Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
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 Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)

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MessageSujet: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Mar 3 Sep 2013 - 22:50
Rabattre le coin, plier encore, puis ouvrir et replier encore. Corner légèrement, refaire, défaire, plier, déplier, arranger, déchirer…l’un des arts les plus anciens, fait avec trois fois rien. Juste des mains habiles et des feuilles de papier.

Soleyl, cet après-midi, avait décidée de quitter sa forêt de poussière, pour se noyer dans un océan de papier. Depuis un petit moment, la boutique se remplissait de morceaux découpés, de boulettes abandonnées, mais aussi d’œuvres achevées, qui venait surmonter les pyramides de livres branlantes. Une forêt de poussière…non ce n’est pas cela qu’elle avait quitté, mais une ville faite de livre et de parchemin décrépits. Voilà combien de temps qu’elle cherchait à présent ? Une semaine ? Plus que cela ? Qui sait…plongée dans l’ombre des étagères, la chenille n’avait pas fait de différence entre le jour et la nuit. Des efforts bien infructueux…oh non, on tire toujours quelque chose de ses lectures, et aussi de ses relectures.

L’esprit chargé de la Caterpillar était incapable de retenir toutes les informations qu’elle ingurgitait tout le temps. Le plus précieux des ouvrages de savoir reste l’esprit qui renferme les expériences, les fautes commises et les souvenirs. Pauvre esprit enfermé depuis trop longtemps, il était temps d’aérer, c’est pourquoi, la vendeuse se retrouvait là à faire des pliages. Ah, pour ouvrir les fenêtres de sa boutique elle était réticente, mais pour ce qui était de créer un courant d’air dans sa petite tête, il n’y avait aucuns soucis.

Chenille âgée, chenille centenaire, sagesse, et connaissance, savoir ancestraux, déchiffreuse de mystère…pauvre insecte si intelligent mais si futile à la fois. La voilà qui s’amusait avec ses feuilles de papier, s’amusant à créer au grès de ses idées. Depuis une heure à présent, elle s’appliquait à recréer toute une ménagerie, qu’elle posait sur un immense bateau composé du même matériau. Oublié les derniers évènements, l’ombre était entravée sur le mur, prisonnière de ses liens, et Soleyl se remettait doucement de ses blessures. Une bien sale affaire, les insectes avaient désertés la boutique quelque temps, avant de se réinstaller doucement. Les araignées avait été les premières, on ne quitte pas si facilement un palace quatre étoiles que l’on a tissé durant des années. Le plafond était pratiquement une toile à lui tout seul. Cet immense ouvrage côtoyait les rideaux et les voiles suspendu, dans une ambiance orientale glauque. Avait suivies les fourmis, puis les mouches et les scarabées…etc. De mantes en grillon, la boutique retrouvait son ambiance habituelle. Fumée d’encens et de tabac s’envolant dans un  désordre sans nom, sous lequel grouillait tout un petit monde. Petite course, d’êtres minuscules, allant et venant sur le parquet, recouvert d’objets de toute sorte.

En ce moment les objets n’était fait donc que de papier, prenant la forme de livre, de parchemin, ou d’origami. Des livres pour percer le mystère des ombres de Queer Tale. Des animaux éphémères pour cerner la magie du pliage.
Un battement d’aile, si mince, retentit tout à coup. Le son infime se répercuta contre les parois de la clochette fêlée, qui émit un faible râle.
Le papillon de nuit, toujours endormi au-dessus de la porte annonçait un client. Soleyl termina son pliage tranquillement, tandis que cette fois la clochette criait de sa maigre voix, accompagnant la démarche de celui qui était entré. On distinguait une silhouette masculine…quoi que…derrière les voiles qui n’avaient pas été relevés, rendant ainsi le passage plus compliqué. La vendeuse n’avait en aucun cas envie de bouger de sa place pour aller accueillir le visiteur. Elle demeurait cachée contre une étagère de livre, au sol sur les coussins qui le parsemait. Plier, replier, tendre la main, déposer le bien et offrir une aspiration pour un souffle de vie. C’est ce que fit la chenille. Dans le creux de sa paume, elle déposa le papillon de papier qu’elle venait d’achever et souffla légèrement dessus. Il s’envola entre les toiles suspendues pour rejoindre le visiteur, arrivé devant lui, il se déplia pour présenter ses entrailles d’encre. On avait écrit :
 
« Welcome, suivez les animaux de papier. »
 
A vrai dire, la chenille n’avait pas du tout envie de s’occuper de ce client, elle le faisait savoir d’ailleurs en envoyant un origami saluer l’homme à sa place. Bouger de là où elle était, impensable. Quant à l’écouter…que dire…cela s’avérait fort ennuyant. Mais pour tenter de faire bonne figure, elle refit son chignon, duquel malgré ses efforts, s’échappait toujours de longues mèches noires, refusant l’enfermement. Pour le Kimono qu’elle portait, Soleyl ne pouvait guère remédier au fait qu’il était froissé.
Plus le temps de penser à rien, l’ombre du visiteur se dessinait sur son arche de papier.
 
-          Bienvenu…que puis-je faire pour vous ?
 
Pouvait-elle le chiffonner et le jeter dans les tréfonds de sa boutique ? Si seulement…


Dernière édition par Mii Soleyl le Jeu 23 Jan 2014 - 9:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Ven 13 Sep 2013 - 18:25
Joachim avait poussé la porte du magasin sans espoir d'y trouver sa libération. Il s'était maintes fois répété : « Je n'obtiendrai aucune clé et j'irai mourir chez Grisélidis, comme un chien ». Maintenant, il s'était presque convaincu que cela devait se terminer ainsi et pas autrement. Rien d'autre de conviendrait à quelqu'un comme lui. Quelqu'un comme lui... ? Il n'osait s'aventurer sur sa propre définition, et cela suffisait largement pour déterminer celle-ci : Il était Lâche. Pourtant, malgré son effort d’auto persuasion, d'où venait ce petit battement de cœur, au fond de sa poitrine, tandis qu'il posait le pied dans l'entrée de la petite  boutique ?

Ses yeux verts et tristes suivaient un origami qui voltigeait dans les airs. Tient ? Il ouvrit la main et ce dernier se posa tout naturellement dans celle-ci. Il disait :

«  Welcome, suivez les animaux de papier

Joachim considéra le mot écrit d'encre noir avec surprise et chercha des yeux son auteur. Mais personne ne se tenait à sa hauteur. Il baissa alors son regard au sol et, remarquant enfin les petits animaux de papier, les suivit docilement. Dans sa main, le mot de bienvenue était tout écrasé entre ses doigts.

Enfin, la gérante du magasin daigna se montrer. Debout et toute décoiffée, elle faisait peine à voir à Joachim, qui détestait la négligence. Même son kimono était dans un piètre état, alors que celui-ci devait sûrement être de bonne qualité et bien plus beau à regarder, entretenu comme il fallait. La dévisager était  fort impoli par ailleurs, mais il considérait que cette femme ne devait pas s'attendre à plus au vu de son accueil. Les affaires devaient être mauvaises ici, ou au contraire, tellement florissantes qu'il était inutile de soigner ses clients. Joachim espérait que la première hypothèse était la bonne.

« Bienvenue…que puis-je faire pour vous ? »

Joachim, doucement pour ne pas l'effrayer, prit la main de la femme et y déposa le mot qu'elle avait écrit. Lui-même regarda la main qu'il tenait dans la sienne, avant de la lâcher pour la ramener près de sa jambe. Son expression était incertaine ; Il attendait peu d'elle en apparence mais au fond, où cet espoir essayait de survivre à son pessimisme, il voulait lui demander la lune. La contradiction brillait dans ses yeux, cependant les traits de son visage étaient pincés et ne bougeaient point. Il essayait d'anesthésier ses sens, son ressenti, pour que la confrontation fatale soit moins douloureuse.

« Bonjour. Je voudrais une clef... Une clef, pour rentrer chez moi. »,dit-il enfin d'une façon audible et ferme.

Il n'avait plus rien pour lui en ce monde. Rose allait se marier, son amour n'avait pas été partagé. Or, cet amour qu'il vouait à cette personne, était la seule chose qui jusqu'à là l'avait aidé à ne pas sombrer totalement. Aujourd'hui, tout ne pouvait qu'aller de mal en pis. Ainsi choisissait-il le pis tout de suite, pour ne pas attendre et en finir ; voici pourquoi il était à la fois pressé et effrayé de se rendre au manoir bleu. Mais, si seulement... Si seulement il existait une porte de sortie aussi merveilleuse que cette clef, aurait-il le droit de l'utiliser ?


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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Mar 1 Oct 2013 - 10:53
Rabattu dans un petit monde perdu, il s’est replié sur lui-même. Un jour, des mains maladroites viendront sans doute le déchirer, petit, blessé, meurtrit, l’oiseau de papier finira par sombrer dans l’encre noir de ce triste monde qu’est Queer Tale.

Ainsi était le lecteur, une feuille vierge à l’arrivé, que les contes prenaient plaisir à manipuler et pour certains avec peu de délicatesse. Soleyl considéra le jeune homme qui venait d’arriver, et ses pupilles passèrent du mauve de l’errance, au jeune pâle vaguement intéressé. Tandis qu’il lui rendait son mot d’accueil, ses lèvres s’étirèrent en un petit sourire. Cet être papier était déjà passé par plusieurs étapes de pliages, mais ce n’était pas tout. La chenille sentait de quelque de plus profond, une tâche que les êtres humains ne possédaient pas. C’était tellement petit et tellement enfouis que la jeune femme ne put obtenir d’avantage d’informations sur le simple contacte de main à main. Bah ce n’était rien, mais sa curiosité avait été éveillée, aussi ses pupilles se firent d’un doré plus vif.

La Caterpillar était déjà plus disposée à rendre service, si bien entendu ce service comprenait une  rémunération en retour. Le flair avide de la chenille lui informait que cet homme possédait une petite fortune. Du moins il semblait en apparence. Soigné et élégant, mais aussi distant. Une belle feuille de papier raffinée, que la chute dans la terre boueuse de Queer Tale a dû être difficile. Un monde en contradiction avec ses idéaux, avec son confort, la jeune femme comprenait cela, elle n’aurait pour rien au monde voulu sortir d’ici. Elle le comprenait, mais ce n’était certainement pas pour cela qu’elle allait l’aider. On verrait bien. Il confirma ses attentes quand sa demande fut la suivante :

- Bonjour. Je voudrais une clef... Une clef, pour rentrer chez moi.

Bien évident, l’Ambassade du Lecteur est remplie de ce genre de suppliques. Soleyl ne se gêna pour émettre un rire amusé, considérant le jeune homme avec dédain et de haut, elle qui était pourtant assise à terre. Voyez-vous cela, c’était prévisible mais toujours adorable de voir que certaines personnes avaient encore l’espoir que ce genre de vœu se réalise immédiatement. Le prix à payer pour avoir la clé de la Caterpillar, même la reine ne pourrait pas l’acheter, et c’est dire. Elle avait bien fait de ne pas sortir sa pipe, et quand bien même aurait-elle possédé une clé ayant appartenu à un conte, celle-ci ne sera plus utilisable, un conte mort, la clé redevient qu’un vulgaire objet.
D’une pression du doigt, elle fit un pliage net sur une nouvelle feuille de couleur violette. Et répondit au client, aussi lentement que la fumée qui s’évaporait des bâtons d’encens :



- Cher ami, je serais bien entendu ravie de vous en fournir une…quoi que…ce ne soient pas vraiment mes affaires actuelles.

Elle marqua une pause pour regarder en direction du mur où son ombre était toujours entravée par des liens.

- Mes affaires parlent plutôt d’ombre tueuse de mouche, ah ah…~

Un changement de sujet habituel chez l’excentrique Soleyl, mais surement pas du goût de tout le monde et surtout de ce jeune homme qui semblait vouloir obtenir une réponse immédiate.

- Voyez-vous je ne puis vous vendre cela, pour tout l’or du monde, je ne le puis, vous ne possédez rien capable de valoir ce que vaut la clé d’un conte.

Néanmoins désireuse de faire quand même affaire, elle tenta d’offrir à son client une nouvelle source d’intérêt.

- Mais il me semble quand même que vous ayez une petite fortune, et moi je possède bon nombre d’objet intéressants….aux propriétés intéressantes…. Dieu que c’est fatiguant de parler autant…

Elle marqua une pause, pour étirer un de ses longs bras blanc. Puis son regard revint se poser sur son client, ne sachant pas quoi ajouter pour tenter de le convaincre de lui acheter quelque chose. Bah, au pire tant pis pour lui, elle n’allait pas s’abaisser à jouer les marchandes de foire. Elle avait une autre affaire qui la préoccupait, rien que d’y penser, Mii en soupira d’avance.

- Alors… ?
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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Mer 23 Oct 2013 - 15:22
Joachim serra si fort ses dents qu’il crut les entendre grincer. Pourquoi, partout où il est allait, lui répondait-on d’un rire ? Avait-il un si grand potentiel comique ? Il réprima une violente envie de se jeter sur elle et de lui faire bouffer son kimono froissé. Ses yeux étaient furieux, ses membres tendus, mais sa bouche résolument fermée. Il ne devait pas gaspiller la moindre chance de progrès pour un affront aussi stupide. Il en avait vu d'autres! Cette sagesse et cette patience tenaient du miracle pour lui et cela coutait très cher à son amour propre. D’autant plus qu’elle ne semblait pas s’arrêter de parler. Son rythme lent l’agaçait. Elle se fichait totalement de lui.

- Alors ?

Alors, petite conne, quand je serai de retour chez moi, tu le paieras cher, comme tous les autres !

- Alors, votre réputation me semble usurpée. On m’avait promis de grande surprise, en venant ici. Si vous ne pouvez m’en vendre, donnez-moi des informations. Je l’arracherai à n’importe qui, cette foutue clef. Donnez-moi un nom, une cible facile, le matériel qu’il faut pour l’atteindre. En échange, je vous achèterai n’importe quoi dans le bazar que vous appelez votre « boutique ».

Les braises de son regard s’étaient quelque peu apaisées ; la colère était retombée. Elle s'était transformée en une froideur tranchante. Sa déception et la confrontation à l'habituelle cruelle vérité n'y étaient pas pour rien. Il s’était douté, de toute façon, qu’il ne pouvait simplement acheter une clef. Il devait la mériter. Mériter sa clef ou mériter sa mort… Laquelle de ces deux finalités allait-il atteindre le premier ? Si ce n’était pas déjà fait.

- Sauf si vous préférez être payée en nature, ajouta le prostitué.



Désolée, c'est très court! Comme son cœur est aride comme un désert, mes posts le sont un peu aussi... On est loin des grands discours du début, quand il avait encore sa flamme xD


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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Lun 11 Nov 2013 - 22:59
Il s’incurve,  se referme après toutes les pliures de la vendeuse, et finit par se chiffonner par tant de palabres. Oh mais il ne faut pas se froisser pour si peu, une feuille de papier c’est fragile. Vous aurez beau lui donner la forme d’un tigre, au final, elle s’envolera au premier coup de vent. La vie humaine est fragile est pleine de contrariétés. Si on s’envole à la première bourrasque où va-t-on ? On finit enfermé dans une boutique à ruminer des idées sur des ombres malsaines et des pliages.

Soleyl voyait bien qu’elle agaçait son client, mais dans l’état actuel des choses, faire du profit n’était nullement sa priorité. En revanche un petit divertissement était tout à fait propice. Après tout, elle avait bien réussi à faire sortir de ses gonds un chasseur trois fois plus grand et à lui vendre une lanterne. Tout arrive.
Quand animé par la haine il répondit à la vendeuse, celle-ci reporta son attention sur le pliage en cours, s’amusant à ponctuer chacune des phrases du jeune homme, d’une réplique sortie à voix basse.
 
-Alors, votre réputation me semble usurpée. On m’avait promis de grande surprise, en venant ici.
 

-Vous en avez eu, un origami a volé jusqu’à vous ~
 
-Si vous ne pouvez m’en vendre, donnez-moi des informations.
 
-D’accord mais ce n’est pas gratuit ~
 
-Je l’arracherai à n’importe qui, cette foutue clef. Donnez-moi un nom, une cible facile, le matériel qu’il faut pour l’atteindre. En échange, je vous achèterai n’importe quoi dans le bazar que vous appelez votre « boutique ».
 
-Ce n’est pas très gentil ~
 
La fin du discours du jeune homme se perdit dans un vilain rictus de rage auquel la jeune fille répondit par un haussement de sourcil, avant de revenir à son ouvrage.
Elle laissa un petit temps de silence, mais ne put répondre, distancée par le client, qui sembla se reprendre. Finalement il était vraiment dans le besoin et n’allait pas partir en claquant la porte. Ce n’était pas plus mal, Soleyl n’aimait pas quand les gens claquait la porte. La clochette fêlée mugissait, et les piles de livres installées ci et là comme des tours de Pise, tanguaient dangereusement, et s’écroulaient parfois, anéantissant un peu plus l’ordre –s’il avait existé un jour- des lieux.
 
- Sauf si vous préférez être payée en nature.
 
La jeune femme redressa la tête à cette dernière phrase, et examina le jeune homme de la tête au pied. Il n’était pas vilain, loin de là, c’est vrai ça aurait pu être intéressant, Mii n’était pas vraiment fermée, on vend de tout et tout est vendable. Mais pour le moment, ce n’était pas idéal, son ombre sur le mur, ses cicatrices encore présente depuis sa rencontre avec l’homme à l’âme si noire, qu’il faisait chanter des requiem aux tulipes. Si, ça avait eu lieu, la vendeuse en gardait un désagréable gout d’insecte dans la bouche, ainsi que celui de sang, encore moins plaisant.
Elle déclina l’offre :
 
-Ce serait surement plaisant, mais comme je l’ai déjà dit, des affaires externes m’accaparent, et ma récente expérience s’est montrée assez décevante.  
 
Soleyl détacha chaque syllabe du dernier mot, son esprit créait la parole, et ses mains achevaient son dernier origami : une clé de papier.
 
-Je peux en revanche, effectivement, surement et dans une possible possibilité…vous vendre une information sur une clé de conte.
 
Là-dessus, elle agita doucement son ouvrage de papier et reprit :
 

-Mais vous feriez face à des difficultés, concernant la localisation, du conte et même de la clé. Je peux aussi vous vendre cela, mais je n’aime pas vendre les informations au compte-goutte, c’est épuisant
 
D’une pression de la main, Soleyl fit disparaitre l’origami qu’elle tenait.
 
-Vous aurez bien du mal à obtenir une clé avec cela mais…
 
La jeune femme se rapprocha de son client, plongeant ses yeux, devenus dorés, dans ceux de son interlocuteur.
 
-Je peux vous vendre un objet qui croyez-moi peux vous aider…
 
Elle se leva, en chancelant légèrement, puis se dirigea vers une étagère qui avait toute les peines du monde à soutenir son contenu. Se servant d’une pile d’encyclopédie comme tabouret, elle rasa le haut du meuble de son long bras, faisant au passage tomber une montagne de poussière. Sa manche de kimono faisant office de chiffon.
Sa main finit par entrer en contact avec un panier, dont elle s’empara pour revenir à sa place : au sol sur son tas de tapis et de coussin. Le panier contenait une bouteille à moitié vide-ou pleine-tout dépend de votre conception philosophique, ainsi qu’un tas d’accessoires tel que des peignes et des boutons.
De ce maelstrom d’objets, elle finit par exhiber un monocle aux contours dorés. Soufflant sur la pellicule de poussière, elle reporta son attention sur le client.  
 
-Cet objet précieux me vient d’un marquis un peu excentrique qui s’était mis en tête de collectionner des clés ayant appartenu à des contes. Il avait fait faire ce monocle afin de repérer les clés et s’en emparer. Seulement lorsqu’il a eu la première en sa possession, étant un lecteur, il est retourné dans son monde, n’est-ce pas amusant ?

 
Apparemment pas…suivant ton habituel débit de parole, la jeune femme poursuivit :
 
-Cet objet, mis à votre œil, fera apparaitre en surbrillance, la clé d’un conte, même si celle-ci est cachée sous ses vêtements. Intéressé ?
 
Si il ne l’est pas, Soleyl n’aura qu’à ouvrir la fenêtre pour qu’il s’envole, balloté comme toujours pas les aléas de la vie.
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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Jeu 21 Nov 2013 - 18:44
La sale petit larve déclina son offre à 300 vincents. Elle ne savait pas ce qu'elle perdait... Joachim aurait sûrement relevé le niveau de sa « récente expérience », quand même bien même il n'avait encore jamais couché avec une femme. Un orifice était sûrement un orifice, quelqu'il soit,  pensait-il l'air indifférent à ce refus.

Son intérêt se raviva quand elle se décida à parler clairement de son but. Il fixait à tour de rôle sa clé de papier et son visage légèrement remuant. Il lui sembla que ses yeux avaient changé de couleurs, ce qui le surprit beaucoup bien qu'il n'en pipa mot. Comment faisait-elle ? C'était une option esthétique plutôt sympathique. Lui-même, avant de devenir un simple humain, avait eu cette faculté. La Mort n'a pas de visage, encore moins de sexe. Sa physionomie relève de l'imaginaire, différente et propre à chaque culture. Il avait usé de ce constat pour changer son apparence au gré de ses envies. Son corps  d'aujourd'hui était le dernier qu'il avait élu pour « réceptacle ». De quoi ? De cette noire fumée intouchable qui constitue sa véritable forme. Ô combien il pouvait la haïr !

Le bruit du papier froissé l'irrita et le ramena à la réalité. Mii avait ses jolis yeux dorés plongés dans ses propres orbites vertes émeraudes. Elle se leva, fouilla dans son bazar pour en sortir un ridicule petit panier. Joachim avait la main devant le visage, cherchant à se protéger de la poussière soulevée.

- Vous qui sembliez vous ennuyer à mon arrivée,  profitez-en pour ranger cet endroit ! C'est vraiment répugnant.

Il toussa. Encore une fois, elle se contenta de l'ignorer pour reprendre le fil de son discours :

- Cet objet précieux me vient d’un marquis un peu excentrique qui s’était mis en tête de collectionner des clés ayant appartenu à des contes. Il avait fait faire ce monocle afin de repérer les clés et s’en emparer. Seulement lorsqu’il a eu la première en sa possession, étant un lecteur, il est retourné dans son monde, n’est-ce pas amusant ? 

La faucheuse se pencha sur le dit objet. C'était... inesthétique, dépassé, et il y avait des traces de doigt partout. Pour quelqu'un qui connaissait bien le XXI siècle, porter un tel monocle était une corvée. Il grimaça.

- Cet objet, mis à votre œil, fera apparaitre en surbrillance, la clé d’un conte, même si celle-ci est cachée sous ses vêtements. Intéressé ?

Au moins, ce truc était utile. Il le prit dans sa main froide et l'examina.

- Hum... Vous n'auriez pas quelque chose d'autre dans le genre ? Mais sans le côté noble coincé du cul.

Il le mit à son œil et regarda Mii.

- Je ne vois rien. Vous n'êtes donc pas un conte,  n'est-ce pas ? Ils portent toujours leurs clefs sur eux, si j'ai bien compris.

Rien ne devenait lumineux sur Mii, donc, il n'y avait pas de clef. Cet objet était très pratique. Il sourit légèrement.

- Et pour cet horrible monocle, c'est combien ?


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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Jeu 19 Déc 2013 - 13:31
A force d’être balloté par la brise de la voix de Soleyl, il finit tout de même par s’ouvrir à nouveau, face à l’objet de ses désirs. Déchiré entre deux idées : esthétisme ou facilité ? La première n’est qu’une dérisoire, choisie donc celle qui te vaudra de ne plus essuyer de nouvelles tâches. C’est ton intérêt et celui de la vendeuse.

Le client examina le monocle et ne put retenir une moue légèrement rebutée. L’objet n’était pas à sa convenance, non tant par sa fonction que son apparence. Pourtant à Queer Tale, ce genre d’accessoire était monnaie courante et justement il remplissait les poches de celui qui le vendait. C’est un signe de haute distinction, un homme comme celui qui se tenait en face de Mii pouvait très bien associer son orgueil avec ce monocle, le deux font la paire.

La Caterpillar glissa sa main dans l’un des revers de son long Kimono, tandis que l’étranger glissait l’objet jusqu’à son œil. En même temps que le cercle de verre parait son regard, un anneau de métal vint orner la pipe étoilée de Soleyl qui se trouvait dans sa poche. C’était un objet qu’elle avait exhibée du panier et qui protégeait des sorts comme celui qui était rattaché au monocle. Ainsi cet anneau protégeait sa clé temporairement, il aurait été fâcheux que le brun renfrogné ne l’aperçoivent, il aurait crié corps et âme pour l’obtenir, tranchant d’un revers de feuille tout ce qui se mettrait en travers de sa route.

En matière de tranchant, la jeune femme avait eu son lot, ses blessures n’étaient toujours pas refermées et son corps était toujours victime de la malédiction. Du sang pour du sang, à la moindre goutte versée sur le client, Soleyl en verserait autant, cadeau qui lui venait de son précédent visiteur à l’âme noire.

-Je ne vois rien. Vous n'êtes donc pas un conte,  n'est-ce pas ? Ils portent toujours leurs clefs sur eux, si j'ai bien compris.


La vendeuse hocha la tête, son stratagème avait fonctionné, sa clé n’était pas apparu. Elle apparaissait aux yeux de son interlocuteur comme un personnage lambda sans histoires et sans légende. Bah, de toute façon les histoires de chenille n’intéressent personne.

-Et pour cet horrible monocle, c'est combien ?

Et voici que venait l’heure du moment le plus intéressant. La feuille de papier la plus onéreuse, celle du contrat de vente. Une image bien entendu, Soleyl ne faisait jamais signer de contrat sauf quand ses clients l’exigeaient sous peine d’annulation de la transaction. Les lignes ne permettent pas de tricher, on est toujours cloisonné entre des points et des parenthèses. Tandis que la transaction volatile, seuls les murs en était le témoin et à jamais conservaient le silence, sur les quelques closes qui n’étaient pas respectées.  
Bon il ne fallait pas se leurrer, Mii n’avait pas l’intention d’escroquer son client, mais avait bien envie d’une jolie rémunération. L’argent ne manquait pas tant que ça, mais d’autres choses seraient les bienvenus. Aussi elle esquissa un sourire et les yeux plus brillants et dorés que jamais, annonça son prix :

-Ce monocle est un objet unique et extrêmement…précieux… et…fragile, j’espère que vous vous rendez-compte de la chance que vous avez de le tenir entre vos mains…en ce moment même…

Elle en profita pour le reprendre à son client et commença à l’astiquer avec un petit mouchoir.

-Pour lui je ne vous demanderais que 20 Vincents…et…un petit service.

Ses balayèrent la boutique et se posèrent sur l’escalier tordu qui menait à l’étage. C’était une petite mezzanine sous le toit, qui abritait sa chambre, ainsi que la salle où elle se lavait. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pu profiter d’un bon bain chaud. Il faut dire que la baignoire était dans un bien triste état. Elle avait pendant des années, abrité une créature marine extrêmement rare que Soleyl avait vendu il y a peu de temps. Pourtant la jeune femme n’avait jamais eu le courage de vider la baignoire, ainsi elle était toujours remplie de l’eau souillée de son précédent locataire. La Caterpillar depuis se lavait à l’aide d’un seau d’eau glacé, aussi elle demanda :


-Il me plairait assez de pouvoir reprendre des bains et de ne plus utiliser un misérable seau. L’ennui c’est que le précédent propriétaire de la baignoire l’a laissé dans un état légèrement piteux.

Elle désigna l’escalier branlant.

-J’aimerais que vous montiez à l’étage, retroussiez vos manches, et me la nettoyiez. Si je juge que la qualité de votre travail est suffisante, alors je vous cèderais le monocle.

La chenille vit les yeux vert de son interlocuteur, s’embrassé de colère. On aurait dit que ses iris venaient d’imploser. Ceux de la jeune femme virèrent au rouge pour illustrer sa mise en guarde :


-N’essayez même pas de me doubler, en me volant, je vous garantis que vous en ressortiriez perdant…en revanche vous pouvez toujours tenter de perdre votre temps en négociation, mais vous savez ce n’est qu’une petite baignoire, rien de bien méchant…

Pauvre noble distingué, on dirait qu’il va devoir se tâcher un peu…
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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Dim 12 Jan 2014 - 17:12
« Rien de bien méchant » ? Un prix EXORBITANT et en plus de cela une tâche ingrate ! Mais à qui pensait-elle parler ? C'était quoi, ces façons de traiter un client ? Il allait la tuer...

En effet, Mii avait vu juste : Joachim bouillonnait de l'intérieur et cela commençait franchement à se voir de l'extérieur. Il eut un sourire crispé en répondant :

- J'ai une autre idée : avec les vingts vincents que je m'apprête à vous donner, vous vous paierez les services d'un professionnel. C'est dans votre intérêt, car j'avoue n'avoir jamais nettoyé de baignoire et mes services laisseraient profondément à désirer.

Il espérait avoir été assez clair à propos de son incompétence biologique à faire le ménage. Ce n'était juste pas prévu dans son système génétique, voilà tout.  Il soupira et pris une mine exaspérée, joignant le geste à la parole.

- Mais si vous souhaitez vraiment me voir à quatre pattes entrain de récurer cette baignoire... Il va falloir revoir votre prix à la baisse, étant donné le mal et le temps que je vais devoir y consacrer. Exploiter les besoins d'autrui est vraiment un fonds de commerce misérable...

Il la toisa et sorti de sa poche une bourse en cuir. Il ne s'était pas encore rendu à son rendez-vous au sommet de la « Great Montagne » et ses poches n'étaient plus aussi rebondies qu'auparavant. Évidemment, une fois sa prestation accomplie chez ce monsieur Léonard, 20 vincents semblerait une somme dérisoire, ou en tout cas abordable. Mais pour le moment... Il n'en possédait que 35, et la route était encore très longue jusqu'au point de rendez-vous. En vérité, payer moins cher et nettoyer cette baignoire l'arrangeait, même si cela restait insultant. Il n'avait plus beaucoup de moyen et devait s'arranger avec ce qu'il avait. Et puis, franchement... Nettoyer une baignoire ? Après tout ce qu'il avait subi ? C'était une plaisanterie ! Quand bien même il n'avait pas menti sur son incompétence, il était prêt à essayer à condition que le jeu en vaille la chandelle.

Il vida la bourse en question dans sa totalité. Pas si stupide qu'il en avait l'air, il en avait une deuxième caché au fond de son sac, si serré qu'on ne pouvait entendre le bruit des pièces s'entrechoquant. Cette dernière bourse contenait 20 vincents. Joachim, en vidant l'autre, en avait donc déposé au creux de la main de Mii l'équivalent de 15.

- C'est beaucoup plus juste comme cela, non ?


Non mais je ne joue pas moi, je travaille !

{Savais-tu que la mort avait un visage ? ♥️}

Le vrai Joachim...♥️
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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Lun 20 Jan 2014 - 21:02
Les petites blessures sont celles qui parfois sont les plus douloureuses. Une feuille insignifiante, peut d’un revers, trancher une peau fine. Si le client se met en boule, ce n’est pas de bon augure, surtout si, affublée d’une malédiction, on ne peut riposter à d’éventuelles attaques.

Soleyl en était là, les pièces tintant dans sa main qui s’alourdissait à mesure que les Vincents s’accumulaient. Elle calcula mentalement, pour ce genre de besogne, son esprit ne dormait jamais, et comptabilisa en tout 15 Vincents. La petite provocation avait fait son effet, mais visiblement, ce jeune lecteur était prêt à laisser sa dignité au placard dans quelques galipettes, en revanche, pour les travaux d’intérêts général, il ne se salissait les mains en aucun cas. Tss…décevant. Mii eu une pensée de compassion pour sa pauvre baignoire qui allait devoir rester dans son triste état. Elle pouvait bien patienter, l’homme non. Il bouillonnait de rage, et semblait prêt à rester dans cette position, refusant de se plier dans une posture à quatre pattes si celle-ci impliquait qu’il dû avoir une éponge à la main.
La vendeuse devait admettre qu’elle pouvait tout à fait se payer les services d’un professionnel, et c’est surement ce qu’elle ferait une fois le jeune homme partit. Oui elle abandonnait son idée de récurage de baignoire, au vu de la noire aura qui se dégageait de l’homme. Assez de cicatrices sur la chair, et de pentacle sanglant sur le parquet.

Elle lâcha un petit soupir en baissant les yeux ainsi que sa main qui versa les pièces dans une des poches du kimono. A ce moment-là, elle vit l’étrange et discret phénomène qui s’était produit durant les dernières secondes.
La rage du client était palpable, au point que les feuilles qui lui servaient à faire ses pliages étaient devenues d’un noir intense. Intéressant…étrange présage que la jeune femme peinait à interpréter. Notre feuille de papier en la personne du jeune homme ici présent, cachait-elle quelque chose entre ses lignes. Simple lecteur ? Non, ça Soleyl l’avait deviné. Simple humain ? Il semblerait mais pourvu d’une étrange lignée.
Le client toussota, signifiant son impatience.
Les yeux de la femme-chenille prirent une teinte orangée, et s’arrachèrent au tas de feuille. Hors de question d’accepter l’offre à 15 Vincents, elle décida de marchander encore un peu, en prenant à l’homme quelque chose qu’il possédait en abondance :
 
-          Bien…je vois, puisque c’est ainsi, je ne vous demanderais pas un Vincent de plus.
 
Le monocle glissait entre ses doigts longs et fins, jouant à faire rebondir la lumière sur rideaux épais.
 
-          Acceptez donc une nouvelle offre…je vous cède le monocle contre la somme préalablement versée….et…un peu…hum…-elle murmura- oui quelques gouttes devraient suffire…
 
D’un geste brusque, elle renversa un panier qui contenait un nécessaire de couture, vida un flacon contenant des boutons, et le tendit à l’homme.
 
-         Un peu de votre sang, juste quelques gouttes…pour que…hum je puisse étudier de plus près votre lignée…ne soyez pas effrayé, j’ai cru comprendre que vous n’étiez pas pudique au vu de votre offre de tout à l’heure…vous pouvez bien faire ça pour moi, c’est mieux que la baignoire non ?
 
Ma petite feuille de papier, coupe toi vite, et reprenons chacun de notre côté de petites occupations. Toi tu iras voler vers de dangereuses contrés, et moi entre deux siestes, j’étudierais ton encre, qui je le crois, cache des secrets…mortels ?

[hors rp excuse moi c'est assez médiocre...si tu veux conclure à ton poste tu peux, sauf si tu refuses mon offre encore une fois xD]
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MessageSujet: Re: Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)   Mer 22 Jan 2014 - 18:24
Amen, il avait bien fait d'insister. En l'entendant dire qu'elle ne lui soutirerait pas un centime de plus, il se détendit considérablement. Ses traits exprimaient la satisfaction et avaient retrouvé de leur superbe. Enfin, il détenait presque … la clé, pour sortir d'ici. Rien que d'imaginer prendre en main cet objet lui apportait un vif soulagement. Son cœur se réchauffait, avant d'être rappelé à l'ordre : rien n'était encore fait. Et n'ayant pas bien entendu la nouvelle offre en question, il refronça  légèrement les sourcils. Quoi encore ? Elle en avait bientôt finit, celle là ? Il allait sortir d'ici épuisé par toutes ces épreuves ! Bras croisé, il attendait impatiemment qu'elle accouche de sa dernière trouvaille. Joachim fut un peu déconcerté en voyant la fiole briller sous son nez.

Un peu de votre sang, juste quelques gouttes…pour que…hum je puisse étudier de plus près votre lignée…ne soyez pas effrayé, j’ai cru comprendre que vous n’étiez pas pudique au vu de votre offre de tout à l’heure…vous pouvez bien faire ça pour moi, c’est mieux que la baignoire non ? 

Ah, si ce n'était que ça... Joachim dévoila ses dents dans un sourire amusé. Pour une fois qu'on lui demandait son sang, plutôt que de le verser sans son autorisation...

- Certainement.

Il attrapa la fiole et chercha quelque chose de tranchant. Il aperçut une paire de ciseaux à tissu par terre, là où la jeune femme avait vidé le panier à couture. Il se baissa pour la prendre et ouvrit la paire. Il inspira profondément avant de se trancher la  paume de main avec son tranchant argentée. Il réprima un gémissement en serrant les dents. Ce n'était pas bien profond, mais ça faisait mal quand même. Enfin, il avait vu bien pire. Bien bien pire.

Après avoir tant bien que mal rempli la petite fiole au deux tiers, il la tendit à la maîtresse de la boutique.Le verre était ensanglanté aussi bien à l’intérieur qu'à l'extérieur, il n'y avait pas de raison pour qu'il soit le seul à se salir.

- J'espère que vous trouverez ce qui vous intéresse. Ne soyez pas trop surprise.

La faucheuse se demandait comme elle avait su. Un sixième sens ? Elle était la première depuis un an à s'être aperçue qu'il n'était pas un simple humain. Et vraiment, ça lui faisait plaisir. Aussi énervante soit-elle, il ne pouvait qu'en déduire qu'elle était elle aussi spéciale en son genre. Une femme intéressante, en somme...

Mais assez de flatterie, ce genre de chose pouvait attendre ; la plaie coulait toujours et Joachim fit demi tour sur lui même pour chercher de quoi l'éponger. Il trouva un mouchoir vert, d'ailleurs fort laid, qu'il pressa sur sa paume. Il était hors de question qu'il paie ce truc, ce n'était pas de sa faute s'il en avait besoin. Après l'avoir correctement noué à sa blessure, il prit délicatement le monocle que tenait encore la chenille de son autre main. Il le remua un peu, souriant :

- Merci pour ça. Et bon courage pour la baignoire.

Ce dernier de mot de sa part le surprit lui-même : il était donc capable de dire des gentillesses gratuitement ? Qu'importe. Il se pencha pour ramasser son sac et le mit sur ses épaules.

- Si je venais à vous revoir plus tard, sachez que mon offre tient toujours. Je vous dirai peut-être ce que vous cherchez dans cette fiole, si vous ne l'avez pas encore découvert.

Lentement, il se dirigea vers la sortie de la boutique.

Lentement, il se dirigeait vers la sortie de cette aventure.

Spoiler:
 


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Le vrai Joachim...♥️
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Une faux de papier pour la mort en personne [pv Joachim] (Terminé !)

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