Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)

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Lecteur ou Conte (lequel) ?: Conte (le sanglier d'Érymanthe)
Arme(s): Leurs dents... Et leur derrière. Croyez-moi, ça suffira.
Un petit mot ?: ...Gnda.

MessageSujet: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   Lun 6 Juin 2011 - 23:32
...Sortez les bûchers, ça va en être une belle. "Ça dépend ça dépasse" n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.
...Oh, prenez votre temps pour lire cette saleté, ça risque d'être long.

~~~ 
    Nom : Ce sont des animaux, ils n'en ont pas vraiment... Ils vont en fait jusqu'à ignorer le nom même de la montagne où ils sont nés. Ils ont aussi composé leurs prénoms eux-mêmes, à partir des seuls mots ou des seuls sons qu'ils connaissaient...
    Prénom : Ishishi et Noshishi
    Surnom : Votre serviteuse aimera à les appeler les "frères Inoshishi" ; il s'agit d'un jeu de mots, dont elle n'aura pas la prétention d'être l'auteur, "Inoshishi" étant aussi le mot japonais pour "sanglier". Mais au fond, on s'en tape. Disons juste pour nous que ça n'a pas de sens.
    Sexe : Masculin
    Âge : Moins de deux ans. Ben oui, un sanglier ça grandit plus vite que nous... Ils sont restés bloqués à cet âge-là assez peu de temps après avoir été tout à fait sevrés.
    Origine : Le monde des contes (Conte d'origine : le sanglier d'Érymanthe.)
    Orientation Sexuelle : Voyons... Ce sont des enfants! Vous croyez qu'ils ont même la tête à sérieusement penser à ça?

Physique : Bon... Alors tristement... Pour le coup, ceux qui dans le conte sont des animaux s'avéreront bel et bien être des animaux pour de vrai. Marchant sur deux pattes, je vous l'accorde, et capable de parler comme vous et moi, c'est vrai aussi... Heh, le monde des contes reste ce qu'il est. ...Mais des animaux, tout de même. ...Ah, c'est vrai, ils portent des vêtements aussi, parlez-moi d'un monde. La tenue dans laquelle on les verra le plus souvent se compose d'une sorte de gilet rouge ouvert qui part en dents de crocodile vers le bas, et un pantalon vert sombre, retenu par une ceinture épaisse. Ce sont ces vêtements-là que leur avait donné le trois de carreau, le jour de leur rencontre —voir l'histoire—. Ceci dit, ils ont eu le temps d'en voler encore d'autres, depuis. Bien qu'ils n'aient plus vraiment besoin de s'habiller vu leur situation, ils continuent de le faire, par respect par rapport à celui qui leur a donné leurs premiers vêtements, et aussi, peut-être, parce qu'avec le temps, ils ont pu développer, comme les hommes, un certain embarras par rapport au fait d'être tout nus. Ils voyagent aussi souvent avec leurs petits baluchons verts sur le dos, sans manche, et parfois, un parapluie, parce que ça sert décidément quand on est sans domicile fixe.
Comme les petits marcassins qu'ils sont, ils tiennent sur de courtes pattes qui se terminent par des petits sabots, chez eux arrondis et assez peu développés, et leurs têtes sont surmontées de petites oreilles parfaitement triangulaires, qui se plient parfois légèrement en avant en fonction des humeurs. Contrairement aux cochons domestiques, leur queue à eux est toute simple, courte et légèrement recourbée vers le haut. Ils ne sont pas non plus de cet espèce de rose laiteux qui caractérise les petits porcs de lait : ils seraient plutôt couverts de poils bruns, un peu plus épais, desquels se détachent nettement, sous une paire de sourcils désordonnés, mais fins, deux grands yeux bien ouverts, dont il est assez difficile de distinguer la couleur, vu que leur iris est étrangement petit ; si on y regarde bien, ils sont en fait d'un bleu-gris très sombre. Ajoutez à cela un petit groin bien porcin, mais asymétrique —chacun a une narine plus grosse que l'autre—, qui leur confère un odorat très développé, et une grande bouche bien prompte à manger et à raconter n'importe quoi. Ce qui ressemble à des débuts de défenses de sanglier dépassent de la lèvre inférieure. Tant que j'y suis à parler de leur bouche, parlons aussi de leur régime. ...Bon, en fait, c'est assez simple : Ishishi et Noshishi mangent absolument n'importe quoi, du moment qu'ils peuvent se remplir l'estomac. Même pour des enfants en pleine croissance —herm herm, même si j'ai pas vraiment le droit de dire ça, dans un monde pareil où tous les âges sont figés—, la quantité de nourriture qu'ils peuvent —et veulent toujours, d'ailleurs— avaler en une seule fois est impressionnante, vu leur taille. Oh, mon Dieu, je ne l'ai même pas précisé. Ils sont petits, évidemment. Bien petits. Pas format marcassin-nouveau-né, ils sont sevrés tout de même —ce qui implique aussi qu'ils ont perdu les rayures dans leur dos—, mais vraiment pas grands pour autant. Un petit mètre, je dirais. Vraiment pas plus. Et encore, c'est aussi parce qu'ils se tiennent debout.

Caractère : Puisque nous venons de terminer le chapitre sur le physique, commençons par souligner un trait principal de leur caractère : le fait qu'ils se laissent toujours et avant tout gouverner par leurs besoins naturels, et en particulier celui de manger. Vous n'imaginez même pas à quel point ça leur est saint, ce trésor si précieux et sacré de ce monde —LA BOUFFE, LA BOUFFE. C'est dire s'ils sont capables de se mettre dans tous leurs états, ou de faire n'importe quoi, pour une chose pareille. —Vraiment, je ne donne pas cher de leur peau si ces deux-là viennent à s'aventurer près de chez Hansel et Gretel. O_o— Leur estomac à part, ils consacrent le reste de leurs soucis à dormir s'ils sont fatigués, faire la commission quand ça s'impose, s'arrêter de marcher s'ils ont mal aux pieds, tenter de se réchauffer s'ils ont froid et de se rafraîchir s'ils ont chaud... Bref. Bon, on ne va pas trop les exagérer tout de même : pour des animaux, ils sont tout de même civilisés, et en tant qu'enfants, ils ont aussi un potentiel d'affection —ou de haine— très fort. Ainsi, s'ils tiennent réellement à quelqu'un, ils renonceront à n'importe quoi, même à leur bouffe —non sans un petit pincement au coeur, tout de même—, pour l'aider en cas de problème. Bien qu'ils se revendiquent eux-mêmes comme deux vilains petits voleurs, contrairement à certains petits cochons qu'ils n'ont jamais vu de leur vie, mais auxquels ils en ont déjà marre d'être comparés, il faut tout de même leur reconnaître ce côté extrêmement loyal et fidèle de leur caractère, qui, au fond, surpasse tout le reste ; certes, il est plutôt rare qu'ils s'attachent vraiment à quelqu'un, mais quand c'est fait... C'est pour de bon, et pour le meilleur et pour le pire. ...Ce qui a aussi tendance à les rendre pas mal collants vis-à-vis des intéressés, libre à eux d'y trouver du bien ou du mal. Reste que c'est jamais chose très facile d'avoir à s'occuper d'enfants, et que par eux-mêmes, ils ont beau être étonnamment débrouillards, ils restent aussi bien maladroits —il faut aussi souligner le fait que malgré leur caractère de bravaches, ils ont quand même assez souvent la trouille des gens et des choses dans un environnement effrayant... Ce qui ne les empêche pas d'être aussi très curieux, comme tous les gamins. On ne peut pas non plus vraiment décrire Ishishi et Noshishi comme des "enfants sages", au contraire... Ils ont en eux une formidable propension à faire des bêtises et des farces en tous genres. Chaque nouvelle personne rencontrée est pour eux une occasion, au mieux, de se procurer de la nourriture, et dans un cas un peu moins profitable, mais peu négligeable, de rigoler un bon coup. Ils sont parfois doués pour inventer des histoires, des blagues stupides et pas drôles, ou encore des chansons débiles —quand ils n'en chantent pas des toutes faites—. On parlait de farces, à l'instant : du coup, haha, j'en profite pour citer le farcesque de leur nature. Ishishi et Noshishi... Sont sales. Mais d'une saleté qui semble les amuser beaucoup, et qui finit par n'être qu'un moyen de plus d'embêter leur prochain. Ainsi, ils reniflent, ronflent, bavent, morvent, rotent, pètent surtout sans vergogne, avec un manque de manières qui finit par faire partie de leur mode de vie quotidien. Inutile de préciser que s'ils adorent manger, ils mangent quand même très salement, et s'il leur arrive de prendre un bain, c'est uniquement parce qu'ils trouvent ça rigolo ou agréable. Loin du stéréotype des frères ennemis, ils tiennent vraiment beaucoup l'un à l'autre, et s'accordent très bien, que ce soit pour tirer sa journée, ou pour jouer un tour à quelqu'un. Cela se note essentiellement dans leur caractère presque exagérément synchronisé —à simple titre d'exemple, le fait qu'il arrive régulièrement à l'un de répéter la fin de la phrase que l'autre vient de prononcer, exactement sur le même ton, comme pour renchérir. Bien sûr, tout n'est pas noir ou blanc ; il leur arrive tout de même de se disputer de temps en temps... Mais rarement. Le sujet de la dispute a alors généralement un rapport avec la bouffe. Pour la petite histoire —et assez ironiquement, sans doute—, leur insulte préférée est "cochon" ; ils l'utilisent à toutes les sauces.
J'ajoute ci-après quelques détails utiles à propos de leur langage : on ignore si c'est à cause de leurs dents qui poussent, ou si c'est parce qu'ils sont encore —et toujours— petits, ou autre, mais ils ont tendance à fourrer des "gn" un peu partout où on ne s'y attend pas, dans leurs paroles. Ils ont aussi pris l'habitude, bien souvent, de dire "nda" au lieu de "oui" : on ignore pourquoi, mais c'est aussi pas plus mal de le savoir. Ou du moins de le comprendre, lorsqu'on a affaire à eux...

Ishishi : L'aîné des jumeaux, si tant est qu'une chose pareille peut se distinguer. Il est reconnaissable de son frère par sa narine droite plus large que l'autre. Quand il ricane, ça sonne souvent pareil que son nom, c'est à dire quelque chose du genre : "Ishishishi~". Ishishi semble être de nature un peu plus consciente du monde extérieur que son frère, et ainsi, ne se lance dans des situations dangereuses qu'en connaissance de cause. Il aime souvent à se donner l'air plus raisonnable, mais il n'est pas dit qu'il le soit vraiment toujours. On peut toutefois supposer sans trop s'avancer qu'il reste un peu plus malin, et plus sûr de lui en cas de situation difficile. Il remplit assez bien son rôle de grand frère en rappelant de temps en temps Noshishi à l'ordre pour lui rappeler ce qu'il est bon de penser ou pas. C'est généralement lui qui explique le mieux et le plus clairement les règles d'un jeu, ou les étapes d'un plan, car il a un meilleur esprit de synthèse. Pourtant, bien qu'il connaisse quasiment les règles de tout, c'est aussi —c'est en conséquence?— un formidable tricheur avec lequel il est peu recommandable de jouer. On le sait capable de prononcer des phrases difficiles à articuler extrêmement vite. Il est généralement désigné pour transporter les provisions. Sa nourriture préférée est le pain, et tout ce qui est de forme ronde en général ; il déteste les carottes.
Noshishi : Le cadet des jumeaux. Il est reconnaissable de son frère par sa narine gauche plus large que l'autre, et son grain de beauté au coin de l'oeil droit —je me rends compte présentement de toute l'ironie que représente le mot "grain de beauté" dans le cas d'un personnage aussi moche—. De même que son frère, quand il ricane, ça sonne souvent pareil que son nom, c'est à dire, du coup : "Noshishishi~". Comme c'est le plus jeune des deux, c'est aussi celui qui tient le plus du gamin : il ne sait pas lire l'heure, a des problèmes pour prononcer les mots compliqués et, s'il est plus ou moins prompt comme son frère à foncer vers le danger, il n'en réalise pas l'ampleur pour autant. Moins rationnel, il est en général un peu plus pétochard. Noshishi a l'air plus doué avec ses pattes qu'avec sa tête : des deux, c'est lui qui a le plus la bosse artistique... Mais, manque de pot, c'est aussi lui qui sert le plus souvent de bonne poire lorsqu'une combine nécessite un effort physique. Il est aussi étrangement chanceux et, s'il n'est pas très doué pour les jeux de stratégie comparé à son frère, reste imbattable en jeux de hasard. Il est généralement désigné pour transporter le matériel utile, et l'argent, s'ils en ont —ce qui reste rare—. Sa nourriture préférée est le riz, et tout ce qui est de forme triangulaire en général ; il déteste les poivrons.


Dernière édition par Ishishi / Noshishi le Mar 7 Juin 2011 - 0:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   Mar 7 Juin 2011 - 0:01
Histoire :
SCÈNE UNIQUE.
La nuit était tombée. L'agitation d'un peu plus tôt était passée et il passait à présent plus de monde du côté de la place des exécutions que dans cette espèce de petit cabanon qui se trouvait pas loin, dans lequel pourtant il y avait eu beaucoup d'allées et venues en assez peu de temps. L'homme-carte, après avoir longtemps surveillé les alentours, ce qui ne le changeait pas vraiment de sa tâche habituelle, finalement, se dirigea vers un vieux coffre en bois peint qui avait été laissé, comme beaucoup d'autres choses, dans un coin de la pièce, et l'ouvrit, découvrant deux derrières bruns surmontés d'une petite queue recourbée vers le haut, qui tremblèrent aussitôt dès qu'ils sentirent la lumière et l'air extérieurs.
Refermez! Refermez!
Ils vont nous retrouver signon! Refermeeez!
Et moi, je vous dis que vous pouvez sortir. Vos poursuivants sont partis, vous êtes hors de danger... Vous êtes plutôt obstinés, vous savez. Est-ce que vous vous rendez compte que ça fait bientôt quatre heures que vous vous cachez là-dedans?

Les deux petits, entre-temps, se décidaient à sortir, tant bien que mal.
Quatre heures?
Non... Pas vraiment. On n'a pas vraiment la notion du temps.
C'est vrai... On n'en a pas eu besoin, jusqu'à présent.
C'est la première fois que vous vous cachez?
Nda... C'est même la première fois qu'on sort de chez nous.
Enfin... On n'y retournera plus jamais, de toutes façons, sans doute.
Ça sert à rien... On gn'a plus rien, là-bas...
On gn'a plus Maman, là-bas.
Maman...?

L'homme-carte décida de garder ces questions pour plus tard. Une autre, depuis tout à l'heure, le turlupinait beaucoup plus encore.
Bon. Maintenant que vous êtes en sécurité, est-ce que vous allez enfin m'expliquer pourquoi vous étiez poursuivis, et pourquoi vous vous cachez comme ça?
Tête des deux petits sangliers.
Dites donc, ça vous regarde pas.
Et puis si on vous le dit, on va encore avoir des engnuis.
Hey! "Dites donc" vous-mêmes! Je vous rappelle que je vous ai aidés à vous cacher jusqu'à présent, alors la moindre des choses serait de m'expliquer un peu la situation, en retour.
Gnn... C'est vrai.
C'est vrai.
Mais alors...

Le petit sanglier qui n'avait pas de grain de beauté au coin de l'oeil prit un air extrêmement sérieux, qui n'allait pas vraiment avec sa tête si drôle. Cependant, l'homme-carte savait à quoi s'en tenir. Il avait toujours été du genre compréhensif.
...Si on vous le dit, 'faut nous promettre de nous dénoncer à personne.
Est-ce que je vous ai dénoncés à qui que ce soit, depuis tout à l'heure? J'aurais pu le faire cent fois.
C'est vrai. Vous l'avez pas fait.
C'est vrai.

Les deux petits s'apaisèrent un peu, alors. Comme les animaux sauvages qu'ils étaient, ils s'étaient montrés, depuis le début, farouches et craintifs, ce qui ne semblait pourtant pas leur ressembler. L'homme-carte n'avait aucune peine, en les voyant ainsi, à croire qu'en effet, c'était bien la première fois qu'ils sortaient de chez eux.
En fait, on est poursuivis...
...Parce qu'on a récupéré quelque chose qui nous appartenait.
Qui vous appartenait?
Nda, on nous l'avait volé, alors nous, on est allés le re-voler!
Nda, et d'abord, c'est même pas juste, parce qu'on n'a même pas récupéré tout ce qu'on nous avait volé!
On nous a volé notre Maman!
Une chose à la fois. Qu'est-ce que c'est, cette chose que vous avez récupérée?

Le petit sanglier avec un grain de beauté au coin de l'oeil se pencha dans le coffre pour récupérer l'objet en question, qui était resté au fond. Il le tendit en direction de l'homme-carte, mais ne le laissa pas le prendre, ni même le toucher. Il dut l'examiner simplement avec les yeux.
Qu'est-ce que c'est? Une dent? ...Non, c'est grand pour une dent.
C'est une défense!
Une défense? Une défense de sanglier?
Nda! La défense de Maman. Ces imbéciles d'hommes l'avaient accrochée sur un mur!
Où donc? Quels hommes?
Un type... Un gn'homme très fort qui a voulu se mesurer à notre Maman qui est très forte aussi.
Nda! Maman, c'est la plus forte, même!
Nda, nda! Elle sortait tous les jours, exprès pour aller faire peur aux gens qui osaient venir nous déranger dans notre montagne.
Et ça marchait bien, hein! Elle les effrayait bien!

En parlant ainsi de leur mère, les visages des deux petits marcassins s'étaient éclairés de sourires fervents. Du moins, c'était cela que l'homme-carte pouvait voir dans ces grandes bouches dont dépassaient, par la lèvre inférieure, les petites défenses en début de vie. Il faut croire que dans ce monde-là, même les animaux sont capables de sourire...
Il y a un truc qui me chiffonne, cependant.
Tête des deux petits.
Gnmh? Quoi?
Eh bien, vous êtes capables de parler comme nous, vous-mêmes... C'est votre mère qui vous l'a appris, non?
Nda, évidemment!
Qui voulez-vous qui nous apprenne à parler à part nos parents?
Votre mère sait donc parler, elle aussi. Mais alors... Pourquoi n'a-t-elle rien dit à cet homme qui a voulu se mesurer à elle?
C'te question! Est-ce que vous prendriez la peine de parler à quelqu'un dont le seul but est de vous tuer, vous?
Ma foi... Ça se défend.

Ils avaient tout de même eu du pot de tomber sur une personne aussi compréhensive que cela. Un point de vue aussi extrême ne se défend pas aux yeux de n'importe qui. C'était une question de principes personnels... Et après, de là à les comprendre ou pas, c'était une autre histoire.
Et comment s'appelait cet homme? Vous vous souvenez?
Ah... Comment...
Comment...
Gnmm...
...Un nom affreux, c'était, hein. Un truc tout moche comme... Her... Euh... Her... Hercugne, ouais, un truc dans ce goût-là...
Ndaaa! Hercugne. Un nom gnhorrible, vraiment. Et avec un nom pareil, qui ressemble tellement à rien, il a quand même osé venir défier Maman!
Vous savez pour quelle raison, d'ailleurs?
...Gnon.
Pardi! C'est pourtant évident. Il a cru qu'il aurait assez de force pour affronter Maman, et donc il est venu, comme un inconscient, exprès pour frimer en essayant de l'abattre! Les hommes sont gnorgueilleux. Maman le disait toujours. Celui-là l'aura été encore plus que les autres, c'est tout.
Aah! Maintenant que tu le dis. Tu penses bien, Ishishi!

Sourire d'un frère à l'autre, tout occupés qu'ils étaient à croire avec autant de conviction à la puissance de leur mère. Le sourire de l'homme-carte, en revanche, face à ces deux enfants-animaux seuls et probablement un peu paumés, avait quelque chose de désolé. Évidemment, ils ne pouvaient pas se rendre compte que la mentalité des hommes était un peu plus complexe que cela, et que l'orgueil n'était pas toujours forcément une raison qui pouvait surpasser celle de la nécessité. Ils ne pouvaient pas savoir que cet individu —dont, inconsciemment ou consciemment, ils avaient ainsi déformé le nom jusqu'à le rendre encore plus "gnhorrible" qu'à la base— avait été forcé par un autre individu de vaincre ce sanglier et de le ramener pour prouver sa victoire ; et l'individu, de même, ne pouvait pas savoir que le sanglier en question était en fait une laie, et avait deux petits à charge. Le monde est plein d'inconnus qui se croisent et qui s'ignorent.
Il n'empêche, cependant, que votre mère a bien disparu. Et il a fallu lui faire violence, pour aller jusqu'à lui enlever sa défense, n'est-ce pas?
Les deux petits sangliers ne répondirent rien. Dans un léger grognement, ils baissèrent la tête. Évoquer la simple hypothèse de la mort de leur mère devenait trop difficile.
Ben oui, mais...
Maman elle a pu se sauver, c'est sûr! Maman, c'est la plus forte!
Nda! On n'a retrouvé que ses défenses, mais ça veut pas dire que le reste d'elle a été gardé par les hommes! Elle s'est sûrement échappée ensuite...
Nda! Et le jour où on la retrouvera, on lui rendra sa défense, puisque maintenant on l'a reprise à ces sagnopards d'hommes qui voulaient la garder...
Nda. On va la garder précieusement.
Et si vous ne la retrouvez jamais?
Si on ne la retrouve jamais?
Ben, tant pis! L'hognneur est sauf, on a ce qui lui appartient. Et on sait bien qu'elle est assez forte pour avoir tenu têtes à ces cochons!
Haha! Ouais, les cochons!

Et ils se mirent à rire de leurs voix éraillées. Ils étaient décidément fort bornés, ça se confirmait... Mais l'homme-carte devait aussi leur accorder une chose : c'étaient des courageux, ces deux-là. Pour être sortis de chez eux simplement pour retrouver leur mère, et avoir fini par se mettre les forces de l'ordre locales à dos en volant un objet précieux et nouvellement acquis dans la maison, fort probablement, de quelqu'un de riche... Oui, ça demandait vraiment du courage. Ou bien de l'inconscience, c'est selon. L'inconscience, on y pensa surtout au moment où les marcassins vinrent à réclamer le sac en toile qu'ils avaient volé en même temps que la défense, et qu'ainsi l'homme-carte se rappela qu'ils avaient volé autre chose.
Et ça? Qu'est-ce que c'est?
La bouffe. On a faim, nous!
Vous mangez avec nous, m'sieur... Euh... M'sieur comment d'ailleurs?
Mon nom précis n'a rien d'intéressant. Je suis le trois de carreau. Et je vous remercie, je ne suis pas aussi affamé que vous... Mais dites-moi, cette nourriture-là, elle vous appartenait aussi, peut-être?

Hésitation des deux petits.
Ben, gnon...
...Mais vous avez vu la taille de leur garde-manger?
Enfin, non, vous avez pas pu la voir, mais...
Ces gens-là, ils doivent vivre à même pas trois persognnes, et ils ont à manger pour des années et des années à venir!
Nda. La nourriture est mal répartie. C'est injuste que certaines persognnes qui oppriment les autres et volent leurs biens aient à manger autant qu'ils veulent, alors qu'il y a plein de gens qui ont faim dans le monde!
Et nous, d'abord, on est des gens qui ont faim dans le monde.
Alors on se sert! Ça rétablit l'équilibre.

Sacrées grandes gueules. Mine de rien, en déballant ainsi leur théorie/excuse, ils avaient aussi ouvert le sac et commencé à se goinfrer.
Vous comptez manger tout ça en un soir?
On en trouvera d'autre après...
Excusez-moi tout de même d'avoir à vous contredire, mais je ne trouve pas ça très malin de vous être encombrés autant.
Mêlez-vous de vos affaires.
Vous savez peut-être pas ce que c'est que d'avoir faim à ce point, non plus!
Ça faisait des gnours qu'on n'avait pas mangé!
Nda! Des gnooours!

L'homme-carte soupira, sans pouvoir retenir un sourire. Ces deux gamins ne faisaient pourtant pas tant les fiers, lorsque quelques heures plus tôt ils avaient débarqué avec leur butin, poursuivis par une bande de gardes en colère, et qu'ils l'avaient supplié de les cacher le temps qu'ils soient partis. Son simple regard, fort expressif pour ce qu'il était, sembla rappeler aux petits sangliers, qui le sentirent sur eux, qu'ils lui devaient une fière chandelle, et, calmant un peu le rythme de leurs mâchoires, ils baissèrent les yeux.
Mais quand même... C'est vrai, on nous aurait sûrement enfermés ou changés en chair à saucisse, si vous ne nous aviez pas aidés. Merci, m'sieur...
Nda, merci...

L'homme-carte rit doucement. Avoir droit à des remerciements en plus n'était pas le but...
De rien... Vous avez surtout eu de la chance que je me trouve à cet endroit à ce moment-là! Et puis, vous avez eu du flair, aussi, en un sens : un capharnaüm pareil, c'est effectivement un bon endroit pour se cacher...
Le cabanon était effectivement plein d'un bazar insensé, laissé là comme une espèce de trésor de vieilleries, que les deux marcassins restèrent là à regarder, la bouche pleine. L'homme-carte n'attendit pas leurs questions pour ajouter quelques explications.
C'est un débarras qui sert d'annexe au palais de sa Majesté la Reine de Coeur. C'est moi qui suis de garde pour cette nuit.
Il y a beaucoup de choses... Vous vous servez de tout ça?
Absolument pas. Mais la Reine de Coeur fait probablement partie de ces personnes dont vous parliez qui tiennent à garder leur bien même s'il servait mieux à quelqu'un d'autre qu'elles... Ne l'insultez pas trop cependant. Vous êtes ici dans son royaume, et s'il arrive qu'on vous entende dire du mal d'elle, c'en sera véritablement fini de vous.
Ah bon...
On fera attention.

Et ils baissèrent les yeux une nouvelle fois, en mâchant consciencieusement leur nourriture, l'air pensif. Comme si tout cela posait un problème. Un vrai problème.
Le monde extérieur a l'air dangereux.
Nda. Je ne savais pas qu'on risquait de mourir aussi souvent.
Cela dépend des personnes, des lieux et des situations! Et vous, effectivement, en volant un trophée de chasse et de la nourriture dans une propriété privée dès votre première sortie, on ne peut pas dire que vous vous soyez mis dans la meilleure posture qui soit!
Trophée de quoi?
C'est pas un trophée de chasse!
C'est la défense de Maman!

À croire qu'ils n'avaient écouté que ça. On reconnaît tout de même bien les enfants là où ils sont. Les bravaches aussi...
Et puis, c'est pas comme si on savait pas se défendre non plus, après tout! Noshishi, tout à l'heure, il s'est libéré des mains d'un type qui l'avait attrapé par les poils du dos!
C'est vrai?
Nda!

Le plus jeune des deux petits était lancé, et faisait à présent fièrement le récit de son acte de bravoure, avec beaucoup de gestes et d'expression, et parlant bien fort. On pouvait bien sentir qu'à ce moment-là, la frayeur du fugitif était passée...
Il me tenait comme ça, et je me débattais pour qu'il me lâche... Il m'a demandé : "Qu'est-ce que tu fabriques là, toi?", et moi je lui ai dit : "Je ne suis pas grand homme à vous raconter ma vie, monsieur", et je lui ai pété à la figure!
Nda! Trop fort, Noshishi.
Hein?

Le visage de l'homme-carte se tendit dans une espèce de grimace à la fois de surprise et de déception. Un pet? C'était quoi, cette méthode pour se tirer des mauvaises situations?
Je pensais que tu l'aurais mordu.
Ah, on sait mordre aussi!
Mais surtout on pète mieux que persognne.
Nda! Sûr que si on nous attaque, on saura se défendre avec ça.

L'homme-carte soupira de nouveau et regarda ses deux petits compagnons de soirée rigoler de leur bon coup de tout à l'heure, sans dire un mot pendant un moment. Ces deux-là étaient attachants, c'est sûr, ils avaient l'air déterminés, et pas si pleins d'illusions que ça, pour des enfants... Peut-être même un peu salauds sur les bords, ça devait être de leur âge... Mais tout de même. Qu'est-ce qu'ils espéraient, maintenant qu'ils avaient réussi à voler cette chose à laquelle ils avaient l'air de tant tenir? Ils ne pourraient pas se cacher indéfiniment...
Et maintenant? Qu'est-ce que vous comptez faire?
Ben, on avisera... On peut plus rentrer chez nous de toutes façons, ils savent où habitent les sangliers du coin. Au mgnoins à peu près. S'ils ont réussi à trouver Maman...
Nda. On va partir ailleurs.
Où? Je vous rappelle quand même que pour l'instant, vous êtes recherchés...
Nda. On sait!
Tant pis, on ira plus loin. On ira très loin là où ils pourront pas nous retrouver. Et puis, maintenant qu'on sait que dans les maisons des hommes y a de quoi trouver à manger, on se servira.
Nda! On n'aura pas à mourir de faim comme ça.
Eh bien... Si vous êtes décidés, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne chance. Si je peux cependant me permettre un conseil...
Gnm? Quoi?
Eh bien, si vous êtes recherchés... Le mieux serait que vous passiez inaperçus. Vous avez à peu près la taille de nains, ou d'enfants... Si vous déguisez comme tels, il se peut qu'on ne vous reconnaisse pas.
Avec les gneules qu'on a?
Je vais aussi vous trouver des chapeaux. La tête couverte, il ne vous restera plus qu'à faire attention à votre groin. Ça vous va?
Bah... 'Faut essayer.
Faites-moi confiance. Ça peut marcher. Tenez, voilà déjà de quoi vous mettre quelque chose sur la tête. Vous n'avez probablement jamais fait ça... Je vais vous aider.

Les couvre-chef en question étaient un peu de type "chapeaux chinois", coniques, attachés par une espèce de ficelle des deux côtés de la tête. Les deux petits trouvèrent ça très désagréable à porter, et se jurèrent de les enlever dès qu'il ferait beau et qu'ils seraient loin de leurs poursuivants. Vint ensuite la question des vêtements.
Ah, en voilà ici... Vous avez de la chance, ça, ça devrait être à votre taille. Ça appartenait à deux nains qu'on a exécutés il y a quelques mois. Voyons voir un peu si ça vous va.
Rien à déclarer : c'étaient des vêtements plutôt pratiques à porter, donc assez facilement adaptables. Le seul problème, ç'avait été au moment d'enfiler les pantalons. ÇA ÉCRASE LA QUEUE. ÇA ÉCRASE LA QUEUUUE! Et ça faisait un mal de chien. Et, au risque d'attirer vers le cabanon tout le voisinage, les marcassins braillaient à qui mieux mieux —Noshishi en avait même les larmes aux yeux—, se plaignant de ce que ces pantalons ne leur iraient jamais, qu'il valait mieux qu'ils se baladent le derrière à l'air. C'était pourtant trop bête. Il fallut un petit moment pour enfin les faire taire. Avec la petite épée de soldat qui lui avait été assignée comme arme, comme à toutes les autres cartes, le trois de carreau pratiqua un trou dans chacun des deux bas, juste assez pour laisser passer la petite queue à l'air libre. Ça faisait une drôle de gueule à ces tenues. L'homme-carte, contemplant son oeuvre, fit la moue.
J'aurais préféré ne pas avoir à faire ça... Il faudra aussi que vous fassiez attention à ce qu'on ne voie pas votre queue, maintenant.
Vous êtes sûrs qu'on ne nous repérera pas, si on sort habillés comme ça?
Beaucoup moins, en tout cas. Dans ce monde, la majorité des gens porte des vêtements. Si vous en portez aussi on vous trouvera plus civilisés, et on vous laissera plus facilement tranquilles. Le reste dépendra de vous...
Mgnais... On va devoir marcher sur deux pattes comme les hommes, alors?
Et nous comporter comme eux?

Léger rire de l'homme-carte.
Ce serait préférable! De toutes façons, vous m'avez l'air intelligents, et puis vous êtes encore jeunes... À votre âge, on peut s'adapter à ce genre de choses. Vous savez déjà parler... Le reste viendra.
Vous nous laisseriez rester pour la nuit... Pour qu'on s'entraîne à marcher? On repartira demain...
C'est d'accord. Mais à condition que vous partiez bien dès que le jour se lèvera ; au matin, mon tour de garde sera fini et je devrai quitter cet endroit. Et il n'est pas dit que celui qui prendra ma relève sera aussi coulant avec vous.

Les deux petits sangliers, qui s'étaient rassis par terre après avoir essayé de rester un moment debout, fixaient à présent l'homme qui leur avait sauvé la mise, ce soir-là, le regard plein de reconnaissance. Ils auraient bien aimé que cet homme-là reste avec eux, lui qui en si peu de temps leur avait appris tellement de choses, lui qui avait bien voulu écouter leur histoire et les protéger de ceux qui les poursuivait, même alors qu'il n'avait rien à y gagner... On ne trouve pas beaucoup de gens comme ça. Eux-mêmes ne l'auraient probablement pas fait. Au bout d'un moment, ils échangèrent un regard, puis un acquiescement, et finirent par se retourner vers lui.
Dites, m'sieur le trois, vous ne voudriez pas venir avec nous, quand on partira?
Vous vous egnnuierez moins que dans votre réserve, et puis vous pourriez continuer à nous apprendre des choses!

L'homme-carte sourit doucement, et d'un geste vague de la main, signifia son refus.
Je vais être contraint de refuser... Vous n'y gagneriez rien. Vous pouvez vous trouver bien meilleur maître que moi... Je ne suis qu'un subalterne. Et puis, je ne suis plus là pour très longtemps. Demain, je dois me rendre sur la place des exécutions : il est prévu qu'on me coupe la tête.
...Ah.

Les marcassins esquissèrent un geste de recul, puis n'osèrent plus rien dire. En leur for intérieur, ils avaient bien du mal à comprendre qu'une personne puisse se rendre ainsi d'elle-même à ceux qui voulaient la tuer. Ce n'était pas vraiment de tradition, dans la famille : surtout pour eux deux, et d'autant plus maintenant qu'ils étaient en fuite. Ça les désolait un peu. Ils auraient aimé faire quelque chose... Mais que dire à un homme qui tient à se laisser avoir par le destin?
...Vous êtes sûr que vous ne voulez pas partir?
Vivre, même poursuivi, c'est toujours mieux que mourir...
C'est toujours mieux.
J'ai juré fidélité à sa Majesté, mes enfants, je ne peux pas me défaire de ma tâche aussi facilement... Il y va de mon devoir de soldat.
Pourquoi la Reine veut vous couper la tête?
Honnêtement, je ne sais pas. Les raisons de la Reine ne sont pas toujours très compréhensibles.
Alors, c'est trop bête d'y aller.
Nda. C'est trop bête.

Ça ne rigolait plus du tout, chez les deux petits. Ça faisait même plutôt la gueule. Assis qu'ils étaient par terre, ils restaient là, les yeux rivés au sol, leurs joues porcines gonflées de mécontentement. Ils ne comprenaient pas ; ils n'arrivaient décidément pas à comprendre, et ça les énervait. L'homme-carte sourit de nouveau, et s'assit en face d'eux, pour se mettre à peu près à leur hauteur :
Allons, ne faites pas cette tête. Regardez tout ce qu'il vous reste de ce que vous avez emporté... Mangez donc encore, et prenez des forces. Demain, une longue route vous attend...

But : Trouver un maître à malices, qui, dans ce monde sans pitié, les protégerait et surtout leur apprendrait à jouer des tours aux autres comme personne. Accessoirement, ne pas se faire choper et punir pour tous les vols qu'ils ont commis depuis qu'ils sont partis en vadrouille ; l'idée de la prison —ils s'exagèrent leur châtiment, sans doute— leur fait atrocement peur.
Autre : Bon... C'est pas vraiment un pouvoir... Et c'est fort peu élégant à dire... Mais il paraît que leurs pets peuvent avoir, en fonction de ce qu'ils mangent, autant de puissance que pourrait en avoir une fuite de gaz dans le monde humain. Ils s'en rendent bien compte. Ils s'en sont servi plusieurs fois pour allumer des feux, ou même essayer de se propulser pour sauter plus haut —on ne sait pas si ce dernier essai a été très concluant—. En tout cas, ça reste assez dangereux et surtout très déplaisant, donc c'est peut-être bon à savoir aussi, pour ne pas avoir de mauvaises surprises...
Étant les enfants du sanglier d'Érymanthe, ils ont hérité d'un peu de sa force et de sa résistance. Tout ne leur est pas donné, évidemment, parce que ce genre de choses se travaille aussi... Reste simplement que sur l'échelle de Darwin, ils sont tout de même un peu plus haut que des marcassins ordinaires.
Leur clé, évidemment, est la défense de leur maman, qu'ils ont volée peu après être sortis pour la première fois de leur grotte natale, et qu'ils transportent toujours sur eux. Ils semblent toutefois ne pas avoir compris que cet objet, outre son importance en tant que souvenir, possédait un tel pouvoir, et sont persuadés que ce sont les humains qui ont gravé un signe en forme d'étoile dessus, et qu'eux-mêmes ont simplement mis un peu de temps à le remarquer.


Groupe : Arlequin on m'a dit~. Ça me va!^^

Une Demeure ? : Ce serait plutôt le contraire de ça. Contrairement à certains petits cochons, les frères Inoshishi sont nomades ; ils parcourent le monde des contes là où leurs pas les mènent, et ce depuis, probablement, quelques années maintenant...

Un Rang Personnalisé ? :
Code:
<font color=#000000><i><strong>Not</strong> the three little pigs.</i></font>
(...Nee nee, si ça vous fait chier de prendre la peine de le mettre, ne le mettez pas, hein.)


Votre Prénom : Euh... Agathe? ...Ah ben ma foi oui, c'est mon prénom. Mais appelez-moi AKHTS, if you please. Ça paraît très confusant comme ça mais c'est prononçable, je vous assure. XD Malgré l'orthographe, ça se prononce "Aquatesse", en gros. ...Bon, et zut, hein, appelez-moi comme vous voudrez. XD
Âge : 18 balais.
Comment avez-vous connu le Forum ? : Beh... Je voulais jouer des petits marcassins... —Oui, c'est parti de là.--"— ...Donc je me suis mise en recherche d'un fofo dont le contexte me permettrait de le faire. Je suis d'abord allée chez ceux que je connaissais, et puis n'étant pas sûre de moi je suis allée voir les partenaires... ...Et puis j'ai fini ici, quoi.
...Intro à part, l'invité "Stalkin'" de la semaine dernière, c'était moi, au cas où j'aie pas encore été repérée. XD
Qu'en pensez vous ? : Bon... Que je vous explique un peu ma situation. Comme sans doute pas mal de monde ici, j'ai une vie très prenante et je fais trente-six-mille trucs sur le net comme au-dehors. Ma raison m'a répété mille fois que c'est folie de m'inscrire ENCORE sur un nouveau forum alors que j'arrive déjà pas à tenir tous mes engagements ailleurs. Et pourtant... J'me suis inscrite. *SBAF* Mah, le RP n'a pas l'air d'être assommant, donc ça a l'air d'un bon endroit pour m'amuser un peu à jouer.
Que pensez vous du thème ? : J'aime le beige du fond de page qui me fait un peu penser à la page vieillie d'un bouquin. Ça colle.^^
Des Suggestions ? : Pas que je sache ; d'abord parce que je viens d'arriver et que j'ai pas encore pu faire l'expérience du forum, et ensuite parce que les grands admins et modos de ce joli forum ont l'air de gens occupés que j'ai pas le coeur à embêter tout de suite... —D'autant que j'ai déjà eu le temps d'en embêter un, ça suffit comme ça...^^"— Donc non, je me forcerai pas à imaginer quelque chose alors que je vois rien à dire pour l'instant.
Code : [ ♥ ] (...Is it?)
Quelques mots ? : ...Bon sang j'cause trop. O_o
...Ben voilà, mon présento est fini... ...Et voilà comment on vous foire royalement un decorum. XD Pardon d'avoir fait des persos aussi moches et ridicules au milieu d'un tel arsenal de persos classes, et pardon aussi d'avoir pris la liberté de faire directement la fiche d'un duo de personnages —sur un même compte, de surcroît— au lieu de m'en tenir à un seul. Jouer des duos de persos sur les forums est un truc dont j'ai l'habitude, et ces deux-là sont tellement peu dissociables de surcroît, que pour ce qui est de bien jouer chaque perso qu'on prétend interpréter avec une activité équivalente, je pense qu'y a pas de souci à se faire. Je m'engage. *Tape sur son crâne pour "s'engager".* Quant au risque de monologue intérieur, j'aime bien ça aussi, mais si c'était vraiment ce que je tenais à faire, en tout bon sens, je ne me serais pas inscrite sur un RPG, vous pensez bien. ...Bon, y a aussi le fait que je joue des animaux, d'ailleurs même pas des animaux foutus de ressember à des animaux, des animaux dans le genre anthropomorphes avec toutes les saloperies qui vont avec... THE HORROR. Enfin, peu importe, j'ai eu du fun à faire ce présento, mais si vous le trouvez trop peu convenable, refusez-moi autant que vous le voudrez, je ne comprendrai que trop bien. Ah, also, je ne suis pas très douée pour proposer des noms, alors par habitude, j'ai gardé ceux de l'oeuvre originale d'où les deux personnages qui me servent de physique sont tirés ; cependant, s'il faut changer ces noms aussi, bien entendu, c'est loin d'être un problème.
...Ah, et, encore désolée pour cette tartine de texte même pas belle!^^"


Dernière édition par Ishishi / Noshishi le Mar 7 Juin 2011 - 17:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   Mar 7 Juin 2011 - 0:48
J'adore !!! En tout cas, je te souhaite la bienvenue !!! ^^
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Emploi/loisirs : Décapiter les Gens.
Humeur : Décédée

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Lecteur ou Conte (lequel) ?:
Arme(s): Mon Fouet.
Un petit mot ?: Coupez lui la tête ♥

MessageSujet: Re: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   Mar 7 Juin 2011 - 10:50
Bienvenue ! Amuse toii biien
Ah ah ah bon courage aux admin' pour lire ta fiche elle est ... longue ! xD.
En tout cas j'ai lu le début et j'aime beaucoup.
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avatarThe March Hare


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Messages : 593

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Conte
Arme(s): Mon charme
Un petit mot ?:

MessageSujet: Re: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   Mar 7 Juin 2011 - 14:37
Bon, je n'ai pas grande chose à dire sur cette fiche. Des personnages amusants. Tu es validée. ^^
Par contre, je vais te mettre en Arlequin, plutôt qu'en Réglisse. Les réglisses sont vraiment des personnages dangereux et les tiens semblent surtout être farceurs.

Si ça ne te convient pas, dis le moi. En attendant, je te place chez les Arlequins.
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MessageSujet: Re: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   Mar 7 Juin 2011 - 15:08
Bienvenue parmi nous \o/ Jolie présentation O.o J'ai pas eu la foi de tout lire xD

J'espère vous manger revoir bientôt sur le forum Very Happy
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avatarNot the three little pigs.


Date d'inscription : 06/06/2011
Messages : 504
Localisation : Un à droite et l'autre à gauche, généralement... Et de temps en temps on échange les places.

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Conte (le sanglier d'Érymanthe)
Arme(s): Leurs dents... Et leur derrière. Croyez-moi, ça suffira.
Un petit mot ?: ...Gnda.

MessageSujet: Re: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   Mar 7 Juin 2011 - 17:10
Lorelei >> Je suis tardive... Mais merci beaucoup! Ça fait toujours plaisir.^^

Majesté —en conséquence— >> Là encore, merci beaucoup. XD Et chapeau pour avoir déjà lu le début de la fiche... Je me suis sentie mal un peu, quand j'ai vu la taille qu'elle faisait une fois finie.

Edward >> Je dois dire... J'ai trouvé cette réaction très rapide, par rapport au roman que j'ai fait! Désolée encore d'avoir été pénible aussi longtemps! XD Et merci pour tout. Pas de problème pour le groupe, vous vous y connaissez mieux que moi, et l'important est que ça convienne! Du coup, je m'excuse encore pour m'être plantée dans mon estimation de départ.^^"

M'sieur le Croque-mitaine >> *La playeuse planque ses cochons dans son dos avant qu'on en fasse du jambon.* Memerci.~
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MessageSujet: Re: Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)   
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Vous voyez une queue en tire-bouchon, là? NON.--" Alors? (Done~)

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