Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]

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MessageSujet: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Jeu 21 Jan 2010 - 10:16
I



Il arriva devant l’église exténué comme s’il revenait d’une longue guerre. Ses membres abimés avaient peine à le tenir debout et sa tête bourdonnait à cause du cheval qui l’avait amené ici. Il avait eu de la chance de croiser ce paysan mièvre qui lui avait gentiment proposé son aide tandis que Joachim avait toutes les peines du monde à faire un pas devant l’autre. Grisélidis Hans l’avait laissé partir, lui laissant ses affaires mais pas sa dignité. Pillée, écrasée puis jetée aux ordures, celle-ci n’osait même plus geindre un seul caprice. Il avait eu la peur de sa vie –et une vie de 800 ans-, il en tremblait rien qu’à y penser. Il revoyait la table à manger garnie de crâne, de boyaux et Hans au bout de cette table, souriant d’un sourire juste horrible. Il se souvenait encore de la sensation de son visage dans ce cerveau, l’arrière gout du vomit, la faim et la soif qui le tuait à petit feu et cette folie qui montait en lui. Il ne pensait plus pouvoir un jour revoir la couleur du ciel quand il fut jeté à la porte. La faucheuse ne l’intéressait d’un coup plus et tant mieux…

Joachim était encore idiotement assis quand la jeune fille nommé Maria l’avait aidé à se lever et l’avait emmené au portail. Il s’était laissé faire sans rien dire, il n’avait même plus la force d’hurler ou de l’injurier. Sans un mot elle avait glissé dans sa main une fiole et un petit mot, puis était partie. La mort la regardât s’en aller puis, quand elle disparu, ouvrit le mot.

« La fiole vous permettras de vous déplacer jusqu’à une église,
Le chemin se trouve au dos,
A bientôt… et bonne chance…
Krrrrrwwwwwooooaaakkk !!!!° »

Il ne chercha pas à comprendre et ouvrit la fiole pour la boire d’un coup sec. C’était étrange. Sa gorge piquait, ses membres le démangeaient légèrement. Il se rendit à peine compte que la plaie de son ventre avait disparu, ca et le fait que ses boyaux s’étaient refermés de leurs blessures. Il avait tellement mal partout que la douleur lui semblait la même ; Mais au moins, sa gorge était moins sèche. Après quelques minutes, il réussit finalement à se lever et se traina sur un chemin où il s’effondra au sol. Il ne voyait plus la maison et pleura longtemps. Il était vivant, n’est-ce pas ?

*

Quelques minutes plus tard, ou peut-être quelques heures ensuite, le cheval du paysan s’était immobilisé devant la silhouette inerte. Au vu de ses blessures, il devinât aisément qu’il sortait de chez Grisélidis. Surprit, il resta planté là puis se décida à l’aider. Les survivants étaient tellement rares ! Il l’amena chez lui une nuit, où Joachim reprit conscience. Il lui débarbouilla le visage et lui donna un morceau de pain. Le paysan était pauvre et ne pouvait rien d’autre pour lui. C’était déjà beaucoup ; mais pas assez pour Joachim qui souffrait le martyr de ses blessures. Dès qu’il put articuler un mot, il lui parla de l’église et le paysan lui demanda si c’était là qu’il voulait aller. La faucheuse hocha la tête. Heureusement, il avait des affaires là-bas et il put l’emmener sur son cheval. Ce fut un voyage très inconfortable. Les os de Joachim bougeaient et son bras cassé le faisait crier à chaque bosse rencontrée. Lorsque le cheval s’arrêta il crut bien le maudire et le bénir à la fois. Mais il était toujours trop faible pour parler et se tenir debout tout seul. Il n’avait pas prononcé un autre mot que « église » depuis la veille et cela l’avait déjà épuisé. L’homme le fit descendre et il le regarda dans les yeux une fois à terre ; C’était une marque de reconnaissance de sa part, ni plus ni moins. Joachim ne regardait jamais si droitement un homme dans les yeux d’habitude, si ce n’était pour le séduire ou le haïr. L’homme dut se contenter de cela mais cela sembla suffire. Joachim lui tourna enfin le dos et marcha difficilement jusqu’à l’église, restant muet à toutes les questions de son sauveur, qui passait par son prénom au responsable de son état. Il ne savait pas exactement ce qu’il devait trouver mais il savait que c’était ici et que cela ressemblait à de l’eau bénite.

Il poussa la porte avec le plus de mal possible et gémit de son effort. Si Joachim n’était pas mort après toutes ses blessures, c’était surement car son père voulait le voir souffrir un peu plus, car il était surhumain de ne pas mourir après ce traitement. Heureusement pour lui, il était inhumain, tant par sa façon de penser et de traiter les autres que part son statu de Shinigami. Bien que celui-ci ne l’avait pas beaucoup aidé ces derniers temps. C’était loin, l’époque où il n’avait qu’à claquer des doigts pour assouvir ses désirs.

Ravalant ses pensées noires, il entra. C’était un petit bâtiment, rien d’imposant, ce qui était plutôt surprenant vu le trésor qu’il renfermait. C’est du moins ce qu’il pensa en le voyant de son seul œil émeraude. Joachim s’avança et chercha du regard ce qui pouvait ressembler à une sorte de fontaine de jouvence. Mais à part des rangées de bancs et des vitraux colorés, il n’y avait pas grand-chose. La mort regarda plus particulièrement un des vitraux. Il était… bleu. BLEU.

Il suffoqua en sursautant, remplit à nouveau de terribles souvenirs. Il recula pour se heurter à un banc, sans cesser de regarder le verre, ensorcelé. C’était comme s’il était sur que s’il venait à détourner le regard, Hans allait surgir pour finir sa besogne. Il n'arrivait même pas à appeler le paysan tellement il était effrayé. Après un écarquillement incroyable de ses paupières, il consentit à au moins fermer sa bouche pour ne pas avoir l’air idiot. Il ne voulait pas fermer les yeux mais ne voulait pas non plus voir cette chose qui lui rappelait sa souffrance. Ce n’était pourtant que du verre et il se sentait au combien stupide d’en avoir peur mais c’était plus fort que lui. C’était à se demander s’il pourrait un jour contempler à nouveau cette couleur sans en éprouver de la peur. N’en pouvant plus, il se laissa tomber contre le pupitre où le prête faisait sa prière. Son souffle était haletant et il tremblait légèrement. Cela lui rappela le moment où il s’était coincé entre le mur et Hans et qu’il attendait la vengeance du monstre. Mais il savait que ce n’était pas possible, le monstre ne l’avait pas suivit et il ne risquait rien. Il ne risquait rien ici. Alors il inspira et réunit toute son énergie dans un cri :

« BORDEL OU EST CETTE FICHUE GUERISON ?! »

Assez ! Il était venu pour guérir et essayer de s’éloigner de son cauchemar ! De quel droit osait-on le pétrifier ainsi une deuxième fois ? Joachim se mordit la lèvre et rouvrit les yeux avec rage. Il savait que ce qu’il cherchait était ici. Et il le trouverait.

Ne se doutant pas que l’eau précieuse était juste derrière le pupitre, il essaya maladroitement de se relever. Mais il n’y arriva pas, sa jambe trop écorchée pour soutenir ses quelques kilos et retomba immédiatement dans un gémissement. Il était tombé sur son bras et il fut obligé de se mordre la lèvre au sang pour ne pas faire un raffut de plaintes lamentables dont il n’aurait pas supporté l’odieux son. Il pesta contre lui-même et le monde puis se laissa choir au sol, attendant qu’un ange passe pour le redresser et lui donner son dû. C’est vrai ca, pourquoi devait-il fournir tant d’efforts alors qu’il avait déjà autant souffert ? C’était aux autres de lui venir en aide maintenant, comme ce paysan. Il semblait impensable qu’on laisse un Dieu dans cette position. Il n’y avait que les fous et les suicidaires pour oser l’abandonner. Ou les gens comme lui. Mais lui, il le paierait à sa mort et Joachim le torturerait comme mille hommes, comme on n’avait jamais faire souffrir un démon. Ce n’était guère enviable. Alors petit ange, vas-tu te hâter de lui venir en aide ? Ou vas-tu attendre qu’il arrache tes ailles pour ton indifférence ?


Non mais je ne joue pas moi, je travaille !

{Savais-tu que la mort avait un visage ? ♥️}

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Dernière édition par Joachim Death le Mer 25 Aoû 2010 - 14:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Mar 24 Aoû 2010 - 17:24
On avait volé le premier baiser de Gretel. Oui, c'était arrivé, allez savoir pourquoi, de toutes façons, Gretel s'en fichait. Contrairement à Hansel, pour elle, ce baiser ne signifiait rien du tout, elle n'aimait que son frère. Mais c'était rageant que cette personne, ce Charles Lester, ait osé mettre sans dessus dessous leur cimetière chéri. Si elle le croisait, elle lui ferait sa fête.

Puis Hansel était parti. Oui, comme ça. Il disait qu'il voulait visiter les contrées voisines pendant une ou deux semaines. Gretel ne voulait pas qu'il parte mais elle n'avait pas vraiment le choix. C'était la première fois qu'elle se retrouvait seule plus d'une journée. Pas qu'elle n'aime pas la solitude mais l'absence de son frère laissait un grand vide dans son cœur et son esprit. Alors, chaque jour, elle attendait avec espérance les lettres qu'il lui avait promis d'écrire.

Seule. C'est ainsi qu'elle se réveilla se matin-là. Elle se leva et déjeuna dans le mutisme le plus complet. Seul ses mouvements, ses actions avec d'autres objets et ses pas résonnaient dans le grand manoir. Rien d'autres. La solitude était écrasante. Elle se rendit dans la chambre de son frère à pas de loup, n'osant briser le lourd silence et se jeta sur son lit, enlaçant l'oreiller de son frère. Il lui manquait déjà tellement. Trop. Pour combler un peu son isolement et penser un peu moins à sa séparation, elle décida de sortir. Elle alla dans sa propre chambre et sortit une jolie robe blanche qu'elle mit. Elle la lassa dans le dos et refit les petits nœuds des manches [hrp : la robe ici]. Ensuite, elle attacha le ruban rouge autour de son poignet droit, rajusta sa jolie bague à son annulaire et enfila ses ballerines rouges. Elle se regarda dans le miroir, un ruban à la main, hésitant à le mettre dans ses cheveux, puis, finalement elle décida de garder les cheveux lâchés et sortit enfin.
Elle avait envie de faire le tour de leur royaume, rien ne pouvait l'en empêcher maintenant qu'Hansel n'était plus là pour lui interdire de sortir sans lui. Elle passa joyeusement dans la "Dead Forest" et salua quelques arbres en souriant. Du bout des doigts, elle caressa les branches qui semblaient vouloir la saisir. Elle n'avait pas peur, elle s'était souvent amuser à se perdre là quand elle était petite et adorait jouer dans les arbres.
Elle n'avait pas envie d'aller voir le "Memorial" car il était à l'autre bout du royaume et que peu de gens y étaient et elle voulait en voir ! Elle prit donc gaiement le chemin du "Cannibale Village". Elle dit bonjour aux habitants qu'elle croisa en riant, ces derniers répondirent à son salut mais sans plus, personne ne voulait l'approcher de trop près de peur d'avoir envie de la croquer. C'est qu'elle était si mignonne. Malheureusement, ici, tout le monde redoutait la vengeance du maître du royaume : Hansel. S'en prendre à sa petite sœur chérie était la plus grande offense qu'on puisse lui faire.
Elle continua donc sa visite des lieux et s'arrêta devant l'église, les cannibales l'appelaient "The Church", non...? Ne possédait-elle pas une fontaine guérissante...? Gretel sourit et se détourna, elle n'avait que faire d'une église vide, elle voulait de la compagnie. Elle commença donc à s'éloigner jovialement.

"BORDEL OU EST CETTE FICHUE GUÉRISON ?!"

Elle se stoppa d'un coup et se tourna de nouveau vers l'église. Le cri venait de là, non ? Gretel sourit encore mais cette fois-ci son sourire était sadique. Elle s'ennuyait d'une solitude profonde et on lui offrait une âme en peine ? C'était trop beau ! Elle se reprit, épousseta sa robe, toussota pour faire disparaître son sourire et prit une expression inquiète. Elle s'avança vers la petite porte en bois et la poussa.
Elle rentra timidement dans l'église et l'observa tranquillement : elle était petite, banale et assez négligée. Peu de monde devait venir ici. Ses yeux finirent par tomber sur un jeune homme. Il était assis contre un pupitre et semblait souffrir affreusement. Ses cheveux noirs étaient en batailles mais semblaient doux et Gretel avait presque envie d'aller glisser ses mains dedans. Un seul œil était visible, l'autre caché par un cache-œil ne se montrerait pas, un œil vert émeraude remplit de rage. Gretel se rapprocha à petits pas pusillanimes et remarqua sa lèvre inférieure rouge sang qui contrastait si bien avec la pâleur de son visage. Elle s'avança encore et s'aperçut qu'il tremblait légèrement et que sa respiration semblait difficile. Elle marcha encore et s'arrêta devant lui.
Elle avait vraiment l'air d'un ange tombé du ciel dans sa robe blanche qui flottait légèrement autour d'elle. En plus ses cheveux blonds étaient à peine éclairés par la lumière qui filait à travers les vitraux et ses yeux dorés semblaient brillaient de bienfaisance.
Elle s'accroupit devant lui, son expression inquiète ne l'avait pas quittée depuis son entrée dans l'église. Elle prit une voix gênée et demanda timidement :

"Je peux vous aider ?"

[Voilà, j'espère que ça te plaira ♥]



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MessageSujet: Re: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Mer 25 Aoû 2010 - 15:15
II


« Je peux vous aider ? », demanda timidement une petite voix. Mais boooordeeel… EVIDEMENT QUE TU PEUX M’AIDER ESPECE D’IDIOTE!

Bien sûr, Joachim garda pour lui cette réflexion, peu encline à se faire aider. Cependant, la réponse à cette question était plus que prévisible et on avait de quoi se demander si cette fille n’était pas stupide. Un peu comme les gens qui demandent négligemment « Ca va ? » à une personne en larme. Enfin, qui que ce soit, le Shinigami ne pouvait pas dire qu’il n’était pas ravi. Au contraire, un grand soulagement le prit et l’apaisa quelque peu.
Après une respiration difficile, il leva la tête vers son aide secourable et la regarda. Il s’agissait d’une jeune fille blonde, vêtue d’une grande robe blanche. Elle avait l’air inquiète et surtout, gentille. Double soulagement. Qu’elle soit conne ou pas, si elle était gentille alors ca allait. Tant qu’il ne risquait rien… Que le ciel soit loué, il n’y avait donc pas que des gens dangereux ici !
Il ferma les yeux doucement. Il avait presque peur d’avoir un orgasme tellement il se sentait mieux. Mais bon, il valait mieux éviter. Il rouvrit ses paupières –ou plutôt, sa, et eu un minuscule sourire.

« Oui. »

Tentant de rester le plus immobile possible, il ne la quitta pas des yeux. On pouvait voir au fond de ses prunelles qu’il pensait déjà être sorti de l’auberge. Il avait l’impression de parler à un domestique, un gentil domestique qu’il appréciait bien –généralement pour ses qualités physiques. Il était sûr d’obtenir ce qu’il voulait et n’avait aucuns besoins de s’énerver. Et bien que Joachim n’aimait pas les femmes en général, celle-là tombait merveilleusement bien. Elles remontaient toutes dans son estime ! Qu’elle chance…
Ce soudain relâchement de tension lui donnait presque envie de rire. Mais il préférait éviter, cela le ferait inévitablement bouger.

« Je cherche l’eau bénite, dit-il doucement. On m’a dit qu’elle pourrait guérir mes blessures… »

Joachim ne peut s’empêcher de regarder son bras en morceau et sa cuisse qui empourprait son pantalon de sang. C’était une vision bien pitoyable de lui-même. Rien que se regarder lui devenait douloureux, un comble pour le jeune homme ! Mais tout allait s’arranger. Cette fille allait l’aider.

« Où est-elle ? »

Dépêche-toi, dépêche-toi. Plus il sentait l’heure de sa « résurrection » proche, plus il devenait impatient. Le calme qui l’avait envahi à la découverte de la jeune femme –dont il se fichait éperdument du nom-, se dissipait pour laisser place à l’impatience. Il voulait marcher, il voulait bouger. Il voulait pouvoir se montrer à nouveau acerbe et piétiner les plus faibles et les gens ridicules. Mais il avait au moins retenu quelques choses. Oui, quand même, après toutes ces souffrances… Il avait retenu une leçon de vie plus que nécessaire : Maintenant, il ferrait bien attention à vérifier qu’il ne risquait rien en retour.


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MessageSujet: Re: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Mer 25 Aoû 2010 - 16:02
Le jeune homme à l'agonie leva la tête et la regarda, elle tenta un vague sourire mi-inquiet mi-réconfortant et attendit sa réaction. Celle-ci fut d'ailleurs bonne pour Gretel car il sembla soulager et ferma son œil. Un point pour la poupée sanguinaire, elle allait avoir de quoi s'occuper un petit moment et cela la fit sourire d'amusement. Elle se ressaisit et reprit son sourire précédant alors qu'il daignait lui remontrer sa mirette.
Il répondit à sa question avec un petit sourire, tout petit, mais il était bien là. Elle pouvait donc l'aider, vraiment ? Elle se demanda ce qu'il pouvait penser d'elle pour paraître si soulager de la voir. Oui parce qu'elle avait remarqué cette lueur au fond de son œil qui semblait clairement dire qu'il était sauvé. Mais bon, cela prouvait juste qu'il n'était pas ici depuis très longtemps vu qu'il ne semblait même pas se méfier de la petite fille qu'elle était.

"Je cherche l’eau bénite. On m’a dit qu’elle pourrait guérir mes blessures… Où est-elle ?"

Même si sa voix n'avait pas beaucoup de puissance, elle semblait jolie quand même. Pas comme celle d'Hansel, non, pas du tout... -aucune voix n'arrive à la cheville de celle d'Hansel, rien n'arrive à la cheville d'Hansel tout court d'ailleurs- mais elle aimerait bien l'entendre hurler de douleur, c'était toujours magnifique ce genre de voix qui crie à la mort. Mais il ne fallait pas qu'elle perde de vue son objectif présent. Elle se reprit donc et resta pensive. L'eau bénite devait être dans le coin, ça ne devrait pas être trop difficile à trouver mais la question était : le voulait-elle ?
Elle baissa les yeux sur ses blessures. La personne qui lui avait fait celles-ci n'étaient pas un amateur, non, c'était un véritable travail de pro. Pas autant que le sublime travail des Friedrich mais elle serait restée en admiration devant ces plaies si elle n'avait pas décidé de passer pour un petit ange. Elle releva donc les yeux vers celui qu'elle pensait être un lecteur dont l'arrivée était fraiche, puis elle prit un visage peiné et lâcha, inquiète :

"Qui a bien pu vous faire une chose pareille ?"

Ce n'est pas comme si Gretel était curieuse de connaître ce nouvel artiste, non, pas du tout ! Elle se releva doucement et lança des regards autour d'elle, semblant chercher quelque chose. Elle reposa ses yeux sur le pauvre jouet et expliqua sa recherche :

"Je ne suis pas du coin alors je ne sais pas où elle se trouve. Mais je vais la chercher pour vous... Ne bougez surtout pas...!"

Elle sourit de façon à le consoler, le réconforter et le soulager encore plus qu'il ne l'était par sa simple présence. Bon, et maintenant ? Que pouvait-elle faire pour le confiner un peu plus dans son étreinte mortelle ? Elle regarda de nouveau l'intérieur de la petite église et proposa délicatement :

"Si vous venez d'arriver et que vous n'avez pas d'endroit où aller, je peux vous recueillir quelques jours. C'est dangereux par ici, vous savez..."

A petits pas elle s'éloigna et chercha vraiment la fontaine, où était-elle ? Ne la trouvant pas, elle revint vers sa future victime et remarqua un sorte de lave-mains juste derrière le pupitre contre lequel il s'appuyait. Elle s'avança et se pencha au-dessus. Son visage se reflétait dans l'eau claire. C'était sûrement ça. Elle se redressa et regarda le souffrant. Elle ne lui donnerait rien tant qu'elle n'aurait pas l'assurance qu'il ne s'enfuirait pas entre ses jambes. Elle lui sourit avec douceur et, pour montrer qu'elle attendait une réponse, elle ajouta d'une voix tendre :

"Alors, qu'en dites-vous ?"



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MessageSujet: Re: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Mar 31 Aoû 2010 - 18:12
III

L’évocation de son souvenir –qui de toute façon ne l’avait pas quitté, le fit trembler. C’était plus fort que lui. Son bras droit serra sa propre taille, ses mâchoires se serrèrent pour ne pas claquer des dents. Il avait encore du mal à croire qu’il était vivant après l’avoir rencontré. Mais c’était le cas. Et cette fille souhaitait savoir qui l’avait ainsi écorché. Peut-être irait-elle voir la police, comme on le faisait sur Terre ? S’ils étaient sur Terre, évidemment… Mais Joachim avait comprit que ce n’était pas le cas. Le temps semblait s’être arrêté au moyen âge ici, ce qui le rajeunissait de quelques centaines d’années. Cependant, il y avait toujours une infime chance…

« Hans… Hans Grisélidis. »

Il se terra un peu plus contre le meuble, soudain les yeux rivés sur ses pieds. Il ne voulait pas savoir si quelque chose réagissait à son nom, comme une invocation. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Après quelques secondes, il releva timidement la tête, les yeux encore marqués par la crainte.

« Je ne suis pas du coin alors je ne sais pas où elle se trouve. Mais je vais la chercher pour vous... Ne bougez surtout pas...! »

Le Shinigami hocha lentement la tête sans un mot. Lui qui avait été si confiant il y a quelques minutes, se retrouvait à nouveau terrer dans une peur féroce. Il ne pouvait se l’avouer mais, le traumatisme était bien plus profond qu’il n’y paraissait. La simple évocation de son tortionnaire lui faisait perdre ses moyens. Joachim ferma les yeux avec forces, pour changer ses idées. Quand il les ouvrit, il put apercevoir le visage accueillant de la demoiselle.

« Si vous venez d'arriver et que vous n'avez pas d'endroit où aller, je peux vous recueillir quelques jours. C'est dangereux par ici, vous savez... »

Sans blague ? Ca, il était plus au courant qu’elle pouvait l’imaginer. Quoi que, c’était assez facile à deviner en le regardant.

Il regarda intensément la jeune fille dans les yeux, avant qu’elle s’écarte pour chercher l’eau. Alors qu’elle marchait à sa recherche, sa tête de Dieu de la mort tournait à cent à l’heure. Etait-ce bien ? Il était vrai qu’il avait besoin d’un point de chute. Il était perdu, n’avait rien à manger ou à boire et encore moins de toit où dormir. De plus, il ne pouvait pas rester seul dehors, c’était bien trop dangereux. Mais… Pouvait-il lui faire confiance ? Elle avait l’air gentille et généreuse, au premier regard… Mais « lui » également, n’était pas effrayant juste au coup d’œil. Peut-elle ne faisait-elle que semblant ?

Joachim passa sa main sur son visage, indécis. Il avait besoin d’aide. Même pour une nuit. Se laver, manger et boire, puis dormir. S’il sentait quelque chose de louche, il n’aurait qu’à déguerpir vite fait. Oui, voilà. Il allait faire ca.

« Alors, qu'en dites-vous ? »

Il releva la tête.

« C’est d’accord…. M… Merci. »

Il la rebaissa de suite, un peu honteux à l’idée de dire une telle chose. Il ne se souvenait même pas de la dernière fois qu’il avait prononcé ce mot. Même pas après avoir fait l’amour, c’était pour dire ! Mais paraissait-il que cela aidait quand on voulait un service. Il fallait reconnaître que depuis l’épisode de monstre bleu, il devenait légèrement plus reconnaissant. Pas reconnaissant non plus, mais il voyait bien la gentillesse qu’on lui offrait (et qui lui était dû, bien sur, bien sur).

« Tu as trouvé l’eau ? » , pressa-t-il sans lever la tête, la voix encore un peu troublée.

Il en avait vraiment assez. Il se sentit si épuisé… Oh oui, pitié, donnez lui ce remède et aidez-le ! Mais vite, ce serait mieux.


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MessageSujet: Re: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Dim 26 Sep 2010 - 12:19
"Hans… Hans Grisélidis."

Ces mots résonnèrent dans sa tête. Hans... Hans le bleu ? Hans le nain ? Hans le... Était-ce vraiment le même Hans que celui auquel elle pensait ? Ses points se serrèrent, ses ongles se plantèrent dans ses paumes. Elle était dos à sa future victime, il ne pouvait pas voir l'expression torturée sur son visage, l'expression de haine qui l'habitait. Elle rouvrit ses mains, si elle avait continué, le sang aurait sûrement coulé et elle serait devenue folle, elle aurait sauté sur le brun et l'aurait achevé en lui déchiquetant le visage et le torse avec ses ongles en criant de plaisir et de désespoir... Mais heureusement, par un miracle, elle réussit à reprendre le contrôle et reprit sa recherche, elle ne pouvait pas laisser paraître ses véritables sentiments. Malgré ça elle continuait de se demander si ce microbe céruléen était vraiment un artiste de ce genre, cela restait surprenant...
Elle lui expliqua, reprenant une voix calme et enfantine, tout en lui souriant -car elle s'était retourné vers lui une fois qu'elle s'était repris- la raison pour laquelle elle cherchait. Le jeune homme hocha la tête et ne rajouta rien. Puis elle lui proposa de l'héberger.

"C’est d’accord…. M… Merci."

Il baissa de nouveau la tête, elle en profita pour extérioriser ses sentiments et sourire, elle était heureuse, il avait dit oui. Elle le torturera et son travail sera bien plus beau que celui de l'autre vermine et, une fois qu'elle l'aura tué, elle enverra son cours à ce gnome pour lui montrer qu'il ne la battrait jamais. Oui, elle fera ça. Mais pas tout de suite. D'abord, elle le gavera de bonnes sucreries, elle avait besoin de quelqu'un sur qui lâcher l'amour sans bornes qu'elle portait à son frère.

"Tu as trouvé l’eau ?"

Elle ne le quitta pas des yeux, lui ne la regardait pas, il semblait sur le point de céder, de s'écrouler. Elle était vraiment heureuse, elle se pencha au dessus du lave-main, trempa ses mains dedans, forma un petit récipient en collant ses mains ensemble et le plus vite possible, elle passa du lavabo au visage du jeune homme, essayant de viser sa bouche.
Elle mouilla tout son visage mais quelques gouttes étaient tombées entre ses lèvres, elle prit un air gêné et exprima son embarras :

"Désolé de vous avoir mouillé, mais je n'avais pas de verre ou autre... J'espère que c'est bien cette eau-là..."

Elle se tourna de nouveau vers le lavabo, dos à sa future victime, un grand sourire aux lèvres, elle adorait se jouer des gens. Elle jeta un coup d'oeil sur les côtés et remarqua une petite coupe en fer rouillée qui n'était pas bien jolie. Elle ne l'avait pas vue, il fallait dire qu'elle pensait tellement à ses futures jouissances qu'elle ne faisait même plus attention aux détails de ce qui l'entourait. Elle attrapa le récipient et le remplit d'eau avant de se retourner vers le jeune homme, l'air encore plus embrassée.

"Je suis vraiment navrée... je m'inquiétais tellement pour vous que je n'ai pas vu cette coupe..."

Elle s'accroupit devant lui et la lui tendit. Mais peut-être avait-il trop mal pour bouger les bras. Elle soupira intérieurement et approcha la coupe de ses lèvres, la plaçant devant avant de verser lentement le contenu entre les lèvres entrouvertes de celui-ci. Puis elle retira sa main et posa la coupe au sol, sans la lâcher avant de ne plus bouger.
Elle sourit de nouveau avec tendresse et attendit. Elle espérait qu'il allait guérir, elle n'était pas du genre à achever les victimes des autres, elle préférait tout faire. Tuer un lapin dont la patte était coincée dans un piège et criant à l'agonie n'a d'intérêt que si c'est elle qui avait placé le piège, sinon cela n'a rien d'amusant...

"Oh, maintenant que j'y pense, je ne vous ai pas demandé votre nom, c'est très impoli de ma part... Je m'appelle Gretel, enchantée."

Et un nouveau sourire plein de tendresse, de gentillesse et de douceur s'étira sur ses fines lèvres roses d'enfant encore pure et innocente. Après tout, Hansel l'avait préservée comme une poupée de porcelaine jusqu'à ce qu'ils croisent le chemin de Charles Lester... ou en tout cas de celui qui disait porter ce nom...

[Voilà, j'ai modifié la fin, j'espère que ça t'ira ^^]



« Le cœur n'apprend que par la souffrance. »
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MessageSujet: Re: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Dim 24 Oct 2010 - 17:32
IV


Il sentait que ça allait venir, ce moment tant recherché, ce plaisir monstrueux, tous ses efforts enfin récompensés, cette vigueur dans tous ses membres, les raidissant à l’extrême sans le blesser. N’allez pas imaginez de choses perverses, il pensait évidemment au fait de retrouver toutes ses capacités.

Mais pas vraiment en se faisant aspergé d’un coup sans prévenir. Surprit et à la fois outré, il ouvrit la bouche, où quelques gouttes s’y glissèrent. Elles pétillaient sur sa langue mais rien ne se produisait. Quoi, était-ce là tout ce qu’il y avait à voir ? Pourtant, la fiole de cette fille avait bien eu un effet miraculeux… C’était à ne plus rien comprendre. Joachim, dans un millième doute, se demanda s’il allait devoir guérir par ses propres moyens. Sentir ses os se souder à nouveaux après des semaines et des semaines, à condition bien sûr, qu’il survive jusqu’à la. Non, c’était impossible et il le savait trop bien. Il ne pourrait jamais survivre dans cet état ; Il avait déjà eu du mal avec tous ses moyens (Quoi que, il possédait le corps d’un enfant… Mais cela n’aurait pas changé grand-chose, finalement.).

Heureusement, Gretel avait prit l’initiative de chercher encore, tandis que la faucheuse se morfondait.

« Je suis vraiment navrée... je m'inquiétais tellement pour vous que je n'ai pas vu cette coupe... »

Joachim releva la tête, sortit de ses pensées. La jeune fille tenait une coupe en métal rouillé, a priori remplie d’eau. Il la fixait d’un air à la fois fasciné et effrayé, alors que la blonde l’amenait à ses lèvres. Le contact était froid mais quelle importance ? Il engloutit jusqu’à la dernière goutte son contenu sans plus de réflexions.

Et mon Dieu, que c’était bon. C’était chaud, ça piquait, ça brûlait même, mais il n’arrivait pas à avoir mal tant il s’extasiait de ces sensations. Quelque chose qu’il n’arrivait pas définir semblait l’enlacer et le réchauffer, le faire frémir et trembler, tout cela à la fois et sans distinction. Ce n’était ni agréable ni désagréable, juste magique et incroyable. Mais ça ne pouvait pas durer. Ce n’était que le début. Après tout, que serait Queer Tales si on pouvait guérir en buvant juste une coupe d’eau ? Ce serait trop facile !

Rapidement en effet, cette sensation de brûlure s’intensifia jusqu’à devenir réellement douloureuse et suffocante. Quelque chose semblait ramper contre ses os et les pénétrer pour mieux les souder, les solidifier. C’était juste… répugnant, extrêmement répugnant. Joachim qui jusqu’à là était muet de stupeur, se mit à gémir d’abord avec retenu de ces impressions horripilantes et cruelles mais à mesure qu’elles s’intensifiaient, il avait de plus en plus de mal à se contenir. Il planta ses ongles cassés dans sa peau, serra les dents jusqu’à les entendre grincer mais rien n’y faisait. Ça faisait mal, encore, ça faisait encore et toujours mal. Des craquements perceptibles dans toute l’église résonnaient en cœur avec les cris de la faucheuse exténuée, se débattant et se crispant inutilement contre une force invisible. Il n’avait plus conscience de ce qui l’entourait, il en oubliait l’existence de Gretel, d’Hans, de cette église, il se sentait seul dans cette immense noirceur inconnue. Il tomba dans l’inconscience alors que tout prenait fin.

*

Ses yeux se rouvrirent quelques minutes plus tard. Lentement ses paupières se soulevèrent sur le visage de la jeune fille blonde, penchée sur lui. Que faisait-il là, encore ? Il avait oublié, il ne se souvenait plus. Joachim dans un murmure endormi, se releva à l’aide de ses deux bras et redressa son buste. Il était à terre, sur ce qui ressemblait être le sol d’une église, ses vêtements étaient en lambeaux et tachés de sang. Pourtant, sa peau était lisse, comme à son habitude. Douce, blanche et glaciale…

Comme d’habitude ?

« Je, je… »

Son cœur palpita d’un coup, ses yeux s’écarquillèrent, ses lèvres s’entrouvrirent et il fut prit d’un besoin inconditionnel de se toucher. Avec précipitation il se releva, arracha sa chemise qui de toute façon, n’y ressemblait plus beaucoup et tâta son ventre, son torse, doucement, comme s’il avait peur de le briser. Pourquoi ses mains tremblaient-elles ? Pourquoi se sentait-il si heureux de voir qu’il était tout à fait normal ?

« C’est… »

Il prit son visage entre ses mains pour cacher ses larmes qui étrangement, s’écoulaient toutes seules. Il se souvenait maintenant de tout ce qu’il avait enduré jusque ici, toutes ses souffrances et toutes ses peurs, pour maintenant se retrouver là, en parfait état physique. Tout allait mieux désormais, il allait s’en sortir, il en était sûr. Il ne recommencerait pas les mêmes erreurs, il prendrait garde à tout le monde et à tout. Plus jamais il n’aurait à souffrir comme ça, s’humilier comme il l’avait fait avec Hans. C’était fini.

« Je m’appelle Joachim. », souffla-t-il.

Il essuya ses larmes et se redressa lentement, puis fit quelque pas. C’était si étrange de ne ressentir aucunes douleurs quand il marchait… Tellement rassurant. Mais coupant court à son exaltation, il se retourna vers la jeune fille. Elle semblait douce et gentille… Mais Ça ne suffirait pas à l’amadouer, pas cette fois. Non, il en faudrait bien plus. Il était faible et influençable mais maintenant, il n’était plus le même. Arrogant, égoïste et à présent Paranoïaque… C’était peut-être toujours un enfoiré, mais au moins il aurait peut-être plus de chance de survire ainsi. Cependant, il devait quelque chose à cette fille et bien qu’il n’était pas vraiment un homme de parole, il voulait lui montrer qu’il la gratifiait. Ce n’était peut-être pas juste une fillette comme les autres, elle pouvait être un monstre mais elle l’avait quand même sauvé. De plus, elle lui proposait un toit et un couvert… Quand bien même ce serait un piège, Joachim ne pouvait pas l’oublier. Il était lui-même surprit de sa pensée mais il fallait dire qu’après ce qui lui était arrivé, il devait bien gagner quelque chose en échange (un peu d’humanité ne lui ferait pas de mal. De toute façon, il redeviendrait lui-même dans peu de temps, on ne pouvait rien faire contre l’ADN). Et si elle tentait de lui faire du mal, Joachim était tout à fait déterminé à se défendre cette fois-ci. Il était sur ses gardes comme il ne l’avait jamais été auparavant…

« J’ai une dette envers toi, gamine. Alors si je peux faire quelque chose en échange, dis-le-moi. »

Il avec un visage sérieux et déterminé, presque sincère. Qui aurait cru un jour qu’il serait reconnaissant envers une inconnue ?



(Ps : Le code de ma couleur c'est "[color=#6600cc]")


Non mais je ne joue pas moi, je travaille !

{Savais-tu que la mort avait un visage ? ♥️}

Le vrai Joachim...♥️
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MessageSujet: Re: Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]   Lun 27 Déc 2010 - 15:54
Le sourire de Gretel fondit totalement lorsqu'elle comprit qu'il était tombé dans les vapes. C'était vraiment super... Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir faire en attendant qu'il se réveille ? Ce n'est pas comme si elle pouvait le portait et le ramener chez elle alors qu'il dormait, pas comme Hansel. Ah, Hansel... Si seulement il avait été là, elle ne perdrait même pas son temps avec ce grand imbécile agonisant.
Elle soupira et se releva, le visage impassible. Son véritable visage était froid, distant, impénétrable et aucune émotion ne s'en échappait si ce n'était quelques fois une marque d'ennui. On ne la reconnaissait pas et, à vrai dire, personne ne l'avait jamais vue ainsi. Parce que la seule personne capable de faire tomber ses masques était la seule personne qui la faisait véritablement sourire. Mais si quelqu'un pouvait la voir ainsi, il frissonnerait des cheveux jusqu'aux petits orteils et, qui sait, la plaindrait-il avant de faire demi-tour et de la fuir ? Franchement, imaginez seulement une fillette de quinze ans qui en fait même pas douze aux cheveux blonds coupés en un carré sage accompagné de deux grands yeux dorés et d'une paire de lèvres légèrement rosée puis ajoutez-y une allure enfantine et innocente et rajoutez carrément la pureté de sa robe blanche, vous la voyez ? Elle est adorable, n'est-ce pas ? Maintenant rajoutez lui une expression froide ou inexpressive et un regard pratiquement vide -et qui sait même, vide de vie-. Vos mains tremblent un peu, non ? C'est qu'une petite fille aussi mignonne et candide devrait être heureuse et sourire à tout bout de champ dans la naïveté la plus totale... Mais le destin lui avait refusé cette pureté là, jamais elle ne serait réellement la fillette angélique que l'on pense rencontrer, jamais.
Elle sortit un petit poignard qu'elle cachait sous ses jupons et le fit tourner plusieurs fois entre ses doigts agiles et entrainer. Elle n'avait plus qu'à tuer le temps. Elle s'avança vers cette soit-disante fontaine magique et regarda l'eau. Étrangement, elle avait tout d'une eau normale... pourtant, Gretel venait de voir le miracle qu'elle faisait, toutes les blessures du jeune homme s'étaient refermées et avaient disparu comme si elles n'avaient jamais existé. Elle trempa son doigt dans l'eau. Froide. Elle le porta à ses lèvres : l'eau avait le même goût que celle qu'elle utilisait pour le café d'Hansel.
Elle fit tourner une nouvelle fois le poignard entre ses doigts et regarda sa future victime qui ne semblait pas plus réveillée que la seconde précédente. Sans vraiment réfléchir, elle s'entailla la paume de sa main gauche et regarda le sang couler. Un sourire sadique s'étala sur son visage, qu'elle aimait cette couleur, elle n'avait jamais réussi à la reproduire correctement, mais ce n'était pas si mal qu'elle soit vraiment unique. Elle finit, après quelques secondes d'absences, par lever le couteau jusqu'à ses lèvres et elle lécha délicatement et lentement le sang qui perlait de sa lame. Une couleur unique, un goût unique. Tout ce qu'il y avait de plus logique. Elle prit la coupe qu'elle avait finalement abandonnée par terre à côté du miraculé et la remplit avant de boire une gorgée. Elle frissonna et sentit une douleur bien plus atroce que celle de sa blessure lui se répandre dans sa main. Ses yeux se fermèrent malgré elle et quand elle les rouvrit et qu'elle regarda sa main, celle-ci était lisse et blanche sans aucune trace de coupure. Gretel sourit légèrement, dommage qu'elle n'ait pas de pot à remplir, mais elle reviendrait. Elle nettoya la lame de son poignard en la trempant dans l'eau et l'essuya d'un revers sec du vêtement du dormeur avant de le ranger à sa place. Puis elle refixa la surface de l'eau qui avait un peu rossie, c'était mieux ainsi.
Enfin, Gretel retourna s'assoir à côté du jeune homme et se pencha au dessus de lui, fixant son visage, visage qui n'était pas si désagréable à regarder.

Le brun finit par ouvrir les yeux, bafouilla quelques mots, se releva avec précipitation et arracha sa chemise avant de se toucher un peu partout avec délicatesse. Gretel qui avait reculé sous la surprise s'était cogné les fesses sur le sol glacial et pesta intérieurement avant de regarder avec surprise l'étrange individu s'agiter avant de cacher son visage entre ses mains. Il... pleurait...?
Joachim. C'est dans un souffle qu'il lui donna enfin son nom. Joachim. Ça ne sonnait pas si mal. Ses lèvres l'articulèrent d'une voix muette alors qu'il essuyait ses yeux. Elle le regarda ensuite faire quelques pas, semblant lui-même surpris. Puis en se tournant vers elle, il finit par lui dire :

"J’ai une dette envers toi, gamine. Alors si je peux faire quelque chose en échange, dis-le-moi."

Joachim avait l'air si grave, si résolu et si honnête que Gretel fut surprise elle-même mais elle parvint de justesse à ne pas le montrer. Elle sourit donc avec bienveillance et répondit simplement :

"Le simple fait de partager mon logis et mes repas avec quelqu'un fera de moi une heureuse."

Puis elle se dirigea vers la sortie, lui faisant signe de la suivre.

"Si vous me le pardonnez, je vous ferais attendre d'être arrivé chez moi pour vous prêter une chemise propre, je n'en ai point sur moi et je n'ai pas de quoi vous en acheter une."

Et elle le mena jusqu'à chez lui, déjà trépignant intérieurement de ses projets à venir.

[Gretel & Joachim ! Désengagés]
[Le tout est de se rappeler ce que j'avais écrit en commentaire... Je crois que je m'excusais du retard et que je précisais que la fin était bâclée. Et je rajoutais qu'on voyait bien que je n'avais pas fait les deux parties au même moment ^^]

>> "Suite" : {Courte parenthèse}



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Dieu et son purgatoire [Pv Gretel]

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