peut-être un ordre excessif, mais Joachim était assez satisfait d’avoir enfin le contrôle sur Rose. Il était à sa merci et cela semblait extraordinaire. Il aimait bien cette sensation. Ce n’était pas la même chose qu’avec ses domestiques, mais il était agréable de sentir qu’il avait besoin de lui et non le contraire, pour une fois. Il lui passa doucement une main dans les cheveux inconsciemment. Ça non plus, ce n’était pas si mal.


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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 6 Nov 2011 - 18:08
Les yeux de Rose s’agrandirent démesurément, alors qu’il fixait Joachim en train de se déshabiller. Est-il besoin de le dire ? L’espace d’une seconde, il se vit réellement abusé, retourné sur le ventre, complètement démuni et impuissant. Puis il avisa que cette crainte absurde était indigne de l’homme viril qu’il était ( qu’on se le tienne pour dit ) et se contenta de pincer les lèvres avec un air de désapprobation sur le visage.
Joachim se glissa dans son lit, un insupportable sourire aux lèvres. Il était glacé et le contact n’était pas désagréable, surtout que la fièvre de Faust devait avoir grimpé d’un ou deux degré au cours des précédentes minutes. Cependant, il ne pouvait s’empêcher d’afficher une moue dégoûtée, et balança à Joachim un coup de pied dans le tibia, pas assez fort pour lui faire mal – et pourtant, Dieu sait qu’il aurait voulu pouvoir mettre plus de force dans ce coup – essayant de le repousser de ses bras tendus. Il était à la merci de Joachim, il avait l’impression d’être un jouet, et une rage risible et désespérée battait sourdement à ses tempes.

« Va-t-en. Arrête ! »

Joachim devait être idiot. Herbert espérait très fort qu’il attraperait une grippe carabinée, qu’il serait malade comme un chien. Il lui souhaitait de contracter la plus terrible des fièvres, de passer de longues nuits sans sommeil, de… Il remuait toutes ces sombres pensées quand soudain :

- Quand tu te sentiras un peu mieux, tu prendras ton deuxième médicament. En attendant, je t’interdis de bouger ou de t’évanouir de nouveau.

Rose faillit lui envoyer un deuxième coup de pied. Comme si ce genre de choses se
décidait sur commande ! Il grogna, et, au prix d’un effort qui lui arracha un gros soupir, réussi à se dégager de l’étreinte de Joachim, repliant ses bras contre son torse. Il aurait voulu se lever et partir, mais son crâne le lançait encore douloureusement.

- Tu me payeras ça. Il fit la moue, et se massa les tempes. Profiter d’un
malade, c’est lâche. Ne compte pas sur moi pour te préparer à manger après ça.

Il lui tourna le dos en grommelant. Il boudait, purement et simplement. Rose boudait ! Joachim avait vraiment une mauvaise influence. Bientôt, il mettrait des chemises froufroutantes et des boucles d’oreilles. Il tira toute la couette à lui, se roulant en boule sous les couvertures, et ajouta avec mauvaise humeur :

- Et puis, si tu restes collé à moi tu vas tomber malade. Je suis certain que tu ne voudrais pas attraper ma vilaine grippe ?

Bon, le dernier argument était peut-être un peu hypocrite, Rose se fichait comme d’une guigne que son colocataire attrape la mort, il lui souhaitait même de contracter d’affreuses maladies. Mais Joachim était si douillet, peut être que la crainte pourrait le convaincre là où là où des arguments plus raisonnables auraient échoué.
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MessageSujet: Re: If you are sorry... be worried. [PV Rose]   Dim 6 Nov 2011 - 18:18
L’art de ne rien comprendre

- Tu me payeras ça. Profiter d’un malade, c’est lâche. Ne compte pas sur moi pour te préparer à manger après ça.

Joachim regarda le dos rond du garçon. Ses yeux étaient écarquillés, fixés sur ce qui aurait normalement dû être le visage de Rose. Mais non. Il lui avait tourné le dos. Il l’avait poussé, disputé et s’était simplement retourné. Une espèce de vent glacial englouti son crâne. Est-ce que c’était… un refus ?

- Et puis, si tu restes collé à moi tu vas tomber malade. Je suis certain que tu ne voudrais pas attraper ma vilaine grippe ?

Il serra le drap en se mordant la lèvre. C’était… si humiliant ! Il sentait une colère sourde monter, impulsive comme à chaque fois, toujours aussi bruyante et incontrôlable. Ce n’était pas nouveau, il avait toujours été comme cela depuis des siècles. Mais à la colère froide c’était ajouté d’autres éléments. La peur, la honte, la douleur… L’humiliation. C’était ce qui rendait cet état si insupportable, beaucoup plus qu’il ne l’était auparavant. L’être humain était vraiment faible, de se laisser abusé de la sorte. Joachim plus que les autres, à cause de son manque d’habitude. Les émotions inconnues lui sautaient à la gorge et il ne s’avait ni comment les calmer, ni comment s’en débarrasser. Et pour le moment, il ne voyait qu’une issue : Frapper Rose et lui apprendre qui des deux étaient en position de traiter l’autre comme s’il n’était rien ou, si peu. Après ces quelques secondes de silence tendu, il se redressa d’un seul mouvement et tourna Rose en lui attrapa l’épaule. Il était penché sur lui et ses yeux exprimaient la plus vive colère :

- N’ais pas l’arrogance de penser que tu m’intéresses ! Qui souhaiterait avoir un garçon de ton genre, fermé, ingrat et vierge !

Ce n’était pas forcément un mensonge. Joachim préférait les hommes expérimentés à ceux qui n’avaient jamais donné un baiser. Mais il était faux de dire que Rose ne l’intéressait pas. Rose était beau, il s’occupait de lui et ne le traitait pas mal ; c’était déjà largement suffisant pour la faucheuse. S’il avait pu, il l’aurait embrassé, il aurait susurré son prénom à son oreille, il l’aurait caressé… Comme il le faisait avec d’autres. Or à cet instant, il n’avait nullement aucunes de ces intentions. Il ne voyait sur ce visage qu’un mépris qui lui était adressé et plus Rose se crispait, plus il se sentait belliqueux. Ses ongles se refermèrent un peu plus sur la peau de son épaule.

- Je voulais juste t’aider car tu gémissais avoir chaud, enlève de ce que tu as de cervelle l’idée que je voulais profiter de ta personne. Je t’ai fait du thé, je t’ai préparé à manger, je t’ai lavé, je suis parti sous la pluie te chercher des médicaments, et suis revenu te les donner ! Si j’avais vraiment eu l’idée de te baiser, penses-tu que j’aurais attendu d’être trempé et fatigué ?!

Ce n’était pas le fait que Rose le prenne pour un pervers qui le gênait. Non, il le savait, il était un pervers de la pire espèce, et avait même des cotés nymphomanes. Ce qui le dérangeait, c’était qu’il ne prenait pas en compte ses efforts, quand bien même ils étaient mal formulés ou appliqués, ils restaient de –maladroit- signes d’attention à son égard. Il avait prit sur lui ! Et il se retrouvait dans la même situation qu’au départ, en colère, encore plus que Rose. Lui allait surement se calmer dès qu’il serait sorti. Mais Joachim allait y penser toute la semaine, et serait toujours autant en colère contre lui à chaque fois. Il lâcha l’épaule du blond et se leva en attrapant sa chemise. Son visage était plein de colère, mais aussi de vexation. Rapidement, il enfila deux boutons de chemise et se baissa pour attraper ses chaussures. Lorsqu’il se releva, ce ne fut pour jeter qu’un froid regard et ajouter :

- J’étais venu m’excuser mais finalement, je n’ai rien à me reprocher. Tu n’as qu’à te débrouiller tout seul, je n’oserais pas profiter de toi plus longtemps.

Il tourna les talons et se dirigea vers la porte, le dos droit et la tête haute. Rose pouvait bien mourir de sa fièvre, il n’en ferait rien.


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If you are sorry... be worried. [PV Rose]

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