Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]

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MessageSujet: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Sam 3 Mar 2012 - 15:25
Le Reine de Cœur, dans un moment d'ennui, décide de s'amuser au dépend de ses sujets. Après tout ils sont là pour ça, n'est-ce pas ? Pour une fois, cependant, ce n'est pas son légendaire « Qu'on leur coupe la tête ! » qui résonne. Lisbeth semble avoir trouvé un jeu encore plus amusant qui, en cas d'échec des participants, se finira en un sublime bain de sang. Il n'y a vraiment rien de plus beau et de merveilleux que se jouer du petit peuple qu'elle laisse vivre sur ses terres sans rien demander d'exorbitant en échange : quelques impôts tout au plus.

Maintenant que l'idée a germée dans sa tête, il lui faut des volontaires. A quoi bon inventer un jeu, s'il n'y a personne pour le jouer ? Ses cartes ont donc été envoyées sillonner Crudelis à la recherche des petits pions qui feront office de participants. Et pour son grand plaisir, la pèche fut fructueuse. En même temps, ses chers petits soldats ont eu pour ordre d'emprisonner la moindre personne qui refusera de se plier au bon vouloir de la Reine en n'acceptant pas sa plus que gracieuse proposition. C'est donc plus ou moins contraints et forcés que les chers élus ont été réunis dans la cour du château de la Reine Rouge pour qu'on leur explique les règles et ce qui est attendu d'eux.

Lisbeth n'est pas présente, placée en haut d'une tour, munie de jumelles, prête à admirer le spectacle qu'on va lui offrir. C'est l'un de ses fidèles sujets qui monte sur l'estrade construite spécialement pour la journée pour tout expliquer à nos volontaires forcés.
L'homme à la carrure imposante - surtout de part son ventre plus que rebondi - déroule un parchemin et s'éclaircit la voix avant de prendre la parole.

« Par ordre de Lisbeth Reader, Reine bien-aimée de Queer Tales, souveraine reconnue et respectée de Crudelis, vous, ses fidèles sujets, avez été réunis en ce lieu dans un but précis.
C'est un divertissement que vous offre gracieusement notre chère Reine ; une épreuve des plus amusantes qu'il vous faudra accomplir. Elle compte sur vous pour faire de votre mieux et réussir, car en cas d'échec, votre tête ira faire la connaissance des pavés de la Place des Exécutions.

Des Roses Rouges d'un diamètre de vingt centimètres ont été dissimulées quelque part dans la propriété du Château. Ce sont des Roses très rares et particulières, dont le doré fait tour de chaque pétale : aucune possibilité de tricherie ne vous est laissée.
Vous serez répartis en plusieurs équipes.

Une fois que chaque participant sera entré en possession d'une Rose, la seconde partie de l'épreuve vous sera communiquée.

Que l'épreuve du Baiser de la Rose commence ! »


Ce que ne savent pas le volontaires forcés, c'est que les cartes patrouillant dans le château ne vont pas les laisser trouver les belles fleurs aussi facilement. Il leur faudra faire preuve de ruse, de soutiens entre équipiers et de force.

C'est votre vie ou la leur... A vous de choisir !

[Le MJ se réserve le droit d'intervenir quand il le souhaite. Vous serez prévenus de son intervention de façon à ce que vous ne vous retrouviez pas avec un post rédigé qu'il vous faudra modifier juste après le passage du tout puissant.]
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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Jeu 28 Juin 2012 - 15:35
« Mais pourquoi ai-je quitté le lac » maugréa la jeune fille pour la énième fois en se laissant guider. Les deux cartes lui lancèrent un regard interrogateur qu’elle ignora. Sans résister, elle était menée au château de la reine de cœur, mais elle n’allait pas cacher sa mauvaise humeur pour autant. Une façon dangereuse de se présenter à cette despote, mais il suffisait de ne pas dépasser la limite. Le problème était bien sûr de savoir où elle se situait...


Ils arrivèrent bientôt devant une estrade où d’autres « volontaires » patientaient déjà. Kathleen en compta cinq, en s’ajoutant, cela faisait six personnes à avoir accepté. Six fous penserait toute personne ne connaissant pas la reine. Mais fallait-il préciser qu’un refus était synonyme de mise à mort ? Ce contexte poussait certains à l’aventure. Mais combien de cadavres pour recruter ces quelques habitants ? La jeune fille en frissonna. Un bon paquet certainement, mais quel plaisir en tirer ? C’était la torture qui stimulait, comme les préliminaires, la suite allait de soi...


Elle perdit alors le fil de ses pensées, un homme venait d’entamer un discours. Kathleen n’écouta que d’une oreille le début. La routine, si vous échouez, vous mourrez. Une motivation simple et efficace. Pendant ce laps de temps, son regard resta bloqué sur le ventre de l’orateur. « Ce type doit avoir une bedaine aussi lourde que moi » marmonna-t-elle, à moitié amusée. Mais cette sensation s’estompa rapidement. Le point essentiel de ce laïus venait de tomber : ils avaient été recrutés pour cueillir des fleurs. Elle soupira. Il y aurait bien autre chose, non ? Sinon, l’intérêt lui échappait totalement. Pas de sadisme, pas de plaisir...


L’homme annonça le début de l’épreuve et une carte vint aussitôt se placer à côté d’elle. « Oui ? » demanda-t-elle d’une vois se voulant neutre mais où perçait une pointe d’agacement. L’autre n’y prêta aucune attention, la poussant d’un coup de lance pour la faire bouger. Elle faillit lui faire regretter, ou essayer en tout cas, avant de se raviser. Elle pouvait faire illusion face à un ou deux adversaires mais en terrain hostile, ce serait du suicide. Elle se contenta donc de grommeler jusqu’à se retrouver devant un autre participant qu’on lui présenta comme son partenaire.


Elle remarqua d’abord sa taille. Ce n’était pas un géant, ni un monstre sculpté dans la pierre mais elle, tellement frêle, se sentait minuscule en comparaison. Hormis ce détail, rien ne la marque vraiment. Il ressemblait à un bellâtre sans intérêt, si l’on exceptait les supplices évidemment... Un sourire enjôleur et ces hommes craquaient. Une fois dans une chambre, à l’abri des regards et bâillonnés, leurs cris semblaient traduire un plaisir sans borne. Mais le jeu prenait toujours fin avec l’inconscience. Trop de sang, souffrances trop grandes... Ces hommes étaient si fragiles sous les apparences. Combien s’en étaient remis ? N’ayant jamais cherché à les revoir, elle l’ignorait. D’ailleurs, quelle importance ? Après avoir assouvi ses désirs, ces êtres devenaient inutiles, comme les jouets des enfants en passant dans l’adolescence...


« J’espère au moins qu’il sait se battre... » murmura-t-elle en bougonnant. Les quelques traces de bonne humeur qu’elle parvenait à conserver n’étaient pas prêtes à refaire surface...
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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Mar 21 Aoû 2012 - 22:51
Ou était-elle? Pas sur l'estrade, pas à côté. Pas sur les chemin, pas aux fenêtres des tours environnantes. Ou était-elle? Elle devait être ici... Était-elle malade? Le destin serait alors bien cruel. Non, elle devait venir. C'était une reine, c’était LA reine. Qui plus est la reine de cœur. Avec un tel titre, ce devait être la femme la plus belle de son royaume. Dray devait la voir; c'était d'ailleurs pour ça qu'il était venu. Mais rien dans les environs n'indiquait la présence de la reine.

Dray fut d'autant plus déçu en voyant arriver sur l'estrade rien qu'un bonhomme bedonnant. Qui déclama un discours aussi peu intéressant que lui. La reine, il voulait voir la reine!...

"...Que l'épreuve du Baiser de la Rose commence ! "

Baiser? Rose? Voila qui semblait intéressant finalement... Dray n'avait pas vraiment écouté, mais il lui semblait bien que le but de ce petit jeu était d'aller cueillir des roses spéciales. Mais le nom de cette épreuve parlait aussi de baiser... Un baiser de la reine comme récompense au gagnant peut être? Dans ce cas, il fallait gagner!

A peine cette bonne résolution prise, Dray fut poussé par l'un des gardes vers une autre personne, manifestement un partenaire. Une partenaire. Jeune et jolie, menue, mais la peau si blanche, si pure. Même Dray dont la peau avait toujours été pale ne pouvait rivaliser avec elle. Elle devait prendre un soin tout particulier de sa peau pour en arriver la... Cela fascina Dray, jusqu'à ce que son regard s'emporte dans celui, flamboyant, de la jeune fille. Finalement, il avait bien fait de venir ici... Aller chercher des roses dans un jeu de piste de noble, avec cette jeune femme à ses côtés... Il y avait bien pire comme passe temps. Mais cela restait un défi au prix magnifique. Ils devaient dés à présent se hâter si ils voulaient avoir une chance de gagner. Il n'oublia cependant pas la politesse en s'inclinant devant sa blanche partenaire.

"Ravi de faire votre connaissance. Je me prénomme Dray Windlord, et je suis enchanté d'être avec une si jolie compagne pour participer à ce petit jeu... Que je compte bien remporter!"

Il avait terminé sa phrase avec un petit clin d’œil audacieux. Mais la jeune fille gardait une expression stoïque. Cela allié à la couleur de sa peau, elle en ressemblait à une statue des plus réalistes, dont l'artiste aurait été le plus adroit, et du meilleur gout, pour créer une œuvre d'une telle beauté.

Sortant de sa rêverie Dray décida de se mettre en route, mais il du bien se rendre compte qu'il ne connaissait rien de l'immense château... Et s'il se serait d'ordinaire plu à errer entre ses murs, il n'avait pas le temps pour ça aujourd'hui... N'ayant d'autre recours il s'adressa à nouveau à sa partenaire, bien qu'un peu gêné de lui demander son aide de la sorte

"Mademoiselle... Si vous avez une idée d’où nous pouvons aller, je vous suivrais bien volontiers..."

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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Mar 11 Sep 2012 - 22:10
Ce qu’elle n’a jamais pu supporter chez ces hommes qui l’approchaient, c’était leurs manières. Cela lui semblait toujours si pompeux et inutile... Mais s’ils agissaient ainsi, sans doute que le résultat en valait régulièrement la peine. Depuis des années, Kathleen avait remarqué que les filles « normales » semblaient apprécier ce genre d’attentions. Les pauvres petites... Comment savoir si cet individu parlait sérieusement ou non ? Impossible ! Pourtant les intentions de ces gentilshommes étaient rarement des plus innocentes. Amour ? Non, ce mot fonctionnait seulement comme un appât. Une fois sa proie piégée, il devenait obsolète, jusqu’à la prochaine, qui ne tarderait pas. Et le mieux était de pouvoir empocher quelques pièces par la même occasion. Combien de ces coureurs l’avaient approchée alors qu’elle était encore une douce aristocrate ? Kathleen n’avait jamais compté. A cette époque qui lui paraissait lointaine, la jeune femme trouvait ces hommes des plus agréables, ne voyant pas ce qu’ils étaient en réalité...

« Moi pas, mais apparemment, on n’a pas le choix de l’équipier. Quand à vos compliments, gardez-les pour vous, je m’en moque... Sinon, vous pouvez m’appeler Mademoiselle, mon nom ne vous regarde en rien, Monsieur Windlord. »

Aucun commentaire sur sa volonté de gagner. Ce genre de personnes souhaitait sans doute une récompense en rapport avec le nom de cette épreuve... Et puis, s’il voulait tellement l’emporter, ça ne pouvait qu’être bénéfique. Même si supporter ses démonstrations étranges deviendrait de plus en plus compliqué avec le temps... Autant se dépêcher d’en finir dans ce cas. Motivé comme il devait l’être, Kathleen attendait qu’il fasse le travail, mais à peine l’épreuve commencée qu’il se dévoilait... Un bellâtre incapable de faire preuve d’initiative ! Ou, plus précisément, pas pour autre chose que sa drague lassante.

« Comment voulez vous que je le sache ? Mais passons... On peut aller dans cette direction, il y a un sentier et les autres groupes ne s’y dirigent pas. »

Être isolé avec cet homme la répugnait, mais avec personne autour, la concurrence diminuait aussi grandement. Pourtant, ce qui inquiétait le plus la jeune fille à ce moment, c’était le soleil qui trônait haut dans le ciel. Ses rayons brûlaient et irradiaient tout ce qu’ils rencontraient. Après quelques pas, elle se figea donc pour déployer une ombrelle noire. A l’ombre de cet accessoire, la jeune fille reprit sa marche sans nouvelles paroles pour le grand brun. Peu de temps après, ils pénétraient dans une nouvelle zone du parc.

Malgré sa mauvaise humeur et l’indifférence qu’elle portait aux choses inutiles et éphémères telles que les fleurs, Kathleen ne put s’empêcher d’y trouver une certaine beauté. C’était certes trop grand et tape-à-l’œil, mais ça demeurait magnifique. Les souvenirs de son anciennes vie lui revinrent à l’esprit, chargés d’une mélancolie qu’elle chassa aussitôt. L’heure n’était pas aux contemplations niaises ni à un rappel larmoyant du passé.

« Une rose rouge de vingt centimètres avec les contours des pétales dorés... » marmonna-t-elle pour elle-même avant de se mettre à errer, contournant chaque buisson à la recherche de ce graal. Rien pour le moment, mais elle espérait que ce cher Monsieur Dray Windlord aurait plus de chance. « Vous avez vu quelque chose ? » lâcha-t-elle sans entrain en direction de ce coéquipier qu’elle n’avait jamais souhaité avoir. Mais désormais, elle ne pouvait plus reculer...
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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Ven 12 Avr 2013 - 0:00
« Moi pas, mais apparemment, on n’a pas le choix de l’équipier. Quand à vos compliments, gardez-les pour vous, je m’en moque... Sinon, vous pouvez m’appeler Mademoiselle, mon nom ne vous regarde en rien, Monsieur Windlord. »

A ces mots le moral de Dray baissa d'un cran. Il avait encore du se montrer trop audacieux, à aborder cette jeune femme ainsi, et ce petit clin d'œil... Lui qui avait voulu se montrer un peu guilleret, Mal lui en avait pris... Il ne pouvait pas même la nommer, cette demoiselle. Froide et mystérieuse, cela collait bien à son physique, renforçant l'image que l'on pouvait avoir d'elle, lui rendant cet aspect plus beau, bien que sa compagnie moins agréable... Allons allons, ils étaient partis sur de mauvaises bases, voilà tout. Ils feraient connaissance et calmeraient ce froid entre eux. Le tout est de ne pas perdre courage, se disait Dray, gardant son sourire et sa joie première. Ils avaient toute l'occasion de discuter lors de ce jeu.

« Comment voulez vous que je le sache ? Mais passons... On peut aller dans cette direction, il y a un sentier et les autres groupes ne s’y dirigent pas. »

Ceci dit la mystérieuse compagne de Dray déploya une ombrelle noire, si contrastante avec le blanc de sa peau, et se mit en chemin, sans plus faire attention au jeune homme. Jeune homme qui perçait un des secrets, la pâleur de cette fille. Bien sur, une ombrelle... Cela lui allait bien a vrai dire, comme tout le reste. Des habits sombres recouvrant sa peau de la robe aux chaussures, de grande classe. On y voyait la grâce et l'opulence, et la beauté, surtout, du corps de la jeune femme. A bien y penser vêtue tel quel, et à la tournure de ses phrases, elle devait bien être noble. Peut être même une des dames de la cour de la reine, trompant son ennui dans ce jeu. Quoique, elle ne semblait pas moins s'ennuyer ici... Oh et puis, elle ne semblait pas connaître la cour du château. Pas d'ici alors? Y avait-il d'autre châteaux, d'autres familles riches aux alentours? A trop s'intéresser à cette fille, on ne découvrait que des mystères...

Mais ou avait-il la tête? Un jeu, c'était un jeu et il devait gagner. Trouver la fameuse rose plus précisément. Et il suivait sa compagne de quelques pas la tête dans les nuages. Il fit aussitôt un petit détour, couvrant plus de terrain alors même que sa partenaire errait par ci par la d'une démarche gracieuse, ce qui détourna quelques instant l'attention de Dray. Malgré son enthousiasme au début, elle s'était manifestement mise à chercher, non sans marmonner des paroles inintelligibles. Que cela tranchait, son ton bas s'échappant de sa bouche fine, de sous l'ombrelle qui lui dessinait ses motifs en trait d'ombres et de pâleur sur le visage.

Oh, une rose! Par un mystérieux détour du regard (Elle était si belle, pourquoi s'en priver?) Dray avait découvert un trésor de fleur, d'un rouge flamboyant. Hélas, pas de contour doré à signaler. Seule perdue au milieu de pétunias multicolore, cette rose n'était qu'un piège, une beauté sans destin, ici. Il hésita un instant à la cueillir et à l'offrir à sa compagne, mais il s'en ravisa. Il l'avait déjà fait à une autre, avec joie même, mais ce n'était pas vraiment la même... ambiance. Une rose blanche irait bien mieux. Voilà, cherchons aussi une rose blanche à offrir. Quoi de mieux qu'une fleur gage de pureté pour briser l'élan d'un mauvais départ?

« Vous avez vu quelque chose ? »

« ...Non, pas encore, je le crains »

Un instant il avait failli dire oui, et lui parler de la rose rouge, et d'une rose blanche à lui trouver. Futile, et guère efficace dans aucun des objectifs immédiats. Un indice, une rose « spéciale », voilà ce qu'il devait trouver. Un peu de sérieux, voyons.
Et puis sans vraiment chercher, Dray aperçu dans une haie avoisinante un trou, partant du sol et de la taille d'un enfant, comme un passage minuscule. On n'aurait su en dire l'origine, ni donc si cela était un chemin secret concernant le jeu, ou pas. Toutefois, c'était une piste à ne pas ignorer.

« Ahem... Mademoiselle? J'ai trouvé une sorte de passage étrange, ici. Peut être cela cache quelque chose d'intéressant... »

De l'intérêt. Voilà qui manquait à cette fille au teint de froid, statue de glace aux traits si gracieux. Et qui gelait tout intérêt de son regard. Magnifique et dévastateur. Cela gênait quand même un peu Dray, qui ne savait ou se placer, leur relation semblant chuter encore plus bas qu'avant. Du courage, du courage, se répétait-il. Se convint-il même. Avant de fuir lâchement par cette petite issue, prétextant aller voir, ce qui n'était faux qu'à moitié. Ressortant de l'autre côté les cheveux pleins de feuille, il s'émerveilla d'un nouveau spectacle: rien de nouveau dans ce décor quand à celui d'avant, si ce n'était des roses, de partout, dont les couleurs variaient mais ou le rouge était de beaucoup dominant. Il se baissa pour parler à sa froide amie à travers le passage:

« Vous devriez venir, ce que nous cherchons est peut être la! »

Ce qu'il cherchait lui était la en tout cas. Une rose blanche qu'il cueillit dans le but lui offrir. Mais maintenant qu'il l'avait en main, il doutait à nouveau... Il doutait qu'elle apprécie ce présent. Du courage, du courage! Il lui offrirait et l'on verrait, qui ne tente rien n'a rien. Il doutait, aussi, qu'elle se donne la peine de le rejoindre via un passage ou, malgré sa mince taille, elle devrait se baisser et passer comme elle pouvait. Doutait qu'elle soit d'humeur à profiter d'un cadeau... Du courage, du courage... Elle s'approchait, la bas, de l'autre côté de la haie. Se baissant, il voyait arriver ses pieds, et ses jambes habillés de noir, toujours aussi gracieusement. Cela lui réchauffât un peu le cœur.
Il n'y avait, dans ses pas au moins, aucun froid. Mais un charme enivrant.
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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Dim 2 Juin 2013 - 0:10
Kathleen faillit soupirer de dépit quand la réponse tomba. Non, évidemment, il n’avait rien pu dénicher encore. Cela ne surprit pas totalement la jeune femme. Elle se demandait même s’il cherchait réellement ce bon de sortie. Dès leur rencontre, cet homme lui avait semblé bien frivole avec ce qui s’apparentait à de la séduction. Pas directe à la manière de certains « Dom Juan » errant à Queer Tales, mais plus posée, comme le faisaient les gentlemen de son passé. Il n’avait guère de chance d’être tombé sur elle, bien d’autres demoiselles auraient apprécié ses attentions... L’aristocrate aussi, mais à cette autre époque, quand sa pureté n’avait pas encore été ternie par les méandres de la vie.

Cependant, il n’y avait là aucun rapport avec leur quête et elle rechercha à nouveau dans les parterres de fleurs et autres buissons arborant parfois de joyeuses couleurs. Seulement, rouge et or ne faisaient pas – ou presque – partie de cette panoplie et encore moins en étant associées. C’était à se demander où cette plante avait été cachée dans ce parc immense. Peu de temps après, son partenaire l’appela – avec hésitation semblait-il – pour lui faire part d’une découverte. Un nouveau passage... Cela n’en finirait donc jamais ? Faudrait-il traverser l’ensemble de la propriété pour avoir ne serait-ce qu’une chance de tomber sur ces fameux pétales ? Guère enthousiasmée, Kathleen se dirigea tout de même vers Dray. En voyant la position et la taille de l’ouverture, elle se demanda si cet être ô combien charmant n’était pas en train de la prendre pour une imbécile. Ses soupçons furent confirmés quand il l’invita à le rejoindre. N’y avait-il donc aucun autre moyen pour y pénétrer que de ramper – tel un animal – à travers une haie ? Cette fois, son soupir ne put être contenu et il lui sembla qu’il résonnait comme nulle part ailleurs. Elle se baissa élégamment, pliant les genoux plutôt que de se plier en deux pour observer le passage. C’était étroit, certes, mais si l’autre était passé, la jeune femme n’aurait aucun mal à le rejoindre, motivée ou non.

* Quand il faut y aller... *

Kathleen s’agenouilla, ses collants entrant en contact avec le sol frais, et elle dut se contrôler pour ne pas abandonner. Elle n’était pas délicate, même si ses actes le laissaient penser, mais il fallait retenir sa volonté d’aristocrate, et ce n’était pas simple dans cette situation. Ramper dans l’herbe, dans la terre, cela ne faisait pas partie des habitudes de sa classe sociale. Les domestiques existaient dans ce seul but, non ? Se tortiller à ses pieds, être traînés dans la boue, humiliés, sans jamais avoir l’autorisation de se plaindre. Ou plutôt si, mais dans ce cas, la punition était conséquente. Une torture délicate dont elle se délectait… Mais cela faisait longtemps que cette sucrerie ne lui était plus permise Peut être que l’imbécile dragueur qui lui servait de partenaire pourrait se mettre dans la peau d’un serviteur. L’idée de pouvoir s’amuser avec ce corps était plutôt intéressante et un sourire naquit sur son visage enfantin.

De courte durée cependant, déjà le bout du tunnel se dessinait et avec lui, la silhouette de Dray devant qui il était hors de question de paraître heureuse. Cet homme étrange pourrait imaginer à une vitesse incroyable avoir une chance avec elle. Pire, il pourrait penser lui plaire, l’avoir séduite... Non cela ne devait pas arriver, jamais et aussitôt, toute trace d’amusement disparut de ses traits. Elle se redressa, jetant un regard aux alentours, se disant que ça valait peut être la peine de traîner par terre. Il fallait encore trouver ce qu’ils cherchaient, mais il y avait du choix.

* Avec un peu de chance... *

Lespoir naquit dans l’esprit de Kathleen. Ce fut si intense qu’elle mit quelques secondes pour apercevoir la rose blanche. Haussant un sourcil avant de soupirer profondément.

« Avez-vous un problème avec les couleurs ? » Elle secoua la tête et avança, son regard balayant les multiples rosiers. « D’ailleurs, je sais que les hommes peuvent être complexés par les tailles mais... Si vous pensez que celle que vous tenez fait vingt centimètres... – Nouveau haussement d’épaules – Enfin, on se rassure comme on peut. »

Sans se départir de son sérieux – le quittait-elle jamais ? – elle continua, pas après pas, approchant d’un parterre particulièrement touffu où elle découvrit un reflet doré. Plissant les yeux, essayant de voir à travers le buisson épineux, Kathleen parvint à distinguer la clef qui la libèrerait de la prison constituée par l’homme qui l’accompagnait. Parce qu’à la fin de cette recherche bidon, ils seront de nouveau libres, non ?

« Monsieur Windlord ? »

Sa voix avait changé. Moins froide. Enjôleuse ? Sans doute. Dans ce genre de situations, il était nécessaire de profiter de son apparence enfantine et frêle. Surtout quand en face, l’autre semblait prêt à tout pour les beaux yeux d’une dame...

« Voudriez-vous venir s’il vous plait, il me semble que notre précieuse est juste là... »

Elle tendit la main ers le centre de la masse dense et piquante. Un très léger sourire s’était formé pour éclaircir son visage, même s’il n’atteignait pas ses yeux. Elle détestait ce rôle de naïve innocente, mais parfois, la nécessité dépassait le dégout. Et se retrouver couverte d’écorchures semblait suffisant pour en arriver à cet extrême...

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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Mar 11 Juin 2013 - 20:38

Il n'y a pas trente-six solutions, quand vous êtes un garde aux ordres de la bien-aimée, magistrale reine. Soit vous adorez votre situation, vous roulez de bonheur aux pieds de sa majesté à chaque fois qu'elle s'essuie sur vous ; soit vous n'êtes ici que parce que, eh, c'est bien payez ! Et dans ce cas, vous passez la journée à trouver la meilleure cache pour dormir, ou vous livrer à quelques petits dévergondages. Boris Kerzel appartenait à la première catégorie. Lorsque la reine baillait d’ennui il accourait chercher de quoi l'amuser, lorsqu'elle avait un petit creux, il mandatait au plus vite les cuisiniers, mais avant tout, il s'occupait des roses. À ses yeux, il n'y avait rien de plus beau que le sourire paisible de cette grande dame s'adressant aux boutons en train d'éclore.

De garde d'intérieur il passa rapidement garde d'extérieur, et puis plus rapidement encore il en vint à surveiller de très près, les jardins privés, et aider les jardiniers par la même occasion. C'était un peu comme exercer deux professions, avec tous les désavantages de celles-ci, sans jamais s'en plaindre. Après tout, son cœur appartenait à la souveraine, et elle aurait pu lui demander de se jeter du haut de great mountain, qu'il aurait accepté sans hésiter. Ainsi donc aujourd'hui était un jour comme un autre, et Boris faisait son tour de rond comme à l'accoutumé. Sauf que quelque chose clochait. À partir d'une certaine heure, il surprit de plus en plus d'intrus dans les abords du château, il y avait un peu de tout, des personnes qui pleuraient dans un coin, d'autre qui se criait dessus. Il remarqua qu'elles étaient toujours en paire, et parlait toute d'une seule chose : la rose bordée d'or. L'une des plus précieuses roses du jardin. Sur le coup, il ne chercha pas vraiment à en savoir plus, et à chaque nouvelle rencontre, boutait les importuns en dehors de ce cadre sacré, qui était réservé à la noblesse et aux personnes invités par la reine elle-même. Plusieurs personnes s'étaient quelque peu mises en rogne contre lui, expliquant leur présence ici parce que « la reine les avait obligés ». Foutaise, il était le premier au courant des personnes venant se divertir ou parler affaire, et on ne l'avait jamais prévenu d'une « horde d'irrespectueux et d'impétueux ».

Tout cela était bien fâcheux, mais en même temps, terriblement attrayant, ce n'était pas comme s'il avait autant l'occasion de botter des fesses en une journée ! Il n'y avait pas assez de fou qui osait s'aventurer dans les jardins privés...à son plus grand damne. Oh, je devrais peut-être vous en faire par à présent ? Si Boris était un soldat des plus loyaux il était aussi...extrêmement joueur. Il ne perdait pas une occasion de se divertir par un quelconque moyen -évidement, tant que cela ne touchait pas à l'intégrité de la reine ou de la cour. Il était incollable aux jeux de cartes en tout genre et de même pour tous ces jeux idiots que l'on retrouvait pendant les grandes beuveries. Il était vrai que devant tant d'intrus au sein de ses « paradis » il s'était plus énervé qu'autre chose ; maintenant qu'il commençait à s'habituer au rythme de cette journée, il était bien partant pour tirer un peu sur la volonté de sa prochaine rencontre.

Tandis qu'il imaginait quelques plans pour s'amuser, il vit quelque chose de très suspect. En effet, aux abords d'un des jardins, il venait de voir...une demoiselle ramper dans un buisson. L'indécence en soit de la pose que celle-ci fut obligé de prendre ne l'indigna pas autant que la manière utiliser pour pénétrer...dans un antre sacré. En effet il savait que dans ce carré-là, se trouvait quelques-unes de ses roses si recherchées. Il se mit à courir, il devait faire tout le tour de la haie pour pouvoir rentrer, en effet la porte se trouvait de l'autre côté, et il était hors de question qui passe par le même chemin que celui de la jeune fille. Il avait un certain honneur tout de même ! Se dépêchant au point d'en perdre haleine, il finit par arriver en un temps record à l'entrée lourdement cadenassée. Les chaînes ne résistèrent pas longtemps à son trousseau de clé et ses doigts habitués. Il entra alors d'un bon pas en criant, cherchant à les effrayer plus qu'autre chose.

-HALTE-LÀ !

Arrivé à leur vue il s'aperçut...de l'ignominie qu'il venait d'empêcher ! Il se jeta en avant, repoussant la jeune femme en arrière sans délicatesse, avant de se placer devant le buisson, contenant l'objet de toutes les convoitises. Il était très fier de lui, et n'hésitait pas à le montrer, bombant le torse et leur faisant les gros yeux, alors même qu'il soufflait comme un bœuf. Il sortit son espadon doucement et le pointa dans la...leur direction. Car il y avait un homme avec la jeune fille. Encore une paire.

-Cette fleur est la plus grande fierté de nos jardiniers, vous avez intérêt à avoir une bonne raison pour essayer de l'arracher à sa terre ! EXPLIQUEZ-VOUS ! Et que ça saute ! Avec un peu de chance, et de bonne foi, je vous épargnerais peut-être l'humiliation ! Déclama-t-il comme s'il était le héros venant à la rescousse de sa dame.

Il voulait simplement leur faire un peu peur, il ne souhaitait pas du tout s'en débarrasser de suite, il avait un bon jeu en tête, et selon le caractère des personnes en face de lui, cela pourrait donner une très bonne...comédie ?
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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Sam 19 Oct 2013 - 23:01
« Avez-vous un problème avec les couleurs ? »
« D’ailleurs, je sais que les hommes peuvent être complexés par les tailles mais... Si vous pensez que celle que vous tenez fait vingt centimètres... Enfin, on se rassure comme on peut. »

Froide... Mais aussi cassante. A l'instant ou Dray allait tenter sa chance, essayer de briser la glace avec ce simple présent, cette rose blanche... Elle anéantissait tous ses espoirs, avec sa une réplique cinglante.
Il se sentit aussitôt mal à l'aise, comme rarement il l'avait été. Il restait figé avec sa rose, ne sachant plus qu'en faire, stupéfié qu'une fille à l'air si innocent, si délicat, puisse lui envoyer des mots d'un sarcasme aussi violent et grossier.
Il voulut répondre quelque chose, mais il bougea les lèvres sans arriver à y faire sortir le moindre son. Il était totalement dominé - et choqué – par cette fille. Elle ne lui adressa pas même un regard après ça, continuant la quête de la recherche de la rose. Lui même la regardait passer de haie en haie sans bouger.

Se ressaisir. Se ressaisir. Il ne pouvait pas rester planté là tel un benêt. Cependant... Il craignait de se confronter à nouveau à sa compagne. Froide et manifestement cruelle. Pourquoi l'attaquer si injustement ? Il ne lui avait pourtant rien fait de mal. Peut être était-ce un mauvais jour pour elle ? Ou bien était-ce l'apparence un peu vagabonde de Dray, qui après quelques jours d'errance avait eu bien du mal à conserver un habit propre et lisse. Tout de même, en arriver à ce point, même pour cette raison, c'était pousser un peu loin.
Ce pouvait aussi simplement être le caractère de la demoiselle. Quand bien même, elle ne mâchait pas ses mots... Il serait dur de se lier avec elle. Si encore c'était possible, ce dont Dray commençait à douter... Non, il ne pouvait pas abandonner. Il devait continuer, poursuivre cette petite aventure à ses côtés, et qui sait ? Peut être avec le temps et la proximité révélerait-elle un aspect plus doux de sa personnalité. Peut être cet air si maussade s'effacerait peu à peu de son visage. Oui, on verra bien. D'ici là, éviter de trop l'importuner... Même en essayant d'être sympathique. C'était encore la meilleure chose à faire dans les circonstances actuelles...

« Monsieur Windlord ? »

Zut. Plongé dans ses pensées, il n'avait toujours pas bougé. Il craint une nouvelle réplique blessante de la jeune fille, mais sa voix paraissait plus douce... Étrange, un tel revirement de caractère... Même Dray ne pouvait croire qu'un changement si rapide ai pu se faire sans bonne raison...

« Voudriez-vous venir s’il vous plaît, il me semble que notre précieuse est juste là... »

C'était donc cela. Alors qu'il s'approchait, il aperçu la rose tant recherchée. Grande et rouge, aux bords dorés ; elle était magnifique. Mais ce que Dray voyait surtout, c'était le visage de sa partenaire, sur lequel s'affichait un frêle sourire. Il fut surpris, tout autant qu'enchanté par cette vision. Pourtant, même ainsi, son expression ne perdait pas de cet air glacial. C'en était bien triste...

La rose était à portée de main, bien qu'un peu recluse au sein de la haie. Alors que Dray s'approchait pour la cueillir (et l'offrir à la jeune demoiselle ; cette rose là au moins, elle devrait l'accepter sans mécontentement) un homme imposant vêtu d'une armure déboula dans le petit carré de rose, se jetant presque devant le duo pour se poster devant l'objet de leur quête, bousculant au passage la jeune fille. Il avait crié d'une voix si puissante qu'il avait fait sursauter Dray, dont le cœur s'était mis à battre la chamade, ce qui pour une fois n'était pas dû au regard d'une belle dame.

L'homme (qui à l'évidence était un garde du château) semblait essoufflé d'avoir couru jusqu'ici, mais prenait malgré tout une position imposante, les foudroyant tout deux du regard. Il sortit de même son arme de son fourreau, une sorte d'épée étrange, pour la brandir vers eux, ce qui fit reculer Dray d'un pas par prudence. Allait-il les attaquer ? Ils avaient pourtant reçu l'autorisation de se balader dans les jardins, non ?...

« Cette fleur est la plus grande fierté de nos jardiniers, vous avez intérêt à avoir une bonne raison pour essayer de l'arracher à sa terre ! EXPLIQUEZ-VOUS ! Et que ça saute ! Avec un peu de chance, et de bonne foi, je vous épargnerais peut-être l'humiliation ! »

Dray recula encore d'un demi-pas. L'homme avait l'air bien énervé, cependant il était impressionnant de constater la ferveur avec lequel il défendait cette fleur. Il devait vraiment y tenir... Ce qui expliquait qu'il soit si mécontent qu'on veuille la cueillir. Cela faisait même de la peine à Dray, qui se demandait s'ils étaient vraiment obligés de faire ça... Ce n'est pas comme si quelque chose allait leur arriver s'ils ne réussissait pas.
Toutefois... sa compagne risquait de ne pas être du même avis. Ainsi qu'il l'imaginait, elle serait sûrement contrariée si après tout ce chemin, et leur but enfin à portée de main, ils devaient rentrer bredouille... Peut être pouvait on arriver à un compromis ?

Dray attrapa la demoiselle par l'épaule, la plaçant derrière lui, et s'avança pour faire face à l'arme du garde, non sans peur. Mais c'était son devoir de protéger une femme, dusse-t-il se mettre lui même en danger.

« Monsieur, nous devrions prendre le temps de discuter... Voyez vous, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais votre reine à organisé un jeu, et nous devions cueillir cette rose. Cependant, si elle est si importante, je comprend que l'on doive la préserver... Peut être existe-t-il une autre solution ? Ne pourriez vous pas témoigner auprès de la reine que nous avons accompli notre objectif, cela devrait suffire, non ?... »

L'homme le regardait toujours de ses gros yeux, ce qui intimidait Dray. Allait-il se laisser convaincre par cette solution ? Il n'y en avait guère d'autre qui puisse satisfaire tout le monde. Et il ne désirait pas se mettre à dos, ni le garde ni sa partenaire. Qui sait lequel des deux il fallait le moins contrarier...
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MessageSujet: Re: Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]   Lun 25 Nov 2013 - 16:51
Enfin, elle allait se débarrasser de ce foutu romantique niais ! Pléonasme ? Sans aucun doute. Seulement, les choses ne se déroulaient jamais comme on le souhaitait. Alors que le plus dur semblait être fait, un troisième personnage entra en scène, de façon plutôt brutale. La jeune fille recula, trébucha même, manquant tour juste de s’effondrer sous le coup d’épaule qu’elle venait de recevoir de la part de la brute en armure. Celle-ci semblait d’ailleurs tout faire avec brutalité, même sa voix désagréable semblait résonner dans ce petit jardin cerclé de haies pour vous agresser. Décidément, c’était comme si on avait décidé de mettre à rude épreuve sa patience. Supporter le dragueur de pacotille pendant des heures dans un premier temps, puis envoyer un incompétent ne sachant même pas ce qui se tramait dans la propriété qu’il gardait. Combien de temps l’aristocrate pourrait-elle tenir avant de délier sa langue acerbe ? Là se trouvait la véritable inconnue pour déterminer la fin de cette rencontre...

Mais le terme « Dray » jouait un rôle important pour le moment. Apeuré, voilà ce qu’il semblait être. Il reculait tel un chien qui se contenterait d’aboyer en reculant devant un loup. Et encore, le chien, lui, saurait attaquer pour blesser, dans le cas présent, elle n’était même pas certaine que l’individu qui l’accompagnait serait capable d’érafler l’homme qui les toisait. Peut-être n’était-il qu’un vulgaire chiot ne demandant qu’à servir de casse-croûte à un prédateur affamé... Cela correspondait beaucoup mieux. Ce fut à la suite de ces pensées que son agacement atteignit ce qu’elle crut alors être un sommet. Cet imbécile la plaça derrière lui comme une vulgaire poupée fragile qui ne saurait se protéger. Si l’insulte n’était pas assez forte, il avait aussi osé la toucher ! Ce n’était peut-être pas dans une mauvaise intention, mais le contact d’une autre personne la repoussait. Elle n’y avait jamais été habituée, au contraire, lors de sa vie d’aristocrate, elle devait même éviter tout toucher. Rester un territoire pur et inviolé, voilà ce à quoi elle inspirait alors. Aujourd’hui encore sa vision était la même. La simple idée de se trouver un compagnon qui voudrait un jour la déshabiller pour profiter de son corps la dégoutait. Aussi, à cet instant, elle fut heureuse de se trouver derrière son « compagnon » pour que l’expression de son visage ne soit pas vue du soldat. Un mépris arrogant s’entremêlant à une envie meurtrière. Il lui fallait retrouver ses esprits. Et vite ! Parce que celui qui semblait vouloir s’improviser protecteur n’était, à ses yeux, pas le moins du monde fiable.

Comme pour faire écho à ses pensées, celui-ci se présenta comme médiateur, proposant un marché au soldat. En entendant cette aberration, la Réglisse manqua de s’étrangler. Croyait-il vraiment que la reine accepterait de les laisser tranquille sous prétexte qu’un soldat lui assurait qu’ils avaient trouvé la précieuse rose ? Si tel était le cas, c’était sans doute l’être le plus crédule qu’elle ait rencontré jusqu’à présent. Même elle savait que tenter de berner la dirigeante de Crudelis était une erreur à ne pas connaitre. Kathleen se moquait de beaucoup de choses, assurément, mais garder sa tête sur ses épaules n’en faisait pas partie. Cette fois, elle ne put retenir le flot de médisance qui envahissait son cerveau. Se décalant de cette futile protection, la jeune femme détailla l’homme en armure avec froideur. Pas d’arrogance trop visible cette fois, la position de force n’était pas sienne, même si c’était du deux contre un. Faire confiance au grand benêt serait être aussi candide que lui.

« Ne savez-vous donc pas réfléchir deux secondes cher partenaire ? » - Son ton s’était fait sarcastique en prononçant ces derniers mots, dénonçant toute l’ironie qu’elle trouvait à être ainsi associé à cet individu - « Jamais la reine n’acceptera le témoignage d’un de ses sbires ! Surtout si celui-ci n’est pas même au courant de ce qui se trame ici. Enfin, on pourrait toujours aller la rencontrer, l’accueil réserver aux imbéciles ignorants doit sans doute être des plus agréable à observer, n’est-ce pas, monsieur le grand garde ? »

Là encore elle prononçait ce titre avec la plus grande ironie. Chercher des poux à un individu aussi tendre et délicat n’était sans doute pas la meilleure chose à faire, mais ces êtres là aussi avaient un égo. Sans doute plus développé encore que celui de la jeune femme. Elle avait toujours vu les soldats ainsi, comme des brutes savourant le pouvoir que leur assurait leur puissance physique. Ses monstres pouvaient tout prendre en usant seulement de leur force. A quoi bon dialoguer et faire des compromis lorsque l’on pouvait obtenir ce que l’on désirait sans ça ?  Réducteur ? Oui, sans aucun doute, mais Kathleen ne voyait  que rarement le côté positif d’une situation. Bien sûr, les armées pouvait conférer la sécurité, mais à qui ? Au peuple ? Parfois c’était le cas, mais ce peuple était classé selon son importance. La protection des riches était primordiale, s’il y avait quelques abus envers les plus démunis qui s’en soucieraient ? Ce n’était pas comme s’ils étaient capables de se rebeller n’est-ce pas ? Cette idée avait fait perdre la tête à quelques individus par le passé, dans son ancien monde...

« D’ailleurs, parlant d’humiliation, quelle est celle infligée aux incapables de votre genre ? Pas capable de retenir une information, ou peut-être même pas assez important pour y avoir accès, mais agissant tout de même dans l’espoir d’avoir un peu d’avancement. La cupidité est l’essence même de l’Homme, mais l’entraîne souvent vers sa perte. Maintenant, que comptez-vous faire ? Nous embrocher avec votre jouet, dès que vous aurez réussi à ne plus souffler comme un animal traqué, pour avoir voulu cueillir une rose ? Vous ridiculiser ainsi pour finalement perdre la tête ? Ou alors réfléchir plus de deux minutes pour essayer de comprendre ce qui se trame ici ? »

Son ton s’était fait de plus en plus froid au fil de ses paroles, tout comme son regard s’était empli de dédain. Cet imbécile pouvait très bien la prendre en mot et la tuer, là, maintenant, sans même comprendre son erreur. Mais si cela arrivait, la Réglisse comptait sur le deuxième imbécile présent pour la sortir de là, en se jetant devant cette lame perfide par pure « galanterie ». Ce serait sans doute intéressant. Elle pourrait alors hurler telle une gamine découvrant l’horreur de la mort et du sang et ainsi rameuter une bonne partie de la garde. Si cela arrivait, Kathleen n’aurait qu’à jouer ce rôle un peu plus longtemps pour justifier sa version des faits. Abuser des gens était un domaine qu’elle affectionnait parfaitement. Qu’y avait-il de plus jouissif que de tenir l’existence d’un être dans le creux de sa main, parfois sans même qu’il s’en rende compte ? Peut-être était-ce elle qui se voilait la face actuellement, mais elle restait tout de même confiante. Si ce qu’il voulait, c’était de l’avancement, alors elle espérait que ses mots auraient touché juste...

Ce n’était pas qu’un bain de sang lui aurait déplu, mais même s’ils étaient sombres, cela risquait de salir ses vêtements et de souiller sa peau d’albâtre. Parfois, le sens des priorités différaient  grandement d’une personne à l’autre...
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Le Baiser de la Rose ! [Dray, Kathleen]

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