Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

Partagez | 
 

 Les dérives de ma plume

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatarMademoiselle LoyaleMademoiselle Loyale ♥


Date d'inscription : 28/10/2010
Age : 23

Messages : 678
Localisation : In the Dark Wood Circus
Emploi/loisirs : Mener à bien le spectacle et après...
Humeur : Just Crazy ♫

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Portrait de Dorian Gray
Arme(s): Un fouet d'épine
Un petit mot ?: Fuh fuh...

MessageSujet: Les dérives de ma plume   Dim 3 Juil 2011 - 22:47
Fuh fuh fuh ♥ Bonsoir. Je graph de temps en temps, je dessine très mal, donc je vais vous présenter mes écris.

7 Péchés Capitaux

Ce sont des petits textes écrit par-ci par là. Je suis en train d'écrire un livre mais en dehors j'ai commencé une série de texte sur les 7 péchés capitaux. Je me suis inspiré de chanson pour certain d'entre eux, j'aime transposer des chansons en texte. Ici, chaque histoire ce déroule dans un même royaume.

Avarice


Je ne suis pas la justice, je suis ma justice. Et pour suivre ce chemin, il faut parfois une petite aide. Et quelles meilleur aide sinon l’argent ? C’est une aide qui ne nous conduit pas sur le meilleur des chemins. Mais tant que l’on sort libre de la salle d’audience, où est le problème ?

Je suis le maitre de cours, votre vie dépend de moi.
Si vous désirez le salut, videz vos poches. Après tout, l’argent est le meilleur avocat au tribunal.

L’âge, la race, le statut social, peu importe, tout le monde peut être sauvé. Tant que l’on a la bonne somme à verser. Vous savez que tout dépend tu coup de maillet final, celui qui décide si c’est la liberté qui tend les bras, ou la lame de la guillotine. Et je suis le possesseur de ce maillet.

Le maitre de cours, le maitre de la justice.
Le péché est certes ma considération, mais tant que vous y trouvez satisfaction, pourquoi vous plaindre. Vous savez qu’ici, le personnage qui décidera de votre sort est celui imprimé sur le billet à me tendre.

Tout le monde doit être égale, aux yeux de la justice, c’est pourquoi elle porte un bandeau sur les yeux. Mais elle n’a pas besoin de voir, pour compter les pièces qu’on lui vers, juste besoin de tendre la main. Je continuerais donc à balancer l’injuste maillet, pour ceux qui comme moi sont dans le péché car après tout, les hommes sont tous les mêmes.

Un chef d’armé ayant assassiné sa femme ? La peine capital peut devenir un vive soulagement si l’on sait tendre la bonne somme.
Le soldat est à lui seul un meurtrier, et pourtant, nous n’allons pas tous les châtier. Je dis l’accusé innocent d’une main, et avec l’autre je range l’argent. Le meilleur avocat dans la salle d’audience.

Cet homme continuera à tuer sur le champ de bataille, et parfois au dehors mais après tout, il n’y a pas de limite à un champ de bataille. Mais le peuple sait qu’il y en a, à ne pas dépasser. Le juge a remis un meurtrier en liberté, c’est plus qu’ils ne peuvent accepter. La terreur est une force qui contrôle nos acte, et l’avarice un engrenage que l’on ne peut arrêter.

Quand ces deux forces affrontent, on aboutit à la colère des uns, en ayant assez d’être trompé, et à la folie de l’autre. Seul, chez lui, enfermé, côtoyant le fruit de la corruption, matérialisé sous forme de pièce d’argent.

Tout n’est que flamme dans la résidence, mais ce fruit si durement gagné ne sera pas laissé ainsi. Quand s’abat la lame de la faucheuse, le juge dans sa cours infernal, murmure cette devise: l’argent est le meilleur avocat dans une salle d’audience.
Mais le diable n’est pas de cet avis, le juge est jugé, chaque pièce possédée, est un maillon de plus qui le rattache au plus profond des enfers. Et à l'intérieur de ce cercle infernal, apprends cette nouvelle devise: L'argent est la satisfaction du diable

Jalousie

Dans ce petit royaume, il est difficile de se faire remarquer. Difficile de se faire une place dans la communauté. Mais partout dans le monde, il est souvent difficile de se faire distinguer d’une personne que l’on aime.

Et pourtant elle continue son ouvrage, la petite tailleuse qui fait le coin de la rue. Jeune femme solitaire, elle tient avec aplomb sa modeste boutique, mais dont la réputation n’est plus à faire.

Son travail, voilà ce qui compte, les ciseaux, un peu rougis par la rouille, tranchent d’un geste vif, tout fil rebelle. Plus tu les aiguises et mieux ils coupent.
Mais derrière les rouleaux de tissus, c’est cet homme vers le pont qui occupe ses pensées. Il n’est jamais entrée dans la boutique, mais quand il viendra, oh oui elle sera prête à l’accueillir, elle sera belle, belle comme cette fille qui vient de le rejoindre, et qui dépose un baiser sur sa joue. Sa robe rouge vole au vent et se confond avec les feuilles mortes qu’il soulève…

Mais elle doit continuer son ouvrage. Le travail, voilà ce qui importe pour le moment. Et jusque tard le soir, la bougie qui commence de se consumer, rejette l’ombre de la tailleuse, penchée sur la robe rouge à terminer. La soirée s’achève sur les coups de ciseaux acharnée, plus tu les aiguises et mieux ils coupent.
La ville n’est pas tranquille, mais ce n’est pas les rumeurs qui doivent déconcentrer. La seul distraction permise, se situe derrière la vitrine de l’échoppe, ou l’homme tant désiré se tient au loin, courbé. Il passe ses bras enveloppé de tissus noir autour d’une femme au foulard blanc. Ah si c’est le genre de femme qu’il aime…

Mais elle doit continuer la petite tailleuse. Elle doit refouler ses larmes et nettoyer son ouvrage pour qu’il sois prêt pour demain. Et en plus, les tâches ne partent pas facilement sur du blanc. La bougie continue lentement de se consumer. Pendant que claque toujours les ciseaux rougis, qui enlèvent les imperfections. Plus tu les aiguises, et mieux ils coupent.

La ville est remuée, dehors les commères vaquent à leur principal activités. Tout comme la tailleuses, digne de sa réputation, qui ne s’accorde aucun loisir, hormis le plaisir de regarder cet homme au dehors. On ne distingue que sa veste noire, aux cotés d’une femme avec un grand chapeau de la même couleur. Le monde semble s’assombrir comme le visage de la tailleuse.

Mais elle doit continuer, l’heure n’est plus aux jeux. Bientôt on passera prendre sa commande. En plus la bougie va bientôt s’éteindre. Alors elle termine d’ajuster la plume sur le chapeau, repose son ouvrage, ses fils, ses aiguilles, ses ciseaux. Il faut en prendre grand soin, car, plus tu les aiguises et mieux il coupent.
La ville est abattue, tout comme l’homme qui rentre se réchauffer dans l’échoppe de la tailleuse. L’ouvrage est terminé, elle va le lui montrer. Et pour bien le mettre en valeur, elle le porte sur elle. Après tout, aujourd’hui, il n’y a plus d’obstacle.

Mais le regard du visiteur n’est que dégout. Et la tailleuse comprend qu’elle a travaillée dur pour rien. Toute ces nuits passées à raccommoder, nettoyer, couper, n’ont servit à rien. Ces nuits passé à la lueur de la bougie ne sont maintenant plus qu’un tas de cendre lointain et inutile.
«Vous me rappellez…»

Non, elle ne veut pas entendre, la jeune fille ne supporterait pas d’entendre une critique sur son ouvrage. Elle prend les ciseaux, rougis par le sang…
La flamme de la bougie, achève définitivement de consumer la cire. Tout comme la flamme de la jalousie qui chaque nuit, brulait un peu plus la tailleuse.
Et maintenant qu’elle git sur le sol sans vie, les mots que prononce l’homme ne sont plus que murmure.

«Vous me rappelez mes trois sœurs»
Mais ça, elle ne l’entendra jamais. Le sang coule de sa plaie, le venin de la jalousie se repend sur le plancher de la boutique, et enrobe les ciseaux restés dans sa main.
Plus tu les aiguises et mieux ils coupent, c’est prouvé.

Je pense qu'on verra facilement que je me suis inspiré de The Tailor Shop
 
Orgueil


La beauté est un argument de poids, une arme fatale. Oh, ça elle le sait, et elle entretient ce canon qu’elle pointe sur le fruit de ses envies. Cest tellement facile.


La future souveraine sépanouit dans ce jardin que forme sa cours. Elle se plait tellement, que tout les murs du château sont tapissés de miroir. Son reflet est si beau, cette image l’éblouit. Mais ce qui est encore mieux, c’est de posséder une réplique d’elle-même au-delà de la glace. Ah sa petite sœur, car la future souveraine est de quelque secondes son ainée, quelque secondes qui ont suffit à la désigner future reine du royaume.

Belle rose blanche, plantée dans un bon sol, les pétales flamboyants de beauté sont beaucoup plus dangereux que ses épines.

Avant on les admiraient toutes le deux, maintenant c’est elle, la reine, qu’on admire et que l’on respecte. Sa jumelle n’est qu’une figurante, un miroir de plus qu’elle s’empresse de cacher. Ces pauvres gens n’arrivent même pas à les différencier. Pourtant, entre elles, elle savent très bien où se situe la différence. Il se trouve que la reine est droitière, tandis que sa jumelle est gauchère. «Voilà qui la place plus bas que moi» dit la souveraine en agitant son éventail.

Belle rose blanche, admire son reflet dans la rivière. Oh non, elle est très maligne, elle ne finira pas noyée comme Narcisse.

Si belle, et si unique, sa beauté est un don des dieux, elle est une élue, promis à un grand avenir, la seule à bénéficier de ce don. La seule ? Non, il y a sa jumelle, celle-ci passe du statut de reflet à celui de concurrente. « Cest une honte ! Personne devrait pouvoir me concurrencer ! ».

Belle rose blanche, ne t’en fais pas, l’impertinente paiera ! Oh oui, elle va renvoyer cette mauvaise herbe. Cette fille, son reflet, retrouvera sa place, derrière les miroirs.

Ah le royaume est sous le choc, un malheur vient d‘arriver, et tout le monde retient son souffle quand le juge abat la sentence. «La sœur de la reine sera brulée vive pour acte de sorcellerie». Ah ce juge, un homme de plus, facile à tromper avec un beau sourire et une belle bourse dargent. Elle va disparaitre cette jumelle, et alors elle sera seule ! Seule avec sa beauté, son royaume, son orgueil !

Belle rose blanche, prenez garde à ses épines, elle va pouvoir retourner contempler son reflet tranquillement.

La reine, la nuit, se rend seule dans la cellule, pour contempler une dernière fois, ce double impertinent qui a eu le toupet de franchir la surface de la glace. Mais ce sera finit, oui c’est terminé et plus tôt que prévue. La prisonnière dans sa cellule s’est pendue. Tragédie, tragédie, mais la reine prend la plume dans sa main gauche, et signe l’acte de décès, un sourire satisfait sur ses lèvres.

Belle rose, rougis par son propre sang. Ah tu ne voulais pas finir comme Narcisse, mais se sont tes propres épines qui t’on précipitée dans l’eau. La prochaine fois, plutôt que de contempler ton image, surveille plutôt ton entourage, c’est dans ton intérêt et dans le leur.

Notez que le juge dont je parle dans l'orgeuil est le juge de l'avarice ^^
Luxure


-Monsieur le Duc je vous aime…

-Ah oui ? Pfff, ah ah comme c’est drôle, laide comme tu es, tu penses avoir une chance ? Allons, consoles-toi, et souviens toi qu’à Paris, tu as eu la chance de me parler. Vu ton statut, c’est déjà un immense honneur.

Le nouveau Duc est beau comme un soleil. Il a hérité du titre, mais aussi de la beauté de son père. Un vrai soleil après la pluie…mais une fois dans son lit, c’est un orage après le soleil.

La passion la plus égoïste est celle de la luxure. Je le sais très bien. Mais est-ce de ma faute si les femmes viennent toutes à moi. C’est tellement facile, de les étourdir avec des paroles illusoires. Des les enivrer avec des effluves éphémères. Elles vivent pour l’instant présent, et si le retour à la réalité est difficile, elles pourront toujours se rappeler ce moment merveilleux qu’elles ont vécues avec moi le temps d’une nuit.

Qui est le plus égoïste ? Celui qui pervertie votre corps pour l’emmener vers des plaisirs cachés ? Ou celle qui vous regarde avec mépris alors que vous lui avez offert une nuit dont elle se souviendra à jamais ?

Ca me ronge, toujours et encore, ce désir insatiable. Le démon du vice dont je respire le poison me hante toute la journée, et conditionne mes nuits.
Parfois elles résistent, et ne font qu’attiser mon envie de les conquérir. C’est un jeux vicieux, où l’on convoite toujours ce qui nous ai inaccessible. Aller toujours plus loin, franchir les limites de cette société formaté de convenance.

Elles ont toutes leur charmes, mais elle sont toutes les mêmes. Pleines d’espoir au sortir du couvent, on peut facilement les étourdir avec des promesses de mariage. Pourquoi pleurs-tu ? Regardes-moi dans les yeux et oses me dire que tu n’as pas apprécié.

Ce me ronge, toujours et encore, cette soif de passion frivoles. Le démon de la dépravation, continue de faire tomber les masques. Sous ton air de petite demoiselle bien sage, montre moi le vrai visage de la femme vicieuse que tu as toujours cherché à cacher.

Mais tout devient, fade, j’ai l’impression d’avoir fait tomber tout les corsages de Paris. D’avoir gouter à toutes les lèvres, et de toujours croiser les mêmes regards.
Non, celui-là est différent. Là-bas, ces pupilles noirs qui ne dissimulent aucune crainte. Un regard qui ne feint pas l’innocence. Un diamant brut, un objet de vice enveloppé de rouge. Un soleil noir, dont les rayons viennent transpercer mon être, et éveille en moi, une fièvre et une passion que je ne soupçonnais pas. Une vrai femme.

Ca me ronge, ça me dévore tout entier. Quel est ce charme ? L’ange de l’amour serait-il sortit de cette cache que je croyais cadenassée ? Il dégage un parfum bien agréable et auquel je crois, je me laisse tenter.

Elle résiste, elle m’ignore. Ironie cruelle, pourquoi faut-il que la femme avec laquelle je suis sincère, se joue ainsi de moi. Est-ce la ma punition ? L’attente me consume et me rend fou ! Elle attise toujours plus ce désir, il grandit, et je sais que celui-là ne durera pas le temps d’une seule nuit.

Mais enfin, elle daigne à me voir, à me parler, je la possède, elle est mienne, elle va s’offrir à moi dans cet hôtel du sud, embrasé du feu de notre passion. Dans une première étreinte sur les draps, nos lèvres s’effleurent, nos regard se croisent, ma flamme s’attise. Je respire son essence, elle m’enivre, m’étourdit…me fait mal. Un poison qui m’arrache ma poitrine, dont la plaie béante rejette du sang.

Ca me ronge, sa me détruit. L’ange de la mort serait donc si beau ? Elle me regarde souffrir, gardant en main le couteau rougis par mon sang. Le parfums à double tranchant de cet ange noir m’empoisonne. Me voilà asphyxié par le vice que je respirait chaque nuit.

Non, pourquoi ? Ne t’en va pas, attends ! Je n’ai pas pu te le dire. Ma libido a prit le dessus, je n’ai pas réussi à te l’avouer, pourtant je veux te le dire:

-Je t’aime…

Elle rit, l’ange de la mort rit de me voir si malheureux, baignant dans le reste de ma vie de débauche. Elle s’approche de moi, me donne se baiser qui aspire mon âme, et tout bas me susurre:

-Console toi, je me souviens de Paris.

Voilà, je n'ai pas encore d'idée pour les autres péchés mais sa va venir, j'espère.

Poèmes et nature

Sinon voilà un poème que j'avais écris pour le printemps des poètes. Le thème était "D'infinis Paysages". J'écris très peu de poésie mais j'aimais bien celui-là alors je vous en fait profiter ^^

La poussière est le reste d’un monde brisé
Et parfois elle se reforme en chemins
Eux les témoins, du paysage ensommeillé
Les fils conducteurs du jour en déclin


Celui-ci hiberne pour la saison morte
Un blanc manteau cache ses blessures
Ces crevasses et ces chaos qu’il supporte
Malmené par l’appel de l’aventure


Les arbres prient pour un ciel plus clément
Par des sifflements de brise hivernale
Tendant leurs branches dénudées par le vent
Vers l’astre naissant de la lune pâle


Ils sont les sentinelles de ce sentier
C’est à lui qu’ils offrent leur parure
Refuges des oiseaux un peu retardés
Compatissant au sort qu’ils endurent


L’infini se traduit par le chemin
Par ses alentours plus âgés que nous
Car même en hivers, jamais ne s’éteint
La force du blizzard, ni clément ni doux


Eternel et sans frontière il court
Emportant les regrettées feuilles dorées
Et seul spectateur de ce long parcourt
Attend la venue, d’homme à balayer.

Et un petit texte écrit vite fait pendant une heure de perm.

Elle était si belle à son entrée. Sa chevelure rousse offrait un dégradé de couleur en accord avec sa robe flamboyante.
Ces couleurs suffisaient à rendre le soleil jaloux. Car malgré toute l’étendue bleue que lui offrait le ciel, la forêt ici bas ressemblait à un immense brasier immobile, bien plus ardent que ses rayons.
Mais pourtant il est arrivé, ce souffle, qui a tué ton grand frère, à toi reine frivole au sommet de sa beauté.
Un infime frisson, qui a fait fuir tous les oiseaux, et emporté ta parure rousse.
Mise à nue dans une nuit de plus en plus précoce, ta chandelle s’est éteinte, te laissant avec tes craintes et ta culpabilité.
Et pendant que la malheureuse, mouille le ciel de ses larmes, elle marche sur le tapis de feuilles mortes, qui faisait autrefois sa fierté.
Alors le vent malmène cette peau mise à nue, et l’enterre dans un linceul de givre.
Et alors qu’elle s’endors enfin, tourmentée, le blizzard s’approche, la borde et lui susurre: «Ne pleurs plus Automne, ne pleurs plus. L’été reviendra, il est seulement endormis sous mon manteau blanc. Souris, et fait cesser la pluie.»


Contes Noirs

Cendrillon

Eh l’ami ! Tu ne le savais pas ? On dit que le prince donne un bal ce soir à son château. Tu connais la suite de l’histoire n’est-ce pas ?

La lumière de la lune donne plus d’éclat à la robe, qui redeviendra chiffon au matin. La calèche s’avance, la jeune fille en descend. C’est tellement simple, il n’y a qu’à entrer, séduire, danser. Rien de plus facile, elle sait qu’elle est la plus jolie. Tout le monde le sait, c’est écrit dans les livres d’histoire que l’on raconte aux enfants. Séduire, danser, poignarder. Tuer le maudit prince. C’est pour le bien de tout le monde lui a-t-on dit. Elle s’en moque à qui le crime profite; ce qui compte à ses yeux, c’est la récompense qui fera durer le rêve longtemps…pour toujours…
La lumière du lustre donne plus d’éclat à son sourire. C’est facile de sourire, c’est comme porter un masque. On ne regarde jamais ce qu’il y a derrière. Si l’expression de ce masque est assez belle, ce n’est pas la peine de regarder les vrais sentiments. Les gens préfère voiler la vérité qui n’est pas assez belle à leurs yeux. Le prince est beau, il le sait, il l’a lu dans les livres que l’on offre aux enfants. Il n’a qu’à sourire, choisir, danser. C’est pour son bien lui a-t-on dit. Trouver une héritière…pour vivre heureux et avoir beaucoup d’enfant….vivre heureux, pour toujours….

La jeune fille s’avance, intimidée. Le lustre est bien trop beau pour elle qui s’éclaire tous les soirs à la bougie. Entièrement vêtue de blanc, elle semble bien fragile, mais les sourires encourageants des danseurs l’invitent à aller plus loin. A minuit tout sera finit…
Le prince répète toujours sa même comédie. Courbette, au revoir, merci. Et c’est la même comédie qui va se répéter au moment où il pose les yeux sur cette jeune fille qui vient d’arriver. C’est toujours la même pièce en trois actes. Un regard, une étreinte, un baiser. Et le conte sera finit avant minuit…

A l’inverse de nous, elle ne savait pas. Elle ne savait pas que son assurance retomberait aussi soudainement à la vue du prince. A la place, c’est un sentiment étrange qui a germé, et qui l’a guidé au centre de la salle, dans les bras de celui qui l’a faite danser.
Il sait que c’est elle, mais ses bonnes manières l’empêche de se l’avouer. Il préfère jouer sa comédie de prince pour l’impressionner. Elle s’en moque, elle se contente de scruter ses yeux dans l’espoir de voir naitre la même flamme, qui s’est allumer dans son cœur.
La valse les porte tous les deux sur le balcon. Il n’y a plus qu’eux, et cette musique qui porte les jambes, en les rendant plus légères. C’est comme tourner sur un carrousel, mais eux voudraient ne jamais en descendre. Emporté par la folie de l’instant présent, par la folie de l’amour naissant.
Mais même si le décor est devenue flou, la jeune fille continue de distinguer l’immense horloge au fond de la salle. Et le rappel de son devoir résonne dans sa tête, accompagné de l’horrible tic tac.

La musique s’est arrêtée, le carrousel s’est immobilisé, le rêve pouvait il encore durer ?

Maintenant qu’elle ne tournait plus, Cendrillon voyait distinctement les aiguilles se rapprocher du douze. Son esprit n’était plus gavé de musique, et se souvenait très clairement de l’ordre à exécuter. Elle pouvait sentir le fourreau du poignard sous sa robe. Les regards encourageant des courtisans tout à l’heure, semblait avoir une autre signification à présent. Pourtant la valse précédente portait un parfum de conte de fée, ce serait trop dur d’y résister.
Maintenant qu’il ne tournait plus, le prince charmant se demandait si tout cela était vraiment raisonnable. Pouvait il céder si facilement ? Quel masque devait il montrer ? En regardant la jeune femme il sut qu’elle était la réponse. La robe blanche la faisait paraitre si fragile, mais la flamme dans ses yeux était une réponse à ses sentiments. Peu importe les clichés, c’est trop dur de résister.

Je voudrais que la cloche ne sonne jamais. Que le fil du temps retienne les aiguilles. Que le peu de courage qu’il me reste retienne mes larmes.

Je n’ai pas compris pourquoi de la pluie a coulé de ses yeux. Tout comme je n’ai pas comprit mon geste. Répondant à son appel, j’ai glissé ma main contre sa joue, et lavé toutes ses larmes.

Tic…tac…et…

La cloche a sonnée, l’aiguille pointait douze. Au yeux de la demoiselle, elle pointait le prince, sa cible, qui avait encore sa main sur sa joue devenue brulante. Ce son oppressant la rappelle à la réalité. Mais alors que résonne les coups d’horloge, c’est le poignard caché dans son dos qui semble lui bruler les doigts. Jouer le rôle de tueuse le temps d’une nuit paraissait pourtant si facile. La réponse à son dilemme sera peut être dans ses yeux à lui…
La cloche à sonnée, le temps s’écoulait toujours, mais lui a stoppé son geste et à retiré sa main. Pouvait il s’autoriser cela ? Elle avait réussi à fissurer son masque, mais pour la convenance, il se devait de le porter en permanence. Ne laisser transparaitre aucune émotion, jouer son rôle de prince. Les contes de fée sont pour les enfants, il est temps qu’il reviennent à la réalité. C’est la réponse qu’il a choisit, en adoptant ce regard vide, supérieur de prince…

J’ai été sotte de croire aux contes, je ne suis qu’une inconnue sans nom, lui est une figure célèbre attachée à une étiquette. L’image du poignard s’enfonçant dans ta chaire n’a été qu’un flash à mes yeux. J’ai laissé couler mes larmes dans l’espoir qu’elles effacerait la chaleur qui tu avais laissé sur ma joue.

J’ai été bête de vouloir faire le fière devant elle. Je ne suis qu’un pantin stupide qui se croit libre, alors qu’il est entravé par des fils depuis sa naissance. Je crois qu’à cet instant, ma première douleur fut de la voir à nouveau pleurer. J’ai basculé en cherchant à saisir le bas de sa robe. La mort habillée de blanc, son éclat a suffit à briser le masque derrière lequel je me cachais.

Il est tombé sur le tapis, elle est tombé à genoux. Dans la salle en bas, on continuait de danser. Et le souvenir d’une valse partagé la fit pleurer de plus belle. Ses larmes effleurèrent les lèvres du prince, desquelles s’échappa un filon de sang. A croire que du poison s’échappait des yeux de la demoiselle.

La nuit absorbe le tissu blanc tandis qu’elle s’y enfonce, toujours plus loin dans l‘encre du soir. La surface s’éloigne de plus en plus, elle se sent glisser vers le fond. Elle peut encore sentir son souffle sur son front, sa main sur sa joue, le sang sur sa robe…on se croirait presque dans un conte de fée.

Hey l’ami, tu sais, on a tué le prince, il restait une pantoufle de verre que la tueuse aura surement laissée en partant se noyer dans le lac d’à coté.


La belle au bois dormant

Quand les fées se sont penchées sur ton berceaux, tu as reçut le don de la beauté. Tu as également eu droit à une jolie voix, qui sonnait comme un sifflement à mes oreilles. Car à mon avis, tu n’as jamais reçut ce qu’on appel la vérité. Tu feignais l’innocence, tu disais n’avoir pas conscience de ton charme. Et ça m’énervais ! Oh que oui ça m’énervais ! Petite orgueilleuse ! Moi j’étais la méchante sœur qui te jalousait. On a toujours eu une mauvaise image de moi, tu étais la favorite de papa.
Tu as dit m’avoir invitée à ton anniversaire, mais je n’ai jamais reçut le carton d’invitation. Le facteur a qui tu l’as confié s’est perdu dans Paris n’est-ce pas ?
Il est vrai que je t’en ai souvent voulu, pour des choses qui te paraissait si futile. A toi qui avait tout, à moi qui n’avait rien. Ton prince charmant t’as souvent dit que j’avais de mauvaise fréquentation, de quel droit se permettait-il de me juger ?
Dans le fond, je ne t’ai jamais voulu de mal. Je t’ai juste endormie, crois moi, tu n’es pas prête de quitter ton lit. Il n’y a pas souvent de débordement ici. Mais tu voyageras. Tu verras ce que c’est de dormir sous un pont. Je te laisse en bonne compagnie. Rassure toi, ton prince viendra. Il finira bien par te retrouver. Malheureusement, je crains que ce sommeil altère quelque peu ta beauté. Ce n’est rien, pour moi tu as toujours été un peu trop bronzée. Ca n’allait pas avec tes cheveux blonds. Alors que là, tu vas rester confinée longtemps, et perdre un peu de cette vilaine couleur. Tu vas t’imprégner de l’élément qui t’entoure. Tu as toujours été douée pour te faire des amis, je suis sur que les gens à qui je t’ai confiée t’aimeront beaucoup. Tu es à croquer…
Dors ma belle, ne t’en fais pas. Le prince te retrouvera. Il n’aura aucun mal à battre le cheval de pierre qui veille sur le toit de ta prison. Le plus dur sera pour t’atteindre. Mais tu m’as toujours dit que c’était un homme qui avait plein de relation et plein de moyen pour retrouver les demoiselles en détresses. Il a l’habitude de trouver des gens endormis. Tu referas surface et là pour mon plus grand bonheur, il refusera de t’embrasser. Je te l’ai dit, ce sommeil risque d’altérer quelque peu ta beauté. Tu seras laide ! Mais c’est le prix à payer pour avoir un lit de premier choix. C’est bien connue, la Seine quitte rarement son lit. J’aurais put te jeter dans la mer, sa aurait été moins confortable. Alors tu crois qu’il t’aime toujours, ce prince dans son uniforme bleu, aussi bleu que tes lèvres. Tu crois qu’il a envie de t’embrasser ? Tu ne réponds toujours pas ? Alors dis moi, tu vas m’inviter pour ton enterrement n’est-ce pas ? Pour rien au monde, je ne voudrais rater ça.


Dernière édition par Aurore Boréale le Dim 18 Sep 2011 - 20:43, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarRomantique en sucreRomantique en sucre


Date d'inscription : 07/11/2010
Age : 25

Messages : 499
Localisation : Partout où il y a de l'encre et du papier
Emploi/loisirs : L'amour ~
Humeur : Câline

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Lecteur
Arme(s): Aucune
Un petit mot ?: Il n'y a pas que l'amour dans la vie... Il y a aussi les femmes ~

MessageSujet: Re: Les dérives de ma plume   Jeu 7 Juil 2011 - 0:14
Owh, tes textes sont originaux, et bien imaginés je trouve ^^ Je me demande, sont-ils des petites parties de l'univers de ton livre?

Et puis, ce n'est jamais bien joyeux, ont y sent bien le sens du mot péché ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarMademoiselle LoyaleMademoiselle Loyale ♥


Date d'inscription : 28/10/2010
Age : 23

Messages : 678
Localisation : In the Dark Wood Circus
Emploi/loisirs : Mener à bien le spectacle et après...
Humeur : Just Crazy ♫

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Portrait de Dorian Gray
Arme(s): Un fouet d'épine
Un petit mot ?: Fuh fuh...

MessageSujet: Re: Les dérives de ma plume   Jeu 7 Juil 2011 - 0:30
Ah mais bien sur, les pécheurs seront punis (oula on se croirait dans le manga Judge)

Mais mon livre n'a rien à voir avec ces textes, ça c'est juste pour le plaisir ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Date d'inscription : 18/09/2009
Age : 22

Messages : 1306
Localisation : Je t'attends dans mon manoir ♪

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Hansel et Gretel
Arme(s): J'en ai trop pour les citer toutes. Mais sur moi, mon fidel couteau de poche!
Un petit mot ?: Qui a dit que les bonbons n'étaient pas dangereux ?! Ahah!

MessageSujet: Re: Les dérives de ma plume   Mer 20 Juil 2011 - 19:07
J'aime beaucoup! Il faudrait qu'il y ait des boutons "J'aime" comme sur FB ici xD


Fortes Fortuna Juvat.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarMademoiselle LoyaleMademoiselle Loyale ♥


Date d'inscription : 28/10/2010
Age : 23

Messages : 678
Localisation : In the Dark Wood Circus
Emploi/loisirs : Mener à bien le spectacle et après...
Humeur : Just Crazy ♫

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Portrait de Dorian Gray
Arme(s): Un fouet d'épine
Un petit mot ?: Fuh fuh...

MessageSujet: Re: Les dérives de ma plume   Jeu 21 Juil 2011 - 20:14
Merci Hansel sa me fait très plaisir x)

J'ai édité pour rajouter deux petits textes de plus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarMademoiselle LoyaleMademoiselle Loyale ♥


Date d'inscription : 28/10/2010
Age : 23

Messages : 678
Localisation : In the Dark Wood Circus
Emploi/loisirs : Mener à bien le spectacle et après...
Humeur : Just Crazy ♫

Still There
Lecteur ou Conte (lequel) ?: Portrait de Dorian Gray
Arme(s): Un fouet d'épine
Un petit mot ?: Fuh fuh...

MessageSujet: Re: Les dérives de ma plume   Dim 18 Sep 2011 - 20:44
EDIT ajout de deux textes, des contes noirs que j'ai écris en attendant le bus x)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatarInvité



MessageSujet: Re: Les dérives de ma plume   Mar 18 Juin 2013 - 17:25
Tu écris vraiment trop bien! 
*yeux brillants d'admiration*
(Je me la ramène encore avec mes commentaires pourris... Fais comme si je n'étais pas là...)
Ton livre parlera de quoi? (notes que ceci n'est pas un commentaire, mais une question) (parce que j'aimerais bien que tu répondes mais tu peux ignorer mes commentaires pourris) (mais bon tu peux ne pas répondre aussi en fait) (enfin bon je me comprend) (et voilà) (vive les parenthèses!)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Les dérives de ma plume   
Revenir en haut Aller en bas
 

Les dérives de ma plume

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Happy End :: FLOOD~ :: × Galleries ♪-
Top-Sites


Merci ♥