Petit humain, mais qu'as-tu fait ? Ouvrir ce livre, pris de curiosité ! Quelle grave erreur, car dès maintenant, les contes te garderont pour eux !
La seule manière de t'en sortir, c'est de te battre et survivre. [RPG Survival Conte&Humain]

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 ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]

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MessageSujet: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Mar 18 Jan 2011 - 23:02
Cela faisait déjà une bonne heure que le noble charmeur qu’était Dray Windlord marchait au hasard des arbres, manifestement perdu dans cette forêt où tout se ressemblait… Et dire qu’il n’errait ainsi qu’en quête d’une belle inconnue dont le rire cristallin résonnait encore un peu plus tôt. Dray n’écoutant que son pauvre cœur avait foncé tête baissée, et fonçait d’ailleurs encore… Se souvenait-il au moins de ce qu’il poursuivait ? Évidemment, l’amour, comme toujours, l’amour, si beau, si puissant, si féminin, si… C’est à ce moment que Dray déboula sur le sentier.
Un sentier tout ce qu’il y a de plus normal, mais allez savoir pourquoi, une pensée saugrenue s’installa dans la tête du fougueux personnage : C’est le sentier de l’amour ! Bordé de beaux arbres, la d’où venait les rires des jeunes femmes, joyeuses et souriantes… Précisons que Dray n’a encore croisé personne de ce monde, il a encore le droit de rêver. Plus pour longtemps ? Cela se verra vite… Qu’importe les discussions, tout était simple dans l’esprit de Dray, comme souvent : avançons ! Car l’amour est au bout du chemin…
Et, oui, le jeune homme venait d’arriver dans ce « beau » monde, d’une manière tout à fait étrange ; cela cependant ne le dérangeait en rien, de toujours n’ayant pour seule vrai ami, pour seule vraie passion l’amour ; laisser tout ce qu’il avait derrière lui pour continuer sa vie ici n’était pas un problème (Encore une fois, pour le moment) Il se pourrait même que la vision seule d’une jeune femme le bloque ici… Dray s’épousseta les désagréments que la flore avait laissé sur ses habits, afficha son plus beau sourire, cueilli une fleur au bord du sentier, et continua son chemin.

Et ainsi le destin, mêlé à l’inconscience de Dray, mena celui ci au Dark Wood Circus, étonnement vide en ce bel après midi. Ah ! mais le grand chapiteau, un peu plus loin, regorgeait de gens, et la piste d’animaux, semblait-il. Un cirque ! Voilà qui surpris Dray. Il n’avait jamais vraiment apprécié les cirques, si ce n’est un jour une femme à barbe qui eu tôt fait de l’éconduire… En bref, rien ne semblait très intéressant par ici, aucune présence féminine. Ah ? Mais cette voix, au loin… Oui, c’était une voix féminine qui résonnait du fond du chapiteau ! Cela suffit à Dray pour s’y précipiter, et observer à moitié caché de l’autre côté de l’épaisse toile rayée le spectacle qui s’offrait à ses yeux :
Une petite scène venait d’être dressée au centre de la piste, et quelques musiciens déjà s’ameutaient juste derrière. Mais la n’était pas le plus époustouflant, car l’attention tout entière du romantique se posait sur ce qui était sur la scène, une image magnifique. Le cœur de Dray sauta comme jamais dans sa poitrine, il se sentit plus léger que jamais avant, et le rouge même inonda ses joues. C’était l’amour pur qui se dressait fier comme un soleil, dans une peau couleur de lune. Quelle hasard, puisque comme cela ne se savait pas encore, cette jeune femme se nommait Aurore. Un nom magnifique aurait-il dis en le connaissant, mais la magnificence savait ici se montrer par le seul physique. Ah, cette femme ! Dire qu’elle était belle serait un outrage à son corps, elle était bien plus, elle était infinie de grâce ! Et Dray regardait cette femme qui s’avançait, qui au son des musiciens chantait, et sa voix s’élevait comme s’envolait l’esprit de Dray. Cela ne l’empêcha pas de boire cette vision comme cette chanson…

Cette voix tout d’abord : Un air qui bougeait, à la musique tonique, mais cette voix… Le chant de milles oiseaux n’auraient pu égaler rien qu’un souffle de la belle ; Cette voix prenait l’âme entre ses doigts de velours, la caressait comme milles amantes, soufflait dessus pour la faire se plier en douceur et ainsi mourir d’un comble de joie. Ah ! c’était bien plus encore ; Dray en oublia de respirer bien deux minutes entières. Si la voix demeurait seule, mais non !
La chanteuse de rêve se tenait la, en évidence, montrant ses deux saphirs cernés de noirs, malicieux et sensuels, enchantant le public tout autant que l’harmonie qui s’échappait de sa gorge. Et sa peau, si blanche, et ses lèvres, si rouges ! On eu dis une goutte de sang dans une plaine enneigée, et pourtant c’est un brasier du cœur que cela inspirait. Ses habits, pour ne rien gâter, mettaient en valeur son corps de déesse, de froufrous et rubans à foison, de plis de robes exhibant ses bouts de peau noble, collant à ses formes gracieuses, dénudant une jambe au collant outrancier. Tout cela en couleurs chatoyantes rendant d’argent sa peau d’ivoire. S’y ajoutait encore les cheveux brillants de reflets, et roses comme l’éclat d’un beau matin, qui dansaient comme elle même dansait, faisant mouvoir son corps gracieux et ses courbes exaltantes. Dray ébahi restait à contempler l’objet d’un désir sans nul autre pareil. Ah, si le paradis existait, ce devait bien être en cette femme…

Les dernières notes se jouèrent sur quelques éclats de voix magnifiques, et soudain le silence. Qui ne dura pas longtemps car une salve d’applaudissement le brisa ; Et la douce accueilli cela d’un sourire espiègle, salua le public, et se retira dans l’ombre. Déjà la foule commençait à se lever et à sortir du chapiteau. Seul Dray resta immobile toujours sous l’effet de… l’amour ! Quoi d’autre ? Il était amoureux, comme toujours, mais cette fois semblait différente… Car, si tout avait été « normal » Il aurait déjà dérangé cette chanteuse, alors même qu’elle faisait son spectacle, pour lui déclarer sa flamme. Oui, il aurait du foncer ! Au lieu de ça, il était pétrifié, n’osait plus bouger. Ses joues étaient plus brûlantes que jamais, ses jambes flageolantes , il avait chaud, très chaud, et la gorge nouée… Il voulait la revoir, encore ! Mais… Curieusement, il n’osait pas ! Que faire ?…
L’amoureux transi resta ainsi un long moment en proie au doute… « Ah, l’amour ne m’avait pas révélé toutes ses surprises» Pensa-t-il ; mais cela n’amenait à rien… Qu’importe la gêne, finit-il par se dire, suivons l’amour, puisqu’il est si fort ! Et voilà parti Dray en quête de sa dulcinée… Pas bien loin il faut le dire, puisque la roulotte où elle semblait loger n’était qu’à quelques pas d’ici. Il s’amena jusqu’à la porte de derrière laquelle résonnait une musique douceâtre, et bien entendu la si recherchée demoiselle… à nouveau Dray hésita : pour une fois, il ne savait pas quoi dire, alors que d’accoutumée il ne faisait que foncer et improviser, tout cela avec un certain brio. Non, pour le coup, il était perdu… Et restait devant la roulotte, en proie au désarroi. Quand une idée, saugrenue mais tentante germa dans son esprit… C’était osé, tout de même, mais l’envie était forte, et terriblement gênante… Soit, comme un amant peu scrupuleux, il abaissa sa tête à la serrure de la porte, en tremblant de l’outrecuidance du geste. Et ce qu’il vu lui renversa la cœur.
Oh non, pas de boucherie, pas de sang ; ce renversement de cœur était pur, quand bien même la vision était perverse : De l’autre côté de la porte, la belle dénudait ses jambes blanches et parfaites des collants qu’elle portait, montrant ainsi à l’œil immoral du voyeur sa douce cuisse découpée dans les plis du vêtement, et même un peu plus… C’en était trop, cette image ! Une femme dépassant tout rêve, tout espoir, là, dévoilant ses charmes en un geste libertin, dans cette féminité osée, à l’homme qui déjà n’était plus à convaincre ! Un cœur peut-il s’arrêter à force de trop battre ? Oui semblerait-il, car l’espace d’un instant Dray ne respira plus en rien ; Il cru mourir, de corps et d’esprit, perdre la tête, voler dans le ciel ou nager dans une eau profonde, il tourna manquant de tomber, perdant son âme dans une symphonie de couleurs… C’en était trop, beaucoup trop, infiniment trop ! Il ressaisit ses pensées autant qu’il le put, et ouvrit la porte avec force, se retrouvant en face de l’ange, étonnée. Lui arborait en cet instant dans le regard une flamme d’ardeur et de passion, qui réclamait un corps et une âme. Ses membres étaient crispés sous le poids de l’exaltation. Il entrouvrit la bouche sans arriver à ne laisser échapper qu’un souffle chaud. Et contre toute attente il tomba à genoux, soudain implorant, comme pris d’une cruelle torture à laquelle seul l’être qui lui faisait face pouvait remédier ; Cela était vrai ! D’un geste machinal il lui offrit ce qu’il avait, son cœur invisible dans ses mains nues tendues à cette femme si belle ! Et d’une voix brûlant d’amour, il lui déclara ce qui suit :

« Mademoiselle, je vous aime ! Je me meurt de cet amour, il me ronge l’âme, me brûle l’esprit ! Laissez moi toucher votre peau, laissez moi entendre votre voix, laissez moi contempler vos beaux yeux ; Laissez moi vous aimer, je vous en supplie ! moi même vous aime plus que je ne peut le supporter. Je vous bercerai infiniment, contenterais vos moindres désirs, les plus fous et les plus pervers, mais laissez moi vous aimer, sauvez ma pauvre vie ; je ferai riche la votre. Je vous en conjure, dites oui à cet amour, ou tuez moi, mais ne laissez pas ainsi mon cœur percé répandre sa lave dans mes entrailles ! »


Dernière édition par Dray Windlord le Lun 15 Oct 2012 - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Mar 26 Juil 2011 - 5:28
Tombera ? Tombera pas ? Tombera ? Tombera pas…

Rien n’est jamais sur, surtout avec une jambe en moins. Pourtant il résiste à la tentation du vide. Il avance toujours, notre ami le funambule. Il avance comme il peut, sautant littéralement sur le mince file tendu. Comment pourrait il avancer autrement, n’ayant qu’une jambe ? C’est là que réside l’intérêt du spectacle. Un funambule, c’est bien trop commun, mais avec une jambe en moins là…fuh fuh…Sans filet s’il vous plait, il ne manquerait plus que ça ! Quand il vacille, le publique retient son souffle, un frisson parcoure les têtes tapis dans les gradins. Ce n’est pas seulement un frisson de crainte, mais aussi celui du plaisir. Au fond, les citoyens de Queer Tales adorent ce genre de chose. On rira sans doute plus si jamais le funambule chute…Ces gens au moins assument ce désir sadique. C’est pour cela que Aurore a choisi de rester dans le monde des contes. Mais où est elle ? Patience, le numéro ce termine, ainsi que la représentation, il faut saluer le publique, mettre fin à l’histoire. Alors que tous les acteurs de la soirée, viennent défiler tout autour de la piste. Notre meneuse aux cheveux roses se place au centre et entame sa chanson finale.

Les notes s’élèvent…
♫ Un crépuscule de sourire sous une pluie de larmes
Dans l'obscurité, crime et châtiment forment une arme
Amour….
Éclose en magnificence, la rose rouge de la passion
Mais tout n’est que perversité, ses épines te feront perdre la raison

Les ailes de l’ange pur que tu étais autrefois
Sont maintenant déchirées et suspendu à une croix
Le fardeau de l’amour que tu portes en toi.

L’Amour…

Cette envie, cette étreinte de cette nuit
Donne naissance à un cauchemar débordant de folie
Tu garde secrètement le souvenir de ta femme maintenant trompée
Et succombe au charme de cette prostituée

Est-ce là l’amour ?

Crime et ordre s'agitent dans l'ombre
Et cette fragile fleur de la fidélité, se retrouve noyée

Sous les décombres d’une vie bien rangé
Au coté de cette femme délaissée par…
Ton amour.

Une âme pécheresse tombe en enfer

Cette chambre sera hantée de la colère
De la femme éplorée, qui d’une lame vengeresse
Rétablit son honneur, souillé le temps d’une nuit…
D’amour ? ♫

Et ainsi s’achève la mélodie. Ainsi s’achève le spectacle, ainsi s’achève l’instant de magie. Le monde du cirque va s’endormir, emportant avec lui ces moments d’enchantement. Place maintenant à la folie ! Ou peut être pas. Aurore n’est pas vraiment d’humeur à faire couler le sang ce soir. Personne dans les spectateurs n’a su attirer son esprit. Le publique au grand complet, pourra s’échapper cette nuit. Mais indemne, rien n’est moins sur…c’est vrai, elle devrait mettre une pancarte renseignant les visiteurs sur le danger qu’il y a quand on s’approche trop de la cage des lions. Enfin il n’a perdu qu’un bras, l’homme peut s’estimer heureux. Aurore n’aura pas à nourrir le lion ce soir.

Les autres artistes quand à eux retirent le masque jovial qui tentait d’arborer. Le clown démaquillé n’est finalement que homme âgé. Le regard absent, le regard fuyant la vie, essayant d’attraper en vain les souvenirs d’une existence lointaine. L’ombre des barreaux se peint sur le corps écailleux de l’homme serpent. Les deux fentes jaunes de son regard se ferment sur un sommeil sans rêves, ni folie. Il entend simplement le verrou de sa cage se refermer, et les pas de la directrice s’éloigner. Le son de ses bottes résonant sur le sol, est sa seule berceuse. Pourtant, tous ici savent que d’ici peu, s’égrènera la petite mélodie de la boite à musique. Une petite chanson, qui n’est jamais la même certes, mais cette musique innocente, guillerette, tous l’insupportent. Elle semble les narguer, rire de leur conditions. Cette musique n’est qu’une ironie cruelle à leur oreilles. Dans ce monde sans saveur qu’est le cirque endormis, une telle mélodie est bien trop inapproprié.

Mais Aurore est loin de tout cela, elle n’a que faire de leurs états d’âmes. Bien au contraire. Tout ceci est très amusant. La jeune femme alla donc s’atteler à sa tâche, pénétrant dans sa demeure sur roue; elle alluma une chandelle, dont la faible lueur n’éclairait qu’une faible partie de la roulotte. C’était largement suffisant pour la directrice, qui sortit une clé accrochée à son cou et remonta une petite boite à musique dont la mélodie s’envola par la fenêtre pour border le chapiteau.Ceci fait, la demoiselle se posa sur un tabouret, devant la coiffeuse, où la mince chandelle continuait de briller. En observant son reflet disloqué dans le miroir brisé, Aurore se démaquilla, révélant une peau nacrée, blanchie par la poudre appliqué maintes fois. Puis elle retira ses bottes, et fit descendre ses bas de résille tout le long de sa jambe…Elle aurait ensuite rangé le tout dans une malle, sans prendre la peine d’y plier. Aurait passé une nuisette et se serait couchée. Si il n’avait pas été là.

Alors qu’elle allait se lever, elle devina un bruit derrière sa porte, qui s’ouvrit instantanément sur un homme. La nature du visiteur en elle-même semblait déjà intéressante. Sous le regard dépourvus d’expression de la jeune femme, l’intrus se mit à écouler une cascade de mots. En les assemblant, on recomposait un poème d’amour que certains artistes pourraient jalouser. Mais c’était bien plus que cela, c’était une véritable offrande…Déjà l’homme s’était mis à genoux, comme courbé sous le poids de ses propres sentiments, ou de sa folie qui sait ? Ses mots étaient eux aussi une soumission, ils offraient une vie en pâture et transformaient leur auteur, en véritable jouet. Tout cela était trop facile…Trop facile aux yeux de la jeune femme, qui sur son tabouret avait patiemment attendu la fin de ce beau discoure. Gardant son expression lunatique habituelle. Quand l’homme se tut, le silence retomba dans la roulotte. Un silence qui pouvait paraitre une éternité. Un silence qui forcément devait amené à être rompus par celle qui étaient assise. Mais voilà, Aurore n’aime pas les «forcements, les prévisibles et les évidemment». Ce n’est pas bien quand on nous raconte la fin.

La demoiselle accompagna donc le silence d’un geste. Elle tendit son bras en direction du visiteur et tout doucement, attrapa son menton entre ses mains et le souleva pour le forcer à la regarder dans les yeux. Ses mirettes bleues étaient à présent illuminées par une flamme de malice, et se posèrent sur l’étranger. C’était un jeune homme, vraiment séduisant si on reprenait les critères habituels. Il était «comme il faut». Mais ce qui plut à Aurore fut la longue chevelure brune qui tombait sur ses épaules. La chandelle n’éclairait pas entièrement sa figure, ce qui faisait que son visage était à moitié caché dans l’ombre.

Après cette observation, les lèvres de la directrice s’étirèrent pour former un sourire énigmatique. Une conclusion pour ce qu’elle venait de voir qui ne s’adressait qu’à elle. Toujours sans un mot elle se leva de son tabouret, ramenant avec elle le visage de l’intéressé qui fut à nouveau sur ses jambes. Il était plus grand que la jeune femme, ce qui fit qu’elle dû lever la tête pour à nouveau plonger son regard bleu dans celui de l’homme, dont elle avait lâché le manteau. Mais tous deux avaient gardé cette proximité, que certain aurait qualifié d’impolie. Aurore pouvait sentir le souffle chaud du jeune romantique sur son front. Elle remonta doucement à l’origine de ce souffle, ils étaient à présent extrêmement proches. Ses mains remontèrent le long du torse de l’homme, pour venir se glisser dans ses cheveux qu’elle ébouriffa légèrement. Ce fut tout…A quoi vous attendiez vous ? On vous l’a déjà dit, Aurore n’aime pas les «évidements». Non, elle retourna s’assoir sur son tabouret laissant l’homme planté au milieu de la roulotte. Après un court instant pendant lequel elle s’amusa à guetter une réaction, elle brisa enfin le silence, comme pour briser définitivement un instant magique:

-Connais tu cette histoire ?

Elle marqua une courte pause avant de reprendre:

-L’histoire de cet homme, dont les mots fond tomber tous les corsages, dont le charme effleure toutes les demoiselles. Celui qui cherche une rose parfaite, sur laquelle il ne se piquera pas. Mais qui dans sa recherche jette les roses qui l’ont blessé, ou piétine celle qu’il n’a pas trouvé assez jolie, qu’il a gardé le temps d’une nuit seulement…Qu’elle rose serais-je selon toi ? Qu’elle fin donnes tu à cette histoire ?

Aurore s’arrêta de parler pour attendre le résultat de ce test. Elle voulait voir la sincérité de ses propos. Voir si comme beaucoup d’autre, sa libido allait le pousser à mentir pour gagner du plaisir pendant une nuit. Si il se montrait intéressant, peut être pourrait il se garantir une récompense. Sinon, et bien ce serait Aurore qui s’amuserait. Même si au fond elle s’en fichait de savoir si ses sentiments étaient sincères, c’était juste pour tromper l’ennuie. On s’amuse beaucoup plus avec un amoureux transit, qu’un pervers réclamant une nuit. Ce genre de personne, elle en avait assez croisé, et c’était toujours les premiers à mourir dans son cirque. Ce genre de personne n’est pas très endurante. Alors que la première catégorie pouvait se révéler intéressante mais dans le fond tellement stupide.

Pfff…

L’amour…ce mot évoquait à Aurore, une cage doré au chaines d’acier.
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Jeu 4 Aoû 2011 - 1:55
Dray n'eut pas le temps de finir sa réplique qu'il s'en voulut déjà; ce genre de discours n'amenait à rien d'autre qu'à de la pitié, qu'à la fuite... Comment pourrait on aimer un homme si fou, si véhément? Un homme qui vient comme l'évènement d'une vie, alors qu'il n'est qu'un inconnu, sorti de nul part? Le silence tomba, et Dray n'osait lever son regard. Le visage de la jeune fille, qu'il rêvait de voir à nouveau, ne devait afficher que de la surprise, de peur, de la répugnance. Peut être même du mépris. Il sentait qu'il devait partir, mais ne savait pas comment, à présent, il devait s'y prendre. Mais surtout, il lui restait encore cet espoir, si infime mais si puissant, que la femme à laquelle il avait abandonné son cœur, puisse l'accepter. Ce n'était assurément qu'une pure folie...

Et pourtant, la main de la belle s'approcha du visage du jeune homme, et ramena son sombre regard dans ses yeux de saphir. Ce fut au tour de Dray d'être étonné, la belle semblait vraiment intéressée par lui, du moins le semblait-elle: Elle examinait son visage, comme pour en juger la valeur. De prêt, elle était plus jolie encore. Dans ses cheveux s'amusaient ombres et lumières, qui tour à tour voilaient, ou brillaient dans la chevelure rose, créant autant de couronnes de ténèbres que de voiles d'ange. Sa peau, démaquillée, était moins blanche, mais plus naturelle. Rien que d'y poser le regard, on pouvait savoir la douceur de ses joues lisses. Et ses lèvres, moins pulpeuses qu'il n'y paraissait sans le rouge qui les peignait, n'étaient ici que légèreté; une légèreté qui sourit... Décidément la jeune femme était imprévisible. Semblant convaincue d'un fait qu'elle seule connaissait, elle se releva, amenant Dray dans son mouvement, commençant même à s'approcher. Elle collait ses mains sur le torse à l'intérieur duquel un cœur battait, de plus en plus vite. Dray ne parvenait pas à croire ce qui se passait soudain. Il avait connu nombre de filles, fait des déclarations à plus d'entre elle qu'il n'aurait du. Il avait essuyé des sourires, conquis ou gênés, des étonnement teintés de tels ou tels sentiments. Mais même parmi les femmes qui ne cherchaient qu'un homme d'un soir, il n'avait connu pareille réaction. Il ne pouvait nier qu'il apprécier la tournure que prenait les choses, mais malgré sa naïveté, il sentait que quelque chose clochait. Certes, ce n'était pas les sentiments qui semblaient faire agir la jeune fille, mais le problème était encore ailleurs. Cette fille était étrange, très étrange. Elle semblait s'amuser de la situation, faisant semblant à chacun de ses actes, comme une comédienne qui prend plaisir à se pavaner devant la caméra. Ces caresses étaient convaincantes, entrainantes certes... Mais Dray, même s'il se soumettait aux femmes, savait, avec le temps, les distinguer, les connaitre par leurs regards et leurs geste. Cela ne l'empêchait en rien de se soustraire, mais il savait toujours à qui il avait à faire, ou presque...

Dans une surprise nouvelle, Aurore, qui avait rapproché ses lèvres jusqu'à l'extrême limite de celles de Dray, se détourna. Elle s'assit sur son tabouret, laissant un silence ou le pauvre romantique effaça sa surprise, et contempla la jeune femme, dans la quête commune de ravir son cœur et de guetter les prochains évènements. Et puis, elle se mit à raconter une petite histoire. Une autre surprise que cette histoire, que ce qu'elle contenait. On aurait presque dit qu'elle parlait de Dray... Il n'était pas dans sa nature de piétiner des roses, cependant, pour ce qu'il était de chercher la rose parfaite... Si cet amoureux éternel avait bien un souhait, c'était de trouve la femme qui saurait lui faire oublier toute autre, la femme qui accaparerait tout son amour, et ce pour toujours. Et cette même femme qui se tenait devant lui, quelle rose était-elle? Une question innocente qu'elle posait; du moins, c'est ce qu'il semblait. Comment savoir ce quel nouveau tour cachait-elle la? Il n'y avait rien à savoir. Et de toute façon, cette question, quelle qu'en soit la source, méritait une réponse sincère.


« C'est une rose bien étrange que vous êtes. Pour moi vous êtes une rose magnifique. De toute celles que j'ai vu, je n'ai fait qu'en trouver de plus belles, toujours. Et pourtant, vous êtes au sommet de celles ci. Je vous le répète encore, malgré, je vous aime. Et je ne saurais jamais dire ô combien je peut vous aimer. Cependant... Cependant, laisser moi vous parler d'une de mes histoires à moi concernant les roses. Pour moi, l'amour ressemble à une rose, et ce qui en importe surtout, c'est la couleur. Il y à les amours puissants, qui vous fait désirer l'autre de tout son être, un amour, le plus fort peut être, mais un amour qui est aussi charnel. Ce sont la des roses rouges, des roses qui se veulent les preuves de l'amour. Je préfère les roses blanches, elles sont un amour plus pur, plus beau, un amour qui ne dis pas « je te désire » mais « je t'aime » tout simplement. Un amour qui ne cache rien d'autre que l'envie que l'autre soit heureux, qui ne veux que son bien. Un amour pour lequel même l'acte charnel serait fait pour l'autre, non par notre propre désir, mais pour le désir de l'autre. J'ai cru avoir pour vous ces genres d'amours, mais je m'était bien trompé. Vous inspirer un amour d'une autre teinte, un amour que je ne connaissais pas. Si cet amour devait avoir une couleur, c'en serait une qui n'existe pas. »

Dray marqua une pause. Ce n'était plus son cœur qui parlait, c'était son esprit. Ces convictions, ses idées, ses pensées même. Il ne parlait plus comme l'homme qui l'aimait, mais comme l'homme qui répond à une question, et faisant la réponse à la hauteur de ce qu'elle mérite. Il s'était détourné d'Aurore, toujours assise, et regardait par un bout de fenêtre la lune, entière, qui éclairait le monde avec presque autant de force qu'un véritable soleil. Combien de temps était déjà passé? Se retournant, Dray ne put empêcher son regard de tomber dans les deux grand yeux de la jeune femme, qui ne le lâchaient plus. Décontenancé à nouveau par cette beauté, qui comme celle qui la possédait, n'en finissait plus de le surprendre, il reprit toutefois.

« Vous êtes bien singulière. Totalement imprévisible, et manifestement étrange... J'ai connu de nombreuses femmes, et une infinité de comportements. Et pourtant le votre m'est nouveau. Si vous étiez une rose, vous ne seriez ni écrasée, ni rejetée. À mon avis, la rose que vous seriez, plutôt que de se faire ramasser, ramasserais elle même les hommes... Et certains, comme moi, doivent être assez fous pour vouloir cela...
Je ne sais pas ce que vous me voulez, mais moi, je ne veux qu'une seule chose. Ou du moins, une seule chose que je peut vous demander. Laissez moi seulement vous aimer, sans contrepartie. Car je n'ose moi même vous demander de l'amour. Je doute même que vous n'ayez jamais su ce que cela veux dire, je dois vous le confier. Mais laissez moi, laissez moi vous aimer...
 »

Il ne s'en était pas rendu compte, mais il était retombé à genoux, et même sur les genoux d'Aurore. Tout contre elle, il avait pris ses mains dans les siennes, lui parlant autant des yeux que de la voix. Cette fois, il s'était lui même surpris... gêné, il se leva, et se détourna, fit quelques pas en avant, puis, une question banale, mais à laquelle il avait toujours accordé de l'importance, lui vint à l'esprit. Il se retourna vers la belle, l'étrange, Aurore. La femme la plus surprenante qu'il ait vu. Dans ses actes, dans ses propos. Et dans l'amour que Dray lui portait...

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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Sam 10 Sep 2011 - 16:29
Eh toi le jardinier, tombera tu ? Tombera pas ? C’est qu’il fait un funambule bien particulier notre ami jardinier qui doit s’occuper de son jardin, sans toutefois trébucher sur une racine, ou tomber dans les ronces. Mais croyez moi, le risque réside surtout dans la beauté des fleurs. Qui savent si bien envouter par leur parfums, sirènes qui chantent, amènent la proie à se briser contre les récifs…Parfums qui invitent à venir s’échouer contre les épines. Et pourtant que c’est drôle, notre jardinier semble prêt à se blesser pour pouvoir cueillir cette fleur, qui a su si bien le charmerIl ne semble pas voir ses épines, lui tout ce qu’il admire, c’est sa couleur. Mais de qu’elle couleur est-elle notre rose ? Rouge ? Une passion endiablé, des ébats dans un écrin de velours. Des corps qui s’harmonisent…Pour terminer lacérés, leur amour défiguré par le sang qu’Aurore aime faire couler. Jaune ? Une relation plus gaie, une joie, une allégresse qui fait fleurir….rire et sourire sur les lèvres de Aurore qui se délecte de la souffrance de ses victimes. Violette ? Hum une fleur de vice, une effluve qui orchestre des ébats pervers qui finissent parfois très mal. Aurore aime donner du plaisir pour faire plus mal après. Blanche ? Une pureté infinie, que l’on ne peut toucher qu’avec une infinie douceur, laissant un voile d’innocence….qui permet de mieux tromper les naïfs, car sous les pétales, la couleur blanche est souillée. Noire ? Une vilaine fleur sombre, un astre noir qui fait naitre un amour malsain et cruel….une fleur impassible aux épines de glace. Finalement l’étranger a raison, Aurore serait une rose sans couleur. Ou tout du moins une rose bariolée. La folie est un parfums aux milles senteurs qui étourdit très facilement.

- Laissez moi vous aimer…

Il persiste, c’est un amour sincère, mais pour elle qui n’en a que faire, comment réagir ? La est tout le problème. Pour Aurore, le terme d’amour constitue un bien piètre appât. L’amour n’offre aucune perspective autre que l’union, le partage. C’est une cage qui enferme les sentiments et les idées. On ne peut plus penser à soi sans penser à l’autre. C’est un étau qui se ferme sur les esprits, et les broie petits à petits. Car quand l’amour se termine, l’étau se libère et ne rejette que des êtres brisés. A quoi bon, l’amour fait mal. Mais surtout il supprime la liberté à laquelle Aurore est si attachée. L’homme se définit comme un être libre, qu’elle stupidité c’est affligeant. Mais même dans le monde des contes, personne n’est libre tant qu’il ne s’est pas libérés de ses principes. Et Aurore a pour principe de ne pas en avoir, c’est bien connu. Il était debout, elle l’imita et approcha ses lèvres de son oreille pour lui murmurer:

- Si tu veux me cueillir, il va falloir employer une tenaille très acérée.

La fleur bariolée ne possède pas de racine, une nomade qui se déplace dans la jardin comme elle le souhaite. En revanche, pour celui qui désire la cueillir, il doit s’attaquer à une tige solide, recouverte d’épine. Lui, en est-il capable ?

- Comment vous appelez vous ?

Tu as trop de principes chaton, cette question clé qui sert à combler les silences n’a pas vraiment d’utilité au fond. Les questions simples sont toujours celles où Aurore réponds de manière compliquée, car ça l’amuse…

- Un nom ? Juste un ?

Elle se déplace pour s’appuyer contre la porte d‘entrée:

- Je ne sais pas, il y a Mlle Loyal, trainée, Madame, sale garce, gente demoiselle, créature de la nuit ou encore « la jeune femme là-bas ». Tu vois je peux porter beaucoup de nom.

Elle émit un petit rire malicieux, et s’amusa à tourner autour de lui comme une abeille autour d’une fleur, tout en débitant son petit discoure.

- Que ferais tu si je m’appelais Cunégonde ? Ou Léonard ? Ca ne collerait pas à l’idée que tu te fais de moi n’est-ce pas ? Tu es plein de préjugés, tu crois certaines choses, comme tu crois m’aimer. Mais en réalité, que ferais tu si jamais je dévoilais une facette de moi que tu n’avais pas remarqué. Que ferais tu ? Ton amour serait il toujours aussi puissant que tu le dit ?

Tourne, tourne…

- Fuh fuh fuh…

Tourne et s’arrête, ses yeux dans les siens.

- Je m’appel Aurore, Aurore Boréale…on m’a trouvé un matin à l’aube, c’est amusant, tu imagine si jamais on m’avait trouvé dans une gouttière ?

Elle marqua une pause durant laquelle, elle s’approcha de lui, le forçant à reculer contre le tabouret où elle s’était assise tout à l’heure. La jeune femme ne le lâchait pas du regard, ni ne lâchait ses épaules où elle avait posée ses mains. Son regard bleu était toujours plongé dans le sien, elle guettait la moindre faiblesse, la moindre expression qui pourrait révéler de l’incompréhension, de la peur. Une expression qui chasserait cette flamme de passion que l’on apercevait tout au fond du regard de l’inconnu. Elle devait bien l’admettre il était tenace. Mais quand on déclare quelque chose d’aussi solennel que sa flamme, il faut s’attendre à toutes les réactions possibles venant de la personne à qui on l’a déclarée. Surtout si cette personne est folle. N’est-ce pas Aurore ?

- Tu ferais quoi si on m’avait trouvé dans une gouttière ?

Exécutant la même manœuvre que la dernière fois, mais sans le lâcher du regard elle s’approcha de ses lèvres.

- Tu ferais quoi hein que ferais tu ? Si….

Un court silence…

- Que ferais tu si je t’embrassais maintenant ?

Ses derniers mots se perdirent dans un murmure, dans un souffle coupé par ses lèvres qui se refermèrent sur le jeune homme. Aurore déposa un baiser sur la bouche de l’inconnu. Un baiser très rapide, qui ne dura que le temps d’un battement de cil. Un baiser inattendu, qui visait à détruire tous les repères, tous les principes de l’homme. Qui visait à le mettre mal à l’aise, à le déstabiliser pour qu’enfin s’éteigne la flamme de passion qu’on lisait dans ses yeux. Et peut être à ce moment là, se rendrait il compte de la folie qu’il avait commise, en pénétrant dans cette roulotte.

[ Voilà je voulais faire plus long mais j'en avais marre de te faire attendre]
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Dim 18 Sep 2011 - 23:22
Magnifique. Magnifique mais déjantée, cette fameuse Aurore... Était-ce donc la que se situait son charme?...

« Comment vous appelez vous? »

Une simple question, et pourtant la réponse était surprenante... Aurore, s'amusait, dansait autour de Dray, tout en parlant, tout en se moquant de la banalité de cette question, se moquant de Dray, se moquant de l'amour... Plus elle parlait, et plus elle semblait folle. Et pourtant, Dray en était convaincu; elle ne pouvait être aussi folle qu'elle le laissait paraître... Elle semblait l'actrice de sa propre vie, une sorte de comédie musicale ou dansait ses cheveux flamboyants, ou vibrait sa voix ironique...

« Tu es plein de préjugés, tu crois certaines choses, comme tu crois m’aimer. Mais en réalité, que ferais tu si jamais je dévoilais une facette de moi que tu n’avais pas remarqué. Que ferais tu ?» 

Plus que moqueuse, cette fois... Un glaive en plein cœur, voulant le détruire. Et pourtant, n'avait-elle pas raison?... Dray se l'était parfois demandé; tomber amoureux, si aisément, de toute femme qui passe, c'était... anormal. Se pouvait-il qu'il se soit fait des illusions quand à ses propres sentiments, depuis tout ce temps? La sincérité avait laquelle il aimait, et la force, n'était-ce qu'un abus de son esprit? Peut-être... Peut-être, et pourtant, Dray ne pouvait s'y soustraire. Et il n'en avait pas envie. Car il aimait aimer, il aimait cette flamme dans le cœur, il aimait les transes de son esprit quand il contemplait les yeux d'une demoiselle... Son amour, était une véritable drogue. Mais une drogue qu'il prenait à cœur, qu'il chérissait, et qu'il respectait. A sa façon, Dray était aussi fou qu'Aurore... Alors qu'importe, qu'importe les facettes qu'il n'aurait pas vu. Car lui même à ses propres secrets, sa propre part de ténèbres; et il y sombrerait, avec plaisir, si c'était pour suivre son amour...

Elle tournait, tournait encore, et rependait encore ses mots mielleux, qui collaient à l'esprit, ses rires à peines soufflés... Et dévoila enfin son nom. Était-ce seulement son véritable? On ne pouvait savoir avec elle. Aurore... Trouvée au petit matin. Une belle histoire; et joliment tournée en dérision, encore une fois...

« Tu ferais quoi si on m’avait trouvé dans une gouttière ? »

Elle fixait Dray du regard, et lui même ne la lâchait pas. Son regard devenait de plus en plus fou. Elle s'entrainait elle même dans le délire qu'elle tissait, tournant, souriant, ne semblait même plus regarder Dray, mais l'impact de sa folie. Elle en était presque... effrayante. Dray pourtant, n'arrivait pas à avoir peur. Il ne l'aimait que plus de la voir ainsi, pauvre fille contrôlée par sa folie. Sans en avoir pitié, il voulait la sauver de ce sombre délire; il voulait lui parler, la raisonner, se faire comprendre d'elle, se faire accepter. Il voulait la protéger... Ou bien, idée sombre à peine pensée, il voulait tomber avec elle, la rejoindre et s'abandonner à la même folie, pour pouvoir être à ses côtés... Cela, en revanche, lui faisait peur...
Il tendit la main pour attraper celle d'Aurore, qui ne cessait de pousser Dray de sa danse folâtre, l'attaquant du corps comme des mots, de ces même caresses amères qui portaient sa voix. Il voulut la toucher, la prendre dans ses bras, et lui dire qu'il la suivrait, l'accompagnerait, au delà de la folie ou de la raison au risque qu'elle ne comprenne pas, qu'elle s'éloigne encore... Alors même qu'elle s'approchait, maintenant, prêt, trop prêt. Qu'elle souffla, sans que Dray ne put discerner ce qui poussait cette idée...

« Que ferais tu si je t’embrassais maintenant ? »

Surprise à nouveau, pour Dray, et un instant sans rien penser, à recevoir cette simple phrase. Qui avait su alimenter le feu de son amour, le faire bruler dans tout son corps, qui n'en pouvait plus bouger. Toute sa méfiance, toutes ses pensées; ses désirs, ses idées, et toute la reflexion qu'il avait eu. Tout cela venait de s'envoler. Et tandis que Dray essayait de les rassemblait, encore perdu, la belle, la douce Aurore, vint coller ses lèvres contre celles, tremblantes, de Dray. Rien qu'un instant, pas même une seconde; mais un instant qui se figea, dont les sensations, les sentiments qu'ils procura s'envolèrent comme un feu d'artifice dans l'esprit encore plus confus du jeune homme, abandonné lui même à sa propre folie, celle de son amour. Il ne bougeait plus; c'est à peine s'il frémissait. Et son regard s'était éteint. Il sut qu'il n'avait jusqu'alors pas connu de pareil moment, de pareil amour, et encore moins de pareille partenaire... Dray qui même esclave de l'amour, avait fini pas l'accepter comme une sorte d'habitude, une passion, certes, mais qu'il connaissait bien. Cela n'avait rien à voir. Cet amour était d'une passion nouvelle, inconnue, et du fait encore plus tentante.

Revint à l'idée de Dray que la folle demoiselle qui lui tenait compagnie pouvait s'être encore moquée de lui, le tourner en ridicule. Que ce geste n'était qu'un moyen de l'amener dans sa propre faiblesse, pour s'acharner d'autant plus à attaquer sa raison et ses principes. Qu'importe, cet instant le portait au delà de la raison. Il se sentait véritablement fou. Fou d'amour, peut être, mais fou. Sa drogue, il en avait gouté le plus fort, et déjà il en ressentait le manque. Aurore le scrutait, attendant vraisemblablement une quelconque réaction. Fut-elle surprise, elle, si folle et si imprévisible? Car elle avait, par ce baisé, contaminé l'âme de Dray. Il le sentit, son propre regard passionné le devint encore plus, bien trop. Il devait ressembler à Aurore maintenant. Son corps tremblant était attiré par cette femme. Il retint son corps, du peu de volonté qu'il lui restait, de fondre sur elle. Sa main, tremblante, retenue de ne pas étreindre le doux corps d'Aurore dans l'instant, s'approchait, lentement, de son visage. Pour finir par se poser sur sa joue, presque crispée. Le temps semblait peser pour Dray, qui avançait maintenant son propre visage jusqu'à celui d'Aurore. Alors tout se passa.

À l'instant ou Dray sentit à nouveau le souffle d'Aurore contre ses lèvres, il perdit tout contrôle. Il renversa Aurore contre le sol, l'étreignit à lui faire mal. Et il lui faisait mal, il le savait, mais il ne s'arrêtait pas. Il l'embrassait à déraison, sans douceur, sans faire attention à elle qui se débattait.

Du moins, c'est ce qu'il avait failli se passer.

Au lieu de cela, Dray était resté figé, l'expression stupéfaite. Il avait failli faire « ça ». Il l'avait vu. Et il avait peine à le croire. Un nouveau souffle d'Aurore le crispa. Ce n'était plus de l'amour, ça ne pouvait pas en être. Il avait sous estimé cette folie, et il en payait le prix.

Il sentit un troisième souffle d'Aurore venir caresser sa joue. Il la repoussa alors, et resta, stupéfait encore, le regard perdu, s'excusant de ses actes, de l'avoir poussé peut être plus fort qu'il ne l'avait voulu. Il se faisait peur, affreusement peur. Il paniquait. Il sortit de la petite roulotte, inconscient de la douce et fraiche brise du soir. Quelques pas à peine lui suffirent à tomber dans l'herbe qui poussait la, sous le halo que crachait la petite lampe par l'embrasure de la porte.

Dray avait faiblit. Il avait cédé à ses principes. Elle devait être heureuse, Aurore. Elle avait gagné son petit jeu, elle avait mis à mal la raison de Dray. Dray, qui soufflait dans l'herbe, qui reprenait ses esprit. Dray dont les larmes semblaient tomber seules de ses yeux. Il resta la quelques minutes, sans que la porte de la roulotte ne se ferme, sans savoir ce qu'Aurore faisait encore. Oh, elle devait s'amuser, assurément. Dray se méprisait, et méprisait toute cette folie. Mais malgré tout, il ne pouvait, toujours, qu'aimer Aurore. Le nez dans l'herbe, il s'adressa à elle, qui regardait, surement...

« Aurore, je... Je suis désolé... Je suis tombé la ou je n'ai jamais mis les pieds, et... Je... Je suis méprisable. Et même si c'est absurde, je... Je vous aime encore. Laissez moi, laissez moi encore, vous aimez, de cet amour la. Ce n'est même pas une demande, rien qu'une supplication... Parce que je vous aime, et parce que... Cette folie qui m'a prit... Je veux... Je veux la détruire. Avec vous. »

Dray s'était relevé, tant bien que mal, et adressé à cet lumière aveuglante qui le surplombait. Et si, quelques instant plus tôt, il était au plus mal, c'est avec la plus grande force, la plus grande sincérité du monde qu'il s'était adressé. Cette folie qui dormait en lui, et qu'il savait maintenant, il voulait la détruire. Et il voulait le faire avec Aurore, pour percer sa folie à elle aussi. Il avait, désormais, cette conviction. Ce n'est pas de sa folie qu'Aurore tirait son charme. C'était d'un sentiment, invisible, incroyable, à la présence improbable. Un sentiment inconnu, dont Aurore même ne devait pas avoir conscience. Mais Dray l'avait vu, brillant, moins qu'une étoile en plein jour, au creux du regard d'Aurore. Se trompait-il? Il n'y pensa même pas...

«  Vous avez un cœur, Aurore. »




[Hum... C'est un post bizarre, non? u.u]

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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Lun 19 Sep 2011 - 22:33
Et alors le Mr le funambule ? C’est déjà terminé ? Ton regard s’est déjà détourné de ce lointain horizon vers lequel tu guidais tes pas ? La tentation du vide, de ses fantaisies, de ses pulsions que tu ne soupçonnais pas, serait trop forte ? Il s’est arrêté en plus milieu du fil, et celle qui le tisse, attend avec impatience la chute…mortelle ?
Juste un baiser sur ses lèvres. Qu’est-ce qu’un baiser ? Un simple geste, aussi simple que celui d’allumer une chandelle, ou tourner la poignée d’une porte. Mais ce baiser a une double signification. La flamme de la chandelle est devenu un immense brasier, et la porte ouverte a révélé un sentiment bien violent chez le destinataire. Un sentiment qu’il ne connaissait pas, pourtant tapis tout au fond de l’être humain. Plus ou moins visible. Prenez l’homme, enlevez lui ses principes, ses manières, ses possessions, et découvrez avec moi ce qui se cache derrière ce voile de d’hypocrisie. L’être sous son aspect le plus vil, animal si vous voulez, mais bien un être…Oui mon chers funambule incertain, tu ne sens pas ce parfum ? Au moment où tu gouttes à ses lèvres tu ressens quelque chose qui te dévore. Quelque chose qui germe, et te lacère le ventre, noue tes sentiments et réduit ton bon sens à néant. Un être malsain mais dans lequel tu prends tellement de plaisir que c’est trop dur d’y résister, pas vrai ? Tu as croqué un fruit caché et tu veux remordre dedans. Mais elle, la vilaine femme elle te l’as retiré avant que tu puisse en profiter pleinement. Alors que vas-tu faire hein ? Tu vas en redemander, mais encore sous la pression de ton désir et de ce manque déjà trop lourd, tu vas oublier les bonnes manières n’est-ce pas ? Tu ne vas pas demander gentiment, vilain garçon…

Il tend sa main tremblante, il effleure son idéal…un idéal pervers, qui parait beaucoup moins rayonnant à ses yeux. Il est là le vide, à porter de main, juste sous tes pieds…alors mon équilibriste, tu ne veux pas tomber ? Il pose un regard, l’abîme le guette et l’attire de plus en plus au moment où il l’effleure de sa main. Et dans un éclat de rire quelque peu retenu, l’Aurore libère son rayon empoissonné sous la forme d’un souffle qui s’échappe de ses lèvres. Une brise qui semble être ouragan pour le funambule qui tente de garder l’équilibre. Il bascule, il vacille, et discerne mieux ce qui l’attend en bas. Verrait il dans les yeux de la dame, le reflet de sa propre folie qui est en train de l’étreindre ? Son visage se décompose au moment où sa main se crispe sur la joue de celle qu’il voudrait, tout au fond de lui posséder. Et ce désir de possession d’ailleurs remonte à la surface de ses iris et remplis ses yeux d’une flamme d’avidité. Je le savais, ça devait bien finir par arriver.
Cette main qui effleure ce qu’il a toujours cherché à cacher, une vie tellement facile que sa en serait presque interdit. Pas interdit, seulement un peu fou. Une main qui aimerait se refermer sur cette peau nacrée, Aurore sent presque les ongles et leurs envie de se saisir de la saisir. Tombes, rejoins moi dans ce gouffre…

Un deuxième souffle qui fait de plus en plus basculer le pauvre homme sur le fil, il tremble, il titube. On le voit déchiré sur son visage, ses yeux eux même sont déchirés. La flamme qui les animes cherche à s’éteindre. Sa main est moite, ses cheveux tombes sur son front qui lui aussi commence à être atteint par cette fièvre qu’il a contracté. C’est une drôle de maladie n’est-ce pas ? Désolé, mais il n’y a pas de vaccin contre le vertige. Tu as toujours évolués sur le fil sans te poser de question. Mais à présent que tu as vu le vide, tu te sens attiré, et contracte ce mal de l’air. Laisse donc ce chemin en ligne droite qui ne tient à rien, sombre avec moi, de toute manière tu ne vas pas résister au troisième souffle qui te fais basculer…bascule…bascule, je vais te rattraper…ou non…

Quoi ? Non, ou court il ? C’est déjà terminé ? Attends voir…c’est trop facile ! Hey chaton, tu rebrousse chemin ? Après toute la distance parcourue tu te contente de revenir sur la confortable plateforme de départ. La rassurante plateforme. Exécuter ton numéro sans filet t’avais semblé être une bonne idée au départ mais tu ne vas même pas jusqu’au bout. En rentrant dans cette roulotte, en déclamant des sermons amoureux, tu t’es engagé à traverser le fil en entier et tu n’es pas aller jusqu’au bout. C’est décevant, mais en même temps revoir cette image de peur au moment ou tu basculais procure une sensation intéressante. Maintenant que tu as dévoilé cette peur. Ne voudrais tu pas afficher la mine de celui qui a sombré dans l’abîme mais qui en ressort vainqueur. A la place tu as fuis lâchement, tellement bête…non décidément c’est trop amusant. Il lui tourne le dos et se morfond. Faible ! L’être humain est vraiment trop faible. En arriver là, c’est presque trop facile. Finalement un pervers aurait peut être plus pimenté sa soirée. Mais cet homme fragile, tellement naïf, le voir aspirer par ses propres démons de vice qu’il ne soupçonnait pas. Ce serait intéressant de le pousser au bord du gouffre. De lui faire toucher le fond, l’engloutir jusqu’à l’asphyxie. Lui faire oublier ses principes ! Oter de ce visage toute trace d’un sourire compatissant, tout flamme de romance naïve. Pour qu’apparaisse enfin ce qui devrait être à la surface de l’être humain: l’horreur du vice dans toute son imperfection. Pour le moment ce n’est qu’un être qui se lamente:

-Aurore, je... Je suis désolé... Je suis tombé la ou je n'ai jamais mis les pieds, et... Je... Je suis méprisable. Et même si c'est absurde, je... Je vous aime encore. Laissez moi, laissez moi encore, vous aimez, de cet amour la. Ce n'est même pas une demande, rien qu'une supplication... Parce que je vous aime, et parce que... Cette folie qui m'a prit... Je veux... Je veux la détruire. Avec vous.

Lamentable, pitoyable. Il cherche encore à se donner des principes, des excuses sans assumer la partie noir de son être. C’est trop affligeant de voir tant de naïveté. Sa donne envie de…Aurore voudrait…lui hotter cette idée, elle veut lui faire mal, lui faire comprendre, lui faire abandonner tout ça. Elle veut le défigurer, lui lacérer le visage pour qu’il ne se reconnaisse plus, et qu’il puise lire en se regardant dans le miroir, toute la noirceur inavouée qui se cache en lui. Elle est prête, elle a assez attendu. La demoiselle peut sentir le contact de son fouet d’épine accroché en haut de sa jambe, sous le tissu à volant. Elle veut voir ces épines s’enfoncer dans cette chair pure, qu’il comprenne qu’on na la cueille pas comme ça, mais…

-Vous avez un cœur, Aurore.

C’est dit avec tellement d’innocence, mais tellement de sincérité. Il la regarde, il l’affirme sans crainte, sous le poids d’une nouvelle ardeur. Il a voulu remonter sur le fil et ça elle ne s’y attendait pas. Elle le scrute derrière la lanterne suspendue à l’entré de la roulotte. Elle ne sait pas pourquoi son regard se fait sévère d’un seul coup. Mais comme d’habitude, Aurore ne cherche pas à retenir cette pulsion qu’elle contracte d’un seul coup, et qui la pousse a frapper de sa main, la malheureuse lanterne de toutes ses forces. La bougie sur le coup s’éteint, et la pénombre enveloppe un peu plus les deux personnages de cette étrange scène. Mais Mlle Loyale voit avec satisfaction l’objet percuter le visage de l’homme, et la cire chaude s’en échapper. Lui faire mal ! Elle a voulu lui faire mal pour chasser une idée qui ne lui plaisait pas ! Tant pis pour lui ! Elle ne retient pas non plus son rire mesquin, qui accompagne des paroles tout aussi mesquine, presque chantantes bercée par un rire:

- Un cœur ! Un cœur ! Tu crois que j’en ai toujours un cœur ! Je te l’ai dit, je t’ai mis en garde mon chaton, un masque peu en cacher un autre.

Elle le regarde du haut des marches de sa roulotte, et reprend, le ton beaucoup plus adoucit, sifflant:

- Fuh fuh fuh…et toi tu en as un ? Bien sur, suis-je bête, tu es un homme pour qui le cœur ne bat que pour les créatures que tu cherches à conquérir. Bat il toujours pour moi après ce que je viens de te faire…on pourrait facilement vérifier tu sais.

Elle le voit assis dans l’herbe prêt des marches, la cire a coulé sur sa chemise, le sang sur sa joue. Un filet écarlate prenant sa source dans le haut de son front, sous ses mèches de cheveux bruns. Il est tellement plus séduisant ainsi. Elle ne se l’explique pas mais elle s’approche et s’agenouille prêt de lui, son geste n’a rien à voir avec celui de tout à l’heure. Celui-là est doux, enfantin, un peu malicieux.

- On pourrait vérifier…

Elle pose sa main sur son torse, vers le coté du cœur, qui continue à battre. Et si on incisait, et si on découpait, et si on trépanais ? Continuerait-il toujours à battre ? Mon petit funambule tu as été bien téméraire de remonter sur le fil, provocateur, mais il faut penser aux conséquences de tes actes et avec Aurore, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Tu ne la comprendra sans doute jamais. Comme tu ne comprendras peut être pas son geste de maintenant. Elle pose un index sur sa joue, et avec le sang qui y circule, dessine un cœur écarlate…

- On pourrait vérifier, continuer à tourner en rond bêtement, mais on pourrait aussi s’abandonner, oublier les questions, oublier les principes, faire tomber les masques, ne plus jouer aux petits naïfs. Tu étais si proche de chuter tout à l’heure, pourquoi ne pas avoir cédé, sa aurait été plus simple. Tu n’aurais pas pleurniché dans l’herbe, tu ne serais pas blessé….

Elle regarde le filet rouge qui se démarque si bien sur ce visage devenu blanc à cause de la lune timide. Oui un être de la nuit, c’est tellement mieux…le sang lui va si bien, c’est le maquillage que Aurore préfère. Funambule qui a choisi de remonter sur le fil, assume cet acte, et ne te pose pas de question. Vacille et tombe enfin, que l'on sache si toi, tu as vraiment un cœur à l'épreuve du vertige.


[Moi aussi c'est étrange, mais bon ce que Dray a dit a eu un impacte assez particulier chez Aurore du coup je me suis permis de décrire ton personnage, si ça ne te convient pas n'hésite pas à me le dire je change tout de suite]
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Dim 25 Sep 2011 - 22:43
«Vous avez un cœur, Aurore. »


Elle est la, Aurore, un masque d'ombre sur le visage, un voile de ténèbres pour habit, dans la lumière de la roulotte. Une lumière qui s'éteint subitement, dans un souffle brutal, qui part à travers l'obscurité et qui frappe Dray en plein front. Un flash, une douleur soudaine, qui résonne dans le crane, qui éblouit le regard.

«Un cœur ! Un cœur ! Tu crois que j’en ai toujours un cœur ! Je te l’ai dit, je t’ai mis en garde mon chaton, un masque peu en cacher un autre.
Fuh fuh fuh…et toi tu en as un ? Bien sur, suis-je bête, tu es un homme pour qui le cœur ne bat que pour les créatures que tu cherches à conquérir. Bat il toujours pour moi après ce que je viens de te faire…on pourrait facilement vérifier tu sais. 
»

Dray rouvrit les yeux sans rien voir que des formes floues, cachées dans la nuit. Chaque battement de son cœur se répercutait dans son crane, des éclairs de douleur qui battaient à ses tempes. Il sentit sous ses mains le sol dur et frais, et sur son visage glisser le sang en un filet léger. Jusqu'à sa paupière qui battait encore, chassant les troubles de la confusion. Et elle, elle, crachait sa colère, lançait ses mots comme autant de lanternes de plus, cette fois dans l'âme de Dray. Que répondre à tout cela? Il avait dit ce qu'il avait sur le cœur, comme une main tendue à l'Aurore cachée, à l'Aurore douce, pour la libérer de toute cette folie. La récompense en fut inattendue, et pour le moins douloureuse, mais Dray dans son fort intérieur, savait qu'une telle rage n'était qu'un bouclier, le plus dur peut être, mais le plus proche de ce qu'elle cachait dans son cœur.

Un cruel bouclier à vrai dire, et dangereux... Dray sentait qu'il avançait vers son but, vers Aurore. Mais il venait de prendre conscience que cela pourrait s'avérer dangereux. Dray aimait les femmes; il s'était toujours plié à elles, les avait servis, les avait chéries. Mais jamais encore il n'avait eu à les craindre d'une telle manière... Et pourtant, encore, toujours, il aimait Aurore. Il ressentait sa violence comme une peur, celle de voir qu'elle pouvait véritablement avoir un cœur. Toute cette rage soudain sortie était un mal dont Dray voulait protéger, non pas lui même, mais Aurore. Aussi, elle qui voulait briser cet espoir, n'avait que renforcé la conviction du jeune homme. Il l'aiderait, subirait sa violence s'il le fallait, mais ne l'abandonnerais pas ainsi.

Et pourtant, Dray avait peur, lui aussi. Peur que ces espoirs soient futiles, qu'il ce soit trompé sur la nature véritable de cette femme... Qui s'approche, qui s'agenouille devant Dray. Il discerne à présent les décors pales de la nuit. Et le visage d'Aurore, tout prêt. Qui pose la main sur le cœur de Dray, avait ce même regard fou. À cela prêt qu'on y voit l'éclat de la destruction, l'envie de tuer. On s'imaginait sans mal ce que voulait un dire un tel regard venant d'elle... Une fille si belle, à l'air angélique, dont la lune maquillait le doux visage, dont la nuit lissait les traits. Mais des yeux qui n'avaient rien à voir, des yeux d'une quelconque créature folle, assoiffée de sang. C'est ainsi que le vit Dray. Pour la première fois, il eut peur pour lui même. Il eut même peur de mourir ici, ce soir, des mains d'Aurore, dont les cheveux fin coulaient pourtant dans l'air, de cette même sensualité qui faisait l'amour. Mais sa conviction de l'aider, au delà de la peur, ne fit que se renforcer... Et le regard qu'il lui adressa, malgré le sang qui lui coulait dans l'œil, avait la même sincérité, la même conviction qu'auparavant.

Et la que fait elle? De ce sang qui coule sur la joue de Dray, elle y dessine un cœur. De ce même sang qu'elle à fait couler, elle même, pour dire qu'elle n'en regrette rien; que tout cela l'amuse, qu'elle aime voir ce sang, qu'elle aime savoir qu'elle à fait du mal à Dray, et que ce mal, il le ressent. Il préfère ignorer ce geste: rien qu'un acte de plus de la part du masque de folie. Une provocation, comme tout les mots qu'elle envoie, rien que pour déstabiliser Dray; le faire tomber du fil qu'ils ont entre eux dans un quelconque gouffre de ténèbres.


« On pourrait vérifier, continuer à tourner en rond bêtement, mais on pourrait aussi s’abandonner, oublier les questions, oublier les principes, faire tomber les masques, ne plus jouer aux petits naïfs. Tu étais si proche de chuter tout à l’heure, pourquoi ne pas avoir cédé, sa aurait été plus simple. Tu n’aurais pas pleurniché dans l’herbe, tu ne serais pas blessé… ».

Chuter, elle le dit elle même... Mais elle en comprend pas. Ou bien ne veut-elle pas comprendre? Comprendre qu'il n'y à pas de solution à se laisser aller dans la folie. Tout ça n'était voué qu'à sa propre destruction, qu'à la joie malsaine des désirs simples et bruts. Une simple fuite dans la facilité, pour échapper à la vie. Une lâcheté. De telle sorte que Dray ne se le pouvait permettre. Comprendriez vous cela, chère Aurore?... Peut être pas maintenant, non; Mais Dray avait bon espoir de la changer... De trouver celle qui se cachait tout au fond, celle que rien ne noircissait. Celle qu'il pourrait, il se rendait compte à présent qu'il s'était faite cette idée, aimer, en tant qu'unique, en tant que la femme qu'il cherchait sans répit... Le sang coule jusqu'à sa chemise. Il s'essuie le visage du dos de la main, floutant le cœur écarlate qui y était peint; Un cœur de sang n'avait pour lui aucune valeur; Et il affiche ce regard, sans même y faire attention. Ce regard qui sait par lui seul transiter ses convictions quand il les dit.

«Si vous voulez jouez franc-jeu, Aurore, cela ne tient qu'à vous... Je vous ai révélé mon cœur. Je dois bien dire que cela n'a rien d'exceptionnel en soi, mais... Mais avez, de votre propre intention, entrouvert la porte sur une face sombre que j'ignorais moi même... »

Dray porta la main à ses yeux: un brusque vertige l'avait fait tituber, malgré qu'il soit assis. À cause du coup reçu, peut être, ou des émotions qui n'avaient cessées de le tourmenter, plus nombreuses et déroutante que jamais alors. Pourtant il ne pouvait faiblir maintenant. Il devait dire ce qu'il avait dire, avant que cela ne soit trop tard... Quitte à en assumer d'un coup toutes les conséquences.

«Je vous suis même reconnaissant de m'avoir ouvert les yeux sur ce que je pouvait moi même être... Mais vous, vous portez encore votre masque, et ce depuis le début. Pourquoi donc vous acharner à paraître aussi folle que cela? À vous battre contre cette simple idée, que vous puissiez avoir un cœur? Quitte à en faire souffrir ceux qui vous le disent?»

Parler semblait épuiser Dray encore plus... Il avait haussé la voix, parlant avec plus de force qu'avant, il sentit couler avec le sang une infime larme, qu'il ne put expliquer si elle venait de sa fatigue, ou de ce que ces mots lui coutaient...

«Blessez moi si vous le voulez, je n'en ai que faire... Mais je sais que vous pouvez être autre. Une autre Aurore. Et je l'attend, je la cherche, je l'aime elle, je m'en rend compte, et non pas vous! Non, je n'aime pas votre masque, même si son visage est magnifique, même s'il est tentateur. Ce que je veut, c'est votre cœur. Il existe, et je le trouverais, dusses-je mourir de vos mains...»

Il se sentait partir; déjà les ténèbres revenaient cacher le regard qu'il portait sur Aurore. Il ne put savoir ce qu'elle ressentait. De la colère, sans doute. Dray avait beau parler, il sentait que ses propos étaient insignifiants. Il ne pourrait toucher le cœur d'Aurore comme ça. Il allait tomber, la et maintenant, sans défense, dans les bras d'une folle qu'il avait aimé à tord. Et qu'il n'aimait plus comme elle était. Dray qui n'aime plus, quelle étrange idée... Vraiment, cette soirée avait eu son lot de surprise. Ses yeux s'étaient complètement fermés, sa conscience se faisait déjà plus légère. Il allait s'endormir. Qui sait s'il reverrait le jour? Il avait provoqué la folie d'Aurore. C'en était fini de lui, surement... Allait-il mourir? Question bien trop difficile dans le brouillard qui sépare l'éveil du sommeil... Il ne savait même plus à quoi il pensait.

Non, non... Il se ressaisit, rouvrit les yeux sur ses pauvres mains, mouillées de sang, et? De ses propres larmes?... Il pleurait, véritablement, comme s'il était désespéré. Il l'était surement... Mais face à l'obscurité qui s'ouvrait à lui, il se redressa, une dernière fois, tirant d'un espoir fou une énergie qui lui fit relever le visage, qui cessa ses larmes, qui ancra ses yeux dans ceux d'Aurore. Les dernières convictions qu'il lui restait, il les livrait du mieux qu'il pouvait:

«Laissez moi voir votre... véri... table âme... Et vous aurez... en échan... ge... Tout mon être... Je vous en suppl... Je... Vous aim... »

Dray tomba comme pour assurer ses propos. L'inconscience avait eu raison de lui. Il s'était évanoui, tombant tout contre Aurore, le visage calme et serein. Seule une larme qui perlait encore au coin de son œil ensanglanté tomba encore, balayant le cœur de sang, dont on ne voyait presque plus rien.




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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Dim 9 Oct 2011 - 22:18
Vacille, titube le funambule. La dernière bourrasque est fatale, il ne va pas s’en relever de si tôt. Il n’a plus d’appui, plus de filet maintenant il va devoir jouer franc jeux. Chuter, se laisser aller, il ne peut que faire cela. Allez vas-y mon mignon, défends toi, défends cette vie qui t’es si chers. Cette vie qui t’échappe un peu plus au fur et à mesure que le vertige te gagne. A nouveau bascule de plus en plus vers les abysse, mais cette fois ne te retiens pas. Je ne te demande pas de plonger, mais de te laisser sombre. Pas besoin d’effort…

- Si vous voulez jouez franc-jeu, Aurore, cela ne tient qu'à vous... Je vous ai révélé mon cœur. Je dois bien dire que cela n'a rien d'exceptionnel en soi, mais... Mais avez, de votre propre intention, entrouvert la porte sur une face sombre que j'ignorais moi même...

Il le reconnait, ah ah ! Comme c’est drôle ! Enfin il accepte la vérité qui se trouve sous ses pieds ! Enfin il affronte ce visage laid, ce visage affreux, tordus par l’horreur, le vice, la perversité de l’être humain. Il le regarde en face, il n’a plus le vertige…et pourtant alors que le vide lui tend les bras, près à amortir sa chute, il se redresse sur le fil et avance droit, balayant le cœur de la folie sur sa joue…

- Je vous suis même reconnaissant de m'avoir ouvert les yeux sur ce que je pouvait moi même être... Mais vous, vous portez encore votre masque, et ce depuis le début. Pourquoi donc vous acharner à paraître aussi folle que cela? À vous battre contre cette simple idée, que vous puissiez avoir un cœur? Quitte à en faire souffrir ceux qui vous le disent?

Il continue droit devant lui et ignore ce qui l’entoure. Il avance sur le fil, animé par une fierté sans nom malgré la douleur qui l’accable. Et c’est à celle qui tient le bout du fil qu’il s’adresse. Celle qui lui dessine le fruit de la tentation en bas, c’est elle qu’il défit en avançant.

- Blessez moi si vous le voulez, je n'en ai que faire... Mais je sais que vous pouvez être autre. Une autre Aurore. Et je l'attend, je la cherche, je l'aime elle, je m'en rend compte, et non pas vous! Non, je n'aime pas votre masque, même si son visage est magnifique, même s'il est tentateur. Ce que je veut, c'est votre cœur. Il existe, et je le trouverais, dussé-je mourir de vos mains...

Arrêtes ! Tais toi ! Ça n’a aucun sens ! Elle ne veut pas l’entendre, mais lui il continue son avancée, il ne vacille plus, petit à petit il s’échappe de l’emprise du vide, et le méprise fièrement…même si son parcoure est difficile, il continue, les mots sont une force qui guide son pas assuré. Ses pas qui le guident peu à peu de l’autre coté du chapiteau.

- Laissez moi voir votre... véri... table âme... Et vous aurez... en échan... ge... Tout mon être... Je vous en suppl... Je... Vous aim...

Il s’écroule au moment où il pose le pied sur la plateforme, mais il le fait en se tournant vers celle qui de l’autre coté tient toujours le fil, il la défit dans ses derniers mots. Il la met au défit de traverser le fil également, il l’invite à la rejoindre de l’autre coté si rassurant…si beau…remplis de ce bonheur illusoire, de masque et de faux reflets…
NON !
Aurore reçoit le corps de Dray contre le sien, mais elle ne réagit pas. Ces derniers mots sont encore en suspension dans son esprit, et ils tournent, se mélangent et se tordent. Ils résonnent de manière désordonné et l’empêchent de réagir. Qui est-elle ? Joue-t-elle franc-jeu avec elle-même ? De qu’elle couleur est la rose de son être ? Elle ne connait pas la réponse de toutes ses questions ! C’est facile de raisonner ainsi ! Pourquoi se tourmenter ! Oui elle porte un masque, pour la bonne et simple raison que l’être qui se cache derrière, n’est pas équilibré, n’est pas…
Du sang…des larmes…sur ses mains. Elle en a déjà eu beaucoup, mais c’est bien la première fois qu’elle les sent. Qu’elle sent ce liquide couler le long de ses doigts, pour finir brisés sur le sol. Pourquoi fait-elle tout ça ? Elle ne répondra jamais, ça ne sert à rien de se poser cette question. C’est pourquoi elle ne cherche pas à savoir pourquoi elle prend l’homme avec elle. Pourquoi elle ferme la porte de sa roulotte et le pose sur son lit. Elle ne se le demande pas, car elle n’est pas la réponse, ou bien peut être que si…mais c’est une réponse qui ne lui plait pas…
Il est là, allongé, inerte, endormis, un objet de tracas qui se balaye aussi facilement que la poussière sur cette coiffeuse en acajous. Encore faut il vouloir le balayer et en avoir le courage. Tout le monde n’a pas forcément le courage de balayer la poussière…
Aurore dessine des courbes dans la poussière de la coiffeuse devant laquelle elle est assise. Elle dessine à la lueur de la chandelle posée là. Sa vie est une courbe irrégulière déséquilibrée. La jeune femme relève la tête, devant le miroir traversé par une grande fissure. Il y a son reflet, traversé par une grande blessure noire. Son véritable visage se trouve derrière l’autre coté de la vitre ? Un véritable visage, qu’est-ce ? C’est le même que tous les autres être humains, un visage de vice et d’horreur, de simple folie…vraiment ?
On nait tous sur une terre pure, avec une âme pure. Une terre saine sur laquelle on bâtit peu à peu un édifice, qui sera notre vie. Et quand celle-ci s’achève, quand le bâtiment est terminé, on peut voir l’âme s’échapper par la cheminée, contempler ce qu’à été sa vie, son œuvre.
Si c’est ainsi que sa marche, et bien pour Aurore, les fondations étaient déjà bancales. Peut on récupérer un édifice basé sur de mauvaises fondation. Même si le sol est solide, les premières pierres que l’on posent dessus ne pourront pas être changée en cours de construction et sont donc fondamentale. Il est important de bien les placer. Mais Aurore, continue de construire sa vie, pierre après pierre, et la tour tangue, vacille et se torde mais elle tient toujours debout. De manière bien périlleuse mais elle tient toujours debout ! C’est-ce qui compte non ?
Pour que l’édifice ne vacille plus il faudrait faire quoi hein ?! Retirer toutes les mauvaises pierre ? Tout démolir et recommencer ? TOUT BRISER ???????

SGLIIIIIING….

Le sang s’écoule de sa main, les morceaux de verre volent en éclats. Aurore retirer sa main de la surface brisée du miroir. Et a nouveau se regarde. Son reflet éparpillé, légèrement rougis…elle sourit…
Elle ne peut pas retirer son masque, c’est un masque qui se fissure, et quand il cassera pour de bon que restera-t-il ? Qu’est-ce que l’on trouvera parmi les décombres de ce bâtiments tordus ?
Elle se lève pour s’assoir sur son lit, où repose toujours l’homme, bien en sécurité sur sa plateforme, de l’autre coté du fil.
Si on enlève les mauvaises pierres que Aurore a édifiée depuis le début de sa vie…on enlève tout, jusqu’aux fondations, pour retrouver la terre d’origine. Complètement souillée, complètement fissurée…
Elle s’allonge près de lui.
Et si on décide de creuser cette terre, pour y trouver l’être qui se cache derrière ce masque, on trouve…
Elle se blottit contre lui, comme une fillette…
On y trouve une fillette, la petite fille qui regardait passer les trains de Montmartre, qui rêvait de savoir où ils allaient. Une petite fille innocente, comme tous les enfants avant qu’ils ne développe la cruauté humaine, le vice qui leur dit de bruler une fourmilière pour s’amuser. Si l’on veut vraiment voir ce qui se cache sous se masque, il faut tout ratisser et recommencer depuis le début. C’est ainsi pour Aurore. Mais c’est une chose impossible, on ne peut pas retrouver la terre pure d’autrefois, il faut faire avec ce qui s’est construit, point final…
Le funambule se retourne, et invite la fillette à le rejoindre de l’autre coté du fil. Mais c’est impossible, elle ne le peut pas, il est trop tard pour revenir en arrière.
C’est trop tard, songe-t-elle avant de fermer les yeux et de s’endormir contre lui. Quand elle se réveillera, il faudra bien continuer à bâtir cette tour, aussi mauvaises que sont les fondations. Même si elle vacille, elle tient toujours debout. Mais si toi Aurore tu monte sur ce fil, toute déséquilibrée que tu es, tu chuteras dès les premiers pas.


[Voilà, bon c'est un post assez spécial je ne sais pas si tu vas tout comprendre, mais comme c'est la première fois que Aurore est déboussolée à ce point, je me suis plus concentrée sur elle. En tout cas Dray est le premier homme à lui faire autant d'effet c'est pas rien croit moi x) ]
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Sam 3 Déc 2011 - 22:57
Rien qu'un brouillard noir, tout autour. Mais qui tourne, tourne. Qui monte. Ou qui tombe, comment savoir? Tout est noir, obscur. Et la brume impalpable tout autour. Et puis soudain, des roses, qui fleurissent, pétales de sang dans la nuit. Alors, tout s'arrête de tourner, tout s'arrête de bouger. On peut entendre des bourdonnements, maintenant. Un bruit agaçant, qu'on à au coin de l'oreille, qu'on voudrait chasser d'un revers de la main. Qui nous parle, d'une voix de femme. Puis d'une voix d'homme. Et encore la femme. Peut être qu'ils parlent entre eux?
Les roses continuent de s'ouvrir. Et la bas, dans le brouillard, quelqu'un arrive. C'est elle qui parle, non? On dirait une pétale de rose, qui s'est détachée et qui vole dans le vent... Mais il n'y à pas de vent. Elle approche quand même. Oui, c'est bien une femme... Elle à les cheveux longs, et ses lèvres magnifiques, qui bougent, qui chuchotent... On peut voir qu'elle est belle maintenant. Toute habillée de rouge, habillée d'amour et de passion... Seule une mèche cache encore ses yeux. Doivent-ils être beaux eux aussi! Elle est toute proche, Elle s'avance encore, tend ses bras, parle, tendrement, sans qu'on comprenne. Et l'homme répond, encore. La femme sourit. Entrouvre les lèvres. Se colle, enlace. Amène ses lèvres.
Et ses yeux se voient enfin. Deux trous noir dans son joli visage, des crevasses immondes de vides, sans expression. Un visage de mort. Il faut fuir. Mais l'homme se contente de sourire, et s'approche aussi. Car au fond, cet homme à le même regard. Tout tourne à nouveau.

Dray sentit sur son visage la chaleur du soleil, et dans le même instant, un mal sourd au fond de son crane. Avait-il bu, hier?... Il ne buvait pourtant jamais... Il entrouvrit ses yeux, ébloui par la lumière. Quelle heure était-il?... Tâtonnant pour trouver son réveil, Dray ne tomba que sur... quelqu'un. Ce qui suffit à faire vibrer son cœur. Qu'avait-il fait, hier soir? Cela semblait remonter à si longtemps. Dray jugea du regard sa compagne de la veille (Car ce ne pouvait être qu'une femme. Le contraire, même si on ne pouvait l'ignorer, mieux valait de ne pas l'envisager). Son visage était encore flou, mais elle semblait bien jolie. Une couleur de cheveux étrange, cela dis. Ou avait-il trainé, hier? S'habituant à la lumière, il la distinguait mieux. Plus que jolie, elle était magnifique... Dray avança sa main, chassa une mèche qui barrait les yeux clos de la belle.
Alors tout lui revint. Un baiser, une chanson, un cœur de sang, un coup à la tête... Un visage aux yeux vides. Tout se remettait en place. Instinctivement, Dray se repoussa, et le vide s'ouvrit à lui. Pas pour longtemps; le sol de la roulotte eu tôt fait de venir à lui. Il se releva en vitesse, s'écarta encore d'un pas. Aurore... Aurore dormait toujours. Elle semblait si paisible, ainsi... Dray se rapprocha d'elle, approcha son visage près du sien. Sa bouche n'affichait plus ce sourire malicieux, ni même la rage, ni la tentation. Il n'affichait qu'un calme, si étonnant, si beau sur ce visage! Dray tomba encore; non, son âme tombait, son cœur. C'est elle qu'il aimait. Cette Aurore paisible. Il restait bien malheureux que ce ne soit qu'endormie qu'elle abandonne ses sombres tours... mais elle était pourtant la, bel et bien. Une femme sans cœur ne pouvait pas dormir si joliment. Dray repris espoir, après les évènements de la veille. Des évènement bien particuliers, quand on y repensait. Il se tenait ici, il y à quelques heures seulement.
À côté de cette coiffeuse, dont le miroir était désormais brisé, taché de sang. Un léger frisson parcouru Dray. Il était heureux de n'avoir accusé le même coup que ce miroir... Il témoignait cependant de la rage qui avait du inonder Aurore. C'était à prévoir, quand on savait avec quelle facilité Elle avait envoyé la lanterne... Dray s'en souvenait: Il ne pensait pas revoir le matin, hier soir. Et pourtant... Pourtant il s'était réveillé, dans le lit d'Aurore.
Comment ne s'en était-il pas rendu compte avant? Il s'était réveillé dans le lit d'Aurore! Il était sur de ne s'être pas rendu de lui même jusque la... Aurore L'avait donc amené jusque la, jusqu'à sa propre couche. Et elle s'était mis à côté. Cela témoignait d'autre chose, pour hier, autre chose que la colère. Aurore avait eu... Quoi exactement? De la pitié? De la culpabilité? De la... gentillesse? De l'a... De l'am...
Non, c'était un peu trop que d'aller jusque la... Quoi qu'il en était, c'était un fait. Aurore avait fait preuve d'une certaine forme de compassion. Preuve qu'elle avait un cœur! Et se coucher comme ça, à côté de lui... Elle devait se sentir, seule, fragile... Oui, elle avait un cœur; la fatigue seule ne pouvait expliquer tout cela. Dray sourit, seul, en contemplant Aurore endormie. Il n'avait pu le voir, mais il avait la preuve qu'Aurore n'était pas celle que se vouait à être...

Son regard s'égara à la fenêtre. Il faisait beau ce matin... le ciel était entièrement bleu; seul le soleil, puissant, trouait ce spectacle d'infini. Le regard se promenant encore, Dray s'intéressa au contenu de la roulotte. La coiffeuse esquintée était toujours la, portant bouteilles de parfum et maquillages. D'autres meubles de la même sorte tenaient de la même utilité, tant bien que mal empilés les uns à côté des autres dans l'étroitesse de la roulote.
La poussière était un peu partout, ici. Sur les meubles, sur les parfums et les boites, se baladant même dans les rayons de soleil. Cet intérieur semblait ne pas avoir servi depuis plusieurs années. Et pourtant les maquillages trainaient encore sans être vraiment rangés, et des bouteilles de parfum, aucune n'était pleine. La seule chose ici qui ne semblait pas négligée étaient les costumes. La plupart se tenaient ensemble dans ce qui semblait servir de penderie. D'autres au contraire étaient sortis, accrochés par la, ou affiché sur des mannequins de bois. Dray trouvait un certain plaisir à contempler les tenues de... d'Aurore. Il y en avait de toutes sortes et de toutes les couleurs. L'un était si mince et court, si ouvert que Dray en rougit; une tenue audacieuse... L'une encore semblait en travaux, car trainait fils et aiguilles à ses côtés. Aurore était-elle couturière? Se pouvait-il qu'elle ait fait elle même ses costumes? Bonne question. Si c'était oui, cela ferait plaisir à Dray...
Tout n'était pas beau pour autant: par ci par la trainaient des instruments étranges. Ces ciseaux n'avait-ils servis à découper que du tissu? Et à quoi cela pouvait donc servir? Cherchant d'autres objet du même genre, Dray s'aperçut d'un détail: des photos jaunies trainaient par ci par la... Ce qu'elles représentaient, nul n'aurait pu le dire. Mais leur présence devait bien avoir un sens pour Aurore.

Dray se rendit soudain compte qu'il fouillait dans l'intimité, la maison même d'Aurore. Et cela depuis un bon moment... Soudain gêné, il s'arracha à ses contemplations. Il se sentait soudainement mal d'être ici. Aurore dormais toujours, et lui... Qu'allait-il faire, au fait, maintenant? Attendre qu'elle se réveille? Et pour quoi?... Sortir? Mais aller ou? La laisser seule, ainsi? Non, Dray n'était pas du genre à s'enfuir au matin. Il l'avait d'ailleurs assez subis de femme qui vinrent chez lui, et disparurent ensuite... Alors, que faire? Son regard reparti malgré lui dans la roulotte, retombant encre sur les morceaux de miroir brisé. 7 ans de malheur, se dit-il en lui même... Il se rendit compte qu'Aurore avait frappé le miroir à main nue, preuve faite du sang... Il se rapprocha d'elle, son cœur se pinçant encore à la voir si pure... Effectivement, sa main était assez amochée. Du sang avait coulé pendant la nuit sur les draps. Dray se souvint d'ailleurs du propre sang qui avait coulé de son front. Il le tâtonna du bout des doigts, grimaça en touchant la balafre mal cicatrisée... Ce ne serait pas un mal de s'occuper de tout ça... voilà ce qu'il pouvait faire...

Sortant de la roulotte, il trouva la source d'eau qu'il cherchait, un puis non loin de la. Ne voulant pas fouiller d'avantage dans la roulotte d'Aurore, il attendrait qu'elle se réveille pour trouver de quoi soigner tout ça efficacement. En attendant, de l'eau suffirait. Il s'approcha dudit puits, d'où un homme minuscule et à la peau d'une pâleur extrême se dépêcha de partir. Un homme étrange... Cela dis, c'était un cirque, ici, il y avait de tout les types de gens. Bien rares, en ce matin, à vrai dire. Une bonne femme étrange qui avait semblé venir au puis fit soudain demi tour. Dray se sentait observé ici... Après tout, c'était un cirque, mais le cirque d'Aurore Boréale... Les gens pouvaient bien être plus qu'étranges...
Mais ils se tenaient éloignés, au final. Autant en profiter. Dray enleva sa veste, couverte de terre, puis sa chemise, dévoilant son torse pâle à l'air du matin. Il faisait déjà bon, au soleil. Il s'amena un seau du puis, dont il s'aspergea le visage et le corps, tremblant sous la froide et soudaine morsure de l'eau. Il nettoya son visage ensanglanté; la blessure de son front devait être moins grave que ce qu'il s'était imaginé. Bien que douloureuse, elle ne saigna pas quand Dray s'essuya le front. Il préférait cependant ne pas y toucher plus que ça pour l'instant. Il remis sa chemise, dont le blanc joua d'une légère transparence par endroit avec l'humidité de sa peau. Il ramena un seau d'eau à la roulotte, sa veste sous le bras. Mais au moment d'entrer, il surpris du bruit, à l'intérieur...

Aurore... Elle s'était réveillée. Et maintenant, que faire? Question qui fit rester quelques seconde Dray dans l'herbe, devant la porte. Qu'avait-elle pensé de ne pas le trouver au réveil?... Malgré tout, il le sentait, il se devait d'entrer, de la retrouver. Il l'avait inconsciemment abandonné, et il s'en voulait. Frappant deux coups sur la porte, il entra sans attendre, avec une certaine effronterie, qui lui rappela sa première entrée dans la roulotte. Il ne s'en méfiait pas autant à ce moment la. Mais il était aussi amoureux qu'à ce moment la, en voyant Aurore. Elle était tournée vers lui, comme surprise dans une mauvaise besogne. Ils restèrent un moment à se regarder sans mot dire. Alors Dray, qui n'avait au final pas quitté le palier, posa son seau à terre sans quitter Aurore, la belle Aurore du regard. Et puis, simplement, d'une voix rauque de n'avoir pas encore parlé, et la désignant du doigt:

« Ta main. Il faut s'en occuper »



[Voila voila u.u Encore pardon pour le temps que j'aurais mis à répondre. En plus, ce post n'apporte pas grand chose...]

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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Ven 23 Déc 2011 - 22:06
Un petit monde tout triste, qui empreinte le temps d’un soir, le chemin de la piste aux étoiles. Petit monde qui rit, petit monde qui s’émerveille, et puis repart dans le noir de la nuit, qui endort les rires et fait disparaitre les sourires. Un funambule demeure, sur un fil sans filet, avance et défit la demoiselle tapit dans l’ombre. Qui va chuter ? Qui va se laisser tomber ? Qui cèdera avant l’autre ? Tout se brouille, tout est flou. A la lueur d’une lanterne elle distingue un sourire qui vole en éclat, des lèvres qui lui disent…quoi déjà ? Elle n’entend pas, elle entend le sifflement des trains au pied de la butte de Montmartre. « Où vont les trains demande-t-elle ? » il efface son cœur de sang et lui répond en souriant: « Jusque dans mon cœur. ».
C’est l’aurore.
Elle ouvre les yeux et les referme aussitôt. Un bruit de pas étouffé s’éloigne mais elle ne cherche pas à les retenir. Un rayon de soleil filtre au travers des rideaux et se pose sur ses paupières, lui interdisant ainsi de les ouvrir. Aurore bascule alors sa tête sur le coté et une nouvelle fois chasse le noir de son champ de vision. Sa roulotte. Tout pourrait y être normal, mais pourtant à la vue du miroir brisé tout revient en bloc, elle n’a rien oublié. Que se passe-t-il sous cette chevelure rose à cet instant ? Des pensées se bousculent en masse, elle n’arrive pas à y faire le trie, et ne cherche pas à le faire. La demoiselle est secouée d’émotions différentes en même temps, c’est un véritable vacarme, elle aurait préférée ne pas se réveiller. C’est trop dur, tout se bouscule et se chamboule. Et les sons ! Tous ces sons ! La trompette d’un cirque, les rires d’un clown, les moqueries d’un enfant, un miroir qui se brise, une femme qui hurle, une lamentation dans la nuit, une chanson enjouée, des mots doux murmurés, une porte qui s’ouvre…Ce dernier son semble bien plus réel, alors Aurore tourne la tête et tout s’évapore pour laisser place au silence. Sa tête se vide d’un seul coup, tout s’en va, pour laisser place au néant de la contemplation. Oui elle regarde, celui qui est la cause de tout ce bruit, mais qui par sa simple entrée les a tous aspirés. Ces cheveux sont humides et lui tombent sur le visage, comme sa chemise tombe sur son torse, d’une bien belle manière. Les rayons du soleil jouent à des jeux de transparences sur le tissus, c’est une belle image que voilà, et si la tête de Aurore ce vide à cet instant, n’est-ce pas pour graver cette image dans son esprit ? Elle ne sait pas, elle ne sait plus, la facilité c’est de ne pas se poser de question sans réponse, alors elle choisit la facilité.

- Ta main. Il faut s'en occuper

Ces mots la tirent des méandres de ses pensés, et automatiquement elle regarde ses mains. L’une est belle, blanche, manucurée, l’autre est pourpre, traversé par une profonde crevasse dans laquelle elle aimerait plonger. Des fleuves sanguins s’en sont échappés pour dessiner des filons écarlates le longs du bras, le long des draps. Cette vision lui arrache un sourire amère, et les yeux perdues dans tout ce rouge magnifique, elle se redresse complètement pour s’assoir au bord du lit et lui tend son bras. Ses mouvements sont automatiques, comme un pantin tirés par des fils invisibles. Mais cette vision ne semble pas le contrarier, il s’avance s’assoit et commence à nettoyer sa main. Aurore ne le regarde pas, cet homme sans nom, elle se laisse faire, et attend. La dernière fois qu’elle a attendu comme ça, c’était dans l’espoir de revoir un jour le train qui a emporté toute son enfance. Les souvenirs d’une époque envolée avec les wagons, n’y revenons pas, c’est enterré trop profond. Elle le regarde, voit qu’il a finit de nettoyer la plaie. Alors du bout de son pied nu, elle pousse une mallette en bois au pied de son lit qui renferme un nécessaire de pharmacie. C’est du matériel de pointe, il y a tout ce qu’une trousse de secoure peut contenir. Pourtant ce matériel n’est pas souvent utilisé pour soigner, mais plutôt pour souffrir. Trancher des chairs à vif, déchirer, tout casser et recoudre. Envolée la beauté, la perfection, les faux semblants, les faux sourires. Faible, misérable l’être humain est faible et misérable ! Sa véritable apparence doit lui être rendue, à toi aussi ! Mal ! Je te ferais mal !
La douleur tire Aurore de la crevasse sombre de ses réflexions. Sa main mise en contact avec du désinfectant la brule, mais rien ne se révèle sur son visage. Cette douleur apaise sa douleur intérieur et la rappel au temps présent. C’est trop bête de se faire souffrir ainsi, qu’elle ironie…

- Fuh fuh…

Elle regarde le soleil par la fenêtre, et sa voix lointaine entonne ces mots:

- Un agneau se désaltérait dans le courant d’une onde pure, quand un loup apparut blessé on ne sait comment. Alors le pauvre animal pensa toute ses plaies jusqu’à ce qu’il fut guérit.

Aurore ferma les yeux un instant, le temps de laisser paraitre un mince sourire sur son visage puis se tourna vers l’inconnu:

- Qu’elle est la suite de cette histoire ? Le loup l’emporte et puis le mange sans autre forme de procès ?

Oh oui c’est une fin déjà écrite, tant attendues mais pourtant si douce, et pleine de charme. Tentatrice est cette fin, et rendrait Aurore très heureuse. C’est-ce genre d’histoire qui lui plait. Que disparaisse cet agneau audacieux ! Mal ! Mal je lui ferais mal !
Elle approche sa main intacte de sa joue, comme lui l’avait fait auparavant, animée également par un sentiment de violence. Comme lui elle sent son souffle sur sa peau. Un souffle qu’elle voudrait plus faible, sifflant d’agonie, puis totalement absent. DISPARAIT ! A la place elle approche sa main plus haut jusqu’à son front, encore luisant de gouttelettes d’eau. Et là, avec délicatesse, elle soulève les mèches brunes encore humide, pour regarder le trait écarlate qui barre le haut de sa tête. Une plaie qui a commencé à cicatriser, mais un plaie bien présente sur cette peau si belle, mais quelque peu altérée. La vue de cette blessure apaise Aurore, lui fait un bien fou, et calme ses ardeurs meurtrières. Sa main glisse du front de l’homme pour se poser sur son épaule. Elle est toute proche de lui, ses yeux dans les siens, elle murmure tout bas:

- Alors dis moi, toi qui semble en savoir plus que tout le monde, dis moi qu’elle fin tu vas donner à cette histoire.

Mais quoi que dise l’agneau, dans la fable écrite par un poète dont elle a oublié le nom, le loup dévore l’innocente bête. Non ?


[j'ai fais un post très court mais je ne pouvais pas en dire plus ^^' j'espère que ça t'ira quand même]
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Ven 13 Jan 2012 - 23:30
Il est la, agenouillé devant Aurore, sa main entre les siennes. Certes pour nettoyer le sang, la plaie qu'elle s'est elle même causée dans sa folie. Et pourtant, Dray se surprend à imaginer une autre scène. Ils seraient la, dans cette même position. Ils souriraient, le regard plein de joie, et Dray, lentement dans ce moment unique, la demanderait en mariage. Dans un souffle, Aurore répondrait. “Oui”.
Revenant à l'instant présent, Dray se rendit compte qu'il contemplait la demoiselle depuis un bon moment, le regard fixe et la bouche entrouverte. Il baissa promptement sa tête pour se reconcentrer sur sa besogne, mais elle avait le regard ailleurs, et ne semblait s'être aperçue de rien. Ce n'est que lorsqu'il eut finit son travail qu'elle consentit à lui accorder son attention. Elle poussa nonchalamment une boite: une trousse à pharmacie. Dray pris ce qu'il fallait, bandages et désinfectant.

-ça risque de piquer...

L'avait-elle entendu? Elle ne répondait pas, mais Dray n'osait plus la regarder en face. Voila qu'il était géné, à présent. Aprés tout ce qui s'était passé la veille... Pourtant l'image fugace d'Aurore, en robe blanche de mariée, persistait à rester dans son esprit... Ses gestes devinrent bancals, et il se sentit commencer à rougir. Il ressentait plus que jamais la douceur de la main d'Aurore, et se prit à être géné même de la tenir. Au contact du désinfectant, sa main eu un léger spasme. Encore une raison de rajouter du rouge sur ses joues; même si c'était inévitable, même si c'était léger, il l'avait fait souffrir. Mais après tout, c'était Aurore, l'imprévisible Aurore. La belle Aurore, qui rit.

-Fuh fuh…

Se moquait elle de son comportement? Il la regarda, mais elle même regardait la fenêtre. Tant mieux, quelque part; il ne se sentait pas de croiser son regard à cet instant.

-Un agneau se désaltérait dans le courant d’une onde pure, quand un loup apparut blessé on ne sait comment. Alors le pauvre animal pensa toute ses plaies jusqu’à ce qu’il fut guérit. Quelle est la suite de cette histoire ? Le loup l’emporte et puis le mange sans autre forme de procès ?

Une petite histoire, encore. Il sentait évidemment ce que sous entendait cette fable. Et pourtant, il se pris à trouver ça plaisant. Cette façon de faire, ces métaphores en histoires. Dray sourit même. Elle le prévenait ou le menaçait, disant qu'elle pouvait à tous instant le manger. Le tuer donc. Mais de cela, il n'avait plus vraiment peur. En cet instant, il n'avait cure de mourir. C'était un bel instant, eux deux réunis, lui, tenant sa main. Dans une roulotte qui sentait bon le vieux bois, dans la chaleur du soleil, par la fenêtre, dehors. Les poussières qui y volaient, paresseuses. Et Aurore qui le traitait d'agneau, tout en se faisant loup. Et loup elle était dans son regard. Et agneau devait être Dray dans son regard aussi, d'ailleurs... mais que peut l'agneau contre la louve rose dont il est amoureux, si ce n'est lui donner sa chair?
Elle amène sa main jusqu'à son front, repousse une mèche. Tout proche de la balafre de Dray, la contemple. Qu'y cherche-t-elle donc? Et puis sa main glisse, vient jusqu'à l'épaule. Elle s'approche, tout prés. On peut encore sentir le parfum qu'elle partait la veille... Et le regarde dans les yeux, enfin. Ces yeux si beaux, ces yeux qui cachent tant de sentiments.

- Alors dis moi, toi qui semble en savoir plus que tout le monde, dis moi quelle fin tu vas donner à cette histoire.

Dray sourit pleinement à cette dernière phrase. Comment cette histoire finira-t-elle? L'image D'aurore dans sa tenue de mariée revint à l'esprit de Dray. Un loup en robe blanche? Étrange à concevoir, et pourtant, si le loup est prêt à la porter... Non, c'est un peu exagéré. Mais alors, quoi?
Dray en avait eu, des aventures amoureuses... Et parfois, des projets. Imaginer, un mariage, imaginer, des enfants. Une maison, avec un jardin, et une vie heureuse, main dans la main de sa compagne. Des projets brisés, partis en fumée en même temps que les femmes...
Mais la, c'était bien différent. Que pouvait espérer un tel couple qu'Aurore et lui? Et voilà qu'il se précipitait encore... Dray devait bien s'y faire, aimer une femme ne suffisait pas à la faire aimer... Et puis, quel avenir même à un amour entre deux, même partagés? Dray le savait, au fond de lui: même s'il avait dis, la veille, qu'il n'aimait pas ce côté sombre d'Aurore. Qu'il cherchait uniquement l'Aurore cachée tout au fond, l'Aurore qui avait un cœur. Il savait qu'il suffirait de bien peu pour qu'il lui cède malgré tout. Il sentait malgré sa résolution, son propre côté sombre qui était sorti, et qui restait encore, tapi au fond de lui, susurrant des mots à peine perceptibles, mais qu'il comprenait sans mal. Finirait-il comme elle, formant tout deux un couple sombre et dérangé, lui cédant à ses folies pour ses baisers. Finirait-elle par briser sa carapace obscure, pour venir s'abandonner dans la chaleur des bras de Dray?... Ou tourneraient-ils encore, à se défier l'un l'autre d'amour et de folie? L'un gagnera-t-il? Qui donc alors? Et lui, que ferais-t-il? Après tout, il était ici par hasard, et n'avais aucun endroit à lui dans ce monde. Jusqu'à quand pourrait-il rester aux côtés d'Aurore?
Beaucoup de questions, d'un coup, Dray n'y étais pas habitué. Il se contentait de vivre tranquillement, ne troublant sa routine que pour ses amours. Aujourd'hui, il était perdu. Avait-il donc fallu changer de monde pour voir ce qu'était vraiment la vie? L'amour même avait changé...
Et voilà, malgré tout les mots d'Aurores, toutes ses tentations, tout ses malices et coups; il s'était perdu lui même. Il défaillait dans ses volontés et certitudes, il doutait. à quoi pouvait-il encore se raccrocher à présent? Tout était à redécouvrir, tout était à refaire. Et rien de ce qu'avais Dray avant ne l'avait suivi. Il avait atterri ici complètement nu, sans rien sur le dos, et sans plus rien à se mettre. Sauf peut-être...
Oui, il y avait bien quelque chose qu'il avait trouvé ici. Pas seulement un nouvel amour, comme il l'avait cru. Pas non plus une femme plus belle qu'il ne l'eut cru possible. Il avait trouvé Aurore, et il lui avait fait une promesse, Celle de trouver son cœur. À ça, il pouvait se raccrocher. Dans cette quête, il pourrait retrouver ce qu'il avait perdu.
Alors, encore une fois, Aurore revenait au centre de son monde. Quelle femme, tout de même... Elle était devenue son pire ennemi, son plus grand amour, son seul soutient dans ce monde et la seul personne à l'y haïr. Était-ce donc le destin qui l'avait amené ici? Il avait envie d'y croire: Ils ne s'étaient pas rencontrés par hasard. Ils avaient un destin, tout deux ensemble. Et au bout de cette histoire, ils finiraient par trouver l'harmonie autour de laquelle ils tournaient tant.
Le regard d'Aurore n'avait pas changé. Sa question planait toujours dans l'air. Alors, quelle fin, l'agneau? Dray sourit en répondant,

-Je plains l'agneau... Manifestement, il semble condamné.

Un sourire un peu plus grand encore. Il blaguait peu souvent de cette façon avec les femmes... Mais il se sentait détendu, commençant à voir les choses différemment, en prenant conscience des réalités de sa nouvelle vie.

-Si le loup à un cœur, nul doute qu'il épargnerait l'agneau qu'il à soigné. Mais les loups n'ont pas de cœur, n'est ce pas?

Nouveau sourire. L'espièglerie, l'effronterie dans ses propos, Dray n'en arrêtait pas moins.

-Pourtant, l'agneau aurait déjà du se faire manger depuis longtemps. Alors, peut être ce loup n'en est-il pas vraiment un? Peut être s'était-il déguisé car il avait peur d'être un agneau. Et voilà qu'il pense avoir des crocs, qu'il pense qu'il peut manger les autres agneaux. Mais rien ne changera sa véritable nature pour autant.
Et même si l'agneau se fait manger... Après tout, il aurais soigné le loup tout en sachant ce qui pouvait l'attendre. Aussi il n'aurait aucun regret.


Un long discours, pour quoi au final? Dray avait beau tenter de jouer au même jeu qu'Aurore, il manquait de finesse... Il doutait de pouvoir révéler le vrai cœur d'Aurore avec de si pauvres fables...

-La fin, personne ne la connais. Mais je ferais tout pour qu'elle soit heureuse.

Et puis, que se passa-t-il? Dray regardait Aurore dans les yeux depuis trop longtemps. Il avait beau se redécouvrir, parler en souriant. Il avait beaucoup parlé, depuis hier. Elle savait qu'il l'aimait. Elle savait tout sur lui, puisqu'il disait tout. La seule chose qu'elle ne connaissait pas, à vrai dire, c'était jusqu'où il pouvait aller. Car lui même ne se doutait pas qu'il puisse aller si loin. était-ce la faute à cette effronterie? Le mal de parler sans agir? La faim d'un cœur qui à trop saigné? L'espoir d'une conviction aveuglante? Peut être un mélange tout ça. Il risquait surement sa vie en faisant ça, mais il n'y pensait plus. S'il mourrait pour ça, ce serait aussi sans regret. Il devait bien être le plus fou des agneaux...

Car Dray qui avait rapproché son visage embrassait Aurore, les yeux fermés. Son cœur s'emballant, la passion inondant son âme. Ses lèvres amoureuses et tendres qui ne pouvaient quitter celles, douces, de sa partenaire. Tant pis pour les loups et les agneaux, tant pis pour la folie et le sang, tant pis pour tout. Car c'est l'amour qui domine le cœur des hommes...
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Ven 3 Fév 2012 - 22:26
Des fables, avec un loup et un agneau. Un spectacle, avec un funambule sur un fil et tout au bout de la plateforme, une femme avec des ciseaux qui attend le bon moment pour tout couper. Un jardinier dans un jardin, cherchant la plus belle fleur, sans savoir que sa piqure risque de lui être fatale. Tant de jeux, de comparaison, mais peut on aller à l’essentiel ? Cesser métaphores et devinettes, faire tomber les masques pour savoir vraiment quelle sera la fin de cette histoire ? Non…on ne peut pas, ce n’est pas drôle de terminer les récits sans avoir prit connaissance du contenue. Il faut savoir prendre le temps de lire chaque page, c’est pourquoi Aurore ne se pose pas de question sur les chapitres de sa vie à suivre. Cela ne sert à rien, il vaut mieux jouer, et c’est d’autant mieux si on a quelqu’un pour jouer avec nous. Il décide de se prendre au jeux l’étranger qui s’improvise infirmier. Cela lui va bien le masque du conteur, même si il n’est pas très assuré, cela plait à la directrice qui l’écoute attentivement.

-Je plains l'agneau... Manifestement, il semble condamné. Si le loup à un cœur, nul doute qu'il épargnerait l'agneau qu'il à soigné. Mais les loups n'ont pas de cœur, n'est ce pas?

Certes, tu mises sur les bonnes cartes. Le ton espiègle rend le récit que plus intéressant, mais pourra tu tenir ce coup de bluff jusqu’à la fin de ton tour ?

-Pourtant, l'agneau aurait déjà du se faire manger depuis longtemps. Alors, peut être ce loup n'en est-il pas vraiment un? Peut être s'était-il déguisé car il avait peur d'être un agneau. Et voilà qu'il pense avoir des crocs, qu'il pense qu'il peut manger les autres agneaux. Mais rien ne changera sa véritable nature pour autant.
Et même si l'agneau se fait manger... Après tout, il aurais soigné le loup tout en sachant ce qui pouvait l'attendre. Aussi il n'aurait aucun regret.

Un méchant rictus se dessine sur le sourire de Aurore qui s’élargit pourtant. Un voile d’ombre passe sur ses yeux, qui transperce ceux de l’audacieux au moment où elle murmure:

- Dans ce cas l’agneau est stupide.

Et même si sous la peau du loup se cache également un innocent petit agneau, à partir du moment où se croc ses sont refermés sur une proie, le sang qui le souille noircit jusqu’à sa nature. Il suffit d’un murmure, d’un évènement infime pour révéler une part cachée, sombre, dégoutante, qui dort en chaque être humain. Il y a cette face obscure même chez les agneaux tout beaux tout sages. Ça, la jeune femme en est persuadée, ce n’est pas maintenant qu’elle va changer ce raisonnement. Mais pourtant il continue:

- La fin, personne ne la connais. Mais je ferais tout pour qu'elle soit heureuse.

La fin est inconnue, oui…et il ne tient qu’à nous de l’écrire. Et avant que Aurore est put tourner la page sur ce qui venait d’être dit, l’homme colla ses lèvres contres les siennes. Un souffle chaud, une fièvre qui monte, un désir ardent, un mouvement passionné et intense. La liste peut encore s’allonger, mais est-ce bien utile de décrire un baiser ? Qu’il soit amer, acide ou sucré, volé, passionné ou fait par perversité, une certitude demeurait à cet instant figé: c’était agréable et enchanteur.
Ce genre de récit si pathétique était écrit depuis le début. Puis les évènements se sont enchaîné sans que personne ne puisse y voir claire. Et finalement, cet échange langoureux et inattendu et constitue un charme auquel Aurore n’est pas indifférente. Car oui cet un échange, un appel du cœur, auquel elle répond sans se poser de question. Son esprit s’oublie, lui dicte ses gestes, et se laisse envahir par une chaleur tiède. Elle sur le bord du lit tout comme lui, il s’est assit à ses coté, durant tout le temps qu’à duré cette conversation. Leurs souffles se sont rapprochés, jusqu’à se croiser, pour à présent se mélanger. Ses yeux sont fermés, mais des milliers d’images défilent dans sa tête, comme un manège qui ne cesserait de tourner encore et encore. La jeune femme se laisse aller dans ce mouvement de rotation, se rapprochant contre lui, les gouttelettes d’eau qui perlent le long de ses cheveux bruns, se brisent sur ses mains qui caresse son dos. De misérable gouttes d’eau, comme tant de larmes qu’elle n’a jamais put verser. Elle sent les rayons timides d’un début de matinée se poser sur leurs corps enlacés, comme une chaleur bienveillante dont elle n’a jamais profité. Une symphonie se joue, si agréable au niveau de chacun de ses sens.

Et quand ralentit le rythme de cet échange, que le temps recommence doucement à s’écouler alors qu’il s’était figé jusqu’à présent. A cet instant reste en suspend la dernière note de cette mélodie, et quand enfin elle se meurt, Aurore se décide à ouvrir les yeux. Ils auraient put tomber sur celui avec qui elle avait partager cet instant idyllique, mais son regard la porte directement à son reflet brisé, là-bas, sur le miroir de la coiffeuse. Son être complètement tordu, dont il ne reste que quelque pans de verre. Le reste git au sol en millier d’éclat. L’objet semble divisé en trois. Deux grand morceaux de verre, l’un à gauche, l’autre tout à droite, avec au centre une surface noire qui avait contenues auparavant les autres morceaux.
Voilà une belle métaphore de ton être Aurore…tiraillée entre deux pulsions, qui voudraient détruire d’un coté et chérir de l’autre. Deux sentiments partagés, et si la balance vient à pencher pour l’un, elle ne pourra plus jamais pencher pour l’autre. Le choix sera irréversible. Et à nouveau, un vacarme sans nom résonne sous la chevelure rose. Tant d’idées qui se partagent entre deux choix qu’elle voudrait ne pas faire. C’est insupportable…stop…stop…STOP !

Quand il lui caresse la joue, tout nuance de détresse disparait des iris bleues de Aurore. Elle le regarde. Elle ne s’aurait décrire ce qu’elle ressent, elle a bien assez de mal à mettre de l’ordre. Mais à nouveau son esprit s’efface de tout problème. Après tout, pourquoi se compliquer. Le choix est tellement simple, il suffit de ne pas en faire. La directrice se lève, et sans remord elle donne un coup de pied dans la coiffeuse, qui perd les deux derniers morceaux de verre qui lui restait. Ne reste alors plus qu’une grande plaque noire. Une immense image noire, vide, une page vierge de toutes choses, empreinte au néant. Son esprit saura s’adapter, voilà tout.
Lui, il n’a pas bouger, lui la regarde, ce lui, sans autre nom pour le désigner que ce terme. Lui, problème et solution à la fois. Il est épuisant, éreintant…reposant également. Elle se rassoit à ses cotés, sans lui délivrer un mot ou un regard pouvant expliquer son geste. Aurore, la folle directrice, se laisse aller - une nouvelle fois- dans les bras de l’inconnu, qui savent se montrer si réconfortants. Et d’une voix étrangement rauque, elle lui demande dans un sourire amer:

- Et toi alors, de quel nom la vie t’as-t-elle fait don ?

Ainsi il sera plus évident de parler de lui. Le fléau, qui dérange et apaise, le fou qui veut soigner la folie d’autrui sans songer à soigner la sienne. Donne donc ton nom, valeureux funambule, on pourra t’applaudir, même si tu viens de tomber du fil avec Aurore dans tes bras. Mais cette longue descente dans des abysses inconnues, aussi noir que la plaque sous le miroirs, a beau être agréable, quand arrivera la chute, il faudra bien mesurer l’empileur des dégâts. Peut être y aura-t-il un survivant à cette histoire, ou bien tous les deux succomberont, victime du vertige de leur folie.


[ Bon voilà la réponse, j'ai un peu agir Dray, j'espère que ça ne posera pas de problème ]
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Ven 24 Fév 2012 - 22:02
Quel bonheur que ce moment. Rien que la douce simplicité de deux lèvres rejointes, et pourtant... Dray la connait, cette transe majestueuse, mais elle semble toujours plus superbe qu'avant. Après tout, c'est l'accomplissement de son amour. La preuve physique de cette passion, qui se dévoile enfin comme étant partagée. Elle, juste la, donnant d'elle comme il donne de lui, deux cœur entrelacés que plus rien ne sépare. Quel bonheur que ce moment...
Elle se rapproche encore, comme désireuse de cet instant. La joie déjà si grande grandit encore. Tandis qu'elle enserre Dray de ses bras, lui caresse sa lourde chevelure rose, l'arrondi de son épaule, le creux de son cou jusqu'à son menton, et laisse glisser sa main le long de sa joue pour venir effleurer son oreille. Il ne pense plus à rien, tout entier qu'il est dans cet instant. Et puis les lèvres se séparent, d'un même instinct partagé, amenant un répit à cette passion trop grande pour durer. On aurait dit que l'éternité s'était écoulée; hélas, sitôt les deux corps éloignés, on avait encore faim de l'autre du même goût que ces baisers volés, précédant l'adieu d'un long voyage.
Il n'ouvre pas encore les yeux, encore plongé dans ce rêve éveillé. De sa bouche entrouverte il respire un nouvel air, sentant encore sur ses lèvres comme le fantôme du baiser. Jusqu'à ce que l'envie naturelle de contempler l'objet de son amour se fasse ressentir. Le temps de cette pensée et les yeux se sont déjà ouvert sur cette Elle, qui apparaît comme nouvelle, et chacun des détails de son visage avec elle. Encore décoiffée du réveil, quelque mèches entremêlées sur son front, couronne de ce visage s'achevant en un fin menton. Et ce nez, et ces lèvres, et les minces traits de ces sourcils, et ces yeux, purs, plongés dans le vague d'un fond de roulotte.

Seulement alors revient à Dray la situation. La réalité qui revient, une chanson, un collant, des mots et des pensées. Un baiser d'un autre temps, un éclair de douleur au front. Un réveil, un abandon, un sacrifice même, de sa vie à l'amour. Mais le bourreau n'a pas prit son dus. Non, elle à rendu l'amour avec autant de passion qu'elle en recevait. Sa bouche à perdu le sourire amer qu'elle se plaisait à afficher. Ses yeux sont purs de toute folie. La beauté simple d'une femme comme les autres, hormis la couleur de ses cheveux peut être. Hormis tout l'amour qu'elle inspire aussi. Et pourtant, elle semble perdue dans un autre monde, son esprit à dix lieues d'ici. C'est le bien moindre des maux qu'il pouvait lui arriver à vrai dire. Si, comme n'aurait pu l'imaginer Dray auparavant, mais ainsi qu'il s'en doutait maintenant, ce simple baiser avait fait apparaître le côté pur d'Aurore, celui qu'elle n'osait afficher... Alors elle pouvait bien en être bouleversée. Dray lui même avait vécu un mal de la sorte. Quelle ironie d'ailleurs... Aurore en aurait bien ris avant. Quand elle même l'avait embrassé, il avait senti en lui une folie, de la même nature peut être que celle d'Aurore. Et maintenant, alors que lui même l'embrassait, c'était lui qui « contaminait » la belle, cette fois ci d'amour. Elle en aurait bien ris, oui... Il y avait beaucoup à rire de deux êtres comme eux, se perdant chacun dans le labyrinthe de l'esprit de l'autre, gagnants avec leurs convictions autant qu'ils perdaient, jusqu'à finir brisés, errant dans une brume de folie et d'amour. Était-ce cela le fin mot de l'histoire? Cette histoire qui est la leur, n'est-elle-donc qu'un conte étrange à la morale perverse? Aurore se tordrait même de rire à cette idée... Elle ne laissait pourtant qu'un goût amer à Dray.

Il amene sa main pour caresser la joue d'Aurore, geste autant pour l'aider elle à revenir dans l'instant, que pour lui, brulant de la peau de cette jeune femme au regard si beau. Regard qu'elle détourne jusqu'à lui, et qui se modifie, presque imperceptiblement, sans qu'on puisse savoir ce qui à changé. Peut être est-il moins perdu, un peu moins vague. Peut être a-t-elle pris une décision, puisqu'elle se lève? Pour aller donner du pied dans la coiffeuse, libérant les derniers bouts de verre du vieux cadre de ce miroir brisé. Encore un geste étrange, inexplicable. Dray ne s'en étonne plus; et sitôt son forfait accompli, elle revient jusqu'à lui. Se laisse aller dans les bras du jeune homme, non malheureux d'ailleurs d'accueillir à nouveau Aurore à ses côtés. La seule inquiétude est vite dissipée: le regard de la jeune femme n'a pas changé. Un soulagement pour Dray, certes, mais était-ce véritablement une bonne chose? Si elle semblait aussi perdue, c'était bien de la faute de Dray. Il l'avait changée contre sa volonté. Non, pas changée... Il n'avait que fait ressortir une part de l'esprit d'Aurore qu'elle fuyait. Hélas, changer les mots ne changeait pas bien les faits. Seul le sourire, amer, qu'elle arborait avant, était revenu. Mais comme un fantôme des autres, vide de conviction. Un sourire plus douloureux aussi. Sa voix aussi avait changée lorsqu'elle parla:

- Et toi alors, de quel nom la vie t’as-t-elle fait don ?

Comme il est surprenant, dans la beauté ou l'étrangeté de certaines situations, de se faire ramener aux réalités bassement terrestre. Un nom, tout simplement. Et de réaliser qu'alors même qu'il son nom à Aurore, il le lui avait réclamé sans faire don du sien. Il était certes en ébullition à ce moment, mais il avait omis les plus basse politesses. Qu'il était étrange aussi de s'en repentir dans un tel moment.

- Je m'excuse... Je ne me suis même pas présenté...

Étrange encore... ramené à son lot de discours, il en avait gardé la formalité. Pourtant, après le moment qu'il venait de partager avec elle, moment qu'il avait lui même instauré... C'était stupide... Son devoir le plus élémentaire le perdait lui même.

- Mon nom est Dray. Dray Windlord. Il est un peu tard pour le dire... Enchanté de faire votre connaissance.

Même en y pensant, il recommençait... « Enchanté de faire votre connaissance ». C'était ridicule... Il n'osa pas même la regarder après ça. Juste planer le silence quelques instants. Il ne savait pas quoi ajouter à cela, malgré son éloquence habituelle. Tout ce qu'il pouvait dire, elle le saurait surement. La réconforter? Il ne savait même pas de quoi... Hors de question d'essayer de changer de sujet... Alors, quoi? Elle l'avait rejoint dans ses bras, ce devait qu'elle avait besoin de tendresse. Ou de soutient pour sa « nouvelle » elle? Peut être même n'était ce qu'une tromperie, qu'une mascarade de tout cela. À défaut de parler maintenant, il la sera un peu plus dans ses bras. Malgré toute ces questions, le moment était beau... Fermant les yeux, il déposa un baiser dans sa chevelure. Et les mots lui vinrent naturellement.

- J'ai peur, Aurore. Je m'en rend compte, depuis que je t'ai rencontré... j'ai peur de moi. J'ai peur de cet endroit. J'ai même eu peur de toi, mais cette peur la est finie. Toi, je t'aime... Et en disant cela, je te dis tout...
Je veux savoir qui je suis vraiment. Qui je peux être. Je pensais le savoir, mais... manifestement, ce n'était pas le cas. Je veux aussi rentrer. La d'où je viens. Je pensais pas qu'il n'y avait pas tant de différences, entre ici et la bas... Mais je doit bien le reconnaître, cet endroit m'est inconnu. Et surtout, il n'est pas le miens. J'appartiens à un autre monde. J'ai toujours pensé être trop différent des autres pour appartenir à leur monde, et pourtant... C'est de la bas que je viens, et c'est la bas que je veux retourner.
Tout cela, c'est avec toi que je veux le faire. Je veux me redécouvrir avec toi, et te découvrir aussi. Je veux rentrer jusqu'à mon monde, et que tu y vienne avec moi, si tu le veux bien... Je ne peut rien te promettre sur l'avenir, ni même sur la fin de cette histoire. Mais je te l'ai déjà dit: je ferais tout pour que tout cela soit heureux. Je vais avoir besoin de savoir beaucoup de chose... Je ne promet pas même d'être toujours à tes côtés. Mais je serai la à chaque fois que tu auras besoin de moi. J'en fait la promesse, sur mon cœur d'homme.


Les mots avaient coulés tout seuls, mais tous étaient pensés. Une déclaration, autant qu'un appel à l'aide, l'assurance d'être un soutient, comme d'être tout. Des volontés et avec, des adieux passagers. Et la promesse, toujours, du retour. Se levant, Dray releva sa compagne du même geste, et l'amena en face de lui. Puis souleva son visage, faisant glisser quelques mèches roses jusqu'aux oreilles. Il plongea son regard dans le sien, aussi pur qu'en avait rêvé Dray. Aurore était magnifique. Intrigante. Étrange et mystérieuse, charmante, belle et mignonne, changeante et incertaine. Anormale et quelque part, comme les autres. Originale. Superbe. Fine de corps et d'esprit, maline. Un cadeau du ciel ou de l'enfer, un peu des deux, surement. L'amour unique pour lui, cela, il l'espérait. Plus encore, il en avait, pour la première fois, la conviction de plus en plus ferme. Il ne dit rien en ce moment, regarda simplement Aurore avec tout ce qu'il pensait d'elle dans son regard, dans son esprit. Puis fermant les yeux, soupira au passage d'une douce mélancolie passagère. La dissipa, en serrant prêt de lui la douce qui l'accompagnait. Dans la force de ses bras il continua sa ferveur silencieuse, de même qu'il pressa sa joue contre la chevelure d'Aurore. Un moment passa ainsi sans qu'il n'osa la relâcher, de peur de la voir s'envoler aussi vite qu'elle s'était posée près de lui. Puis il se dégagea, accrocha un dernier regard sur elle et se tourna vers la fenêtre. Le soleil s'était vite levé. Ou bien le temps avait semblé plus court qu'en réalité... Il n'osa faire face à Aurore quand il parla, car ses propos faisaient mal à son propre cœur, tant ils semblaient traitrise. Il ne pouvait qu'espérer qu'elle le comprenne. Qu'elle soit comme il pensait qu'elle soit, dur pari devant une si changeante humeur...

- Je vais devoir partir. Je ne vais pas te demander de m'accompagner pour l'instant... Simplement... J'aimerais rester ici, encore un moment si cela est possible... Et une fois parti, j'aimerais pouvoir revenir...
Tout ce que je t'ai dit... Tout cela est égoïste, je le sais... Je veux te voler tant de choses... Et pourtant, je veux ton bonheur. Mon amour m'est bien traitre... Tout ce que je souhaite, au final, c'est de pouvoir tout te donner, tout mon être. Et que tu puisse l'accepter... C'est cela, la chose la plus égoïste... Mais je ne peux m'empêcher de t'en implorer.


Il n'a pas lâché le décors, dehors, du regard. Il n'a pas osé, surtout. Voilà qu'une harmonie semblait enfin possible, et lui, il rajoute des complications. Il était stupide, comme s'il ne cherchait que sa propre perte... Même l'amour ne pouvait tout justifier à lui seul. Or si Dray agissait toujours sans regrets, quelques soient les folies qu'il entreprenait, cette fois ci était différente. Il risquait la chose qui lui semblait la plus précieuse, l'amour, tout autant qu'il misait dessus. Il avait pris des décisions, pour, avec, sans, et même contre l'amour. Il s'était trouvé un véritable devoir. Pour lui même. Pour la première fois peut être, il n'agissait pas par ou pour l'amour. Ce qu'il savait, c'est qu'il ne pourrait néanmoins vivre sans. Et qu'au fond de tout ça, il souhaitait amener Aurore avec lui, réussir et accomplir son devoir, certes, mais avec elle. Car même si ses taches devaient occuper son corps et son esprit, son cœur resterait, lui, tout entier à l'amour.
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Ven 13 Juil 2012 - 15:05
Et de fils en aiguilles, de pirouettes en acrobaties, l’équilibriste a finit par atteindre son but. Pas vraiment, quand est-il de l’avenir ? Peut il rester perché ainsi, indécis au milieu du vide ? Aurore s’en fiche de ce qui vient après. Elle profite du spectacle, et si celui-ci s’éternise au point de devenir douloureux, elle pourra d’un simple coup de ciseau, couper court au numéro, et ainsi oublier comme tant d’autre choses, les souvenirs qui font mal.
Pour le moment elle est bien, étrangement sereine, ne songe pas, se contente d’accepter sans rien dire le nom qui lui est offert. Dray, juste une syllabe, c’est simple, pas besoin de diminutif. C’est mieux que l’étranger, l’inconnu du soir, c’est un nom qu’elle pourra ricaner dans les ténèbres du sadisme, ou murmurer tout bas comme une caresse dans l’ombre reposante de l’amour. L’amour…ce sentiment étouffant, n’y songe pas. Pourtant elle est bien dans ses bras, tout n’est que plaisir quand elle sent ses lèvres dans sa chevelure. Ces gestes sont les fantômes de désirs inavoués, jamais assouvis par les pervers qui se contentent chaque fois de déchirer le corps de l’autre. Ce n’est pas griffure mais caresse, la nouveauté fais du bien, qui n’aime pas le changement ? Notre demoiselle n’aime pas ce qui est figé, omis les expressions de douleurs gravées sur les visages qu’elle façonne au couteau. A l’inverse de ses goûts, elle aimerait par contre que cet instant là ne s’arrête pas, que son esprit reste vide de toutes pensées, de toutes questions ou même de tout sentiments. Rester la petite fille qui regarde partir le train sans comprendre, une terre vierge de toute fondation malsaine. Impossible pas vrai ? Surtout quand c’est lui qui brise l’instant par des mots qui glissent de ses lèvres si proches d’Aurore.

-Je veux savoir qui je suis vraiment. Qui je peux être. Je pensais le savoir, mais... manifestement, ce n'était pas le cas. Je veux aussi rentrer. La d'où je viens. Je pensais pas qu'il n'y avait pas tant de différences, entre ici et la bas... Mais je doit bien le reconnaître, cet endroit m'est inconnu. Et surtout, il n'est pas le miens. J'appartiens à un autre monde. J'ai toujours pensé être trop différent des autres pour appartenir à leur monde, et pourtant... C'est de la bas que je viens, et c'est la bas que je veux retourner.

Les paroles démolissent le barrage contre les pensées. On entend à nouveau des mots dans les airs et dans sa tête. Il se pose des questions qui font mal inutilement. Qui est-il vraiment ? Peut-importe selon les heures et les minutes il ne sera jamais le même. Il peut se faire amour, ronronnant et tendre, tout comme il peut devenir en moins d’une minute rage et tempête de pulsions violentes. Il l’a démontré la veille, c’est si facile d’agiter une marionnette dans le sens que l’on désire pour peu qu’on sache quel fil tirer. Et d’ailleurs sans le savoir, alors que ses mots sortent naturellement, Dray, le beau Dray ne se rend même pas compte qu’il est lui-même en train de tirer sur une corde sensible. Rentrer, ça jamais ! Pour aller où, le monde d’avant qu’en reste-t-il ? C’est une notion oublié depuis longtemps, il est même impensable d’y retourner pour la belle directrice qui ne songe qu’à s’y enfoncer au point d’aspirer elle-même à devenir un conte. Il n’y a pas de lanterne à lancer pour stopper le flot de parole, il y a bien d’autre chose. Pourtant, pour une fois, la folie ne veut pas faire mal. Aurore se contente d’agripper les draps et de serrer à s’en faire blanchir la peau. Mais pourquoi se retient-elle de faire mal alors que ce serait une libération ! Peut-être que quelque part dans son esprit, flotte encore le doux souvenir si proche de l’instant d’avant, durant lequel elle était si bien dans ses bras. Vole également le doux espoir qu’elle pourra revivre cet instant, alors elle préfère le laisser parler. Même si ce sont des paroles insensées et que le but ultime est irréalisable, même impensable. Cet homme est source de plaisir et de malheur, elle ne peut pour le moment s’en défaire malgré ses pulsions. Il y aura bien un jour où il faudra choisir sur quel fil danser. Lui que veut-il ? Il se relève, remonte sur son fil qu’il va devoir tracer lui-même. Le jeune homme entraine Aurore avec lui, et l’amène à sa hauteur, une marionnette aux ficelles emmêlées dans les bras de son maître. Si la vraie directrice du Dark Wood Circus, celle des folies nocturnes, se voyait en cet instant, son être chercherait à se fuir tant il se trouverait répugnant. Eh bien l’on peut dire que le match est à égalité pour le moment. Un Dray qui du bout des doigts à touché la noirceur de son être, une Aurore qui au risque de s’y bruler à fait un pas dans la lumière. Le Ying et le Yang vont se mélanger, mais à la fin, une seule couleur pourra subsister. La voix lumineuse tranche les sombres pensée de la jeune femme:

- Je vais devoir partir. Je ne vais pas te demander de m'accompagner pour l'instant... Simplement... J'aimerais rester ici, encore un moment si cela est possible... Et une fois parti, j'aimerais pouvoir revenir...
Tout ce que je t'ai dit... Tout cela est égoïste, je le sais... Je veux te voler tant de choses... Et pourtant, je veux ton bonheur. Mon amour m'est bien traitre... Tout ce que je souhaite, au final, c'est de pouvoir tout te donner, tout mon être. Et que tu puisse l'accepter... C'est cela, la chose la plus égoïste... Mais je ne peux m'empêcher de t'en implorer.

Oh oui fuir partir, laisser le match en suspend. Si tel est ton souhait, tu peux le faire, l’avenir nous dira si tu préfère fuir à jamais ton ombre, ou former un seul et même être avec elle une bonne fois pour toute. Mais l’amant dévoué oublierait-il quelque chose ? Une ombre on ne s’en détache pas comme ça. Elle vous colle, s’accroche à vos talons et jamais vous ne pourrez lui échapper même en plein jour. Aurore le laissera partir, mais oui un jour il reviendra ici. De grès ou de force, car on ne peut pénétrer ainsi chez elle, l’humilier de la sorte et laisser le match inachevé. Une couleur doit subsister, si elle doit être blanche, elle sera blanche mais le noir aura tout de même livré bataille. Et au fond, cela peut même se révéler follement intéressant. Une situation qu’il serait vraiment bon de tourner en dérision.
Un silence passe et s’étire, tandis que le soleil lui étend ses rayons dans le ciel. La matinée est avancée, il n’est plus temps de trainer. Aurore quitte donc son bel amoureux se détourne du coté de l’armoire qui jouxte la coiffeuse réduit en mille éclats de verre. Comme si il n’était lui-même qu’un meuble dont elle ne se préoccupe pas, la belle ouvre la porte sans rien lui répondre, fait durer le silence troublé par le bruit du meuble qui grince. La porte masque tout le corps de la demoiselle qui derrière sans aucune gêne change de robe, comme elle l’aurait fait en une mâtinée banale. Vole le tissus qui retombe dans la poussière, comme un papillon qui terminerait sa chute, les volants enrubannés tout emmêlés. On entend des cintres s’entrechoquer, le meuble qui ronfle dans un sommeil troublé, et parmi cela tout d’un coup se mêle la voix de Aurore, qui comme tiré d’un rêve, tout en s’habillant, répond à Dray resté là:

- Eh bien si cela te fait plaisir, tu peux rester ici, partir quand tu le souhaite, explorer les recoins les plus sombres du cirque à tes risques et périls.

Le bruit de cintres s’arrêtent au moment où elle choisis la tenue qu’elle va revêtir pour poursuivre:

- Cependant si l’on entre ici, on est sois spectateur, sois artiste. Comme un gentil garçon tu prendras donc le chemin de la piste et non celui des gradins, tout du moins quand je te jugerais capable de faire partie du spectacle.

Les mots coulaient comme du miel, mais l’on sentait qu’ils étaient des ordres. Même si il était libre de s’en aller ou de rester, la jeune femme ne voulait pas lui laisser entendre qu’il avait tout le droits. Il ne manquerait plus que cela ! On verrait bien comment il allait se débrouiller, et au fond elle espérait pouvoir contaminer l’âme de ce poète, avec la noirceur qui régnait en ce lieu. Ce lieu, c’est une partie de Aurore, si tu l’aimes, prends-la tout entière ou délaisse-la à tes risques et périls. Ça il fallait y songer avant de pénétrer dans cette roulotte. Tout était réfléchis ou pas, on ne sait jamais avec elle. Ce faisant, l’artiste avait passé la robe mauve qu’elle avait choisis. Une robe aux couleurs plus douces que ce qu’elle portait en soirée, qu’elle portait parfois lors de journées ensoleillée. Occupée avec le ruban de son corsage, elle reprit la parole sur un tons plus sombre:

- Cependant…

La porte se ferme, elle apparait changée un ruban rose pâle à la main qu’elle entortille entre ses doigts.

- Cependant, dis toi qu’au jeu de l’ombre, je suis la plus forte. Je sais ton amour acquis pour aujourd’hui, mais dans mon monde, seuls les clowns on le droit de rire. Sache que je peux me faire l’endroit…


Le ruban dans la main de Aurore effleure les cheveux de Dray en une caresse lente, qui descend jusqu’à son cou.

- Comme l’envers…

Le ruban s’étend le long du cou du jeune homme, se serre plus fort, une pression soudaine pouvant conduire à l’asphyxie…mais qui se relâche finalement pour n’être plus qu’un mauvais souvenir, que Aurore dépose dans les mains de Dray.

- Ceci pour te rappeler que je suis de ses parfums entêtant dont on ne se débarrasse pas facilement. Alors libre à toi d’aller chercher d’autre roses, mais pense qu’au fond du jardin, il y en a une dont les racines se sont accrochés à tes chevilles. Pense à l’arroser de temps en temps, sinon c’est toi qui fanera.


Les derniers mots de Aurore se perdent entre les dents blanches qu’elle dévoile pour offrir un magnifique sourire taquin. C’est une mauvaise plaisanterie ? Pas du tout, mais mieux vaut en rire que pleurer. La belle se détourne de son étrange amant pour gagner la sortie de sa roulotte. Ce ruban qui l’autre nuit nouait ses cheveux, sera à présent le lien qui la rattachera, elle, à ce lui adorablement haïssable. Oui, il n’y a plus un, mais deux funambules, qui évoluent sur deux fils différents. Parfois ils s’entrecroiseront, et ce sera la lutte, au premier qui tombera. Tombera, tombera pas ? La demoiselle laisse entrer le soleil et s’en va en chantonnant…

- Tombera, tombera pas ? Montons plus haut, au sommet, sans filets le spectacle sera plus gai…


Dans les ténèbres, voilées par les arbres qui font barrage à toute lumière, une créature en cage grince en ricanant:

- Mais plus dure sera la chute.
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MessageSujet: Re: ☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]   Dim 23 Sep 2012 - 23:17
Une robe nonchalamment laissée par terre. Alors que le calme s'étirait, Aurore se leva sans que Dray sache encore pourquoi. A commencer à la connaître, il se prépara à être surpris par sa prochaine action. Et surpris il fut quand Aurore, certes cachée par une porte d'armoire, mais proche de lui tout de même, se déshabilla. Et voilà que sa robe trainait par terre pour laisser à Dray tout le loisir d'imaginer la peau nue de sa compagne, ne s'exposant qu'à une armoire indifférente et à l'air frais du petit matin. Était-ce donc une intimité si vite installée entre eux deux? Ou bien ne se souciait-elle d'aucune pudeur? Peut être même faisait-elle juste cela pour le plaisir malicieux de laisser Dray dans tout son désarrois. Ce qui marchait à merveille puisque le jeune homme était partagé entre du gène et, il devait bien l'admettre, une certaine excitation. On aurait dis qu'Aurore se vengeait du voyeurisme involontaire par lequel Dray était arrivé ici en inversant le concept: toute l'intimité et la proximité du déshabillage, sans en voir une seule miette. Mis à part les petits pieds d'Aurore. Ce n'était pas grand chose à contempler, mais c'était déjà ça. Et d'eux on pouvait même imaginer de longues jambes, puis le corps et...

Dray tourna la tête de l'autre côté de la roulotte sans oser en penser plus, le rouge lui montant aux pommettes. Tout était beau et pur depuis qu'il s'était réveillé, lui même était bien, simplement Aurore à ses côtés. Mais voilà que son imagination faisait tout basculer, brisant la sérénité de ce beau matin pour le pervertir. C'était indigne de lui et il en pris honte. Pourtant l'excitation subsistait, planant dans l'air et vibrant au son des cintres s'entrechoquant et de leurs tissus accrochés se frottant les uns aux autres. Être comme ça ne lui ressemblait pourtant pas... Avait-il tant changé en l'espace d'une nuit? Peut être Aurore s'adoucissant, lui même devenait plus véhément. C'était... Gênant. Indigne de lui une nouvelle fois. Mais peut être était-ce le prix à payer pour raisonner la folie de sa compagne. Mais qui sait, peut être serait-ce lui qui la rejoindrait dans la folie. Il savait qu'il en existait une part en lui, et s'il commençait à y glisser sans s'en apercevoir... Non, ça ne devais pas arriver. Quel amour y aurait-il dans cette situation? Un amour dément, sombre et carnassier. Plus un péché immoral qu'autre chose. Cela pourrait les réunir définitivement mais... ça ne devait pas arriver, non, vraiment pas.

Presque sorti de la situation, tant il était à nouveau en plein dans ses pensées, il y fut pourtant transporté à nouveau par la voix d'Aurore qui, ayant manifestement trouvé son habit du jour parmi tout ceux que contenait son armoire, semblait prête à répondre à son annonce égoïste.

- Eh bien si cela te fait plaisir, tu peux rester ici, partir quand tu le souhaite, explorer les recoins les plus sombres du cirque à tes risques et périls.
Cependant si l’on entre ici, on est sois spectateur, sois artiste. Comme un gentil garçon tu prendras donc le chemin de la piste et non celui des gradins, tout du moins quand je te jugerais capable de faire partie du spectacle.


Tout d'abord, elle l'acceptait, lui, son projet. Il fut étonné par la simplicité avec laquelle elle lui permettait de partir si l'envie lui chantait. Et aussi un peu déçu... Ne tenait-elle donc pas à Dray, comme elle le lui avait laissé espérer? Et puis ensuite... Dray, faire partie de son spectacle de cirque? Cette idée lui semblait saugrenue, mais il était sur qu'Aurore avait quelque chose derrière la tête en lui disant ça. Encore une surprise qu'elle devait lui réserver, mais de quel genre? Il se sentait bien incapable de faire quoi que ce soit d'intéressant pour un cirque... Il n'avait aucun talent d'acrobatie, ni pour dresser et faire participer un quelconque animal. Quand à être un clown, cette idée lui déplaisait au plus haut point. Mais que pouvait-il dire? Elle avait posé cela comme une condition: fait ce que tu veux, mais je compte sur toi au moment voulu... Il ne pouvait lui dire non. Bon, ce n'était pas pour tout de suite... Ils auraient surement le temps d'en reparler avec Aurore, et peut être même trouver un meilleur arrangement...

- Cependant…

Elle apparu enfin, à nouveau vêtue fort heureusement, d'une nouvelle robe dont le mauve était assorti à la couleur de ses cheveux. Il lui sembla qu'il la redécouvrait, comme si changer d'habit renouvelait sa beauté, ainsi que tout l'amour que Dray pouvait lui porter. Il était simplement dommage que ce petit sourire malicieux revienne à nouveau sur son visage. Enfin, dommage était un bien grand mot... C'était son sourire à elle, et le portant elle ne pouvait qu'être magnifique malgré tout. Dray douta un peu qu'il puisse partir à ce moment. Après tout, si la revoir après quelques minutes aveugles d'elle réveillait son cœur... Comment serait-il en revenant après plusieurs jours, ou semaines passés loin d'elle?

- Cependant, dis toi qu’au jeu de l’ombre, je suis la plus forte. Je sais ton amour acquis pour aujourd’hui, mais dans mon monde, seuls les clowns on le droit de rire. Sache que je peux me faire l’endroit…

Un jeu de l'ombre? Pourtant il n'y avait...

Tout s'arrête subitement dans la tête de Dray. Aurore qui s'approche, tout près de lui, qui lève sa main et le ruban qu'il contient. Caresse ses cheveux, le bout de l'oreille, la joue, puis le cou... Elle affiche toujours le même sourire. Il semble clair que son geste est plus malicieux que tendre... Et pourtant, que sa main est douce, comme elle glisse, légère, sur le visage de Dray...

- Comme l’envers…

Et puis le ruban s'enroule autour du cou de Dray, se serre. Elle va le tuer, comme ça, alors qu'elle est si belle, alors qu'elle recèle encore tant d'autres beautés et de mystères. Alors que son cœur semblait exister et qu'il était si doux. Alors qu'elle sourit et que des oiseaux piaillent gaiement dans le ciel clair, dehors, par la fenêtre.
C'est ce que Dray se dit, mais il n'y crois pas. Il devrait avoir peur, puisqu'elle est si imprévisible, puisque l'air n'arrive plus jusqu'à ses poumons. Il devrait avoir peur. Mais en cet instant, il n'a pas peur du tout, pas même surpris. C'est un nouveau petit jeu qu'Aurore lui fait découvrir, un jeu effrayant, mais il n'a pas peur. Au contraire, il s'y laisse prendre et regarde jusqu'où ce jeu va aller. Peut être va-t-elle vraiment le tuer. Mais non, aussi vite qu'elle à serré le ruban, elle en relâche la pression et se contente de le déposer dans la main du jeune homme. Un jeune homme fou, se dit-il alors. Un jeune homme qui semble vraiment avoir changé, et cela, cela lui fait peur.

- Ceci pour te rappeler que je suis de ses parfums entêtant dont on ne se débarrasse pas facilement. Alors libre à toi d’aller chercher d’autre roses, mais pense qu’au fond du jardin, il y en a une dont les racines se sont accrochés à tes chevilles. Pense à l’arroser de temps en temps, sinon c’est toi qui fanera.

Revenant à la raison, Dray s'aperçut de ce que voulait dire les dernières paroles d'Aurore. Elle tenait bien à lui, à ce qu'il revienne. Elle insinuait aussi que s'il ne revenait pas, cela lui serait fatal... Il ne put s'empêcher de prendre cela comme une nouvelle preuve d'attachement. Une preuve... d'amour. Il ne s'inquiétait pas plus que ça du reste de ses propos; cela lui semblait évident qu'il reviendrait, évident qu'il n'aurait de cesse de l'aimer à chaque fois qu'il la retrouverais. Et puis, il était libre de « chercher d'autres roses ». En somme, elle avait bien compris comment était Dray... Et prévoyait donc ses prochaines « rencontres », tout en l'acceptant. Elle ne semblait pas vraiment y accorder d'importance d'ailleurs. Du moins tant qu'aucune autre fille ne le garderait loin d'elle... Dray se promit tout de même d'essayer de ne pas trop en faire une fois partit, histoire d'en cacher le moins à Aurore quand il reviendrait... L'idée de laisser ce grand amour ici, en sachant qu'il en trouverait bien d'autres sur le chemin, lui déplaisait. Il n'était pas homme à tromper, car si ses passions l'amenaient d'une fille à l'autre, aucune ne restait jamais assez longtemps pour qu'une seconde s'y superpose. Au moins, si son amour se réveillerait en chemin, il n'égalerait jamais celui qu'il portait à Aurore. Il n'y avait qu'une seule femme comme Aurore, de cela au moins il était sur.

Et puis sur un sourire ou la malice atteint son summum, cette princesse qu'est Aurore tourne le dos et quitte la roulotte, ne laissant plus que le vague parfum de ses cheveux dans l'air. Alors que Dray osait s'imaginer des adieux plus chaleureux, elle le laissait la, une mise en garde autant qu'une menace de mort en guise d'au revoir. Pourtant son dernier sourire semblait un brin forcé... Elle avait beau se comporter comme cela, et partir dans sa petite mise en scène... Dray était sur qu'au fond, elle ressentait quand même de la peine à le voir partir. Mais comment savoir, avec elle ? Si surprenante Aurore que pensait-elle? Il était bien probable que Dray surestime la valeur qu'il avait dans son cœur. Disons que c'était un pressentiment. Et puis, si elle n'était pas malheureuse, c'était mieux pour elle, tout de même.

Elle n'avait laissé qu'un cadeau à Dray, un ruban. Et maintenant qu'il s'y intéressait, il se rendait compte que c'était celui qu'elle portait hier même dans les cheveux. Le cadeau lui parut alors inestimable. Le serrant dans sa main et contre son cœur à la fois, il ne put s'empêcher de verser une larme. Aurore... Surprenante, intrigante, folle... D'apparence seulement. Car c'était la pureté la plus véritable qui dormais en elle. Et chaque facette de sa personnalité, les faces de comédie et celles du cœur, naturelles, faisaient résonner l'amour de Dray. Il semblait gouter dans son amour pour elle une saveur nouvelle, unique. Car l'amour n'était plus seul, il se mélangeait à de l'espoir, de la tristesse, de la crainte, et tant d'autres choses encore. Il ne voulait pas partir d'ici. Il voulait courir retrouver Aurore, dehors, la prendre dans ses bras et l'aimer. Et rester avec elle, vivre son quotidien, être son amant autant que son confident. Il le voulait et aurait tout donné pour cela. Pourtant, pourtant il savait ce qu'il devait faire en cet instant. Partir. Il l'avait dis en y croyant, et même si sa foi était à présent ébranlée, il savait que c'était ce qu'il devait faire. Partir. Il reviendrait bien ici, plus tard. Il reviendrait souvent.

Il retrouverait Aurore, et elle le surprendrait encore. Elle lui afficherait son sourire malicieux, et puis plus tard, quand personne ne serait la, elle lui offrirait peut être son visage véritable. Peut être arriveront-ils à le lui faire garder. Et puis, il y aurait le cirque. Aurore dans ses activités, lui y prenant place. Il s'imaginait le futur proche ainsi. Et puis, plus tard, ils rentreraient tout deux dans leur vrai monde. Ils s'installeraient dans un pays quelconque ou il fait bon vivre et y resteraient rien que tout les deux.

C'était ce qu'il voulait. Pourtant tout ne se passerait pas ainsi. A vrai dire tout pouvait se passer, absolument tout. Aussi Dray arrêta de s'imaginer le futur. Il s'arrêta de penser un moment, laissant seulement errer dans sa conscience les images qui lui revenait de la soirée d'hier à aujourd'hui. Il n'avait plus aucun regret. Il se sentait même un peu vide. Il reviendrait, il reviendrait. Pour l'instant il devait partir. Se changer les idées. Il sortit de la roulotte mais ne vit plus Aurore, partie Dieu sait ou pour que cet au revoir le reste. Passé cela, ni l'activité du cirque, ni les gens étranges qui y circulaient, ni même le ciel que Dray appréciait regarder, rien de tout cela ne l'intéressait plus. Et si Aurore était partie fière et droite, lui avançait lentement, comme courbé par le poids de sentiments trop lourds et trop mauvais.

Il arrivait à l'extrémité du cirque et empruntait déjà un sentier inconnu donc la direction lui importait peu. Et puis il se rendit compte que le monde n'était pas si gris. L'instant lui même avant beau être malheureux, quelque part, une femme tenait à lui. Il partageait son amour, il en avait la conviction. Un amour qui pourrait durer. Un amour qui resterait unique. L'instant était triste, oui, mais ce jour serait surement le plus beau de sa vie. En ce jour, il avait rencontré Aurore. Aussi, essuyant les larmes qui perlaient à moitié sous ses yeux, il sourit. Ce jour était merveilleux.

-Je t'aime. Il glissa ces derniers mots avant de partir tout à fait. Personne n'était la pour les entendre, mais Dray en était sur: ils voleraient jusqu'à Aurore.
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☺ Love Circus ♥ [PV Aurore] [Terminé]

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